Part 45
Tandis qu'à l'attaque du centre, on marchait de couvent en couvent vers le _Cosso_, à l'attaque de droite le succès était aussi disputé, et obtenu par les mêmes moyens. On avait enlevé les couvents de Sainte-Monique et des Augustins, en faisant sauter les Espagnols au moment où ils voulaient nous faire sauter, ce qui était dû à l'intelligence et à l'habileté de nos mineurs. Puis, on s'était avancé, toujours par les mêmes procédés, le long des rues de Sainte-Monique et de Saint-Augustin, donnant vers le _Cosso_. Les Espagnols, pour retarder nos progrès, avaient imaginé un nouvel expédient: c'était de mettre le feu à leurs maisons, qui, contenant peu de bois, et ayant des voûtes au lieu de planchers, brûlaient lentement, et étaient inabordables pendant qu'elles brûlaient. On était réduit alors à cheminer dans les rues, en se couvrant avec des sacs à terre. Mais les premiers hommes qui paraissaient avant que l'épaulement les garantît, étaient blessés ou tués presque certainement. En même temps, par l'une des deux brèches de l'attaque de droite, on s'avançait le long des rues Sainte-Monique et Saint-Augustin, vers le _Cosso_, par la seconde, le long de la rue Quemada, on s'avançait aussi vers le même but, passant d'un côté à l'autre de cette rue, tantôt sous terre à l'aide de la mine, tantôt à découvert à l'aide des épaulements en sacs à terre. On arriva ainsi par ces diverses rues à deux grands édifices attenant tous deux au _Cosso_, l'un en formant le fond, l'autre le côté, et là on eut à lutter de courage, d'artifice, de violence dans les moyens, tantôt minant et contre-minant pour se faire sauter, tantôt s'abordant à la baïonnette, ou se fusillant à bout portant. Dans ces mille combats, les plus singuliers, les plus extraordinaires qu'on puisse concevoir, nos soldats, grâce à leur intelligence et à leur hardiesse, avaient presque constamment l'avantage, et s'ils perdaient souvent du monde, c'est que leur impatience les portant à brusquer les attaques, ils se présentaient à découvert devant un ennemi toujours caché. Nous n'avions pas moins de cent hommes par jour tués et blessés depuis que la guerre des maisons était commencée, et les Espagnols, qui avaient à braver le double danger du feu et de l'épidémie, voyaient jusqu'à quatre cents hommes par jour entrer dans leurs hôpitaux. C'est à l'une de ces attaques que le brave et habile général Lacoste fut tué d'une balle au front. Le colonel Rogniat le remplaça et fut blessé à son tour. Le chef de bataillon Haxo le fut également.
[En marge: Attaque du faubourg situé à la rive gauche de l'Èbre.]
Ce genre d'opérations absorba le temps qui s'écoula du 26 janvier, jour de l'assaut général, au 7 février, moment où l'on attaqua enfin le faubourg de la rive gauche. Le maréchal Lannes avait ordonné au général Gazan de déployer une grande activité de ce côté, et ce dernier, toujours à cheval quoique malade, secondé par le colonel Dode, se trouva assez près du faubourg dans la journée du 7, pour battre en brèche un gros couvent, dit de Jésus, qui n'était pas loin de l'Èbre, et fort près d'un autre dont la possession devait être décisive pour la conquête du faubourg. Le 7, en effet, on put allumer le feu de 20 pièces de canon de gros calibre, puis en deux heures ouvrir une large brèche au couvent, que nous voulions prendre, et en chasser quatre cents Espagnols qui l'occupaient. Une colonne de voltigeurs s'y précipita et s'en fut bientôt emparée. Mais ayant voulu par trop d'ardeur franchir le couvent, qui était isolé, et se porter au delà, soit devant les maisons du faubourg, soit sur le second couvent, celui qu'on avait surtout intérêt à conquérir, elle fut ramenée par la vivacité de la fusillade. On se décida alors à partir du couvent déjà pris pour diriger des travaux d'approche sur le second, dit de Saint-Lazare, qui était adossé à l'Èbre, et qui venait toucher à la tête même du grand pont. De là on pouvait se rendre maître du pont, couper la retraite aux troupes qui défendaient le faubourg, et le faire tomber d'un seul coup. Toute l'artillerie de la rive droite fut envoyée à l'instant au général Gazan, pour exécuter le plus tôt possible cette opération importante.
