Histoire du Consulat et de l'Empire, (Vol. 09 / 20) faisant suite à l'Histoire de la Révolution Française

Part 18

Chapter 182,954 wordsPublic domain

Sir Arthur Wellesley avait appris par sa propre expérience, dans ce combat, ce qu'il savait d'ailleurs, qu'il avait affaire à un ennemi fort difficile à vaincre, et il était décidé à ne s'avancer qu'avec une extrême circonspection. On venait d'apercevoir en mer un nombreux convoi chargé de nouvelles troupes. C'étaient les brigades Anstruther et Ackland, embarquées récemment, et suivies d'assez près par le corps d'armée de John Moore. Ces deux brigades lui apportaient un renfort de cinq mille hommes au moins, et n'amenaient point le général en chef sir Hew Dalrymple, ce qui avait le double avantage de le rendre plus fort sans le rendre dépendant. Il résolut donc de s'approcher de la mer par Lourinha, afin de recueillir les deux brigades Anstruther et Ackland, et pour cela il vint prendre position sur les hauteurs de Vimeiro, qui couvrent un mouillage favorable au débarquement. Le 19 au soir il fut rejoint par la brigade Anstruther, et le 20 par la brigade Ackland. En défalquant les morts et les blessés de Roliça, ce renfort portait son armée à 18 mille hommes présents sous les armes.

[En marge: Junot, réuni aux généraux Loison et Laborde, marche aux Anglais.]

Le général Junot, à la nouvelle de l'approche des Anglais, s'était hâté de quitter Lisbonne avec tout ce qu'il avait de disponible, et s'était dirigé sur Torres-Vedras, où venait d'arriver le général Loison. Pour avoir voulu conserver trop de postes, bien qu'il en eût évacué beaucoup; pour avoir voulu courir sur les insurrections principales, bien qu'il eût négligé les insurrections secondaires, le général Junot ne pouvait réunir plus de 9 mille et quelques cents hommes présents sous les armes. Il fallait donc combattre, dans la proportion d'un contre deux, cette redoutable infanterie anglaise qu'amenait sir Arthur Wellesley. On avait sur elle une grande supériorité de cavalerie, arme peu utile dans les positions qui allaient servir de champ de bataille. Néanmoins neuf mille Français, conduits comme l'avaient été les trois mille du général Laborde, pouvaient, en défendant bien les positions qui sont en avant de Lisbonne, tenir tête à 18 mille Anglais, et les réduire à l'impossibilité de conquérir la capitale du Portugal, pourvu toutefois qu'on choisît son terrain aussi habilement qu'on l'avait fait à Roliça.

Les Anglais avaient à franchir le promontoire qui forme la droite du Tage, et sur le revers duquel Lisbonne est assise. Ce promontoire présente des défilés étroits, qu'il fallait traverser pour arriver à Lisbonne, et dans lesquels on aurait pu accabler les Anglais une fois qu'ils s'y seraient engagés, en leur laissant tous les inconvénients de l'offensive. Junot, emporté par son ardeur excessive, ne voulut pas les attendre dans ces passages où il aurait été possible de les battre, et résolut d'aller les chercher dans leur position pour les y forcer, et les jeter à la mer. Il arriva le 20 au soir devant les hauteurs de Vimeiro.

[En marge: Position de l'armée anglaise à Vimeiro.]

