L'Anti-Justine; ou, Les Delices de l'amour
Chapter 22
-- Comment ces bougres-là peuvent-ils avoir une idée de notre bonheur, et de ce qu'est le connin de votre maîtresse, s'ils n'en tâtent pas?... Je n'entends nullement qu'ils y déchargent; mais seulement qu'ils y plongent rapidement leurs vits, pour en palper le satiné. Dès qu'un des enconneurs sera retiré, le mieux en état de nous deux, vous ou moi, achèvera Madame, et la fera décharger!
-- Je le veux bien (répondis-je).
Cordaboyau, bandant roide, se présenta. Nous renversâmes ma fille sur le foutoir, nous la troussâmes, et nous déclarâmes que nous nous tenions prêts à le désarçonner, dès qu'il aurait senti le velouté de l'étroit connin de notre fouterie, et que le clignotement de ses yeux annoncerait l'éruption du foutre.
-- En ce cas (s'écria le bougre), que l'une de ces trois garces se couche-là le con pommadé, pour que mon vit convulsivant s'y précipite et décharge!
On pommada Rosemauve. Cordaboyau enconna lentement Conquette, dont le satiné le fit se récrier... mais il plongea jusqu'au fond. On l'observait. Il clignota de l'oeil. Aussitôt Brisemote et Traitdamour l'enlevèrent comme une plume, en jurant:
-- Le sacré bougre! il va partir...
Et ils le mirent sur la brune Rosemauve bien écartée, et Conette dirigea le vit. Cette fille, la plus chaude des garces, si Mme Vitnègre ne l'eût pas surpassée, engloutit le vit en trois coups de cul sans intervalle. Cordaboyau déchargea en hurlant de volupté, Rosemauve l'étreignant avec une délicieuse fureur.
Cependant, ce que je voyais m'avait roidi, et j'enfonçais dans le con humide de ma déesse qui, suffisamment limée, déchargea deux fois, avant que je l'humectasse de mon foutre paternel... Elle gigotait, criotait, soupirotait.
-- Ah! (s'écria Traitdamour) vous êtes le dieu de son con, cher maître! il se fond en jus d'amour, quand vous le perforez! Voyez comme elle en donne, l'adorable enfant!... Allons, céleste coquine, trémousse, trémousse! Fous, divine garce! décharge...
Ce fut ensuite le tour de Brisemote. Conette, pommadée, fut étendue sur le foutoir... Il enconna ma fille. La grosseur du vit et sa roideur lui arrachaient de sourds gémissements; elle travaillait de toutes ses forces, mais le terrible engin avait encore plus de trois pouces pour toucher le fond. Tout à coup nous nous apercevons que le perfide Brisemote veut inonder, d'un torrent de sperme, le connin qu'il martyrise. Nous ne pouvions l'enlever et l'arracher, son vit lapait comme celui d'un gros dogue dans la vulve enflammée d'une grande levrette. En ce péril, nous implorâmes, Traidamour et moi, la pudeur de Conquette! L'adorable fouteuse, fidèle à nos vits, donna un coup de cul en arrière, et se déconna. Traitdamour plongea rapidement son braquemart en furie dans le con béant...
Brisemote, enragé, se jeta sur Rosemauve, qui ne s'y attendait pas, et la foutit en levrette, avec tant de brutalité qu'il la fit crier autant de douleur que de plaisir... Et, voyant Conette se lever:
-- Reste-là, garce! lui cria-t-il. Je suis dans une rage, par ce con velouté que fout Traitdamour, que j'enconnerais la rue Maubué et celle de la Tannerie...
En effet, Rosemauve, déconnée, il fondit sur Conette, la fit crier; enfila Minone sans intervalle, et reprit Rosemauve...
-- Que n'ai-je là notre putain d'hôtesse! la garce boite avec grâce, elle a de blancs tétons: qu'on me l'appelle!...
Nous lui préparions Rosemauve, qu'il encula.
Pendant ce temps-là, Traitdamour se délectait sur Mme Vitnègre, qui se plaignotait tendrement, et déchargeait sans cesse, parce que son enconneur ne la déconnait pas.
-- Que la bougresse qui est libre (nous dit-il), chatouille les petons de ma déesse; ça la fera me secouer.
-- Allons! m'écriai-je, que Minone lui chatouille le haut de la motte, la douce main de Conette les couilles du cruel pourfendeur, et moi je chatouillerai les pieds délicats de la belle enconnée!
