Jeux et exercices des jeunes filles

Chapter 6

Chapter 63,172 wordsPublic domain

Il monta sur un arbre Pour voir ses chiens couri, Carabi; La branche vint à rompre Et Guilleri tombi, Carabi, Titi carabi, etc.

La branche vint à rompre Et Guilleri tombi, Carabi; Il se cassa la jambe, Et le bras se démi, Carabi, Titi carabi, etc.

Il se cassa la jambe, Et le bras se démi, Carabi; Les dam's de l'hôpital Sont arrivé's au brui, Carabi, Titi carabi, etc.

Les dam's de l'hôpital Sont arrivé's au brui, Carabi; L'une apporte un emplâtre, L'autre de la charpi, Carabi, Titi carabi, etc.

L'une apporte un emplâtre, L'autre de la charpi, Carabi; On lui banda la jambe, Et le bras lui remi, Carabi, Titi carabi, etc.

On lui banda la jambe, Et le bras lui remi, Carabi; Pour remercier ces dames, Guill'ri les embrassi, Carabi, Titi carabi, etc.

LE CHEVALIER DU GUET.

[Musique:

Qu'est-c' qui passe i-ci si tard? Compagnons de la Mar-jo-lai-ne. Qu'est-c' qui passe i-ci si tard? Des-sus le Quelquefois on finit ainsi: quai? Tard, gai, gai, des-sus le quai.]

Qu'est-c' qui passe ici si tard, Compagnons de la marjolaine? Qu'est-c' qui passe, ici si tard, Dessus le quai?

C'est le chevalier du guet, Compagnons de la marjolaine. C'est le chevalier du guet, Dessus le quai.

Que d'mande le chevalier, Compagnons de la marjolaine? Que d'mande le chevalier, Dessus le quai?

Une fille à marier, Compagnons de la marjolaine. Une fille à marier, Dessus le quai.

N'y a pas de fille à marier, Compagnons de la marjolaine. N'y a pas de fille à marier, Dessus le quai.

On m'a dit qu'vous en aviez, Compagnons de la marjolaine. On m'a dit qu'vous en aviez, Dessus le quai.

Ceux qui l'ont dit s'sont trompés, Compagnons de la marjolaine. Ceux qui l'ont dit s'sont trompés, Dessus le quai.

Je veux que vous m'en donniez, Compagnons de la marjolaine. Je veux que vous m'en donniez, Dessus le quai.

Sur les onze heur's repassez, Compagnons de la marjolaine. Sur les onze heur's repassez, Dessus le quai.

Les onze heur's sont bien passées, Compagnons de la marjolaine. Les onze heur's sont bien passées, Dessus le quai.

Sur les minuit revenez, Compagnons de la marjolaine. Sur les minuit revenez, Dessus le quai.

Les minuit sont bien sonnés, Compagnons de la marjolaine. Les minuit sont bien sonnés, Dessus le quai.

Mais nos filles sont couchées, Compagnons de la marjolaine. Mais nos filles sont couchées, Dessus le quai.

En est-il un' d'éveillée, Compagnons de la marjolaine. En est-il un' d'éveillée, Dessus le quai.

Qu'est-c' que vous lui donnerez, Compagnons de la marjolaine. Qu'est-ce que vous lui donnerez, Dessus le quai.

De l'or, des bijoux assez, Compagnons de la marjolaine. De l'or, des bijoux assez, Dessus le quai.

Ell' n'est pas intéressée, Compagnons de la marjolaine, Ell' n'est pas intéressée, Dessus le quai.

Mon coeur je lui donnerai, Compagnons de la marjolaine. Mon coeur je lui donnerai, Dessus le quai.

En ce cas-là, choisissez, Compagnons de la marjolaine, En ce cas-là choisissez, Dessus le quai.

Un groupe de jeunes filles s'avance vers une de leurs compagnes qui est seule, et demande: _Qu'est c'qui passe ici si tard?_ l'autre répond par le second couplet, et ainsi jusqu'à la fin, où la jeune fille qui représente le _chevalier du guet_ désigne une de ses compagnes du groupe. Celle-ci se sépare des autres, et elle s'enfuit avec celle qui était seule; toutes les deux sont alors poursuivies par les autres.

