Histoire de Marie-Antoinette, Volume 2 (of 2)

Part 46

Chapter 463,396 wordsPublic domain

[1503] Parmi les fidèles qui se dévouaient alors avec Batz pour sauver la Reine, il faut citer la comtesse de Rochechouart, qui avait avancé une partie de la somme nécessaire pour acheter des auxiliaires.—_Voir_ les _Souvenirs sur la Révolution, l'Empire et la Restauration, par le général comte de Rochechouart, aide-de-camp du duc de Richelieu, aide-de-camp de l'Empereur Alexandre Ier, commandant la place de Paris, sous Louis XVIII_.—_Mémoires inédits publiés par son fils_, Paris, Plon, 1889, p. 2.

[1504] C'était au mois de juin, d'après le baron Hyde de Neuville.—_Mémoires et souvenirs du baron Hyde de Neuville_, p. 72 et suiv.

[1505] Parmi ceux qui attendaient dans la rue Charlot se trouvait le jeune Hyde de Neuville.—_Mémoires et souvenirs du baron Hyde de Neuville_, p. 72 et suiv.

[1506] Eckard. _Mémoires historiques sur Louis XVII_, 169-176.

[1507] _Récit des événements arrivés au Temple_, 43.

[1508] _Fragments historiques sur le Temple_, par Turgy, 367-368.

[1509] _Louis XVII_, II, 90.

[1510] _Récit des événements arrivés au Temple_, 44.

[1511] _Fragments historiques sur le Temple_, par Turgy, 370.

[1512] _Ibid._, 371, 372.

[1513] _Récit des événements arrivés au Temple_, 44.

[1514] _Ibid._, 44, 45.

[1515] _Ibid._, 45.

[1516] Il est bon de conserver les noms de ces six municipaux; ils s'appelaient: Eudes, Gagnant, Armand, Véron, Cellier et Devèze. Les trois premiers furent guillotinés, Eudes et Armand le 10 thermidor, avec Robespierre, Gagnant, après l'affaire de Grenelle. Ils eurent le triste courage de terminer ainsi leur procès-verbal: «La séparation s'est faite avec toute la sensibilité que l'on devait attendre dans cette circonstance, où les magistrats du peuple ont eu tous les égards compatibles avec la sévérité de leurs fonctions.» Registre du conseil du Temple, cité par Beauchesne.—_Louis XVII_, II, 64, note.

[1517] _Récit des événements arrivés au Temple_, 45.

[1518] _Révélations de Sénar._

[1519] _Récit des événements arrivés au Temple_, 47.

[1520] «Silence, Capet, ou je vais montrer aux citoyens comme je te travaille, quand tu le mérites,» disait Simon au jeune prince.—_Louis XVII_, II, 78.

[1521] _Récit des événements arrivés au Temple_, 45.

[1522] _Récit des événements arrivés au Temple_, 45.

[1523] _Fragments historiques sur le Temple_, par Turgy, 374.

[1524] _Récit des événements arrivés au Temple_, 46.

[1525] _Ibid._

[1526] _Ibid._, 46, 47.

[1527] Récit de Mme la duchesse d'Angoulême à Mme la marquise de Saint-Maure.—_Louis XVII_, 95, 96.

[1528] _Récit des événements arrivés au Temple_, 47, 49.

[1529] Journal de Fersen, 18 novembre 1793.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, II, 102.—_Dernières années du règne de Louis XVI_, par Hue, 446.

[1530] Beaulieu. _Essais historiques sur les causes et les effets de la Révolution française._

[1531] Récit de Rosalie Lamorlière.—Campardon. _Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 183.

[1532] Mémoire des dépenses de la veuve Capet à la Conciergerie.—_Ibid._, 58.

[1533] Récit de Rosalie Lamorlière.—_Ibid._, 183.

[1534] Journal du comte de Fersen, 18 novembre 1793.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, II, 102.

[1535] _Ibid._

[1536] Archives nationales.—De Goncourt. _Histoire de Marie-Antoinette_, 436.

[1537] Journal du comte de Fersen, 18 novembre 1793.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, II, 102.

[1538] Récit de Rosalie Lamorlière.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 185.

[1539] Journal du comte de Fersen, 18 novembre 1792.—_Le comte de Fersen à la Cour de France_, II, 102.

[1540] Archives nationales.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 191.

[1541] _Ibid._

[1542] Beaulieu.—_Essais historiques sur les causes et les effets de la Révolution française._

[1543] _Récit des événements arrivés au Temple_, 50.

