L'Anti-Justine; ou, Les Delices de l'amour

Chapter 16

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Je la re-enconnai, j'émis sans m'évanouir. La belle Marie n'avait pas encore eu d'enfants: je fus père de Mlle Beauconnin, fille unique de mon beau-frère de ce nom.

[Je passerai toutes les fouteries communes; ce n'est qu'à force de volupté, de tableaux libidineux, tels que les savoureuses jouissances qui vont suivre, qu'on peut combattre avantageusement dans le coeur et l'esprit des libertins blasés, les goûts atroces éveillés par les abominables productions de l'infâme et cruel de Dsds! Ainsi, je réserve toute ma chaleur pour décrire des jouissances ineffables, au-dessus de tout ce qu'a pu inventer l'imagination exquisement bourrelle de l'auteur de Justine.]

Chapitre V Du bon mari spartiate.

Il faut néanmoins, avant de passer aux tableaux que je viens de promettre, rapporter en peu de mots, une aventure extraordinaire, que j'eus, rue Saint-Honoré, à vingt ans accomplis, en faisant mon droit.

J'étais voisin vis-à-vis d'un vieil horloger, qui avait une femme jeune et charmante. C'était sa troisième. La première l'avait rendu parfaitement heureux pendant douze ans; c'était une ivresse. La seconde, durant dix-huit ans, à l'aide d'une soeur plus jeune, par laquelle la dame se faisait remplacer au lit dans ses moindres indispositions, pour que son mari ne foutît jamais avec dégoût. Cette excellente épouse ayant cessé de vivre, l'horloger avait épousé, âgé de soixante ans, la jolie, la délicieuse Fidelette, putative d'un architecte, et fille naturelle d'un marquis. La beauté de cette troisième femme n'avait pas d'égale, pour le moelleux et le provoquant. Son mari l'adorait; mais il n'était plus jeune! Cependant, comme il était riche, il lui prodiguait tout ce qu'elle paraissait désirer. Mais il n'atteignait pas le but, et Fidelette était chaque jour plus triste. Enfin, un soir, ce bon mari lui dit:

-- Mon ange! je t'adore, tu le sais! Cependant tu es triste, et je crains pour tes jours précieux! Tout ce que je fais ne te flatte en rien? Parle! c'est un ami tendre qui t'en conjure! Dis-moi ce que tu désires? Tout, tout ce qui sera en mon pouvoir, va t'être accordé!

-- Oh! tout (dit la jeune femme).

-- Oui, tout, fût-ce... Est-ce à ton coeur? est-ce à ton divin connin, qu'il manque quelque chose?

-- Tu remplis mon coeur, cher mari! Mais j'ai des sens trop chauds, et, quoique blonde cendrée, mon bijou a des démangeaisons... terribles!

-- T'est-il indifférent qui le satisfasse; ou aurais-tu un goût?

-- Sans aimer, j'ai un goût... un caprice... Mais je n'aime que toi.

-- Qui excite ta main, que je vois en ce moment chercher ton gentil petit chose?

-- Tiens! ce voisin... qui me regarde... et dont... je me suis déjà plainte...

-- J'entends!... Tu as dû me trouver bien bouché!... Passe au bain, mon ange adoré.. je reviens dans l'instant.

Il courut me trouver.

-- Jeune voisin! On dit que vous aimez Mme Folin l'horlogère?

-- Ma foi, on dit vrai; je l'adore.

-- Venez.

-- Il en arrivera ce qu'il pourra. Allons.

Il me prit la main, et nous allâmes chez lui.

-- Déshabillez-vous; passez dans ce bain, que ma femme quitte. Voilà de mon linge. Régalez-la en nouvelle mariée - ou ménagez-vous pour différentes nuits; à votre choix et au sien.... J'adore ma Fidelette; mais, pour cette épouse chérie, je suis content dès que je la vois satisfaite, heureuse. Quand vous l'aurez foutue, que son petit connin aura bien déchargé, je l'enconnerai à mon tour, pour lui porter mon petit présent.

Et il me fit entrer dans le lit où sa femme était depuis le bain. Il s'en allait.

-- Mon cher mari! (s'écria cette timide Colombe), tu me laisses seule avec un inconnu! Oh! reste! et si tu m'aimes, sois témoin des plaisirs que je ne devrai qu'à toi!...

Et elle nous baisa tous deux sur la bouche... Le lit était vaste. Le bon Folin s'y mit avec nous... Je grimpai sur le ventre de la jeune épouse, aux flambeaux allumés, au vu du mari, et j'enconnai roide... Elle répercutait avec fureur.