Le _chevalier du guet_ était l'officier qui commandait la garde chargée de la police de nuit à Paris, dès les premiers temps de la monarchie.

LE PONT D'AVIGNON.

[Musique:

Sur le pont D'A-vi-gnon, L'on y dan-se, l'on y dan-se, Sur le pont D'A-vi-gnon. L'on y dan-se tous en rond. Les beaux messieurs font comm' ça, Et puis encor comme ça. Sur le ]

Sur le pont D'Avignon, L'on y danse, l'on y danse, Sur le pont D'Avignon, Tout le monde y danse en rond. Les beaux messieurs font comm' ça (_bis_).

Sur le pont D'Avignon, etc.

Les blanchisseuses font comm' ça (_bis_).

Sur le pont, etc.

On dit en dansant le premier couplet de cette ronde. On s'interrompt pour faire le métier que l'on veut imiter; puis on reprend la danse avec ce couplet: _Sur le pont d'Avignon._ Les enfants pourront choisir les métiers qui leur plairont le mieux.

L'AVOINE.

[Musique:

A-voine, a-voine, a-voi-ne, Que le bon Dieu t'a-mè-ne. A-voine, avoine, a-voi-ne, Que le bon Dieu t'a-mè-ne. Qui veut sa-voir Et qui veut voir Comment on sè-me l'a-voi-ne? Mon pèr' la se-mait ain-si, Puis il se re-po-sait ain-si. A-]

EN CHOEUR:

Avoine, avoine, avoine, Que le bon Dieu t'amène. Qui veut savoir Et qui veut voir Comment on sème l'avoine? Mon pèr' la semait ainsi.

Une des jeunes filles de la ronde fait le geste de semer, que les autres imitent: ensuite elle se croise les bras en ajoutant:

Puis il se reposait ainsi.

CHOEUR.

Avoine, avoine, avoine, Que le bon Dieu t'amène.

Qui veut savoir Et qui veut voir Comment on coupe l'avoine? Mon pèr' la coupait ainsi, Puis il se reposait ainsi.

CHOEUR.

Avoine, avoine, avoine, Que le bon Dieu t'amène.

Qui veut savoir Et qui veut voir Comment on doit battre l'avoine? Mon pèr' la battait ainsi, Puis il se reposait ainsi.

CHOEUR.

Avoine, avoine, avoine, Que le bon Dieu t'amène.

Qui veut savoir Et qui veut voir Comment on vanne l'avoine! Mon père la vannait ainsi, Puis il se reposait ainsi.

CHOEUR.

Avoine, avoine, avoine, Que le bon Dieu t'amène.

On imite ainsi toutes les opérations de la moisson; puis on termine en disant: «Mon père la mangeait ainsi.»

On prononçait autrefois _aveine_, ce qui rendait la rime plus exacte.

SAVEZ-VOUS PLANTER DES CHOUX?

[Musique:

Sa-vez-vous plan-ter des choux, A la mo-de, à la mo-de, Sa-vez-vous plan-ter des choux, A la mo-de de chez nous? ]

Savez-vous planter des choux, A la mode, à la mode, Savez-vous planter des choux, A la mode de chez nous?

On les plante avec le pied, A la mode, à la mode, On les plante avec le pied, A la mode de chez nous.

Savez-vous planter des choux, etc.

On les plante avec la main, A la mode, à la mode, On les plante avec la main, A la mode de chez nous.

Savez-vous planter des choux, etc.

On les plante avec le doigt, A la mode, à la mode, On les plante avec le doigt, A la mode de chez nous.

Savez-vous planter des choux, etc.

On les plante avec le nez, A la mode, à la mode, On les plante avec le nez, A la mode de chez nous.

Savez-vous planter des choux, etc.

On peut nommer ainsi l'oreille, le coude, les cheveux, le front, les genoux, etc., et il faut faire l'action de planter avec la partie désignée, à mesure que l'on chante.

LA MISTENLAIRE.

