Histoire du véritable Gribouille
Part 5
Il fut très-bien reçu par le roi qui fit semblant de ne pas le reconnaître et qui parut avoir oublié le passé. Mais Gribouille vit bien qu'il n'avait pas changé et qu'il ne songeait guère à s'amender. Il ne songea lui-même qu'à se dépêcher de plaire aux habitants de la capitale et de leur donner sa science.
Quand le roi vit que cette science s'apprenait si vite et plaisait si fort que l'on commençait à ouvrir les yeux sur son compte, à lui désobéir, et même à le menacer de prendre Gribouille pour roi à sa place, il entra en fureur, mais il se contint encore, et, poussant la ruse jusqu'au bout, il manda Gribouille dans son cabinet et lui dit:
--On m'assure, mon cher Gribouille, que vous avez un bouquet de fleurs souveraines pour toutes sortes de maux; or, comme j'ai un grand mal de tête, je vous prie de me le faire sentir; peut-être que cela me soulagera.
[image]
En ce moment, Gribouille oublia que sa marraine lui avait dit: Tu ne pourras rien sur le roi des bourdons ni sur ceux de sa famille; mes fleurs elles-mêmes sont sans vertu sur ces méchants esprits. Le pauvre enfant pensa, au contraire, que des plantes si rares auraient le don d'adoucir la méchante humeur du roi. Il tira de son sein le précieux bouquet qui était toujours aussi frais que le jour où il l'avait cueilli, et que nul pouvoir humain n'eût pu lui arracher, puisque tous ceux qui le respiraient en subissaient le charme. Il le présenta au roi, et aussitôt celui-ci enfonça son dard empoisonné dans le coeur de la plus belle rose. Un cri perçant et une grosse larme s'échappèrent du sein de la rose, et Gribouille, saisi d'horreur et de désespoir, laissa tomber le bouquet.
Le roi des bourdons s'en empara, le mit en pièces, le foula aux pieds, puis, éclatant de rire:
--Mon mignon, dit-il à Gribouille, voilà le cas que je fais de votre talisman; à présent nous allons voir lequel est le plus fort de nous deux, et si vous resterez libre d'exciter des séditions contre moi.
--Hélas! dit Gribouille, vous savez bien que je n'ai jamais dit un seul mot contre vous; que je ne suis pas jaloux de votre couronne, et que si j'ai enseigné la douceur et la patience, cela ne vous met point en danger; vous n'avez qu'à faire de même et à donner le bon exemple, on vous aimera et on ne songera pas à être gouverné par un autre que par vous.
--Bien, bien, dit le roi, j'aime vos jolis vers et vos joyeuses chansons, et comme je n'en veux rien perdre, vous irez en un lieu où tout cela sera fort bien gardé.
Là-dessus il appela ses gardes, et, comme Gribouille n'avait plus son bouquet, il fut pris, garrotté et jeté au fond d'un cachot noir comme un four, où il y avait des crapauds, des salamandres, des lézards, des chauves-souris, des araignées et toutes sortes de vilaines bêtes; mais elles ne firent aucun mal à Gribouille, qui en peu de temps les apprivoisa et conquit même l'amitié des araignées, en leur chantant de jolis airs auxquels elles parurent fort sensibles.
Mais Gribouille n'en était pas moins malheureux: on le faisait mourir de faim, et de soif, il n'avait pas un brin de paille pour se coucher; il était couvert de chaînes si lourdes, qu'il ne pouvait pas faire un mouvement, et, quoiqu'il ne fît entendre aucune plainte, ses geôliers l'accablaient d'injures grossières et de coups.
[image]
Cependant la disparition de Gribouille fut bientôt remarquée. Le roi fit croire, pendant quelque temps, qu'il l'avait envoyé en ambassade chez un de ses voisins; mais on vint à découvrir qu'il était prisonnier. Les méchants, qui étaient encore en grand nombre, dirent que le roi avait bien fait, et qu'il ferait sagement de traiter de même tous ceux qui osaient mépriser la richesse et vanter la bonté.
Ceux qui étaient devenus bons pleurèrent Gribouille et souffrirent pendant quelque temps les menaces et les injures; mais Gribouille n'étant plus là pour les retenir et pour leur prêcher le pardon, ils se révoltèrent, et l'on vit commencer une guerre terrible qui mit bientôt tout le pays à feu et à sang.
