Journal d'une femme de cinquante ans (2/2)
Chapter 23
Un soir des premiers jours de mars, je me trouvais chez Mme de Duras, aux Tuileries. Il y avait du monde, entre autres le général Dulauloy et sa femme. Je surpris entre eux deux ou trois signes imperceptibles qui excitèrent vivement ma curiosité. Ils semblaient dire: «Non, ils ne savent rien.» Mme Dulauloy paraissait, en outre, craindre quelque chose et témoignait d'une grande envie de s'en aller, surtout lorsque M. de Duras traversa le salon, venant du coucher du roi. À ce moment elle rougit, se leva et sortit en emmenant son mari. Je restai la dernière et j'attendis que Mme de Duras revînt de la chambre de son mari, où elle l'avait suivi. Je la vis très troublée, et elle me dit: «Il y a quelque chose de terrible, mais Amédée ne veut pas me le dire.» Je rentrai alors chez moi en compagnie d'Humbert et nous fîmes, comme cela arrive toujours, toutes les conjectures imaginables, excepté la véritable. Le lendemain matin, la nouvelle du débarquement au golfe Juan se répandit dans Paris. Elle fut apportée par lord Lucan. Parti la veille au soir pour l'Italie, il rencontra à quelques postes de Paris le courrier qui arrivait de Lyon avec la nouvelle. Il revint aussitôt sur ses pas et rentra à Paris, où il la fit connaître.
Les conséquences de cet événement rentrent dans le domaine de l'histoire. Je me contenterai donc de rapporter ici ce qui m'est personnel.
Je connaissais trop bien d'une part la cour, d'autre part la force du parti de Napoléon, pour conserver des doutes un moment sur l'efficacité des mesures que l'on allait adopter.
M. de La Tour du Pin, quoiqu'un des quatre ambassadeurs de la France au congrès de Vienne et employé par intérim aux affaires diplomatiques françaises en Autriche, n'en était pas moins toujours resté titulaire du poste de ministre de France en Hollande. J'estimai que je ne pouvais demeurer à Paris quand Napoléon allait y arriver, et que je devais me rendre à Bruxelles ou à La Haye. Mes projets furent soumis au roi par M. de Jaucourt, ministre des Affaires étrangères par intérim. Il approuva ma détermination, et je me préparai donc à partir.
Humbert, dès que le départ du roi fut résolu, ne put quitter le quartier des mousquetaires. Je me trouvai, par conséquent, absolument seule pour faire face à tous les arrangements du voyage que j'allais entreprendre avec ma fille Cécile, âgée de seize ans, et mon fils Aymar, qui en avait huit.
J'ai souvenir de beaucoup de petits embarras dont je me tirai avec mon sang-froid ordinaire. Après tant d'années écoulées, ils n'offrent plus guère d'intérêt. Je conterai cependant le fait suivant. Je m'étais rendue chez le ministre des Finances dans la soirée pour toucher le montant des appointements de M. de La Tour du Pin, que je désirais emporter. Le même soir, le roi devait partir à minuit. En entrant dans le cabinet du ministre, M. Louis, avec qui j'étais assez liée depuis longtemps, je le trouvai dans une colère épouvantable: «Regardez,» me dit-il en me montrant une centaine de petits barils semblables à ceux dans lesquels on vend des anchois, «j'ai fait préparer ces barils, qui contiennent chacun 10.000 ou 15.000 francs en or. Je voulais en confier un à chaque garde du corps appelé à accompagner le roi, et ces messieurs refusent de s'en charger sous prétexte qu'ils ne sont pas faits pour cela.» Tout en disant ces mots, il signa mon récépissé, dont j'allai aussitôt toucher le montant. Je portai ensuite la somme chez mon homme d'affaires pour qu'il me la changeât en or. J'avais bien demandé à M. Louis de me remettre un des barils d'or réunis dans son cabinet, mais il s'y était absolument refusé. Quand je quittai mon homme d'affaires, 9 heures avaient déjà sonné, et il me dit de revenir à 11 heures et qu'il me remettrait alors l'or qu'il se serait procuré.
