Part 7
Au temps où elles éclatèrent, avec soudaineté et presque avec insolence, Manet occupait activement la critique d'avant-garde. Aux Salons triennaux de Bruxelles, d'Anvers et de Gand, la toile intitulée _Au Père Lathuille_ avait ameuté autour d'elle toute l'ignorance et la raillerie publiques. Il était séant qu'on s'en scandalisât. Le rire et le sarcasme étaient exigés comme un gage d'honnêteté bourgeoise et de bon goût provincial. Certes, eût-on détérioré l'œuvre, si l'aventure judiciaire à courir et l'amende à payer n'eussent arrêté les mains bien pensantes et les couteaux croyant à l'idéal.
Les fureurs grinçant des dents contre Manet se tournèrent à point nommé contre James Ensor. Autant que le peintre des Batignolles il fut accusé d'instaurer en art une sorte de Commune et d'inscrire sa doctrine esthétique aux plis d'un drapeau rouge. Bien plus: sans égard pour les dates d'antériorité qui marquaient les toiles du peintre d'Ostende, on les proclamait dépendantes et vassales de celle de Manet, on leur refusait tout mérite jusqu'à celui d'être des sujets de scandale inédits. L'erreur persista longtemps et persiste encore. On s'entêta et l'on s'entête à ranger James Ensor parmi les élèves de Manet. Rien n'est plus faux. Les deux maîtres n'ont qu'un point de contact: tous les deux peignent à larges touches et tous les deux étudient la lumière frappant mais surtout modifiant le dessin et le ton local des objets.
Mais que de différences immédiatement s'accusent! Manet reste, somme toute, un peintre de tradition et d'enseignement. Les Espagnols l'ont formé: Velasquez et surtout Goya. Le jour que son _Olympia_ fit son entrée au Louvre, elle se plaça, naturellement, en son milieu. La rampe l'attendait. Elle voisina, sans déchoir, avec les toiles d'Ingres et de Delacroix. Sa victoire fut même trop belle: l'_Odalisque_ du vieil Ingres se sentit atteinte dans son rayonnement de chef-d'œuvre soi-disant parfait. Jamais elle n'apparut plus sèche, plus figée ni plus froide. En outre, Manet compose ses toiles. L'_Olympia_, le _Christ aux anges_, le _Déjeuner sur l'herbe, Maximilien_, sont des œuvres dont la mise en page est faite d'après des recettes connues. Bien qu'il soit un peintre admirable, encore n'évite-t-il pas les sécheresses et les duretés. Il ignore l'abondance et la richesse prodiguées. La réflexion et le raisonnement le guident plus que l'instinct ne le pousse. Il a une main très experte, très habile. Il fait preuve d'esprit, parfois de virtuosité. Son intelligence surveille son art et le raffine. Il pense autant et plus encore qu'il ne voit. Quand, séduit par les visions fraîches et hardies de Claude Monet, il se décida à modifier les couleurs de sa palette et à traduire le plein air vrai et la clarté prismatique et vivante, ce fut par une suite de tâtonnements réfléchis qu'il y parvint. Il cherchait sans trouver, du coup. Ce fut une lutte avant tout intelligente. Il lui fallut non seulement des qualités d'œil, mais des qualités de caractère. Son esprit, son jugement, son obstination, sa probité, tout son être moral et pensant agit: ce fut un triomphe laborieux.
James Ensor, lui, n'est purement qu'un peintre. Il voit d'abord, il combine, arrange, réfléchit et pense après. Il ne doit rien ou presque rien aux maîtres du passé. Il est venu en son temps pour ne recevoir que les leçons des choses. Certes, sa mise en page le préoccupe, mais ses compositions évitent de rappeler celles que les musées enseignent. L'esprit qu'il met dans ses toiles et ses dessins est plutôt grossier et populaire. Son trait de pinceau est appuyé; il ne glisse pas. Il n'est pas adroit. Toutefois sa couleur n'est jamais commune. En chaque œuvre le ton rare et riche, violent et doux, prismatique et soudain, installe sa surprise et son harmonie. On dirait qu'Ensor écoute la couleur tellement il la développe comme une symphonie.
