Part 36
»_P. S._ Le duc de Conegliano et le duc de Valmy devraient se communiquer tous les jours.
»NAPOLÉON.»
* * * * *
_Au ministre de la guerre._
«Schoenbrunn, 11 septembre 1809.
»Vous trouverez ci-joint un décret que je viens de prendre. Mon intention est de ne pas laisser plus longtemps le commandement dans les mains du prince de Ponte-Corvo, qui continue de correspondre avec les intrigants de Paris et qui est un homme auquel je ne puis me fier. Je vous envoie directement ce décret, pour que, si l'on était aux mains au moment où vous le recevrez, vous en différiez l'exécution. Si, comme je le pense, on ne se bat point et que le duc d'Istrie soit en état de marcher, vous enverrez ce dernier prendre le commandement de l'armée du Nord, et vous écrirez au prince de Ponte-Corvo de se rendre à Paris. Vous lui ferez connaître que j'ai été mécontent de son ordre du jour; qu'il n'est pas vrai qu'il n'ait que 15 mille hommes, lorsqu'avec les corps des ducs de Conegliano et d'Istrie j'ai sur l'Escaut plus de 60 mille hommes; mais que n'eût-il que 15 mille hommes, son devoir était de ne pas le laisser soupçonner à l'ennemi; que c'est la première fois qu'on voit un général trahir le secret de sa position par un excès de vanité; qu'il a donné en même temps des éloges à mes gardes nationales, qui savent bien elles-mêmes qu'elles n'ont eu occasion de rien faire. Vous lui témoignerez ensuite mon mécontentement de ses correspondances de Paris, et vous insisterez pour qu'il cesse de recevoir les mauvais bulletins des misérables qu'il encourage par cette conduite. Le troisième point sur lequel vous lui notifierez mes intentions est qu'il se rende à l'armée ou aux eaux.
»NAPOLÉON.»
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_Au ministre de la police._
«Schoenbrunn, 13 septembre 1809.
»Je reçois votre lettre du 7. Vous me mandez que vous avez 12 mille habits de gardes nationales de faits. Je pense qu'il ne faut pas les donner à la garde nationale de Paris. Il faut se contenter d'habiller le bataillon de volontaires qu'on formera, c'est-à-dire ceux qui veulent aller se battre. Pour les autres, je désire ne pas donner suite à cette garde nationale de Paris, et qu'aussitôt que possible elle ne fasse plus de service.
»Quant aux gardes nationales du Nord, il faut qu'elles restent jusqu'à nouvel ordre. Ces habits seront mieux employés à habiller ceux qui sont sur les frontières que les badauds qui ne veulent point sortir de Paris.
»NAPOLÉON.»
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_Au ministre de la police._
«Schoenbrunn, 14 septembre 1809.
»Je ne vous ai pas autorisé à lever des gardes nationales dans toute la France. Cependant on inquiète la population en Piémont, où vous avez écrit qu'il fallait tout préparer pour la levée. Je ne veux pas qu'on lève des gardes nationales dans ce pays. C'est une grande question que celle de savoir s'il faut une garde nationale en Piémont.
»NAPOLÉON.»
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_Au ministre de la marine._
«Schoenbrunn, 20 septembre 1809.
»Je suppose que vous aurez réarmé mes vaisseaux d'Anvers, et que vous aurez donné l'ordre à l'amiral Missiessy de se porter avec ma flottille pour balayer l'Escaut, en lui donnant carte blanche, et que ma flottille de Boulogne file sur Anvers. À présent que les Anglais m'ont fait connaître le secret de l'Escaut, sur lequel vous aviez tant de doutes, mon intention est de transporter ma flottille à Anvers.
»NAPOLÉON.»
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_Au ministre de la police._
«Schoenbrunn, 24 septembre 1809.
»Je reçois votre lettre dans laquelle vous me rendez compte que partout les cadres des gardes nationales sont formés. Je le sais et n'en suis pas content. Une pareille mesure ne peut être prise sans mon ordre. On a été trop vite. Tout ce qu'on a fait n'avancera pas d'une heure la mise en armes de ces gardes nationales, si on en avait besoin. Cela produit de la fermentation, tandis qu'il aurait suffi de mettre en mouvement les gardes nationales des divisions militaires que j'avais désignées. Mettez tous vos soins à tranquilliser les citoyens et à ce que le peuple ne soit pas dérangé de ses occupations habituelles.
