Histoire de Marie-Antoinette, Volume 2 (of 2)

Part 39

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[70] Ferrières raconte qu'à la suite de la séance royale du 23 juin, les députes de la Noblesse, après avoir été chez le comte d'Artois, se présentèrent chez la Reine. «Ce n'était pas à elle, dit-il, qu'on avait le moins d'obligations. La Reine sortit dans le salon de jeu; elle tenait Madame par la main, elle portait le jeune Dauphin sur son bras. Tableau délicieux d'une mère: douce expression de la nature! La Reine présenta M. le Dauphin aux députés, leur disant, avec beaucoup de grâce, qu'elle le donnait à la Noblesse, qu'elle lui apprendrait à la chérir, à la regarder comme le plus ferme appui du trône.»—_Mémoires du marquis de Ferrières_, I, 59-60. Mais Ferrières ajoute plus loin que ce fut la Reine qui prit l'initiative des instances pour décider Necker à rester.—La démarche de la Noblesse près de la Reine et les paroles de celle-ci nous paraissent surtout dictées par la courtoisie. Si la Reine avait été le principal appui de la réaction aristocratique, les députés de la Noblesse n'auraient-ils pas été chez elle tout d'abord, au lieu de commencer par le comte d'Artois et Monsieur?

[71] _Mémoires du comte de Ségur_, II, 208. «Jamais je ne vis plus de dignité dans la douleur, plus de douceur dans l'affliction.»

[72] «Le Roi rappelait à M. Necker qu'il l'avait, à quatre reprises différentes, supplié de lui accorder l'autorisation de se retirer, et il disait que l'état actuel des circonstances lui permettait de lui accorder maintenant cette faveur; il l'autorisait donc à s'éloigner, sans retard et sans bruit, et il se réservait de lui donner plus tard des marques de sa faveur royale et de sa satisfaction.»—Mercy à Kaunitz, 23 juillet 1789.—_Relations inédites de la prise de la Bastille_, publiées par J. Flammermont.

[73] _Histoire de Louis XVI_, par Droz, II, 304, p. 23.

[74] S'il faut en croire Mercy, les gardes suisses même auraient refusé de servir contre le peuple. Mercy à Kaunitz, 23 juillet, 1789.—_Relations inédites de la prise de la Bastille_, publiées par J. Flammermont, p. 23.

[75] Voir pour plus de détails la _Prise de la Bastille_, par M. de Poncins (_Brochures sur la Révolution française publiées par la Société biographique_), et la _Prise de la Bastille_, par M. Gustave Bord, directeur de la _Revue de la Révolution_.

[76] _Mémoires de Malouet_, II, 9.

[77] _Ibid._, I, 290.

[78] _Mémoires du marquis de Ferrières_, I, 136.

[79] _Mémoires de Mme Campan_, 233.

[80] _Ibid._, 234.

[81] _Mémoires sur la vie et le caractère de Mme la duchesse de Polignac_, par la comtesse Diane de Polignac. Hambourg, 1796, 27, 28.

[82] _Mémoires de Mme Campan_, 234.

[83] _Mémoires sur la vie et le caractère de Mme la duchesse de Polignac_, 31, 33.—Il avait été question d'abord de rappeler Necker seul, sans les autres ministres, en particulier sans le comte de Montmorin et le comte de Saint-Priest contre lesquels on avait inspiré au Roi de vives préventions. La Reine, persuadée par Mercy que cette exclusion de deux ministres populaires aurait de graves inconvénients dans l'état de surexcitation de la foule, finit par déterminer le Roi à rappeler le ministère tout entier et à faire bon accueil à tous les ministres.—Mercy à Kaunitz, 23 juillet 1789.—_Relations inédites de la prise de la Bastille_, publiées par J. Flammermont, p. 25 et 28, 29, 30.

[84] _Voir_ le récit de cette scène touchante dans les _Mémoires du marquis de Ferrières_, I, 141.

[85] _Mémoires du comte Valentin Esterhazy, fragments._—_Louis XVI, Marie-Antoinette et Mme Elisabeth_, IV, 35.

[86] Mercy à Kaunitz, 23 juillet 1789.—_Relations inédites de la prise de la Bastille_, publiées par J. Flammermont, p. 27.