[image]
Le roi fit des prodiges de cruauté: tous les jours on pendait, on brûlait et on écorchait les révoltés par centaines. De leur côté, les révoltés, poussés à bout, ne traitaient pas beaucoup mieux les ennemis qui tombaient dans leurs mains. Du fond de sa prison, Gribouille, navré de douleur, entendait les cris et les plaintes, et ses geôliers, qui commençaient à craindre pour le gouvernement, lui disaient:
--Voilà ton ouvrage, Gribouille; tu prétendais enseigner le secret d'être heureux, et, à présent, vois comme on l'est, vois comme on s'aime, vois comme vont les choses!
Peu s'en fallait que Gribouille ne perdît courage et qu'il ne doutât de la reine des prés; mais il se défendait de son mieux contre le désespoir, et il se disait toujours: Ma marraine viendra au secours de ce pauvre pays, et si j'ai fait du mal, elle le réparera.
Une nuit que Gribouille ne dormait pas, car il ne dormait guère, et qu'il regardait un rayon de la lune qui perçait à travers une petite fente de la muraille, il vit quelque chose s'agiter dans ce rayon, et il reconnut sa chère marraine sous la forme de la demoiselle bleue:
--Gribouille, lui dit-elle, voici le moment d'être décidé à tout; j'ai enfin obtenu de la reine des fées la permission de vaincre le roi des bourdons et de le chasser de ce pays; mais c'est à une condition épouvantable et que je n'ose pas te dire.
--Parlez, ma chère marraine, s'écria Gribouille; pour vous assurer la victoire et pour sauver ce malheureux pays, il n'y a rien que je ne sois capable de souffrir.
--Et si c'était la mort? dit la reine des prés d'une voix si triste que les chauves-souris, les lézards et les araignées du cachot de Gribouille en furent réveillés tout en sueur.
--Si c'est la mort, répondit Gribouille, que la volonté des puissances célestes soit faite! Pourvu que vous vous souveniez de moi avec affection, ma chère marraine, et que, dans l'île des Fleurs, on chante quelquefois un petit couplet à la mémoire du pauvre Gribouille, je serai content.
--Eh bien, dit la fée, apprête-toi à mourir, Gribouille, car demain éclatera une nouvelle guerre plus terrible que celle qui existe aujourd'hui. Demain tu périras dans les tourments, sans un seul ami auprès de toi, et sans avoir même la consolation de voir le triomphe de mes armes, car tu seras une des premières victimes de la fureur du roi des bourdons. T'en sens-tu le courage?
--Oui, ma marraine, dit Gribouille.
La fée l'embrassa et disparut. Jusqu'au jour, qui fut bien long à venir, le pauvre Gribouille, pour combattre l'effroi de la mort, chanta, dans son cachot, d'une voix suave et touchante, les belles chansons qu'il avait apprises dans l'île des Fleurs. Les lézards, les salamandres, les araignées et les rats qui lui tenaient compagnie, en furent si attendris, qu'ils vinrent tous se mettre en rond autour de Gribouille et à chanter à leur tour son chant de mort dans leur langue, en répandant des pleurs et en se frappant la tête contre les murs.
[image]
--Mes amis, leur dit Gribouille bien que je ne comprenne pas beaucoup votre langage, je vois que vous me regrettez et que vous me plaignez. J'y suis sensible; car, loin de vous mépriser pour votre laideur et la tristesse de votre condition, je vous estime autant que si vous étiez des papillons couverts de pierreries ou des oiseaux superbes. Il me suffit de voir que vous avez un bon coeur pour faire grand cas de vous. Je vous prie, quand je ne serai plus, s'il vient à ma place quelque pauvre prisonnier, soyez aussi doux et aussi affectueux pour lui que vous l'avez été pour moi.
--Cher Gribouille, répondit en bon français un gros rat à barbe blanche, nous sommes des hommes comme toi. Tu vois en nous les derniers mortels qui, après ton départ de ce pays, il y a cent ans et plus, conservèrent l'amour du bien et le respect de la justice. L'affreux roi des bourdons, ne pouvant nous faire périr, nous jeta dans ce cachot et nous condamna à ces hideuses métamorphoses; mais nous avons entendu les paroles de la fée et nous voyons que l'heure de notre délivrance est venue. C'est à ta mort que nous la devrons: voilà pourquoi, au lieu de nous réjouir, nous versons des larmes.