Je passai chez ma tante, Mme d'Hénin, décidée elle aussi à partir, afin de lui faire mes adieux. Je la trouvai en compagnie de M. de Lally, dans un trouble inexprimable, emballant, gesticulant, pressant son gros ami, qui ne finissait rien. En me voyant, elle s'écria: «Mais vous ne partez donc pas, que vous avez l'air si tranquille?»
Je la quittai, la laissant au milieu de ses paquets et en proie à ses accès de colère contre le pauvre M. de Lally, pour aller prendre congé de M. de Jaucourt, _mon ministre_, lui faire viser mon passeport et réclamer un ordre pour les chevaux de poste, chose bien nécessaire, car il n'y en aurait peut-être plus un seul à avoir à minuit. Enfin, à 11 heures sonnant, je retournai chez mon homme d'affaires, rue Sainte-Anne. Il me remit 12.000 francs en rouleaux de napoléons. J'avais un cabriolet de louage à l'heure. En remontant dans la voiture, je dis au cocher: «Chez moi.» Je logeais rue de Varenne, n° 6. Nous voulons prendre par le Carrousel; mais, à cause du départ du roi, on n'y passait pas. Mon cocher longe alors la rue de Rivoli. Au moment de s'engager sur le pont Louis XVI, il entend sonner minuit. S'arrêtant tout court, il me déclare que pour rien au monde il ne fera un pas de plus. Il loge, dit-il, à Chaillot, les portes doivent être fermées à minuit; il demande à être payé et m'invite à continuer mon chemin _à pied_.
J'eus beau faire appel à toute mon éloquence, lui promettre un pourboire superbe pour me mener seulement jusqu'à un fiacre. Il refuse. Force m'est de descendre, quoique saisie d'une frayeur mortelle. Heureusement, au même moment, j'entends le bruit d'une voiture. C'était un fiacre, et vide, grâce à Dieu! Je m'y précipite en offrant au cocher une généreuse gratification pour me ramener chez moi.
Aussitôt rentrée, j'envoie chercher les chevaux de poste. Malgré mon _service extraordinaire_, malgré la signature du ministre, j'attends jusqu'à 6 heures les deux misérables chevaux destinés à être attelés à une petite calèche, dans laquelle je prends place avec Aymar, ma chère Cécile, et une petite femme de chambre belge que j'avais gardée à mon service après l'avoir élevée.
Toutes ces longues heures d'attente, je les passai à la fenêtre, à écouter si les chevaux venaient. Jamais je n'ai ressenti plus d'impatience. Un silence profond régnait dans Paris. Toutefois, à tous moments, des hommes passaient sous la fenêtre, tous suivant uniformément la même direction. Soldats pour la plupart, on les reconnaissait, aux lueurs des réverbères, à la toile cirée qui recouvrait leurs shakos. Bien que le temps fût beau, tous les militaires, pour dissimuler la cocarde blanche, avaient arboré ce signe de ralliement avec le bouquet de violettes.
V
Notre voyage ne fut marqué par aucun accident. Seulement, vers Péronne ou Ham, nous vîmes déboucher au grand trot, par un chemin de traverse croisant la grande route, un régiment de cuirassiers à la débandade. En passant près de nous, ils crièrent: «Vive l'Empereur!»
Nous arrivâmes sains et saufs à Bruxelles, où je pris un tout petit logement, rue de Namur, chez un M. Huart, avocat. Il doit avoir été depuis, je crois, ministre du roi Léopold[225]. J'étais très impatiente de recevoir des nouvelles de Vienne. L'envoi des courriers expédiés habituellement aux affaires étrangères, et par lesquels mon mari et ma fille Charlotte m'écrivaient, avait sans doute été interrompu. Quoique je leur eusse annoncé à tous deux mon départ pour Bruxelles, bien des raisons m'amenaient à craindre de demeurer longtemps sans nouvelles. C'est ce qui arriva, en effet.
