L'Anti-Justine; ou, Les Delices de l'amour

Chapter 18

Chapter 184,020 wordsPublic domain

Vitnègre précédait, pour éloigner Lenfonceur. Trouvant une femme seule, et troussée, il voulut lui mettre, en soupirant, sa langue dans le con. Elle l'en empêchait, quand le moine faillit de l'écraser, en tombant sur la fille. Vitnègre fut obligé de se retirer a quatre. Le premier acte du Père Foutamort (comme Vitnègre le nomma), ce fut de mordre le bout des tétons de sa monture, en lui dardant son engin, qui ne pouvait entrer dans ce vaste con, encore élargi par une éponge, que la fille venait d'en ôter. Conillette fit un cri perçant! Et, se sentant déchirer le con, elle voulut se dérober, en égratignant des deux mains. Foutamort, qui savait bien qu'elle ne pouvait en échapper, et dont le plaisir était d'autant plus grand à tuer une femme, qu'elle était plus belle et plus étroite, ne la ménagea pas; tout en l'écartelant, il lui arracha le bout des seins avec ses dents. Un profond évanouissement, ou la mort, fit cesser ses cris... Je me repentis de n'avoir pas d'abord tiré un coup de pistolet à bout portant dans la tête du moine... Mais les voisins au bruit auraient peut-être enfoncé les portes; ce fut ce qui me retint... Foutamort, parvenu au fond du con de la fille écalventrée, déchargea enfin en jurant et rugissant.

-- Fous un coup (dit-il à Vitnègre), avant que j'encule la garce!

Le scélérat vint; mais, sentant un cadavre plein de sang, il se retira.

-- Elle est morte! (dit-il).

Foutamort la tâta:

-- Non; le coeur bat encore; vite que je l'encule.

Le cul de Conillette était bien plus étroit que son con; le moine haletait. Il en vint cependant à bout, car il dit à Vitnègre:

-- Je n'ai fait qu'un trou des deux.

Et il déchargea horriblement!...

Ma fille, épouvantée, m'étreignait par le milieu du corps. Vitnègre pleurait:

-- Ma pauvre femme! je t'ai livrée à ton bourreau!

-- Ne te l'ai-je pas payée? (dit le moine) Elle est bien à moi... Ainsi, va te coucher, et fous tes 60 mille livres; tu me gênes. Pour moi, pendant qu'elle est encore chaude, je vas, pour mon argent, foutre cinq à six fois le cul et le con de ma putain.

Vitnègre alla se coucher dans un petit cabinet, où il s'enferma.

Aussitôt Foutamort s'acharna inépuisablement sur sa victime expirée... Enfin, épuisé, il alla chercher la lumière, pour en repaître ses cruels regards... J'ai dit que la fille était jolie.

Elle est belle encore! (dit le monstre) Mais la figure de la putain est toute bouleversée; elle ne se ressemble plus à elle-même...

Il lui regarda le con, en lui soulevant le cul... Il la laissa retomber, en éclatant de rire:

-- Ma foi, la gueuse n'a plus qu'un cul, ou qu'un con... je ne sais lequel... Mais est-elle bien morte?

Il la déshabilla, l'emporta nue dans l'autre pièce, la mit sur une grande table; alla prendre un vaste saladier; tira un bistouri [Nous le voyions par la cloison vitrée].

-- Décharnons-la.

Il lui cerna la partie charnue des seins, la motte tout entière, la chair des cuisses; lui fendit le ventre, lui arracha le coeur, les poumons, le foie, la vessie, la matrice; la retourna, lui enleva la chair des fesses, lui coupa les pieds chaussés, qu'il mit dans une poche, les mains, qu'il serra dans l'autre. Il la retourna encore; lui coupa la langue, la tête, ôta la chair des bras. Il vint ensuite chercher sa chemise et un drap du lit, en disant:

-- Voilà un bon régal pour nos moines et pour moi.

Le terrible anthropophage mit le saladier dans la chemise; ensevelit le corps dans le drap; fit lever Vitnègre pour le coudre; puis il lui dit de publier le lendemain que sa femme se mourait; de la mettre le soir dans une bière, et que lui moine se chargeait de la faire enterrer. Et, après lui avoir recommandé de bien effacer au grand jour toutes les traces de sang, il sortit vers les 3 heures du matin, emportant son saladier de chair humaine.