[1544] _Ibid._, 50, 51.

[1545] On trouve dans les _Mémoires des dépenses de la veuve Capet à la Conciergerie_:

Pour loyer de livres, seize livres, soit 16.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 59.

[1546] _Récit des événements arrivés au Temple_, 53.

[1547] Journal du comte de Fersen, 18 novembre 1793.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, II, 102.

[1548] Archives nationales.—_Louis XVII_, II, 119, note.

[1549] _Récit des événements arrivés au Temple_, 52.

[1550] _Fragments historiques sur le Temple_, par Turgy, 374, 375.

[1551] _Dernières années du règne de Louis XVI_, par Hue, 446, note.

[1552] _Mémoires et correspondance de Mallet du Pan_, II, 497.

[1553] _Ibid._

[1554] _Mémoires historiques sur Louis XVII_, par Eckard. Pièces justificatives, 483, note. On lit aussi dans une note adressée par le Comité de Salut public à Fouquier-Tinville cette phrase: «Ne pas parler de la femme Janson qui avait gagné Chabot.»—Archives nationales, W. 389, dossier 904, 2me partie, pièce 91: citée par M. Léon Lecestre dans son remarquable article: _Les tentatives d'évasion de Marie-Antoinette au Temple et à la Conciergerie_.—_Revue des questions historiques_, avril 1886, p. 551, note.

[1555] Journal du comte de Fersen, fin août 1793.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, II, 86-91.

[1556] _Ibid._, 87.

[1557] _Histoire de Marie-Antoinette_, par Montjoye.

[1558] Interrogatoire de la femme Harel.—Affaire de l'œillet.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 15 et 16.

[1559] _Voir_ sa déposition dans l'affaire de l'œillet.—_Ibid._

[1560] Nous nous permettons de renvoyer à un travail publié par nous dans la _Revue des questions historiques_ de janvier 1870, sous ce titre: _La communion de la Reine à la Conciergerie_. Nous croyons y avoir prouvé que des prêtres purent s'introduire dans le cachot de la Reine, notamment l'abbé Magnin, plus tard curé de Saint-Germain-l'Auxerrois.

[1561] Premier et second interrogatoires de la Reine.—Affaire de l'œillet.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie._

[1562] _Vie de l'abbé Emery_, I, 362, 363.

[1563] Réquisitoire de Fouquier-Tinville contre Michonis, Dangé, etc.—Archives nationales, section judiciaire. W. 297, no 261.

[1564] _Récit des événements arrivés au Temple_, 55.

[1565] Procès instruit à la requête de l'accusateur public contre les complices de Batz et de la conspiration de l'étranger.—_Mémoires historiques sur Louis XVII_, par Eckard. Pièces justificatives, 479, 481.

[1566] _Ibid._, 197.

[1567] Journal de Fersen, 17 novembre 1793.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, II, 101.

[1568] Journal de Fersen, 17 novembre 1793.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, II, 101.

[1569] _Ibid._

[1570] Interrogatoire de Defraisne.—Affaire de l'œillet.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 33.

[1571] Interrogatoire de Gilbert.—_Ibid._, 23.

[1572] Interrogatoire de Defraisne.—_Ibid._, 33.

[1573] Journal du comte de Fersen, 18 novembre 1793.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, II, 101.—Le gendarme Gilbert dit _un_ œillet; Rougeville et Fersen, d'après lui, disent _des_ œillets.

[1574] Interrogatoire de Gilbert.—Affaire de l'œillet,—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 23.

[1575] Journal du comte de Fersen, 18 novembre 1793.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, II, 101.

