L'Anti-Justine; ou, Les Delices de l'amour

Chapter 19

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-- Elle est ravissante! Quel goût dans sa parure! Comme elle est chaussée! et quel dommage qu'un Vitnègre ait eu ce pucelage-là!

-- Vitnègre? Elle est pucelle.

-- O mon ami! puis-je y tenter? et tâcher de mettre au moins une corne à ce gredin-là?

-- Fais-y ce que tu pourras. Mais je doute du succès, avec ton poil gris. Il n'y a que les catins blasées, qui souffrent les barbons vigoureux et libertins; avec les pucelles sages, il faut être tendre; et tu as la figure d'un satyre, ou d'un réprouvé. Mais tente-z-y.

Après mon départ, Montencon essaya d'abord de la galanterie. Mais n'y gagnant rien, il culbuta Conquette à l'improviste sur le foutoir; et, comme il était vigoureux, il lui approcha, en la contenant d'une main, le vit des lèvres du con... Cependant il ne put l'enfiler; un coup de cul en arrière le débusquait... Il allait la menacer de la poignarder, lorsque je rentrai. Conquette se rajusta, sans marquer d'humeur. Je dis tout bas à Montencon:

-- Le pucelage?

-- C'est un diable! J'en serai réduit à me branler!

-- Tu la foutras.

Nous nous mimes à table. Conquette parla comme à l'ordinaire à son vellivioleur, et rit même avec lui. Tout haut, devant moi, il lui demanda, d'où vient elle ne s'était pas laissée enconner?

-- Fi donc! (répondit-elle). Eh! d'où vient l'aurais-je souffert?

-- Parce que je bandais comme un carme.

-- Vous parlez comme un Vitnègre...

Montencon ne m'en raconta pas moins ses entreprises, en termes savoureux. Il loua la beauté de la conque, le soyeux du poil, la blancheur des fesses, la fermeté des tétins, le rosé du bouton, l'éburnité ou l'ivoire du ventre et des cuisses: Il extolla le pied, la jambe de la belle... Conquette, ainsi louée, rougissait, et n'en était que plus modeste. Je répondis, Que j'étais le seul qui foutît ma fille, à laquelle j'avais sauvé la vie, et que j'avais déflorée, il y avait 8 jours. Et je racontai toute l'histoire.

-- Vous la foutez?

-- Eh! qui donc la foutra? Je suis deux fois son père...

Montencon se mordit les lèvres. Conquette m'embrassa.

Pendant tout le dîner, nous admirions le voluptueux tour de hanches de Mme Poilsoyeux, à chaque fois qu'elle se levait, pour aller demander un plat, ou qu'elle donnait des assiettes. Elle avait un joli soulier rose à talons verts, élevés, minces; des bas de soie blancs neufs, à coins roses. Je lui demandai si elle était jarretée au-dessus du genou?

-- Certainement! (répondit-elle) toujours.

-- En ce cas (repris-je), montrez-nous la plus jolie jambe qui soit au monde!

Elle refusait. Mais nous l'en pressâmes tant que, pour se débarrasser de nos prières, elle mit le pied sur une chaise, et nous montra, jusqu'au dessus du genoux, une jambe à faire bander un moribond... Nous entrâmes en rut, Montencon et moi; mais nous nous modérâmes. Cependant le grisonnant Ribaud, dans un moment où ma fille était sortie, me proposa de l'enivrer, en mettant du champagne, qu'il avait apporté, dans son vin rouge, au lieu d'eau. Je feignis d'y consentir. Mais, avant que Conquette rentrât, j'allai au devant d'elle, et l'avertit de tout. Puis j'ajoutai:

-- Ma raisonnable fille, il faut qu'il te le mette; je l'ai amené exprès pour cela; mais je ne savais comment faire. J'y réfléchissais, quand sa proposition m'a tiré d'embarras. Tu feindras de t'enivrer. J'en ferai autant; et, par ce moyen, jamais il n'aura un pied sur toi. Il a l'engin assez gros, quoique moyen. Après lui, je t'aurai Traitdamour, mon ancien secrétaire, un joli garçon, qui achèvera de t'élargir suffisamment pour l'engin du Payeur que tu préfères... Il est averti de ton existence, et je n'ai demandé que quelques semaines pour lui procurer ta vue. Laisse-toi donc faire, ma reine; j'empêcherai tout ce qui ne conviendrait pas.