[87] _Evénements mémorables arrivés à Verdun au sujet du maréchal de Broglie et son arrivée à Metz._ Paris, Lefèvre. 1789.

[88] _Mémoires de Mme Campan_, 236.

[89] Journal du comte de Fersen, 14 février 1792.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, II, 6.

[90] _Ibid._—_Voir_ aussi Mercy à Kaunitz, 23 juillet 1789.—_Relations inédites de la prise de la Bastille_, publiées par J. Flammermont, p. 27.

[91] _Quinzaine mémorable_, 87.

[92] _Ibid._, 93.

[93] _Mémorial de Gouverneur Morris_, I, 263.—_Voir_ également, sur ce voyage du Roi à Paris, une lettre du 18 juillet 1789, écrite par un député de Marseille à la marquise de Créquy. Ce député, dont le nom est inconnu, fait remarquer avec raison combien la vérité est difficile à établir, même pour les contemporains. «Les faits opposés, dit-il, sont attestés par des gens qui disent: «_J'y étais_».—_Revue de la Révolution_, septembre 1783, p. 73.

[94] «La voiture allait à tour de roue; en conséquence, il fut longtemps en présence de ces bons habitants de Paris.»—_Souvenirs d'un basochien._—_Revue de la Révolution_, mars 1885, 79.

[95] _Histoire de la Révolution_, par deux amis de la liberté.

«Je constate qu'il avait la figure bouleversée, attérée.»—_Souvenirs d'un basochien._—_Revue de la Révolution_, mars 1885, 79.

[96] _Ibid._

[97] _Histoire de France pendant trois mois_, par le cousin Jacques, I, 116.—«Au lieu de _Vive le Roi!_ on criait _Vive la nation!_ Ce à quoi on ajoutait que le Roi serait acclamé plus tard, à son départ, si l'on était content de lui.» Rapport de M. de Simolin au comte Ostermann.—_Revue de la Révolution_, janvier 1886, p. 7.

[98] _Mémoires de Bailly_, II, 65.

[99] _Histoire de France pendant trois mois_, I, 116.

[100] Mercy à Kaunitz, 23 juillet 1789.—_Relations inédites de la prise de la Bastille_, publiées par J. Flammermont, p. 27.

[101] _Mémorial de Gouverneur Morris_, I, 205.—«M. le marquis de Lafayette défendit toute manifestation de joie et donna l'ordre que les arrondissements s'assemblassent comme à l'ordinaire pour organiser les rondes.»—Rapport de M. de Simolin au comte Osterman. _Revue de la Révolution_, janvier 1886, p. 7.

[102] _Mémoires de Bailly_, II, 61.

[103] _Mémoires de Mme Campan_, 239, 240.—Mme Campan donne le commencement du discours que, suivant elle, la Reine devait adresser à l'Assemblée: «Messieurs, je viens remettre entre vos mains l'épouse et la famille de votre souverain. Ne souffrez pas que l'on désunisse sur la terre ce qui a été uni dans le ciel.» Accompagnée de Monsieur, elle devait en même temps demander à l'Assemblée de transporter à quelque distance de Versailles le lieu de ses réunions. Mercy, qui donne ces détails, croit que l'Assemblée, qui commençait à s'effrayer de l'effervescence et de la prédominance de Paris, aurait accepté cette proposition.—Mercy à Kaunitz, 23 juillet 1789.—_Relations inédites de la prise de la Bastille_, publiées par J. Flammermont, p. 29.—La Reine avait projeté d'abord, dans le cas où le Roi eût été retenu prisonnier à Paris, de se retirer avec le Dauphin soit à Valenciennes, soit dans les Pays-Bas. Sur l'observation de Mercy que ce départ serait considéré par le pays, fortement surexcité, comme un enlèvement du Dauphin, elle avait renoncé à cette idée.—_Ibid._, 28.

[104] _Souvenirs d'un page_, 302.

[105] _Mémoires de Mme Campan_, 241.

[106] _Histoire de France pendant trois mois_, I, 118, 119.

[107] _Journal de Versailles_ du 22 juillet, no 14, cité dans les _Mémoires de Bailly_, II, 69.

[108] _Quinzaine mémorable_, 134.

[109] Nous en exceptons l'électeur Etienne Larivière, qui, plus d'une fois, fit à Berthier un rempart de son corps.

