L'art roman dans le Sud-Manche
Chapter 9
Les nefs sont toujours plafonnées. Elles sont surmontées d’une voûte en berceau de bois refaite au 19e ou au 20e siècle. Seules les nefs de Bréville et Saint-Jean-le-Thomas possèdent une voûte en berceau de plâtre.
Certains choeurs sont plafonnés. Une voûte en berceau de bois surmonte le choeur de Saint-Jean-le-Thomas. Un plafond légèrement incurvé en plâtre surmonte celui d’Angey. Les choeurs de Bréville et de Saint-Pair ont reçu une voûte en croisée d’ogives au 15e ou au 16e siècle.
Seul le choeur d’Yquelon est surmonté d’une voûte en croisée d’ogives romane. Les ogives, très épaisses, sont moulurées de deux tores d’angle encadrant une petite moulure triangulaire saillante. Ces ogives reposent sur des culots. Les clefs de voûte sont sculptées de motifs géométriques en très bas relief inscrits dans un cercle.
Les bases des tours sont délimitées par d’épais piliers. Les arcs supportés par les piliers sont reçus par des pilastres (Angey, Bréville) ou des colonnes engagées jumelées (Saint-Pair, Genêts, Saint-Léonard, Saint-Quentin).
Ces arcs déterminent sous la tour une voûte d’arêtes. A Saint-Pair ou à Saint-Quentin, les arêtes reposent sur les angles rentrants formés par les dosserets des pilastres ou ceux des colonnes. A Genêts et Saint-Léonard, les arêtes sont reçues par des colonnes engagées de même profil que celles qui reçoivent les arcs.
A Angey, la travée supportant la tour est surmontée d’une voûte en croisée d’ogives. Les ogives, très épaisses, sont semblables à celles du choeur d’Yquelon et reposent elles aussi sur de gros culots.
= Les arcs
Les arcs intérieurs sont fourrés. Ils reposent sur les pilastres ou les colonnes par l’intermédiaire d’une imposte moulurée en forme de bandeau chanfreiné. Seules les impostes de Saint-Loup et de Saint-Quentin sont moulurées en quart-de-rond.
Les arcs des églises de la première moitié du 12e siècle sont en plein-cintre (Saint-Loup, Angey et Saint-Quentin) ou très légèrement brisés (Saint-Pair). Dans les églises de la seconde moitié du 12e siècle, à Bréville ou à Yquelon, les arcs sont légèrement brisés. Seuls les arcs à triple rouleau de la croisée du transept de Genêts ont un arc brisé beaucoup plus prononcé dû à l’influence du Mont Saint-Michel. C’est un abbé du Mont, Robert de Torigni, qui fit reconstruire l’église au milieu du 12e siècle.
#La sculpture
= Les chapiteaux
Les corbeilles des chapiteaux sont ornées de sculptures en bas relief d’une extrême simplicité, du fait de la dureté du granit. Les Normands étaient avant tout un peuple d’architectes. La sculpture était pour eux un art très secondaire qui se limitait la plupart du temps à une ornementation géométrique.
Les corbeilles sont le plus souvent ornées de crochets d’angle très simples. Certaines sont ornées de boules situées sous le tailloir (Bréville, Saint-Loup), d’autres de motifs végétaux: feuilles de chêne et glands à Saint-Pair, feuilles de chêne, volutes et feuilles d’acanthe très simplifiées à Sartilly. D’autres encore sont sculptées de têtes d’angle à Saint-Loup ou à Saint-Quentin.
Seules les élégantes volutes et feuilles ornant les corbeilles du portail de Sartilly contrastent avec la simplicité et la maladresse de l’ensemble.
= Les modillons
Les modillons romans sont en majorité sculptés de têtes plus ou moins grossières, comme les modillons de Bréville, Saint-Léonard ou Saint-Quentin. Quelques modillons sont sculptés de deux têtes accolées peu visibles à Bréville et Saint-Loup.