»Je n'ai jamais voulu avoir plus de 30 mille gardes nationales: on en a levé davantage, on a eu tort. J'ai pris, pour régler tout cela, un décret que le ministre de la guerre doit avoir reçu. Tout ce qu'on peut tirer de Paris volontairement, il faut l'enrégimenter; mais il faut y laisser tout ce qui veut rester, et éteindre insensiblement ce mouvement qu'on avait produit; faire monter la garde par la gendarmerie, la garde de Paris et les dépôts, et faire tomber toute cette agitation en laissant chacun tranquille. Il ne fallait faire que ce qui était nécessaire pour me donner des soldats sur la côte; on m'en a donné, je ne puis qu'en être satisfait; mais on a fait dans beaucoup d'endroits un mouvement qui était inutile.
»NAPOLÉON.»
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_Au ministre de la police._
«Schoenbrunn, 26 septembre 1809.
»Je vois dans le bulletin de police qu'on a appelé les gardes nationales du Jura, de la Côte-d'Or, du Doubs, de Lot-et-Garonne; je ne veux rien de tout cela. J'ai désigné les divisions militaires qui doivent en fournir. Je ne sais quelle rage on a de mettre en mouvement toute la France. À quoi tout cela aboutit-il? Il y a une excessive légèreté dans ces mesures. Tout cela fait beaucoup de mal, et dans cette disposition d'esprit le moindre événement amènerait une crise. Tandis que l'ennemi menaçait Anvers, le mouvement des gardes nationales des départements du Nord était simple. On ne s'amuse point à discuter lorsqu'on a l'ennemi devant soi et qu'on a à défendre ses propriétés; mais les départements placés à l'autre bout de la France n'ont pas le même intérêt. Ces mesures sont illégales. Contremandez-les et calmez la France. De toutes les questions politiques la moins importante n'est pas celle de savoir s'il faut former une garde nationale en Piémont, et on se prépare à l'organiser sans prendre aucune précaution pour nommer les officiers. Tout cela est de la folie. La France ne sait ce qu'on lui demande. Quand vous demandez les gardes nationales de Flandre pour accourir sur les frontières par lesquelles l'ennemi veut entamer la Flandre, c'est une raison; mais quand on lève le Languedoc, le Piémont, la Bourgogne, on croit à une agitation qui n'existe pas: on ne remplit pas mes intentions, et cela me coûte des dépenses inutiles.
»NAPOLÉON.»
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_Au ministre de la police._
«Schoenbrunn, 26 septembre 1809.
»Une espèce de vertige tourne les têtes en France. Tous les rapports que je reçois m'annoncent qu'on lève des gardes nationales en Piémont, en Languedoc, en Provence, en Dauphiné. Que diable veut-on faire de tout cela, lorsqu'il n'y a pas d'urgence et que cela ne pouvait se faire sans mon ordre? Comme ces mesures passent le pouvoir ministériel, elles devraient être autorisées par le conseil des ministres. On ne m'a pas envoyé ce procès-verbal. À la nouvelle de l'expédition j'ai levé 30 mille gardes nationales, et j'ai désigné les divisions militaires qui devaient les fournir. Si j'en avais voulu partout, je l'aurais dit. Que l'Artois, la Flandre, le Brabant, la Lorraine fournissent des gardes nationales pour marcher au secours d'Anvers, parce que l'ennemi a débarqué dans l'Escaut, on comprend ce que cela veut dire. Mais lorsqu'on met en armes le Piémont, le Languedoc, la Franche-Comté, le Dauphiné, ces provinces ne savent ce qu'on leur demande. Le peuple prend de l'incertitude sur le gouvernement, les esprits travaillent, le moindre incident peut faire naître une crise. Je ne sais pas si l'on doit blâmer les individus du département des Forêts qui ont demandé à voir le décret qui leur ordonnait de marcher; il me semble qu'ils avaient ce droit. Aussi me suis-je empressé d'envoyer le décret pour les départements que je voulais lever. Je ne sais ce qui s'est fait aux environs de Paris. Il était plus simple d'organiser 3 mille hommes pour remplacer la garde municipale, et de former deux ou trois bataillons pour aller à l'ennemi. Voilà ce qu'il y avait à faire. Au moment où je demande la conscription, occupez-vous de tout calmer. Parlez de cela au conseil des ministres. Comme je ne suis pas sur les lieux, je ne puis savoir ce qu'on a fait. Prenez des mesures pour que les préfets remettent les choses dans l'état où elles étaient. Je ne veux pas de gardes nationales autres que celles que j'ai requises, et en y pensant mûrement je ne veux pas d'officiers que je ne connais pas. Les préfets, qui sont des têtes médiocres pour la plupart, sont loin d'avoir ma confiance pour un sujet de cette importance. Si les gardes nationales étaient comme les gardes d'honneur, on aurait donné au peuple des chefs qui auraient un intérêt différent du sien, surtout s'il y avait une crise.
