Part 11
La lumière de la lampe l'éclairait lui et toute la partie où il se trouvait; et il apparaissait comme dans une effusion rayonnante. La partie où devait être Tullia Fabriana roulait des reflux d'ombres; c'étaient des vagues d'obscurité, lourdes et surtout comme lointaines. Il ne voyait ni le sphinx ni la femme. Il fit un pas; il aperçut les cariatides, et il lui sembla voir remuer leurs yeux terribles! Malgré son front lisible et son sourire jeune, il lui sembla que ce n'était pas d'hier qu'il éprouvait le sentiment vertigineux de la vie, et qu'il avait magnifiquement souffert autrefois, dans un passé.
Alors, avec un geste éperdu et comme écartant une draperie de ténèbres, il entra, chancelant, dans les vastes ombres.
Et il vit s'élever, avec lenteur, devant lui, dans ces mêmes ombres, comme un autre geste enveloppé de voiles; il eut l'impression de deux bras qui se joignaient,--oh! douloureusement!--autour de son cou. Une forme aux blancheurs radieuses attirait son front vers elle..., et ce fut l'essaim des pâles joies infinies, le tremblement des rêves divins, le supplice...
Ce soir-là le comte de Strally-d'Anthas s'anuita chez la marquise Tullia Fabriana.
TABLE
Pages. Italie 11 Celui qui devait venir 17 Promenade nocturne 31 Premier aspect de Tullia Fabriana 57 Transfiguration 73 Étude d'enfance 81 La bibliothèque inconnue 95 Isis 129 La présentation 153 Le palais enchanté 171 Aventures chevaleresques 199 Fiat nox 213 Ténèbres 227 L'éternel féminin 237 Cras ingens iterabimus æquor 251
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