[En marge: Horrible situation intérieure de Saragosse.]
Dans l'intérieur de la ville, aux attaques de droite et du centre, la guerre souterraine que nous avons décrite continuait avec le même acharnement. Toutefois, de part et d'autre, la souffrance se faisait cruellement sentir. L'épidémie sévissait dans les murs de Saragosse. Plus de 15 mille hommes, sur 40 mille contribuant à la défense, étaient déjà dans les hôpitaux. La population inactive mourait sans qu'on prît garde à elle. On n'avait plus le temps ni d'enterrer les cadavres, ni de recueillir les blessés. On les laissait au milieu des décombres, d'où ils répandaient une horrible infection. Palafox lui-même, atteint de la maladie régnante, semblait approcher de sa dernière heure, sans que le commandement en fût du reste moins ferme. Les moines qui gouvernaient sous lui, toujours tout-puissants sur la populace, faisaient pendre à des gibets les individus accusés de faiblir. Le gros de la population paisible avait ce régime en horreur, sans l'oser dire. Les malheureux habitants de Saragosse erraient comme des ombres au sein de leur cité désolée.
[En marge: Murmures de nos soldats apaisés par le maréchal Lannes.]
On ne songe dans ces extrémités qu'à ses propres souffrances, et on ne se figure pas assez celles de l'ennemi, ce qui empêche d'apprécier exactement la situation. Nos soldats ignorant l'état des choses dans l'intérieur de Saragosse, voyant qu'après quarante et quelques jours de lutte ils avaient à peine conquis deux ou trois rues, se demandaient ce qu'il adviendrait d'eux s'il fallait conquérir la ville entière par les mêmes moyens.--Nous y périrons tous, disaient-ils. A-t-on jamais fait la guerre de la sorte? À quoi pensent nos chefs? Ont-ils oublié leur métier? Pourquoi ne pas attendre de nouveaux renforts, un nouveau matériel, et enterrer ces furieux sous des bombes, au lieu de nous faire tuer un à un, pour prendre quelques caves et quelques greniers? Ne pourrait-on pas dépenser plus utilement pour l'Empereur notre vie qu'on dit lui être due, et que nous ne refusons pas de sacrifier pour lui?--Tel était chaque soir le langage des bivouacs, dans la moitié des divisions Grandjean et Musnier dont le tour était venu de se reposer. Lannes les calmait, les ranimait par ses discours.--Vous souffrez, mes amis, leur disait-il; mais croyez-vous que l'ennemi ne souffre pas aussi? pour un homme que vous perdez, il en perd quatre. Supposez-vous qu'il défendra toutes ses rues, comme il en a défendu quelques-unes? Il est au terme de son énergie, et sous peu de jours vous serez triomphants, et possesseurs d'une ville dans laquelle la nation espagnole a placé toutes ses espérances. Allons, mes amis, ajoutait-il, encore quelques efforts, et vous serez au bout de vos peines et de vos travaux.--L'héroïque maréchal, cependant, ne pensait pas ce qu'il leur disait. Général avec eux, mais soldat avec l'Empereur, il lui écrivait qu'il ne savait plus quand finirait ce siége terrible, que fixer un terme était impossible, car il y avait telle maison qui coûtait des journées.
[En marge: Terrible explosion du couvent de Saint-François.]