[110] Vergniaud, plaidoyer pour Durieux.—_Vergniaud, monuments, lettres et papiers_, par Ch. Vatel, II, 68.—_Voir_, sur cette anarchie spontanée dans les provinces, le curieux volume de M. G. Bord: _La prise de la Bastille_, et les magistrales études de M. Taine sur la _Révolution_.

[111] _Mémoires sur la vie et le caractère de la duchesse de Polignac._

[112] Joseph II à Léopold, 3 août 1789.—_Joseph II und Léopold von Toscana_, II, 265.

[113] Necker étant resté quelques jours sans revenir, et les courriers qui lui portaient son rappel ayant eu de la peine à le trouver, on avait fait courir le bruit que la Reine, par répulsion contre lui, l'avait fait partir pour Bruxelles, afin de «l'éloigner encore plus de la France».—Mercy à Kaunitz, 23 juillet 1789.—_Relations inédites de la prise de la Bastille_, publiées par J. Flammermont, p. 29.

[114] _Correspondance secrète inédite sur Louis XVI, Marie-Antoinette, la Cour et la ville_, de 1777 à 1792, 25 septembre 1789, II, 387.

[115] _Procédure du Châtelet_, Malouet, 3e témoin.—Lally-Tollendal, _Lettre à ses commettants_, 85.—On peut lire aussi dans la _Revue d'Alsace_,—octobre, novembre, décembre 1879—les lettres découragées d'un député de Strasbourg, le baron de Turckheim, à cette même époque. M. de Turckheim, très libéral mais très royaliste, ne tarda pas à donner sa démission et à se retirer en Alsace. Dans le rapport qu'il adressa à ses commettants sur sa conduite, le 23 novembre 1789, il écrivait: «Nous ne voulûmes pas au début prendre la parole sans nécessité en présence de quelques centaines d'avocats bavards qui répandaient plus de désordre que de lumières, en présence aussi du _manque complet de liberté_ qui nous empêchait de le faire, depuis qu'une foule sans frein avait été introduite dans la salle de nos séances et que les clubs insolents qui siégeaient dans les cafés du Palais-Royal s'étaient érigés en juges et en vengeurs des affaires de la nation. Nous avons acquis la triste conviction que la voix de la modération ne serait point écoutée.» _Revue d'Alsace_, avril, mai, juin 1880, p. 200.—M. de Turckheim concluait ainsi: «Qui donc entrava la marche des affaires? Je le dis en toute franchise devant Dieu et mes concitoyens: ce ne fut pas la Noblesse qui expia d'une façon cruelle d'antiques et injustes abus; ce ne fut pas le Clergé qui s'offrit à supporter volontairement sa part proportionnelle des impôts, mais qu'on voulut dépouiller de toute propriété. Non, ce fut un petit nombre d'hommes qui s'étaient mis d'accord entre eux pour tout renverser et, sans souci de leurs mandats catégoriques, voulaient pousser à la révolte vingt-cinq millions d'hommes qui auraient pu suivre en repos nos travaux en les bénissant.»—_Ibid._, 203.

[116] Le comte de Fersen à son père, 3 septembre 1789. _Le comte de Fersen et la Cour de France_, I, XLIX. Introduction.

[117] _Mémoires de Malouet_, I, 303.

[118] Brouillon de lettre de M. le comte d'Estaing à la Reine.—_Rapport de la procédure du Châtelet sur l'affaire des 5 et 6 octobre, fait à l'Assemblée nationale par M. Charles Chabroud, membre du Comité des rapports._ Paris, Imprimerie Nationale, 1790.—Pièces justificatives. La lettre est du 14 septembre. _Rapport de Chabroud_, 49.

[119] _Mémoires de la duchesse de Tourzel_, I, 3 et 4.

[120] _Voir_ tous les détails de ce plan dans les _Mémoires de Malouet_, I, 393 et suiv.

[121] Droz, citant Molleville, II, 470, dit que cette démarche fut faite le 15 septembre. Mais Mallet du Pan, qui était en relations intimes avec Malouet et ses amis, donne la date du 29.—_Mémoires et correspondance de Mallet du Pan_, II, 485.

[122] _Exposé de la conduite de M. Mounier_, 55.

[123] _Mémoires de Weber_, 254.—_Exposé de la conduite de M. Mounier_, 66.

[124] Mounier. _Appel au tribunal de l'opinion publique_, 95.