Jamais ne s'y mêle la moindre fausse note. Il a l'œil juste comme est juste l'oreille d'un musicien. A le voir peindre, comme au hasard, on craint qu'à chaque instant la gamme profonde et rayonnante des couleurs ne se fausse. Or jamais aucun accroc n'a lieu. L'instinct, le guide le plus sûr des artistes, bien qu'il paraisse un conducteur aveugle, l'assiste sans qu'il s'en doute et le décide, quand à peine il prend le temps de le consulter. Avant de poser un ton, il est sûr que ce ton sera d'accord avec les autres. Il le sent tel, à travers tout son être. A quoi bon examiner, discuter, raisonner, si l'examen, la discussion et le raisonnement se sont faits, préalablement, sans qu'on le sache, avec la promptitude que met un éclair à traverser le ciel. L'aptitude en art n'est jamais un acquis, mais un don. Elle est subconsciente et sourde. Celui qui naît sans qu'elle habite en lui à l'instant même qu'il voit, entend, flaire, goûte et touche, ne sera jamais un artiste authentique. Aucune étude ne la lui apportera. Des races privilégiées la transmettent à leurs différentes écoles, à travers les siècles. L'une de ces races est l'admirable race des Pays-Bas.
Il s'en faut pourtant que leur instinct merveilleux soit l'unique don des peintres septentrionaux. Ils n'auraient pas donné à l'art ces artistes universels qui out nom Rubens, Van Dyck, Jordaens et avant eux Van Eyck, Memling, Van der Goes, Van der Weyden et Metsys si l'intelligence, le sentiment, la raison et la volonté leur eussent été refusés.
Je n'ai insisté sur leur qualité foncière: l'instinct, que pour la montrer pareille au tronc massif et souterrain sur lequel se entent, comme des branches, toutes les autres vertus esthétiques.
James Ensor est plus purement un peintre que Manet, mais ce dernier est évidemment un maître et un artiste d'une plus large et plus souveraine envergure. Il est un chef d'école magnifique, définitif et complet. Il commande à un des carrefours de l'art où les routes bifurquent et gagnent des contrées vierges et inconnues.
Je n'ai, au surplus, mis en parallèle les deux peintres que pour défendre James Ensor contre des accusations d'imitation. Qu'on fasse voisiner n'importe laquelle de ses toiles avec l'_Olympia_, le _Déjeuner sur l'herbe_, le _Père Lathuille, Argenteuil, Pertuiset_ et l'originalité des deux créateurs d'œuvres marquantes s'imposera indiscutable.
Mais un autre rapprochement s'indique. Les récents intimistes français, les Vuillard et les Bonnard s'attachent aujourd'hui à certaines recherches qu'autrefois tenta James Ensor. Tels éclairages de salon ou d'appartement, telles lueurs argentées et discrètes, tels gris, tels bruns font songer à l'atmosphère de la _Coloriste_ ou à la _Musique russe_. Il n'est pas jusqu'au dessin vacillant et brouillé qui n'établisse un parentage entre les deux manières. Je veux bien qu'il n'y ait que rencontre fortuite. Il est piquant toutefois de noter ceci: Si James Ensor rappelle quelque peintre, c'est parmi ses cadets, parmi ceux qui innovent et préparent l'avenir et non point parmi ses aînés qu'il le faut chercher. Il n'est pas de ceux qui imitent; il est de ceux qui découvrent. Il est plutôt d'accord avec ceux qui viennent, qu'avec ceux qui sont venus. Si bien que ses toiles qui datent de vingt-cinq ans recèlent toute la fraîcheur et la surprise des œuvres d'aujourd'hui. Il les peut exposer avec orgueil. Aucune ne déchoit. Quelques-unes serviront peut-être à renflouer les vieilles carènes de l'École d'Anvers où de tout jeunes peintres Navez et Crahay travaillent avec le souvenir de l'œuvre d'Ensor présente à leur esprit.