Ce qui s'exécuta: de violents soubresauts, des cris, des blasphèmes de volupté, Foutu Dieu... Sacredieu... Dieu-con... Dieu-vit... marquaient l'égarement des deux conoeuvrants.
Cependant Cordaboyau flairait la chaussure mignonne de Conquette-Ingénue, et allait y mettre son vit:
-- Laisse donc! lui dit Rosemauve, tout enculée qu'elle était; cela est insensible; mon con est libre; que ne le fous-tu?
Le bougre lui mit le ventre en l'air, et, tandis que Brisemote la sousaccadait en cul, Cordaboyau lui saccada le con.
Je bandais si fort, en entendant et voyant tout cela, que j'allais enconner Minone ou Conette. Ma fille, qui déchargeait, me dit tendrement:
-- Un autre con... que le mien... peut-il vous tenter?...
Cette tendresse vraiment filiale, me toucha au coeur.
-- Ote-toi (dis-je à Traitdamour); tu dois avoir déchargé!
Il déconna. Et moi, ému d'un amour paternel sans bornes, j'enconnai ma fille, sans laver.
-- Mêlons nos trois foutres (lui disais-je en enfonçant); que ton con filial engouffre le vit paternel avec délices!... Remue du cul, adorable enfant! Rends-moi tout le foutre que j'ai déchargé dans le con de ta mère... pour te faire!... Ah! comme la garce remuait du cul, oscillait du con, le jour où je l'engrossai de toi! Elle était chaussée, parée, un peu chiffonnée, et si chaude qu'elle se mit sur moi et s'enconna. Pour m'exciter davantage, elle me disait en saccadant: "Pousse... Enfonce... mon con est frayé... je viens d'être foutue par ce beau commis aux Aides, dont tu es si jaloux..." Et elle saccadait... Pour moi... je foutis avec fureur... comme je te fous à présent... C'est moi qui t'ai engendrée, enfoutrée dans son con satiné... quoique tu ressembles à Louis XV qui... dit-on, l'a aussi foutue...
-- Mon cher père... ô vit divin! (répondit Ingénue, oppressée de foutre et de tendresse) je sens... à mon insatiable connin... que je suis votre fille... je le sens au plaisir... que me fait la céleste idée que mon... père me fout.... Décha--argeons ensemble, cher papa!... j'ai... plus de... foutre avec toi, qu'avec tout autre?... Ah! Ah!.. fourgonne... fourgonne, vit-papa... Le foutre... est long... à venir... J'ai tant foutu!... Mais je n'en ai que plus de plaisir... Ah! Ah!... foutre!... Dieu! Délices!... Vitnègre!... ô monstre, qui me déchirais, sans me pouvoir en--filer, que n'es-tu sur moi... ton vit noir me pourfendant le con... Foutamort... enfondre-moi... Cher papa... dieu-fouteur... je pars... je décha--a--arge... à l'intention... de... Foutamort...
Et elle se pâma, dans un égarement, un délire ineffables.
Cependant elle avait croisé ses jambes sur mes reins, et elle me faisait une jolie brouette de ses cuisses et de son con. Je dis qu'on la rechaussât, et, à chaque coup de cul, elle fit claquer l'un contre l'autre ses hauts talons, comme faisait sa mère, pour me rappeler en foutant la beauté de son pied. Ce spectacle parut si délicieux à mes trois drôles qu'ils enconnèrent en furieux, Traitdamour Rosemauve, Cordaboyau Conette, et Brisemote Minone, et qu'ils les firent crier comme des dépucelées.
Dès que j'eus émis, je dis à mon secrétaire de déconner, de m'enlever, et de me porter sur un fauteuil. Il m'obéit. Ma fille palpitait. Je la montrai se chatouillant elle-même le con. Traitdamour rebanda comme un enragé; il se précipita sur elle.
-- Enculez-moi, s'il vous plaît, Monsieur (lui dit-elle), il me semble que ça me fera mieux...
-- Décharger (s'écria le bougre). Vous avez le con trop fatigué.
Et il lui perça le cul sans mouiller.
-- Je vais... redécharger (lui dit-elle, en continuant de se branler elle-même).
-- Attendez! attendez! (lui cria le jeune et vigoureux perforeur); je vous branlerai, en vous enculant.
Conquette enculée et branlée, roucoulait de plaisir...