[125] _Exposé de la conduite de M. Mounier_, 66.

[126] _Procédure du Châtelet._ Besson, 117e témoin.

[127] _Procédure du Châtelet._—Blaisot, 24e témoin.

[128] _Ibid._—Faydel, député, 148e témoin.

[129] Le Roy. _Histoire de Versailles_, II, 27.

[130] Le Roy. _Histoire de Versailles_, II, 29.

[131] Lettre des députés de Strasbourg au magistrat de la ville, 25 septembre 1789.—_L'Alsace pendant la Révolution française_, par Rod. Reuss.—_Revue d'Alsace_, octobre, novembre et décembre 1879, p. 480.

[132] Le Roy. _Histoire de Versailles_, II, 32, 33.

[133] Lettre du Roi écrite de la propre main de Sa Majesté à M. le comte d'Estaing, commandant général de la garde nationale de Versailles, par lui lue à l'Assemblée de l'Etat-major et des capitaines de la dite garde, le 24 septembre 1789 et qu'elle a consignée dans ses registres.—A Versailles, de l'Imprimerie Royale, 1789.

[134] Affaire Marie-Antoinette.—Déposition de Lecointre.—_Armoire de fer_, carton 13.

[135] «Ils résolurent, dit Mme de Tourzel, d'employer tous les moyens possibles pour empêcher la corruption du régiment de Flandre, le conserver fidèle au Roi, et ils se flattaient d'y réussir, en lui inspirant estime et confiance.» _Mémoires de la duchesse de Tourzel_, I, 5.

[136] _Mémoires de la duchesse de Tourzel_, I, 4.

[137] Le Roy. _Histoire de Versailles_, II, 37.

[138] Voir notamment Mounier. _Appel à la nation_, p. 113.

[139] _Mémoires de Mme Campan_, 268.

[140] Premier interrogatoire de la Reine.—_Marie-Antoinette à la Conciergerie_, 217.

[141] Mounier. _Appel au tribunal de l'opinion publique_, 90.—Mounier ajoute: «Beaucoup d'étrangers, et les militaires, lorsqu'ils n'étaient pas en uniforme, avaient conservé l'usage d'une cocarde noire.»

[142] _Réponse de la Reine._ A Versailles, de l'Imprimerie royale, 1789.—_Archives nationales._ _Armoire de fer_, carton 13, coté 89.

[143] Il était resté environ quatre cents bouteilles de vin du banquet du 1er; c'est pour épuiser cette réserve qu'eut lieu le déjeuner du 3.—_Exposé de la conduite des gardes du corps, à la suite des forfaits d'octobre_, II, 235.

[144] Les pauvres n'avaient pas été oubliés dans ces réjouissances; il avait été décidé que chaque compagnie des gardes du corps fournirait une somme de 1500 livres et que les deux mille écus ainsi réunis seraient remis aux curés de Versailles pour être distribués aux indigents; la distribution devait commencer le 6 octobre.—_Exposé fidèle de la conduite des gardes du corps_, 236, 237.

[145] Au mois de juin, «un maréchal-des-logis, bas officier avec rang de lieutenant-colonel, est venu dire, au nom de la troupe, au duc de Guiche, capitaine du quartier, que leur devoir était de garder et de protéger la personne du Roi, mais non de monter à cheval pour se battre avec la canaille; qu'en conséquence ils ne feraient pas de patrouilles.»—_Lettres d'un attaché de la légation de Saxe._—_Revue de la Révolution_, août 1884, 36.—_Voir_ aussi _Mémorial de Gouverneur Morris_, II, 16, 28.

[146] _Procédure du Châtelet._ Antoine, député, 220e témoin.

[147] Lettre de Lecointre au Roi, 5 novembre 1789.—_Archives nationales, Armoire de fer_, carton 13.

[148] Gorsas était maître de pension à Versailles.—Le Roy. _Histoire de Versailles_, II, 33.

[149] Gouverneur Morris à John Jay, 1er juillet 1789.—Le même à Washington, 31 juillet 1789.—_Mémorial de Gouverneur Morris_, II, 16, 28.

