L'Abbé de l'Épée: sa vie, son apostolat, ses travaux, sa lutte et ses succès

Part 22

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FIN DES NOTES.

TABLE DES CHAPITRES.

Chapitre I 7

Les sourds-muets dans l'antiquité et le moyen âge.--Abandon général. --Quelques efforts tentés en leur faveur.--Ils échouent, faute d'ensemble.--Naissance de l'abbé de l'Épée.--Sa vocation pour l'état ecclésiastique.--Le formulaire d'Alexandre VII.--Il refuse de le signer.--Il est autorisé, néanmoins, à remplir les fonctions du diaconat.--Il devient avocat et prête serment le même jour que M. de Maupeou.--Enfin, un neveu de Bossuet lui fraie le chemin du sacerdoce.

Chapitre II 14

Vertus et maximes de l'abbé de l'Épée.--Sa tolérance.--Ses rapports avec le protestant Ulrich.--Ses vœux en faveur des juifs.--Son abnégation, son humilité.--Ses relations avec un évêque janséniste, qu'il rend dépositaire de son adhésion à la bulle =Unigenitus=--On lui interdit le ministère de la parole et celui de la confession. --On lui refuse les cendres.--Sa réponse à un prêtre intolérant. --Vengeance sublime.--Commencement de son apostolat.

Chapitre III 20

Deux sœurs sourdes-muettes, élèves du R. P. Vanin, de la doctrine chrétienne.--La mort les ayant privées de leur instituteur, l'abbé de l'Épée se résout à continuer son œuvre.--Théorie du langage des gestes.--Il ignore entièrement les travaux de ses prédécesseurs.--Ses premières tentatives.--Objections des philosophes et des théologiens.--Réponses victorieuses à ces objections.--Important avis du R. P. Lacordaire.

Chapitre IV 28

Lutte plus sérieuse du célèbre instituteur des sourds-muets avec les hommes de sa spécialité.--Publication de ses divers travaux sous le voile de l'anonyme.--Succès de ses séances publiques.--Intérêt que lui portent Louis XVI, Joseph II et Catherine de Russie.--Sa réputation grandit avec son zèle.--Exercices en français, en latin, en italien, en espagnol, en anglais.--Quelques taches éparses dans l'ensemble de son système.--Puériles décompositions grecques et latines.

Chapitre V 35

Les signes naturels seuls peuvent-ils suffire à l'expression même des idées métaphysiques?--Divers essais infructueusement tentés pour arriver à une écriture universelle.--Descartes et Leibnitz ne croient pas à la possibilité d'un succès.--M. de Lamennais est d'un avis contraire.--La fusion de toutes les langues en une seule, si elle était possible, serait-elle durable?--La mimique est la seule langue universelle.--Tentative heureuse de Bébian pour peindre le geste et le fixer sur le papier comme on y fixe la parole.--Sa MIMOGRAPHIE.

Chapitre VI 40

Parole artificielle enseignée aux sourds-muets.--A quel hasard en est due l'introduction dans le cours d'études de l'abbé de l'Épée.--Découverte inattendue d'un livre espagnol et d'un livre latin sur cette spécialité.--Juan Pablo Bonet et Conrad Amman.--Quelques ouvrages composés sur ce sujet après l'abbé de l'Épée.--Sourds-muets parlants les plus remarquables, formés par ses leçons. --Succès qu'avait déjà obtenus, à Paris, dans l'articulation artificielle, un juif portugais, Jacob Rodrigues Pereire, et qu'ignorait complètement notre célèbre instituteur.

Chapitre VII 45

L'alphabet manuel, à une seule main, est originaire d'Espagne et remonte à 1620.--Persistance de l'Angleterre à garder l'alphabet manuel à deux mains, pareil à celui de nos collèges.--Plusieurs instituteurs d'Allemagne n'en emploient aucun.--Difficulté pour les commencements.--Notre dactylologie se popularise en France. --Ses avantages.--Quelques-unes de ses règles.--Son utilité pour les parlants.--Son usage dans les ténèbres.--Elle est inférieure à la mimique.--Justice rendue à Pereire par l'abbé de l'Épée. --Justification du célèbre instituteur par lui-même.--Exposé de sa méthode.--Attaque du sourd-muet Saboureux de Fontenay.--L'abbé de l'Épée offre d'être jugé contradictoirement avec Pereire et d'adopter même son système, s'il est déclaré supérieur au sien.

Chapitre VIII 54

Tentatives en faveur des sourds-muets en Angleterre, en Hollande, en Allemagne, en France, à Genève, en Espagne, en Portugal, en Italie.--Travaux de Saint-Jean de Beverley, de Rodolphe Agricola, de Jérôme Cardan, de J. Pasck, de saint François de Sales, de Pedro de Ponce, de Juan Pablo Bonet, de Ramirez de Cortone, de Pedro de Castro, de John Bulwer, de J. Wallis, de William Holder, de Degby, de Gregory, de Georges Dalgarno, de Van Helmont, de Conrad Amman, de Kerger, de Georges Raphel, de Lassius, d'Arnoldi, de Samuel Heinicke, d'Ernaud, de Jacob Rodrigues Pereire. --Succès brillants des deux derniers à l'Académie des sciences de Paris.--Pension de Louis XV au second.--Il le nomme son interprète pour les langues espagnole et portugaise.--Sa tolérance religieuse.--Secret absolu recommandé à ses élèves.--Il offre de vendre sa méthode au gouvernement.--Lettre de la sourde-muette Mlle Marois.--Legs du sourd-muet Coquebert de Montbret.

Chapitre IX 65

Avènement de l'abbé de l'Épée.--Rivalité de l'abbé Deschamps.--Son cours élémentaire.--Il est combattu par le sourd-muet Desloges, ouvrier relieur et colleur de papier, élève d'un autre sourd-muet, domestique d'un acteur de la Comédie-Italienne.--L'abbé de l'Épée devient le confesseur de ses enfants d'adoption.--L'empereur Joseph II lui sert la messe.--Il amène dans son établissement sa sœur la reine Marie-Antoinette et lui adresse un prêtre allemand, en le priant de le mettre à même de populariser sa méthode dans ses États.--Lettre de ce prince à l'abbé de l'Épée.

Chapitre X 70

Lutte entre deux instituteurs allemands de sourds-muets.--L'abbé de l'Épée intervient.--Il en appelle aux académies de Vienne, d'Upsal, de St-Pétersbourg, de Zurich et de Leipsick.--Abstention générale, à l'exception de celle de Zurich, qui se prononce en sa faveur.--Nouvelle attaque de M. Nicolaï de Berlin.--Nouvelle victoire de l'abbé de l'Épée.--Condillac se prononce pour lui.--Extension trop grande donnée à la parole artificielle du sourd-muet.--Opinion de l'abbé de l'Épée sur ce sujet.

Chapitre XI 75

Vertus et bienfaits de l'abbé de l'Épée.--Sa soutane usée.--Presque octogénaire, il se prive de feu pour ses enfants, durant un hiver rigoureux.--Projet d'un tableau de l'abbé de l'Épée par le sourd-muet Léopold Loustau.--Il refuse un évêché en France et une abbaye en Allemagne.--Belles réponses à Joseph II et à Catherine de Russie.--Paroles mémorables.--Il ne demande qu'à instruire des sourds-muets pauvres et à apprendre pour eux les langues de tous les pays.--Son désintéressement, ses sacrifices.--Louis XVI redoute d'abord son jansénisme.--Plus tard, il accepte le patronage de son école, en autorise le transfert à l'ancien couvent des Célestins et lui assigne une rente annuelle sur sa cassette.--La mort ne permet pas à l'abbé de l'Épée de voir ses élèves installés dans ce nouveau local.--Statistique des pensions de sourds-muets et de sourdes-muettes, existant à cette époque à Paris.--Son école à un second étage de la rue des Moulins.--Sa maison de campagne à loyer, rue des Martyrs.--Scènes attendrissantes.

Chapitre XII 85

Episode du jeune comte de Solar.--Un sourd-muet, de douze à treize ans, trouvé sur la grande route de Péronne, envoyé à Bicêtre, puis à l'Hôtel-Dieu de Paris.--Quelques souvenirs confus.--Enlèvement et abandon.--Appartient-il à une famille riche?--Note envoyée à toutes les maréchaussées de France.--Étrange visite à l'Hôtel-Dieu--Le sourd-muet en est retiré et mis en pension avec d'autres frères d'infortune.--Une confusion de personnes.--Nom de Joseph substitué à celui de Louis Leduc.--Le prince de Montbarey et Mme de Hauteserre.--Découverte de la demeure de Mme la comtesse de Solar, à Toulouse. --Un trait de lumière.

Chapitre XIII 92

L'abbé de l'Épée veille attentivement sur le dépôt que lui a confié la Providence--Menaces dont il est l'objet.--L'autorité le protège.--Diverses personnes reconnaissent le jeune Solar. --Voyage du célèbre instituteur, avec son protégé, à Clermont, en Beauvoisis, sa ville natale.--Nouvelles reconnaissances. --Joseph se rappelle une cicatrice de son père.--Il est reconnu par son grand-père, mais sa sœur hésite d'abord. --Une démarche auprès du duc de Penthièvre--Elle réussit. --Le prince accorde une pension de 800 livres au jeune Solar. --Le paiement en est bientôt suspendu.--Pourquoi.--Curieuse lettre de l'abbé de l'Épée.--Le premier semestre de la pension est payé.

Chapitre XIV 101

Cazeaux, accusé d'avoir, de concert avec la comtesse de Solar, supprimé la personne et l'état de l'enfant sourd-muet, est arrêté à Toulouse et amené à Paris, les fers aux pieds et aux mains. --Ses moyens de défense.--Il demande à être transféré, avec le sourd-muet, partout où la justice croira que sa présence peut devenir nécessaire pour éclaircir l'affaire.--Cette requête est jointe au fonds; on refuse son élargissement provisoire, ainsi que le transfert de l'enfant et de sa sœur sur les lieux.--Enfin, une sentence du Châtelet déclare Joseph fils du comte de Solar, reconnaît Cazeaux innocent et le renvoie absous.--Commentaire des juges.

Chapitre XV 108

Lettre de l'abbé de l'Épée à Me Élie de Beaumont, défenseur de Cazeaux.--Preuves, suivant le célèbre instituteur, de l'identité de Joseph et du comte de Solar.--Particularités remarquables. --Détails peu édifiants sur la mère du sourd-muet.--Réponse de Me Tronçon-Ducoudray à l'abbé de l'Épée.--Extrait mortuaire constatant, à son avis, le décès.--L'illustre avocat modifie, plus tard, son opinion.--Ses aveux à M. Bouilly, auteur du drame de L'abbé de L'ÉPÉE..--Confirmation de la sentence du Châtelet par le parlement de Paris, qui ordonne, en outre, un supplément d'enquête et d'instruction.

Chapitre XVI 116

Foi robuste de l'abbé de l'Épée.--Ses occupations et ses infirmités ne lui permettent pas d'accompagner le jeune Solar dans ses courses au midi de la France--Diverses personnes intéressées dans l'affaire prennent la même direction.--Recherches longtemps infructueuses.--Joseph ne se reconnaît nulle part, pas même en présence de la tombe de son père.--On en exhume une tête d'enfant, avec une surdent semblable à celle qu'on a arrachée à Joseph.--Aventures d'un sourd-muet de Charleroi.--Parti qu'en tire le défenseur de Cazeaux.--Contradictions palpables, graves accusations formulées contre le pupille de l'abbé de l'Épée et contre les divers témoins qui déposent en sa faveur.--Nouvelle sentence confirmative du Châtelet.

Chapitre XVII 122

Redoublement d'efforts des adversaires du pupille de l'abbé de l'Épée.--Ils réussissent à faire suspendre l'exécution de la sentence. --Joseph perd ses protecteurs le duc de Penthièvre et l'abbé de l'Épée.--Les parlements sont détruits par la révolution.--Le nouveau tribunal de Paris casse le jugement rendu en faveur du pauvre délaissé.--Sans appui, sans famille, sans ressource, l'ex-comte de Solar s'enrôle dans l'armée républicaine et meurt, suivant les uns, sur un champ de bataille, selon d'autres, dans un hôpital.--Son interprète, le sourd-muet Didier, suit son exemple et s'engage dans l'artillerie.

Chapitre XVIII 132

Coup d'œil rétrospectif sur l'épisode du comte de Solar.--Est-ce une aventure réelle on un roman historique?--Bonne foi, conviction de l'abbé de l'Épée.--Ses efforts pour rendre l'innocence et l'honneur à Cazeaux.--Un dilemme pour en finir.--M. Fournier des Ormes voit dans cette aventure une mystification.--Suivant lui, le pupille du célèbre instituteur n'aurait pas été complètement sourd.--Cette opinion combattue par M. Valade-Gabel.--La pièce de Bouilly.--Première représentation.--Grand succès.--Incident de la seconde.--L'abbé Sicard mis en liberté.

Chapitre XIX 143

Le buste du célèbre instituteur des sourds-muets offert à M. Bouilly par les jeunes élèves de l'École nationale de Paris.--Félicitations du premier consul Bonaparte et du roi Louis XVIII à l'auteur du drame de L'abbé de L'ÉPÉE..--Souvenirs intéressants de Mme Talma. Deux traits de présence d'esprit de cette admirable actrice à deux représentations de la pièce.--Tribut d'éloges de Monvel à son élève.--Conclusions de M. Villenave.--Heureux résultats pour les sourds-muets du succès du drame de L'abbé de L'ÉPÉE..

Chapitre XX 151

Efforts tentés auprès du gouvernement pour suspendre les représentations du drame de L'abbé de L'ÉPÉE..--L'auteur accusé par la presse d'avoir voulu troubler le repos et compromettre l'honneur de certaines personnes.--M. Bouilly se disculpe.--Il offre de changer le lieu de la scène et efface du titre la qualification de CO MÉDIE HISTORIQUE.--Mort de l'abbé de l'Épée.--Touchant spectacle de ses derniers moments.--Tableau du sourd-muet Peyson.--Le célèbre instituteur inhumé à Saint-Roch.--On se dispute son image.--Sa répugnance à laisser reproduire ses traits, de son vivant.--Le sculpteur sourd-muet de Seine.--La Commune de Paris demande à l'Assemblée nationale que l'État adopte les sourds-muets privés de leur père.--Ce vœu est réalisé.--Oraison funèbre de l'abbé de l'Épée, prononcée dans l'église Saint-Étienne-du-Mont.--Supplice du panégyriste.

Chapitre XXI 159

L'Assemblée nationale décrète que le nom de l'abbé de l'Épée sera inscrit parmi ceux des citoyens qui ont bien mérité de l'humanité et de la patrie, et que son Institution sera subventionnée par l'État.--Fondation de 24 bourses gratuites, projet de translation à l'ancien couvent des Célestins.--La Convention fonde, dans chacune des écoles de Paris et de Bordeaux, 60 bourses, portées successivement, pour la première, à 80 et à 100.--La Convention avait eu, un instant, le projet de fonder, pour l'éducation de 4000 sourds-muets, une école normale et six grandes institutions, avec ateliers et travaux agricoles.--Transfert de l'établissement de Paris dans le local actuel, à l'ancien séminaire Saint-Magloire.--Les frais d'éducation des sourds-muets rangés, en 1832, parmi les _dépenses facultatives_ des budgets départementaux.--M. de Gerando avait infructueusement proposé que ce fût parmi les _dépenses obligatoires_.

Chapitre XXII 166

Mode d'administration successif des Institutions nationales de sourds-muets de Paris et de Bordeaux.--Projets divers ayant pour but de généraliser en France cet enseignement spécial.--Sollicitations infructueuses jusqu'à ce jour.--Pétition adressée en 1851, par la Société centrale d'éducation et d'assistance pour les sourds-muets en France à l'Assemblée nationale législative.--Éloges de l'abbé de l'Épée par MM. Bébian, ancien censeur des études de l'Institution nationale de Paris, et d'Aléa, ancien directeur du collège royal des sourds-muets de Madrid.--L'auteur des TEMPLIERS, M. Raynouard, de l'Académie française, voulait, à sa mort, fonder un prix pour le meilleur poème à la gloire de l'abbé de l'Épée.--Nomenclature complète des œuvres du célèbre instituteur.

Chapitre XXIII 172

Violation des sépultures de l'église Saint-Roch en 93.--Le plomb des cercueils fondu en balles sur les autels.--Mission que l'auteur s'était imposée de retrouver la tombe de l'abbé de l'Épée.--Lettre aux journaux pour se plaindre de ce que son portrait ne figure pas au Musée historique de Versailles; de ce que sa statue ne se voit, ni dans sa ville natale, ni à Paris; de ce que la tombe enfin de son successeur, l'abbé Sicard, languit sans honneur, dans un déplorable abandon.--Demande de renseignements au curé de Saint-Roch sur le lieu de la sépulture de l'abbé de l'Épée dans cette église.--Comment on découvre que ses restes reposent dans le caveau de la chapelle Saint-Nicolas--L'auteur y descend avec le sourd-muet Forestier et le docteur Doumic.--Spectacle déchirant!--Souscription ouverte dans les journaux pour élever un monument aux cendres du célèbre instituteur et faire apposer deux inscriptions en français sur la maison où il est né et sur celle qui fut le berceau de son enseignement.

Chapitre XXIV 185

Une commission se forme pour régulariser la souscription destinée à élever un monument à l'abbé de l'Épée.--M. Dupin aîné en accepte la présidence; M. Villemain consent à en faire partie.--Elle se compose, en outre, de MM. de Schonen, de Gérando, Chapuys-Montlaville, Cavé, l'abbé Olivier, Monglave, Nestor d'Andert, et de trois sourds-muets, Ferdinand Berthier, Forestier et Lenoir.--Regrets de M. de Chateaubriand et du premier président Séguier.--Première séance à l'hôtel de la présidence de la Chambre.--Remercîments des trois membres sourds-muets.--Projet de M. Victor Lenoir, architecte du gouvernement.--Voies et moyens: représentations à bénéfice, souscription de la famille royale.--Où s'élèvera le monument?--On repousse la cour de l'Institution; on préfère la chapelle Saint-Nicolas, à Saint-Roch.--Organisation de la souscription.--Recherches à faire au Palais de Justice, à l'Hôtel de Ville, aux Archives nationales, sur le lieu de l'inhumation.--MM. Montlaville, Monglave et Berthier, délégués pour aller constater l'identité des restes découverts ou à découvrir.

Chapitre XXV 195

Exhumation des restes mortels de l'abbé de l'Épée par MM. Garay de Monglave, Chapuys-Montlaville et Ferdinand Berthier.--Découverte de fragments de souliers, de rabat, de soutane, de bonnet carré et d'étole, reconnus par une personne qui a eu des rapports avec le grand instituteur.--La pipe de terre.--Oubli ou profanation.--Noms des premiers souscripteurs.--Appel éloquent à toutes les âmes généreuses.--Propositions de MM. Michaut (des Monnoies), Victor Lenoir, architecte, et Auguste Préault, statuaire.--Appel aux ambassadeurs étrangers, aux cours de cassation et des comptes, aux cours d'appel, etc.--Réponse de l'ambassadeur de Bavière.

Chapitre XXVI 211

Rapport de M. Nestor d'Andert sur les projets soumis à la commission.--Préférence acquise à celui de M. Préault.--Les ministres invités à compléter la somme nécessaire à l'érection du monument.--Celui de l'Intérieur, M. de Montalivet, souscrit pour 3,000 fr.--Devis à forfait de M. Préault.--La commission l'accepte, à condition que l'artiste ne pourra exiger les sommes à recevoir qu'à mesure des rentrées, et que le monument sera prêt en février 1841.--Nouvelle circulaire, nouvelles démarches auprès des grands corps de l'État.--Appel à Louis-Philippe et à sa famille.--On en ignore le résultat.--L'ancien curé de Saint-Roch, devenu évêque d'Évreux, regrette de ne pouvoir prêcher le jour de l'inauguration du monument.--On s'adresse à l'abbé Cœur, qui ne peut, à cause de ses nombreux travaux, accepter cette honorable mission.--Fixation ultérieure du jour de la cérémonie.

Chapitre XXVII 221

La Commission cesse de s'assembler.--M. Préault, presque abandonné à lui-même et n'ayant plus que les conseils de MM. de Monglave et Berthier, tient religieusement sa promesse.--Le monument est inauguré en août 1841, sans cérémonie et presque à huis clos.--Description et éloge de cette œuvre remarquable.--Mais pourquoi une inscription latine?--Sur 33,000 sourds-muets que renferme la France, il n'y en a pas 22 qui sachent le latin.--Hommage des sourds-muets suédois.--Couronne de bronze due aussi à M. Préault, ainsi que la statue de l'abbé de l'Épée qui orne la façade de l'hôtel de ville de Paris.--Cruels sacrifices pécuniaires de l'artiste pour le monument de Saint-Roch et pour celui qu'il a élevé au général Marceau sur une place de Chartres.--Un buste du grand instituteur dû à un sculpteur sourd-muet, offert à l'école de Paris.--Séance d'inauguration.--Souscription ouverte pour élever une statue à l'abbé de l'Épée sur une des places de Versailles, sa ville natale.--L'Institution de Paris s'associe à cet acte de reconnaissance.

Chapitre XXVIII 229

Ces hommages, rendus, de toutes parts, à la mémoire de l'abbé de l'Épée, avaient été devancés, dès 1835, dans un banquet commémoratif de sa naissance, par une proposition que je fis aux sourds-muets et à leurs amis d'acquérir un buste en bronze du célèbre instituteur.--Empressement unanime de tous les convives. --Le buste est commandé au sculpteur Parfait Merlieux, et inauguré sur la fin du banquet de l'année suivante.--Transports d'allégresse de tous les assistants.--Mon allocution.--Bienfaits de la Société centrale des sourds-muets.--Projet de cours publics et gratuits en faveur des ouvriers atteints de cette infirmité.

Chapitre XXIX 235

Toast porté en langue mimique à la gloire des sourds-muets par leur ami Eugène Garay de Monglave.--Revue des célébrités de cette nation exceptionnelle.--Professeurs, lauréats, jurisconsultes, prosateurs et poëtes, bacheliers, mathématiciens, chimistes, physiciens, inventeurs, peintres (histoire, sujets religieux, portraits, marines, pastel, daguerréotype et lithographie), statuaires, graveurs, mécaniciens, horlogers, imprimeurs, ouvriers en tout genre, marins et militaires.--Trait héroïque de dévouement et de courage d'un sourd-muet de douze ans.--Le gouvernement lui décerne une médaille.--Ses condisciples se cotisent pour lui fournir le moyen d'assister è notre banquet.--Mon toast à M. Bouilly, et la réponse de ce doyen de nos auteurs dramatiques.

Chapitre XXX 248

Résumé des travaux de la commission créée pour l'inauguration d'une statue de l'abbé de l'Épée sur une des places publiques de Versailles, sa ville natale.--Communication officieuse du maire du chef-lieu de Seine-et-Oise.--Honorable initiative d'un citoyen, M. le docteur Bataille.--Sa lettre à un journal du département.--Nobles sentiments.--Modèle de la statue de notre illustre instituteur par M. Michaut, le célèbre graveur des monnaies.--Offres désintéressées.--Premier noyau de la commission de Versailles.

Chapitre XXXI 256

Membres présents à la première réunion.--Formation du bureau définitif.--Comment on pourra activer les souscriptions.--Voies et moyens.--Plusieurs projets.--Divers modes de publicité.--Le maire de la ville accepte les fonctions de membre de la commission.--La statue sera en bronze et de taille héroïque.--Divers emplacements proposés.--Deux seuls paraissent convenables.--Autorisation à demander au conseil municipal.--Comité de trois membres, chargé, sous le titre de jury de surveillance, de suivre l'exécution des travaux.--Publication de la liste des souscripteurs tous les deux mois.

Chapitre XXXII 262