Seuls les modillons soutenant la corniche du choeur de Saint-Loup sont originaux. La porte sud est surmontée de modillons très curieux. L’un représente un être grotesque mettant la main droite à la bouche alors que son bras gauche est replié sur sa poitrine. L’autre représente un homme accroupi, les mains sur les genoux. Au nord, un très gros modillon est sculpté d’une tête humaine avec des moustaches. Les autres modillons représentent des têtes humaines ou des têtes grotesques grimaçantes assez expressives.
#Le décor peint
Un beau décor peint du 12e siècle a été retrouvé en 1974 dans le mur latéral sud de la nef de Saint-Jean-le-Thomas. Une partie du décor a été dégagée en décembre 1974. La partie dégagée comprend trois tableaux: le combat d’un homme contre un ange, une scène champêtre et la lutte de Saint Michel contre le Démon. Ces tableaux sont surmontés de frises de rinceaux. Peints en ocre et chamois sur fond clair, ils présentent un intérêt d'autant plus grand que les décors peints de l’époque romane sont pratiquement inexistants en Basse-Normandie.
15. BIBLIOGRAPHIE
[Bibliographie régionale / Histoire de la Normandie / L’art en Normandie / L’art roman en Normandie / Le Cotentin et l’Avranchin / Les Pouillés / Les chemins montois / Les cartes / Périodiques régionaux et locaux // Bibliographie par site / Saint-Martin-le-Vieux / Bréville / Yquelon / Saint-Pair-sur-Mer / Angey / Saint-Jean-le-Thomas / Dragey / Genêts / Saint-Léonard-de-Vains / Saint-Loup / Saint-Quentin / Sartilly]
#Bibliographie régionale
= Histoire de la Normandie
Boüard (Michel de). Guillaume le Conquérant. Paris, PUF, 1958, collection Que sais-je?
Boüard (Michel de), sous la direction de. Histoire de la Normandie. Toulouse, Privat, 1970.
Boüard (Michel de), sous la direction de. Documents de l’histoire de la Normandie. Toulouse, Privat, 1972.
Guide géologique régional: Normandie. Paris, Masson, 1977.
= L’art en Normandie
La Normandie monumentale et pittoresque. Le Havre, Lemale et Cie, 1899. Manche I et II, in folio.
Huard (George). L’art en Normandie. Paris, Les Beaux-Arts, 1928.
Jalabert (Denise). L’art normand au Moyen-Age. Paris, La Renaissance du Livre, 1929.
Congrès archéologique de France. Paris, Société française d’archéologie, 1966. Manche, 124e session.
Dictionnaire des églises de France. Paris, R. Laffont, 1968, tome IV B: Normandie.
= L’art roman en Normandie
Ruprich-Robert (Victor). L’architecture normande aux XIe et XIIe siècles. Paris, Librairie des imprimeurs réunis, 1885-1887, 3 volumes in folio.
Boüard (Michel de). L’art roman en France: Normandie – Bretagne. Paris, Flammarion, 1961.
Musset (Lucien). La Normandie romane. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1975, tome I.
= Le Cotentin et l’Avranchin
Desroches (Jean-Jacques). Annales religieuses de l’Avranchin, in: Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, 1844, p. 399-497.
Le Héricher (Edouard). Avranchin monumental et historique. Avranches, chez Tostain, 1845-1865, 3 volumes. (Réimpression: Brionne, G. Montfort, 1980.)
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, 2 volumes. (Réimpression: Marseille, Laffite Reprints, 1981.)
Chesnel (P.). Le Cotentin et l’Avranchin sous les ducs de Normandie (911-1204). Caen, H. Delesques, 1912.
