L'Anti-Justine; ou, Les Delices de l'amour

Chapter 20

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Ma fille sourit à ces propos; se laisse patiner, puis baiser tétons, fesses et connin... Montencon m'admira, et demanda pardon à Conquette, qui n'avait entendu ce que je venais de dire, qu'avec une modeste rougeur.

Un jour de fête, que je l'avais conduite avec précaution chez une amie, et que j'étais retourné la chercher le soir, la suivant à quatre pas, son lubrique tour de fesses me fit bander si fort qu'en rentrant, je lui happai le con. Elle se défendit, parce qu'elle entendait aller et venir Mme Brideconnin.

-- En ce moment, déesse, je suis si enragé de lubricité, par ta marche voluptueuse, que je te foutrais devant toute la Terre.

Et je grinçais des dents, lui tenant toujours le poil du con, ce poil soyeux qui lui formait une longue et superbe perruque à la Louis XIV.

-- Eh bien! (me dit-elle), allons: Mais ne me chiffonnez donc pas?

-- En déshabillé, reine.

Je lui tenais toujours le con, et je la suivais à chaque pas qu'elle faisait. Elle me donna un joli baiser à langue dardée, pour me remercier de ce que je lui permettais de se mettre en déshabillé.

-- Ne me quittez pas le poil; ça me prépare.

Une pareille complaisance me la faisait adorer. En un instant, elle fut en corset, en court jupon piqué, les tétons bien découverts:

-- Ma chaussure est-elle assez voluptueuse? ou voulez-vous des mules, avec d'autres bas?

-- Des mules.

Je la déchaussai d'une main, lui chatouillant toujours le con. Ah! quelle jambe blanche! quelle propreté! Elle se chaussa debout. Je lui mis le pied dans une mule rose délicieuse, à talons roses aussi, minces, élevés, à falbalas d'or, ainsi que le bout du talon. Je lui quittai la motte, qu'elle lava. Ensuite elle fit par la chambre quelques tours, pour m'exciter davantage. Me voyant hors de moi:

-- Je veux te griller! (me dit-elle).

Tandis que je déculottais, elle s'assit, croisa ses genoux, et fit badiner la mule du pied en l'air...

Je n'en pouvais plus... Me voyant prêt à m'élancer sur elle, Conquette vint sur moi troussée, me fit tenir ses jupes, appuya ses deux coudes sur mes épaules, et s'enfila doucement elle-même, sans toucher mon vit de sa main délicate. Elle descendit ainsi graduellement jusqu'à ce que je touchasse à son pincevit:

-- Ne remue pas! (me dit ma reine) je veux me foutre moi-même!

Quand elle sentit le plaisir, la divine fouteuse, trop émue, s'abandonna de tout le poids de son corps, en me disant:

-- Cher vit... pou..ousse!

Elle mit sa bouche brûlante sur la mienne, donna le mouvement intérieur à son con, me darda sa langue, et se pâma, en me lançant toute son âme... Je déchargeai, avec un si délicieux frémissement, qu'elle foutait encore, au bout de cinq minutes d'émission.

-- Ah! Fouterie adorée, l'éclair du bonheur dure... et se... prolonge avec toi...

Je sentis, en cet instant, l'émotion de mes premières décharges, où je perdais connaissance, et je crus que j'allais expirer de volupté dans son con. Je le dis, en déchargeant. Mon enconnée n'en frétilla que plus vivement:

-- Un fils?... une fille?... ou tous deux au fond de mon con (me disait-elle), cher vit de mon père!...

Je jurais, je sacrais, je divinisais ma fille:

-- Con céleste... Con divin... Con de mon vit... est-ce moi?... est-ce un roi?... est-ce un prince?... est-ce le beau commis aux aides, qui t'avons foutue dans le con de ta putain de mère?... Ah, mon vit te rend ma fille, en mêlant mon foutre au tien... Divine, sacrée garce... Adorable bougresse enculée, il faut que je t'encule aussi?

-- Non; ton foutre m'est trop précieux, pour que je le perde sciemment. Fous-moi en con, tant que tu le voudras; mais non en cul, en bouche ou en tétons.

Je l'approuvai avec respect.

Je lui dis ensuite pourquoi je la suivais toujours, en la menant chez son amie, ou en la ramenant:

-- Mon premier motif est de mieux voir le danger. Le second, d'entendre les discours des hommes et des jeunes gens que tu fais bander. L'un dit: "Quel mouvement de cul!... O garce! si nous étions seuls ici, je me jetterais sur toi, et je t'enconnerais..."