-- Je vous suis soumise; disposez de moi (répondit-elle). Je me suis trop mal trouvée de vous avoir désobéi!...

Nous rentrâmes. Entre les deux portes, elle se découvrit un téton, et me le fit baiser.

Montencon avait arrangé la carafe en vin de Champagne. Conquette, prévenue, le remarqua; s'en procura une autre d'eau, et réserva le vin, pour griser Montencon lui-même. Mais le Ribaud était inenivrable, autrement que par les beaux yeux et les autres charmes de ma voluptueuse Conquette-Ingénue.

Chapitre XX Du, Ah, comme elle fut foutue!

Dès que Mme Poilsoyeux, qui affectait une ivresse aimable, parut dans l'état où le Montencon la désirait, je la saisis, la première fois qu'elle se leva, par la taille d'une main, et de l'autre, je lui pris le con (Outre que je désirais vivement sa possession, je la voulais enhardir, et préparer son bijou à l'admission d'un plus gros membre que le mien). Je la renversai, en demandant un morceau du beurre frais resté sur la table. Je lui en mis gros comme une noix à l'orifice; et je poussai.

-- Laissez, laissez-moi donc! (me disait-elle doucement)

Cependant elle remuait admirablement de la charnière, et le foutoir craquait sous nous... Je déchargeai, en me récriant de plaisir!...

-- A toi, bougre...

Montencon, debout, son gros vit bandant à la main, nous admirait!... J'eus à peine déconné qu'il se précipita sur ma fille, dont le connin oscillait encore; et, doublement favorisé par mon foutre et par le beurre frais, il pénétra. Conquette fit un cri! Je m'avançai, alarmé. Mais elle me sourit aussitôt.

-- Enfonces-tu? (dis-je au fouteur)

-- Oui, oui! sacredieu! (me répondit-il) et avec délices!.. Elle me pince le vit!... Mais... quel connin!... C'est un satin!... Ah!... Ah!... je fous!... Remue du cul, céleste houri!... Re..mue, divine bougresse!... Con délicieux! remue... sous moi!... saccade... saccade!... Je pa..ars!... je décha..arge!... Ahah!...!

Le grisonnant se pâma sur les tétons de ma fille, qui elle-même nageait dans le foutre et la volupté. J'avais craint qu'elle ne remuât pas assez avec un étranger; mais, dès qu'elle fut limée, elle se mit à remuer, à saccader, à osciller des reins, à décharger avec des soupirs et des cris... Montencon se remit à la fourgonner, sans déconner, criant, hurlant de luxure, et murmurant par intervalles:

-- Divine garce!... fais-toi putain... et... je te réponds... de ta fortune!..

Il recommença ainsi trois fois sans désarçonner. Enfin, il déconna.

-- Voilà un coup qui en vaut dix, et un con qui vaut cent, et mille fois tous ceux que je t'ai fait enconner, même ma petite hôtesse! On ne le quitte qu'à regret!... Mais refous-la, mon ami. Une femme vaut seize hommes au jeu couillard; ne la laissons ni refroidir, ni chômer.