[1576] _Ibid._—Second interrogatoire de la Reine.—Affaire de l'œillet.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 44.—Interrogatoire de Michonis, 26 brumaire an II.—Affaire Michonis. Dangé, etc.—Archives, nationales, W, 297, no 261. Cette sortie et cette rentrée de Michonis et Rougeville sont attestées par le récit de Fersen qui le tenait de Rougeville, par le second interrogatoire de la Reine et par celui de Michonis dans l'affaire où il fut condamné à mort. (Affaire Michonis, Dangé, etc.) «Avons observé au répondant que non seulement il a mené une fois le particulier qu'il a déclaré ne pas connaître dans la chambre occupée par la veuve Capet, mais au moins deux fois, ce qui est constaté au procès, et que c'est au moins à la seconde fois que la veuve Capet a pris et ramassé un billet et un œillet.» «R.—Qu'il ne l'y avait mené qu'une seule fois, mais observe qu'étant ressorti avec lui, il fut rappelé par l'un des gendarmes, que lui, répondant, rentra dans la chambre d'Antoinette, que le particulier y rentra également.»—_L'accusée_: «Il est venu (Rougeville) deux fois en l'espace d'un quart d'heure.»—Procès de la Reine.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 301. Gilbert dépose de même «que l'accusée se plaignait aux gendarmes de la nourriture qu'on lui donnait, mais qu'elle ne voulait pas s'en plaindre aux administrateurs; qu'à cet égard, il appela Michonis qui se trouvait dans la cour des Princes avec le particulier porteur de l'œillet, et que Michonis est remonté.»—_Ibid._, 202.

[1577] Journal du comte de Fersen, 18 novembre 1793.—_Le comte de Fersen et la cour de France_, II, 101.

[1578] Interrogatoire Defraisne.—Affaire de l'œillet.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 33.

[1579] Journal du comte de Fersen, 18 novembre 1793.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, II, 101.

[1580] Second interrogatoire de la Reine.—Affaire de l'œillet.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 47.

[1581] _Le comte de Fersen et la Cour de France_, II, 101.

[1582] Interrogatoire de Gilbert.—Affaire de l'œillet.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 24.

[1583] D. Nous vous avons demandé si le même homme ne vous avait pas fait tenir un billet; vous avez répondu non; le contraire a déposé oui. R.—Je réponds que _la seconde fois qu'il est entré dans ma chambre_, j'ai appris qu'il y avait un œillet; je n'y avais pas fait assez attention pour m'en être aperçue.»

Second interrogatoire de la Reine.—Affaire de l'œillet.—_Ibid._, 44.

[1584] _Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 44.

[1585] _Ibid._, 43, 44.

[1586] _Ibid._, 46.—Ce petit billet, presque illisible, a été déchiffré en 1876 par M. Pilinski, paléographe, pour le livre de M. le comte de Reiset.—_Lettres inédites de Marie-Antoinette et de Marie-Clotilde de France_, 170.—C'est lui qui a déchiffré les deux derniers membres de phrase.

[1587] Interrogatoire de Gilbert.—Affaire de l'œillet.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 23.—Rapport fait par le citoyen Gilbert au citoyen Dumesnil.—_Ibid._, 2.

[1588] Interrogatoire de Michonis, Dangé, Lebœuf, etc.—Archives nationales, section judiciaire W, 297, no 261.

[1589] Mémoire de Rougeville au comte de Metternich, cité par M. Lecestre. _Les tentatives d'évasion de Marie-Antoinette._—_Revue des questions historiques_, avril 1886, p. 552.

[1590] _Lettres inédites de Marie-Antoinette et de Marie-Clotilde de France_, par le comte de Reiset, 167.

[1591] Journal du comte de Fersen, 18 novembre 1793.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, II, 101, 102.

[1592] Citons seulement un passage de son premier interrogatoire. D.—Comment, ayant avoué que vous ne désirez que la prospérité et la grandeur de la nation française, avez-vous pu manifester un désir aussi vif d'employer tous les moyens pour vous réunir à votre famille en guerre avec la nation française?

R.—Ma famille, c'est mes enfants; je ne puis être bien qu'avec eux, et sans eux, nulle part.

D.—Vous regardez donc comme vos ennemis ceux qui font la guerre à la France?

R.—Je regarde comme mes ennemis tous ceux qui peuvent faire du tort à mes enfants.—Premier interrogatoire de la Reine. Affaire de l'œillet.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 12.

[1593] On a de Rougeville trois versions de l'affaire de l'œillet. Une première fois, le 18 novembre 1793, arrêté comme espion par les Autrichiens, il fut interrogé par Fersen qui a consigné dans son journal les réponses du prisonnier. Cinq mois plus tard, en avril 1794, il envoya un mémoire justificatif au comte de Metternich. Enfin, en l'an V, il en adressa un autre aux Cinq-Cents. M. Lecestre, dans son travail sur _Les tentatives d'évasion de Marie-Antoinette_, s'est appuyé sur les deux dernières versions. Nous nous sommes surtout guidés d'après la première, qui, étant la plus rapprochée de l'événement, nous a paru devoir être la plus exacte et que corroborent d'ailleurs les documents officiels. Rougeville, comme le remarque justement M. Lecestre, est un peu hâbleur; il aime à poser et il faut se défier de certains développements emphatiques de ses mémoires. Fersen le jugeait de même et, après l'avoir vu, il écrivait sur son _Journal_: «Je trouvai un homme un peu fou, très entiché de lui, de ce qu'il fait, se donnant une grande importance, mais pensant bien et nullement espion.»—Journal de Fersen, 18 novembre 1793.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, II, 160.