Vitnègre pleura d'abord. Mais, nous ayant entendu remuer pour sortir, le lâche eut une frayeur si grande qu'il alla s'enclore dans son petit cabinet. Nous sortîmes donc tout à notre aise. Comme nous traversions la petite cour, nous entendîmes les voisins qui disaient fort bas:

-- Il ne l'a pas tuée; voilà qu'on l'emmène!...

Nous nous mimes à fuir par de petites rues, dès que nous fumes dehors, de peur d'être suivis. Et bien à-propos! nous entendîmes courir. Mais on ne prenait pas notre chemin. Je remenai ma fille à sa pension, laissant là Timori, pour observer, et lui promettant de revenir dans une demi-heure.

-- Voilà donc (me dit-elle), quel serait à présent mon sort, si, en vous accordant mes faveurs, je n'avais pas reculé votre départ! O mon cher papa! tout mon corps est à vous, pour en faire ce que vous voudrez!

Je lui demandai sa bouche. Elle me darda sa langue; et nous arrivâmes. Je lui dis de se coucher.

-- Non, non! et mes malles.. mes bijoux; si nous pouvions les avoir?

J'admirai sa présence d'esprit!... Il était près de 5 heures. Je courus rejoindre Timori, qui se promenait devant la porte.

-- Rien encore (me dit-il).

Un instant après, nous vîmes sortir Vitnègre. Timori le suivit, et j'allai chercher ma fille, sa présence nous étant nécessaire, si d'officieux voisins nous arrêtaient. A mon retour avec ma fille et deux crocheteurs, je retrouvai Timori, qui nous dit que Vitnègre avait passé le boulevard. Ma fille ouvrit. Nous chargeâmes quatre malles préparées, mais cachées; nous sortîmes sans être vus, et nous allâmes par des rues détournées, chez mes affidés.

Ce fut alors que ma Conquette fut tranquille! Elle se coucha, et nous allâmes reposer chacun chez nous, Timori et moi.

Chapitre XVI Foutoir; petit magasin; enterrement; amour.

Nous en sommes aux fouteries par excellence; à celles qui vont aguerrir ma délicieuse Conquette-Ingénue, ma ravissante Victoire-Conquette, faire leur fortune, la mienne, en leur ôtant une fausse délicatesse, et découvrir une chose admirable, qu'on ne verra qu'à la fin. La route que je vais prendre, pour former ces deux belles et leurs compagnes, étonnera d'abord! mais en toutes choses, il faut attendre le dernier résultat... Reprenons ce charmant récit, en faisant précéder quelques fouteries préparatoires, qui amèneront les grandes. Mais il n'y aura plus, dans le reste de l'ouvrage, aucune horreur qui ressemble à celle du moine Foutamort. Les horreurs à la Dsds sont aisées à présenter; c'est la peinture de la douce volupté qui est le chef-d'oeuvre du génie.

La première visite que reçut Conquette, le lendemain, jour de son enterrement, et à la même heure, fut celle de Timori. Il la trouva chez ses hôtes. Il venait lui raconter comment, après être morte la nuit précédente, elle venait d'être enterrée. Mais Il ne pouvait parler devant le monde. Or, j'avais dans cette même maison, à quelques marches au-dessous, mais sur le derrière, un petit magasin, où je cachais chaque numéro de mes Annales, que supprimait le gouvernement d'alors. Ma fille y devait faire mettre son lit, le soir même. Il y aurait sans doute été déjà; mais elle ne faisait que de se lever. J'y avais placé pour mon usage, celui de mon secrétaire, de sa soeur, de sa maîtresse et de sa belle-mère, un foutoir commode, dans le ventre duquel on pouvait parfaitement se cacher. [Vitnègre en avait un tout pareil, dans lequel il se mussait, quand un de ses trois payeurs venait, pour essayer de dépuceler le con ou le cul de sa femme, qu'il appelait, sa poule aux oeufs d'or; il voulait tout voir, craignant qu'un des trois ne la lui enlevât. C'était aussi par volupté; il était passionné pour la chaussure de sa femme. Lors donc que, tendrement gamahuchée par un des trois bougres (car ils l'adoraient, et ils vont bien la regretter), elle émettait, il lui tirait un soulier qui, se trouvant étroit vers la pointe, lui servait de con. Aussi disait-il à ses intimes:

-- Je n'ai jamais foutu ma femme qu'en soulier.

Conquette, sentant bien que Timori avait bien des choses à lui dire, et qu'il ne pouvait parler, prétexta qu'elle avait laissé dans mon magasin une lettre à lui montrer. Elle avait une double clef. Ils y descendirent ensemble.

