L Art De Payer Ses Dettes Et De Satisfaire Ses Creanciers Sans

Chapter 6

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Nouvel Hartentirkof, il est incorruptible; rien ne l'émeut, rien ne saurait l'attendrir. Il ouvre et ferme la susdite porte avec la même impassibilité, tant à l'infortune qu'à la beauté qui va la consoler quelquefois. Jamais il ne sourit, si ce n'est lorsqu'il voit passer sous ses yeux un panier de Chambertin ou de Mercuray. Ah! s'il pouvait le confisquer à son profit!......... mais je ne dois pas m'arrêter avec vous aux bagatelles de la porte, et vais vous conduire tout droit au greffe.

Il est placé à l'extrémité droite du petit corridor où vous êtes; vous vous présentez à un modeste employé, à cheveux blancs et culotte courte, assez bon enfant, mais à califourchon sur les ordonnances émanées de M. le Préfet de police: vous voilà enregistré, et dès ce moment vous pouvez vous considérer comme un des commensaux de l'établissement.

Cependant lorsque le _consommateur_ locataire a des principes, les convenances exigent qu'avant de passer outre, il fasse une courte visite au maître de la maison. Il se tient ordinairement dans une pièce de fond voisine, avec deux greffiers qui lui servent d'aides-de-camp. Vous serez étonné de l'amabilité de ses formes, de la politesse de ses manières; c'est le type de M. Jovial. Quoique ne vivant qu'entouré de chiens, de gardiens et de tristes murailles, qu'il sache l'argot mieux que l'auteur qui vient de publier un ouvrage important sur cette langue mère des voleurs et escrocs, échappés des bagnes, et autres fashionables de la même trempe, comme l'auteur du dictionnaire dont nous parlons, M. le greffier-concierge de Sainte-Pélagie (car tel est son titre officiel) ne s'en exprime pas moins d'une manière très distinguée, ce qui prouve que Sainte-Pélagie ne renferme pas que des gens mal élevés. Vous ferez bien de faire sa connaissance, d'autant plus qu'il est souverain absolu dans l'intérieur du gouvernement qui lui est confié, et que ses actes et jugemens sont sans appel.

Après avoir rendu vos hommages respectueux au maître de la maison, vous revenez tant soit peu sur vos pas, afin de traverser le chemin de ronde et pénétrer dans l'hôtel; vous vous trouvez en face de deux portes. Celle de droite est la porte qui aboutit à la détention pour opinion politique ou opinion de poche; ce n'est pas celle-là, mais c'est celle qui est à gauche, et qui aboutit à la dette. Vous frappez, on vous ouvre; vous exhibez votre écrou et cette fois-ci vous êtes dedans.

Un député[15] a dit à la tribune nationale que le sort des détenus pour dettes n'était pas aussi à plaindre qu'on le publiait, puisqu'ils donnaient tous les jours des fêtes et des dîners. Cette assertion peut avoir quelque chose de vrai, quoique manquant entièrement de générosité de la part de celui qui l'avait émise. Je sais qu'on trouve à Sainte-Pélagie quelques consommateurs aisés qui cherchent à s'étourdir à table avec d'autres consommateurs leurs amis qui viennent les voir; mais la masse des dettiers est dans la plus grande misère, et plusieurs périraient sans le secours de leurs compagnons d'infortune.

[Note 15: M. Bazre.]

Ce que je dis là est exact, et plus d'un de mes lecteurs seraient à même d'en juger bientôt, s'ils n'avaient déjà mis en pratique les théories variées, enseignées par mon oncle.