-- Courage, ma femme! (criait l'excellent mari, en me chatouillant les bourses) ... Décharge, ma fille! Hausse le cul!.. darde ta langue... ton fouteur va t'inonder!... Toi, jeune vit, plonge... plonge!... Lime... Lime-la...

Nous déchargeâmes comme deux anges... Je la foutis six fois dans la nuit, et les deux époux furent très contents de moi... J'ai eu cette jouissance céleste, et plus qu'humaine, jusqu'aux couches de Fidelette, qui perdit la vie, en la donnant au fruit de notre fouterie.

Chapitre VI De l'épouse qui se fait enculer.

Je passerai sous silence mes connilleries avec ma femme clandestine, puisque je n'ai jamais avoué ce mariage. Conquette-Ellès était une jolie grêlée, faite au tour, ayant un con tellement insatiable, que je fus obligé de lui mettre la bride sur le cou, et de la laisser foutre avec qui elle voudrait. Elle était fille d'un traiteur de la rue Saint-Jacques, et soeur du libraire PetiteBeauté. Elle est morte syphilisée, longtemps après m'avoir donné deux filles... Ah! qu'elle foutait bien! jamais femme enconnée n'a brouetté son cavalier comme Conquette!... Elle est la seule créature que j'aie enculée, mais sur son invitation, quand sa santé fut douteuse. Elle me donna ensuite le cul de sa soeur cadette, en me disant que c'était encore le sien. Et je le croyais. Mais la jeune personne se faisant enconner, je m'aperçus de la tricherie, dont je ne témoignai rien... Cela fut délicieux! mais ce n'est que de la fouterie ordinaire... Quand ma belle-soeur fut mariée, ma femme séduisit sa coiffeuse, à laquelle elle recommanda bien de se faire enculer, alléguant que j'y étais accoutumé. Mais cette fille m'ayant averti dans la journée, je l'enconnai la nuit, sans que Conquette s'en aperçût. J'eus ainsi successivement six coiffeuses, toutes jolies, pendant douze ans, ma femme, qui les payait, croyant me cacher, par ce moyen, qu'elle avait la vérole. Ce fut ainsi que j'attendis les connins délicieux qui m'étaient destinés par la nature... C'est après la dernière coiffeuse, que Conquette mourante, ayant remarqué qu'un de mes cadets courtisait ma fille-nièce Beauconnin, qu'on ne voulait pas lui donner, et qu'il en était aimé, proposa à Mariette de se le laisser mettre par son amant! Mais, craignant que le jeune homme ne pût la dépuceler, elle me dit que la dernière coiffeuse m'envoyait une de ses élèves, qu'il fallait enconner, et sans parler, parce que, ma nièce couchant dans la chambre voisine, il y avait des raisons pour ne pas envoyer l'élève-coiffeuse dans la mienne... Pourvu que je foutisse un jeune con, que m'importait? J'allai nu au lit. Je trouvai des tétons naissants, un connin qui tressaillait. Je dépucelai... J'avais enconné trois fois, lorsqu'on vint me faire retirer. Je crus que c'était la convention. Mais, ayant écouté, je fus très étonné d'entendre éperonner de nouveau ma monture, et ma femme instruire, en les encourageant, son neveu et sa nièce!... Je me remis dans mon lit tout pensif... Le lendemain, je demandai une explication à Conquette.

-- Eh bien, quoi? (me répondit-elle) vous avez dépucelé votre nièce Beauconnin avant que son cousin le lui mît parce que je craignais qu'il ne pût la déflorer...

Je fus enchanté! J'avais eu les prémices de la fille que j'avais implantée un jour de Vierge dans le con de la belle Marie Linguet. Mais je dissimulai ma joie. C'était un excellent pronostic pour les plaisirs dont je me flattais de jouir depuis longtemps! et dont le moment approchait. J'y touche enfin.

Chapitre VII Du connin au poil follet.

On sait que j'avais deux filles, ou que du moins ma clandestine les avait; car je me rappelle qu'elle prétendait que ses véritables filles étaient mortes en nourrice, et que... et que... Elle parlait du Roi... d'une princesse... Mais elle était si menteuse que c'eût été une folie de la croire.