Je venais d'y arriver. J'entendis la marche de ma fille, sa voix basse, et celle de Timori. Je me cachai dans le foutoir. Ils entrèrent. Conquette ferma soigneusement la porte, la couvrit du matelassement qui empêchait qu'on ne fût entendu au dehors, et ils s'assirent sur moi.

"Ah! Madame (dit Timori), quelles scènes!... Il avait découvert que je vous aimais, à mes regards, et parce qu'un jour étant avec lui chez vous, pendant qu'un de vos acheteurs vous caressait sous son nom, il me vit baiser à la dérobée une de vos chaussures. Mais il paraissait ignorer non seulement que vous m'aimiez, mais que je vous fusse connu. Hier, à 3 heures, m'ayant trouvé au café, il me dit:

-- Je ne saurais dépuceler ma femme; j'ai le vit trop gros. Tu es beau garçon; je t'ai choisi, pour la dépuceler aujourd'hui, à l'instant; je te demande seulement six louis, qu'elle aura pour ses épingles.

Je les lui donnai sur-le-champ, et nous partîmes... Vous savez le reste... Ce matin, après vous avoir quittée, j'ai été me reposer jusqu'à 10 heures, que j'ai été à mon bureau. Mais, passant devant sa porte, j'y ai frappé. J'ai entendu deux voisines qui se disaient fort bas:

-- Le confesseur y est! ce n'est donc pas elle qu'on a emmenée cette nuit...

L'infâme m'a ouvert. L'horrible moine était avec lui. Un frère avait apporté la bière bien enveloppée, et il récitait tout haut des prières auprès du cadavre dans le cabinet obscur.

-- C'est un ami (a dit Vitnègre)... Ma pauvre femme est morte!

-- Morte! (ai-je dit)

-- Elle est expirée dans les bras du révérend père.

J'ai frémi de l'expression!... Le moine a dit:

-- J'ai fait toutes les démarches; nous avons la permission de l'enterrer sans bruit; ce sera pour 3 ou 4 heures.

Je suis sorti...

En revenant de dîner, vers les 4 heures, je suis repassé. Deux prêtres, quatre porteurs, le moine et le frère, ont emporté le corps, sans chanter. Il est inhumé. Nous verrons la suite des événements... Je les observerai.

-- Ma belle amie! On vous croit morte: vous êtes libre. M'accorderez-vous vos précieuses faveurs?

-- Mon ami! (répondit modestement Conquette) je commence par vous remercier de l'important service que vous m'avez rendu! mais un autre m'en a rendu un plus important encore. Seul il m'aurait sauvée. Si mes faveurs étaient encore à moi, elles seraient à vous. Mais elles sont à mon premier amant, qui, caché, a découvert toute la trame. Il venait de me déflorer; il me l'a mis encore après. C'est votre unique rival: mais il est adoré; son nom, que je vais vous dire, va vous prouver toute mon estime, et que vous avez toute ma confiance. C'est mon papa...

A ce mot, Timori tomba aux genoux de son amante:

-- Fille angélique! Fille divine! (lui dit-il) je reconnais là votre piété filiale et la beauté de votre âme! Foutez avec votre père; que lui seul vous enconne! Vous seriez digne de foutre avec Dieu, si Dieu foutait!... Mais je demande à vous gamahucher, et, si votre papa le permet, à vous enculer!

-- Mon aimable ami! (lui répondit Conquette, en le caressant de la main) vous êtes bien raisonnable!

Timor se déculotta, lui mit dans la main un vit à pucelage, plus petit que le mien, se fit chatouiller les couilles, et la voulut branler. Elle s'y refusa. Alors Timori la renversa, la troussa, et lui supa savoureusement le con... Non, jamais l'on n'entendit de pareils soupirs!...

-- Ah! Timori... ta langue vaut un vit.

Elle avait émis dès le troisième coup de langue, et, dans son délire, elle élevait ses jambes en l'air, faisait claquer ses jolis talons, haussait du cul, pour favoriser l'application de la bouche de son gamahucheur, et l'intromission de la langue qui lui chatouillait le clitoris. Elle imitait sa mère, dans ce claquement de talons; car je ne foutais celle-ci que de jour, soit en con, soit en cul, soit en bouche, pour être excité par ce qu'elle avait de mieux, la jambe et le pied. Je lui demandais le claquement des talons, parce qu'il imitait la marche de femme, son qui me faisait toujours bander... Lorsque ma fille eut amplement déchargé, elle écarta Timori.