La loi oblige le créancier _incarcérateur_ à avancer au débiteur incarcéré, une somme de 20 fr. par mois; sur cette avance le consommateur doit d'abord payer le loyer de son lit et de son ameublement; quelque modeste qu'il soit, il lui coûte la moitié de ce qu'il reçoit par mois (10 fr., c'est prix fait comme pour les petits pâtés); il lui reste donc 10 fr. pour se nourrir; or, 10 fr. ou 1,000 cent. à partager en trente jours (terme moyen), font bien 33 cent. 2/3 par jour ou 6 sols et deux liards à-peu-près, avec lesquels il est tenu de faire deux repas par jour; reste 10 cent. par mois ou 24 sols par an pour s'habiller, se blanchir, se chauffer, jouer, lire, donner des étrennes, etc., etc. Certes ce n'est pas trop, et je doute qu'un économiste, serait-il de la même trempe que celle dont était mon oncle sur la fin de sa carrière, pût jamais faire honneur à ses affaires sans même payer ses dettes, avec un semblable revenu.

M. le ministre de l'intérieur vient, il est vrai, au secours des dettiers _pauvres_, en leur faisant distribuer ce qu'on appelle _la pitence_, c'est-à-dire, une écuelle de bouillon maigre et quelques légumes secs, remplacés les jeudis, dimanches et fêtes chômées, par un bouillon appelé _gras_ et une petite portion de vache à laquelle on est convenu d'appliquer la qualification masculine. Lorsque le consommateur pauvre a une famille, et que cette famille se trouve dans l'abandon, il faut encore qu'il partage le peu qu'on lui donne avec sa femme et ses enfans.

Quel tableau que celui d'un malheureux privé de sa liberté, qui n'a devant lui, le jour de Pâque ou de Noël, que la _pitence_, et qui voit arriver sa femme et ses enfans affamés!.... Mon oncle, qui n'a jamais connu ses enfans, parce qu'on ne lui a jamais connu de femme, bien qu'il n'ait mis de sa vie le pied à Sainte-Pélagie, par superstition, n'en a pas moins laissé un tableau frappant des misères qui s'y engendrent, tout en raisonnant par analogie.

Cependant, il faut le dire, cet état de souffrance n'est pas tout-à-fait général: les consommateurs dettiers trouvent à Sainte-Pélagie une table d'hôte et trois ou quatre restaurans, fréquentés par la classe aisée, et qui (chose étonnante), ne font pas moins de crédit que les restaurateurs les plus aisés de la capitale. Ceci vient sans doute à l'appui de l'assertion de mon oncle: «quiconque ne fait pas de crédit doit infailliblement faire banqueroute.» Quant à moi, il me semble que s'il est au monde un restaurateur qui ne doive pas faire de crédit, ce doit être celui de Sainte-Pélagie. Eh bien c'est tout le contraire!

On trouve encore dans cette douce retraite des cafés-tabagies, un billard, un cercle où l'on joue à la bouillotte et à l'écarté, et un cabinet de lecture où on lit tous les journaux, excepté le _Moniteur_, la _Gazette de France_, la _Quotidienne_; on ne lisait pas davantage le _Journal de Paris_, l'_Étoile_ et le _Pilote_, lorsqu'ils étaient encore de ce monde.

L'intérieur de Sainte-Pélagie ressemble à un caravansérail, reçoit des hommes de tous les pays et de toutes les professions. On y compte toujours vingt officiers, parmi lesquels se trouvent une demi-douzaine de colonels et un lieutenant-général; les marquis, les comtes, les barons et les chevaliers s'y trouvent toujours en grand nombre; on y voit même de temps en temps des abbés; le reste de la population se compose d'hommes de lettres, de musiciens, de peintres, d'ouvriers, de restaurateurs, de porteurs d'eau, de tailleurs et de voleurs de toutes les classes; ce qui est le plus rare à Sainte-Pélagie, c'est un négociant ou un gendarme.