»NAPOLÉON.»
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_Au ministre de la police._
«Schoenbrunn, le 14 octobre 1809.
»Je reçois votre lettre du 7. Je n'ai jamais pu approuver l'appel d'autres gardes nationales que de celles intéressées à repousser l'agression des Anglais à Anvers. La Provence, le Languedoc, le Dauphiné et les autres départements éloignés ne pouvaient avoir aucun rapport avec l'expédition anglaise. Je n'ai pu que blâmer qu'on ait levé les gardes nationales de ces provinces. D'ailleurs, depuis le 9 septembre, que l'expédition a cessé d'être effective, je n'ai cessé de demander qu'on les contremandât, et c'est depuis ce moment que je vois la France le plus en mouvement pour les gardes nationales. Dans un grand État, dans une grande administration, il faut du zèle et de l'activité, mais il faut aussi de la mesure et de l'aplomb. La garde nationale de Paris est dans le même cas; on ne l'a point levée quand les Anglais ont attaqué notre territoire, on l'a levée depuis qu'ils sont partis. Quand je continue à vous écrire sur tout cela, ce n'est pas que je méconnaisse votre zèle; mais je ne puis voir qu'avec peine qu'on remue la France quand je me suis borné à lever 30 mille gardes nationales, en y comprenant la division du général Rampon. En dernière analyse, le résultat a été de prouver le bon esprit qui anime les Français, ce dont je n'ai jamais douté.
»NAPOLÉON.»
FIN DES DOCUMENTS.
TABLE DES MATIÈRES
CONTENUES
DANS LE TOME ONZIÈME.
LIVRE TRENTE-SIXIÈME.
TALAVERA ET WALCHEREN.
Opérations des Français en Espagne pendant l'année 1809. -- Plan de campagne pour la conquête du midi de la Péninsule. -- Défaut d'unité dans le commandement, et inconvénients qui en résultent. -- La guerre d'Autriche réveille toutes les espérances et toutes les passions des Espagnols. -- Zèle de l'Angleterre à multiplier ses expéditions contre le littoral européen, et envoi d'une nouvelle armée britannique en Portugal. -- Ouverture de la campagne de 1809 par la marche du maréchal Soult sur Oporto. -- Inutile effort pour passer le Minho à Tuy. -- Détour sur Orense, et marche à travers la province de Tras-los-Montès. -- Suite de combats pour entrer à Chaves et à Braga. -- Bataille d'Oporto. -- Difficile situation du maréchal Soult dans le nord du Portugal. -- Dès que son entrée en Portugal est connue, l'état-major de Madrid dirige le maréchal Victor sur l'Estrémadure, et fait appuyer ce dernier par un mouvement du général Sébastiani sur la Manche. -- Passage du Tage à Almaraz, et arrivée du maréchal Victor et du général Sébastiani sur la Guadiana. -- Victoires de Medellin et de Ciudad-Real. -- Ces deux victoires font d'abord présager une heureuse campagne dans le midi de la Péninsule, mais leur effet est bientôt annulé par des événements fâcheux au nord. -- Le général de La Romana, que le maréchal Soult avait laissé sur ses derrières en traversant Orense, passe entre la Galice et le royaume de Léon, soulève tout le nord de l'Espagne, et menace les communications des maréchaux Soult et Ney. -- Vains efforts du maréchal Ney pour comprimer les insurgés de la Galice et des Asturies. -- À défaut du maréchal Mortier, que ses instructions retiennent à Burgos, on envoie six ou huit mille hommes sous le général Kellermann pour rétablir les communications avec les maréchaux Soult et Ney. -- Événements à Oporto. -- Projet de convertir en royaume le nord du Portugal. -- Divisions dans l'armée du maréchal Soult, et affaiblissement de la discipline dans cette armée. -- Secrètes communications avec les Anglais. -- Sir Arthur Wellesley, débarqué aux environs de Lisbonne, amène une nouvelle armée devant