Sir Arthur Wellesley eût été dans une situation critique à Vimeiro, s'il avait été bien attaqué et avec des forces suffisantes, car il occupait des hauteurs dont le revers était taillé à pic sur la mer. Forcé dans ces positions, il pouvait être précipité dans les flots avant d'avoir eu le temps de s'embarquer. Il était donc entre une victoire et un désastre. Mais il avait dix-huit mille hommes, une nombreuse artillerie, des positions d'un accès très-difficile; il savait par divers rapports qu'il aurait à combattre contre un ennemi inférieur de moitié; il était doué enfin d'une fermeté de caractère qui égalait celle de ses soldats. Il ne fut donc nullement troublé. La chaîne de positions qu'il occupait était coupée en deux par un ravin qui servait de lit à la petite rivière de Maceira. Le village de Vimeiro se trouvait au fond de ce ravin. Mais il possédait des moyens de communication suffisants pour aller de l'un de ces groupes de hauteurs à l'autre. Il comptait quatre brigades sur le groupe situé à sa droite, deux sur le groupe situé à sa gauche. Son infanterie établie sur trois lignes, avec une formidable artillerie dans les intervalles, présentait trois étages de soldats, se dominant et se renforçant les uns les autres.

[En marge: Bataille de Vimeiro.]

Si cette position, forte comme elle était, eût été reconnue d'avance, les Français auraient dû ou renoncer à l'enlever, ou en attaquer un seul côté avec toutes leurs forces réunies. Les Anglais, une fois débusqués en partie, auraient pu être entraînés complètement, et précipités dans l'abîme auquel ils étaient adossés. Mais on arriva le 21 au matin à la pointe du jour, sans avoir pris les précautions convenables, et sans cacher ses mouvements à l'ennemi. Le général Junot, s'apercevant que la gauche des Anglais était leur aile la moins défendue, ordonna un mouvement de sa gauche à sa droite, pour être plus en nombre de ce côté. Sir Arthur Wellesley découvrant ce mouvement des hauteurs qu'il occupait, se hâta de l'imiter, afin de rétablir l'équilibre des forces, mais bien plus rapidement que son adversaire, car il n'avait que la corde de l'arc à décrire, et il lui fallait moitié moins de temps pour porter ses troupes d'une aile à l'autre.

Les Français, tandis que leur droite manoeuvrait, s'engagèrent par leur gauche contre Vimeiro. Vimeiro formait la droite des Anglais et leur côté le plus fort. La brigade Thomière, de la division Laborde, marcha résolument à l'ennemi. Le brave général Laborde conduisit cette attaque avec une extrême vigueur; mais le terrain, qu'il n'avait pas choisi comme à Roliça, présentait des obstacles presque insurmontables. Il fallait, outre la difficulté de gravir une position escarpée, braver deux lignes d'infanterie, une artillerie puissante par le nombre et le calibre, et puis voir sans en être découragé une troisième ligne, formée par la brigade Hill, qui couronnait les hauteurs en arrière. Les Français s'élancèrent avec bravoure, exposés à tomber sous la mitraille d'abord, puis sous la mousqueterie continue et bien dirigée des Anglais; mais ils ne purent même arriver jusqu'à leurs lignes. Les voyant ainsi arrêtés, le général Kellermann, qui commandait la réserve composée de deux régiments de grenadiers qu'on avait tirés de tous les corps, se porta avec l'un de ces régiments à l'attaque du plateau de Vimeiro. Il était précédé par une batterie d'artillerie, qui essaya de se mettre en position. Le feu terrible des Anglais l'eut bientôt démontée. Le colonel Foy fut gravement blessé. Le général Kellermann ne s'élança pas moins avec ses grenadiers. Il gravit le terrain, déboucha sur le plateau; mais il y fut accueilli par un tel feu de front, de flanc et de toutes les directions, que ses braves soldats, renversés les uns sur les autres sans pouvoir avancer, furent ramenés au pied du plateau. À cet aspect, quatre cents dragons, qui composaient toute la cavalerie anglaise, voulurent profiter de la situation dangereuse de nos grenadiers, pour les charger. Mais le général Margaron, qui se trouvait sur ce point avec sa brave cavalerie, fondit au galop sur les dragons anglais, et, en les sabrant, vengea sur eux le revers de notre infanterie. Le second régiment de grenadiers marcha à son tour pour aborder l'ennemi, bien que sans espérance d'emporter la position. Tandis que ces choses se passaient à gauche, la brigade Solignac, de la division Loison, rencontrait à droite les mêmes obstacles. Partout trois lignes d'infanterie, une artillerie formidable, un terrain escarpé et impossible à gravir sous des feux plongeants, arrêtaient nos braves soldats, follement lancés contre une position où l'ennemi combattait avec tous ses avantages, et où nous n'avions aucun des nôtres.

