Histoire de Marie-Antoinette, Volume 2 (of 2)

Part 47

Chapter 471,117 wordsPublic domain

[1659] _Ibid._, Nous passons à dessein sous silence une scène dramatique et poignante, racontée par Rosalie Lamorlière, servante à la Conciergerie, dans les _Mémoires secrets et universels des malheurs et de la mort de la Reine de France_: la Reine ne pouvant, même à cet instant suprême, obtenir du gendarme qui la garde la permission de changer de linge sans témoin. Le récit de Rosalie Lamorlière a pour auteur ou tout au moins pour rédacteur Lafont d'Aussonne, qui nous est justement suspect, nous avons dit ailleurs pourquoi.—_La communion de Marie-Antoinette à la Conciergerie_, _Revue des questions historiques_, 1er janvier 1870. Du reste, si ce récit peut être vrai dans sa première partie, jusqu'à l'affaire de l'œillet, il est certainement faux en ce qui touche les derniers moments de la Reine. Rosalie Lamorlière n'a pu assister cette malheureuse princesse dans la douloureuse matinée du 16 octobre, attendu que, depuis que Bault avait remplacé Richard, nulle autre femme que la fille de Bault ne fut chargée du service de Marie-Antoinette.—_Récit exact_, par la veuve Bault, 7. En outre, la Reine ne fut pas ramenée ce jour là dans son cachot, mais dans la cellule des condamnés à mort.—_Six journées passées au Temple_, par Moëlle, 68. Ajoutons enfin que le récit du gendarme Léger, rapporté par Moëlle (_Ibid._), dément formellement celui de Rosalie.

[1660] _Histoire de Marie-Antoinette_, par Montjoye, 513.

[1661] _Révolutions de Paris_, no 212, p. 96.

[1662] _Moniteur_ du 27 octobre 1793.

[1663] _La communion de Marie-Antoinette à la Conciergerie. Revue des questions historiques_, janvier 1870.—_Voir_ aussi, sur ce sujet, l'étude concluante que M. Victor Pierre vient de publier dans la _Revue des questions historiques_, janvier 1890, sous ce titre: _Marie-Antoinette à la Conciergerie_.

[1664] _Récit des événements passés au Temple_, 62, 63.

[1665] _Histoire de Marie-Antoinette_, par Montjoye, 513.

[1666] _Révolutions de Paris_, no 212, p. 96.

[1667] _Ibid._

[1668] _Histoire de Marie-Antoinette_, par Montjoye, 514.

[1669] _Révolutions de Paris_, no 214.

[1670] Le _Père Duchesne_ dit deux à trois cent mille, no 299.

[1671] _Moniteur_ du 27 octobre 1793.—_Révolutions de Paris_, no 214.

[1672] Lettre de Barthélémy Bimbenet de la Roche, citée par A. de Ségur: _Un épisode de la Terreur_. Bimbenet de la Roche était un jeune soldat de l'armée de Condé, détenu à la Conciergerie, et qui de son cachot vit plusieurs fois passer la Reine pendant ces tristes jours. Ses lettres à sa famille ont été publiées par M. de Ségur dans le volume cité plus haut. Il mourut lui-même sur l'échafaud avec la foi d'un martyr, le 25 février 1794.

[1673] La Reine aurait perdu un de ses souliers en montant à l'échafaud; le soulier, ramassé par un homme du peuple, aurait été acheté par M. de Guernon-Ranville, père du ministre de la Restauration.—_Lettres inédites de Marie-Antoinette et de Marie-Clotilde de France_, par le comte de Reiset, 190, 191. D'autre part M. Gustave Bord, l'érudit directeur de la _Revue de la Révolution_, possède un fragment de la boucle d'un soulier de la Reine: la boucle est en soie noire, un peu jaunie par le temps et l'usage; ce fragment appartiendrait aussi à un des souliers que la malheureuse princesse portait en allant à l'échafaud; il avait été envoyé par le baron d'Aubier, valet de chambre de Louis XVI et l'un de ceux qui restèrent dévoués à la famille Royale jusqu'à la fin, au baron de Breteuil. M. de Reiset, d'ailleurs, comme le baron d'Aubier, s'accorde à dire que la Reine avait le pied extrêmement petit.

[1674] _Révolutions de Paris_, no 212, p. 97.

[1675] Récit d'un témoin oculaire, le vicomte Charles Desfossés, cité par Beauchesne dans _Louis XVII_. Le vicomte Desfossés termine sa description par ces mots: «Ce portrait fut tracé en rentrant chez moi.»

[1676] _Voir_ le portrait tracé au trait par David.

