L'art roman dans le Sud-Manche: Album
Part 2
059. Yquelon. L'enfeu et sa pierre tombale. Dans le mur nord de la nef, un enfeu surmonté d'un arc surbaissé abrite une pierre tombale du douzième siècle en calcaire tendre, qui représente un chevalier. M. de Lomas la décrit ainsi dans le Bulletin de la Société des Antiquaires de Normandie de 1886-1887: «La pierre tombale supporte un chevalier en relief, représenté les mains jointes, la tête appuyée sur un oreiller, et ayant un lévrier à ses pieds. (…) Elle ne porte ni indication de nom, ni indication d'année. Il serait par conséquent impossible de déterminer le personnage dont elle recouvrait les restes. Ce que l'on peut dire avec certitude, c'est qu'il appartient à la puissante famille d'Yquelon, dont un des membres, Roger d'Yquelon, apposa sa signature au bas de deux grandes chartes de l'abbaye de la Luzerne, en 1162.» Découverte en 1885 dans le cimetière jouxtant le nord de l'église, la pierre tombale fut encastrée dans l'enfeu en février 1893. La pierre tombale a sans doute été enterrée dans le cimetière au moment de la Révolution française, avant d'être découverte en 1885 et de retrouver son emplacement original. La longueur de l'enfeu, de 2,15 mètres, correspond en effet exactement à celle de la pierre tombale. Photo de Claude Rayon. [Claude-17]
060. Saint-Pair-sur-Mer. Emplacement. Le bourg de Saint-Pair-sur-Mer est situé sur la côte, à trois kilomètres et demi au sud de Granville. L’agglomération de Saint-Pair fut prospère jusqu’à la construction de Granville au quinzième siècle. La migration des habitants se fit alors vers Granville, au détriment de Saint-Pair qui était jusque-là le centre vital de la région. Saint-Pair se développa à nouveau à partir de 1880 lors de l’essor des stations balnéaires. Un chemin des grèves et une voie montoise permettent aux pèlerins anciens et modernes de rejoindre le Mont Saint-Michel.
061. Saint-Pair-sur-Mer. L’église est placée sous le vocable de Saint Pair, et le deuxième saint est Saint Gaud. L'église est un lieu de pèlerinage voué au culte de Saint Gaud, dont le sarcophage fut retrouvé en 1131 lors de la construction de l'édifice roman. Beaucoup plus tard, en 1880, la nef romane fut détruite pour être remplacée par une nef plus grande doublée d'un transept permettant d'accueillir les nombreux paroissiens de cette station balnéaire fort prisée. L’église agrandie fut consacrée le 26 août 1888. Photo de Claude Rayon. [Claude-18]
062. Saint-Pair-sur-Mer. L'église est ici prise du nord-est pour tenter de saisir l'édifice dans son entier. Photo de Marie Lebert. [Marie-07]
063. Saint-Pair-sur-Mer. L’ancienne église romane, d’après un dessin d'E. Biguet publié dans la revue Le Pays de Granville de 1934. La nef romane fut détruite en 1880 pour être remplacée par une nef beaucoup plus grande doublée d'un transept. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-034]
064. Saint-Pair-sur-Mer. Le plan de l'église avant 1880, tel que nous pouvons l'imaginer. La longueur extérieure totale était de 37,5 mètres. La largeur extérieure de la nef était de 11,1 mètres. Plan de Marie Lebert.
065. Saint-Pair-sur-Mer. Le plan actuel. L’église comprend une nef de deux travées précédée d’un porche, un large transept à bras saillants et un chœur de trois travées terminé par une abside semi-circulaire. La longueur extérieure totale est de 57,1 mètres et la largeur extérieure de la nef de 11,1 mètres. De forme carrée, la tour s’élève à la croisée du transept. Les croisillons du transept ouvrent à l’est sur deux absidioles à chevet plat. Le chœur ouvre au nord sur deux chapelles, une côté chevet et une côté tour. A l’angle formé par le bras sud du transept et le chœur, une construction rectangulaire abrite la sacristie. Plan de Marie Lebert.