[En marge: Le général Junot, après la bataille de Vimeiro, se retire sur Torres-Vedras.]

Il était midi. Ce combat si malheureusement engagé, sans aucune chance de vaincre les difficultés qui nous étaient opposées, nous avait déjà coûté 1,800 hommes, c'est-à-dire le cinquième de notre effectif. S'y obstiner davantage c'était s'exposer à perdre inutilement toute l'armée. Le général Junot se résigna donc, sur l'avis de ses plus braves officiers, à se retirer; ce qu'il fit en bon ordre vers Torres-Vedras, sa cavalerie sabrant les tirailleurs ou les cavaliers anglais qui avaient la hardiesse de nous suivre.

[En marge: Obligation où se trouve le général Junot de traiter avec les Anglais.]

Après cette infructueuse tentative pour jeter les Anglais à la mer, il n y avait plus d'espérance de se maintenir en Portugal. On n'avait pas, en réunissant à Lisbonne toutes les forces disponibles, plus de dix mille hommes en état de combattre, et il fallait, avec ces dix mille hommes, contenir une population hostile de trois cent mille âmes, et arrêter une armée anglaise qui allait, en quelques jours, être portée à vingt-huit ou vingt-neuf mille combattants. Il restait, il est vrai, une ressource: c'était de faire, à travers le nord du Portugal et de l'Espagne, une retraite, semblable à celle des dix mille, au milieu de populations insurgées, en laissant plusieurs milliers de malades dans les mains des Portugais, et en jonchant les routes de morts et de mourants. On eût perdu ainsi plus de la moitié de l'armée. Ces deux résolutions étaient donc d'une exécution impossible. Entrer en négociation avec les Anglais, nation civilisée, qui tenait les engagements qu'elle prenait, était assurément un parti que l'honneur ne condamnait pas, surtout après le combat de Roliça et la bataille de Vimeiro.

[En marge: Le général Kellermann envoyé au quartier général de sir Arthur Wellesley.]

[En marge: Circonstances qui disposent les généraux anglais à traiter.]

En conséquence on choisit le général Kellermann, qui joignait à de grands talents militaires une extrême finesse d'esprit, et on l'envoya au quartier général anglais avec mission de traiter du sort des prisonniers et des blessés. En ce moment, un changement venait de s'opérer dans l'armée britannique. Sir Hew Dalrymple était arrivé avec son chef d'état-major Henri Burrard, pour prendre le commandement. Sir Arthur Wellesley, toujours heureux dans sa brillante carrière, n'était remplacé qu'après une victoire, due surtout aux fautes de l'ennemi. Il n'était pas fâché que la campagne s'arrêtât à cette victoire, et que la conquête du Portugal lui fût exclusivement attribuée. Sir Hew Dalrymple et Henri Burrard de leur côté, ne connaissant pas l'état des choses, ignorant les difficultés qui pouvaient leur rester à vaincre, étaient charmés à leur début de trouver les Français prêts à leur livrer le Portugal, et de n'avoir pas de nouvelles chances à courir. Cependant, s'ils avaient apprécié la situation, et ce qu'elle allait devenir pour eux à l'arrivée du corps d'armée de John Moore, ils ne se seraient pas montrés si faciles. Engagés dans un long entretien avec le général Kellermann, qu'ils traitèrent avec toute la distinction qu'il méritait, ils laissèrent entrevoir leur disposition à négocier. Celui-ci saisit l'occasion avec beaucoup de tact, et convint d'abord avec eux d'une suspension d'armes, sauf à traiter plus tard d'un arrangement définitif relativement à l'évacuation du pays.