Preuve évidente de force profonde et souterraine! Quelqu'un qui reste aussi durablement jeune ne vieillira jamais. Il porte en lui la résurrection incessante. Il vit de lui-même, mystérieusement. Déjà il ne connaissait plus la mode, voici qu'il ignore le temps.
Il n'importe que James Ensor soit ignoré en Allemagne, en Angleterre, en Italie et en Amérique. Il est classé en Belgique et à cette heure on le classe en France. Or, c'est Paris qui, depuis un siècle, assume l'honneur d'auréoler les noms des vivants insignes. Il est la postérité qui s'éveille; il désigne les routes par où passe la gloire; il semble d'accord avec une volonté lointaine et encore inconnue. En son pays la renommée de James Ensor grandit d'année en année. Ceux qui le méconnaissaient autrefois sont morts ou sont vaincus. On ne relègue plus ses envois dans les oubliettes des salons triennaux: ils s'étalent à la cimaise, aux places d'honneur. Les musées des grandes villes s'en enrichissent: Liège, Anvers, Bruxelles. Les mécènes qui villégiaturent à Ostende, l'été, visitent l'atelier du peintre et leurs galeries se décorent de ses toiles. Les prix atteints sont élevés. L'heure est déjà loin où les œuvres du peintre s'échangeaient contre une obole. Certes l'art ne se pèse pas au poids d'argent. L'or donné ne représente que ce fait: l'admission d'un peintre dans une compagnie de choix et la place élue qu'on lui assigne dans une école. L'auteur de la _Coloriste_, de l'_Après-midi à Ostende_, du _Salon bourgeois_, du _Lampiste_ et de la _Mangeuse d'huîtres_, des _Enfants à la toilette_, des _Masques devant la mort_, de _Adam et Eve chassés du paradis_ et de la _Dame sombre_ peut avec tranquillité voir se passer les années: il est sûr de la durée.
CATALOGUE DE L'ŒUVRE DE JAMES ENSOR
TOILES ET DESSINS
1879
Portrait de l'artiste. L'amie de l'artiste. Judas lançant l'argent dans le temple. Oreste tourmenté par les Furies. L'artiste peignant.
DESSINS.
Le chant de Noël. Les trouvères. Les buccins.
1880
Le Lampiste.----Appartient au Musée de Bruxelles. La coloriste.----à M. Ernest Rousseau, Bruxelles. La mare.----à M. Guillaume Charlier, Bruxelles. Nature-morte.----id., id. Poissons.----à M. Paul Buéso, Bruxelles. Le chou.----à M. Ernest Rousseau, Bruxelles. Chinoiseries.----id., id. Accessoires. Musique russe.----à Mlle Anna Boch, Bruxelles. Dame au châle. Petites chinoiseries.----à M. C. Franck Anvers. Le cardeur.----id., id. Estacade.----à M. A. Lambotte, Anvers. Chinoiseries.----id., id. Les bouteilles----Appartient à M. E. Demolder, Essonnes. Effet de neige----à M. F. Franck, Anvers. Vases----id. id. Le flacon bleu----à M. A. Lambotte, Anvers. Nature-morte----à M. F. Fuchs, Bruxelles. Pommes----à M. E. Labarre, Bruxelles. Mer grise----à M. F. Franck, Anvers. Trois esquisses----id., id. Sous bois. Nuage rose. Dame au brise-lame. A l'atelier. Le parasol----à M. A. Lambotte, Anvers. Mer agitée. Portrait de l'artiste. Le peintre.
AQUARELLE.
Gamin----à M. F. Franck, Anvers.
DESSINS REHAUSSÉS.
Retour des champs. Tête (sanguine)----à M. Samuel, Bruxelles.
DESSINS.