Toutefois, ni Lannes, ni ses soldats, ne devenaient en se plaignant, ou moins actifs, ou moins courageux. À l'attaque du centre, tandis que par la mine on passait de l'hôpital des Fous au vaste couvent de Saint-François, on s'était aperçu que les assiégés minaient de leur côté. On avait alors chargé la mine de 3,000 livres de poudre, et dans l'intention de produire plus de carnage à la fois, on avait feint une attaque ouverte pour y attirer un plus grand nombre d'ennemis. Des centaines d'Espagnols avaient sur-le-champ occupé tous les étages, nous attendant de pied ferme. Alors le major du génie Breuille donnant l'ordre de mettre le feu à la mine, une épouvantable explosion, dont toute la ville avait retenti, s'était fait entendre, et une compagnie entière du régiment de Valence avait sauté dans les airs, avec les débris du couvent de Saint-François. Tous les coeurs en avaient frissonné d'horreur. Puis on s'était élancé à la baïonnette à travers les décombres, l'incendie, les balles, et on avait chassé les Espagnols. Mais ceux-ci, réfugiés dans un clocher, et sur le toit de l'église du couvent, y avaient pratiqué une ouverture d'où, jetant des grenades à la main, ils avaient un instant forcé nos soldats à rétrograder. Malgré toutes ces résistances, nous étions restés maîtres de ce poste, et sur ce point nous nous trouvions enfin au bord du _Cosso_. Sur-le-champ on avait commencé à miner pour passer par-dessous, et faire sauter par des explosions plus terribles encore l'un et l'autre côté de cette promenade publique.
Nous y étions également arrivés par l'attaque de droite, en suivant les rues Quemada, Sainte-Monique, Saint-Augustin. Nos troupes avaient pris le collége des Écoles Pies, miné le vaste édifice de l'Université, et poussé une pointe vers l'Èbre, pour se joindre à l'attaque du faubourg. L'Université devait sauter le jour même où tomberait le faubourg.
[En marge: Prise du faubourg de la rive gauche.]
On était au 18 février. Il y avait cinquante jours que nous attaquions Saragosse, et nous en avions passé vingt-neuf à pénétrer dans ses murs, vingt et un à cheminer dans ses rues, et le moment approchait où le courage épuisé de l'ennemi devait trouver dans quelque grand incident du siége une raison décisive de se rendre. Ce même jour, 18, on devait dans la ville faire sauter l'Université, et dans le faubourg s'emparer du couvent qui touchait au pont de l'Èbre. Le matin, Lannes à cheval, à côté du général Gazan, fit commencer l'attaque du faubourg. Cinquante bouches à feu tonnèrent sur le couvent attaqué. Les murs, construits en brique, avaient quatre pieds d'épaisseur. À trois heures de l'après-midi, la brèche fut enfin praticable. Un bataillon du 28e et un du 103e s'y jetèrent au pas de course, et y pénétrèrent en tuant trois ou quatre cents Espagnols. Si la brèche eût été assez large pour que toute la division Gazan y passât, c'en était fait des sept mille hommes qui gardaient le faubourg, car on pouvait de ce couvent se porter au pont, et couper le faubourg de la ville. Toutefois, on y introduisit autant de troupes qu'on put, et du couvent on courut au pont. La garnison du faubourg, voyant que la retraite lui était fermée, essaya de se faire jour. Trois mille hommes se précipitèrent vers l'entrée du pont; on voulut les arrêter, on se mêla avec eux, on en écharpa une partie, mais les autres réussirent à passer. Les quatre mille restant dans le faubourg furent réduits à déposer les armes, et à livrer le faubourg lui-même.
[En marge: Dans l'intérieur de la ville, à l'attaque de droite, on fait sauter le bâtiment de l'Université.]
Cette opération brillante et décisive, conduite par Lannes lui-même, ne nous avait pas coûté plus de 10 morts et 100 blessés. Elle ôtait à la population son principal asile, et elle allait exposer la ville à tous les feux de la rive gauche. Tandis que cet événement s'accomplissait dans le faubourg, les troupes de la division Grandjean, se tenant sous les armes, attendaient l'instant où le bâtiment de l'Université sauterait, pour se précipiter sur ses ruines. Il sauta en effet, sous la charge de 1,500 livres de poudre, avec un fracas horrible, et aussitôt les soldats du 14e et du 44e, s'élançant à l'assaut, s'emparèrent de la tête du _Cosso_ et de ses deux bords. À l'attaque du centre, on n'attendait plus qu'un jour pour détruire par la mine le milieu du _Cosso_.