[En marge: Conférences ouvertes à Cintra.]

Le général Kellermann, revenu au quartier général français, fit part au commandant en chef et à ses compagnons d'armes de la disposition des Anglais, et il fut convenu qu'on traiterait de l'évacuation du Portugal, pourvu que les conditions fussent tout à fait honorables. Il retourna au quartier général de l'ennemi, et la réunion pour les conférences fut fixée à Cintra. Elles durèrent plusieurs jours, et ne présentèrent pas moins de courtoisie dans les formes que de vivacité dans la discussion des choses. Les Anglais ne voulaient pas accorder autant d'avantages, sous le rapport de l'honneur militaire, que les Français en exigeaient. Ils refusaient surtout de traiter l'amiral russe Siniavin aussi bien que le demandait Junot, par un scrupule d'honneur bien plus que par devoir; car cet amiral, qui aurait pu sauver la cause commune en secondant les Français, qui, en ne le faisant pas, l'avait perdue, ne méritait guère que pour lui on rendît les négociations plus difficiles. Néanmoins, Junot exigeait que l'amiral russe fût libre de se retirer dans les mers du Nord avec sa flotte, et il menaçait de mettre tout à feu et à sang, de ne livrer Lisbonne qu'à moitié ravagée, si on ne lui accordait ce qu'il réclamait. Heureusement l'amiral Siniavin, allié aussi disgracieux que peu secourable, afficha le désir de négocier pour son propre compte, ne voulant apparemment rien devoir à l'armée française, de laquelle il sentait bien n'avoir rien mérité. Junot se hâta d'y consentir, et alors, la principale difficulté se trouvant écartée, on tomba promptement d'accord.

[En marge: Convention de Cintra pour l'évacuation du Portugal.]

La convention datée de Cintra fut signée le 30 août. Elle stipulait que l'armée française se retirerait du Portugal avec tous les honneurs de la guerre, et en emportant ce qui lui appartenait; qu'elle serait ramenée sur des vaisseaux anglais dans les ports de France les plus voisins, ceux de La Rochelle, Lorient ou autres; qu'elle pourrait servir immédiatement; que les blessés et les malades seraient traités avec soin, et transférés à leur tour dès que leur état leur permettrait de supporter le trajet; qu'il en serait de même pour les garnisons d'Almeida et d'Elvas restées dans l'intérieur du pays. Il fut convenu de plus que les Français n'emporteraient rien de ce qui appartenait au Portugal, dont ils avaient administré les finances avec autant d'ordre que de loyauté, et auquel ils laissaient 9 millions dans les caisses, qu'ils avaient trouvées absolument vides à leur arrivée. Il fut stipulé, enfin, qu'aucune recherche n'aurait lieu pour le passé, et que les Portugais qui avaient embrassé le parti des Français seraient respectés dans leurs personnes et leurs propriétés.

[En marge: Embarquement de l'armée française et son retour en France.]

Cet arrangement était aussi honorable qu'on pouvait le désirer pour l'armée française, car elle était sauvée tout entière, et remise en état de reprendre dans un mois les armes contre l'Espagne. Les Anglais étaient incapables d'imiter les Espagnols et de violer la convention de Cintra, comme ceux-ci avaient violé la capitulation de Baylen. En effet, ils réunirent à l'embouchure du Tage les nombreuses flottilles qui venaient de débarquer trente mille de leurs soldats sur les côtes du Portugal, et les préparèrent à porter les 22 mille Français restant des 26 mille qui avaient suivi le général Junot. Ils les prirent à leur bord dans les premiers jours de septembre, pour les déposer fidèlement sur les côtes de la Saintonge et de la Bretagne.

[En marge: Triste conclusion de l'entreprise d'Espagne.]