Comme il y entre journellement de soixante-quinze à cent cinquante _visiteurs_ par jour (terme moyen cent), et que ces _visiteurs_ ne viennent pas pour être à la charge des consommateurs dettiers, les restaurateurs et les cafés y gagnent quelque chose. Sans ces puissans auxiliaires étrangers, il est probable que la plupart de ces établissemens ne pourraient tenir long-temps; car en général les consommateurs à postes fixes consomment peu et ne payent pas du tout; aussi les restaurateurs et les cafés n'y sont-ils pas fameux. Les habitués semblent posséder toutes les pratiques enseignées par mon oncle, sans en pratiquer la théorie raisonnée. C'est un grand service que rendra son ouvrage à ceux qui ne sont pas encore allés à Sainte-Pélagie et à ceux qui en sont sortis.

Lorsque l'on veut aller visiter un malheureux consommateur _dettier_ à Sainte-Pélagie, il ne suffit pas de se présenter à la préfecture de police et d'y demander _une permission_; il faut préalablement se munir d'une autorisation par écrit émanée du dettier que l'on veut voir; ce n'est que sur cette autorisation, dûment visée au greffe de l'établissement, par le respectable employé dont j'ai parlé au commencement de cette leçon, que MM. de la préfecture de police délivrent ladite permission.

Cette mesure qui paraîtra au premier abord une entrave à la liberté de ceux qui sont en prison, est non-seulement nécessaire, mais encore toute philantropique. Sans elle, les malheureux _consommateurs_ débiteurs seraient journellement harcelés par leurs créanciers _producteurs_, quoique les premiers fussent sous les verroux. Ce mode de communication établi laisse aussi au détenu la faculté de ne recevoir dans sa prison que les individus qui peuvent adoucir l'ennui de sa captivité: quant aux créanciers, ils n'ont d'autres moyens de voir leurs débiteurs, qu'en les faisant appeler au greffe où ils sont même libres de ne point se rendre, s'ils soupçonnent que celui qui vient les tracasser ne voudra, en aucune façon, entrer en arrangement en suivant la méthode du professeur.

Au surplus, il n'existe à Sainte-Pélagie comme dans la vie, que deux grandes époques: l'entrée et la sortie. Les premiers jours de l'une, comme les premières années de l'autre, paraissent interminables; mais lorsque vous êtes arrivés à une certaine période, ils se précipitent avec une vitesse extrême. La dernière semaine de la prison, comme la dernière saison de la vie, s'écoule rapidement et ne laisse dans la mémoire que des traces fugitives; alors on ne compte pas plus les jours que le vieillard ne compte les années.... Je voudrais qu'on m'expliquât clairement ce phénomène.

Il est prouvé d'ailleurs que les grands espaces nuisent au bonheur: en toutes choses on a besoin de voir et de sentir des limites. Milton ne travaillait à son Éden que dans une cave; Rousseau écrivit ses plus belles pages dans un grenier; Cervantes fit son chef-d'oeuvre dans un cachot, et mon oncle composa ce savant traité à l'hôpital. Mais que sont Milton, Rousseau, Cervantes et une quantité d'autres, que je pourrais facilement nommer, en comparaison de mon oncle.... Tous ces grands génies n'eurent jamais un sou de dettes!

CONCLUSION.

Morale

QUI N'A RIEN DE COMMUN AVEC CELLE QUE PRÊCHE MON ONCLE DANS SON OUVRAGE, ET QUE PAR CETTE SEULE RAISON, J'ENGAGERAI LE LECTEUR A SUIVRE DE PRÉFÉRENCE A LA SIENNE.

Grâce à Dieu, nous ne sommes plus au temps où il était du bon ton d'avoir des dettes, et où des créanciers dans une antichambre étaient plus honorables que des laquais.

Le travers de quelques jeunes seigneurs de l'ancienne cour avait insensiblement gagné toutes les classes, mais il était réservé à mon très-remarquable oncle d'en faire un principe de droit civil, politique et commercial, en un mot d'en faire un livre pour prouver tout exprès que des dettes non-payées sont une preuve incontestable de la prospérité de celui qui les a contractées.