[1594] _Ibid._, II, 102.

[1595] Procès-verbal du département de la police, cité par M. de Beauchesne.—_Histoire de Mme Elisabeth_, II, 153, 154, note.

[1596] _Ibid._, II, 154.

[1597] Cette seconde croisée ne fut probablement pas bouchée entièrement: Chauveau-Lagarde dit que la lumière pénétrait dans le cachot de la Reine par _deux_ petites croisées, garnies de barreaux de fer.

[1598] Archives nationales, W, 297, dossier 261, cote 3ème.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 55-57.

[1599] _Récit exact_, par la veuve Bault, 10.

[1600] _Ibid._, 14.

[1601] _Ibid._, 15.

[1602] _Ibid._, 6.

[1603] _Ibid._, 14.

[1604] _Ibid._, 14.

[1605] _Récit des événements arrivés au Temple._

[1606] _Récit exact_, 7.

[1607] _Ibid._, 7.

[1608] Journal du comte de Fersen, 18 novembre 1792.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, II, 102.—Récit de Rosalie Lamorlière.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 195.

[1609] Récit de Rosalie Lamorlière.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 186.

[1610] _Ibid._, 187.

[1611] _Récit exact_, par la veuve Bault, 13, 14.

[1612] _Récit exact_, 6.

[1613] Mémoire des dépenses de la veuve Capet à la Conciergerie.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 58.

[1614] Journal du comte de Fersen, 18 novembre 1792.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, II, 102.

[1615] _Récit exact_, par la veuve Bault, 5.

[1616] _Récit exact_, par la veuve Bault, 5.

[1617] _Ibid._, 9.

[1618] _Ibid._, 5.

[1619] _Récit exact_, par la veuve Bault, 13.

[1620] Nous avons jadis étudié cette question dans un article publié par la _Revue des questions historiques_ (janvier 1870) sous ce titre: _La communion de Marie-Antoinette à la Conciergerie_. Quelque invraisemblable que paraisse le fait, il nous a semblé appuyé sur des témoignages trop formels et trop sérieux pour qu'il ne faille pas l'admettre. Le prêtre qui put ainsi, au péril de ses jours, pénétrer à la Conciergerie, s'appelait l'abbé Charles Magnin et devint, à la Restauration, curé de Saint-Germain-l'Auxerrois. M. Hyde de Neuville, dans ses _Souvenirs_, confirme le fait, et M. F. de Vyré, dans son étude sur _Marie-Antoinette_ (Paris, Plon, 1889) en apporte de nouvelles preuves.

[1621] _Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 139-159.—Il semble que le complot ait reçu un commencement d'exécution. Basset déclare avoir à sa disposition _cinquante-deux_ hommes, casernés à Courbevoie, p. 156.—Or, un citoyen Maire dénonce cinquante-deux volontaires qui se sont absentés de la caserne de Vanves «la veille de l'exécution de la veuve Capet», pour «aider à l'exécution de l'infâme projet de la conspiration contre la République».—Extrait d'une lettre de Juille la Roche (le dénonciateur) à Leblanc.—_Ibid._, 151.—Il en résulte que le plan fut d'enlever la Reine dans le trajet de la Conciergerie à l'échafaud. Basset disait avoir gagné quinze cents hommes.

[1622] Le comte de Mercy au prince de Cobourg, 10, 17 et 18 août.—_Correspondance entre le comte de Mirabeau et le comte de la Marck_, III, 403, 406, 407.—La Marck écrivait de même à Mercy: «Il faut qu'on comprenne à Vienne ce qu'il y aurait de pénible, j'oserai dire de fâcheux pour le gouvernement impérial, si l'histoire pouvait dire un jour qu'à quarante lieues d'armées autrichiennes formidables et victorieuses, l'auguste fille de Marie-Thérèse a péri sur l'échafaud, sans qu'on ait fait aucune tentative pour la sauver. Ce serait une tache ineffaçable pour notre empereur.» La Marck à Mercy, 14 septembre 1793.—_Ibid._, 419.—_Voir_ aussi le journal de Fersen pendant cette même période.