[1677] _Révolutions de Paris_, no 212.

[1678] _Ibid._, no 214.

[1679] Il n'y eut aucune tentative de ce genre; il y eut probablement des espérances, comme cela semble résulter du récit du vicomte Desfossés et de la présence à Paris de ces cinquante-deux soldats qui avaient quitté la caserne de Vanves la veille de l'exécution. En tout cas, il y eut des dévouements qui s'offrirent comme otages pour la royale victime. On conserve aux Archives nationales,—section judiciaire, Armoire de fer, carton 17, no 179,—la lettre d'un comte de Linange qui, le 15 octobre, propose à la Convention d'aller à Vienne négocier de la paix avec l'Empereur sur la base de la mise en liberté de la Reine.

[1680] _Révolutions de Paris_, no 212, p. 96.

[1681] _Histoire de Marie-Antoinette_, par Montjoye, 515.

[1682] Lettre de Bimbenet de la Roche, citée dans _Un épisode de la Terreur_, par A. de Ségur, 68.—Bimbenet ajoute: «Savez-vous de qui nous tenons ce trait? De ce prêtre lui-même qui le soir se trouva dans une société où tout le monde ne partageait pas ses sentiments, et il fit de la Reine le plus pompeux éloge.»—_Ibid._, 69.—L'abbé Girard d'ailleurs abjura plus tard ses erreurs et revint au catholicisme.

[1683] _Moniteur_ du 27 octobre 1793.

[1684] _Révolutions de Paris_, no 212, p. 96.

[1685] _Moniteur_ du 27 octobre 1793.

[1686] _Rougyff_, ou _la France en vedette_, no 35.

[1687] _Histoire de Marie-Antoinette_, par Montjoye, 516.

[1688] Audouin, _Journal universel_, no 1423.

[1689] Cette inscription était ainsi conçue: _Atelier d'armes républicaines pour foudroyer les tyrans_.

[1690] Récit du vicomte Desfossés, _Louis XVII_, II, 147.

[1691] _Le Magicien républicain_, par Rouy, cité par Dauban: _La démagogie à Paris en 1793_, 461.

[1692] _Ibid._

[1693] _Révolutions de Paris_, no 212.

[1694] _Le Magicien républicain_, par Rouy, cité par Dauban: _La démagogie à Paris en 1793_, 461.

[1695] Cet homme était un ancien gendarme, nommé Maingot, il fut arrêté.—_Voir_ sur l'instruction de cette affaire le beau livre de M. Campardon, _Marie-Antoinette à la Conciergerie_.

[1696] Discours à la Chambre des Pairs, séance du jeudi 23 février 1816.

[1697] Bernis à Limon, 6 novembre 1793.—_Le cardinal de Bernis depuis son ministère_, 539.

[1698] _Mémoires d'un ministre du trésor public_, III, 123.

[1699] Le 11 brumaire an II, 1er novembre 1793.

[1700] Mémoire possédé par M. Fossé d'Arconne, cité par MM. de Goncourt.—_Histoire de Marie-Antoinette_, 488.

┌────────────────────────────────────────────────────────────────────┐ │ Note de transcription: │ │ │ │ La page titre du premier volume donne 1892 comme date de │ │ publication. │ │ │ │ Corrections: │ │ p. 73: La fayette ⟶ Lafayette. │ │ p. 190: 20 avril 1771 ⟶ 20 avril 1771. │ │ pp. 192 et 194: juin 1701 ⟶ juin 1791. │ │ p. 339: si on l'enfermerait... ⟶ si on l'enfermait.... │ │ p. 339: si on la traduirait... ⟶ si on la traduisait.... │ │ │ │ Les numéros de notes suivants manquaient dans le texte et ont été │ │ rajoutés: p. 91 note 268, p. 198 note 596. │ │ │ │ Page 84 a trois numéros de notes (1, 2, 2, renumérotés 245, 246, │ │ 246a) mais seulement deux notes. │ │ │ │ Page 392 a deux numéros de notes (1, 2, renumérotés 1101, 1101a) │ │ mais seulement une note. │ │ │ │ Erreurs non-corrigées: │ │ p. 380: ... sans les yeux du Roi.... Sous les yeux? Dans les yeux? │ │ p. 505: ... Le 1er août.... Ou ... le 1er avril.... Les deux dates │ │ apparaissent dans des éditions différentes. │ │ Note 856, p. 293: 36 septembre 1791. Devrait possiblement être 26? │ │ Note 1090, p. 385: Le numéro de page manque. │ │ Note 1281, p. 436: Le numéro de page est illisible. Peut-être 331? │ └────────────────────────────────────────────────────────────────────┘