Le maçon. Le rétameur. Gamin assis----à M. Edgar Picard, Jemeppe. Le paysan triste. Vieux pêcheur. Gamin. La sœur du peintre. L'homme au chaudron. Les mangeurs de soupe. Jeune fille. Vieux paysan. Pêcheur de crevettes. La femme au balai. Laveuse. Garçon lisant. L'homme à la blouse. Jeune fille à l'éventail. Pêcheur au panier----Appartient à M. Deprez, Liège. Le roi peste. La mort mystique d'un théologien.
1881
Viandes----au Musée d'Ostende. Salon bourgeois en 1881----à M. E. Rousseau, Bruxelles. Salon bourgeois, esquisse----à M. F. Franck, Anvers. La dame sombre----à M. Edgar Picard, Jemeppe. Le rouget----à M. Edouard Hannon, Bruxelles. La convalescente----à M. Bourgeois, Liège. Tête d'étude----à M. W. Finch, Helsingfors. Accessoires----à M. F. Buelens, Ostende. Dame en rouge----à M. A. Crespin, Bruxelles. Dame à l'éventail. Le père de l'artiste. Portrait d'homme----à M. F. Buelens, Ostende. Etude de fruits----à M. Theo Hannon, Bruxelles. La mare aux peupliers----à M. Ernest Rousseau, Bruxelles. Marine, effet de soleil. Les braconniers----à M. Delory, Calais. La rue de Flandre à Ostende. Les lampes. Canal----à M. Ch. Mendiaux, Anvers. Eventails. Marine, effet de soir. Marché à Ostende----à M. Buelens, Ostende. Intérieur au poêle----à M. A. Lambotte, Anvers. La dune noire. Etoffes et éventails. Une après-dînée à Ostende.
DESSINS REHAUSSÉS.
Pêcheur au manteau jaune----à M. Edgar Picard, Jemeppe. Petits musiciens. Pêcheur au panier. La sœur de l'artiste. Gamin (sanguine)----Appartient à M. C. Ganesco, Paris.
DESSINS.
Vieux songeur. L'homme au foulard. Garçon au bonnet. Le violon. Le lustre. Clefs. La lectrice. L'homme au panier.
1882
Huîtres----au Musée d'Anvers. Le pouilleux----au Musée d'Ostende. Nature-morte----au Musée de Liège. Lièvre et corbeau----à M. Greiner, Seraing. La dame en détresse. Portrait de Théo Hannon----à M. Théo Hannon, Bruxelles. Dans les dunes----à M. Murdoch, Anvers. Marine----à M. A. Rassenfosse, Liège. Portrait de femme----à M. F. Buelens, Ostende. La mangeuse d'huîtres. Dame au châle bleu. Roses. Portrait du peintre W. Finch. Fleurs----à M. Ernest Rousseau, Bruxelles. La petite chaise----à M. Lambotte, Anvers. Pommes----à M. F. Franck, Anvers. Fleurs et porcelaines----à M. Lambotte, Anvers. La mère de l'artiste. Etoffes. Petites tasses. Le brise lame. La dune au nuage blanc. Marine. Maisonnettes dans les dunes.
AQUARELLE.
Le mannequin----Appartient à M. F. Franck, Anvers.
DESSINS.
Ostendaise. L'homme à la bêche. Ouvrier du port. Pêcheur de crevettes. Cadre (croquis)----à M. Ernest Rousseau, Bruxelles. Croquis----à M. Alfred Verhaeren, Bruxelles. Croquis----à M. Théo Hannon, Bruxelles. Croquis.
1883
Les pochards----à M. Edgar Picard, Jemeppe. Les masques scandalisés. Pommes rouges----à M. O. François, Bruxelles. Les houx----à M. Ernest Rousseau, Bruxelles. Portrait de l'artiste. Pivoines et pavots----à M. L. Franck, Anvers. Sur la plage----à M. Vince, Bruxelles. Canal. Coquillages----à M. L. Franck, Anvers. Dans les blés. Le Rameur----à M. F. Buelens, Ostende. Forêt de Soignes. Fleurs et vases. La dame en blanc. Dunes, panorama. Dunes et mer. L'horticulteur. Le violon----à M. Maurice des Ombiaux, Bruxelles. La barque jaune. Marine, après-midi.