= Les Pouillés
= Pour le diocèse de Coutances
Delisle (Léopold). Pouillé du diocèse de Coutances, in: Recueil des historiens de la France, tome XXIII, 1876, p. 493-542. (Pouillé de 1251-1279 avec interpolations jusqu’en 1316 ou Livre noir du Chapitre)
Longnon (Auguste). Le diocèse de Coutances, in: Pouillés de la province de Rouen, Paris, Imprimerie nationale, 1903, p. 269-363. (Pouillé de 1332-1336 ou Livre blanc du Chapitre)
= Pour le diocèse d’Avranches
Longnon (Auguste). Le diocèse d’Avranches, in: Pouillés de la province de Rouen, Paris, 1903, p. 163-178 (Pouillé vers 1380) et p. 153-162 (Pouillé de 1412).
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, tome II, p. 638-678. (Pouillé de 1412 ou Livre blanc de l’Evêché d’Avranches)
= Les chemins montois
Pigeon (Emile-Auber). Le Mont Saint-Michel et sa baronnie Genêts-Tombelaine. Avranches, Imprimerie A. Perrin, 1901, p. 232 et 248. (Plan de la commune et plan du bourg de Genêts)
Tardif (Ernest-Joseph). Saint-Pair-sur-Mer au XIVe siècle: notes historiques et topographiques, in: Annuaire des cinq départements de la Normandie, 1911, p. 139-179.
Bouhier (Claude). Les chemins montois dans les anciens diocèses d’Avranches et de Coutances, in: Millénaire monastique du Mont Saint-Michel, Paris, Lethellieux, 1971, tome III, p. 251-270.
= Les cartes
Carte de Cassini (XVIIIe siècle) n° 127: Granville et la baie du Mont Saint-Michel.
Carte de Cassini (XVIIIe siècle) n° 95: Avranches.
Cartes géologiques de Coutances et d’Avranches au 1/80.000e publiées par le Service de la carte géologique du ministère de l’Industrie.
Carte touristique n° 16: Rennes – Granville au 1/100.000e publiée par l’Institut géographique national.
= Périodiques régionaux et locaux
Annuaire des cinq départements de la Normandie
Annuaire du département de la Manche
Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie
Mémoires de la Société archéologique d’Avranches
Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie
Le Pays de Granville (Le)
Revue de l’Avranchin
Revue du département de la Manche
#Bibliographie par site
= Saint-Martin-le-Vieux
Renault. Le canton de Bréhal, in: Annuaire du département de la Manche, 1854, p. 29-31.
Béhier (Pierre). Bréhal-Chanteloup. Coutances, OCEP, 1969, p. 31-32 et 237-242.
= Bréville
Archives paroissiales: Registre n° 1 de la paroisse Notre-Dame de Bréville.
Renault. Le canton de Bréhal, in: Annuaire du département de la Manche, 1854, p. 31-34.
Le Légard (Marcel). Bréville-sur-Mer (Manche), in: Dictionnaire des églises de France. Paris, R. Laffont, 1968, tome IV B: Normandie, p. 25.
= Yquelon
Archives municipales: Registre des délibérations du conseil municipal (1880-1904).
Archives municipales: Registre des délibérations du conseil municipal (1962-1978).
Lomas (M. de). Les découvertes d’Yquelon, in: Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie, tome XIV (1886-1887), p. 43-47.
Rabel (J.). L’église d’Yquelon, in: Revue de l’Avranchin, tome VIII, 1897, p. 237-248.
X. Documents relatifs à l’église et à la seigneurie d’Yquelon, in: Le Pays de Granville, 1906, p. 139.
Biguet (E.). Quelques notes sur Yquelon, in: Le Pays de Granville, 1932, p. 152-153.
= Saint-Pair-sur-Mer
Archives paroissiales (: nombreux documents du 19e siècle concernant la reconstruction d’une partie de l’église).
Hantraye. Notice archéologique sur l’église de Saint-Pair, in: Mémoires de la Société archéologique d’Avranches, tome I, 1842, p. 241-255.
Tardif (Adolphe et Joseph). Saint-Pair-sur-la-Mer et les saints vénérés dans l’église de cette paroisse. Rennes, A. Le Roy, 1888.