Chapitre XVII Du pucelage du cul: le père enconneur.

La céleste Conquette-Ingénue fut toujours aussi juste que belle et sensible: qu'on ne soit donc pas surpris de ce qui va suivre.

Elle se mit sur le ventre, et lui dit:

-- Mon second ami! pommade-moi. Mon premier ami a eu le pucelage de mon bijou; il est juste que tu aies celui de ma rosette; mon papa sûrement m'approuvera!

-- O déesse! (répondit Timori, en lui insérant de la pommade dans l'anus avec une canule) que tu es raisonnable! Il aura le connin, moi la rosette, et nous jouirons chacun d'une fouterie à nous seuls.

Timori enfonça, malgré quelques petits cris de ma chère fille, et après de vives saccades, il déchargea, en s'écriant:

-- Foutre! foutre! quel cul.. quel plaisir des Dieux!

Et il se pâma... Il fut épuisé, et de sperme et de forces, par ce coup seul... Aussi se rappela-t-il, à mon grand contentement, qu'il était attendu à 7 heures. Il laissa l'amoureuse Conquette-Ingénue étendue sur le lit, après l'avoir remise sur le dos, afin de lui donner quelques coups de langue au con, pour baiser d'adieu. Il alluma sa bougie, sortit, et tira la porte.

Aussitôt je quittai ma cachette, et je m'élançai sur mon adorable fille, que les trois dardements de langue avaient émue, et dont le con oscillait vivement.

-- Quoi! vous étiez là?

-- Oui, ma divine. Il encule; moi j'enconne. Tu me causes une érection terrible!

-- Adoré Papa, foutez... foutez-moi! (et c'est la première fois de sa vie qu'elle prononçait ce mot) je n'en puis plus moi-même...

Elle me saisit le vit, et se le mit dans le connin:

-- Pousse! (me disait-elle) Il entre.. Pousse! vit de Dieu! vit paternel! émets du foutre dans le con de ta fille!...

En parlant ainsi, elle remuait tellement du cul, que je me trouvai bientôt au fond de son connin. Vive la fouterie ordinaire! c'est la meilleure manière des quarante! J'avais la bouche, la langue, les blancs tétins de ma fille, ses caresses, la vue de son charmant visage, toujours joli au double dans une femme qu'on fout, ses doux propos:

-- Cher vit! vit divin! comme il me chatouille le con!... Pousse!... Ah! bougre! je me pâme... Je déchar...arge du fou...outre!... Ta langue! cher amant! Enconneur adoré!... Oh je redécharge! Fous, sacré bougre! Suce... mordille-moi les tétons!...

Je déchargeai délicieusement à la seconde émission de ma céleste fille. Au fond de son étroit connin, je me sentis adorablement pincé par ce que le vulgaire appelle le clitoris, et les gens de l'art, le bas du conceptoire ou de la matrice; cet organe de volupté, qui n'est atteint que par un vit long, me suçait le bout de l'engin déchargeant... Et cette idée délirante, en me voyant sur la plus belle des femmes, renversée sur le dos, bien enconnée, se pâmant de plaisir,

-- Je fous ma fille... Je lui décharge dans le con... Nos foutres mêlés peuvent lui faire un enfant tout de moi... Je fais cocu le gueux, le scélérat de Vitnègre! Je fous sa femme, qu'il croit morte, qu'il n'a jamais foutue... Nous la foutons, Timori et moi, l'un en con, l'autre en cul, tandis que le vil jean-foutre se branle le vit à sa divine intention... Il la croit écartelée par le vit-timon de son exécrable moine... et son étroit connin décharge avec nous, comme celui d'une princesse, foutue par un jeune garde du corps!...

Ces idées, rapidement roulées dans mon imagination, doublaient, triplaient ma volupté...

Ma fille me fit déconner:

-- J'en suis pleine, me dit-elle; le devant, le derrière; il faut que je me purifie.

Je courus lui chercher de l'eau tiède chez son hôtesse, Mme Brideconnin, que je trouvai seule auprès du feu, des tétons blancs comme neige découverts. Je les baisai, pris l'eau qui chauffait pour elle. Son mari me dit:

-- Je viens de le lui mettre, à l'intention de votre fille, la charmante Mme Poilsoyeux (nom que je lui avais donné, pour qu'elle ne portât pas celui de son infâme mari).

Je rentrai. Je lavai moi-même avec une fine éponge les charmes secrets de ma déité. Il y avait un peu de sang à la rosette, et même au connin.