[Musique:

Di-tes nous, mes-sieurs, que sa-vez-vous fai-re? Savez-vous jou-er de la misten-lai-re, Lai-re, lai-re, lai-re, De la mis-ten-lai-re? Ah! Ah! Ah! que sa-vez-vous fai-re? ]

P'tit bonhomm' que sais-tu donc faire? Sais-tu jouer d'la mistenlaire? Laire, laire, laire, Laire, laire, laire. Ah! ah! ah! que sais-tu donc faire?

P'tit bonhomm' que sais-tu donc faire? Sais-tu jouer d'la mistenflûte, Flûte, flûte, flûte, Flûte, flûte, flûte, De la mistenlaire, Laire, laire, laire, Ah! ah! ah! que sais-tu donc faire?

P'tit bonhomm' que sais-tu donc faire? Sais-tu jouer d'la mistenviole? Viole, viole, viole, De la mistenflûte, Flûte, flûte, flûte, De la mistenlaire, Laire, laire, laire. Ah! ah! ah! que sais-tu donc faire?

P'tit bonhomm' que sais-tu donc faire Sais-tu jouer de la mistentrompe? Trompe, trompe, trompe, De la mistenflûte, Flûte, flûte, flûte, De la mistenviole, Viole, viole, viole, De la mistenlaire, Laire, laire, laire. Ah! ah! ah! que sais-tu donc faire?

On peut continuer en ajoutant au mot _misten_ tous les noms d'instruments de musique que l'on veut.

Quand on dit _mistenlaire_, on agite en l'air les deux mains: pour _mistenflûte_, _mistenviole_, on imite la manière de jouer de ces différents instruments; enfin en disant: «Ah! ah! ah!» on tourne sur soi-même en frappant trois fois dans ses mains.

BIRON[13].

[Musique:

Quand Bi-ron vou-lut dan-ser, Quand Bi-ron vou-lut dan-ser, Sa per-ruqu' fit ap-por-ter, Sa perruqu' fit ap-por-ter, Sa per-ru-que à la turque, Ses souliers tout ronds. Vous danse-rez, Bi-ron.

(On répète ces deux mesures autant de fois qu'il est nécessaire.)]

[Note 13: On prétend que cette ronde a été composée à l'occasion du supplice du maréchal de Biron, condamné, sous Henri IV, pour crime de haute trahison.]

Quand Biron voulut danser (_bis_), Ses souliers fit apporter (_bis_), Ses souliers tout ronds. Vous danserez, Biron.

Quand Biron voulut danser (_bis_), Sa perruqu' fit apporter (_bis_), Sa perruque A la turque, Ses souliers tout ronds. Vous danserez, Biron.

Quand Biron voulut danser (_bis_), Son habit fit apporter (_bis_), Son habit De p'tit-gris, Sa perruque A la turque, Ses souliers tout ronds, Vous danserez, Biron.

Quand Biron voulut danser (_bis_), Sa veste fit apporter (_bis_), Sa bell' veste A paillettes, Son habit De p'tit gris, Sa perruque A la turque, Ses souliers tout ronds, Vous danserez, Biron.

Quand Biron voulut danser (_bis_), Sa culott' fit apporter (_bis_), Sa culotte A la mode, Sa bell' veste A paillettes, Son habit De p'tit gris, Sa perruque A la turque, Ses souliers tout ronds, Vous danserez, Biron.

Quand Biron voulut danser (_bis_), Ses manchett's fit apporter (_bis_), Ses manchettes Fort bien faites, Sa culotte A la mode, Sa belle veste A paillettes, Son habit De p'tit gris, Sa perruque A la turque, Ses souliers tout ronds, Vous danserez, Biron.

Quand Biron voulut danser (_bis_). Son chapeau fit apporter (_bis_), Son chapeau En clabot, Ses manchettes Fort bien faites, Sa culotte, A la mode, Sa bell' veste A paillettes, Son habit De p'tit gris, Sa perruque A la turque, Ses souliers tout ronds. Vous danserez, Biron.