Pigeon (Emile-Auber). Vie des saints du diocèse de Coutances et d’Avranches, Avranches, 1898, tome I.
Tardif (Ernest-Joseph). L’église de Saint-Pair, in: Annuaire des cinq départements de la Normandie, 1911, p. 237-259.
Beaurepaire (Georges de). L’église de Saint-Pair, in: La Normandie monumentale et pittoresque. Lemale et Cie, 1899, Manche II, p. 272-276.
Biguet (E.). Saint-Pair-sur-Mer: sa baronnie – son église – ses saints, in: Le Pays de Granville, 1934, p. 192-220 (avec un cliché de l’ancienne église reproduit p. 199).
Hulmel (L.). Notes d’histoire sur Saint-Pair-sur-Mer et Kairon, in: Revue de l’Avranchin, tome XXXII, 1942-1943, p. 583-588.
Bouhier (Claude). Inventaire des découvertes archéologiques du département de la Manche. Thèse de doctorat de l’Université de Caen, 1962, p. 415. Angey
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, tome II, p. 351.
= Saint-Jean-le-Thomas
Archives paroissiales: Registre paroissial de l’église de Saint-Jean-le-Thomas (1881-1978).
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, tome II, p. 372-378.
Barbot (L.). Saint-Jean-le-Thomas: son passé, son présent, son avenir. Avranches, 1912.
Biguet (E.). Excursion à Saint-Jean-le-Thomas, Genêts, Vains, Saint-Léonard, in: Le Pays de Granville, 1932, p. 200-210.
Seguin (Jean). Genêts, Saint-Jean-le-Thomas et leurs environs. 1932.
Guilbert (Michel). L’église de Saint-Jean-le-Thomas, in: Revue du département de la Manche, tome XII, avril 1970, p. 81-93.
Percepied (Albert). Saint-Jean-le-Thomas. Coutances, Imprimerie Arnaud-Bellée, 1976.
= Dragey
Archives paroissiales: Registre paroissial de l’église Saint-Médard de Dragey.
Archives municipales: Registre des délibérations du conseil municipal de Dragey (1955-1972).
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, tome II, p. 357-358.
Thibout (Marc). Les églises des XIIIe et XIVe siècles dans le département de la Manche. Thèse de l’Ecole des Chartes, 1935, p. 225-226.
= Genêts
Archives paroissiales: Registre paroissial de Genêts.
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, tome II, p. 358-360.
Pigeon (Emile-Auber). Genêts ou une ville déchue, in: La Normandie monumentale et pittoresque. Le Havre, Lemale et Cie, 1899, p. 246-254.
Pigeon (Emile-Auber). Le Mont Saint-Michel et sa baronnie Genêts-Tombelaine. Avranches, Imprimerie A. Perrin, 1901.
Seguin (Jean). Genêts, Saint-Jean-le-Thomas et leurs environs. Avranches, 1932.
Thibout (Marc). Les églises des XIIIe et XIVe siècles dans le département de la Manche. Thèse de l’Ecole des Chartes, 1935, p. 233-234.
Martin-Demezil (Jean). Eglise de Genêts, in: Congrès archéologique de France. Paris, Société française d’archéologie, 1966. Manche, 124e session, p. 378-385.
Erlande (Alain). Genêts (Manche): Eglise Notre-Dame et Saint-Sébastien, in: Dictionnaire des églises de France. Paris, R. Laffont, 1968, tome IV B, p. 78-79.
= Saint-Léonard-de-Vains
Pigeon (Emile-Auber). Saint Léodovald ou Saint Léonard, in: Mémoires de la Société académique du Cotentin, Avranches, 1895, p. 99-100.
Pigeon (Emile-Auber). Le prieuré de Saint-Léonard-de-Vains, in: La Normandie monumentale et pittoresque. Le Havre, Lemale et Cie, 1899, Manche II, p. 101-104.