A ce mot, Conquette-Ingénue, restée immobile, et se contractant seulement un peu, comme si on la tenait encore bourrée... d'un vit, sauta du foutoir, et courut se laver. Elle trouva de l'eau tiède préparée. Nous fumes aussitôt à genoux devant notre divinité, et nous lui épongeâmes l'un le cul, l'autre le con, les fesses et les cuisses, car elle était pleine de foutre et d'un peu de sang, prenant garde de mouiller ni sa chemise, ni ses bas; nous la faisions se tenir troussée au-dessus des reins.... Après une scrupuleuse ablution, nous l'avons admirée; car elle était ravissante à cul et à con découverts! Nous l'avons fait marcher ainsi, et nous avons vu la magie de son divin tour de cul...

-- Moi (disait le Grison, en la regardant venir à nous), ce qui me transporte, c'est ce con noir, sur une peau de lis; ce poil soyeux, et cette raie de corail, qui le sépare en deux égales parties!...

La belle se retourna, et montra d'autres charmes:

-- Ah! (s'écria Montencon ravi) le beau cul! il n'est pas inférieur à l'admirable connin!

Elle revenait.

-- Ah! le beau con! Il est digne du divin cul!

Quand ma fille fut auprès de nous, il lui baisa le connin. Puis, se levant (car nous étions restés à genoux pour mieux voir), il l'emporta sur le foutoir, en me demandant la permission de gamahucher tous ces charmes-là, avant que je les refoutisse... Ah! comme elle fut gamahuchée!... Il lui chatouilla de sa langue la rosette, à la faire tressaillir. Puis il vint au con. La belle, chatouillée, se trémoussa, puis émettant, elle hennissait, comme une jeune cavale, dans la vulve de laquelle on insère pour la première fois l'engin terrible et perforant de l'étalon vigoureux; les fesses potelées de la jument pucelle tremblotent; elle frémit de tout son corps, et répond, par l'émission de son hippomanès, aux flots de sperme que lui lance le dominateur des haras... Telle était ma voluptueuse fille, seulement gamahuchée... Montencon déboucha, et moi, me précipitant sur ma fouterie, cambrée, tenant son cul à trois doigts du foutoir, je plongeai brutalement. Elle ne faisait que doucement osciller. Ce qui ne s'accordant pas avec ma ribaude impatience, je dis à Montencon:

-- Arrache-lui sa chaussure, et chatouille-moi-la sous les pieds!

Il le fit. Mais le couillon s'amusait à les flairer, en disant:

-- C'est Cypris, et le dedans de ses chaussures sent l'ambroisie.

-- Chatouille donc, jean-foutre!

Il chatouilla; et, au second soubresaut, je déchargeai copieusement!... Dans mon extase de plaisir, j'élevai mon âme vers la divinité:

-- Mon Dieu! je vous remercie de m'avoir donné une fille si parfaite, dont le connin trémoussant vient de me donner une idée du délice que vous éprouvez vous-même, en foutant votre fille la Nature!...

-- Dieu de mon connin! (balbutia Conquette) sois béni! je re-décharge encore! le cri de mon père a fait entrer son vit plus avant!

-- Oh! quel digne père! quelle pieuse fille! (s'écria Montencon édifié)...

Je déconnai.

-- Mais d'où vient (me demanda le vigoureux grison, en se remettant sur ma fille, et l'enconnant sans laver), m'as-tu fait chatouiller le dessous des pieds de ta céleste fouteuse!

-- Je tiens cette recette d'un imprimeur foutant la femme de son confrère de l'aveu du cocu.

-- Que lui avez-vous donc fait, qu'elle m'a donné tant de plaisir à la fin?

-- Vous avez bien vu qu'elle était déchaussée? Or j'ai ouï dire que les fils de mesdames Quillenpoche et Radball, âgés de huit ans, étant entrés dans la chambre où un avocat et un procureur vitoeuvraient mesdames leurs mères, les petits babouins, ne voulant pas les déranger, leurs ôtèrent à chacune une mule délicate, et leur chatouillèrent le dessous des pieds. Ce qui fit faire aux deux dames des soubresauts qui leur procurèrent autant de plaisir qu'elles en donnaient à leurs opérateurs. Aussi depuis se firent-elles toujours chatouiller les pieds en pareille circonstance.