En ce moment, le jour parut et l'on entendit un son de cloches funèbres, et puis un vacarme épouvantable: des cris, des rires, des menaces, des chants, des injures; et puis les trompettes, les tambours, les fifres, la fusillade, la canonnade, enfin l'enfer déchaîné. C'était la grande bataille qui commençait. La reine des prés, à la tête d'une innombrable armée d'oiseaux qu'elle avait amenés de son île, parut dans les airs, d'abord comme un gros nuage noir, et puis bientôt comme une multitude de guerriers ailés et emplumés qui s'abattaient sur le royaume des frelons et des abeilles.
[image]
A la vue de ce renfort, les habitants révoltés du pays reprirent les armes; ceux qui tenaient pour le roi en firent autant, et l'on se rangea en bataille dans une grande plaine qui entourait le palais.
Le roi des bourdons, qui n'avait pas l'habitude de regarder en l'air, et qui voyait toujours à ras de terre, ne s'inquiéta pas d'abord de la sédition. Il mit sur pied son armée, qui était composée, en grande partie, de membres de sa famille; car il avait équipé plus de quarante millions de jeunes bourdons qui étaient les enfants de son premier mariage, et, de son côté, la princesse des abeilles, sa femme, avait tout autant de soeurs dont elle s'était fait un régiment d'amazones fort redoutables.
Mais quelqu'un de la cour ayant levé les yeux et voyant l'armée de la reine des prés dans les airs, avertit le roi qui, tout aussitôt, devint sombre et commença à bourdonner d'une manière épouvantable.
--Or donc, dit-il, le danger est fort grand. Que ces misérables mortels se battent entre eux, laissons-les faire: nous ne sommes pas trop pour nous défendre contre l'armée des oiseaux qui nous menace.
La princesse des abeilles, sa femme, lui dit alors:
--Sire, vous perdez la tête; jamais nous ne pourrons nous défendre des oiseaux; ils sont aussi agiles et mieux armés que nous. Nous en blesserons quelques-uns et ils nous dévoreront par centaines. Nous n'avons qu'un moyen de transiger, c'est de tirer de prison ce Gribouille, le filleul bien-aimé de la reine des prés. Nous le mettrons sur un bûcher tout rempli de soufre et d'amadou, et nous menacerons cette reine ennemie d'y mettre le feu si elle ne se retire aussitôt.
[image]
--Cette fois, ma femme, vous avez raison, dit le roi; et, aussitôt fait que dit, Gribouille fut placé sur le bûcher, au beau milieu de l'armée des bourdons. Un cerf-volant fort éloquent fut envoyé en parlementaire à la reine des prés pour l'avertir de la résolution où était le roi de faire brûler vif le pauvre Gribouille si elle livrait la bataille.
A la vue de Gribouille sur son bûcher, la reine des prés sentit son coeur se fendre, et, le courage lui manquant, elle allait donner le signal de la retraite, lorsque Gribouille, voyant et comprenant ce qui se passait dans le coeur et dans l'armée de la reine, arracha la torche des mains du bourreau, la lança au milieu du bûcher, et se précipita lui-même à travers les flammes où, en moins d'un instant, il fut consumé.
[image]
Les partisans du roi se mirent à rire en disant:--Ce Gribouille-là est aussi fin que l'ancien, qui se jeta dans l'eau par crainte de la pluie, puisqu'il se jette dans le feu par crainte d'être brûlé. Vous voyez bien que cet enseigneur de félicités suprêmes est un imbécile et un maniaque.
Mais ces gens-là ne purent pas rire bien longtemps, car la mort de Gribouille fut le signal du combat général. Les deux partis se ruèrent l'un sur l'autre; mais quand les partisans du roi virent que les troupes royales ne venaient pas les appuyer, ils se débandèrent et perdirent la bataille.
