L'Architecture Gothique

Part 14

Chapter 143,362 wordsPublic domain

Au centre de la place se trouvait la maison commune dont le rez-de-chaussée servait de halle publique. La

bastide de Montréjeau a conservé cette disposition et on peut citer pour leur régularité les villes de Montpazier, avec ses rues couvertes par de grandes arcades en arc brisé; puis, Eymet, Domme et Beaumont, Libourne, Sainte-Foy et Sauveterre de Guyenne, Damazan et Montflanquin, Rabastens, Mirande, Grenade, l’Isle d’Albi et Réalmont, etc. Plusieurs bastides ont été fondées en Guyenne par les Anglais. Enfin la ville basse de Carcassonne, fondée en 1247, et Aigues-Mortes, en

1248, sont également des villes neuves ou des bastides[86].

«L’ère des bastides méridionales, ouverte en 1222 par la fondation de Cordes-Albigeois, fut close en 1344 par une protestation des Capitouls de Toulouse, sur laquelle le roi interdit désormais toute création nouvelle. Il existe encore en Guyenne, en Gascogne, en Languedoc et dans les pays circonvoisins, au moins deux cents bastides dont plusieurs, n’ayant pas prospéré, sont restées de petits villages; sur certains points elles étaient trop rapprochées les unes des autres pour ne pas se porter un préjudice mutuel[87].»

L’architecture civile était arrivée au XVᵉ siècle à une prospérité si grande que, par un effet de réaction qu’il est intéressant de noter, tout au moins, elle apporta des modifications à l’architecture religieuse, d’où elle était sortie, en lui transmettant certaines formes comme l’arc en accolade ou en anse de panier, adoptées dès la fin du XVᵉ siècle et pendant le siècle suivant qui fut, du reste, l’apogée de l’architecture civile.

Les communes du Midi conservèrent leurs franchises jusqu’au XVIᵉ siècle, l’époque néfaste des guerres de religion qui causèrent la destruction d’un grand nombre d’édifices de toute nature.

La maison commune de Saint-Antonin (Tarn-et-Garonne) est peut-être la seule qui fut épargnée et elle nous est restée comme un exemple, à peu près intact, sauf le sommet du beffroi, des dispositions prises par les architectes au XIIIᵉ siècle, date probable de cet édifice municipal (fig. 200).

La petite ville de Saint-Antonin, qui avait obtenu sa charte communale dès 1136, eut beaucoup à souffrir de sa fidélité au comte de Toulouse, Raymond VI, et,

pendant la guerre contre les Albigeois, elle fut prise deux fois par Simon de Montfort, puis vendue par son fils Gui de Montfort à saint Louis en 1226. C’est sans doute à cette époque que fut élevé l’édifice qui subsiste et porte le caractère particulier de la maison commune: le _beffroi_, c’est-à-dire la manifestation monumentale de l’autorité et de la juridiction communale.

L’édifice se compose d’un simple bâtiment de forme rectangulaire à trois étages, dominés par le beffroi carré; le rez-de-chaussée est une halle communiquant avec un marché adjacent et la rue, étroite, qui passe sous le beffroi; au premier étage se trouve la salle communale et une petite salle dans la tour; le deuxième étage est semblable au premier.

On sait quelle fut la force d’expansion de l’art français dès la fin du XIIᵉ siècle et nous en avons étudié les effets dans l’_architecture religieuse_; l’influence française paraît s’être exercée également par l’architecture civile, car nous voyons des édifices municipaux, élevés vers la fin du XIVᵉ siècle en Italie,--à Pienza et autres villes,--qui présentent une analogie, une ressemblance même avec celui de Saint-Antonin construit vers le milieu du XIIIᵉ siècle.

Les maisons communes du Nord, en Allemagne et en Belgique, semblent avoir été bâties sur un plan à peu près uniforme; un beffroi s’élevait au centre de la façade qui accuse de grandes salles, à droite et à gauche au premier étage, et dont l’étage inférieur était une halle pour la vente de diverses marchandises.

La maison commune d’Ypres, en Belgique,--dite la halle aux draps depuis la construction au XVIIᵉ siècle du nouvel hôtel de ville,--qui existe encore, est un des plus beaux exemples de cette disposition.

Elle fut commencée en 1202 et terminée en 1304. La façade, qui mesure 140 mètres de longueur, est percée de fenêtres en arc brisé. Chaque extrémité est marquée par une élégante tourelle et le centre est magnifiquement accusé par un immense beffroi carré, qui est la partie la plus ancienne de l’édifice dont la première pierre a été posée en 1200 par Baudouin IX, comte de Flandre.