Je trouvai à Bruxelles toutes les personnes de ma connaissance, tant en Belges qu'en Français. Tout le monde me fit bon accueil, à l'exception des bonapartistes, tels que les Trazegnies et les Mercy, entre autres.
Le roi de Hollande[226] était à Bruxelles. Je me présentai à lui, et il me reçut parfaitement. Nous étions assis, sur un canapé dans l'ancien cabinet de M. de La Tour du Pin. Se tournant vers moi, il me dit: «Dans ce salon, je tâche de m'inspirer du moyen de me faire aimer comme l'était votre mari.» Hélas! le pauvre prince n'a pas réussi. Je lui parlai avec insistance des intérêts de mon gendre, devenu alors son sujet. Probablement est-ce cette conversation qui lui a ouvert la carrière diplomatique. Je souhaite qu'il s'en souvienne.
Mme de Duras était aussi venue à Bruxelles avec sa fille Clara et sa mère, Mme de Kersaint. Quelques jours après notre arrivée, cette dernière fut frappée d'une attaque d'apoplexie foudroyante, le soir, en prenant le thé. La pauvre femme radotait complètement. On ne la regretta guère. Sa fille se comportait cependant très bien à son égard, mais elle était fort à charge à son gendre.
Avant ce triste événement, nous passions un jour la soirée ensemble, Mme de Duras et moi, quand on vint nous annoncer qu'un _monsieur_ de notre connaissance désirait nous parler. On ajoutait qu'il n'osait se présenter dans notre salon parce qu'il n'était pas habillé. À cette époque, on s'attendait toujours à quelque chose de singulier. Nous sortîmes donc sur le palier, à l'hôtel de France. Devant nous, nous voyons un valet de chambre fort crotté, que Mme de Duras reconnut à l'instant. Il nous ouvre la porte d'une chambre et nous nous trouvons en présence de M. le duc de Berry. Il nous raconta que le colonel d'_un corps franc_, c'est-à-dire d'un rassemblement de brigands, nommé Latapie, l'avait dévalisé, pillé ses équipages et lui avait pris jusqu'à ses chemises. Comme je connaissais très bien Bruxelles, il me chargea de lui procurer tout un nouveau trousseau. Je le mis aussitôt en rapport avec la bonne Mme Brunelle, à qui je fus bien aise d'apporter cette bonne aubaine. Plus tard, j'aurais encore à parler de ce Latapie, dont je viens de citer le nom.
Ma chère fille Charlotte arriva quelque temps après toute seule de Vienne, accompagnée de sa femme de chambre et du valet de chambre de son père. Elle m'apprit que le congrès s'était dissous à la nouvelle de la descente de Napoléon à Cannes. Chacun avait couru au plus pressé, et les puissances, toutes prêtes à devenir ennemies, s'étaient réconciliées devant l'imminence du danger commun. On ne songea plus qu'à faire payer cher à la France l'accueil fait au héros qui, en la rendant si puissante et si glorieuse, lui avait suscité tant d'ennemis.
M. le Dauphin[227], dans les provinces méridionales, avait rassemblé une sorte de parti qui aurait pu prendre de l'importance sous un autre chef. On cherchait quelqu'un qui porterait à ce prince l'assurance de l'union des puissances pour anéantir Napoléon. M. de La Tour du Pin, toujours dévoué, accepta de se rendre à Marseille et de joindre M. le Dauphin. Il partit. Son gendre le suivit jusqu'à Gênes et me rapporta de là des nouvelles de mon mari à Bruxelles. Le jeune de Liedekerke retrouva dans cette ville sa femme, et je pus lui annoncer, à son arrivée, que j'avais assuré sa position auprès du roi[228] son maître.
FIN DE LA DEUXIÈME ET DERNIÈRE PARTIE.
NOTES
[1: Mme de La Tour du Pin était née exactement le 25 février 1770.]
[2: Frédéric-Claude-Aymar comte de La Tour du Pin de Gouvernet, puis marquis de La Tour du Pin et marquis de Gouvernet, troisième fils et seul fils survivant de la marquise de La Tour du Pin.]