[En marge: Épuisement des assiégés.]
[En marge: La ville demande à capituler.]
[En marge: Réponse de Lannes.]
Quelque obstiné que fût le courage de ces moines, de ces paysans, qui avaient échangé avec joie les ennuis de leur couvent, ou la dure vie des champs, pour les émotions de la guerre, leur fureur ne pouvait tenir devant les échecs répétés du 18. Il n'y avait plus qu'un tiers de la population combattante qui fût debout. La population non combattante était au désespoir. Palafox était mourant. La junte de défense, cédant enfin à tant de calamités réunies, résolut de capituler, et envoya un parlementaire qui se présenta au nom de Palafox. Les infortunés défenseurs de Saragosse avaient tant répété que les armées françaises étaient battues, qu'ils avaient fini par le croire. Le parlementaire vint donc demander qu'on permît d'expédier un émissaire au dehors de Saragosse pour savoir si véritablement les armées espagnoles étaient dispersées, et si la résistance de cette malheureuse cité était réellement inutile. Lannes répondit qu'il ne donnait jamais sa parole en vain, même pour une ruse de guerre, et qu'on devait l'en croire quand il affirmait que les Espagnols étaient vaincus des Pyrénées à la Sierra-Morena, que les restes de La Romana étaient pris, les Anglais embarqués, et l'Infantado sans armée. Il ajouta qu'il fallait se rendre sans conditions, car le lendemain il ferait sauter tout le centre de la ville.
[En marge: Reddition de Saragosse.]
Le lendemain 20 la junte se transporta au camp, et consentit à la reddition de la place. Il fut convenu que tout ce qui restait de la garnison sortirait par la principale porte, celle de Portillo, déposerait les armes, et serait prisonnière de guerre, à moins qu'elle ne voulût passer au service du roi Joseph.
[En marge: Affreux état de Saragosse quand elle nous fut livrée.]
[En marge: Pertes cruelles des Français pendant ce siége mémorable.]
Le 21 février, 10 mille fantassins, 2 mille cavaliers, pâles, maigres, abattus, défilèrent devant nos soldats saisis de pitié. Ceux-ci entrèrent ensuite dans la cité infortunée, qui ne présentait que des ruines remplies de cadavres en putréfaction. Sur 100 mille individus, habitants ou réfugiés dans les murs de Saragosse, 54 mille avaient péri. Un tiers des bâtiments de la ville était renversé; les deux autres tiers percés de boulets, souillés de sang, étaient infectés de miasmes mortels. Le coeur de nos soldats fut profondément ému. Eux aussi avaient fait des pertes cruelles. Ils avaient eu 3 mille hommes hors de combat sur 14 mille participant activement au siége. Vingt-sept officiers du génie sur 40 étaient blessés ou tués, et dans le nombre des morts se trouvait l'illustre et malheureux Lacoste. La moitié des soldats du génie avait succombé. Rien dans l'histoire moderne n'avait ressemblé à ce siége, et il fallait dans l'antiquité remonter à deux ou trois exemples, comme Numance, Sagonte, ou Jérusalem, pour retrouver des scènes pareilles. Encore l'horreur de l'événement moderne dépassait-elle l'horreur des événements anciens de toute la puissance des moyens de destruction imaginés par la science. Telles sont les tristes conséquences du choc des grands empires! Les princes, les peuples se trompent, a dit un ancien, et des milliers de victimes succombent innocemment pour leur erreur.
La résistance des Espagnols fut prodigieuse surtout par l'obstination, et attesta chez eux autant de courage naturel, que leur conduite en rase campagne attestait peu de ce courage acquis, qui fait la force des armées régulières. Mais le courage des Français, attaquant au nombre de quinze mille quarante mille ennemis retranchés, était plus extraordinaire encore; car, sans fanatisme, sans férocité, ils se battaient pour cet idéal de grandeur dont leurs drapeaux étaient alors le glorieux emblème.