Quand Biron voulut danser (_bis_), Son épé' fit apporter (_bis_), Son épée Affilée, Son chapeau En clabot, Ses manchettes Fort bien faites, Sa culotte A la mode, Sa bell' veste A paillettes, Son habit De p'tit gris, Sa perruque A la turque, Ses souliers tout ronds. Vous danserez, Biron.

Quand Biron voulut danser (_bis_), Son violon fit apporter (_bis_), Son violon, Son basson, Son épée, Affilée, Son chapeau En clabot, Ses manchettes Fort bien faites, Sa culotte A la mode, Sa bell' veste A paillettes, Son habit De p'tit gris, Sa perruque A la turque, Ses souliers tout ronds. Vous danserez, Biron.

RAMÈNE TES MOUTONS, BERGÈRE.

[Musique:

La plus ai-mable à mon gré. Je vais vous la pré-sen-ter. Nous lui f'rons pas-ser bar-riè-re. Ra-mèn' tes mou-tons, ber-gè-re, Ra-mèn', ra-mèn', ra-mèn' donc Tes mou-tons à la mai-son.]

La plus aimable à mon gré (_bis_), Je vais vous la présenter (_bis_). Nous lui f'rons passer barrière. Ramèn' tes moutons, bergère. Ramèn', ramèn', ramèn' donc Tes moutons à la maison (_bis_).

La jeune fille qui dirige la ronde chante seule les deux premiers vers; puis elle quitte la main de sa voisine (alors la ronde doit s'arrêter), et s'adressant à la compagne qu'elle a quittée, elle se place vis-à-vis d'elle, et l'engage à passer sous l'arc qu'elle forme avec son autre voisine, en élevant le bras. La jeune fille à qui l'on s'adresse doit passer suivie de toutes les autres, qui reviennent former le rond, en chantant le refrain: _Ramèn' tes moutons_, etc.

J'AIMERAI QUI M'AIME.

[Musique:

Met-tez-vous à ge-noux, Met-tez-vous à ge-noux, Met-tez-vous y en-core un coup, A-fin que l'on vous ai-me. Ah! j'aime-rai, j'aime-rai, j'ai-me-rai Ah! j'ai-me-rai qui m'ai-me! ]

Mam'selle, entrez chez nous (_bis_), Mam'selle, entrez encore un coup, Afin que l'on vous aime; Ah! j'aimerai, j'aimerai, j'aimerai, Ah! j'aimerai qui m'aime.

Une ami' choisissez vous (_bis_), Choisissez-la encore un coup, Afin que l'on vous aime; Ah! j'aimerai, j'aimerai, j'aimerai, Ah! j'aimerai qui m'aime.

Mettez-vous à genoux (bis), Mettez-vous y encore un coup, Afin que l'on vous aime; Ah! j'aimerai, j'aimerai, j'aimerai, Ah! j'aimerai qui m'aime.

Faites-nous les yeux doux (_bis_), Faites-nous-les encore un coup, Afin que l'on vous aime; Ah! j'aimerai, j'aimerai, j'aimerai, Ah! j'aimerai qui m'aime.

Et puis embrassez-nous (_bis_), Embrassez-nous encore un coup, Afin que l'on vous aime; Ah! j'aimerai, j'aimerai, j'aimerai, Ah! j'aimerai qui m'aime.

Revenez parmi nous (bis), Revenez-y encore un coup, Afin que l'on vous aime; Ah! j'aimerai, j'aimerai, j'aimerai, Ah! j'aimerai qui m'aime.

Une jeune fille, placée au milieu du cercle, fait ce que lui indiquent les paroles de la ronde.

FAUT QUE LE MAL CÈDE.

Sur l'air de _la Boulangère_.

[Musique:

Donn'-moi ton bras que j'te gué-risse, Car tu m'as l'air ma-la-de, Donn'-moi ton bras que j'te gué-risse. Car tu m'as l'air ma-la-de, Car tu m'as l'air ma-la-de. Lon la, Car tu m'as l'air ma-la-de, Lon la. Car tu m'as l'air ma-la-de.]

Donn' moi ton bras que j' te guérisse, Car tu m'as l'air malade, Lon la, Car tu m'as l'air malade.