[3: Frère aîné du précédent.]
[4: Un déjeuner qui est le bien venu.]
[5: Une poignée de main.]
[6: D'après les historiens de la guerre d'Amérique c'est le général Gates qui, après avoir remplacé dans son commandement le général Schuyler, aurait fait capituler le général Burgoyne à Saratoga.]
[7: Mme de La Tour du Pin, son mari et M. de Chambeau.]
[8: Humbert et Séraphine de La Tour du Pin.]
[9: Erreur de l'auteur. Il faut lire de Massachusetts, Le Connecticut se trouve au sud de ce dernier.]
[10: Arthur Dillon, 6e colonel propriétaire du régiment de Dillon, périt sur l'échafaud, le 13 avril 1794.]
[11: Northampton est une ville de l'État de Massachusetts, et non la capitale du Connecticut.]
[12: Lire de Massachusetts.]
[13: Des criques.]
[14: En réalité cet établissement fut fondé, avant la naissance de Guillaume III, en 1625.]
[15: Guillaume III monta sur le trône d'Angleterre en 1688.]
[16: Ou d'Hudson.]
[17: Jean-Frédéric, comte de La Tour du Pin de Gouvernet, ancien ministre de la Guerre, périt sur l'échafaud le 28 avril 1794.]
[18: Mail-coach public.]
[19: Grand-Mogol, souverain de l'ancien empire des Mogols ou Mongols dans l'Hindoustan.]
[20: Chah-Alem II, 1759-1806.]
[21: Pauvre Mogol.]
[23: Cordiale poignée de main.]
[24: La vérité est que lady Dillon, morte le 19 juin 1794, avait fait à Mme de La Tour du Pin un legs de trois cents guinées, selon les termes mêmes de son testament, _pour porter mon deuil_.]
[25: Le traîneau de luxe.]
[26: Filé chez soi.]
[27: Ville du Cap-Français brûlée en 1793, à cette époque, chef-lieu de la colonie française de Saint-Domingue. Aujourd'hui ville de la République d'Haïti sous le nom de Cap-Haïtien.]
[28: La piastre espagnole de l'époque, celle dont il s'agit vraisemblablement, valait un peu plus de 5 francs.]
[29: Petit-lait.]
[30: Le _quart_ anglais équivaut en réalité à 1 litre 135.]
[31: La vieille sauvage.]
[32: Madame Latour... du vieux pays... grande dame... très bonne pour le pauvre sauvage.]
[33: Pigeon sauvage, dindon sauvage.]
[34: Panier de sauvage.]
[35: Hache de guerre des sauvages de l'Amérique du Nord.]
[36: Filé chez soi.]
[37: Du vieux pays.]
[38: Quel noble toit à porcs.]
[39: _Voyages dans les États-Unis d'Amérique, faits de 1795 à 1798_, par le duc de La Rochefoucauld-Liancourt. 8 volumes, 1800.]
[40: Diminutif du nom anglais de Susannah, en français Suzanne.]
[41: Tourne-broche à vapeur.]
[42: Voir la note 6.]
[43: Traité de paix de Paris du 10 février 1763, qui mit fin à la guerre de Sept Ans. Cette convention fut qualifiée, en France, à l'époque où elle fut conclue, de _paix honteuse_.]
[44: Mail-coach public.]
[45: Femme de charge.]
[46: Je vous prie, Madame! vous feriez bien de prendre ceci.]
[47: Emmery, comte de Grozyeulx, président de la Constituante le 4 janvier 1790.]
[48: Maître d'hôtel.]
[49: Foster, s'ils me quittent, je suis un homme mort.]
[50: Voir la note 27.]
[51: Frédéric-Claude-Aymard comte de La Tour du Pin de Gouvernet, puis marquis de La Tour du Pin et marquis de Gouvernet, troisième fils et seul fils survivant de la marquise de La Tour du Pin.]
[52: De fameuses bonnes gens, ces gens du vieux pays!]