066. Saint-Pair-sur-Mer. La tour romane. Chose très rare, on peut précisément dater la construction de la tour. On sait que ses fondations datent de 1131, grâce à un manuscrit contemporain mentionnant la découverte du sarcophage de Saint Gaud dans le chœur lors de ces travaux. Le même manuscrit cite le nom du maître d'œuvre qui dirigea la construction de la tour, un certain Rogerius de Altomansiunculo, chose d'autant plus intéressante que les architectes d'édifices romans restaient le plus souvent anonymes. Photo de Claude Rayon. [Claude-19]
067. Saint-Pair-sur-Mer. La tour romane, de forme carrée, comprend deux étages en léger retrait surmontés d’une flèche octogone. Un groupe de deux arcatures aveugles orne le premier étage au nord et au sud. De grandes baies géminées ornent le deuxième étage sur ses quatre faces. Séparées par une colonnette trapue à tailloir et base carrés, ces baies géminées sont surmontées d’une arcade en plein-cintre ornée d’une simple moulure torique et reposant sur des colonnettes engagées. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-035]
068. Saint-Pair-sur-Mer. La tour romane. Les deux étages de la tour. Photo de Claude Rayon. [Claude-20]
069. Saint-Pair-sur-Mer. La tour romane. A l'intérieur, la tour repose sur quatre piliers massifs parfaitement symétriques supportant quatre arcs fourrés et légèrement brisés. Ces piliers déterminent la voûte d’arêtes située sous la tour. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-036]
070. Saint-Pair-sur-Mer. Croquis du pilier sud-ouest de la tour. Ce pilier se présente ainsi: à l’est, à l’ouest et au sud, un pilastre forme saillie. Au nord, un pilastre cantonné de deux colonnes engagées s’appuie sur un dosseret. Moulurée en forme de bandeau chanfreiné, l'imposte surmontant le pilier forme le tailloir des chapiteaux des deux colonnes. La corbeille des chapiteaux est sculptée, avec une base carrée surmontée d’un chanfrein. Le pilier repose sur un socle carré plus large aux arêtes chanfreinées. Croquis de Marie Lebert.
071. Saint-Pair-sur-Mer. Détail du pilier nord de la tour. S'appuyant sur un dosseret, un pilastre cantonné de deux colonnes engagées est surmonté d’une imposte moulurée en forme de bandeau chanfreiné. L’imposte forme aussi le tailloir des chapiteaux. La corbeille des chapiteaux est sculptée de crochets d’angle taillés dans le granit. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-037]
072. Saint-Pair-sur-Mer. Chapiteau roman sculpté. Sous la tour, l'un des chapiteaux du pilier nord-ouest présente une corbeille sculptée, fruste et en bas relief, taillée dans le granit. Un buste d’homme est présent à l'angle, avec une grosse tête. Son bras droit est levé alors que son bras gauche est replié sur sa poitrine. Une branche de chêne est visible sur la droite. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-038]
073. Saint-Pair-sur-Mer. Chapiteau roman sculpté. Sous la tour, un autre chapiteau de granit est sculpté d’un crochet d’angle en faible relief. Les corbeilles des chapiteaux des piliers nord-ouest, nord-est et sud-est sont toutes ornées de crochets d’angle de ce type. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-039]
074. Saint-Pair-sur-Mer. Le sarcophage de Saint Pair. Un autel en pierre datant du dix-neuvième siècle recouvre le sarcophage en calcaire coquiller de Saint Pair. Saint Pair (482-565) fonda avec Saint Scubilion un oratoire dont les fondations sont présentes sous le chœur de l’église actuelle. Il donna aussi son nom au village connu auparavant sous le vocable romain de Scessiacus (Scissy). Les sarcophages de Saint Pair et Saint Scubilion furent retrouvés en 1875, à l’occasion de fouilles faites par l’abbé F. Baudry. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-040]
075. Saint-Pair-sur-Mer. Le plan de l'oratoire dessiné par l'abbé F. Baudry. En septembre 1875, des fouilles menées par l’abbé F. Baudry dans le chœur de l’église permirent de retrouver une partie des fondations de l’oratoire du sixième siècle ainsi que plusieurs sarcophages. On retrouva les sarcophages en calcaire coquiller de Saint Pair et de Saint Scubilion et, situés à proximité, ceux de Saint Sénier et Saint Aroaste. Le sarcophage de Saint Gaud avait été retrouvé en 1131 en creusant les fondations de la tour romane. Ce plan est inclus dans le livre du chanoine Pigeon intitulé Vie des saints du diocèse de Coutances et d’Avranches, et publié à Avranches en 1888.
