L'affaire du bonnet et les Mémoires de Saint-Simon
Part 21
M. de Gesvres mit, en effet, toute sa coquetterie à le combler d'honneurs. Il ne se borna point à l'introduire auprès de Sa Majesté, il tint à assister à l'audience d'installation. C'est pourquoi il se rendit au Parlement en grande pompe, suivi d'un cortège de prince, et jeta au peuple de l'argent à pleines mains, comme il était d'usage pour le sacre des rois. Cette mise en scène, sans précédents dans les fastes du Palais, fut d'autant plus remarquée qu'elle contrastait étrangement avec la simplicité du récipiendaire. Celui-ci en parut moins fier qu'embarrassé. Après quelques paroles, qui obtinrent l'assentiment unanime, il prêta serment d'une voix puissante, en faisant un grand tour de bras à la façon des marchands qui aunent leurs étoffes: une inconsciente réminiscence des Potier d'autrefois.
On comprend que cet original ne possédât point certaines des qualités nécessaires à un chef de corps: le tact qui prévient les froissements, la souplesse qui aplanit les difficultés, l'art de se faire bien venir de ses collègues et du public. Certes, la dignité ne lui faisait pas défaut, non plus que la connaissance des hommes et l'expérience des affaires, mais il avait des franchises indignées et de brusques révoltes qui sentaient leur paysan du Danube. Toute concession aux goûts du jour lui paraissait une faiblesse, et c'est à peine si l'on put obtenir qu'à son portier il substituât un suisse. A vrai dire, il eût voulu n'avoir personne pour ouvrir aux gens...--A quoi bon! pensait-il: si vous avez le bon droit pour vous, qu'est-il besoin de courbettes! Au contraire, si votre cause est mauvaise, toutes les politesses du monde ne prouveront pas que vous ayez raison!... Et, plus que jamais, il allait se blottir au fond de son logis de la rue des Blancs-Manteaux.
Un autre souci le hantait: celui de ses dépenses. Elles excédaient toutes les prévisions de ce bourgeois «mesnager de son bien». La messe rouge de 1723, au cours de laquelle il «dansa très gravement», fut suivie d'un repas maigre dont la note dépassa deux mille écus. Son dîner d'installation coûta plus cher encore. Et voilà que ses collègues de la Cour des Aides et de la Chambre des Comptes, ainsi que le chancelier lui-même, ayant tenu à le recevoir, il fallait rendre les politesses. Quand il fit son calcul, au bout de quelques mois, il constata que sa charge, pour laquelle il avait déboursé cinq cent mille livres, n'en rapportait pas trente-cinq mille, et que, seuls, les frais de représentation, en liardant sur le détail, atteignaient une somme plusieurs fois supérieure... Si, encore, il s'était présenté des devoirs périlleux! Mais, après les troubles qui venaient d'agiter la Compagnie, aucun nuage n'apparaissait à l'horizon parlementaire: vaincus et désarmés, les ducs eux-mêmes ne manifestaient aucune velléité de revanche!
Une année s'était écoulée à peine que, n'y pouvant plus tenir, André de Novion annonçait son départ du Palais. Par une remarquable ironie du sort, ce dégoûté des grandeurs eut toutes les peines du monde à sortir de sa place: presque autant qu'il en avait fait éprouver à ceux qui l'y avaient fait entrer. Sa démission fut refusée trois fois. Ayant enfin obtenu son _exeat_, il congédia son suisse[346], rappela le portier des anciens jours, prit congé de son ami le charron et, secouant sur Paris la poudre de ses souliers, alla chercher la solitude dans sa terre de Grignon.
[Note 346: _Mémoires du duc de Luynes_, t. VIII, p. 378.]
* * * * *
La retraite de Saint-Simon ne procédait pas des mêmes causes: elle ne fut empreinte ni de résignation, ni de philosophie. L'affaire du bonnet resta, dans sa pensée, aussi lancinante qu'aux jours des plus vives émotions. Et si quelque divinité, se plaisant au désordre, l'eût ressuscitée, on peut tenir pour certain qu'en dépit de sa vieillesse, il eût été le premier à reparaître sur la brèche et à y montrer l'ardeur des premiers temps. On en a pour garant le ton de ses _Mémoires_ et de ses derniers écrits.