En ce moment, Brisemote, qui finissait Minone, se jeta sur Rosemauve, abandonnée par Traitdamour, pour ma fille. Elle se fit enculer et branler. Cordaboyau retourna Connète, et lui en fit autant. Minone, libre, alla gamahucher ma fille, que son frère tenait enculée; et moi, je branlai Minone. Les trois bougresses se récriaient que l'enculage branlé était divin.
Pour moi, j'étais sur mon fauteuil, un doigt dans le con de Minone, que j'avais à peine la force de branler, tombant de sommeil, et bandant encore pour toutes quatre; il me devenait indifférent laquelle j'enconnasse. Je le dis. Brisemote m'avança Rosemauve tout enculée. J'allais enconner la vive Brune. Minone se retourna, mit ses fesses d'albâtre sur ce con noir, et me présenta son con.
-- Que je te voie! (s'écria Conquette, en s'arrachant du cul le vit de Traitdamour) si Cupidonnet doit mourir en rut, c'est dans mon con!...
Elle se mit sur Minone, m'étreignit dans ses bras et m'engouffra.
-- Ah! (s'écria Brisemote, qui nous portait tous quatre) que n'ai-je le vit assez long pour les enculer toutes trois!
Ainsi finit cette belle soirée. La partie fut remise au dimanche suivant. Conquette, après avoir fait amplement bidet, se coucha modestement. Je ne pouvais marcher. Mes trois gaillards remenèrent leurs belles, et revinrent me prendre, pour me porter chez moi, où ils me mirent au lit.
Chapitre XXXIII De la fouteuse sensée. Histoire.
Le lendemain, après mon travail, je vins voir ma fille. Elle était dans mon magasin. Elle m'embrassa la première, et me dit:
-- Au nom de Dieu, cher papa, ménagez-vous! j'ai besoin de votre tendresse paternelle plus que jamais... Que deviendrais-je si je vous perdais? Vous êtes le meilleur des pères; vous me donnez le nécessaire et la volupté. J'ai un bijou insatiable; mais votre Traitdamour l'emplit et le satisfait au delà de toute vraisemblance. Je suis bien sensible au don que vous m'en avez fait. Aussi la reconnaissance et la tendresse sont pour vous; je ne lui donne que du...
-- Foutre, mon adorable fille... Tu es toujours également modeste.
-- J'ai aussi beaucoup d'obligation à Traitdamour d'avoir amené sa petite soeur et sa jolie maîtresse; surtout d'avoir donné celle-ci à ses deux vaillants camarades pour me rester plus entier et vous soulager d'autant, vu mon extrême chaleur. Ces jeunes filles sont de bonnes petites créatures, et valent mieux que Rosemauve, qui cependant n'est pas sans mérite... Ménagez-vous, cher papa. Ne voyez que moi; c'est bien assez. Une partie, tous les huit jours, suffira pour vos forces. Traitdamour me donnera le surplus de ce qu'il me faut. En ne jouissant que les dimanches, les garçons, les petites, tout comme nous, l'appétit et le plaisir seront plus grands; nous passerons une demi-journée délicieuse... Mais je suis jalouse de vous et du beau Traitdamour; ne le mettez qu'à moi. Avertissez-les tous de cela. C'est mon caractère que la jalousie. Et puis, où trouveriez-vous une femme ou fille qui me vaille? Toujours propre, abluée à chaque pipi, autant par volupté que par délicatesse; car j'ai cet endroit, que vous avez la bonté de trouver charmant, toujours si chaud que je ne le mets jamais dans l'eau qu'avec une volupté qui approche de la jouissance. Ne me le mettez donc pas de la semaine, pour avoir plus de plaisir, sans vous tuer, le dimanche. Ne me touchez ni le bijou, ni le sein!
-- Non (répondis-je); durant la semaine, je ne baiserai que ton joli pied. Et je veux toujours avoir une de tes chaussures au trumeau de ma cheminée!
-- Rien de si flatteur, répondit-elle, que d'être ainsi adorée jusque dans sa parure. Aussi mon pied est-il soigné, comme vous l'adorez. Je le lave à l'eau-rose deux fois le jour matin et soir, et après avoir marché.
-- Ah! céleste fouteuse, que je le baise, que je le baise!