DESSIN.
Le pochard----à M. Albert Neuville, Liège. La sorcière----à M. Edgar Picard, Jemeppe. Portrait de Richard Wagner----Appartient à M. Gustave Kéfer, Paris. Les joueurs. L'escrimeur. La clarinette. Zélandaise. Masques scandalisés. Croquis----à M. Ernest Rousseau, Bruxelles.
1884
Marine----à M. Gustave Kéfer, Paris. Enfant à la poupée. Portrait du peintre Dario de Regoyos. La dune. Les toits à Ostende----à M. F. Franck, Anvers. Intérieur----à M. Ernest Rousseau, Bruxelles. Grande vue d'Ostende. Barques. Le nuage blanc.
AQUARELLE.
Accessoires.
DESSINS.
Gamin (sanguine). Enfant dormant. Portrait de l'artiste----à M. Ernest Rousseau, Bruxelles. Au piano. Le cœur révélateur. Les misérables.
1885
Vue de Bruxelles----au Musée de de Liège. Le meuble hanté----au Musée d'Ostende. Jardin à Watermael----à M. Ernest Rousseau, Bruxelles. Marine----Soleil couchant. Le Christ marchant sur la mer. Fanfare en rouge. Vue du phare à Ostende. Squelettes regardant chinoiseries. Le boulevard à Ostende. Les indécises. (Série d'études.)
PASTEL.
Les amoureux----Appartient à M. Ern. Rousseau, Bruxelles.
DESSINS.
Combat de soudards. Vases. Démons me turlupinant. Promeneurs----à M. Blatter, Paris. Descente de croix. Portrait----à M. Johanida.
1886
Etudes de lumière. Enfants à la toilette----à M. A. Lambotte, Anvers. Lisière du bois d'Ostende----à M. R. Goldschmidt, Bruxelles. Etudes locales. Fleurs et fruits. Squelette et pierrots. Nature morte. Les lilas.
DESSINS REHAUSSÉS.
Le cauchemar. Le rêv----
DESSINS.
Les auréoles du Christ ou les sensibilités de la lumière. La gaie: L'adoration des bergers. La crue: Jésus montré au peuple. La vive et rayonnante: L'entrée à Jérusalem. La triste et brisée: Satan et les légions fantastiques tourmentent le Crucifié. La tranquille et sereine: La descente de croix. L'intense: Le Christ montant au ciel. Le Christ veillé par les anges.
FANTAISIES ET GROTESQUES.
Quatre portraits de l'artiste. Enfant dormant. Profils.
1887
Adam et Eve chassés du Paradis terrestre.----Appartient à M. A. Lambotte, Anvers. Le feu d'artifice. Tribulations de Saint Antoine. Fruits----à M. Storm de 's Gravesande, Hollande. Nature-morte. Adoration des bergers----à M. E. Deman, Bruxelles. Ville à contre soleil. Jardin en plein soleil. Intérieur. Vision claire.
DESSINS.
La tentation de Saint Antoine. Josué arrêtant le soleil. Combat des pouilleux Désir et Rissolé. Petits supplices persans. Mon père mort. La paresse. L'apparition. Les diables Dritss et Hihahox conduisant le Christ aux enfers.
1888
L'entrée du Christ à Bruxelles. Fruits----à M. Jules Cordeweiner, Bruxelles. Les masques devant la mort----à M. E. Rousseau, Bruxelles. Jardin d'amour. Carnaval à Bruxelles. Mon portrait déguisé. Foudroiement des anges rebelles. Études locales. A Ostende, le boulevard. Nature-morte. Le Christ tourmenté----à M. E. Royer.
DESSINS REHAUSSÉS.
Suzanne au bain----Appartient à M. Max Hallet, Bruxelles. Masques nous sommes----à M. Edm. Picard, Bruxelles. La rixe. Jeanne d'Arc. Peste dessous----Peste dessus. Peste partout.
DESSINS.
Squelettes musiciens. La dormeuse. La mort poursuivant le troupeau des humains. Portraits bizarres----à M. Jules Cordeweiner, Bruxelles.