Jamais, en effet, ses chimères ne l'avaient hanté davantage. Au lendemain du jour où il déclare renoncer au monde, on le voit se livrer à des manifestations sur la portée desquelles il est impossible de se méprendre: refus, pour cause d'étiquette, d'assister au sacre; récriminations amères sur cette cérémonie; adhésion, en la forme authentique, à toutes les protestations des ducs... Mais sa participation «aux affaires communes» est principalement active dans les démêlés qui se traitent par écrit. Là, il domine sans partage. Il a beau dire «qu'il ne vit plus que dans l'amitié de quelques personnes, très insensible à tout le reste»; qu'il s'occupe «à quelque chose de moins chimérique et de moins dégoûtant que les choses de la pairie[347]»; qu'il se répute «mort et considère sa dignité comme éteinte[348]»... Artifices de parole! La vérité est que, tenu d'une façon exacte au courant de ce qui se passe à Versailles, il est toujours prêt à fournir à ses amis les armes qui leur sont nécessaires, soit pour la défense, soit pour l'attaque.
[Note 347: Lettre du 18 avril 1746, reproduite dans les _Mémoires du duc de Luynes_, t. I, p. 449.]
[Note 348: _Supplément aux Mémoires de Saint-Simon_, t. XXI, p. 252.]
Seule, sa mésaventure dans l'affaire des paniers, si cruelle pour les duchesses[349], put arrêter l'intempérance de son zèle. Qu'il ait, tout en restant dans la coulisse, pris une part importante à ce nouveau conflit; cela n'est pas douteux. On en trouve la preuve dans ce fait, que c'est surtout contre sa personne que fut dirigée la vengeance des princes,--nous devrions dire des princesses, car c'est Mlle de Charolais qui se chargea de la correction...
[Note 349: Voir plus haut.]
En quoi consista-t-elle? On n'a pas oublié le mémoire du 10 octobre 1722 où, avec ses exagérations habituelles, Saint-Simon se plaignait de tout et de tous, revenait à la charge contre la robe et ne ménageait ni «le sang royal, ni le duc d'Orléans, ni le feu roi». Ce mémoire avait été communiqué aux principaux intéressés; mais le public ne le connaissait que par ouï-dire. Mlle de Charolais en publia le texte: si bien qu'après avoir ri de confiance, les Parisiens se délectèrent à bon escient. En même temps, elle faisait rééditer la riposte à ce mémoire, la fameuse riposte où, entre autres choses désobligeantes pour la maison de Rouvroy, était rappelé le rôle décisif joué par le tonnerre dans l'édification de sa fortune. L'exécution était complète.
Sans doute, la pairie entière se trouvait atteinte par cette habile manœuvre; mais son représentant attitré était touché d'une manière toute spéciale. Il ne s'y trompa point. «C'est, se hâte-t-il d'écrire au Garde des sceaux pour justifier son incartade de 1722, une perfide bombe qui me tombe sur la tête[350].» Au cardinal Fleury, à qui il s'empresse aussi d'adresser des explications, il déclare: «C'est un échantillon de ce qui arrivera à tous les hommes au jugement dernier, où leurs actions et leurs pensées les plus secrètes seront exposées clairement à la vue de tout le monde[351]...» Mais, comme il a un ressort inépuisable, il reprend vite assurance, ergote sur de prétendues divergences de texte, affirme qu'il ne possède, pour les relever, aucun moyen de contrôle, alors que la minute de son travail subsiste intacte entre ses mains[352], et, d'accusé se faisant accusateur, démontre que le coupable ce n'est pas lui, mais le clan des princes qui, en livrant à la publicité une œuvre confidentielle, «a violé les droits les plus sacrés de la société des hommes».
[Note 350: 20 mars 1728. _Supplément aux Mémoires_, t. XXI, p. 251.]
[Note 351: _Écrits inédits_, t. IV, p. 164 et suiv.]
[Note 352: «Les passages que critique Saint-Simon se trouvent pourtant dans l'original écrit de sa main, qui est conservé aux Archives nationales.»--Note de M. de Boislisle au _Supplément des Mémoires de Saint-Simon_, t. XXI, p. 254.]
Ainsi sauvait-il les apparences; mais il avait du plomb dans l'aile... C'est sur ces entrefaites que, en réponse à la publication de Mlle de Charolais, paraissait le libelle des pairs dont nous avons déjà parlé[353], libelle que Louis XV, justement indigné, déféra au Parlement pour outrages «au sang royal». L'arrêt du 30 avril 1728, qui condamnait au feu cet écrit diffamatoire, inspira aux moins timides une crainte d'autant plus vive qu'à la colère de Sa Majesté se joignait celle des princes, dont certains ne passaient pas pour être fort endurants[354]. Ce qui ressortait de tout cela, c'était que, désormais, une prudente réserve était nécessaire: et les ducs en jugèrent ainsi[355].
[Note 353: Voir plus haut.]
[Note 354: Déjà, à propos d'une question beaucoup moins grave, l'un d'eux, le comte de Charolais, annonçait qu'il jetterait par la fenêtre ceux des ducs qui tomberaient sous sa main.--_Journal de Mathieu Marais_, t. II, p. 380.]
[Note 355: Saint-Simon demeura-t-il étranger au libelle condamné par le Parlement? Il est difficile de le croire. On aurait peine à comprendre qu'au lendemain de la blessure faite à sa vanité, il fût resté impassible sous l'affront. Cette impression se trouve confirmée, non par le style de l'écrit, mais par de nombreuses présomptions tirées du texte: références à des questions d'étiquette ancienne qu'il était seul à bien connaître, renseignements de fait ne pouvant émaner que de lui... D'où l'on peut conclure que, s'il ne participa point d'une façon directe à la rédaction de ce pamphlet, il documenta l'auteur, l'éclaira de ses conseils et joua le rôle que, sur le marchepied des hauts barons, jouèrent les légistes du moyen âge: le rôle de souffleur.]
Saint-Simon ne fut pas le dernier à s'en rendre compte; aussi son attitude se modifia-t-elle. Non, certes, qu'il fût guéri de son goût pour les disputes de rang. Mais lui, qui ne savait rien dissimuler de ses rancunes et mettait son orgueil à combattre au grand jour, il devient d'une extrême prudence. Sa plume s'entoure de mystère et ne se hasarde plus que sous le voile de l'anonymat. «Tout le salaire que je vous demande, écrit-il au duc de Luynes en lui expédiant un plaidoyer de sa façon, est un inaltérable secret sur l'auteur et de brûler cette lettre comme les précédentes. Si donc, par impossible, j'entends quelqu'un, même des nôtres, me parler de ce mémoire, j'ignorerai qu'il en existe un et je refuserai d'écouter ce qu'il me chante[356].» Des ennemis, il en a assez «d'irréconciliables»; il ne lui convient pas de s'en créer d'autres.--Mêmes recommandations au duc de Richelieu... Que l'on tire parti des armes qu'il aiguise, à merveille! Mais qu'on ne le désigne à personne, surtout aux princes, car ils sont capables «de faire courir» ses écrits et de les rendre publics «avec des ridicules et des huées». La discrétion, il l'implore «à genoux» et, pour l'obtenir, revient trois fois à la charge[357]...
[Note 356: Lettre du 20 octobre 1746, reproduite dans les _Mémoires du duc de Luynes_, t. I, p. 450.]
[Note 357: Lettre du 9 août 1753: _Supplément aux Mémoires de Saint-Simon_, t. XXI, p. 407.]
Mais ce tribut payé au souci de son repos, il ne change rien à ses habitudes de polémiste. On dirait que, pareil au juif Ahasvérus, une force inconnue le contraint à ne point s'arrêter. Il rédige, rédige encore des consultations aussi fiévreuses que savantes, sachant bien quelle en est la valeur, quoiqu'il affecte de dire que, seule, «la beurrière» en profitera[358]. En voici quatre sur les Bouillon auxquels il ne pardonne ni leur fortune, ni leurs prétentions au titre d'Altesse et de princes étrangers, «ces faux princes qu'à sa grande honte connaissoit seule la France»... En voilà également une autre dans une question où sont intéressés les princes du sang, de vrais princes ceux-là, mais qu'il hait tout autant que les faux. «Ce sont, déclare-t-il, nos plus grands ennemis qui se repaissent avidement de nos dépouilles et qu'en toutes occasions, même les plus indifférentes pour eux, nous trouvons qui nous barrent sur tout et qui veulent que, vis-à-vis d'eux, tout soit égal à peuple[359].»
[Note 358: Lettre citée du 20 octobre 1746.]
[Note 359: _Supplément aux Mémoires de Saint-Simon_, t. XXI, p. 407.]
Et sait-on, au moment où il a déjà un pied dans la tombe,--août 1753,--les souvenirs qui hantent ses veilles? Ceux qui ont trait aux usurpations de ces mêmes princes, aux usurpations des bâtards, aux usurpations de la noblesse, aux usurpations de la robe et à cette affaire du bonnet qui, bien que close depuis trente ans, ne cesse d'agiter son esprit...
Ainsi mourra-t-il, comme il a vécu: ombrageux, défiant, toujours sur le qui-vive, incapable d'oublier une offense vraie ou imaginaire,--«immuable comme Dieu et d'une suite enragée!...» C'est à cette ténacité inébranlable que la querelle puérile qui fait l'objet de cette étude aura dû l'honneur,--portée par l'œuvre littéraire la plus surprenante du dix-huitième siècle, l'une des plus étonnantes de toutes les littératures,--de passer à la postérité.
TABLE DES MATIÈRES
Préface, par Frantz Funck-Brentano.
INTRODUCTION
Saint-Simon.--Sa haine pour «la robe».--Querelles de préséance au dix-septième siècle.--Antagonisme de la pairie et de la robe.--La sincérité de Saint-Simon. 1
PREMIÈRE PARTIE
I
Motifs de querelles entre la pairie et le Parlement.--La formule du serment des pairs.--La _préopinion_ aux lits de justice.--Arrêt du Grand Conseil et lit de justice du 29 août 1664.--Mort du Premier Président de Lamoignon. 13
II
Nicolas de Novion succède à Lamoignon (1678).--Les Potier de Novion.--Portrait du nouveau Premier Président.--Son passé.--Les grands jours d'Auvergne. 29
III
La querelle du bonnet.--Son origine d'après Saint-Simon. La garde des bancs.--Le _débourrage et le surbourrage_ des banquettes.--Les paravents en forme de dais.--Examen de la thèse des _Mémoires_.--Les _Écrits inédits_ de Saint-Simon.--L'_État des changements arrivés à la dignité de duc et pair_.--Le _Mémoire abrégé au roi_.--Conséquences à tirer du rapprochement de ces documents. 49
IV
Autres questions de préséance.--Le _salut en pied_.--Les huissiers d'_accompagnement_.--L'entrée et la sortie.--L'échelle de la lanterne.--Doléances des ducs et pairs.--Louis XIV s'en désintéresse.--Le Premier Président de Novion molesté par les ducs d'Aumont et de Coislin.--La mentalité de Saint-Simon comme chroniqueur de l'affaire du bonnet. 67
V
Inexactitudes relevées dans le récit des _Mémoires_.--Les _chimères_ de Saint-Simon.--Son appréciation sur Nicolas de Novion.--Cette appréciation contredite par les mémoires du temps.--Retraite du Premier Président de Novion (1689).--Ses causes.--Faveurs que lui accorde le roi. 81
VI
Le Premier Président de Harlay.--Son portrait.--Ses ancêtres.--Son attitude vis-à-vis des ducs.--Les procès de Saint-Simon et du maréchal de Luxembourg.--L'échec de la candidature de Harlay à la charge de chancelier.--Ses causes.--Mort de Harlay (1707).--Le duc du Maine se prononce contre les ducs dans la querelle du bonnet.--Vaines tentatives de Saint-Simon.--Découragement des ducs.--Fin de la première période de la querelle du bonnet. 101
VII
Appréciation de Saint-Simon sur Harlay, démentie par les documents de l'époque.--Le dépôt de Ruvigny.--L'arlequin Dominique.--L'affaire de Fargues. 123
DEUXIÈME PARTIE
VIII
Discussions entre les ducs.--La reprise de l'affaire du bonnet.--Avantages accordés par le roi aux légitimés.--Le rang intermédiaire. 145
IX
Le duc du Maine et le Premier Président de Mesmes.--Leur duplicité d'après les _Mémoires_.--Affront au bailli de Mesmes.--Scène violente faite par Saint-Simon au duc du Maine.--La version des _Mémoires_ est-elle la vraie?--Raisons d'en douter. 158
X
La dernière maladie de Louis XIV.--Les ducs délibèrent.--Les ducs de La Force, de Charost, d'Antin, le maréchal de Villars, les ducs de Coislin, de Tresmes.--Les pairs ecclésiastiques.--M. de Reims.--Questions d'étiquette.--Négociations avec le Régent. 176
XI
Le Premier Président de Mesmes (1712-1723).--Sa jeunesse.--Sa famille.--Son caractère.--Le Président André de Novion.--Appréciations de Saint-Simon sur ces deux personnages. 190
XII
Une journée historique (2 septembre 1715).--Les réserves des ducs au sujet de leurs revendications.--Le rôle personnel de Saint-Simon.--La déception des ducs.--Ils répandent un mémoire exposant leurs prétentions.--Les pairs représentent les grands vassaux de la Couronne.--Les empiétements des légistes. 209
XIII
Réponse qu'on pouvait faire au mémoire des ducs.--L'embarras du Régent.--Railleries des ducs.--Le psautier de la reine Ingeburge. 230
XIV
La revanche des parlementaires.--_Mémoire pour le Parlement contre les ducs et pairs._--L'origine des maisons ducales.--La noblesse de Saint-Simon.--Conversation entre le duc de Gesvres et le maréchal de Villeroy.--La protestation de l'hôtel de Crussol.--Couplets contre les ducs. 247
XV
La requête des ducs contre les bâtards.--La duchesse du Maine prépare la résistance.--Elle se concilie la noblesse et le Parlement.--Supplique au roi.--Le Régent s'inquiète et veut sévir.--Le lit de justice du 26 août 1718.--La joie de Saint-Simon.--Courte durée du triomphe.--Mlle de Mesmes épouse le duc de Lorges.--Fureur de Saint-Simon.--Il se résigne.--Tentative de transaction.--La réception du duc de Nevers.--La question du bonnet reste entière. 266
XVI
Les accusations de Saint-Simon contre le Premier Président de Mesmes.--De Mesmes fut-il vénal?--Son rôle pendant l'exil de Pontoise.--Il meurt pauvre.--Son prestige.--Appréciation des contemporains.--A-t-il trempé dans la conspiration de Cellamare?--Invraisemblance de cette accusation. 286
XVII
Divisions dans la pairie.--Désertions.--La robe triomphe.--Ambassade de Saint-Simon en Espagne.--Il se démet de la pairie en faveur de son fils.--Mémoire au Régent.--Le Régent ne répond pas.--C'est la fin de l'affaire du bonnet.--Mort du Premier Président de Mesmes (1723). 302
XVIII
André de Novion devient Premier Président.--Sa présentation au roi.--Sa démission (1724).--L'affaire des paniers.--Le libelle des pairs.--La vengeance de Mlle de Charolais.--La colère du roi.--L'arrêt du 30 avril 1728.--Saint-Simon, devenu prudent, n'oublie pas ses rancunes. 312
PARIS
TYPOGRAPHIE PLON-NOURRIT et Cie
RUE GARANCIÈRE, 8