-- Je l'ai entendu (me dit en souriant Mme Poilsoyeux).

-- Un autre (ce soir) se secoue le vit en pleine rue: "Maman... (dit-il) délicieuse maman... je me branle... je décharge... à ta divine intention."

-- Je l'ai entendu; j'ai souri. Il a aussitôt ajouté: "Oh, si vous êtes putain... une divine putain? cinquante louis pour trois coups en une heure?... ou chez moi, ou chez vous?... Je demeure rue de Bussi au 3ème, n° 16."

-- Un joli fat (repris-je), disait assez haut: "Mon vit dans sa bouche, et ma langue dans son con..." Et il se branlait, branlait, branlait.

-- Je l'ai vu, et je lui ai donné un petit coup d'éventail sur le vit... Il m'a bien touchée! Il m'occupait. Peut-être est-il cause que j'ai montré un peu d'humeur, quand, à notre arrivée, vous m'avez pris le con.

A ces mots, nous recommençâmes une scène, comme celle que je viens de raconter; si ce n'est que je renversai ma fille sur le dos.

-- Vit-papa... (me dit-elle) tu es le fat... c'est le fat qui me fout... Tu me fais foutre par tous ceux qui m'ont désirée... Je décharge à l'intention du fat... son vit dans ma bouche, ses couillettes sur mes tétons, et l'engin de mon père au fond de mon connin... J'avale son... joli foutre... (convulsivant du con)... Je déchar..ge...

Jamais elle n'avait eu autant de passion. Elle était même raisonnée; car, entre deux décharges, elle me dit:

-- Vos lèvres sont appétissantes; elles me rappellent; au lieu que celles de Montencon... Je ne veux plus qu'il m'encon..o..o..ne (dit-elle en s'agitant). Langue en bouche; mon con pa..art... Ah, si j'avais là l'homme aux cinquante louis, moi qui ne suis pas effrontée, je crois que je ferais la putain, que je les exigerais d'avance, comme Vitnègre disait que c'est l'usage des filles, que je le déculotterais, et que mon con martyrisé gagnerait la somme!

Chapitre XXIV Du chef-d'oeuvre de tendresse paternelle.

Conquette était naturellement sage; elle n'éprouvait les emportements du libertinage que dans le délire de la jouissance, effet d'un vigoureux tempérament.

J'étais épuisé par deux coups foutus avec trop d'emportement. Cependant je la voyais haletante de volupté. Je courus au carrefour Bussi, n° 16, au 3ème. Je trouvai le jeune homme aux cinquante louis. Je le reconnus; il me remit.

-- Je suis le père de la jeune dame à laquelle vous avez offert 50 louis.

-- Je les lui tiens. Trois coups en une heure?

-- Soit. En ma présence?

-- Et de tout Paris, si vous voulez. Mais, bougre, ne va pas me jouer!

-- Non. Mais une heure, sans bruit?

-- Foi d'homme! Partons...

Il prit les 50 louis.

Arrivés tous deux, je dis à ma fille:

-- Voici l'homme qui t'a plu. Tu as besoin de 50 louis. Il te les apporte. Il les faut gagner!

Conquette rougit, sans rien répondre. L'homme se déculotta, lui vint prendre les tétons, le con. Il me dit:

-- Serrez les 50 louis; ce con satiné, ces tétons touchés les valent.

Je les serrai, tandis qu'il renversait ma fille sur le foutoir. Elle fit un cri:

-- O monsieur... mon cher monsieur... ne me faites pas trop de mal!

-- Seriez-vous donc pucelle?

-- Hélas! oui...

Il l'enconna avec fureur. Elle soupira, criota, pinça du con, déchargea.

-- Elle est adorable (disait le fouteur enragé; car il foutit, et re-foutit, sans pitié, comme sans déconner, ses trois coups de suite).

Ma fille, tantôt le caressait, tantôt lui demandait grâce: mais elle déchargeait toujours... Il déconna ravi... Et voyant quelques gouttes de sang, que ses brusques estocades avaient fait couler, il dit:

-- Oui, vous êtes d'honnêtes gens. Un pareil pucelage n'est pas assez payé de 50 louis. Je vais en envoyer 50 autres, papa... (Ma fille était disparue pour s'abluer). Oui, si je n'étais pas marié (ajouta-t-il attendri), je l'épouserais, et pour son pucelage, et pour son amour... Vous allez recevoir 50 louis. Je la regretterai toujours, et ne la verrai jamais.