[1623] Lire dans Sybel: _Histoire de l'Europe pendant la Révolution française_, II, 369 et suiv., le chapitre intitulé: Motifs de Cobourg pour ne pas marcher sur Paris. D'après la correspondance de Mercy et de Starhemberg, l'inaction de Cobourg aurait été causée par la désertion des troupes anglaises, hollandaises et hanovriennes qui le quittèrent après la prise de Valenciennes, pour aller faire le siège de Dunkerque.—_L'invasion française en Belgique._—_Revue de la Révolution_, janvier, février 1886.

[1624] Le comte de Mercy au baron de Thugut, 15 septembre 1793.—_Correspondance entre le comte de Mirabeau et le comte de la Marck_, III, 431.

[1625] Le comte de Mercy au prince d'Arenberg, 13 octobre 1793.—_Ibid._, III, 437, 438.

[1626] _Le Père Duchesne_, no 296.—Aux Jacobins on avait nommé une commission pour dresser l'acte d'accusation.

[1627] _Voir_ les détails dans Montjoye. _Histoire de Marie-Antoinette_, 477-481.

[1628] Lettre de Fouquier-Tinville au président de la Convention nationale, 5 octobre 1793.—Archives nationales, Armoire de fer, dossier de Marie-Antoinette.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 63.

[1629] «Chaumette m'interrogea ensuite sur mille vilaines choses dont on accusait ma mère. Je répondis avec vérité: cela n'était pas, mais une fausse calomnie. Ils insistèrent beaucoup, mais je me tins sur la négative, qui était la vérité.»—_Récit des événements arrivés au Temple_, 59.

[1630] _Notes sur le procès de Marie-Antoinette_, par Chauveau-Lagarde, 8.

[1631] Chauveau-Lagarde dit qu'il a été prévenu le 14 octobre; c'est évidemment une erreur, puisque les débats ont commencé le 14 _au matin_.

[1632] Voici le texte de ce billet, retrouvé dans les papiers de Courtois: «Citoyen président, les citoyens Tronçon et Chauveau, que le tribunal m'a donnés pour défenseurs, m'observent qu'ils n'ont été instruits qu'aujourd'hui de leur mission; je dois être jugée demain et il leur est impossible de s'instruire, dans un si court délai, des pièces du procès et même d'en prendre lecture. Je dois à mes enfants de n'omettre aucun moyen nécessaire pour l'entière justification de leur mère. Mes défenseurs demandent trois jours de délai; j'espère que la Convention les leur accordera.»—_Louis XVI, Marie-Antoinette et Mme Elisabeth_, VI, 530.

[1633] _Voir_, sur Renaudin, une anecdote épouvantable dans les _Révélations de Sénar_, 245.

[1634] _Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 98.

[1635] Lettre de Trinchard à son frère. _Ibid._, 99.

[1636] _Révélations de Sénar_, 247.

[1637] Elle y avait dit tout le contraire.

[1638] _Moniteur_ du 27 octobre 1793.

[1639] Dans une adresse au Roi en date du 9 novembre 1789, adresse imprimée par Grangé, rue de la Parcheminerie, et conservée aux Archives nationales, Armoire de fer, carton 13, Lecointre commence ainsi:—«Sire, _un de vos sujets les plus fidèles_ vient avec confiance déposer aux pieds de Votre Majesté l'hommage de son respect. Et il termine en demandant à prouver que les habitants de Versailles, dont _il fait partie_, sont «_incapables de déplaire au meilleur des Rois_».

[1640] Mme Simon Viennot. _Marie-Antoinette devant le XIXe siècle_, Paris, Augé, 1838, II, 351.—Renseignement communiqué par les frères Humbert, témoins oculaires.

[1641] Un juré du tribunal révolutionnaire, Vilate, a raconté, dans son livre sur les _Causes du 9 thermidor_, que le soir même du supplice de la Reine, Robespierre, dînant avec Saint-Just et Barrère, aurait manifesté un très vif mécontentement contre «cet imbécile d'Hébert», dont la déposition avait donné à Marie-Antoinette, à son dernier moment, «ce triomphe d'intérêt public». Robespierre aurait dès lors pris la résolution de se défaire d'un complice si compromettant.

[1642] _Notes sur le procès de Marie-Antoinette_, par Chauveau-Lagarde, 11.