[53: Est-ce possible? Entendez-vous dire que nous sommes libres?]
[54: Oui, sur mon honneur, à partir de ce moment, aussi libres que je le suis moi-même.]
[55: Acte par lequel on affranchit un esclave.]
[56: Louis-Philippe, duc d'Orléans, né en 1725, mort en 1785, père de Philippe Égalité.]
[57: M. et Mme de La Tour du Pin, leur jeune fils Humbert et M. de Chambeau.]
[58: M. et Mme Tisserandot.]
[59: Oh! Je vois maintenant. Celui-là est une femme.]
[60: Mais, est-ce un vrai garçon ou est-ce un singe?]
[61: Marquis de Custine, _L'Espagne sous Ferdinand VII_, 4 vol. in-8°. Ladvocat, 1838, L. II, p. 45.]
[62: Les colonies agricoles étrangères qui donnèrent naissance aux deux petites villes de La Carlota et de La Carolina, furent en réalité fondées en Espagne, vers 1768, par M. Olavidès, homme d'État espagnol, alors intendant de Séville.
Le comte d'Aranda était à cette époque premier ministre de Chartes III, et le comte de Florida Blanca ne fut appelé à ce poste qu'en 1777.]
[63: M. Broun.]
[64: L'Escurial ou Saint-Laurent de l'Escurial.]
[65: Ou la Vierge à la perle.]
[66: 10 août 1557. Jour de la fête de Saint-Laurent, patron de l'Escurial.]
[67: Philippe II, roi d'Espagne, 1527-1598.]
[68: Fils de Philippe II et de Marie de Portugal, 1545-1568.]
[69: Château royal de la Granja qui se trouve dans la ville de Saint-Ildefonse.]
[70: Alix, dite Charlotte de La Tour du Pin de Gouvernet, épousa à Bruxelles, le 20 avril 1813, Florent-Charles-Auguste, comte de Liedekerke Beaufort; décédée au château de Faublanc, près de Lausanne, le 1er septembre 1822.]
[71: La terre fut en réalité achetée par Mme Naurissart, née Anne de Labiche, avec autorisation de son mari.]
[72: Frédéric-Claude-Aymar, comte de La Tour du Pin de Gouvernet, puis marquis de La Tour du Pin et marquis de Gouvernet, troisième fils et seul survivant de la marquise de La Tour du Pin.]
[73: Comtesse Edward de Rothe.]
[74: Louis-Joseph-Xavier-François, né à Versailles le 22 octobre 1781, mort à Meudon le 4 juin 1789.]
[75: Anne de Rochechouart-Mortemart, mariée à Auguste, duc de Croy; Nathalie de Rochechouart-Mortemart, mariée à Marc, prince de Beauvau; Catherine de Rochechouart-Mortemart, mariée à Adrien d'Uzès, duc de Crussol.]
[76: Anne-Gabrielle d'Harcourt, fille du duc d'Harcourt.]
[77: Fille du duc de Brissac, massacré à Versailles le 9 septembre 1792.]
[78: Casimir-Louis-Victurnien, duc de Mortemart, né le 20 mars 1787, mort le 1er janvier 1875.]
[79: Paquebot.]
[80: Alix dite Charlotte.]
[81: Humbert.]
[82: Bon Dieu, est-ce possible!]
[83: Bureau des étrangers.]
[84: Troisième fils de lady Jerningham.]
[85: Frances ou Fanny Dillon, épousa plus tard le général Bertrand.]
[86: Avec le vieux monsieur.]
[87: Henriette et Charlotte Dillon.]
[88: James-William Dillon.]
[89: Charles Dillon.]
[90: Robert Lee, quatrième et dernier earl of Lichfield.]
[91: Henry-Augustus Dillon, devint 13e viscount Dillon.]
[92: Honorable Frances-Charlotte Dillon, plus tard lady Thomas Webb.]
[93: Henriette et Charlotte Dillon.]
[94: Voir la note 92.]
[95: Voir la note 87.]
[96: Mme Dillon.]