Il partit. Ma fille me remercia, et me dit qu'elle était rassasiée. Je lui remettais les 50 louis.

-- Non (me dit-elle), cher papa, c'est pour nos dépenses.

Les 50 autres louis arrivèrent, et je ne pus jamais l'obliger à en mettre dans sa bourse plus de six. Je déposai les 94 autres à sa portée dans mon magasin.

Le Lendemain, à mon arrivée, ma fille me dit:

-- Je brûle aujourd'hui. Savez-vous la demeure du fat, ou du vit découvert?

-- Non; ce sont des sots.

-- Eh bien, sortons. L'un ou l'autre me verra sans doute, et vous le suivrez.

-- Divine fille... épuisé dans ton céleste connin, j'ai toujours les mêmes désirs; et, si je voulais mourir de plaisir, et dans le plaisir, je te prierais de remuer du cul, et de me laisser expirer au fond de ton con satiné... Foutons!...

-- Un seul coup. Vous m'êtes trop cher et trop nécessaire pour que je ne vous ménage pas.

En montant sur le ventre de ma fille, et tandis qu'elle m'arrangeait le vit à l'entrée de son con, je lui disais:

-- Te quitter, pour en suivre un, est trop scabreux, et malheur peut arriver...

Et comme elle ne s'agitait pas,

-- Tu me ménages?... Remue du cul, mignonne! Saccade! Décharge!... C'est mon seul coup... Mais j'ai de quoi te satisfaire... Il le faut même, avant qu'un de tes trois gros vits te martyrise.

Elle remua du cul et du con, comme Marie-Antoinette foutue en levrette à la Conciergerie par un polisson de gendarme... Nous déchargeâmes, Conquette, comme la reine, moi, comme le gendarme... Je sortis. Elle lava.

Chapitre XXV Du bon père qui fait foutre sa fille.

Allez au but, et bravez le reste: c'est un con, qu'il s'agit d'élargir; il faut donc qu'il soit foutu...

On sait que j'avais à moi un certain Traitdamour, mon secrétaire, frère de Minone et amant de Connète, qu'il m'avait fait dépuceler, l'ayant trop gros. C'était un vigoureux garçon de vingt ans. Il demeurait à deux pas. Je l'allai chercher:

-- Veux-tu foutre quatre ou cinq bons coups, avec une femme charmante, que je veux régaler, et à laquelle je veux donner haute opinion de moi? Ainsi, tu n'auras pas de jour. Mais tu l'auras vue avant de la foutre, pour la mieux servir.

-- Bon, bon! il y a quinze jours que je ne l'ai mis, ni à Connète, ni à ma soeur, et je n'en fous point d'autres...

Nous arrivâmes.

Je lui fis voir, par une portière, Conquette, qu'il ne connaissait pas.

-- Oh... qu'elle est... provoquante... foutative!...

J'entrai seul:

-- Dététonne-toi; trousse-toi toi-même (dis-je à Mme Poilsoyeux). Tu es vue par un jeune homme de vingt ans, beau comme l'Amour.

-- Mon fat?

-- Ton fat. Il se nomme Traitdamour. Ainsi, montre tout, en abluant. Je retourne auprès de lui.

De retour auprès de mon étalon, je lui dis:

-- Regarde-la bien. Elle va s'abluer, et montrer con et cul...

L'âme de mon gendre momentané passa dans ses yeux. Conquette se découvrit les tétons, épongea légèrement les bouts d'eau-rose. Ensuite elle se troussa au-dessus des reins, se parfuma le cul et le con avec une autre fine éponge; tendit le cul, se faça bien le con. Puis elle se renversa sur le foutoir, avant de fermer les rideaux. Je les allai tirer, en disant à Traitdamour de me suivre dans un instant. Je me jetai sur la délicieuse Poilsoyeux; et l'enconnai. Traitdamour me chatouilla les couilles. J'émis avec fureur. Ma fouteuse se récriait de volupté... Je me hâtai de déconner.

Traitdamour attendait tout déculotté. Il se précipita sur ma fille, et je dis, en me penchant sur la tête de l'enconnant:

-- Allons, allons, ma belle! les reins souples! j'ai repris une vigueur nouvelle!