076. Saint-Pair-sur-Mer. Les fondations de l'oratoire. Dans la seconde travée du chœur actuel, la double ligne de dallages noirs encadrant une rangée de dallages clairs recouvre de manière très précise les fondations de l’ancien oratoire. Ces fondations forment une abside semi-circulaire prolongée par des murs latéraux se perdant ensuite dans la construction romane. Fortunat (530-600), évêque de Poitiers, affirme dans sa Vie de Saint Pair que les cellules des premiers moines furent bâties au bord de la mer. Les moines vinrent ensuite s’établir sur les bords de la rivière de la Saigue, à l’emplacement de l’église actuelle, en attirant dans leur voisinage une population qui se fixa autour de l’oratoire. Au premier plan, une pierre tombale blanche indique l’endroit où était enterré le sarcophage de Saint Pair. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-042]
077. Saint-Pair-sur-Mer. La châsse de Saint Gaud, sise sur l’autel recouvrant son sarcophage en calcaire coquiller. Saint Gaud (400-491) dispose de sa propre chapelle, construite au dix-neuvième siècle dans le mur nord du chœur, l'église étant un lieu de pèlerinage voué au culte de Saint Gaud. Deuxième évêque d’Evreux, il se serait démis de ses fonctions après quarante ans d'épiscopat pour venir se retirer dans la solitude de Saint-Pair. Le sarcophage de Saint Gaud fut retrouvé en 1131 en creusant les fondations de la tour romane. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-041]
078. Saint-Pair-sur-Mer. La châsse de Saint Gaud. Dans cette photo de 2009, des fleurs accompagnent les ex-voto. Photo de Claude Rayon. [Claude-21]
079. Saint-Pair-sur-Mer. Les fonts baptismaux. Photo de Claude Rayon. [Claude-24]
080. Angey. Emplacement. Le village d'Angey est situé à deux kilomètres et demi à l’ouest de la bourgade de Sartilly. La paroisse d’Angey est rattachée à celle de Sartilly depuis 1914. L'église d'Angey n’est utilisée qu’en de rares occasions pour des mariages et des enterrements.
081. Angey. L'église et son cimetière. Le saint patron de l’église est Saint Samson et le second saint est Saint Jean-Baptiste. La paroisse d’Angey appartenait au doyenné de Genêts et à l'archidiachoné d'Avranches. En 1162, l’église d’Angey et ses dépendances furent données à l’abbaye de la Lucerne par Guillaume de Saint-Jean. L’église avait donc l’abbé de la Lucerne pour seigneur patron. Photo de Marie Lebert. [Marie-12]
082. Angey. L'église, avec son chœur roman. La base de la tour pourrait être romane elle aussi, à une période plus tardive, puisque l'appareil des maçonneries est légèrement différent de celui du chœur. Photo de Claude Rayon. [Claude-25]
083. Angey. Le plan de l'église. Un vaisseau rectangulaire régulièrement orienté d’ouest en est comprend une longue nef prolongée par un chœur d’une travée. Ce vaisseau a une longueur extérieure totale de 26,85 mètres et une largeur extérieure de 7,5 mètres. Située dans l’axe du vaisseau, la tour s’élève entre chœur et nef. Plan de Marie Lebert.