A Bruges, le beffroi, ou tour des halles, commencé à la fin du XIIIᵉ siècle et terminé un siècle plus tard, est également un exemple intéressant des maisons communes des villes de ce temps.

L’édifice contient les halles, les salles communales, et l’ensemble des bâtiments municipaux est dominé par un beffroi qui atteint une hauteur de 105 mètres.

L’hôtel de ville de Bruges, remplaçant la première maison commune, fut élevé sur la place du Bourg, de 1376 à 1387 et dans un caractère architectural tout différent, car son aspect, très élégant par ses détails, le fait ressembler plutôt à une chapelle somptueusement décorée qu’à un édifice municipal.

Enfin, comme spécimen des hôtels de ville élevés en Belgique aux XIVᵉ et XVᵉ siècles, il faut citer celui de Louvain. Il rappelle Bruges par son architecture couverte d’ornements et surtout par sa disposition générale qui donne l’impression d’un monument religieux.

Il fut construit de 1448 à 1463 par _Mathieu de Layens, maître maçon de la ville et de sa banlieue_. L’édifice, avec ses trois étages, est de forme rectangulaire dont les pignons, percés de trois étages de fenêtres en arc brisé, sont d’une extrême richesse de moulures, de statues et d’ornements sculptés. Il est couvert par un comble très aigu, décoré de plusieurs étages de lucarnes; les

pignons sont couronnés par trois élégantes tourelles ajourées et surmontées de délicates pyramides. Les façades latérales sont ornées de trois étages de statues et de sculptures allégoriques, couvrant toute la surface avec une véritable profusion; aussi ces dentelles de pierre, trop délicates, ont subi les atteintes un peu rudes du climat et elles ont dû être refaites en partie vers 1840.

_Beffrois._--Dès les premiers temps de l’affranchissement des communes, le signal des réunions était donné par les cloches, qui n’existaient alors que dans les tours des églises et qui ne pouvaient être sonnées qu’avec l’autorisation du clergé. On conçoit que le nouvel état de choses occasionna des conflits sans cesse renaissants, le clergé régulier n’étant pas disposé à favoriser ce mouvement--_séparatiste_--qui était une atteinte portée à ses droits féodaux. Afin d’éviter ces luttes incessantes les bourgeois établirent des cloches au-dessus des portes des villes; puis vers la fin du XIIᵉ siècle et dès le commencement du XIIIᵉ, ils élevèrent des tours destinées à contenir les cloches de la ville.

C’est l’origine du _beffroi_, expression visible des franchises communales. Il faisait corps avec la maison commune, mais il était aussi souvent un édifice isolé.

Le beffroi isolé était une grosse tour carrée, à plusieurs étages et couronnée par un comble en charpente, recouvert d’ardoises ou de plomb; l’un des étages renfermait les cloches et au sommet se trouvaient les clochettes du carillon.

A l’étage supérieur un logement, ouvert sur le pourtour d’une galerie, était ménagé pour le guetteur qui avertissait les habitants de tous les dangers ou événements

extérieurs et signalait les incendies. Les cloches du beffroi sonnaient le lever du soleil et le couvre-feu.

Le carillon indiquait les heures et leurs divisions, et il mêlait, aux jours de fête, les notes joyeuses de ses clochettes à la voix profonde et solennelle de la grosse cloche.

L’usage de sonner la grosse cloche pour signaler les incendies est encore suivi dans un grand nombre de villes du Nord, dont la plupart ont conservé leurs beffrois malgré les modifications qu’ils ont subies à différentes époques.

La tour du beffroi contenait ordinairement une prison, une salle de réunion pour les échevins, des dépôts d’archives, des magasins d’armes; elle fut longtemps l’unique maison commune.

En Belgique, les beffrois isolés--celui de Tournai, fondé en 1187, reconstruit en partie à la fin du XIVᵉ siècle; celui de Gand, qui date de la fin du XIIᵉ siècle pour la tour carrée surmontée d’une flèche moderne--nous donnent des exemples de ces premiers édifices municipaux.

En France, il existe encore quelques édifices de ce genre particulier.

Le beffroi de Calais, dont la tour carrée, construite pendant les XIVᵉ et XVᵉ siècles, est couronnée par une flèche octogone commencée à la fin du XVᵉ siècle et ne fut terminée que pendant les premières années du XVIIᵉ siècle.