1889
Squelettes voulant se chauffer----à M. Léon de Lantsheere, Bruxelles. Fleur et vase bleu----à M. Ernest Rousseau, Bruxelles. Le théâtre des masques ou bouquet d'artifice. La petite travailleuse----à M. Cwalosinsky, Bruxelles. Théâtre des masques et pierrot. Fleurs----à M. Guillaume Charlier, Bruxelles. Attributs des Beaux-Arts----à M. Buelens, Ostende. Etonnement du masque Wouse. Coquillages. Poires, raisins, noix.
DESSINS REHAUSSÉS
Le dernier carré à Waterloo----à M. Storm de 's Gravesande, Hollande. La revanche des condamnés----à M. Vittorio Pica, Milan. Squelette dessinant.
DESSINS.
Portrait de Madame E. Rousseau. Le vieux meuble. Vénus à la coquille. La mère de l'artiste----à M. R. Goldschmidt, Bruxelles. Les adieux de Napoléon. Etudes de plantes.
1890
Le domaine d'Arnheim----Appartient à M. Emile Verhaeren, St. Cloud. Fruits----à M. Ganesco, Paris. L'intrigue----à M. Ernest Rousseau, Bruxelles. Homard et crabes----à M. Edgar Picard, Jemeppe. Le pot bleu----à M. Philipps, Bruxelles. Les choux----à M. Labarre, Bruxelles. La tour de Lisseweghe----à M. Edgar Picard, Jemeppe. Chaloupes. Ecce-Homo. Vue prise en Phnosie, ondes et vibrations lumineuses. Petits masques. L'assassinat.
DESSINS REHAUSSÉS.
Jardin aux masques. Clowneries.
DESSINS.
Masques. La vieille au portrait----à M. C. Ganesco, Paris. Napoléon à Waterloo. La sensibilité en 1890 et la vivisection. La sensibilité en 1590 et la roue, le bûcher, etc. Etudes sentimentales. Bourgeois indignés sifflant Wagner en 1880 à Bruxelles.
1891
Le Christ apaisant la tempête. Squelettes se disputant un pendu----à M. Cwalosinsky, Bruxelles. Les bons juges----à M. Camille Laurent, Charleroi. Portrait d'Emile Verhaeren----à M. Emile Verhaeren, St. Cloud. Les musiciens terribles----à M. Félix Fuchs, Bruxelles. L'autodafé----à M. Félix Fuchs, Bruxelles. Le jardin d'amour----à M. Maurice des Ombiaux, Bruxelles. Masques regardant des crustacés----à M. Breckpot, Bruxelles. Baptême des masques. Réunion de masques. Le prêche. Fraises----Appartient à Mme Ninauve, Bruxelles. Squelettes au hareng. Squelette arrêtant masques. Chinoiseries, étoffes----à M. F. Franck, Anvers. Ecce-Homo. La peureuse.
DESSINS REHAUSSÉS.
La bataille des Éperons d'or. Les bains d'Ostende----à M. Charles Vos, Bruxelles. Les cuirassiers à Waterloo.
DESSINS.
Le Christ aux Enfers. Vieux augures. Apparition----à M. Emile Verhaeren, St. Cloud. Portrait et fantasmagorie. Grotesques.
1892
La vierge consolatrice. Ma chambre préférée. Les masques singuliers. Pierrot jaloux. Barques échouées----à M. B. Ganesco, Paris. Poissardes mélancoliques----à M. F. Buelens, Ostende. Les gendarmes. Les soudards Kès et Pruta entrant dans la ville de Bise----à M. G. Serigiers, Anvers. Les mauvais médecins----à M. Van der Velde, Bruxelles. Nature-morte. Roses----à M. Robert Goldschmidt, Bruxelles.
DESSINS REHAUSSÉS.
Supplice de Jeanne d'Arc. Triomphe romain. Réunion de masques.
DESSINS.
Les soudards débandés. Le Christ tourmenté. Grotesques. La couturière----Appartient à M. Blatter, Paris.