084. Angey. Le chœur à chevet plat, avec un clocher en bâtière situé entre chœur et nef. Photo de Claude Rayon. [Claude-26]
085. Angey. Les fonts baptismaux, qui dateraient du quatorzième siècle, sont ornés d'une sculpture en bas relief représentant des arcatures trilobées. La corde ornant la base sur toute sa longueur symboliserait la communauté religieuse. Photo de Claude Rayon. [Claude-27]
086. Saint-Jean-le-Thomas. Emplacement. Le bourg de Saint-Jean-le-Thomas se trouve sur la route côtière, à douze kilomètres au sud de Granville et neuf kilomètres au nord d'Avranches. Saint-Jean-le-Thomas était traversé par deux chemins montois, le premier venant de Saint-Pair-sur-Mer et le deuxième venant de Coutances. De plus, un autre chemin reliant Saint-Pair au Mont Saint-Michel, cette fois par les grèves, traversait les dunes non loin de là.
087. Saint-Jean-le-Thomas. L’église est placée sous le vocable de Saint Jean-Baptiste. La paroisse de Saint-Jean-le-Thomas appartenait au doyenné de Genêts et à l'archidiachoné d'Avranches. En 917, Guillaume Longue-Epée, second duc de Normandie, donna à l’abbaye du Mont Saint-Michel le village de Saint-Jean-au-bout-de-la-mer avec son église, son moulin, ses vignes et ses prés. Au onzième siècle, le duc Robert Ier donna de nouveau au Mont la seigneurie de Saint-Jean et ses dépendances. En 1162, le seigneur du lieu, Guillaume de Saint-Jean, second fondateur de l'abbaye de la Lucerne, donna à l’abbaye l’église de Saint-Jean-le-Thomas avec ses dépendances, et de nombreuses propriétés aux alentours et en Angleterre. Au quinzième siècle, l’église était toujours la propriété de l’abbaye de la Lucerne, et l’abbé de la Lucerne était donc son seigneur patron. Photo de Claude Rayon. [Claude-28]
088. Saint-Jean-le-Thomas. L'église. Sa nef romane daterait du onzième siècle et du début du douzième siècle. Son chœur pré-roman à chevet plat daterait du dixième siècle. Le portail roman percé dans le mur sud de la nef est précédé d’un large porche datant du quinzième siècle. Carrée et massive, la tour est elle aussi accolée au mur sud de la nef, avec deux étages surmontés d’une balustrade ajourée. Construite en 1895 pour remplacer une tour vétuste, elle fut édifiée en granit des carrières de Saint-James. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-043]
089. Saint-Jean-le-Thomas. Le plan de l'église. Un vaisseau rectangulaire régulièrement orienté d’ouest en est comprend une longue nef suivie d'un chœur à chevet plat. Ce vaisseau a une longueur extérieure de 31,2 mètres et une largeur extérieure de 8,1 mètres. On entre dans l’église par un portail situé dans le mur sud de la nef et précédé d’un porche. Accolée à la partie orientale de la nef, la tour s'élève au sud du vaisseau. Plan de Marie Lebert.