[image]
Pendant ce temps-là, l'armée des bourdons et celle des abeilles combattaient l'armée des oiseaux. Tous avaient repris leurs formes magiques, et les hommes virent avec horreur une bataille dont ils n'avaient jamais eu l'idée. Des insectes aussi grands que des hommes luttaient avec rage contre des oiseaux dont le moindre était aussi gros qu'un éléphant. Les terribles dards des bêtes piquantes atteignaient parfois les flancs sensibles des alouettes, des fauvettes et des colombes; mais les mésanges adroites dévoraient les abeilles par milliers, les aigles en abattaient cent d'un coup d'aile, les casoars présentaient leurs casques impénétrables à leurs traits empoisonnés, et l'_oiseau armé_, qui a un grand éperon acéré à chaque épaule, embrochait vingt ennemis à la minute.
Enfin, après une heure de mêlée confuse et d'effroyables clameurs, on vit l'armée des bourdons et de leurs alliés joncher la terre. Les oiseaux blessés se perchèrent sur les arbres, où, grâce au sourire de la reine des prés, ils furent d'abord guéris. Cette reine victorieuse, qui avait repris la figure d'une femme de la plus merveilleuse beauté, avec quatre grandes ailes de gaze bleue, vint s'abattre avec sa cour sur le bûcher de Gribouille.
--Mortels, dit-elle aux habitants du royaume, déposez vos armes et dépouillez vos haines. Embrassez-vous, aimez-vous, pardonnez-vous, et soyez heureux. C'est la reine des fées qui, par ma bouche, vous le commande.
En parlant ainsi, la reine des prés sourit, et, à l'instant même, la paix fut faite de meilleur coeur et de meilleure foi que si un congrès de souverains l'eût jurée et signée.
[image]
--Ne craignez plus ces frelons et ces abeilles qui vous ont gouvernés, dit alors la reine. Leurs méchants esprits vont comparaître devant le conseil souverain des fées, qui ordonnera de leur sort. Quant à leur dépouille, voyez ce qu'elle va devenir.
Aussitôt l'on vit sortir de terre une armée effroyable de fourmis noires et monstrueuses qui ramassèrent avec empressement les cadavres des insectes morts et mourants, et qui les emportèrent dans leurs cavernes avec des démonstrations de joie et de gourmandise qui soulevaient le coeur de dégoût et d'horreur.
[image]
Après avoir contemplé ce hideux spectacle, la foule se retourna vers le bûcher de Gribouille, qui n'offrait plus qu'une montagne de cendres; mais, au faîte de cette montagne, on vit s'épanouir une belle fleur que l'on nomme _souvenez-vous de moi_. La reine des prés cueillit cette fleur et la mit dans son sein; puis elle et son armée, prenant les cendres du bûcher, s'envolèrent vers les cieux, et, en partant, ils semaient les cendres de ce bûcher sur toute la contrée. Aussitôt poussaient des fleurs, des moissons, des arbres chargés de fruits, mille richesses qui réparèrent au centuple les pertes occasionnées par la guerre.
[image]
Depuis ce jour-là, les habitants du pays de Gribouille vécurent fort heureux sous la protection de la reine des prés, et un temple fut élevé à la mémoire de Gribouille. Tous les ans, à l'anniversaire de sa mort, tous les habitants de la contrée venaient avec des bouquets de fleurs de _souvenez-vous de moi_ chanter les chansons que Gribouille leur avait enseignées. Ce jour-là, il était ordonné, par les lois du royaume, de terminer tous les différends et de pardonner toutes les fautes et toutes les injures. Cela fit du tort aux procureurs et aux avocats qui avaient pullulé dans le pays au temps du roi Bourdon. Mais ils prirent d'autres métiers, puisqu'aussi bien un temps arriva où il n'y eut plus de procès, et où sur toutes choses tout le monde fut d'accord.
Quant à Gribouille, devenu petite fleur bleue, son sort ne fut point regrettable. Sa marraine l'emporta dans son île, où, pour tout le reste de l'existence des fées, existence dont personne ne connaît le terme, il fut alternativement pendant cent ans petite fleur bleue, bien tranquille et bien heureuse au bord d'un ruisseau, dans la prairie enchantée, et pendant cent ans jeune et beau sylphe, dansant, chantant, riant, aimant et faisant fête à sa marraine.
[image]
* * * * *
MAISON BLANCHARD ET C^{IE},
ANCIENNE LIBRAIRIE HETZEL,
RUE RICHELIEU, 78.