-- Point de ces mots-là! dans la semaine: ils vous excitent... Baisez votre idole! j'y ai autant de sensibilité qu'ailleurs; mais restez-en-là... Du reste, je suis à vous. Vendez-moi, livrez-moi, quand vous le voudrez; je me donnerai avec plaisir pour vous; comme une autre Ocyrhoé.
[lacune]
Je me privai donc, malgré moi; mais par nécessité; je me contraignais.
[autre lacune]
Mais j'avais à ma cheminée sa chaussure rose à talons verts, à laquelle je rendais mon hommage tous les jours en l'honneur de la fille la plus pieuse et la plus dévouée qui ait jamais existé. Conquette-Ingénue, à qui je le dis le samedi, en fut transportée de joie. Elle darda sa langue, me fit sucer ses tétons, palper son poil soyeux, se mit à genoux, et dit avec ferveur:
-- Mon Dieu! je vous remercie de m'avoir fait naître d'un si bon père! Nous ne vous offensons pas; je rends à mon papa en plaisirs délicieux les soins qu'il a pris de mon enfance. Je suis le baume et le charme de sa vie; il est le baume et le charme de la mienne! Bénissez-nous!
Elle fit trois signes de croix, baisa la terre, et se releva, en disant:
-- Doux Jésus, qui le mettiez à Madeleine, elle était aussi votre fille; et en amour, vous le savez par expérience, rien n'est si voluptueux que l'inceste!...
Je fus si édifié de cette prière que je me propose de la faire recommencer, à la fin de nos parties.
Un instant après, à 8 heures et demie, toute la petite société, Traitdamour, Minone sa soeur, Conette sa maîtresse, Rosemauve, Cordaboyau et Brisemote, vinrent prendre langue pour la réunion du lendemain. Je donnai le mot et les retins à souper. Il y avait un excellent gigot de 18 livres, et du vin de Bourgogne, avec un pâté chaud. Après le repas, voulant les émoustiller tous, et moi-même, je fis lire par Rosemauve, devant nos hôtes, l'histoire suivante:
Chapitre XXXIV De l'homme-à-queue.
-- Vous aimez les histoires, dis-je, ne voulant pas manger de pâté; nous aurons demain toute autre chose à faire: je vais en conter une, pendant que vous achèverez de souper.
Un rire d'aise précéda le silence.
Il y avait à Sens, une veuve encore belle, quoique mère de six filles, dont l'aînée, qui atteignait vingt ans et se nommait Adélaïde. La seconde, Sophie, n'en comptait pas encore dix-neuf; la troisième, Julie, en avait près de dix-huit; Justine dix-sept; Aglaé seize, et enfin Emilie, la cadette, quinze ans. Quant à la maman, mariée à treize, accouchée de son aînée à quatorze, elle avait trente-quatre ans. Mme Linars (c'est son nom) avait en outre deux nièces de quinze et vingt-deux ans, Lucie et Annette-Bar, une jolie femme de chambre de dix-huit, outre une cuisinière, grande et belle fille de vingt ans. Le mari avait mal fait ses affaires, avant que de mourir. La veuve ne soutenait sa nombreuse famille qu'avec le revenu de sa dot, qui rapportait cinq à six mille livres. On était gêné; car les nièces n'avaient que quinze cents livres de rentes entre elles deux. C'était onze jeunes personnes à entretenir avec 7500 francs.
Il parut alors à Sens un gros et bel homme dont la physionomie annonçait trente ans, encore qu'il n'en eût que 20. Il passait pour très riche. Et, en effet, il l'était. Ses bras et sa poitrine étaient couverts de poils. Il avait le regard dur et presque féroce; mais son sourire l'adoucissait, et il souriait toujours en voyant de jolies femmes. L'aînée des demoiselles Linars était charmante; Fysitère la vit et en devint éperdument amoureux, quoiqu'il eût alors dans son sérail une femme mariée enlevée à Paris, de l'aveu du mari même; la soeur d'icelui, vendue par son père, et une superbe carmélite, leur cousine, qui s'était livrée elle-même, parce qu'elle était hystérique. Mais toutes ces maîtresses étaient alors enceintes, et Fysitère n'en jouissait que pour avoir des enfants. Il alla chez Mme Linars, pour lui demander en mariage Adélaïde.