-- Eh! quoi, ma délicieuse, tu as donc encore souffert?

-- Oui, mon cher bourreau; mais le plaisir l'a toujours emporté, même en cul...

Conquette, purifiée, me dit:

-- J'étais si pressée de jouir avec vous que je n'ai pas pris le temps, papa-sauveur, de vous demander votre sentiment sur ce qui s'est passé entre moi et Timor?

-- J'ai aussi bien des choses à vous dire là-dessus, mon ange; mais nous allons souper. Vous avez besoin de repos, et moi aussi; ce sera pour demain...

Je lui donnai la langue; elle me darda la sienne; je baisai les boutons rose de ses tétons, et nous allâmes nous mettre à table.

Pendant le souper, je racontai à M. et Mme Brideconnin ce qu'il fallait qu'ils sussent de la prétendue mort de Mme Poilsoyeux afin qu'ils ne la compromissent jamais. Pendant le repas, notre porteur d'eau et sa femme placèrent le lit de ma fille dans mon magasin; et, dès qu'il fut arrangé, nous y descendîmes ensemble. Ma belle amie me dit:

-- Je crois que j'aurai peur; priez Mme Brideconnin de venir coucher avec moi!

-- Je vais rester, ma reine.

-- Ah! j'aime bien mieux cela! non pour jouir; mais pour que mon amant-papa s'endorme sur les tétons de la femme de Vitnègre, pendant qu'il se morfondra, ou qu'il ne ... qu'un de mes vieux souliers.

-- Ma divine fille? (repris-je) je vais, dès ce soir, te dire ce que je voulais remettre à demain. Couchons-nous.

Je déshabillai ma déesse comme une nouvelle-mariée, baisant tout ce que je découvrais. Tous deux au lit, je l'assis sur mon vit.

Chapitre XVIII Des avis paternels, tenant sa fille enconnée.

Ami lecteur! j'éprouve encore les oscillations de la plus savoureuse volupté, en me rappelant ces moments enchanteurs, que m'a procurés ma Conquette-Ingénue-L**!

-- Appuie lentement, ma reine; que je t'enfile sans limer!

Elle le fit. Lorsqu'elle fut parfaitement enconnée, je lui dis:

-- Tu sais, très chérie fille, que j'ai tout vu, tout entendu. Tes sentiments divins à mon égard, m'ont pénétré de reconnaissance et d'admiration... J'approuve entièrement que tu aies donné à Timori le pucelage de ton beau cul. J'accepte avec transport ton dévouement pour moi. Mais, céleste fille! c'est à ton intérêt, à ton bonheur, que je me propose de le faire servir. Je ne prétends pas, tel qu'un sultan, te garder pour mes plaisirs exclusifs. Tu auras un payeur. Lequel des trois hommes auxquels ton pucelage était vendu aurais-tu préféré?

-- Le plus honnête, incomparable papa; mais c'est justement celui qui l'a le plus gros.

-- Je te ferai donc élargir le bijou par un gros homme de ma connaissance. Il n'est pas aimable; mais un homme aimable pourrait t'épuiser, en te faisant trop décharger; outre qu'il pourrait te prendre le coeur; ce qu'il ne faut pas; un fouteur préparatoire ne doit te prendre que le con... Ni moi, ni Timori ne te suffirions point; nous n'avons pas le vit assez gros; ce ne sont que des vits à pucelage. Mais j'ai plusieurs ressources... Je sonderai celui que tu préfères; puis les deux autres, s'il ne fait pas ton affaire. Je les ai épiés. Je sais leur adresse; je ne nous compromettrai pas. Je ne te demande que de la soumission!

-- Entière! divin papa.

Elle se trémoussa un peu, et déchargea.

-- S'il te survient beaucoup de tempérament, comme je crois l'entrevoir, j'aurai soin que tu ne manques pas de vits. Tu verras comme tu seras régalée!... Je ne suis plus d'un âge à te rassasier de volupté. Ainsi, je te le ferai mettre par de jolis jeunes gens, graduant la grosseur des vits.

Ici, ma provocante fille s'agita, en me disant:

-- Mon cher vit-papa! permets que je foute en con à l'intention de Timori, le vit de mon cul! Tu m'as convertie; il m'enconnera, mais en ta présence.

-- Oui. oui...

Je la saccadai. Elle s'écria:

-- Fourgonne.. vit de mon cher Timori! fourgonne mon con! Fais-moi pâmer! bougre.. foutre.. Ramone.. ramone!... ze déçarze!