M. BLANCHARD ayant acheté ce qui restait de la collection in-8º anglais sur vélin superfin du =MAGASIN DES ENFANTS= de J. HETZEL, on trouve à la même librairie, brochés et reliés, tous les ouvrages de la collection dont les noms suivent:
=Les Aventures de Tom Pouce=, par P-J. STAHL (J. Hetzel); 150 vignettes par BERTALL; 1 vol.
=La Bouillie de la comtesse Berthe=, par ALEXANDRE DUMAS; 150 vignettes par BERTALL; 1 vol.
=Trésor des Fèves et Fleur de Pois=, par CHARLES NODIER; 100 vignettes par TONY JOHANNOT; 1 vol.
=Histoire d'un Casse-Noisette=, par ALEXANDRE DUMAS; 220 vignettes par BERTALL; 2 vol.
=La Mythologie de la Jeunesse=, par L. BAUDET; 120 vignettes par GÉRARD SÉGUIN; 1 vol.
=Aventures du prince Chènevis=, par LÉON GOZLAN; 100 vignettes par BERTALL; 1 vol.
=Monsieur le Vent et madame la Pluie=, par PAUL DE MUSSET; 120 vignettes par GÉRARD SÉGUIN; 1 vol.
=Vie de Polichinelle et ses nombreuses Aventures=, par OCTAVE FEUILLET; 100 vignettes par BERTALL; 1 vol.
=Histoire de la mère Michel et de son Chat=, par E. DE LABÉDOLLIÈRE; 100 vignettes par LORENTZ; 1 vol.
=Le prince Coqueluche=, par ÉDOUARD OURLIAC; 100 vignettes par GÉRARD SÉGUIN; 1 vol.
Le premier volume de cette charmante collection--_=le Livre des petits Enfants=_, ALPHABET ILLUSTRÉ--est épuisé; nous donnons avis qu'il sera réimprimé en février 1831, avec les améliorations qui seront jugées nécessaires, afin qu'il soit toujours le meilleur comme il a toujours été le plus beau livre de ce genre.
NOUVELLES PUBLICATIONS.
TROIS NOUVEAUX LIVRES D'ENFANTS,
Pour faire suite à la collection J. HETZEL, et publiés sous sa direction.
--In 8 anglais.--Chaque volume, broché, 3 fr.; relié 4 fr. 50 c.--
=Le Royaume des Roses=, par ARSÈNE HOUSSAYE; vignettes par GÉRARD SÉGUIN; 1 vol.
=Les Fées de la Mer=, par ALPHONSE KARR; vignettes par LORENTZ; 1 vol.
=Histoire du véritable Gribouille=, par GEORGE SAND; illustré par MAURICE SAND; gravure de H. DELAVILLE; 1 vol.
=Les Beautés de la France=, Vues des principales Villes, Monuments, Châteaux, Cathédrales et Sites pittoresques de la France; 33 gravures anglaises, gravées par SKELTON et D'OHERTI; avec un texte historique et archéologique par GIRAULT DE SAINT-FARGEAU, auteur du _Dictionnaire des Communes de France_ et du _Guide du Voyageur en France_.
Ce livre, qui formera un splendide et utile volume, est une véritable bonne fortune pour les personnes qui ont un cadeau à faire.
Il paraît une livraison tous les samedis: 30 cent.--Le volume complet, 33 livraisons, 33 gravures: 10 fr.--On aura des volumes reliés pour le premier de l'an.
Incessamment la première livraison
De l'=Histoire de Paris=, par THÉOPHILE LAVALLÉE; ouvrage illustré de 300 vues des principaux monuments et aspects de Paris, par CHAMPIN.--33 livraisons à 30 cent. Le vol., 10 fr.
_SPÉCIALITÉ._
LIVRES D'ÉGLISE ET DE MARIAGE
EN TOUS GENRES.
PAROISSIENS, HEURES DE MONSEIGNEUR AFFRE
--édition HETZEL--
MISSELS, JOURNÉES DU CHRÉTIEN, IMITATIONS, MOIS DE MARIE, ETC.
Reliés en velours, soie moire, chagrin.
Fermoirs, Garnitures de volumes, Chiffres et Armoiries; or, vermeil, argent, bronze, ivoire, bois, etc., etc.
--_Confection de_ HOUSSES _en moire blanche._--
End of Project Gutenberg's Histoire du véritable Gribouille, by George Sand