Le beffroi de Béthune, qui remonte au XIVᵉ siècle, se compose d’une tour carrée cantonnée d’échauguettes hexagones encorbellées sur trois de ses angles; le quatrième est de même forme, mais il monte de fond et renferme l’escalier à vis qui dessert les divers étages de la tour et aboutit à une plate-forme crénelée; au-dessus s’élève une élégante pyramide couronnée par la tourelle

du guetteur, dont les détails, aussi bien que la forme, ont dû inspirer l’architecte de Louvain pour la forme

des tourelles qui couronnent les pignons de l’hôtel de ville. Dans l’étage supérieur se trouvent les grosses

cloches et, dans le campanile au-dessus, sont disposées les clochettes du carillon. Au sommet de la tour et sur

chaque face, un grand cadran marque les heures suivant l’usage établi depuis le XIVᵉ siècle, après l’application courante des grandes horloges.

Les villes d’Auxerre, de Beaune, d’Amiens, d’Évreux, d’Avignon ont conservé leurs beffrois.

A Amiens, le beffroi, élevé au XIIIᵉ siècle, a été surmonté,

au siècle dernier, d’un dôme carré; mais il a conservé, dit-on, sa grosse cloche du XIVᵉ siècle.

Le beffroi d’Évreux existe encore tout entier à peu près tel qu’il a été construit au XVᵉ siècle. Celui d’Avignon, de la fin du XVᵉ siècle, a été fort heureusement conservé lors de la reconstruction de l’hôtel de ville moderne.

A Bordeaux, la porte de l’hôtel de ville, dite la _grosse cloche_, nous montre un exemple de la tradition ancienne, suivant laquelle on établissait un beffroi au-dessus des portes de ville. Le beffroi de Bordeaux, qui paraît être de la fin du XVᵉ siècle, est particulièrement remarquable; il est formé de deux tours, reliées par une courtine dans laquelle s’ouvre un passage couvert par des arcs; un autre arc au-dessus abrite la grosse cloche, et l’ouvrage est couronné par un comble central accosté des deux combles coniques des tours latérales.

Les halles, les entrepôts et les Bourses étaient souvent des dépendances des maisons communes et, s’il reste encore quelques exemples de ces établissements: halles et entrepôts, les Bourses ou salles de réunion destinées aux marchands sont plus rares. Nous pouvons cependant signaler, à Perpignan, une maison dite la Loge, construite en 1396 pour servir de Bourse au commerce des draps de la Catalogne française et du Roussillon, et qui est remarquable par les détails de sa construction et de sa décoration, qui rappellent les caractères de l’architecture espagnole du XIVᵉ siècle.

_Palais._--Au moyen âge, on désignait sous ce nom la demeure du suzerain, et la partie _capitale_ de son palais était la _basilique_, c’est-à-dire la grande salle où se rendait la justice.

Les seigneurs suivirent l’exemple du roi en construisant des palais dans la capitale de leurs seigneuries, comme celles de Dijon, de Troyes et de Poitiers principalement.

Les résidences urbaines des archevêques et des évêques prenaient également le nom de palais.

Les cours, les parlements et les tribunaux de l’officialité se tenaient dans le palais du suzerain ou dans celui de l’évêque, et certains bâtiments étaient publics. Une grande salle, la _grand’salle_, était la partie la plus importante de ces palais; elle occupait un vaste espace

couvert dans lequel se tenaient les cours plénières, les assemblées des vassaux et se donnaient les banquets. Elle était desservie par des galeries ou promenoirs, et une chapelle était toujours comprise dans le plan du palais. Celui-ci se composait du logis du seigneur et de ses gens, avec les dépendances souvent très étendues; puis des bâtiments pour les archives, des magasins, des prisons et toute espèce de constructions accessoires divisées par des cours et souvent même par des jardins.

A Paris, le _palais_ proprement dit, élevé dans l’île

de la Cité, comprenait des bâtiments construits depuis saint Louis jusqu’à Philippe le Bel et, à partir de l’époque de Charles V, il fut affecté spécialement au service de la justice.

Il paraît ne rester actuellement des constructions de saint Louis que la Sainte-Chapelle, les deux grosses tours et la courtine qui les relie, sur le quai de l’Horloge, ainsi que la tour carrée à l’angle du quai.

Parmi les palais des seigneurs on peut citer celui de Troyes, construit par les comtes de Champagne, et qu’ils habitèrent jusqu’au XIIIᵉ siècle, époque à laquelle ils établirent à Provins leur demeure seigneuriale; le palais des comtes de Poitiers, à Poitiers, était un des plus remarquables; il fut brûlé par les Anglais, en 1346, puis réparé ou rebâti à la fin du XIVᵉ siècle par le frère du roi Charles V, le duc Jean de Berry, qui fit

élever, entre autres ouvrages, la curieuse cheminée de la grande salle, qui sert aujourd’hui de promenoir, ou de salle des pas perdus, au Palais de Justice.