[1643] _Ibid._, 25.

[1644] _Notes sur le procès de Marie-Antoinette_, par Chauveau-Lagarde, 8, note.

[1645] _Ibid._—_Histoire de Marie-Antoinette_, par Montjoye, 512.—_Exposé_ par de Busne.—_Ibid._, 534.

[1646] _Voir_ sur les dépenses du Trianon, le chapitre XVI, tome Ier.

[1647] Voici la liste exacte des objets saisis sur la Reine le 2 août, telle qu'elle résulte du procès-verbal d'audience: «Un petit livret couvert de moire verte, contenant huit feuillets, dont quatre gommés, sur le premier desquels sont écrits au crayon les adresses suivantes: _Bréguet, quai de l'Horloge du Palais, no 65_; _Madame Salantin, chez Madame Lapassade, rue de Grenelle-Saint-Germain, no 14_; _Mademoiselle Vion, rue Saint-Nicaise, chez Mademoiselle Augié, no 22_; _Madame Chaumette, rue de Bourgogne, faubourg Saint-Germain, no 44_; _Brunier, rue Sainte-Avoye, hôtel Caumartin, no 90_.—Plus un petit portefeuille de maroquin rouge, une servante de maroquin vert avec un nécessaire à charnières d'acier; une petite boîte en façon de chagrin, contenant deux portraits de femme sous verre; une autre petite boîte pareille dans laquelle un portrait de femme, qu'elle a déclaré être la Lamballe; plus un rouleau de vingt-cinq louis simples en or, une petite boîte d'ivoire contenant miroir et quelques papiers sur lesquels il n'y avait rien d'écrit, ainsi que quelques petits paquets renfermant des cheveux que l'accusé (_sic_) a déclaré être de son époux et de ses enfants.»

[1648] De Goncourt. _Histoire de Marie-Antoinette_, p. 466.

[1649] _Histoire de Marie-Antoinette_, par Montjoye, 508.

[1650] _Notes sur le procès de Marie-Antoinette_, par Chauveau-Lagarde, 45.—Mme de Staël avait envoyé de Londres d'éloquentes et courageuses _Réflexions sur le procès de la Reine_; elles n'eurent malheureusement pas plus de succès que la défense de Chauveau-Lagarde.

[1651] Procès-verbal d'audience.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 118.

[1652] Chauveau-Lagarde croit que la Reine a été «anéantie par la surprise» et que «jusqu'au dernier moment elle avait conservé de l'espoir».—_Notes sur le procès-verbal de Marie-Antoinette_, 46.—Malgré l'autorité d'un tel témoignage, nous avons peine à nous rallier à l'opinion du défenseur; il nous semble que depuis longtemps la Reine avait perdu toute illusion. En tout cas, si elle a été un moment «anéantie par la surprise», le moment de défaillance a été bien court et cet étonnement peu visible. Le _Moniteur universel_ et le _Bulletin du Tribunal révolutionnaire_ sont d'accord pour dire qu'on ne remarqua nulle altération sur le visage de la condamnée, et Chauveau-Lagarde lui-même écrit qu'«elle ne donna pas le moindre signe de crainte, ni d'indignation, ni de faiblesse».

[1653] _Six journées passées au Temple_, par Moëlle, 67, 78.

[1654] A la dernière page d'un exemplaire de l'_Histoire de Marie-Antoinette_ par Montjoye, acheté par nous à la vente de M. de Beauchesne, se trouve une note manuscrite de M. de Montmerqué, ainsi conçue: «Il y avait une lettre de la Reine adressée à Madame, que Louis XVIII lui a remise et que vraisemblablement on connaîtra un jour.» Nous ne savons sur quoi se basait cette opinion de M. de Montmerqué; mais elle nous semble complètement réfutée par les termes même de la lettre de la Reine à Mme Elisabeth.

[1655] Cette lettre en effet ne parvint jamais à Mme Elisabeth. Remise par le concierge à Fouquier, elle fut saisie chez ce dernier par les commissaires de la Convention chargés de visiter ses papiers et jointe aux pièces de son procès.—Ce fut là sans doute qu'elle fut prise par le Conventionnel Courtois, qui, en 1816, la fit transmettre par une personne sûre à Louis XVIII.

[1656] _Récit exact_, par la veuve Bault, 15.

[1657] _Récit des événements arrivés au Temple_, 62.

[1658] _Six journées passées au Temple_, par Moëlle, 68.