1893
Le coq mort----à M. Leuring, La Haye. La raie----à M. Ernest Rousseau. Bruxelles. Les choux----à M. F. Franck, Anvers. Coquillages----à M. R. Goldschmidt, Bruxelles. L'homme de douleurs. L'exécution. Soudards pénitents dans une cathédrale. Nature-morte.
DESSINS REHAUSSÉS.
Le tournoi----à M. R. Goldschmidt, Bruxelles. Cortège comique.
DESSINS.
La vierge aux navires. Masques. Sorcières dans la bourrasque----à M. R. Goldschmidt, Bruxelles. Le Christ aux mendiants----id. id. Croquis----id. id.
1894
Crevettes. Masques regardant une tortue. Vase bleu. Nature-morte----Appartient à M. F. Pleyn, Ostende. Crustacés. Nature-morte. Portrait d'Eugène Demolder----à M. E. Demolder, Essonnes.
DESSINS REHAUSSÉ.
Au théâtre.
DESSINS.
Le combat----Appartient à M. G. Virrès, Lummen. Têtes bizarres. Crétins regardant les étoiles.
1895
Poissons----à M. Rouffard. Bruxelles. Coquillages. Portrait de M. Culus. Fleurs. Nature-morte----à M. F. Pleyn, Ostende. Jeux de lumière.
DESSIN.
Femme cousant. Monstre tourmentant Saint Antoine----à M. Ernest Rousseau, Bruxelles. Intérieur d'église. Bouquet.
1896
Fleurs----à M. R. Goldschmidt, Bruxelles. Mariakerke----à M. Edgar Picard, Jemeppe. Les ballerines----à M. Ernest Rousseau, Bruxelles. Duel de masques----id. Squelette peintre----à M. Edgar Picard, Jemeppe. La vengeance de Hop Frog. Les cuisiniers dangereux----à M. Camille Laurent, Charleroi. Nature-morte. Fleurs et légumes----à M. Ernest Rousseau, Bruxelles.
DESSINS.
Grotesques. La pendule. Masques et trognes. Monstres. Diableries.
1897
Les chaloupes. La mort et les masques----Appartient à M. Vandeputte, Bruxelles. Masques et potiches. Fruits. Poissons. L'éclaircie. Fleurs.
DESSIN REHAUSSÉ.
Projet de chapelle à dédier à St. Pierre et Paul à Ostende.
DESSINS.
Gens de mer. Sur la plage. Masques. Vieilles. Musiciens drôlatiques. Fantaisies.
1898
Le grand juge. Nature-morte. Vue d'Ostende----à M. Edgar Picard, Jemeppe. Squelettes travestis----à M. Pleyn, Ostende. Nature-morte----à M. Jungers, Bruxelles. Nature-morte.
DESSINS REHAUSSÉS.
Affiche pour l'exposition de «la Plume» à Paris. Composition pour «la Plume».
1899
Portrait du peintre entouré de masques----à M. A. Lambotte, Anvers. Nature-morte. Pierrot aux masques. Nature-morte. Intérieur. Nuages.
AQUARELLE.
La petite chinoise.
DESSINS.
Rue à Ostende. Chiens. Coin de cuisine. Feuilles. Papillons. Enfants.
1900
Le juge rouge----Appartient M. Yseux, Anvers. Squelette à l'atelier----à M. Max Hallet, Bruxelles. Nature-morte. Plage. Barques échouées----à M. Jungers, Bruxelles. Vue du port d'Ostende.
DESSIN REHAUSSÉ.
La servante----à M. Edgar Picard, Jemeppe.
DESSINS.
Vieux meubles. Accessoires. Lampes. Etoffes. Livres. Les marchands chassés du Temple. Portrait.
1901
Canal----à M. Berthelot, Paris. Echauffourée de masques----à M. Cnudde, Ostende. Nature-morte. Chinoiseries. Vue de Mariakerke----à M. Philippson, Bruxelles. Coquillages. Fleurs.
DESSINS