Les palais des évêques ont un caractère différent. Ils étaient le plus souvent à côté des cathédrales avec lesquelles ils communiquaient et ils s’élevaient au nord ou au sud, selon les dispositions locales. Le signe caractéristique du pouvoir épiscopal qui était tout à la fois religieux et civil, tout au moins dans les premiers siècles du moyen âge, c’est la grande salle qui devint plus tard l’officialité et la salle synodale. L’évêché de Paris, reconstruit vers 1160, par Maurice de Sully, conservait ce caractère particulier qui est encore plus accusé à Sens, par une salle magnifique dépendant de l’évêché et dite salle synodale.

Les habitations des chanoines étaient placées également

près des cathédrales, mais du côté opposé au palais épiscopal; elles étaient entourées d’une enceinte fermée le soir. Les chanoines étaient destinés à aider l’évêque pour desservir la cathédrale, et ils vivaient en commun dans les dépendances de la cathédrale avec laquelle elles étaient reliées par des galeries et un cloître[88].

Les palais épiscopaux étaient souvent remarquables par les recherches de leur construction; ceux de Beauvais, d’Angers, de Bayeux, d’Auxerre, ont conservé des vestiges de leurs bâtiments primitifs.

L’ancien palais épiscopal de Laon[89] montre les progrès réalisés par les architectes du XIIIᵉ siècle, qui faisaient quelquefois du palais même une seconde ligne de défense se rattachant, comme à Laon, aux remparts de la cité.

Cette disposition existait également à Narbonne. Rebâti à la fin du XIIIᵉ siècle et pendant le siècle suivant, l’évêché était alors une place forte, témoignant de la puissance de ses évêques par l’importance de leur palais, qui était, après celui d’Avignon, une des plus grandes résidences épiscopales.

Du reste, à partir de cette époque, la demeure des évêques prend des proportions considérables, en rapport avec les immenses cathédrales qui s’achevaient ou s’élevaient en ce temps; le palais épiscopal s’agrandissait dans ses bâtiments principaux et dans ses dépendances selon la puissance temporelle et la richesse de l’évêché; on peut en avoir une idée par la chapelle particulière de l’archevêché de Reims, élevée vers le milieu du XIIIᵉ siècle.

L’archevêché d’Albi présente cette particularité qu’il ressemble à un château féodal, avec ses bâtiments dominés par un donjon, et défendu par des murs, des tours qui se relient aux remparts de la cité et à la grande forteresse, c’est-à-dire la cathédrale, commandée elle-même par un clocher qui est plutôt un formidable donjon[90].

Ces dispositions défensives, transformant l’église et la demeure de l’évêque en forteresse, s’expliquent par les guerres dont ce pays avait été le théâtre et dont

Albi avait, plus que toute autre ville, subi les terribles conséquences.

Le palais des papes, à Avignon[91], commencé au XIVᵉ siècle par le pape Benoît XII, est, avec le palais des évêques à Narbonne, un des plus beaux exemples des évêchés-forteresses du moyen âge.

Au commencement du XIVᵉ siècle, les papes, ayant fait d’Avignon leur nouvelle résidence, élevèrent une vaste habitation sur le rocher des Doms, dominant le Rhône. Benoît XII détruisit le palais de son prédécesseur et il commença en 1336, sur les plans de l’architecte français Pierre Obrier, l’immense palais-forteresse qui existe encore aujourd’hui. Continué par les successeurs de Benoît XII, les papes Clément VI, Innocent VI, Urbain V qui fit creuser le puits de la cour principale, et Grégoire XI, le palais des papes était achevé, ou du moins en état de défense lorsque Pierre de Luna, élu pape sous le nom de Benoît XIII, y soutint en 1398 un siège mémorable.

Cet immense édifice, dont les constructions grandioses couvrent un espace considérable, fut élevé en moins de soixante ans et cet ensemble formidable fut complété, dans le même temps, par l’enceinte fortifiée de la ville, qui se développe sur une étendue de près de cinq kilomètres.

* * * * *

Le palais des papes à Avignon, par la conception d’ensemble, la science architectonique qui a présidé à sa construction, aussi bien que par le goût de sa décoration, est supérieur à tous les édifices élevés en Allemagne et en Italie, soumises alors à l’influence française.

Cet admirable monument est une œuvre entièrement et absolument française, réunissant comme à souhait tous les caractères: religieux, monastique, militaire et civil de l’architecture dite _gothique_, mais qui mérite, à juste titre, la dénomination que nous aurions voulu lui donner: l’_Architecture nationale au moyen âge_.