Cueille la plante que voilà, C'est un fort bon remède, C'est un fort bon remède, Lon la, Il faut que le mal cède.

Danse sur le pied que voilà, C'est un fort bon remède, C'est un fort bon remède, Lon la, Il faut que le mal cède.

Frotte bien l'oeil que voilà, C'est un fort bon remède, C'est un fort bon remède, Lon la, Il faut que le mal cède.

Mon baiser te redressera, C'est un fort bon remède, C'est un fort bon remède, Lon la, Il faut que le mal cède.

Dans cette ronde, chacune des jeunes filles simule une infirmité, et celle qui dirige la ronde, en chantant, doit trouver un remède à cette infirmité, jusqu'au couplet de la _Bossue_, qui termine la ronde.

LA BONNE AVENTURE.

[Musique:

Je suis un pe-tit pou-pon De bel-le fi-gu-re, Qui ai-me bien les bon-bons Et les con-fi-tu-res; Si vous voulez m'en don-ner, Je sau-rai bien les man-ger. La bonne aventure, oh! gai! La bonne aventu-re. ]

Je suis un petit poupon De belle figure, Qui aime bien les bonbons Et les confitures; Si vous voulez m'en donner, Je saurai bien les manger. La bonne aventure, Oh! gai! La bonne aventure.

Lorsque les petits garçons Sont gentils et sages, On leur donne des bonbons, De joli's images; Mais quand ils se font gronder, C'est le fouet qu'il faut donner. La triste aventure, Oh! gai! La triste aventure.

Je serai sage et bien bon, Pour plaire à ma mère; Je saurai bien ma leçon, Pour plaire à mon père, Je veux bien les contenter, Et s'ils veulent m'embrasser, La bonne aventure, Oh! gai! La bonne aventure.

Nous n'aurions peut-être pas donné une place à cette ronde très-enfantine, si elle ne rappelait un vieil air sur lequel on a composé diverses chansons. Il paraît que la plus ancienne de ces chansons fut chantée par Antoine de Navarre, duc de Vendôme, qui résidait au château de la Bonnaventure, près le Gué-du-Loir; d'après cela, le refrain devrait être ainsi écrit: _La bonne aventure au gué_, et non _Oh! gai!_ comme on le trouve souvent.

LA MARGUERITE.

[Musique:

Où est la Margue-ri-te? Oh! gai! oh! gai! oh! gai! Où est la Margue-ri-te? Oh! gai! franc ca-va-lier]

Où est la Marguerite? Oh! gai! oh! gai! oh! gai! Où est la Marguerite? Oh! gai! franc cavalier.

Elle est dans son château, Oh! gai! etc. Elle est dans son château, Oh! gai! franc cavalier.

Ne peut-on pas la voir? Oh! gai! etc. Ne peut-on pas la voir? Oh! gai! franc cavalier.

Les murs en sont trop hauts, Oh! gai! etc. Les murs en sont trop hauts, Oh! gai! franc cavalier.

J'en abattrai un' pierre, Oh! gai! etc. J'en abattrai un' pierre. Oh! gai! franc cavalier.

Un' pierr' ne suffit pas, Oh! gai! etc. Un' pierr' ne suffit pas, Oh! gai! franc cavalier.

J'en abattrai deux pierres, Oh! gai! etc. J'en abattrai deux pierres, Oh! gai! franc cavalier.

Deux pierr's ne suffisent pas, Oh! gai! etc. Deux pierr's ne suffisent pas, Oh! gai! franc cavalier.

J'en abattrai trois pierres, Oh! gai! etc. J'en abattrai trois pierres, Oh! gai! franc cavalier.

Trois pierr's ne suffisent pas, Oh! gai! etc. Trois pierr's ne suffisent pas, Oh! gai! franc cavalier.