[150] Lally-Tollendal.—_Lettre à ses commettants_, 94. Les députés de Strasbourg écrivaient au magistrat de la ville, le 7 octobre 1789, cette phrase significative: «Depuis plusieurs jours la capitale était dans les plus vives inquiétudes sur ses approvisionnements; à peine pouvait-on y avoir du pain, _quoique le jour même de l'insurrection il ait reparu en abondance_.»—_L'Alsace pendant la Révolution française_, par Rod. Reuss. _Revue d'Alsace_, janvier, février, mars 1880.

[151] _Procédure du Châtelet._ Lefebvre, 62e témoin—de Foucault, 119e témoin—Tailhardat. 126e témoin.

[152] Taine. _Origines de la France moderne; la Révolution_, I, 128.

[153] _Procédure du Châtelet._ De Blois, 35e témoin.

[154] Mounier. _Appel au tribunal de l'opinion publique_, 123.

[155] _Procédure du Châtelet._ De Blois, 35me témoin.

[156] _Procédure du Châtelet._ De Blois, 35me témoin.

[157] _Procédure du Châtelet._ Brousse des Faucherets, avocat au Parlement, 30e témoin.

[158] _Procédure du Châtelet._ Fissour, représentant de la Commune, 30me témoin—Jean Pelletier, négociant. 1er témoin.

[159] _Ibid._ Brousse des Faucherets, 30e témoin.

[160] _Ibid._ Le même.

[161] _Procédure du Châtelet._ Marquis de Fournès, député, 185e témoin.

[162] _Ibid._ Maillard, 81e témoin.

[163] _Procédure du Châtelet._ Du Granger, garde du corps, 10me témoin;—Rabel, garçon de chambre du Roi, 387e témoin.

[164] _Ibid._ De Longuève, député, 15e témoin;—marquis de Virieu, député, 148e témoin;—Feydel, député, 148e témoin.

[165] _Mémoires du marquis de Ferrières_, I, 292.

[166] _Procédure du Châtelet._ Marquis de Digoine, député, 168e témoin.

[167] _Ibid._ Marquis de Raigecourt, député suppléant, 204e témoin.

[168] _Ibid._ Déposition de Mounier: information faite à Genève.

[169] _Procéd. du Châtelet._ De Cubières, cavalcadour du Roi, 269e témoin.

[170] _Ibid._ Basire, porte-manteau du Roi, 233e témoin.

[171] _Souvenirs d'un page_, 307.

[172] M. de Narbonne demandait qu'on lui donnât des troupes et des canons pour aller garder les ponts de Sèvres et de Saint-Cloud, assurant qu'il mettrait toutes ces bandes en fuite.—_Mémoires de la duchesse de Tourzel_, I, 7.—M. de Saint-Priest proposait que le Roi se mît lui-même à la tête de ces troupes.

[173] _Journées des 5 et 6 octobre 1789_, par le marquis de Paroy.—_Revue de le Révolution_, 5 janvier 1883.

[174] Mme de Tourzel prétend que Necker profita d'une absence momentanée de M. de Saint-Priest, qui était allé conduire à Saint-Cyr sa femme prête d'accoucher, pour peser sur la détermination du Roi, un instant ébranlée par MM. de Saint-Priest et de Narbonne.—_Mémoires de la duchesse de Tourzel_, I, 8.

[175] M. de Barante. _Notice sur le comte de Saint-Priest._—_Etudes historiques et biographiques_, I, 234. M. de Saint-Priest avait été fortement appuyé par le président de l'Assemblée, Mounier, qui, ce soir là, comme on le verra plus loin, passa cinq heures au Château et demanda instamment le départ de la famille royale.—_Mémoires et correspondance de Mallet du Pan_, I, 181, note.

[176] M. de Barante. _Notice sur le comte de Saint-Priest._—_Etudes historiques et biographiques_, I, 234.

[177] Il y avait deux quartiers à Versailles, le quartier Saint-Louis royaliste, le quartier Notre-Dame, révolutionnaire.

[178] M. de Barante. _Notice sur le comte de Saint-Priest._

[179] _Mémoires de Weber_, 267.

[180] _Mémoires de la duchesse de Tourzel_, I, 9.

[181] «Quelques personnes instruites, dit Rivarol, prétendent que si cette princesse,—la Reine,—était partie, elle n'eût jamais échappé aux assassins, dont toutes les rues qui aboutissent au Château étaient suffisamment garnies.»—_Journal politique national_, 2e série, no XIX.—_Œuvres choisies de Rivarol_, publiées avec une préface par M. de Lescure. Paris, Jouaust, 1880, II, 311.