Ainsi, dès la fin d'août, toute la Péninsule, envahie si facilement en février et mars, était évacuée jusqu'à l'Èbre. Deux armées françaises avaient capitulé, l'une honorablement, l'autre d'une façon humiliante, et les autres n'occupaient plus sur l'Èbre que le débouché des Pyrénées. Des 130 mille hommes qui avaient franchi les Pyrénées, il n'y en avait pas 60 mille sous les armes, quoiqu'il en restât quatre-vingt, sans compter, il est vrai, les 22 mille qui naviguaient sous pavillon britannique pour rentrer en France. Telle était la récompense d'une entreprise tentée avec des troupes inaguerries et trop peu nombreuses, préparée de plus par une politique fourbe et inique. Nous avions perdu en un instant notre renom de loyauté, le prestige de notre invincibilité, et l'Europe pouvait être autorisée à croire pour le moment que l'armée française était déchue de sa supériorité. Il n'en était rien pourtant, et cette héroïque armée allait prouver encore en cent combats qu'elle était toujours la même.

[En marge: Insurrection des colonies espagnoles.]

Pour comble de confusion, ces riches colonies espagnoles, qui occupaient tant de place dans les immenses projets de Napoléon, nous échappaient de toutes parts. Le Mexique, le vaste continent du Sud, depuis le Pérou jusqu'aux bouches de la Plata, s'insurgeaient au bruit des événements de Bayonne, ouvraient leurs ports aux Anglais, et embrassaient la cause de la dynastie prisonnière.

[En marge: Désespoir de Joseph et son désir de retourner à Naples.]

Ainsi, toutes les combinaisons de Napoléon échouaient à la fois devant l'indignation d'une nation trompée et exaspérée. Il ne manquait donc rien au châtiment dû à sa faute, rien assurément, car son frère lui-même, effrayé de la tâche qu'il s'était imposée, regrettant profondément le doux et paisible royaume de Naples, lui écrivit le 9 août, des bords de l'Èbre, une lettre désespérée, qui fut sans doute pour lui le plus cruel des reproches.--J'ai tout le monde contre moi, lui disait-il, tout le monde sans exception. Les hautes classes elles-mêmes, d'abord incertaines, ont fini par suivre le mouvement des classes inférieures. Il ne me reste pas un seul Espagnol qui soit attaché à ma cause. Philippe V n'avait qu'un compétiteur à vaincre; moi, j'ai une nation tout entière. Comme général, mon rôle serait supportable et même facile, car, avec un détachement de vos vieilles troupes, je vaincrais les Espagnols; mais comme roi, mon rôle est insoutenable, puisque, pour soumettre mes sujets, il me faut en égorger une partie. Je renonce donc à régner sur un peuple qui ne veut pas de moi. Cependant, je désire ne pas me retirer en vaincu. Envoyez-moi une de vos vieilles armées; je rentrerai à sa tête dans Madrid, et là je traiterai avec les Espagnols. Si vous le voulez, je leur rendrai Ferdinand VII en votre nom, mais en leur retenant une partie de leur territoire jusqu'à l'Èbre, car la France victorieuse aura le droit de faire payer sa victoire. Elle obtiendra ainsi le prix de ses efforts, de son sang versé, et moi je vous redemanderai le trône de Naples. Le prince auquel vous le destinez n'en a pas encore pris possession. Je suis, d'ailleurs, votre frère, votre propre sang; la justice et la parenté veulent que j'aie la préférence, et j'irai alors continuer, au milieu du calme qui convient à mes goûts, le bonheur d'un peuple qui consent à être heureux par mes soins.--Telle est la substance de ce que Joseph écrivait des bords de l'Èbre à Napoléon. Aucun jugement ne pouvait être plus sévère et plus juste, que celui qui résultait de ce langage d'un roi désespéré, réduit à régner malgré lui sur un peuple en révolte. Napoléon le comprit, et prouva, par la réponse qu'on lira plus tard, à quel point il avait senti la dureté involontaire de ce jugement porté par son propre frère.

FIN DU LIVRE TRENTE ET UNIÈME.

LIVRE TRENTE-DEUXIÈME.

ERFURT.