Le velu, en voyant onze femmes dans une seule maison, tressaillit d'aise... Il étala sa fortune, et proposa d'épouser l'aînée. Trente mille francs de rente qu'il prouva (il en avait bien davantage!) le firent accepter sur-le-champ. Il rendit ensuite des visites jusqu'au mariage, et fit des présents, tant à sa prétendue qu'à la mère, aux belles-soeurs, à Lucie et Annette-Bar, les deux nièces, ainsi qu'à Geoline et à Marète, la femme de chambre et la cuisinière. Ce fut avec ces présents qu'il attaqua leur vertu... Mais il faut quelques préliminaires, qui fassent mieux connaître ce personnage.
Fysitère était un de ces hommes poilus qui descendent d'un mélange de notre espèce avec celle d'hommes-à-queue de l'isthme de Panama, et de l'île de Bornéo. Il était vigoureux comme dix hommes ordinaires; c'est-à-dire, qu'il en aurait battu dix à armes égales, et qu'il lui fallait, à lui seul, autant de femmes qu'à dix hommes.
A Paris, il avait acheté la femme d'un nommé Guae, un scélérat, qui la lui avait vendue et l'avait livrée. Fysitère la tenait exactement renfermée depuis. Il jouissait de cette infortunée, la plus provoquante des femmes, et qui avait beaucoup de tempérament, dix à 12 fois par jour. Ce qui la fatiguait tellement qu'elle lui avait donné le conseil d'acheter de leur père sa soeur cadette, nommée Doucète, qui partagerait le travail. Il le fit. Mais ces deux femmes avaient été bientôt sur les dents. Heureusement, un confesseur de nonnes découvrit alors pour le velu la religieuse hystérique, cousine des deux victimes; il la tira de son couvent, sous prétexte de lui faire prendre les eaux, et la livra au Fysitère, qu'elle occupa seule pendant quelques semaines. Ce qui avait reposé ses deux cousines.
C'est à cette époque que l'homme-à-queue était venu à Sens, et qu'il avait vu la famille Linars. Avant qu'il eût Mme Guae, on lui amenait trois filles couturières chaque matin. Mais les précautions qu'il était obligé de prendre pour sa santé, avec des créatures qu'il laissait libres, le dégoûtèrent de cette jouissance. D'ailleurs, comme il avait formé le projet de multiplier l'espèce des hommes-à-queue et d'en peupler l'île entière de Bornéo, pays originaire, il voulait pouvoir surveiller tous les enfants qui lui naîtraient. Ses trois femmes étant grosses, il ne voulait plus les fatiguer. Quand il fut lié avec Mme Linars, il aurait bien cherché à déflorer sa future, ou à se donner une des nièces; ou la cuisinière, ou la femme de chambre. Mais il trouva que tout cela avait ses inconvénients. Il réserva ce supplément de ressources pour après son mariage. La première qu'il attaqua, ce fut sa belle-mère future. Il lui fit un jour un présent de deux mille écus en espèces. Et, la voyant dans l'extase de la reconnaissance, il lui mit la main sous la jupe, en lui disant:
-- Autant tous les six mois, si je vous le mets. Et ne craignez pas de faire du tort à votre fille! Elle n'en aura que trop de reste...
Comme il était extrêmement fort, tout en parlant, il la renversait, l'enfilait. La dame se trouva prise sans l'avoir prévu. Elle fut rabatelée une dizaine de fois, tant elle était vigoureusement contenue... Enfin devenue libre, elle lui dit:
-- Oh, quel homme!
-- Je suis tel (répondit-il) que votre fille et vous, quand vous m'aurez toutes deux, me donnerez vous-même des maîtresses, pour vous reposer.
La dame, qui aimait le jeu d'amour, sourit, en rougissant d'espérance et de plaisir.
Elle fut exploitée tous les jours, en attendant celui du mariage de sa fille. Quand ce jour fut arrivé, effrayée pour une jeune vierge, elle pria l'inépuisable Fysitère de la ménager!
-- Six fois, répondit-il, pas plus, si vous me promettez de me recevoir ensuite, ou de me donner Lucie, l'aînée de vos nièces?
-- Non; mais je vous donnerai Geoline, ou Marète, celle que je pourrai avoir le plus facilement...