Traitdamour cependant enfonçait à peine son beau vit dans cet étroit bijou, encore que mon foutre y servît de pommade. Conquette, de nouveau dépucelée, criotait en soupirotant, et néanmoins remuant vivement du cul, à chaque dardement de vit.

Je rebandais. Mais Traitdamour foutit trois coups, et fit trois copieuses éjaculations avant de déconner. Je le tirai, pour le forcer à reprendre haleine.

-- Je vais pendant ce temps-là (lui dis-je très bas), faire une petite partie de Trou-Madame.

-- Je vois (me dit-il de même), vous ne bandiez plus assez roide, et je suis votre Boutentrain! Mais elle a le con plein de foutre...

Ma fille se lavait... Je roidissais de plus en plus, par la vue des cuisses de neige, de la jambe fine, du pied parfait, du cul, du con, du ventre d'ivoire, du nombril bien fait, des tétons de ma fouteuse. Je dis tout haut à Traitdamour:

-- Beau fouteur, montre-toi; que ma déesse voie le superbe vit dont je la régale!

Traitdamour parut son trait à la main. Ce n'était pas le fat; mais il était plus beau. Ma fille sourit. Puis, baissant la vue sur le vit majeur, la belle dit en soupirant, et le pressant de sa main blanche et potelée:

-- C'est donc toi qui m'as fait tant de mal... et de plaisir!...

Traitdamour me la renversa; lui fit écarter les cuisses; me coucha sur elle; me mit l'engin dans la brèche, en disant:

-- Votre belle a la main trop douce; elle pourrait vous mettre à nage, et il faut enconner roide... Poussez, mon maître... piquez des deux!... la cavale est belle... Allons, déesse enconnée, haussez le con... Remuez du cul... C'est un homme d'esprit qui va vous humecter la matrice de son foutre honorable...

Cette harangue fit sourire la foutue, qui, pour en déguiser la cause, s'écria:

-- Ah, monsieur Vitnègre, que de cornes vous voilà!...

-- Allons, déesse (reprit Traitdamour), songez qu'il faut que vous fassiez les trois quarts de l'ouvrage... Du mouvement!... Bon... Ah! ça va d'amitié... et... vous remuez du cul comme une princesse... Allons, des reins souples! Avec votre connin satiné, vous mettez votre fouteur aux anges!... Roide, mon maître! aidez-vous... votre jolie monture va comme une jument barbe... Gzee... gzee... Un coup de fouet... Ah! quels soubresauts... Ma foi, elle décharge... Piquez des deux... Comme elle trémousse des fesses, la céleste petite amie! comme elle en donne!... Que je vous chatouille les couilles, pour vous y faire correspondre!... Vous partez!... Quels coups de cul!... Quels soupirs!... Elle redécharge!...

Ma modeste fille ne jurait jamais que très émue, et dans le délire de la volupté. Aussi, en cette occasion, elle syncopa, en s'écriant:

-- Bou..ougre!... fous..ous-moi! Mon... con a... toute... mon âme!... Je fous... je fonds... en foutre... je décha..arge... Que... n'ai-je... deux vits... dans... mon... sacré con!

-- Il est trop étroit, ma belle (lui répondit Traitdamour); sans quoi l'on s'arrangerait à vous donner ce plaisir-là... Mais on pourra quelque jour vous enculer, pendant que votre fouteur vous enconnera...

Après une délicieuse décharge, je me crus épuisé. Je déconnai sur-le-champ. Ma fille trémoussait encore. Traitdamour sauta sur ce con fumant, et, tout en le re-enconnant, il me disait:

-- Vous avez foutu ma petite soeur; je l'ai foutue aussi, après vous. Vous m'avez dépucelé Connète ma future. Dites-moi si leurs cons valent celui que votre bonté me fait enfiler? c'est un satin!..... Mais, à en juger par le soyeux du poil, j'augure que l'intérieur du con de ma jolie chapelière de la rue Bordet en approchera... Ma reine... vous fais-je mal?

-- Et plaisir... Va... va..a va..a donc! je fous.

-- Ahahahh, quel satin.. quelles délices!... J'enconne... je fous... je décha..arge... Remue... divine... sacrée... céleste enconnée!... Oh, l'aimable petite pincette qu'elle a au fond du connin!... Pince... serre... sacrée petite convulsionnaire... fais-moi... convulsiver dans ton joli con!... Tu veux du foutre... Déesse?... Quatre décharges de suite vont t'inonder le connin... connichon... connichonnet!... Voilà ma seconde...