Conquette-Ingénue, ma fille aînée, me causait des désirs dès l'âge de dix ans. Pendant que sa mère non encore vérolée couchait et foutait avec un galant, elle envoyait Conquette dans mon lit. Cette enfant avait la plus jolie conque. Je me fis une règle dès lors de la lui baiser tous les soirs, après lui avoir écarté les cuisses, durant son premier sommeil. J'introduisais légèrement la langue, mais sans lécher. Je m'endormais ensuite, elle remise sur le côté, ses fesses sur mes cuisses, et mon vit pressé entre les siennes. Dans le jour, j'enconnais, ou la maîtresse d'un certain Mivière, avocat, ou une jolie bossue toujours bien chaussée, qui demeurait dans la maison; ou une boiteuse des deux côtés, mais d'une délicieuse figure, et prête à se marier. Elle s'était laissée déflorer par son futur, et depuis ce temps-là, elle ne ménageait plus un très joli con blond. Quand ces trois fouteries me laissaient chômer trop longtemps, je fourgonnais, le vit serré entre les cuisses de Conquette-Ingénue, qui, se sentant gênée, l'empoignait toute endormie, et me faisait éjaculer. Elle avait onze ans. Elle sentit quelque chose, et parla. On la mit dans un cabinet fermé.

Elle apprit à dessiner. Lorsqu'elle eut treize à quatorze ans, après une interruption de plus de deux ans, je me trouvai veuf, et elle revint à la maison. Elle coucha dans une petite chambre à côté de la mienne. Elle était grandie, faite au tour; elle avait le pied le plus parfait. Je la fis chausser par l'artiste le plus habile, sur la forme de sa mère, qui était celle de la marquise de Marigni. Puis je devins éperdument amoureux de mon ouvrage.

Mais personne jamais ne fut plus chaste que cette céleste fille; quoique ses mères, soit réelle ou putative, fussent putains, et soient toutes deux mortes de la vérole. Conquette-Ingénue ne souffrait pas qu'on prît sur elle la moindre liberté... La Providence le voulut sans doute, pour qu'elle en fût un jour plus désirable et plus voluptueuse... Ainsi, je me trouvai réduit à la gamahucher pendant son sommeil, qu'elle avait profond, heureusement! Je profitais de son premier somme pour la découvrir, admirer son délicieux connin, qu'un joli poil follet commençait d'ombrager, et la gamahucher modérément. Ce ne fut qu'à la dixième nuit, que je la sentis me riposter. Je redoublai les coups de langue, et elle émit.... La lumière était éteinte, quand Ingénue s'éveilla, en disant:

-- Ah! Ah! Ah! ça me chatouille! Ahh!...

Elle crut qu'elle avait rêvé. Cependant elle dagua sa jeune soeur, couchée avec elle, de plusieurs coups de coude, comme si elle eût pensé que cette enfant l'avait chatouillée.

Je me remis dans mon lit, enchanté que ma fille eût déchargé. Cette émission me fit espérer qu'ayant éveillé son tempérament, je pourrais l'enconner bientôt, en faire ma maîtresse, et me trouver le plus heureux des hommes. Mais que j'étais loin de compte! et combien de vits devaient tenter de martyriser ce divin connin avant le mien! Hélas! il fut prêt d'essuyer une Iliade de malheurs!..... Quoi qu'il en soit, ç'a été ma véritable inclination, la plus constante, la plus voluptueuse, que cette adorable fille, qui n'a eu de rivale que sa soeur... Non (je le dis, d'après l'expérience), il n'est pas au monde de plaisir comparable à celui de plonger son vit bandant, jusqu'au fond du con satiné d'une fille chérie, surtout si remuant du cul avec courage, elle décharge copieusement! Heureux! heureux qui cocufie, et fait cocufier un gendre également détesté de tous deux!