-- Tu vas me rendre la pareille...

Il saccadait.

-- Allons, le foutre de ton père... ce foutre dont tu es faite, amalgamé au tien dans ton sacré connin de poupée, doit te le pommader! Et j'ai de la peine!...

Je vis à la rougeur de ma fille qu'elle souffrait.

-- Déconne, bougre (dis-je à l'Enfonceur), ton vit d'âne, ton vit de mulet donne les bouchées trop grosses à ce connichonnet!

Il déconna, et je mis une boulette de beurre frais à l'orifice du bijou de ma fille.

-- Oh! ça me le rafraîchit (dit l'aimable enfant)...

Montencon re-enconna avec fureur. Il entra mieux, et toucha le fond, Conquette ayant saqué du cul:

-- Ah! je te sens, petit joli chien de pinçoir! Allons, Vitnégrette, encorne ton jean-foutre de Vitnègre! Pince.. et remue du cul, garce!

Ces mots grossiers me mirent en fureur érotique; je chatouillai sans pitié les pieds de ma fille, en lui disant:

-- Fous, déesse! Donne-nous ton joli foutre!... Et toi, sacré bougre, inonde-la! As-tu jamais percé con ou connin, qui vaille le connin, le connichet de ma céleste, de cette divine putain?...

Conquette saccadait à désarçonner son enconneur (comme faisait Mlle Timon sous le grand homme Mirabeau). Mais Montencon se tenait ferme. Cependant elle eut une décharge si convulsive qu'il fut presque déconné. Mais, en retombant, le frottement serré du connin velouté le fit décharger avec ravissement...

Il lima quatre fois sans déconner, et, à la quatrième, lui ayant chatouillé les couilles, il émit aussi copieusement qu'à la première. Mais il fut épuisé. "Ah! comme Vitnègre est cocu! (disait-il en déconnant) car sa fouteuse de femme a déchargé le triple de moi.

Conquette sourit.

-- Combien? (lui demandai-je).

-- Oh! dans les neuf, trois fois neuf.

Je la baisai sur le front, et elle alla au bidet. Je vis par là qu'elle aurait un vigoureux tempérament. Ainsi, je résolus de la faire un peu blaser, avant de la livrer à son gros vit.

Mme Vitnègre, voulant se rafraîchir quelque temps le con dans sa cuvette à bidet, nous pria, avec une modeste rougeur, de la laisser libre. Nous la saluâmes aussi respectueusement qu'une déesse bienfaisante, et nous sortîmes. Montencon me dit:

-- Je vous rends grâces. Je serais plus glorieux d'être son père que de la reine Marie-Antoinette. Elle est autant au-dessus des fouteries ordinaires, que Mlle Contat ou Mlle Lange sont au-dessus d'une putain des pauvres, qui branle les vits derrière les charrettes sur le quai du Louvre.

Nous nous séparâmes, à ces mots.

-- Ah! (disait Montencon, s'éloignant), comme elle a été foutue!

Chapitre XXI Du ressouvenir, et de l'épisode.

Oh! que les puristes ont dû se récrier au chapitre précédent!... Eh bien, puristes, je m'en fous.

Le lendemain, je m'attendais à un peu de bouderie, ou de sérieux. Non. Ma Conquette me parla comme à l'ordinaire... Je fus huit jours, sans chercher à le lui mettre... Le samedi, son bijou bien rétabli des fatigues données par Sourcilsgris, dit Montencon, elle y sentit un chatouillement. Elle se ressouvint alors de ce que je lui avais dit, qu'elle pourrait se laisser enconner par Timori. Elle fit une toilette de volupté, se couvrit d'une calèche, et sortit le soir. Mais je l'observais, et la faisais soigneusement observer par Mme Brideconnin, ou comme je l'appelais en badinant, Mme Conbridé. Je fus averti; je la suivis, pour la préserver de malheur. Elle monta. J'écoutai à la porte; et j'entrevis même par une fente... Conquette se jeta dans les bras de Timori. Mais il était malade. La belle fut gamahuchée seulement. Timori, au lieu de la caresser, comme elle s'y attendait, se mit à lui raconter la suite des événements relatifs à Vitnègre, à Foutamort, et à Conillette:

-- J'ai été voir Vitnègre aujourd'hui, au lieu de me rendre à mon bureau, étant malade. Je l'ai trouvé malade lui-même, tant il avait été hier effrayé des menaces de son moine. Celui-ci l'avait fait demander. Vitnègre est accouru. Il a trouvé toute la communauté à l'infirmerie. Parvenu au lit de Foutamort, celui-ci lui a dit:

-- Gueux! si j'en avais la force, je t'étoufferais... Mais si je suis pour en mourir, comme On l'assure, je déclarerai tout au Lieutenant de Police, et tu seras pendu... Tu m'as vendu ta femme. Elle était si belle que j'ai eu un plaisir... infini... à la faire expirer dans des douleurs plus fortes que celles de l'accouchement... J'en bande encore, mais avec des douleurs insupportables... Elle était si belle que j'ai voulu en manger: je me suis fait accommoder son con, sa matrice, ses poumons ses tétons et sa tête, que j'avais déguisée. Nos moines ont mangé, sans le savoir, son cul, ses fesses, ses mollets, ses pieds, ses bras, ses mains, ses épaules, son coeur, son foie, etc... Tous, eux et moi, nous avons la vérole! Or, ta femme, belle, fraîche, pucelle encore, ne l'avait pas... Voici ce que tu as fait, coquin. Touché d'une fausse compassion, tu as fait évader ta femme, que je t'avais payée pour la foutre à mort, et tu lui as substitué une putain... C'est une insigne coquinerie... Si j'en reviens, j'aurai ta femme; si je meurs, tu seras pendu...

Vitnègre s'est donné à tous les diables que c'était vous qu'il avait livrée. Le moine, qui venait d'être frotté de mercure, et dont la langue enflait, a fait signe qu'il n'en croyait rien. Le chirurgien a tiré Vitnègre à part:

-- Avez-vous quelque affaire à régler avec ce scélérat? il n'a pas 2 heures à vivre, à la manière dont enfle sa langue. Il a une vérole si terrible, que j'ai été obligé de le frotter au triple des autres, que voilà dans leurs lits, et qui commencent à saliver. Je le connais; c'est un monstre à ôter du monde, et tout à l'heure, il ne pourra parler.

-- Empêchez qu'il n'écrive!

-- Oh! ne craignez rien! l'enflure lui... gagne les yeux; il n'y voit plus, et la langue commence à lui sortir de la bouche... Il... souffre... (lui tâtant le pouls) comme un damné... et il n'a pas une demi-heure à vivre...

Alors, Vitnègre, enhardi, a dit au moine:

-- Gueux! Infâme!... c'est la putain Conillette que je t'ai donnée, que tu as fait manger à tes moines, et dont tu as dévoré la matrice vérolée!

Le moine s'est soulevé, et a lancé à Vitnègre un si terrible coup de poing, qu'il l'aurait tué, si la colonne du lit n'avait pas amorti une partie du coup, qui cependant a renversé Vitnègre. On l'a fait sortir. Mais il a appris ce matin, par le chirurgien, que la langue du moine, devenue grosse comme celle d'un boeuf, l'avait étouffé un quart d'heure après... On a brûlé, sans lire, tout ce qu'il avait écrit durant sa maladie.

-- Voilà ce que Vitnègre, tranquillisé, vient de me raconter. Il est tard; je ne saurais vous reconduire. Partez, ma belle amie.