090. Saint-Jean-le-Thomas. La façade occidentale et la tour. Le mur de façade est surmonté d’un léger glacis recouvert de plaquettes de schiste, en arrière duquel s’élève le mur pignon. La partie médiane est occupée par un contrefort plat se terminant par un glacis à la base du pignon. Les deux petites baies romanes situées de part et d’autre du contrefort furent réouvertes en 1973, lors de la restauration du chœur de l'église. La tour, massive, fut reconstruite en 1895. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-044]
091. Saint-Jean-le-Thomas. Le chœur pré-roman et son mur sud. Ce chœur offre des similitudes avec l'église Notre-Dame-sous-Terre, présente dans les entrailles du Mont Saint-Michel et construite par les Bénédictins peu après leur installation au Mont en 966. Dans les deux édifices, les arcs des baies sont formés de claveaux de briques et l'appareil des murs est fait de petits blocs de granit assez réguliers séparés par d'épais joints de mortier. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-045]
092. Saint-Jean-le-Thomas. Le chœur pré-roman. A gauche de la grande baie centrale, une petite baie romane est bien visible, avec son arc et ses piédroits de granit. Photo de Claude Rayon [Claude-31]
093. Saint-Jean-le-Thomas. Le chœur pré-roman et son mur nord. Haut situées, les petites baies pré-romanes sont surmontées de claveaux de briques. La grande baie en plein-cintre à l'arcade trilobée fut percée en 1895, au moment de la reconstruction de la tour. Les petites baies pré-romanes furent découvertes et réouvertes en 1965, lors de la restauration du chœur en 1965 sous la direction de Yves-Marie Froidevaux, architecte en chef des monuments historiques. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-046]
094. Saint-Jean-le-Thomas. Le chœur pré-roman et son mur nord. L’appareil des maçonneries est fait de moellons de granit assez réguliers pris dans d’épais joints de mortier. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-047]
095. Saint-Jean-le-Thomas. Le chœur pré-roman. Le cintre de cette petite baie pré-romane est fait de claveaux de brique. On retrouve les mêmes baies dans l'église Notre-Dame-sous-Terre, située dans les entrailles du Mont Saint-Michel et datant de la même époque. Photo de Claude Rayon. [Claude-30]
096. Saint-Jean-le-Thomas. Le chœur pré-roman (intérieur) et son mur nord. L’appareil de granit des murs et les claveaux de briques des baies sont également visibles à l’intérieur, suite à la restauration du chœur en 1965 sous la direction d’Yves-Marie Froideveaux, architecte en chef des monuments historiques. Les cinq petites baies aux claveaux de briques - trois au nord et deux au sud - furent retrouvées et réouvertes à cette date. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-048]
097. Saint-Jean-le-Thomas. Le chœur pré-roman (intérieur). Les deux grandes baies en plein-cintre visibles de part et d’autre du chœur furent ajoutées en 1895, lors de la reconstruction de la tour. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-049]
098. Saint-Jean-le-Thomas. Le chœur pré-roman (intérieur). La voûte en berceau de bois fut ajoutée en 1965 et terminée en 1973. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-050]
099. Saint-Jean-le-Thomas. La nef romane (intérieur). Cette nef daterait du onzième siècle et du début du douzième siècle. Dans le mur occidental, situé au fond, les deux baies romanes furent réouvertes en 1973 après avoir été retrouvées sous l’enduit. La baie supérieure, une baie médiane située dans le mur pignon, fut murée à la même date, mais ses piédroits de granit restent bien visibles. La voûte en berceau de la nef est en plâtre, et le sol est recouvert de larges dalles de granit. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-051]
100. Saint-Jean-le-Thomas. La nef romane (intérieur). Une autre vue, cette fois en direction du chœur. Photo de Claude Rayon. [Claude-32]
101. Saint-Jean-le-Thomas. La nef romane (intérieur). Des peintures murales romanes sont présentes sur le mur sud de la nef, chose d'autant plus intéressante que les décors peints sont quasi-inexistants dans la région. L’existence de décors peints aussi anciens, qui dateraient du douzième siècle, était ignorée jusqu’en 1974, date de la réfection des enduits intérieurs de la nef. Des taches de couleur attirèrent l’attention de l’abbé Porée, curé de l’église, qui fit intervenir les fresquistes des Beaux-Arts. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-052]
102. Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur sud de la nef. Dans la partie dégagée en décembre 1974, trois tableaux se succèdent: le combat d’un homme contre un ange, situé sur le tympan du portail muré, puis une lutte entre deux personnages et enfin une scène champêtre. Ces tableaux sont surmontés de frises. Ces décors peints pourraient être l’œuvre de pèlerins du Mont Saint-Michel, l'église étant située sur une voie montoise. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-053]
103. Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur sud de la nef. Sur le tympan du portail muré, le combat d’un homme contre un ange, «un combat qui pourrait être celui de Jacob contre l’ange envoyé de Dieu, ou Dieu lui-même manifesté sous une forme visible», selon l'abbé Porée, curé de l'église au moment de la découverte de ces peintures murales en 1974. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-054]
104. Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur sud de la nef. La même scène, toujours sur le tympan du portail muré, prise avec un angle légèrement différent et montrant aussi les deux frises de rinceaux la surplombant. Photo de Claude Rayon. [Claude-33]
105. Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur sud de la nef. Le même tympan du portail muré tel qu'on le voit à l'extérieur. Il est surplombé d'une petite baie romane au cintre et aux piédroits de granit. Photo de Claude Rayon. [Claude-29]
106. Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur sud de la nef. Dans cette scène champêtre, avec épis de blé visibles à gauche, un personnage portant une grande cape tient une outre et verse du vin dans un coupe que lui présente un autre personnage. A droite, un troisième personnage muni d’un instrument aratoire est en partie effacé. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-055]
107. Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur sud de la nef. Le troisième tableau, dont la plus grande partie a disparu, représente la lutte entre un personnage à cape dont la tête est surmontée d’une auréole et un autre personnage recouvert d’une armure qui semble être à terre. Il pourrait s'agir de la lutte de Saint Michel contre le Démon, selon l'abbé Porée, curé de l'église au moment de la découverte de ces peintures murales en 1974. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-056]
108. Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur sud de la nef. Situé entre la scène champêtre et la scène de lutte, ce détail montre que le décor est peint à même l’enduit à la chaux, ce qui explique le fond clair. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-057]
109. Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur sud de la nef. Cette vue partielle de la scène de lutte montre que tous les contours sont dessinés en peinture ocre. Les surfaces intérieures sont peintes en ocre et en chamois. Seules ces deux couleurs sont utilisées, directement sur l'enduit à la chaux. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-058]
110. Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur sud de la nef. Les tableaux sont surmontés de frises de rinceaux terminées par des feuillages. Les rinceaux courent entre deux bandes horizontales, qui sont de couleur ocre le long des rinceaux et de couleur chamois les long des bandes ocre, avec une rangée de points blancs à la charnière des deux couleurs. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-059]
111. Saint-Jean-le-Thomas. Le portail roman et son porche, dans la mur sud de la nef. Comme souvent dans la région, ce portail est précédé d'un porche plus récent – celui-ci est du quinzième siècle - permettant d'accueillir pèlerins et paroissiens sur ses deux bancs de pierre, et de les abriter des vents d'ouest venus de la mer et des averses. Photo de Claude Rayon. [Claude-54]
112. Saint-Jean-le-Thomas. Le portail roman, dans le mur sud de la nef. L'arcade en plein-cintre du portail est formée d’une voussure ornée d’une simple moulure torique. La voussure repose sur deux colonnettes très engagées qui prolongent le tore et qui ont sensiblement le même diamètre que celui-ci. Les colonnettes sont surmontées de chapiteaux à tailloir carré dont la corbeille est sculptée de petits crochets d’angle à peine visibles. La base carrée est surmontée d’un double tore. Photo de Claude Rayon. [Claude-55]
113. Saint-Jean-le-Thomas. Croquis du portail roman, dans la mur sud de la nef. Croquis de Marie Lebert.
114. Saint-Jean-le-Thomas. Le porche. La voûte de pierre du porche du quinzième siècle est un appareil irrégulier fait de plaquettes de schiste prises dans un épais mortier. L'arc en plein cintre du portail roman est orné d'un tore. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-060]
115. Saint-Jean-le-Thomas. La Vierge et l’Enfant. Située sous le porche du quinzième siècle, cette statue de pierre surplombe le portail roman du mur sud de la nef. Photo d'Alain Dermigny. [Alain-061]