-- Fous... saccade (murmurait ma fille)... ne... me quitte... pas, cher vitdamour!

-- Ne la quitte pas après avoir déchargé (dis-je à mon ancien secrétaire); qu'elle sente les dernières oscillations de ton gros vit!... Qu'elle est jolie, en foutant!... (disais-je à Traitdamour); je rebande... Elle a l'air d'une déesse!... Laisse-la achever... Farfouille... Lime.. lime-la!... Elle gigote encore... Bon... bon! Elle se pâme?!... Ah, qu'elle est jolie, pâmée!.....

-- Elle n'émet plus?

-- Elle a émis quatre fois dans le con, sans la désenconner.

-- Quatre et trois, c'est sept (disait Traitdamour, en me la lavant); vous allez la refoutre; ça me reposera; j'irai à mes douze.

-- Vous vous ferez mal (me dit Conquette); voilà quatre fois que vous m'enconnez aujourd'hui; le reste de ses 12 me suffira; ça fera mes 16!

Pour toute réponse, je me la fis renverser. Elle me darda sa langue, et je la foutis roide... Traitdamour la prit ensuite, et ne la quitta plus, quoiqu'elle l'en priât, qu'il n'eût arrosé de foutre cinq nouvelles fois ce beau con.... Elle se leva aussitôt qu'elle fut déconnée, en me disant:

-- Emmenez cet impayable jeune homme, et me laissez libre. J'ai besoin de rafraîchir sur le bidet plus d'une demi-heure mon pauvre bijou martyrisé...

Nous la laissâmes; j'allai prendre et faire prendre à Traitdamour un bouillon chez Mme Brideconnin, que je priai d'en tenir un prêt pour Mme Poilsoyeux. Ce qui la surprit... Conquette rafraîchie arriva, et parut aussi décente, aussi modeste, que si elle n'avait pas foutu. Traitdamour partit, sans être instruit, Mme Brideconnin étant prévenue de ne jamais découvrir les relations entre ma fille et moi.

Chapitre XXVI D'avis très utile au lecteur, et à l'auteur.

Nous en sommes enfin au temps si souvent annoncé des fouteries majeures. Si je les avais rapportées sans préparation, elles auraient étonné. Mais qu'on sache que j'étais sûr, en les commençant, non seulement d'avoir pour mes filles deux des trois payeurs qui soldaient Vitnègre, mais encore de les faire précéder par la jolie chapelière de la rue Bordet, qui, vendue au plus douteux, devait m'instruire de la moralité de tous les trois. Il était donc essentiel, pour éviter qu'elles ne fussent estropiées, de les faire prodigieusement élargir, en évitant néanmoins de les prodiguer à trop de déchargeurs en con. L'on verra comme je m'y prendrai pour cela.

On trouvera dans le récit un épisode, à chaque séance, tant pour varier la scène, et reposer l'imagination, que pour raconter quelques aventures, que j'ai cru devoir supprimer au commencement. Chaque historiette lue ou racontée ne sortira pas du genre. Rien de plus déplacé, dans un ouvrage comme celui-ci, qu'une dissertation philosophique; elle y devient insipide, et par là même dégoûte de la philosophie. Mon but moral, qui en vaut bien un autre, est de donner à ceux qui ont le tempérament paresseux, un Erotikon épicé, qui les fasse servir convenablement une épouse qui n'est plus belle. C'est ce que j'ai vu faire à plusieurs hommes, qui se servaient pour cela du livre cruel et si dangereux de Justine, ou les Malheurs de la Vertu. J'en ai un plus important encore; je veux préserver les femmes du délire de la cruauté. L'Anti-Justine, non moins savoureuse, non moins emportée que la Justine, mais sans barbarie, empêchera désormais les hommes d'avoir recours à celle-ci. La publication de la concurrente antidotale est urgente, et je me déshonore volontiers aux yeux des sots, des puristes et des irréfléchis, pour la donner à mes concitoyens.

L'ouvrage aura deux parties. Après le récit formant la première, succéderont des lettres, non moins assaisonnées, composant la seconde. Les filles de Cupidonnet lui racontent les parties de plaisir que leur faisaient faire leurs entreteneurs; parties où, dans le délire de l'ivresse, leurs payeurs les faisaient quelquefois posséder par 12 hommes... Mais toutes ces lettres ne sont pas érotiques: il en est d'intéressantes par un autre motif; tel est celui d'une résurrection, avec la découverte importante de l'origine de Conquette-Ingénue, et de Victoire-Conquette, noms de deux filles que les miennes ont remplacées. Ce qui me justifiera d'une certaine chose, qui sans doute a déjà effarouché plus d'un lecteur... Je n'en dirai pas davantage là-dessus.