Tel fut le récit de Timori, fait à ma fille, que j'entendis tout entier, et qu'elle me répétera. Elle s'en revint la tête remplie d'idées noires. Je la suivais à vingt pas, la couvant des yeux, pour la préserver de toute mauvaise rencontre. Je bandais comme un carme, en voyant son joli tour de hanches...

Elle rentra. Je la précédai dans mon magasin, et je me cachai. Elle revint avec de la lumière et de l'eau tiède. Elle se lava la motte, et soupira, en se disant à elle-même: "Il n'existe plus, le scélérat!... Je suis encore effrayée! Je frappai un petit coup sur une commode. Conquette leva les yeux, et me vit. Je lui contai tout ce qu'elle venait de faire. Je lui causai un effroi salutaire, qui la guérit de l'envie de retourner seule chez Timorì, en lui disant que j'avais aperçu Vitnègre sur le quai des Ormes. J'ajoutai:

-- Vous alliez pour être baisée; vous le serez; car je couche avec vous.

Elle bégueulait, disant que le récit de Timori lui avait ôté ses désirs. Je ne l'écoutai pas; je me mis au lit, et elle vint se coucher auprès de moi.

Chapitre XXII De la fouteuse mise en appétit.

L'appétit vient en mangeant (dit le proverbe); et l'on va voir combien il a raison, pour Conquette!

Dès que ma fille fut à ma portée, je m'ancrai sur ses appas, lui suçai les tétons, et l'enconnai. Je ne sais par quel motif, humeur ou volupté, ma divine enfant ne remua pas. Je fis de même, et la tins emmanchée, sans me donner aucun mouvement... Je m'endormis, après m'être mis sur le côté, sans déconner. Conquette, qui s'y était prêtée, s'endormit comme moi, sans doute; puisqu'en m'éveillant, sur les 2 heures, je me retrouvai dans son bijou. Je m'agitai pour lors. Elle me serra dans ses bras, remua vivement du cul, et me dit:

-- Cher amant! pou..ousse".

Et elle saccada de toute la force de ses reins... Elle déchargea... J'émis aussi...

-- Ah... mon Dieu (dit-elle), c'est mon papa, qui me... caracole...

-- Qui te fous, ma déesse.

-- Ah... il n'y a que vous, pour ces choses-là... Je ne vous contrarierai plus; car vous avez plus d'esprit que moi... J'ai eu un plaisir... que je ne dois qu'à vous... Cher papa, recommencez; que je décharge à votre intention! Je vous adore...

Je la re-enconnai vigoureusement, en lui disant:

-- Et fous comme tout à l'heure, à l'intention de ton amant...

Elle remua du cul comme Cléopâtre ou Messaline, et elle se mit à dire, en saccadant:

-- Bougre de Timori... fous... fous... fous-moi... Fous ta garce... fais cocu mon sacré gueux de père... dont je suis la femme... la maîtresse... la putain... Ah... je sens ton vit, au fond de mon con... Ta langue... ta langue!... Je me pâme... je dé...cha.arge... Foutre... Ah-a-a-ah... je n'en puis plus...

Et, en finissant, elle alla se laver le con...

Dès qu'elle fut de retour, je remontai sur elle.

-- Remue du cul, du con! (lui dis-je) Trémousse des fesses... Je sens ton pinçoir... Oh! que tu fous bien, fille de mon vit, pour une novice!... Ayez un mouvement encore plus rapide!... Bon... excellent!... Quels reins élastiques!...

Elle fit trois soubresauts, et déchargea, en disant:

-- O mon Dieu! mettez une tonne de foutre dans les couilles de mon père, et que son vit divin le décharge au fond de mon con!

Dieu l'exauça, car j'émis aussitôt, et nos foutres se mêlèrent. J'en espérai un Adonis... Elle resta ensuite immobile, et moi aussi. Elle fit une copieuse ablution. Je me rafraîchis le vit et les couilles; puis nous nous recouchâmes. Je la re-enconnai.