Je lui en demande pardon; mais tout en donnant mes soins à la rédaction de son _art de payer ses dettes et de satisfaire ses créanciers sans débourser un sou_, je n'ai jamais apprécié sa morale et encore moins senti le sel de ses plaisanteries sur les moyens qu'il conseille d'employer pour ne pas payer ses dettes, quand malheureusement on a été forcé d'en faire, et lorsqu'on trouve la possibilité de n'en plus avoir en les payant, bien entendu avec de l'argent. Il me semble que des dettes, de quelque nature qu'elles puissent être, sont des engagemens tout aussi sérieux que d'autres, et qu'il n'y a pas plus d'esprit que d'honneur à y manquer.

Je sais, et tout le monde sait comme moi que, par une de ces inconséquences dont il me serait facile de trouver dans nos moeurs une foule d'exemples, la loi condamne, sur ce point, ce que la société permet. Je sais encore que, pendant que les tribunaux frappent le matin les débiteurs, les théâtres se moquent le soir des créanciers, et qu'on est convenu, dans le monde et sur la scène, de rire des tours qu'on leur joue tous les jours. Mais ceux-ci se fatiguent de leurs courses inutiles, s'ennuyent des remises éternelles qu'on leur propose, et finissent enfin, à force de persévérance, par obtenir un _arrêté de compte_ que le débiteur, pour obtenir un crédit nouveau, solde au moins en partie souvent avec le secours des usuriers.

Ces honnêtes trafiquans, toujours au fait des besoins et des ressources de ceux qui ont recours à eux, connaissent mieux que personne la valeur d'une acceptation faite sur papier timbré. L'étourdi qui tombe entre leurs pattes a beau répéter avec mon oncle: _des billets tant qu'on veut, mais point de lettres de change!_ Ce n'est qu'à ce prix qu'on obtient de l'argent, emprunté à des intérêts énormes. Les jours s'écoulent, l'échéance arrive, la lettre de change est protestée, le jugement rendu, signifié; M. Legrip et consors vous quittent, et le lendemain, à son retour _du bois_, en entrant au _café de Paris_, notre élégant, sans respect ni pour la mode ni pour son appétit, est invité, par sentence du tribunal de commerce séant à la Bourse, à se rendre RUE DE LA CLEF pour y séjourner entre quatre murailles, jusqu'à ce qu'un père complaisant, une mère tendre, une maîtresse compatissante, un ami généreux, ou enfin un oncle d'une autre trempe que celle dont était le mien, le rende à ses douces habitudes, et lui donne, en payant ses dettes, le moyen d'en contracter de nouvelles.

Cependant il est une idée consolante, c'est qu'il devient chaque jour plus difficile de se faire à Paris, comme autrefois, un revenu de ses dettes; les marchands sont moins crédules, les ouvriers moins patiens, les usuriers moins nombreux, les parens, les maîtresses, les amis, moins généreux et les tribunaux plus sévères qu'à l'époque où vivait mon original d'oncle..... à qui Dieu fasse paix et miséricorde!

FIN.

TABLE

DES MATIÈRES

CONTENUES DANS CET OUVRAGE.

AVANT-PROPOS DE L'ÉDITEUR. 5

Notice biographique sur mon oncle. 13

APHORISMES, AXIOMES, ET PENSÉES NEUVES DONT ON NE SAURAIT TROP SE PÉNÉTRER AVANT QUE D'ÉTUDIER LES DIVERSES THÉORIES ENSEIGNÉES PAR MON ONCLE. 33

PREMIÈRE LEÇON.

Des Dettes.

Impossibilité de n'avoir pas de dettes.--Qu'est-ce que l'on entend par le mot _dettes_?--Leurs diverses natures.--Leur nombre, leurs qualifications, et leurs significations enseignées par mon oncle.--Mont-de-Piété. 39

DEUXIÈME LEÇON.

De l'Amortissement.