Conquette-Ingénue eut ses règles la semaine suivante de celle où elle avait enfin déchargé. Ainsi elle était parfaitement nubile. Mais, éveillée, je ne pouvais lui ravir aucune faveur essentielle. Ma soeur Marie, qui me connaissait, la mit en apprentissage de modes et du commerce de la bijouterie, chez une jolie marchande, dont le mari était chef de bureau; et le bijou de la belle Conprenant me dédommagea, mais sans m'en consoler, des rigueurs de celui de ma fille. Je le mis aussi à ma nièce Beauconnin, alors mariée à son cousin. Et, sans ce double soulagement, aurais-je pu m'empêcher de violer la provocante Conquette-Ingénue? Eperdument amoureux d'elle, n'osant lui prendre de jour son joli poil follet, et ne l'ayant pas la nuit, je me contentais de la faire regarder dans la rue, par une fenêtre à large rebord, ce qui lui mettait à découvert un pied exquisement chaussé, une partie de la plus belle jambe; de sorte qu'en me baissant, je voyais la cuisse, et le connin dans certains mouvements, ou lorsqu'elle se disposait à descendre. Je bandais comme un carme. Mais en ce moment arrivaient à point nommé, ou la maîtresse de Conquette-Ingénue, ou ma jolie nièce Beauconnin, que j'allais enfiler dans ma chambre, après avoir dit à ma fille de se remettre à la fenêtre, pour les voir arriver; et, au moyen de ma porte entr'ouverte, je voyais le pied provoquant, la jambe voluptueuse de celle qui me faisait bander, en foutant soit sa maîtresse, soit sa cousine.

Quatre ans s'écoulèrent ainsi; et je n'eus plus de fouteries. Alors, plus amoureux que jamais de Conquette-Ingénue, qui était superbe à dix-huit ans, je résolus de la faire coucher quelquefois chez moi, en la retenant tard, sous prétexte d'une indisposition subite. Elle avait toujours le sommeil aussi profond. Ainsi, dès qu'elle était endormie, je la gamahuchais, et je la faisais copieusement décharger. Elle avait une motte superbe, ombragée d'un poil noir doux et soyeux. Je brûlais d'envie de le lui mettre. Mais elle s'éveillait toujours en déchargeant. Aussi me disait-elle:

-- Je ne fais que chez vous de singuliers rêves, qui me rendent toute je ne sais comment!...

La seule chose que je me permisse était de demander à baiser son joli pied chaussé; quelquefois sa jambe. J'allai un jour, en la tourmentant beaucoup, jusqu'à obtenir de toucher le poil satiné de son bijou. Mais elle fut ensuite si fort effarouchée, craignant que je ne parvinsse à la déflorer avant mariage, qu'elle précipita, aidée de sa maîtresse Mme Conprenant, un mauvais établissement avec un infâme. Ce fut ce que j'ai eu tant de peine à lui pardonner!... Mais la pauvre enfant en a trop souffert... elle s'en est assez repentie... son charmant connin a depuis trop bien mérité de moi, pour que des torts de jeunesse et d'inexpérience ne soient pas oubliés. J'y étais obligé d'ailleurs par un autre motif: c'est que je dois à cet exécrable mariage d'indicibles délices (comme on va le voir), ainsi que ma fortune présente.

Chapitre VIII Des conditions de mariage.

Le dimanche suivant, Conquette-Ingénue étant chez moi, suivant son usage, elle ne put s'empêcher de voir que je bandais à n'en pouvoir plus! Elle tremblait pour sa virginité!... Je lui avais baisé le pied, la jambe; mais elle avait défendu son connin. Tout à coup je me lève, et m'appuyant sur le dossier de sa chaise, je plonge les deux mains dans son corset; je lui prends les tétons.... Ah! qu'ils étaient jolis!... petits, mais fermes! et d'une blancheur... Elle ne put se dérober... Elle me déclara pour lors sérieusement, qu'elle voulait se marier. A ce mot, je passai devant elle, le vit à l'air et bien bandant. Elle devint rouge comme une cerise. Elle bouillait. Enflammé d'amour et de luxure, je lui notifiai, que je ne signerais rien, qu'à la condition de la dépuceler auparavant. Elle se récria!... Je lui pris le con par force. Elle se recueillit, et me dit:

-- Signez du moins pour ceci!

-- Oui; si je te gamahuche.

Elle ne m'entendait pas. Je m'expliquai, ajoutant:

-- Et jusqu'à la décharge, ou le plaisir, de ta part, inclusivement!

Elle réfléchit... Puis soupirant:

-- Ah! combien vous me l'avez fait! Mes rêves étaient causés par vous!...

Elle se mit à la renverse sur le lit, en me disant:

-- Satisfaites-vous! et... ne me... trompez pas!... Gamahuchez... mais je veux être pucelle le jour de mon mariage avec M. Vitnègre; c'est un homme veuf, et Mme Conprenant dit qu'il s'y connaît.

Pendant ce discours, je rassasiais mes yeux d'abord de la vue du plus ravissant des connins; de celle d'un ventre uni comme l'ivoire; d'une cuisse d'albâtre; d'un cul de satin.

-- Dépêchez-vous!