Oporto. -- Grâce aux intelligences pratiquées dans la place, il surprend Oporto en plein jour. -- Le maréchal Soult obligé de s'enfuir en sacrifiant son artillerie. -- Retraite sur la Galice. -- Entrevue à Lugo des maréchaux Ney et Soult. -- Plan concerté entre ces deux maréchaux, lequel reste sans exécution par le mouvement du maréchal Soult sur Zamora. -- Funeste division entre ces deux maréchaux. -- Ordre expédié de Schoenbrunn, avant la connaissance des événements d'Oporto, pour réunir dans la main du maréchal Soult les trois corps des maréchaux Ney, Mortier et Soult. -- Conséquences imprévues de cet ordre. -- Le maréchal Soult à Salamanque forme un projet de campagne basé sur la supposition de l'inaction des Anglais jusqu'au mois de septembre. -- Cette supposition est bientôt démentie par l'événement. -- Sir Arthur Wellesley, après avoir expulsé les Français du Portugal, se replie sur Abrantès. -- Il se concerte avec don Gregorio de la Cuesta et Vénégas pour agir sur le Tage. -- Sa marche en juin et juillet vers Plasencia, et son arrivée devant Talavera. -- Le roi Joseph, qui avait ramené le maréchal Victor dans la vallée du Tage, se joint à lui avec le corps du général Sébastiani et une réserve tirée de Madrid, en ordonnant au maréchal Soult de déboucher par Plasencia sur les derrières des Anglais. -- Joseph les attaque trop tôt, et sans assez d'ensemble. -- Bataille indécise de Talavera livrée le 28 juillet. -- Mouvement rétrograde sur Madrid. -- Apparition tardive du maréchal Soult sur les derrières de sir Arthur Wellesley. -- Retraite précipitée de l'armée anglaise en Andalousie, après avoir abandonné ses malades et ses blessés. -- Caractère des événements d'Espagne pendant la campagne de 1809. -- Déplaisir de Napoléon de ce qu'on n'a pas tiré meilleur parti des vastes moyens réunis dans la Péninsule, et importance qu'il attache à ces événements, à cause des négociations d'Altenbourg. -- Efforts des Anglais pour apporter aux négociateurs autrichiens le secours d'une grande expédition sur le continent. -- Projet de détruire sur les rades les armements maritimes préparés par Napoléon. -- Expédition de Rochefort. -- Prodigieuse quantité de brûlots lancés à la fois contre l'escadre de l'île d'Aix. -- Quatre vaisseaux et une frégate, échoués sur les rochers des Palles, sont brûlés par l'ennemi. -- Après Rochefort les Anglais tournent leurs forces navales contre l'établissement d'Anvers, dans l'espérance de le trouver dénué de tout moyen de défense. -- Quarante vaisseaux, trente-huit frégates, quatre cents transports, jettent quarante-cinq mille hommes aux bouches de l'Escaut. -- Descente des Anglais dans l'île de Walcheren et siége de Flessingue. -- L'escadre française parvient à se retirer sur Anvers, et à s'y mettre à l'abri de tout danger. -- Manière de considérer l'expédition anglaise à Paris et à Schoenbrunn. -- Napoléon prévoyant que la fièvre sera le plus redoutable adversaire des Anglais, ordonne de se couvrir de retranchements, d'amener derrière ces retranchements les troupes qu'on parviendra à réunir, et de ne pas risquer de bataille. -- Il prescrit la levée des gardes nationales, et désigne le maréchal Bernadotte comme général en chef des troupes réunies sous Anvers. -- Reddition de Flessingue. -- Les Anglais ayant perdu leur temps à prendre Flessingue, sont informés qu'Anvers est en état de défense, et n'osent plus avancer. -- La fièvre les attaque avec une violence extraordinaire, et les oblige à se retirer après des pertes énormes. -- Joie de Napoléon en apprenant ce résultat, surtout à cause des négociations entamées à Altenbourg. 1 à 246
LIVRE TRENTE-SEPTIÈME.