Le soir des noces, Fysitère, quoiqu'il eût toutes les nuits fourbi Mme Linars, était impatient à trépigner, d'avoir sa mariée. Il l'enleva comme une plume, dès qu'on eut soupé, se jeta sur elle, et lui fit pousser des cris effrayants. La mère, alarmée, accourut avec Geoline, au moment où Fysitère, sans trop s'embarrasser des gémissements de la jeune personne, la recommençait. La mère le laissa l'achever. Puis, sur l'instante prière de sa fille, elle la retira du lit, pour laver le sang et le suc d'homme dont sa conque martyrisée était remplie. Fysitère saisit alors Geoline, et la viola, malgré ses clameurs. Il la retint sous lui quatre à cinq fois... Elle profita d'un intervalle pour s'échapper. Mais Fysitère menaça Mme Linars, si elle ne remplaçait pas sa fille, de tourmenter celle-ci jusqu'au jour... La dame était fatiguée. Elle alla chercher Marète, qu'elle enferma dans la chambre nuptiale. Fysitère la viola, et la contint sous lui quatre fois; puis il lui permit de dormir.
Dans le jour, il assoupit les plaintes des deux filles domestiques, et même il les gagna, en leur constituant douze cents francs de rente à chacune. Mais elles demandèrent du repos, pour la nuit suivante... Le soir, Fysitère ramona six fois sa nouvelle épouse, qui prit un peu de goût à la chose; puis sa mère, reposée, fut à son tour fourgonnée six autres fois. Ce qui suffit à l'homme-à-queue.
Le soir du troisième jour, il ne ramona sa femme qu'une fois; car elle demanda grâce. Il eut ensuite Geoline, six fois; puis Marète, cinq fois. Ce qui fut la dose à laquelle il se régla. Il eut, le quatrième soir, sa femme, une fois; sa belle-mère quatre; Geoline trois; Marète quatre: douze en tout. Il en agit ainsi pendant deux mois.
-- Mais, lui dit Mme Linars, vous vous épuisez! A quoi bon nous le mettre tant de fois?
-- Mon but est de faire des enfants, pour en repeupler une île des Indes, dont les hommes de mon espèce sont originaires. Dès que vous serez grosses, je ne vous le mettrai plus; vous m'en donnerez d'autres; mais surtout vos filles et vos nièces, parce que vous êtes toutes d'un beau sang. Je leur ferai à chacune six mille francs de revenu, et douze cents francs seulement aux étrangères que vous procurerez...
Mme Linars fut très étonnée de cette proposition! Mais les six mille francs de revenu pour ses filles et ses nièces la tentèrent.
Au bout des deux mois, et de six semaines de mariage, Mme Linars, la nouvelle épouse, Geoline et Marète se trouvèrent enceintes. Fysitère leur déclara qu'il ne les verrait plus qu'après leurs couches. Et il pressa Mme Linars de lui donner ses nièces, et deux de ses filles?... Elle fut obligée d'y consentir. Elle les conduisait elle-même, après les avoir instruites, et assistait à leur défloration, calmant leurs cris par ses discours et ses caresses.
-- Ma raisonnable enfant, disait-elle à Lucie renversée sur le dos, et qu'on troussait, il est doux d'avoir 6 mille fr. de rente!... Cinq cents francs par mois! ajouta-t-elle en la pommadant... Et foncières, ma chère nièce! (dirigeant le gros membre dans sa fente).
Aussi la belle Lucie, quoique vierge, ne cria-t-elle pas.
Vint ensuite Annette, la seconde. Sa mère l'exhorta, la pommada, insérant son index onctué le plus profondément possible, pour frayer la route. Elle introduisit le membre dans la fente ainsi préparée. Cependant Annette, perforée, jeta les hauts cris. Mais ils n'arrêtèrent pas Fysitère, dont Mme Linars caressait la queue poilue, qui frétillait vivement.
-- Ah! maman! (lui dit-il) mets-toi sur moi, et te l'enfonce dans ta conque; tu auras bien du plaisir!
Elle le fit, et fut si ravie qu'elle appela sa fille aînée et les chambrières, pour leur procurer les mêmes délices.
Annette suffisamment ramonée, et demandant grâce, Geoline la remmena, pour laver le sang et le sperme, dont son bijou était barbouillé; et Mme Linars alla chercher Sophie, sa seconde fille. Geoline et Marète l'apportèrent nue assise sur leurs mains jointes. Mme Linars la pommada; puis elle intromit. Geoline s'enfila avec la queue poilue, au refus d'Adélaïde, l'épouse. Sophie ne poussa que quelques gémissements au premier assaut; elle riposta aux deux autres. Elle fut cependant ensanglantée. Geoline se fourgonna de la queue à poil durant toute la séance.