Je fus là plus d'une heure, lui suçotant ses boutons de roses, lui dardotant et lui faisant dardoter la langue; la faisant déchargeoter, pâmoter, chatouilloter mes couilles. Je ne pouvais me résoudre à déconner... Tout à coup ma fille, que je croyais épuisée, se met à trémousser du cul, à convulsionner du con, comme faisait autrefois sa mère, mais mieux que celle-ci... Je rebandai roide, mais loin de la décharge! De sorte que je la limai tant qu'elle voulut... Elle me disait:

-- Papa! je ne parlerai pas d'un Vitnègre, qui n'a de plaisir sur une femme qu'autant qu'il brutalise sa monture; mais vous foutez plus tendrement, plus délicieusement, que Timori ne caresse. Vous limez mon con comme un dieu!... A votre intention cette décharge-ci... Papa! Papa, fourgonne! tu es dans le con de ta fille! Remue du cul, papa! Tu me fous... tu me fous... tu m'enco..onnes!... Fous, bougre! fous ta fille! incestue, jean-foutre!... Enfonce, enfon..once... dans le con..on de ta fi..ille... pâ..âmée!...

Et elle resta comme morte, pendant une longue décharge...

Je la relimai, voulant décharger aussi, pour la dernière fois de cette nuit-là. Elle se ranima:

-- Fous, maquereau! Je suis ta putain, ta raccrocheuse... ta sacrée salope... ta passionnée fouteuse... ta tendre fille... Engrosse-moi! (remuant du cul avec fureur) mets-moi dans le con un garçon... une garce! si une fille, tu la... dépucelleras un jour... si un fils, il me foutra...

-- Adorable fureur! (m'écriai-je)... Tiens, fille adorée, voilà du foutre.

J'émis délicieusement; et ma fouteuse déchargea plus délicieusement encore...

-- Ah! quelle nuit! (me dit-elle)... Timori ne me l'aurait pas donnée si voluptueuse...

Elle s'ablua; je lavai, et nous endormîmes.

Chapitre XXIII De la tendresse filiale; amour paternel.

Etre réservée, modeste, ou voluptueuse et fouteuse à propos, c'est la véritable sagesse.

Je ne raconte pas les bagatelles... Montencon ne put le re-mettre à Mme Poilsoyeux, et il en fut très étonné! Elle était aussi modeste, aussi retenue avec lui, qu'avant qu'il l'eût foutue. C'est qu'elle suivait mon avis, de ne pas laisser prendre un pied sur elle, par les faveurs accordées, ou ravies.... Un jour qu'elle se baissait, pour arranger le feu, il lui prit le con. Elle lui donna un soufflet. Je dis à Montencon:

-- Moi, qui la connais, je ne lui touche jamais les fesses, ou le poil du connin, sans sa permission, et sans qu'elle m'ait dit: "Eh bien, faites donc vite!" Quand je lui demande cette faveur, elle est parée, chaussée comme les Grâces... Je commence par lui demander à lui baiser le pied. Puis, lui glissant la main sur la jambe, je lui dis: "Tu l'as si jolie! que je la baise!..." Je pousse à la cuisse, en disant: "Quel satin!" Je lui passe délicatement la main sur la motte, et je m'écrie: "Ma reine! qu'en te voyant marcher dans la rue, et tortiller si joliment du cul! faire bander tous les hommes, bisquer de jalousie toutes les femmes, je puisse me dire: 'Je viens de patiner, de baiser ces foutatifs appas...' Je te suivrai; j'entendrai les hommes dire: 'Que je la foutrais bien!' Je verrai les femmes penser: 'Sacrée coquette! cette parure, ce goût, ce tour de cul signifient: Je veux être foutue! Vits, foutez-moi!' 'Bougresses! (leur répondrai-je tout bas), je méprise vos cons et vous! Je ne bande que pour le beau connin que vous jalousez'..."