On ne peut trop multiplier les observations sur les scènes que je vais mettre sous la vue du lecteur. Pour remplacer la Justine, et faire préférer l'Anti-Justine, il faut que celle-ci surpasse l'autre en volupté, autant qu'elle lui cède en cruauté. Il faut qu'un seul chapitre lu par un homme, sur l'inspection de la table, lui fasse exploiter sa femme, jeune ou vieille, laide ou jolie, pourvu que la dame ait fait bidet, et qu'elle soit bien chaussée.

Chapitre XXVII Du commencement des grandes fouteries.

Egayée comme elle l'avait été hier, ma fille devait avoir besoin de repos le lendemain. Elle avait le bijou si fatigué qu'elle ne pouvait quitter sa chaise. Elle resta constamment auprès de Mme Brideconnin, de peur que personne ne vînt le lui patiner. Le reste de la semaine, elle évita également, quoique guérie dès le troisième jour, de se trouver seule avec moi. Elle amassait elle-même du tempérament; car elle ne s'était jamais branlée.

Le dimanche, à une heure, elle alla pour la dernière fois chez son amie... Avant de partir, elle me présenta son joli pied à baiser, et me livra sans bégueulerie le poil de son connin. Je la conduisis jusqu'à la porte, promettant de la revenir prendre avant 5 heures; ce qui la fit rougir; mais j'observai qu'en montant, me croyant parti, elle souriait.

Je fus exact. En la ramenant, je la fis marcher devant moi, m'apercevant qu'elle était observée par un homme, que je pris pour un des payeurs de Vitnègre. Mais il ne pouvait reconnaître que son joli tour de cul et sa marche provocante, tant elle était bien encaléchée. J'observais l'inconnu. Je demandai à ma fille si c'était là celui-ci qu'elle préférait?

-- Oui (me dit-elle).

Alors, je la nommai, distinctement, ma fille. Et l'homme s'éloigna.

J'avais averti Traitdamour. Il avait une clef de mon magasin, et nous l'y trouvâmes. Je le crus seul, malgré la recommandation que je lui avais faite de m'amener quatre acteurs des deux sexes. Je lui dis, en riant, que je bandais, et que je voulais enconner.

-- Quoi! (dit Conquette) est-ce que vous allez faire tous deux comme l'autre fois?... Je ne suis pas disposée, je vous en avertis.

-- Nous vous disposerons, ma belle (lui dit ironiquement Traitdamour, qui la crut ma putain); voyez-moi ce vit-là!...

Et il lui en montra un superbe...

-- Laissez-moi d'abord vous lécher le connin, Ma'm'selle?... Mon maître vous enconnera, quand vous serez préparée! J'ai tout disposé, pour lui donner aujourd'hui, ainsi qu'à vous, un plaisir de fermier général.

Il la renversa brutalement, et la gamahucha, en lui disant, comme s'il l'avait menacée:

-- Ne résistez pas! car je vous ferais mal...

Mais Mme Poilsoyeux, comme toutes les femmes à grand tempérament, aimait, dans la fouterie et ses accessoires, une sorte de brutalité. Ainsi, en croyant la contraindre, il la servait admirablement... La belle commençait à décharger...

Tandis que je roidissais avec oscillation, à la vue du systole et du diastole des fesses et du con de ma fille, j'aperçus derrière un rideau de l'alcôve quelque chose qui remuait. J'allai voir. C'étaient Minone et Connète, auxquelles deux garçons amis de Traitdamour, excités par ce qu'ils voyaient, léchaient le con. Je leur fis entendre, par signes, de ne pas bruire, et je les encourageai d'un geste.

Cependant Traitdamour fellait ou suçait le connin de Mme Poilsoyeux. Lorsqu'elle fut suffisamment en humeur, il se dérangea, me tira sur la belle, et inséra mon vit bandant en ce connin rempucelé par sept jours de repos.

-- Qu'avez-vous à me donner à vous sucer? (dit-il à l'enconnée).

Elle lui présenta l'index de la main droite qu'il se mit à sucer, après néanmoins avoir appelé sa soeur et sa maîtresse, en leur disant:

-- Ici, bougresses, et qu'on montre son savoir-faire!...