[97: Alix, dite Charlotte.]
[98: Humbert.]
[99: La bonne Marguerite.]
[100: Champ de courses.]
[101: Fille de lord Dillon.]
[102: Fille de lady Jerningham.]
[103: Sir Richard Bedingfeld.]
[104: Un logement.]
[105: La camisole de force.]
[106: Bureau des étrangers.]
[107: Edward de La Tour du Pin de Gouvernet, mort dans la même localité à l'âge de trois mois.]
[108: Boucher!]
[109: Ned, diminutif anglais d'Edward.]
[110: Bas-bleu.]
[111: La voiture de miss White embarrasse le passage.]
[112: Avant son mariage Mlle Claire de Kersaint.]
[113: Dans ces lieux où la belle Isis[114] et son époux Thame mêlent leurs flots qui désormais coulent pour toujours unis.]
[114: Dans la partie supérieure de son cours la _Thames_--Tamise--est aussi désignée sous le nom d'Isis jusqu'au point où elle reçoit un affluent nommé la _Thame_ ou _Tame_ selon l'orthographe de Prior.]
[115: Gérard Honthorst, dit Gérard des Nuits.]
[116: Comte Guillaume d'Oilliamson, fusillé à Paris le 16 thermidor an VII (3 août 1799). La marquise de La Tour du Pin place par erreur cet événement dans le courant de l'été 1798.]
[117: Comte de Kersaint, membre de la Convention pour le département de Seine-et-Oise.]
[118: La Pelouse.]
[119: Bibliothèque circulante d'Ookam.]
[120: Mail-coach public.]
[121: La Pelouse.]
[122: Goûter.]
[123: Pour le jeune monsieur.]
[124: Pour la jeune dame.]
[125: Un logement.]
[126: Humbert.]
[127: Paquebot.]
[128: La bonne Marguerite.]
[129: Alix, dite Charlotte.]
[130: Mon brave petit homme.]
[131: Cécile-Élisabeth-Charlotte de La Tour du Pin de Gouvernet, fiancée en septembre 1816 à Charles, comte de Mercy-Argenteau, morte à Nice, le 20 mars 1817, sans avoir été mariée.]
[132: Cécile-Claire-Séraphine de Liedekerke Beaufort, petite-fille de l'auteur des mémoires; fille de Florent-Charles Auguste, comte de Liedekerke Beaufort et de Alix, dite Charlotte, de La Tour du Pin, née à La Haye le 24 août 1818, décédée à Paris le 19 août 1893; épousa à Bruxelles, le 28 décembre 1841 Ferdinand-Joseph-Ghislain, baron de Beckman.]
[133: Voir vol. I, chapitre IV, I.]
[134: Ce mariage a été pendant longtemps contesté. Il eut lieu le 15 décembre 1785 et est aujourd'hui avéré, depuis qu'on a eu connaissance de documents, tenus secrets jusqu'ici, dont le roi Edouard VII d'Angleterre a tout récemment autorisé la communication. Mais les détails de la célébration du mariage ne sont pas tout à fait conformes à la version qu'en donne Mme de La Tour du Pin.]
[135: Tous.]
[136: Mourut en 1802 seulement.]
[137: Elle fut vendue en 1797.]
[138: Humbert.]
[139: Alix, dite Charlotte, et Cécile.]
[140: Marquise de La Rochejaquelein, née Donissan, veuve du marquis de Lescure.]
[141: Alexandre de Maurville.]
[142: Élisabeth de Lally-Tollendal.]
[143: Humbert.]
[144: Mlles Félicie et Clara de Duras.]
[145: Château d'Ussé, près de Chinon, en Indre-et-Loire.]
[146: Devint, en effet, chambellan.]
[147: Frédéric-Claude-Aymar, comte de La Tour du Pin de Gouvernet, puis marquis de La Tour du Pin de Gouvernet, et marquis de Gouvernet, le seul enfant qui survécut à ses parents.]
[148: Humbert.]
[149: Alix, dite Charlotte.]