On continue ainsi autant qu'il y a de jeunes filles. Toutes les jeunes filles, à l'exception d'une, forment un groupe. Elles ont au milieu d'elles une de leurs compagnes dont elles tiennent la robe relevée, comme une cloche renversée. _Le franc cavalier_ s'avance en chantant le premier couplet. Les autres répondent par le suivant, et ainsi jusqu'au cinquième: _J'en abattrai un' pierre_. Il emmène alors une des jeunes filles, et autant qu'il y en a autour de la Marguerite, autant de fois il enlève une pierre. Quand il n'y en a plus qu'une, qui tient à elle seule la robe de la Marguerite, le franc cavalier s'avance sans chanter et dit: _Qu'y a-t-il là dedans?_ On répond: _Un petit paquet de linge à blanchir_. Il reprend: _Je vais chercher mon couteau pour le couper_. Alors on lâche la robe, la Marguerite s'enfuit et toutes courent après elle.

Cette ronde naïve est évidemment issue de celle qui célébrait _Ogier le Danois_:

Qui est dans ce château? Ogier! Ogier! Ogier! Qui est dans ce château? Beau chevalier.

Pendant la disgrâce et la captivité d'Ogier le Danois, Charlemagne avait menacé d'une mort honteuse quiconque prononcerait devant lui le nom d'Ogier. Trois cents cavaliers se donnent alors le mot; ils viennent devant le palais de Charlemagne crier, comme d'une seule voix: _Ogier!_ _Ogier!_ _Ogier!_ et Charlemagne, n'osant punir la fleur de la chevalerie, aime mieux céder et pardonner à Ogier.

MEUNIER, TU DORS.

[Musique:

Meu-nier, tu dors! Ton mou-lin va trop vi-te. Meu-nier, tu dors! Ton mou-lin va trop fort.]

Meunier, tu dors! Ton moulin (_bis_) va trop vite. Meunier, tu dors! Ton moulin (_ter_) va trop fort.

Les jeunes filles se divisent en deux bandes, formant un cercle. Les deux premières jeunes filles en tête de chaque bande se regardent et sont suivies chacune d'un nombre égal de leurs compagnes. Ces deux premières se donnent d'abord la main droite, puis se quittent en avançant en sens contraire, et prennent de la main gauche la main gauche de celle qui suit, et ainsi de suite la main droite et la main gauche alternativement, mouvement qui est successivement exécuté par chacune d'elles sur les paroles de la ronde, dont on accélère peu à peu le mouvement.

LA VIEILLE.

[Musique:

A Pa-ris, dans u-ne ron-de Com-po-sée de jeu-nes gens. Il se trou-va u-ne vieil-le Qui a-vait qua-tre-vingts ans. Oh! la vieille, la vieille, la vieil-le, Qui croy-ait a-voir quinze ans. Qui croy-ait a-voir quinze ans.]

A Paris, dans une ronde Composée de jeunes gens, Il se trouva une vieille, Qui avait quatre-vingts ans,

Oh! la vieille, la vieille, la vieille, Qui croyait avoir quinze ans.

Il se trouva une vieille, Qui avait quatre-vingts ans. Elle choisit le plus jeune, Qui était le plus galant.

Oh! la vieille, etc.

Elle choisit le plus jeune, Qui était le plus galant. Va-t'en, va-t'en bonne vieille, Tu n'as pas assez d'argent.

Oh! la vieille, etc.

Va-t'en, va-t'en, bonne vieille, Tu n'as pas assez d'argent. Si vous saviez c' qu'a la vieille, Vous n'en diriez pas autant.

Oh! la vieille, etc.

Si vous saviez c' qu'a la vieille, Vous n'en diriez pas autant. Dis-nous donc ce qu'a la vieille? Elle a cent tonneaux d'argent.

Oh! la vieille, etc.

Dis-nous donc ce qu'a la vieille? Elle a cent tonneaux d'argent. Reviens, reviens, bonne vieille, Reviens ici promptement.

Oh! la vieille, etc.

Reviens, reviens, bonne vieille, Reviens ici promptement. On alla chez le notaire: Mariez-nous cette enfant.

Oh! la vieille, etc.

On alla chez le notaire: Mariez-nous cette enfant. Cette enfant, dit le notaire, Elle a bien quatre-vingts ans.

Oh! la vieille, etc.