-- J'inventorie ce que nous devons livrer à ce M. Vitnègre, et tout est bien conditionné, une chose que je te dirai exceptée. Gamahuchons.

J'étais enragé! Je la léchais avec fureur, guettant l'instant de l'émission de sa liqueur virginale, pour me jeter sur elle, et l'enfiler. Elle émit dès le sixième coup de langue; de sorte que je ne le pouvais croire. Mais bientôt ses trémoussements m'en convainquirent. Alors, quittant le connin, je me jetai sur elle. Enivrée de plaisir, il est certain qu'elle m'aurait laissé tout faire; mais son jeune connichon, quoique bien humecté de son foutre et de ma salive, ne put être pénétré. L'expérience qu'il faut, pour enfiler certaines pucelles, de la pommade ou du beurre frais, ne m'était pas encore acquise... A la fin, elle me saisit le vit, pour me débusquer. Pressé, de sa main douce et blanche, il déchargea, et couvrit d'un foutre azuré son con, son ventre, ses cuisses et sa main. Propre comme elle le fut toujours, elle se débarrasse, et court se laver.

-- Qui ne dirait (m'écriai-je en la voyant s'éponger cul, cuisses et conniche), que je l'ai enconnée!...

-- Ah! si vous étiez raisonnable! (répondit Conquette-Ingénue) ce joli gamahuchage, tant que vous voudriez; car j'ai eu bien du plaisir!

-- Voilà un joli mot!

Et je lui fis darder la langue dans ma bouche, moi lui tenant le connin.

-- Mais (reprit-elle), pas ce qui m'a salie, dans ce que je viens de laver! je veux être honnête femme.

-- Tu dois ton joli con à ton père, ma charmante fille!

-- Si vous étiez plus riche, je renoncerais au mariage, et je me dévouerais à vos plaisirs. Mais il me faut un mari, pour cesser de vous être à charge.

Touché, je la baisai des pieds à la tête, soulier, jambe, front, oeil, bouche, cou, tétons, cuisses, cul, enfin motte, jusqu'à ce qu'elle déchargeât... Ensuite, je signai tout ce qu'elle voulut... Elle était adorée, en ce moment.. Elle se maria, sans me revoir, et m'évita pendant trois mois. Une pareille conduite me rendit furieux contre elle, et je jurai de la foutre et faire foutre, si elle retombait entre mes mains, mille et une fois, avant que de lui pardonner!... Mais savais-je alors qu'elle était malheureuse?

Chapitre IX Des dédommagements.

Victoire-Conquette, ma seconde fille, était en province, depuis la mort de sa mère, chez sa tante Jenovefette, alors mariée avec son dernier entreteneur. N'ayant plus de con à ma dévotion, je redemandai Victoire. En attendant qu'elle arrivât, je m'accommodai de deux petits connins encore imberbes, ou du moins à poil follet, que je parvins à perforer, en les pommadant. C'étaient la soeur et la maîtresse de mon secrétaire, qui lui-même me les livra, comme on le verra par la suite. Nous foutions jusqu'à sa vieille belle-mère; ne voulant pas aller aux putains.

Dès que Victoire fut arrivée, je la fis chausser comme sa soeur, à talons minces élevés; et cette enfant, qui atteignait quinze ans, me fit autant bander que son aînée. Mais je ne cherchai pas à la déflorer; elle ne me servait qu'à me mettre en humeur, et à me faire enconner plus vigoureusement et Minone, et Conette, soeur et maîtresse de Traitdamour mon secrétaire, ou leur belle-mère. Pour cela, quand Victoire rentrait parée, chaussée, je la saisissais par la jupe, et je l'asseyais sur mes genoux, à crû, moi déculotté, quand je le pouvais; je me faisais caresser, donner de petits coups de langue. Si j'étais à crû, mon vit lui allait entre les cuisses comme le battant d'une cloche; si elle n'était pas troussée, comme elle était fort innocente, je me faisais empoigner le vit, en lui disant:

-- Mignonne, serre-moi le doigt, fort! fort!

Minone, Conette, ou la belle-mère arrivaient toujours, Traitdamour en allant chercher une dès qu'il me voyait m'enfermer avec Victoire. En les entendant, je remettais la charmante enfant dans sa chambre par une porte dérobée; j'ouvrais, et je foutais délicieusement, les couilles chatouillées par Traitdamour. Il enconnait ensuite la même, soeur ou belle-mère, et je lui maniais les couilles.