[150: Paul-Philippe comte de Ségur, à cette époque major commandant un régiment de hussards, né en 1780, mort en 1873.]
[151: Expression de menace suspendue que Virgile, dans l'_Énéide_ met dans la bouche de Neptune, lorsque, pour apaiser la tempête, il apostrophe les vents déchaînés, sur la demande de Junon, par le roi Éole, dans le but de détruire la flotte montée par Énée et les Troyens (_Enéide_, livre I).]
[152: Cette fin du chapitre XI était intercalée dans la dernière partie des mémoires avec une annotation de l'auteur indiquant la place qu'elle devait occuper dans le texte.]
[153: Frédéric-Claude-Aymar, comte de La Tour du Pin de Gouvernet puis marquis de La Tour du Pin et marquis de Gouvernet, seul enfant qui survécut à ses parents.]
[154: La reine d'Espagne Marie-Louise.]
[155: Ferdinand, prince des Asturies, depuis Ferdinand VII, roi d'Espagne, et Don Carlos, qui prit plus tard le titre de Charles V, à l'avènement au trône de sa nièce Isabelle, reine d'Espagne, qu'il ne voulut pas reconnaître.]
[156: Don Manuel Godoï.]
[157: Fin de la partie intercalée.]
[158: _La Pitié_, poème par _Jacques Delille_, à Paris, chez Giguet et Michaud, imprimeurs-libraires, rue des Bons-Enfants, n° 34, 1805, an XIII. _Notes du chant IV_, page 213.]
[159: Alix, dite Charlotte, et Cécile.]
[160: Général Bertrand, alors aide de camp de l'Empereur, plus tard grand maréchal du Palais.]
[161: Née de La Touche.]
[162: Consomption.]
[163: Jacques, duc de Fitz-James, né en 1803, mort en 1846.]
[164: En 1843.]
[165: Charles-François-Henri, comte de Fitz-James, né en 1805, mort en 1883.]
[166: Guillaume de La Marck, né vers 1436, mort décapité en 1485.]
[167: Humbert.]
[168: Représenté à cette époque par une des ailes, l'aile est, du palais actuel du roi à Bruxelles, ailes réunies plus tard, en 1826, par la partie centrale en colonnade. Sur l'emplacement de la colonnade passait alors une rue, la rue Héraldique, aujourd'hui disparue. Le palais subit en ce moment une nouvelle transformation.]
[169: Guillaume Ier, roi des Pays-Bas.]
[170: Marie-Ferdinand-Hilarion, comte de Liedekerke Beaufort, auteur du rameau de Liedekerke Beaufort, né le 17 juin 1762, mort à son château de Noisy (Belgique), le 12 octobre 1841; fils de Jacques Ignace, comte de Liedekerke et de Marie, comtesse de Beaufort.]
[170: Florent-Charles-Auguste, comte de Liedekerke Beaufort.]
[171: Hermeline de Liedekerke Beaufort, qui épousa Alphonse, comte de Cunchy; Clara de Liedekerke Beaufort, décédée sans avoir été mariée.]
[172: Hortense-Eugénie de Beauharnais, qui épousa Louis-Bonaparte, roi de Hollande.]
[173: Frédéric-Claude-Aymar, le seul enfant qui survécut à ses parents.]
[174: Félicie et Clara.]
[175: Princesse Auguste-Amélie de Bavière, qui avait épousé, en 1806, le prince Eugène de Beauharnais, vice-roi d'Italie.]
[176: François Ier, empereur d'Autriche.]
[177: Comte Auguste de Liedekerke Beaufort.]
[178: Communauté de _béguines_, femmes vivant en commun sous des règles monastiques, mais sans prononcer de voeux.]
[179: Charles le Hardi ou le Téméraire, 1433-1477.]
[180: 31 juillet 1809.]
[181: Alix, dite Charlotte, et Cécile.]
[182: _Essai historique, politique et moral, sur les révolutions anciennes et modernes, considérées dans leurs rapports avec la Révolution française_ (Londres, 1797).]