Lemaitre (Victor). Paroisse Saint-Pierre-de-Vains et Saint-Léonard au diocèse de Coutances et d’Avranches. Coutances, 1919.
Musset (Lucien). Vains, in: Normandie romane. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1975, tome I, p. 43.
Bindet (Jean). Le prieuré de Saint-Léonard-de-Vains, in: Revue de l’Avranchin et du Pays de Granville, décembre 1976, tome LIII, p. 281-291.
= Saint-Loup
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, tome II, p. 392-393.
Régnier (Louis). Une église romane de l’Avranchin: Saint-Loup, in: Annuaire des cinq départements de la Normandie, 1891, p. 258-272.
Beaurepaire (Charles de). L’église de Saint-Loup, in: La Normandie monumentale et pittoresque. Lemale et Cie, 1899, Manche I, p. 95-98.
Fournée (Jean). L’église de Saint-Loup, in: Congrès archéologique de France. Paris, Société archéologique de France, 1966. Manche, 124e session, p. 386-397.
Musset (Lucien). Saint-Loup-sous-Avranches, in: La Normandie romane. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1966, tome I, p. 41.
Erlande (Alain). Saint-Loup, in: Dictionnaire des églises de France. Paris, R. Laffont, 1968, tome IV B, p. 165-166.
Masselin (M.) et Hulmel (L.). Monographie de la paroisse de Saint-Loup, in: Revue de l’Avranchin, tome LIV, 1977, p. 111-134.
= Saint-Quentin
Archives municipales: Dossier de l’église (rassemble des documents du 20e siècle concernant les restaurations).
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, tome II, p. 394-395.
Pigeon (Emile-Auber). L’église de Saint-Quentin, in: La Normandie monumentale et pittoresque. Lemale et Cie, 1899, Manche II, p. 215-216.
Cudeloup. Saint-Quentin-sur-le-Homme, in: Revue de l’Avranchin, tome XXIV, 1931, p. 469-480.
Thibout (Marc). Les églises des XIIIe et XIVe siècles dans le département de la Manche. Thèse de l’Ecole des Chartes, 1935, p. 288-289.
Le Légard (Marcel). Saint-Quentin-sur-le-Homme (Manche), in: Dictionnaire des églises de France. Paris, R. Laffont, 1968, tome IV B, p. 173-174.
= Sartilly
Archives municipales: Registre des délibérations du conseil municipal de Sartilly (1837-1864), p. 111-112.
Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, tome II, p. 371-372.
Hulmel (Louis). Sartilly, in: Revue de l’Avranchin, tome XXI, 1924-1926, p. 507-518 (avec deux clichés de l’église romane détruite, p. 514 et 518).
16. ICONOGRAPHIE
[Cartes de la région // Plans des églises // Schémas des portes et colonnes // Photos // Notes]
#Cartes de la région
* Carte indiquant l'emplacement des églises (carte numérisée)
* Carte géologique (carte numérisée) [1]
* Les chemins montois des anciens diocèses de Coutances et d’Avranches (carte numérisée) [2]
* Le doyenné de Saint-Pair (carte numérisée)
* Le doyenné de Genêts (carte numérisée)
#Plans des églises
[Les plans ont été réalisés à partir de mesures relevées sur place, soit intégralement (Saint-Martin-le-Vieux, Bréville, Yquelon, Angey, Dragey, Genêts, Saint-Léonard-de-Vains, Saint-Loup et Saint-Quentin), soit en complément de croquis existants (Saint-Pair et Saint-Léonard-de-Vains).]
