L'Anti-Justine; ou, Les Delices de l'amour

Chapter 29

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J'aurai mon appartement chez lui ce soir. Je suis restée tard au lit, y étant toute embaumée, et enveloppée dans deux peaux de veaux, qui m'ont été apportées hier soir encore chaudes; afin d'avoir la peau des cuisses et des fesses presque aussi satinée que vous. Ainsi, belle Conquette! je vous dois ma fortune. J'en remercie votre adorable con, et surtout votre voluptueuse chaussure. En chemin, mon généreux fouteur m'a promis que dans très peu de temps il me ferait enculer en sa présence, par un joli jockey, auquel il s'est déjà fait enculer lui-même deux fois, dans deux circonstances où il avait ressenti au trou du cul un violent prurit. C'a été son expression. Adieu... ou avit, ô divine fouteuse!'

Nous fûmes tous ébahis! Tendrelys embrassa Conquette-Ingénue, en s'écriant:

-- Ah! si l'on vous connaissait!...

Je voulais aller détromper mon gendre volé. Ma fille m'en empêcha:

-- Il n'était l'amant que de ma chaussure; il ne lui est pas infidèle; il a tout ce qu'il lui faut.

Tendrelys applaudit à cette réponse:

-- Je ne dis mot: mais je n'en pense pas moins, ajouta-t-elle.

La Brideconnin, pour être plus à nos parties, qui lui donnaient des plaisirs inconnus, avait fait venir chez elle, ce jour-là, une soeur de son mari, fort grêlée; mais la plus provocante tétonnière de 18 ans qu'on puisse voir. La garce ne croyait pas que la laideron tenterait, toutes nos dames étant jolies, et deux parfaitement belles. Ce fut cette tétonnière, faite au tour, à taille guêpée, comme les Comtoises, qui nous servit. Mais dès qu'elle eut fait bander, pour lui éviter de la peine, les hommes allèrent chercher les assiettes... Au dessert, on me somma de raconter l'histoire des cons dépucelés dont avait parlé Minone, et que Mme Ingénue-Conquette m'avait empêché de faire à souper, de peur qu'elles ne fussent trop savoureuses! J'y consentis.

Chapitre XLVIII Histoire des phénix dénichés.

Je vais (dis-je en m'essuyant la bouche, et baisant les tétons de mon active fouteuse) vous conter comment j'ai dépucelé Victoire-Beauxtalons; Virginie-Moteblonde; Rosalie-Con-Rose, ainsi que Suzonète, sa soeur cadette; Manon-Aurore-Sourismignard; Léonor-Robé, femme de Margâne le parfumeur; la seconde et la troisième Consfriands, Saccadine et Voixflûtée.

La première fois que je vis la voluptueuse Beauxtalons, elle était en déshabillé brun, bas fins de coton, souliers de maroquin noir; talons plus hauts que ceux de Conquette. Elle me donna des désirs violents; je la suivis; c'était le soir. Elle entra dans l'allée à côté de la boutique de sa mère. L'escalier était obscur. J'étais sur ses talons. Elle ouvrit le premier, dont les volets étaient fermés. Nuit profonde. J'étais entré avec elle.

-- Ah! c'est vous, Monsieur Copahü, dit-elle en m'entendant respirer...

Je lui mis la main sous la jupe.

-- Oh! voilà toujours comme vous faites!... Laissons donc les volets fermés.

Je cherchais un lit. Elle y recula. Je l'y renversai.

-- Mon dieu! allez, que vous êtes terrible!

Et elle s'arrangeait néanmoins commodément pour tous deux. J'insère. Elle riposte, en disant:

-- Il faut bien faire comme ça, sans quoi vous dites qu'on ne vous aime pas.

La jouissance fut délicieuse, quoique simple et sans accessoires. Mais Victoire était si belle, et je l'avais tant désirée!... Je voulais sortir sans être connu. On frappa. Je suivis ma monture effrayée qui courait ouvrir, quoique je la retinsse. en disant:

-- C'est ma mère, ou ma soeur. Restez ou sortez, comme il vous conviendra?

-- Je sors.

Elle

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