LE DIVORCE.
Marche des négociations d'Altenbourg. -- Napoléon aurait désiré la séparation des trois couronnes de la maison d'Autriche, ou leur translation sur la tête du duc de Wurzbourg. -- Ne voulant pas faire encore une campagne pour atteindre ce but, il se contente de nouvelles acquisitions de territoire en Italie, en Bavière, en Pologne. -- Résistance de l'Autriche aux sacrifices qu'on lui demande. -- Lenteurs calculées de M. de Metternich et du général Nugent, plénipotentiaires autrichiens. -- Essai d'une démarche directe auprès de Napoléon, par l'envoi de M. de Bubna, porteur d'une lettre de l'empereur François. -- La négociation d'Altenbourg est transportée à Vienne. -- Derniers débats, et signature de la paix le 14 octobre 1809. -- Ruse de Napoléon pour assurer la ratification du traité. -- Ses ordres pour l'évacuation de l'Autriche, et pour l'envoi en Espagne de toutes les forces que la paix rend disponibles. -- Tentative d'assassinat sur sa personne dans la cour du palais de Schoenbrunn. -- Son retour en France. -- Affaires de l'Église pendant les événements politiques et militaires de l'année 1809. -- Situation intolérable du Pape à Rome en présence des troupes françaises. -- Napoléon pour la faire cesser rend le décret du 17 mai, qui réunit les États du Saint-Siége à l'Empire français. -- Bulle d'excommunication lancée en réponse à ce décret. -- Arrestation du Pape et sa translation à Savone. -- État des esprits en France à la suite des événements militaires, politiques et religieux de l'année. -- Profonde altération de l'opinion publique. -- Arrivée de Napoléon à Fontainebleau. -- Son séjour dans cette résidence et sa nouvelle manière d'être. -- Réunion à Paris de princes, parents ou alliés. -- Retour de Napoléon à Paris. -- La résolution de divorcer mûrie dans sa tête pendant les derniers événements. -- Confidence de cette résolution à l'archichancelier Cambacérès et au ministre des relations extérieures Champagny. -- Napoléon appelle à Paris le prince Eugène, pour que celui-ci prépare sa mère au divorce, et fait demander la main de la grande-duchesse Anne, soeur de l'empereur Alexandre. -- Arrivée à Paris du prince Eugène. -- Douleur et résignation de Joséphine. -- Formes adoptées pour le divorce, et consommation de cet acte le 15 décembre. -- Retraite de Joséphine à la Malmaison et de Napoléon à Trianon. -- Accueil fait à Saint-Pétersbourg à la demande de Napoléon. -- L'empereur Alexandre consent à accorder sa soeur, mais veut rattacher cette union à un traité contre le rétablissement éventuel de la Pologne. -- Lenteur calculée de la Russie et impatience de Napoléon. -- Secrètes communications par lesquelles on apprend le désir de l'Autriche de donner une archiduchesse à Napoléon. -- Conseil des grands de l'Empire, dans lequel est discuté le choix d'une nouvelle épouse. -- Fatigué des lenteurs de la Russie, Napoléon rompt avec elle, et se décide brusquement à épouser une archiduchesse d'Autriche. -- Il signe le même jour, par l'intermédiaire du prince de Schwarzenberg, son contrat de mariage avec Marie-Louise, copié sur le contrat de mariage de Marie-Antoinette. -- Le prince Berthier envoyé à Vienne pour demander officiellement la main de l'archiduchesse Marie-Louise. -- Accueil empressé qu'il reçoit de la cour d'Autriche. -- Mariage célébré à Vienne le 11 mars. -- Mariage célébré à Paris le 2 avril. -- Retour momentané de l'opinion publique, et dernières illusions de la France sur la durée du règne impérial. 247 à 388
DOCUMENTS SUR LA BATAILLE DE TALAVERA. 389
LETTRES DE NAPOLÉON RELATIVES A L'EXPÉDITION DE WALCHEREN. 451
FIN DE LA TABLE DU ONZIÈME VOLUME.