Et elle déchargeait, en se roidissant:

-- Ahahah, mon papa! Ahahah! Ahahahh! (avec un long soupir)...

Je n'ai jamais eu tant de plaisir qu'à cette décharge... Nous avions de la lumière; ma fille se mit sur le bidet pour se rafraîchir le bijou, tandis que je me mettais le vit et les couilles dans l'eau froide, pour me faire débander. Je demandai à ma fille, Qui lui avait appris les expressions dont elle s'était servie, en déchargeant? "Dès la troisième semaine de notre mariage (me répondit-elle), Vitnègre fit coucher avec lui sa filleule, femme d'un espion de police; cette femme, par les ordres de son parrain, feignait de délirer, quand il l'enfilait; et voilà quels étaient ses propos, avec beaucoup d'autres, qui n'auraient pas été placés pour nous, comme gros-bondon, chien de vit de mulet, Foutamort le cadet! etc. Nous nous remîmes au lit, et nous nous endormîmes enlacés.

Le matin, je renouvelai mes instructions à ma fille. On frappa. C'était Mme Brideconnin, qui parla. Je me cachai dans le foutoir. Elle apportait le déjeuner de Mme Poilsoyeux.

-- On cherche une fille du Port-au-Blé (dit-elle), disparue depuis avant-hier soir. Une de ses pareilles a dit, qu'elle devait aller coucher avec un homme de 40 ans, qu'elle avait dit avocat, mais qui est chirurgien; qu'ils l'ont tuée à deux pendant la nuit, et disséquée. C'est peut-être votre histoire, qu'on dénature comme ça? Mon mari doit aller s'informer.

Elle sortit; et je vins déjeuner avec Conquette. Je la laissai, en promettant de la voir à dîner.

Je fus exact. Brideconnin était sorti. C'était effectivement de Conillette dont il était question. Le commissaire et les mouchards visitaient toutes les maisons de la rue; mais on ne trouvait rien. Je changeai de costume par précaution... Je revins le soir, et ne couchai pas. Je me reposai trois nuits, et laissai reposer Conquette-Ingénue.

On sait que j'aimais ma fille autant pour elle-même, que pour mon plaisir, et que je n'entendais pas régler son appétit de 19 ans, sur mes forces de 40. Mais j'avais encore d'autres raisons. Je vais me conduire en conséquence.

Chapitre XIX Du père juste, et du vit grisonnant.

On sera sans doute surpris de ce qu'on va lire, d'après les sentiments que je viens de professer!... Ne me préjuge pas, téméraire! Pour me connaître et prononcer, attends.

Je connaissais un de ces gourmets de plaisir, gros homme vigoureux, lubrique à l'excès, nommé Montencon. Il m'avait donné souvent à dîner, rue Troussevaché, où il demeurait, m'y avait fait enconner la petite Vitsucette, sa maîtresse, en me la tenant lui-même. Il m'avait même procuré la fille de son hôtesse, Petit Bijou, séduite par un noble, appelé de Foutâne, qui l'avait ensuite rendue putain. Elle nous amusa toute une après-dîner; Montencon ayant grisé la jolie Adélaïde Hochepine, il eut la politesse de me la faire enconner le premier, et chatouiller les couilles par sa maîtresse. Ensuite il l'encula, également chatouillé par Vitsucette. Je la refoutis, après que la Vitsucette de Montencon me l'eut lavée. Mais celui-ci nous dit:

-- J'ai mes raisons. J'embouche la jolie garce.

L'ayant embouchée, et lui ayant fait avaler son foutre, en haine de Foutâne, j'en fus dégoûté, ainsi que de la Vitsucette, dite la Baiseuse, à laquelle il en faisait autant. Je n'y étais plus retourné. Ce fut cet homme que j'invitai à dîner dans mon petit magasin, pour aguerrir et m'élargir un peu ma fille (car j'avais fait donner séparément aux trois payeurs à gros vits de Vitnègre, MM. Lélargisseur, Percecul et Cognefort, l'espoir de la retrouver, ou sa pareille).

Montencon était connu de Conquette, dont il avait foutu la mère avant la vérole. Il n'en avait que plus envie de le mettre à la fille. Je le trouvai dans l'escalier, en arrivant moi-même. Je l'introduisis. Il demeura immobile de joie et d'admiration, en voyant une femme si belle!... J'avais affaire; je ne restai qu'un moment, en lui disant, que je lui laissais ma fille pour compagnie. Il balbutia, en me reconduisant: