Journal de Eugène Delacroix, Tome 3 (de 3) 1855-1863
Part 27
Réunir sous ce titre: _Illustrations_, d'après Walter Scott et L. Byron, les compositions tirées de leurs ouvrages et sur divers sujets ne pouvant faire des ouvrages séparés comme le _Faust_ et l'_Hamlet._
De même pour Gœthe. Ainsi aux compositions déjà faites pour le _Berlichingen_, seraient jointes celles qui ne sont qu'en projet et sans prétention à un genre d'exécution semblable.
De même pour Shakespeare. Ainsi _Othello, Roméo et Juliette, Antoine et Cléopâtre, Henri IV_, etc.
[545] La fontaine de Médicis au jardin du Luxembourg.
[546] Delacroix s'était déjà occupé de ce sujet. (Voir _Catalogue Robaut_, n° 567.)
1861
1er _janvier._--J'ai commencé cette année en poursuivant mon travail de l'église comme à l'ordinaire; je n'ai fait de visites que par cartes, qui ne me dérangent point, et j'ai été travailler toute la journée; heureuse vie! Compensation céleste de mon isolement prétendu! Frères, pères, parents de tous les degrés, amis vivant ensemble se querellent et se détestent plus ou moins sans un mot que trompeur.
La peinture me harcèle et me tourmente de mille manières à la vérité, comme la maîtresse la plus exigeante; depuis quatre mois, je fuis dès le petit jour et je cours à ce travail enchanteur, comme aux pieds de la maîtresse la plus chérie; ce qui me paraissait de loin facile à surmonter me présente d'horribles et incessantes difficultés; mais d'où vient que ce combat éternel, au lieu de m'abattre, me relève; au lieu de me décourager, me console et remplit mes moments, quand je l'ai quitté? Heureuse compensation de ce que les belles années ont emporté avec elles; noble emploi des instants de la vieillesse qui m'assiège déjà de mille côtés, mais qui me laisse pourtant encore la force de surmonter les douleurs du corps et les peines de l'âme!
--Sur les _luisants jaunâtres dans les chairs._--Je trouve dans un calepin, à la date du 11 octobre 1852[547], une expérience que je faisais sur des figures (de l'Hôtel de ville) rougeâtres ou violâtres, en risquant des luisants de _jaune de Naples._ Bien que ce soit contre la loi qui veut les luisants froids, en les mettant jaunes sur des tons de chairs violets, le contraste fait que l'effet est produit.--Dans la _Kermesse_, etc.
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15 _janvier._--J'écris entre autres choses à Berryer: «_Finir_ demande un cœur d'acier: il faut prendre un parti surtout, et je trouve des difficultés où je n'en prévoyais point. Pour tenir à cette vie, je me couche de bonne heure, sans rien faire d'étranger à mon propos, et ne suis soutenu, dans ma résolution de me priver de tout plaisir, et au premier rang celui de rencontrer ceux que j'aime, que par l'espoir d'achever. Je crois que j'y mourrai. C'est dans ce moment que vous apparaît votre propre faiblesse, et combien ce que l'homme appelle un ouvrage _fini_ ou _complet_ contient de parties incomplètes ou impossibles à compléter.»
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16 _janvier._--Sur Charlet.
En voyant un _Empereur à cheval_, de lui, _pataugeant dans un marais_, d'un fini malheureux, en comparaison du sublime _Menuet_, et autres ouvrages de son premier temps, qui est incomparablement le plus beau, je note qu'un talent n'est jamais stationnaire. S'il se transforme forcément, il n'arrive guère que la naïveté persiste. Racine en est un exemple.
Ce même jour, je mets à côté des plus beaux croquis de Raphaël ce même _Menuet._ Il ne perd rien. Cela me rappelle la pensée de Montesquieu: «Deux beautés médiocres se défont; deux grandes beautés se font valoir et brillent à l'envi l'une de l'autre.» (Vérifier ces termes.)
[547] Voir t. II, p. 125.
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4 _avril._--J'ai été voir le vieux Forster[548] en sortant de Saint-Philippe à trois heures. Le pauvre homme a le bras cassé et mille accidents qui ont compliqué son accident. Il me dit qu'il s'est retiré de bonne heure de la lice, et il blâme les artistes qui s'exposent trop longtemps à la critique.
Il a raison, si véritablement la décadence est un effet constant de l'âge avancé. Il avait, du reste, une raison excellente de s'abstenir de bonne heure du travail de sa profession, qu'il m'a dit tout simplement lui avoir été antipathique toute sa vie, et qu'il n'avait embrassée que sur la volonté expresse de ses parents auxquels il ne se sentit pas le courage de résister.
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24 _avril._--Dîné chez M. de Morny.
Demander à M. Buon à voir les moulages antiques de M. Ravaisson.
[548] _François Forster_ (1790-1872), graveur, grand prix de Rome en 1814, auteur d'un grand nombre de planches devenues classiques. Il était membre de l'Académie des Beaux-Arts depuis 1844.
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_Augerville_, 7 _septembre._--De Mlle de Lespinasse. Elle parle de Diderot: «C'est un homme fort extraordinaire; il n'est pas à sa place dans la société.»
1862
24 _janvier._--Riesener venu avec sa fille aînée.
Je lui ai prêté deux aquarelles:
1° _La cour de M. Bell_ à Tanger.
2° _L'église de Valmont_, le fond très soigné. Vitraux, etc., avec gouache. Le tout dans un carton.
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25 _janvier.--Tobie rend la vue à son père._
_Le Christ prêchant dans la barque._
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11 _mars._--Localité du clair de l'enfant de la _Médée: vermillon, indigo, blanc._
Localité de l'ombre: _vermillon, blanc, vert de zinc_; ton frais de clair: _laque, blanc, ocre jaune, blanc._
Prêté à Riesener: Aquarelles:
1° _Entrée du bois à Valmont_ sur le haut de la colline, arbres gouachés.
2° Dans le même endroit, avec le banc de jardin et clairs également gouaches.
3° Un _Bord du lac._
4° Une feuille sur laquelle sont deux sujets, dont une _Vue de Tancarville._
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_Augerville_, 9 _octobre_[549].--Arrivé le mardi.
Il ne faut pas être injuste pour notre nation. Elle a présenté de nos jours, dans les arts, un phénomène dont je ne connais pas d'exemple ailleurs. Après les merveilles de la Renaissance, qui a vu particulièrement la sculpture égaler, surpasser même la sculpture italienne, la France, il faut le dire, a subi la décadence dont l'Italie lui donnait l'exemple, comme elle lui avait donné celui de ses chefs-d'œuvre. Le règne des Carrache, très glorieux encore, a amené pour l'Italie, comme pour la France, une série d'écoles abâtardies dont le Vanloo a été le dernier mot. Il était réservé à notre pays de ramener à son tour le goût du simple et du beau. Les ouvrages de nos philosophes avaient réveillé le sentiment de la nature et le culte des anciens. David résuma, dans ses peintures, ce double résultat. Il est difficile de se figurer ce que fût devenue dans ses mains une nouveauté si hardie pour l'époque où elle se produisit, s'il eût possédé les qualités extraordinaires d'un Michel-Ange ou d'un Raphaël. Elle fut toutefois d'une portée immense au milieu du renouvellement général des idées et de la politique. De grands artistes continuèrent David, et quand cet héritage, tombé dans des mains moins habiles, sembla atteint de la langueur dont les plus belles écoles ont donné tour à tour l'exemple, un second renouvellement, semblable pour la fécondité des idées qu'il venait remuer à celui qu'avait opéré David, montra des faces de l'art toutes nouvelles dans l'histoire de la peinture. Après Gros, issu de David, mais original par tant de côtés, Prud'hon alliant la noblesse de l'antique à la grâce des Léonard et des Corrège, Géricault, plus romantique et plus épris à la fois de la vigueur des Florentins, ouvraient des horizons infinis et autorisaient toutes les nouveautés.
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12 _octobre._--Dieu est en nous. C'est cette présence intérieure qui nous fait admirer le beau, qui nous réjouit quand nous avons bien fait et nous console de ne pas partager le bonheur du méchant. C'est lui sans doute qui fait l'inspiration dans les hommes de génie et qui les enchante au spectacle de leurs propres productions. Il y a des hommes de vertu comme des hommes de génie; les uns et les autres sont inspirés et favorisés de Dieu. Le contraire serait donc vrai: il y aurait donc des natures chez lesquelles l'inspiration divine n'agit point, qui commettent le crime froidement, qui ne se réjouissent jamais à la vue de l'honnête et du beau. Il y a donc des favoris de l'Être éternel. Le malheur qui semble souvent, et trop souvent, s'attacher à ces grands cœurs ne les fait pas heureusement succomber dans leur court passage: la vue des méchants comblés des dons de la fortune ne doit point les abattre; que dis-je? ils sont consolés souvent en voyant l'inquiétude, les terreurs qui assiègent les êtres mauvais, leur rendent amères leurs prospérités. Ils assistent souvent, dès cette vie, à leur supplice. Leur satisfaction intérieure d'obéir à la divine inspiration est une récompense suffisante: le désespoir des méchants traversés dans leurs injustes jouissances est...[550].
[549] Cette lettre du 9 octobre et la suivante du 12 octobre se trouvent sur un carnet contenant des croquis pris à Augerville et appartenant à M. Chéramy.
[550] Inachevé dans le manuscrit.
1863
1er _février_[551].--_La reine de Saba_ (au crayon).
[551] Extrait d'un agenda portant la date de 1863 et resté entre les mains de Jenny Le Guillou.
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5 _mars._--Aujourd'hui, envoyé à M. Laguerre 200 francs pour solde de tout arriéré[552].
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26 _mars._--Carrier, qui est venu me voir, m'a promis des Alken[553].
[552] On trouve collée à la page la note du docteur Laguerre, avec ces mots de la main de Delacroix: «Payé à M. Laguerre le 5 mars 1863. E. D.»
[553] Note écrite au crayon.
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13 _avril._--Aujourd'hui, M. Burty a emporté, pour faire des essais lithographiques, quatre dessins ou calques, dont une feuille avec la _Femme tenant un miroir_[554], croquis à la plume; un calque sur papier huilé, qui m'a servi pour la _Muse au cygne_, à l'Hôtel de ville.
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14 _avril.--Sur le Beau._ C'est toujours une question sur laquelle il est difficile de se mettre d'accord; le terme n'est nullement défini, il est entendu qu'il n'est question que du Beau dans les arts. Le Beau de la peinture au fond et de tous les autres arts, à la façon dont je crois qu'on doit le comprendre, serait bien la même chose; néanmoins...[555].
Je trouve dans mes calepins cette définition de Mercey, qui tranche l'équivoque entre la beauté qui ne consiste que dans les lignes pures, et celle qui consiste dans l'impression sur l'imagination par tout autre moyen: _Le Beau est Le vrai idéalisé_[556].
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17 _avril._--La D... venue.
Dutilleux est venu ensuite. Il a vu _Macbeth_[557], qui lui a paru abominable... Décoration, costumes, fantasmagorie complète, et rien de l'âme du grand Anglais. Rien n'est traduit; il est sorti désolé. À quelques jours de là, il a vu _Britannicus_, par les mêmes acteurs; il croyait renaître, il était ravi par ce style, cette force et cette simplicité.
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23 _avril._--J'ai dîné chez Bertin, comme toujours avec plaisir; j'y ai trouvé Antony Deschamps[558]; c'est le seul homme avec lequel je parle musique avec plaisir, parce qu'il aime Cimarosa autant que moi. Je lui disais que le grand inconvénient de la musique était l'absence d'imprévu par l'accoutumance qu'on prend des morceaux. Le plaisir que donnent les belles parties s'affaiblit par cette absence d'imprévu, et l'attente où vous êtes des parties faibles et des longueurs que vous connaissez également, peut changer en une sorte de martyre l'audition d'un morceau qui vous a ravi la première fois, alors que les endroits négligés passaient avec les autres et servaient presque de lien à la composition. La peinture, qui ne vous prend pas à la gorge et dont vous pouvez détourner les yeux à volonté, n'offre pas cet inconvénient; vous voyez tout à la fois et au contraire vous vous habituez dans un tableau qui vous plaît à ne regarder que les belles parties dont on ne peut se lasser.
Il y avait là un M. Trélat avec une voix charmante... Mais pourquoi ces gens-là n'ont-ils jamais, avec leur belle voix, l'idée de vous chanter de belle musique? Antoni me disait que toute la musique d'aujourd'hui se ressemblait. Tout cela est petit, coquet. L'élégie nous inonde là comme partout: peinture, littérature, théâtre.
Un compositeur fait un _Faust,_ et il n'oublie que l'_Enfer_; le caractère principal d'un semblable sujet, cette terreur mêlée au comique, il ne s'en est pas douté.
_Don Juan_ est compris autrement; je vois toujours au-dessus du libertin la griffe du diable qui l'attend.
[554] Voir _Catalogue Robaut_, n° 1323.
[555] Le manuscrit est inachevé.
[556] Voir t. III, p. 336 et 337.
[557] _Macbeth_, traduction en vers de _Jules Lacroix_, représentée à l'Odéon en février 1863.
[558] Voir t. II, p. 311.
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4 _mai._--Le système, tant prôné par les romantiques, du mélange du comique et du tragique comme le pratique Shakespeare, peut être apprécié comme on voudra. Le génie de Shakespeare a droit d'y accoutumer l'esprit par la force, par la franchise des intentions et la grandeur du plan, mais je crois ce genre interdit à un génie secondaire; nous devons à cette maladroite intention nombre de mauvaises pièces et de mauvais romans: les meilleurs parmi ces derniers, pendant ces trente dernières années, en sont furieusement gâtés: ceux de Dumas, ceux de Mme Sand, etc.
Mais ce n'est pas le seul inconvénient que la littérature moderne présente à cet endroit; on n'écrit pas aujourd'hui un sermon, un voyage, un rapport même sur la première affaire venue où on ne prenne tour à tour tous les tons. Thiers lui-même, dans sa belle histoire, et tout imbu qu'il est des traditions et des grands exemples de notre langue, n'a pu résister à ces péroraisons, fins de chapitres, réflexions entachées du style pleurard et sentimental. Un homme qui écrit un voyage décrit tous les couchers de soleil, tous les paysages qu'il rencontre avec un comique attendrissant, qu'il croit fait pour gagner le lecteur. Ce mélange des styles dans chaque morceau est pour ainsi dire à chaque ligne. «Et on écrit aujourd'hui, dit Voltaire, des histoires en style d'opéra-comique», etc. _Il est bon que chaque chose soit à sa place._ Quand cet homme étonnant écrit la _Pucelle_, il ne tire pas le lecteur du style léger et badin, il ne sort pas du ton de la plaisanterie; quand, au contraire, dans l'_Essai sur les mœurs_, il consacre à la Pucelle une page éloquente, il ne montre que l'admiration et le regret pour l'héroïne, sans toutefois le faire dans un style d'une apologie emphatique ou d'une oraison funèbre.
On ne peut lire aujourd'hui une comédie ou un vaudeville sans avoir son mouchoir à la main, pour s'essuyer les yeux aux passages où l'auteur a voulu s'adresser à la sensibilité de son lecteur.
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_Vendredi_, 8 _mai._--J'écris à Dutilleux:
«Mon cher ami, quand j'ai vu avant-hier dans vos mains et sous vos yeux la petite esquisse de _Tobie_[559], elle m'a paru misérable, quoique cependant je l'eusse faite avec plaisir. Enfin, quoi qu'il en soit de cette impression, je me suis rappelé après votre départ que vous aviez regardé avec plaisir le _Petit lion_[560] qui était sur un chevalet. Je souhaite bien ne pas me tromper en pensant qu'il a pu vous plaire: je vous l'aurais envoyé tout de suite sans les petites touches nécessaires à son achèvement et que j'ai faites hier. Recevez-le avec le même plaisir que j'ai à vous l'envoyer, et vous me rendrez bien heureux.
«Il est encore frais dans de certaines parties: évitez la poussière pendant deux ou trois jours.»
[559] Voir _Catalogue Robaut_, n° 1450.
[560] Voir _Catalogue Robaut_, n° 1449.
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_Champrosay_, 16 _juin._--Revenu à Champrosay après mes quinze jours de maladie.
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22 _juin_[561].--(Au crayon.) Le premier mérite d'un tableau est d'être une fête pour l'œil. Ce n'est pas à dire qu'il n'y faut pas de la raison: c'est comme les beaux vers;... toute la raison du monde ne les empêche pas d'être mauvais, s'ils choquent l'oreille. On dit: _avoir de l'oreille_; tous les yeux ne sont pas propres à goûter les délicatesses de la peinture. Beaucoup ont l'œil faux ou inerte; ils voient littéralement les objets, mais l'exquis, non.
[561] C'est la dernière des notes qu'on ait retrouvées sur les calepins de Delacroix, qui mourut le 13 août suivant.
FIN DU TOME TROISIÈME.
TABLE CHRONOLOGIQUE DES TROIS VOLUMES DU JOURNAL D'EUGÈNE DELACROIX
TOME PREMIER
(1822-1849)
1822 1823 1824 1825 1830 1832 (Voyage au Maroc) 1834 1840 1843 1844 1846 1847 1849
TOME II
(1850-1854)
1850 1851 1852 1853 1854
TOME III
(1855-1803)
1855 1856 1857 1858 1859 1860 1861 1862 1863