[En marge: Caractère et résultats de cette seconde campagne d'Espagne.]
Telle fut la fin de cette seconde campagne d'Espagne, commencée à Burgos, Espinosa, Tudela, finie à Saragosse, et marquée par la présence de Napoléon dans la Péninsule, par la retraite précipitée des Anglais, et une nouvelle soumission apparente des Espagnols au roi Joseph. Les manoeuvres de Napoléon avaient été admirables, ses troupes admirables aussi; et pourtant, quoique les résultats fussent grands, ils n'égalaient pas ceux que nous avions obtenus contre les troupes savamment organisées de l'Autriche, de la Prusse et de la Russie. Il semblait que tant de science, d'expérience, de bravoure, vînt échouer contre l'inexpérience et la désorganisation des armées espagnoles, comme l'habileté d'un maître d'armes échoue quelquefois contre la maladresse d'un homme qui n'a jamais manié une épée. Les Espagnols ne tenaient pas en rase campagne, fuyaient en livrant leurs fusils, leurs canons, leurs drapeaux, mais on ne les prenait pas, et il restait à vaincre leurs vastes plaines, leurs montagnes ardues, leur climat dévorant, leur haine de l'étranger, leur goût à recommencer un genre d'aventures qui ne leur avait guère coûté que la peine de fuir, ce qui était facile à leur agilité et à leur dénûment; et de temps en temps aussi il restait à vaincre quelque terrible résistance derrière des murailles, comme celle de Saragosse! Il est vrai cependant que Saragosse était le dernier effort de ce genre qu'on eût à craindre de la part des Espagnols. Tout infatigables qu'ils étaient, on pouvait les fatiguer; tout aveugles qu'ils étaient, on pouvait les éclairer, et leur faire apprécier les avantages du gouvernement que Napoléon leur apportait par la main de son frère. Après Espinosa, Tudela, Somo-Sierra, la Corogne, Uclès, Saragosse, ils étaient effectivement abattus, découragés, du moins momentanément; et si la politique générale ne venait pas les aider à force de complications nouvelles, ils allaient être encore une fois régénérés par une dynastie étrangère. Mais le secret du destin était alors impénétré et impénétrable. Napoléon recevant une lettre du prince Cambacérès, qui lui souhaitait une bonne année, lui avait répondu: Pour que vous puissiez m'adresser le même souhait encore une trentaine de fois, _il faut être sage_.--Mais après avoir compris qu'il fallait être sage, saurait-il l'être? Là, nous le répétons, était la question, l'unique question. Lui seul après Dieu tenait dans ses mains le destin des Espagnols, des Allemands, des Polonais, des Italiens, et malheureusement des Français comme de tous les autres.
Tandis que ses armées, après avoir pris un instant de repos, s'apprêtaient à s'élancer, celle du maréchal Soult de la Corogne à Lisbonne, celle du maréchal Victor de Madrid à Séville, celle de l'Aragon de Saragosse à Valence, il faut le suivre lui-même des sommets du Guadarrama aux bords du Danube, de Somo-Sierra à Essling et Wagram. Il lui restait alors quelques beaux jours à espérer, parce qu'il était encore temps d'être sage, et que les dernières fautes, les plus irrémédiables, n'avaient pas été commises. Il n'était pas impossible, en effet, quoique cela devînt douteux à voir la marche qu'il imprimait aux choses, que l'Espagne fût régénérée par ses mains, que l'Italie fût affranchie des Autrichiens, que la France demeurât grande comme il l'avait faite, et que son tombeau se trouvât sur les bords de la Seine, sans avoir un moment reposé aux extrémités de l'Océan.
FIN DU LIVRE TRENTE-TROISIÈME ET DU TOME NEUVIÈME.
TABLE DES MATIÈRES
CONTENUES
DANS LE TOME NEUVIÈME.
LIVRE TRENTE ET UNIÈME.
BAYLEN.