C’est à bon droit qu’il faudrait enfin lui rendre justice, car les immenses églises, les superbes cathédrales, les formidables châteaux et les palais forteresses, tous les chefs-d’œuvre de l’art qui sont l’honneur de nos musées, toutes les manifestations de l’art, enfin, qui sont et resteront, non des motifs d’imitation, mais d’admirables sujets d’études, ont été créés par des _architectes français_.

Ce sont nos ancêtres architectes, religieux ou laïques, qui ont donné à l’art _national_, c’est-à-dire l’_architecture_, cette force d’expansion qui répandit partout son action civilisatrice pendant le moyen âge. Ce sont les architectes français qui ont propagé dans tous les pays, surtout en Allemagne et en Italie, les méthodes monumentales et les enseignements de l’art sous toutes ses formes. Ce sont nos constructeurs et nos artistes qui ont établi dans toute l’Europe occidentale, et jusqu’en Orient, la suprématie de l’art français. Et si une évolution qui s’est produite au XVIᵉ siècle a exercé sur nous une influence éphémère, il ne faut pas oublier que ce mouvement, novateur en apparence, avait été préparé par les artistes français qui ont porté, haut et loin, la gloire et la renommée de notre cher pays.

TABLE DES GRAVURES

Pages.

FIGURE 1.--Plan d’une des coupoles de Saint-Front, à Périgueux 19

-- 2.--Pendentif d’une des coupoles de Saint-Front, à Périgueux 20

-- 3.--Coupe d’un pendentif sur la diagonale 21

-- 4.--Plan d’une des coupoles d’Angoulême ou de Fontevrault 22

-- 5.--Coupe d’une travée des coupoles d’Angoulême 22

-- 6.--Coupe d’une travée de l’église de Saint-Avit-Senieur 23

-- 7.--Plan d’une voûte sur arcs ogifs ou croisée d’ogives 24

-- 8.--Coupe d’un arc ogif ou croisée d’ogives 25

-- 9.--Plan d’une travée de la nef à Saint-Maurice d’Angers 26

-- 10.--Coupe transversale de la nef, à Saint-Maurice d’Angers 27

-- 11.--Plan d’une travée de la nef.--Sainte-Trinité, à Laval 28

-- 12.--Coupe de deux travées de la nef.--Sainte-Trinité, à Laval 29

-- 13 et 14.--Coupes comparées des églises d’Angoulême et d’Angers 30

-- 15.--Vue perspective des voûtes de la nef.--Saint-Maurice, à Angers 31

-- 16.--Plan du sommier des voûtes de la nef.--Sainte-Trinité, à Laval 32

-- 17.--Plan d’un des piliers de la nef.--Sainte-Trinité, à Laval 32

-- 18.--Plan de la nef de l’église de Saint-Maurice, à Angers 34

-- 19.--Plan de l’église de la Sainte-Trinité, à Angers 35

-- 20.--Coupe d’une travée de la Sainte-Trinité, à Angers 36

-- 21.--Coupe transversale de la Sainte-Trinité, à Angers 37

-- 22.--Coupe d’une église à nef unique voûtée sur croisée d’ogives et maintenue par des contreforts 38

-- 23.--Coupe d’une église à trois nefs voûtée sur croisée d’ogives et maintenue par des arcs-boutants 39

-- 24.--Église de Durham (Angleterre).--Coupe 43

-- 25.--Église de Noyon.--Plan 44

-- 26.--Église de Noyon.--Coupe transversale 45

-- 27.--Église de Tournai (Belgique).--Transsept nord extérieur 46

-- 28.--Église de Moissac.--Voûte de la salle au-dessus du porche 47

-- 29.--Église de Tournai (Belgique).--Transsept nord extérieur 47

-- 30.--Cathédrale de Soissons.--Transsept sud.--Coupe de l’arc-boutant 48

-- 31.--Cathédrale de Soissons.--Vue perspective du transsept sud 49

-- 32.--Église de Laon.--Plan 51

-- 33.-- -- -- Vue intérieure de la nef 53

-- 34.-- -- -- Façade principale 54

-- 35.-- -- -- Façade de l’abside 55

-- 36.-- -- -- Coupe sur la nef 56

-- 37.--Notre-Dame de Paris.--Plan 57

-- 38.-- -- -- Coupe sur la nef 58

-- 39.-- -- -- Arcs-boutants et tour sud 59

-- 40.--Cathédrale de Sens.--Plan d’une travée 60

-- 41.-- -- -- Coupe sur la nef 61

-- 42.-- -- -- Vue intérieure 62