* Plan de l’église de Saint-Martin-le-Vieux (plan numérisé)
* Plan de l’église de Bréville (plan numérisé)
* Plan de l’église d’Yquelon (plan numérisé)
* Plan de l’église de Saint-Pair (1888) montrant les fondations de l’oratoire du 6e siècle (plan numérisé) [3]
* Plan de l’église de Saint-Pair avant 1880 (plan numérisé) [4]
* Plan actuel de l’église de Saint-Pair (plan numérisé) [5]
* Plan de l’église d’Angey (plan numérisé)
* Plan de l’église de Saint-Jean-le-Thomas (plan numérisé) [6]
* Plan de l’église de Dragey (plan numérisé)
* Plan de l’église de Genêts (plan numérisé)
* Plan du prieuré de Saint-Léonard-de-Vains (plan numérisé)
* Plan de l’église de Saint-Loup (plan numérisé)
* Plan de l’église de Saint-Quentin (plan numérisé)
#Schémas des portes et colonnes
[Les schémas ont tous été réalisés à partir de mesures relevées sur place.]
* Bréville: la porte sud (schéma numérisé)
* Yquelon: le portail occidental (schéma numérisé)
* Yquelon: la porte sud (schéma numérisé)
* Saint-Pair: le pilier sud-ouest de la tour (schéma numérisé)
* Saint-Jean-le-Thomas: le portail sud (schéma numérisé)
* Genêts: la porte et la colonne du bras sud du transept (schéma numérisé)
* Genêts: le pilier sud-est de la tour (schéma numérisé)
* Saint-Loup: le portail occidental (schéma numérisé)
* Saint-Loup: la porte sud (schéma numérisé)
* Saint-Quentin: la porte sud (schéma numérisé)
* Sartilly: l’arcade et une colonnette du portail roman (schéma numérisé)
#Photos
* Photos noir et blanc (24 photos)
Photos en couleur (117 photos): Saint-Martin-le-Vieux (4 photos) / Bréville (17 photos) / Yquelon (11 photos) / Saint-Pair-sur-Mer (9 photos) / Saint-Jean-le-Thomas (19 photos) / Dragey (9 photos) / Genêts (13 photos) / Saint-Léonard-de-Vains (9 photos) / Saint-Loup (12 photos) / Saint-Quentin (6 photos) / Sartilly (8 photos)
#Notes
[1] Carte réalisée d’après les cartes géologiques de Coutances et d’Avranches publiées par le Service de la carte géologique du ministère de l’Industrie.
[2] Carte réalisée d’après les informations données par Claude Bouhier dans: Les chemins montois dans les anciens diocèses de Coutances et d’Avranches, in: Millénaire monastique du Mont Saint-Michel. Paris, Lethellieux, 1971, tome III, p. 251-270.
[3] Plan du choeur de l’église de Saint-Pair (1888) montrant les fondations de l’oratoire du 6e siècle et l’emplacement des sarcophages, dans: Pigeon (Emile-Auber). Vie des saints du diocèse de Coutances et d’Avranches. Avranches, 1888, tome I, p. 36.
[4] Plan réalisé à partir de croquis trouvés dans les archives paroissiales et complété par des mesures prises sur place. Aucun document n’a été retrouvé concernant l’emplacement exact des ouvertures de la nef et des chapelles du choeur.
[5] Plan réalisé à partir de croquis trouvés dans les archives paroissiales et complété par des mesures prises sur place. Le système de voûtement des parties postérieures à 1880 n’a pas été représenté.
[6] Sur la base d’un croquis complété par des mesures prises sur place. Communiqué par la Conservation régionale des monuments historiques de Caen, ce croquis a été dessiné le 3 juin 1965 par Yves-Marie Froidevaux, architecte en chef des monuments historiques.
17. PHOTOS EN NOIR ET BLANC
1. Saint-Martin-le-Vieux. L'église vue côté nord.
2. Saint-Martin-le-Vieux. Le mur et la porte sud.
3. Bréville. L'église vue côté sud.
4. Bréville. Modillons sculptés de têtes humaines.
5. Yquelon. L'église vue côté nord.
6. Yquelon. La voûte en croisée d'ogives du choeur.
7. Saint-Pair. L'église vue du nord-est.
8. Saint-Pair. La tour romane côté nord.
9. Saint-Pair. Chapiteau sculpté de la base de la tour.
10. Sartilly. Le portail sud.
11. Sartilly. Colonnettes du portail.
12. Angey. L'église vue côté sud.
13. Saint-Jean-le-Thomas. L'église vue côté sud.
14. Saint-Jean-le-Thomas. Le mur nord du coeur.
15. Dragey. L'église vue du sud-ouest.
16. Dragey. Le mur latéral sud de la nef.
17. Genêts. L'église vue du sud-ouest.
18. Genêts. La croisée du transept.
19. Saint-Léonard-de-Vains. L'église vue côté sud.
20. Saint-Loup. L'église vue de l'ouest.
21. Saint-Loup. La porte sud.
22. Saint-Loup. Baie du deuxième étage de la tour.
23. Saint-Quentin. L'église vue du sud-ouest.
24. Saint-Quentin. Vue intérieure.
18. PHOTOS EN COULEUR
= Carte
[001] Carte de la région du Mont Saint-Michel.
= Saint-Martin-le-Vieux
[002] Saint-Martin-le-Vieux. Les ruines de l’église romane, avec le mur sud de la nef (11e siècle) et le double campanile ajouté au 16e siècle. L’ensemble est envahi par la végétation. Les maçonneries présentent un appareil irrégulier fait de moëllons de schiste et de granit. Les arcs et piédroits des ouvertures sont en granit. Le schiste est la pierre locale. Le granit provient du massif granitique de Vire affleurant à quelques kilomètres au sud.
[003] Saint-Martin-le-Vieux. Les ruines de l'église romane. Entre le choeur (remanié) et la nef romane, le double campanile ajouté au 16e siècle et édifié en granit rose de Chausey. Pendant la Révolution, l’église servit d’arsenal et tout son mobilier fut vendu. Elle fut rendue au culte en 1801. Vétuste, elle ne fut plus utilisée à partir de 1805. La paroisse fut rattachée à celle de Bréhal, situé à deux kilomètres.
[004] Saint-Martin-le-Vieux. Le mur sud de la nef romane. La grande baie à l’arc surbaissé date sans doute du 16e siècle, tout comme le double campanile. A droite de la grande baie, on distingue une petite baie romane bouchée, au cintre creusé dans un linteau monolithe de granit.
[005] Saint-Martin-le-Vieux. Le mur sud de la nef romane et sa porte, avec son cintre surbaissé et ses piédroits aux contours chanfreinés. La petite baie présente sur la gauche est elle aussi romane. Son cintre est creusé dans un linteau monolithe de granit. La petite baie trilobée située au-dessus de la porte date sans doute du 16e siècle.
= Bréville
[006] Bréville. L’église romane, vue de loin, et ses alentours. Le village de Bréville est situé sur la côte à six kilomètres au nord de Granville.
[007] Bréville. L’église romane perdue dans les arbres. L’église est placée sous le vocable de Notre-Dame. Le second saint est Saint Hélier.
[008] Bréville. L’église romane est formée d’une nef de deux travées suivie d’un choeur de deux travées à chevet plat. La tour carrée s’élève entre choeur et nef. Les parties romanes datent de la deuxième moitié du 12e siècle. Ce sont la majeure partie de la nef, la base de la tour et les murs latéraux du choeur.
[009] Bréville. L’église romane. La construction à cinq pans située dans le prolongement du choeur fut ajoutée au 19e siècle pour abriter la sacristie.
[010] Bréville. La tour, située entre choeur et nef. Sa base est romane. L’étage et la flèche datent de la fin du 15e ou du début du 16e siècle. Les maçonneries présentent un appareil irrégulier fait de moëllons de schiste. Le granit est utilisé pour les contreforts, le pourtour des ouvertures, les pilastres, les colonnes et les arcs. Le schiste et le granit sont tous deux des matériaux locaux.