Je me serais contenté de cette vie pendant longtemps, quoique toujours amoureux de Conquette-Ingénue, devenue Mme Vitnègre, si mes soeurs Marie et Jenovefette n'eussent trouvé indécent que je gardasse Victoire seule chez moi. Elles m'obligèrent à la mettre en apprentissage pour le linge chez des dévotes qu'elles m'indiquèrent. Mme Beauconnin l'y conduisit. Heureusement que la chère enfant m'avait, depuis quelques jours, donné la connaissance d'une grande et superbe femme séparée, son amoureuse éperdue, sans que la naïve Victoire s'en doutât, et que cette belle femme m'en croyant amoureux aussi, foutît sous moi avec fureur. Car elle m'appelait alors son papa, et me disait:

-- Enconne; enconne... enconne ta... provocante Victoire! ta... passionnée, ta... tendre fille!

Chapitre X De l'infâme mari.

Mais le moment approche où je dois recouvrer Conquette-Ingénue. Mon désir le plus vif, même dans les bras de Mme Moresquin (l'amie de Victoire), était de faire Vitnègre cocu! Un jour, ma Conquette me rencontra sur le pont Notre-Dame. Elle était malheureuse; elle vint se jeter dans mes bras. Je fus si ému, que toute mon ancienne colère s'évapora. Ma délicieuse fille était encore embellie dans les douleurs. Mon premier mouvement fut de lui prendre le con. Mais nous étions dans la rue... J'allai la voir dès le lendemain soir, à l'heure où elle m'avait dit que son mari, ou plutôt son monstre, n'y était jamais. Je la trouvai seule en effet; et dès cette première visite, elle m'avoua qu'elle avait un amant. Ravi de cette confidence, qui m'annonçait le cocuage de Vitnègre, je la flattai, je l'amadouai; je l'engageai à se le laisser mettre par Timori (son galant). Mais je compris bientôt que c'était, des deux côtés, un amour absolument platonique, où Conquette-Ingénue se consolait, auprès d'un bandalaise, des brutalités d'un débauché. Elle aimait à parler de son amant. Et, comme j'étais le seul avec qui elle le pût en sûreté, que je promis de leur procurer des entrevues, je fus chéri.

A la seconde visite, Conquette me découvrit quelques infamies récentes de Vitnègre. Un jour qu'elle se baissait, pour ramasser quelque chose, il lui fit prendre le con par un de ses amis. Elle s'écria.

-- Ce n'est rien qu'un con de pris (dit froidement Vitnègre)...

(à son ami):

-- Ne t'avais-je pas bien dit qu'elle avait le poil du con plus satiné que de la soie?... Eh bien! le dedans est plus doux encore...

Conquette voulut se retirer. Il la retint brutalement, la fit mettre sur lui, la troussa jusqu'aux cuisses, et lui tint le con, s'efforçant de le faire voir, ou de la branler, pendant tout le temps qu'il fut à raconter combien, quand elle le voulait, elle donnait de plaisir à son caresseur.

-- Mais (ajouta-t-il), elle est comme les putains; il faut la rosser, pour lui faire faire son devoir.

Il voulut ensuite lui découvrir la gorge. Elle s'échappa. Mais il l'atteignit d'un coup de pied... Quelques jours après, le même étant venu dîner, après le café, Vitnègre s'étant aperçu que sa femme, après avoir pissé, avait fait bidet, dit à Culant son ami:

-- Voilà un con bien propre! il faut le gamahucher tous les deux, d'adresse ou de force! Mais, dans ce dernier cas, ne t'étonne pas du bruit!... Pour le premier, voilà une clef; elle ouvre la porte du cabinet qui donne sur le corridor. Tu entreras quand, lassé, je dirai très haut:

-- Allons, Madame, faites-moi beau con, et recommençons. Et donne-t'en! car je voudrais que toute la Terre foutît la garce; elle n'est pas assez large...

Conquette fut rappelée. Le mari la fit asseoir au milieu devant le feu, mit à l'air son vit, ses couilles de mulâtre, et dit à son ami d'en faire autant. Comme il hésitait:

-- Déculotte-le tout à l'instant, bougresse, ou je t'arrache les poils du con à la poignée!

Et il y porta la main. Elle fit un cri. Culant mit aussitôt à l'air son vit et ses couilles, en demandant grâce pour elle.

-- Allons, bougresse, branle-nous tous deux, un de chaque main!...

-- Je suis son maître (ajouta le scélérat); elle m'est abandonnée.