Principe.--Vérité.--Préjugé.--Manières diverses de payer ou d'éteindre les dettes de quelque nature qu'elles soient.--De la prescription.--Moyen légal enseigné par le Code.--Dangers des à comptes.--Mauvais effets des remboursemens en argent.--Satisfaction des créanciers. 50

TROISIÈME LEÇON.

Des Créanciers.

Différentes sortes de créanciers.--Tous ne se ressemblent pas.--A qui appartient-il de prendre le titre de créancier.--En vertu de quels droits.--Permissions dont peuvent user les créanciers.--Ce qui leur est défendu.--Coutumes diverses.--Terre classique des créanciers. 62

QUATRIÈME LEÇON.

Des Débiteurs.

L'Alexandre des débiteurs.--Qu'est-ce qu'un débiteur.--Droits et prérogatives accordés aux débiteurs.--Coutumes juives, indiennes, orientales et françaises.--Lois diverses concernant les débiteurs.--Usages reçus. 67

CINQUIÈME LEÇON.

QUALITÉS NÉCESSAIRES AU CONSOMMATEUR QUEL QU'IL SOIT, ET SANS ARGENT POUR METTRE A PROFIT LES PRÉCEPTES ENSEIGNÉS PAR MON ONCLE, ET S'ACQUITTER AVEC SES CRÉANCIERS.

Qualités physiques et morales.--Leur nombre et leur nature.--De la santé et de l'aplomb.--Réflexions.--Exemples faciles à mettre en pratique. 75

SIXIÈME LEÇON.

Dispositions générales.

Vérité incontestable.--Choix d'un quartier.--Du logement.--Des portiers.--Du propriétaire.--Du mobilier.--Connaissances qu'il faut avoir en physique.--Des domestiques.--D'une femme de ménage.--Conseils à suivre. 85

SEPTIÈME LEÇON.

Manière de vivre.

Dicton de mon oncle.--Cas que l'on doit toujours prévoir.--Principe invariable.--Fournisseurs de tous genres auxquels on doit accorder la préférence.--Craintes mal fondées.--Emploi de la journée d'un consommateur qui _sait raisonner son affaire_.--Biens immenses occasionnés au commerce.--Résultats. 95

HUITIÈME LEÇON.

De la Contrainte par corps.

Réflexions morales et philosophiques.--_Trois petits pâtés, ma chemise brûle!_--Sainte-Foix et mon oncle.--Histoire de _la contrainte par corps_, depuis son origine jusqu'à nos jours.--Causes pour lesquelles on peut être _appréhendé au corps_.--Anecdotes.--Avertissement. 107

NEUVIÈME LEÇON.

Des Huissiers.

Qu'est-ce qu'un huissier.--Des huissiers Grecs et Romains.--Des sergens.--Droits et prérogatives d'iceux.--Petites anecdotes qui démontrent les avantages attachés à la _charge_ d'huissier ou de sergent.--Refuges et inviolabilité.--Conséquences. 119

DIXIÈME LEÇON.

Sainte-Pélagie.

Aveu tardif.--Itinéraire.--Connaissance des lieux.--Portraits divers.--Nouveau régime à suivre.--Les visiteurs.--Consolations. --Dernières réflexions. 129

Conclusion.

MORALE QUI N'A RIEN DE COMMUN AVEC CELLE QUE PRÊCHE MON ONCLE DANS SON OUVRAGE, ET QUE PAR CETTE SEULE RAISON, J'ENGAGERAI LE LECTEUR A SUIVRE DE PRÉFÉRENCE A LA SIENNE. 143

FIN DE LA TABLE

[Note au lecteur: Il faut probablement lire: "non hypothécaire", compte tenu qu'un créancier est chirographaire en vertu d'un acte sous seing privé, qui dès lors ne peut emporter hypothèque et ne donne au créancier qu'une action personnelle contre le débiteur. Cf. le Dictionnaire de l'Académie française de 1762, qui n'a pas varié depuis.]