[182] _Voir_, sur toutes ces indécisions, M. de Barante. _Notice sur le comte de Saint-Priest._—_Etudes historiques et biographiques_, I, 33 et suiv.

[183] _Evénements de Paris et de Versailles, par une des dames qui a eu l'honneur d'être de la députation à l'Assemblée générale._ Chez Garnery et Volland, p. 4.

[184] _Procédure du Châtelet._ Cavalier, chirurgien major du régiment de Flandre, 71e témoin.

[185] _Ibid._ Périer, avocat, 243e témoin—Galland, commis de la mairie, 272e témoin.

[186] _Ibid._ Girin de la Morte, capitaine d'infanterie, 48e témoin.

[187] _Procédure du Châtelet._ De Longuève, député, 155e témoin.

[188] _Journées des 5 et 6 octobre 1789_, par le marquis de Paroy.—_Revue de la Révolution_, 5 janvier 1883.

[189] _Ibid._

[190] Lettre du comte de Maistre au marquis de Beauregard, citée dans _Un homme d'autrefois_ par le marquis Costa de Beauregard, Paris, Plon, 1877, p. 89. M. de Maistre ajoute que les femmes qui avaient laissé voir qu'elles étaient touchées des bontés du Roi, furent maltraitées par leurs compagnes et fouettées en plein palais de Versailles.

[191] _Procédure du Châtelet._ Derosnet, 211e témoin.

[192] _Mémoires de la duchesse de Tourzel_, I, 11 et 12.

[193] _Procédure du Châtelet._ De Frondeville, 177e témoin.

[194] Rivarol, _Journal politique national_, 2e série, no XX.—_Œuvres choisies de Rivarol_, II, 328.

[195] _Mémoires de la duchesse de Tourzel_, I, 12.

[196] _Procédure du Châtelet._ De Frondeville, 177e témoin.

[197] _Journal politique national_, 2e série, no XX.—_Œuvres choisies de Rivarol_, II, 327, 328.

[198] «Je vis les banquettes où devaient siéger les députés du pays occupées par des femmes ivres et repoussantes.»—Rapport de M. de Turckheim à ses commettants. _Revue d'Alsace_, avril, mai, juin 1880, 210.

[199] De Larcy. _Louis XVI et les États généraux._—_Correspondant_, 25 août 1868.

[200] _Journal politique national_, 2e série, no XX.—_Œuvres choisies de Rivarol_, II, 324.

[201] _Mémoires de la duchesse de Tourzel_, I, 12.

[202] _Journées des 5 et 6 octobre 1789_, par le marquis de Paroy.—_Revue de la Révolution_, janvier 1883.

[203] _Journal politique national_, 2e série, no XX.—_Œuvres choisies de Rivarol_, II, 325.

[204] «Sur les une heure après minuit, M. de Lafayette sortit du cabinet du Roi et dit que le Roi et la Reine allaient se coucher, qu'il allait en faire autant et qu'il conseillait à tout le monde de se retirer chez soi et de dormir tranquille, que personne n'avait rien à craindre.»—Marquis de Paroy. _Copie de la lettre que j'ai écrite à ma femme le 5 octobre au soir après le départ du Roi pour Paris._—_Revue de la Révolution_, janvier 1883.

[205] _Procédure du Châtelet._ Bernardy, 225e témoin.—Mme de Tourzel raconte un fait étrange. D'après elle, les brigands auraient fait dire une messe au curé de Saint-Louis, probablement pour le succès de leur entreprise, y auraient assisté, et ce ne serait qu'après avoir entendu cette messe qu'ils se seraient rués sur le Château.—_Mémoires de la duchesse de Tourzel_, I, 13.

[206] _Procédure du Châtelet._ De Frondeville, 177e témoin.

[207] _Ibid._ Marquis de Digoine, député, 168e témoin.

[208] _Ibid._ Gallemand, secrétaire du Comité de Constitution, 373e témoin.

[209] Mounier. _Appel au tribunal de l'opinion publique_, 173.

[210] _Procédure du Châtelet._ Mme Thibaut, première femme de la Reine, 86e témoin.

[211] _Ibid._ Veytard, 91e témoin.

[212] _Procédure du Châtelet._ Comte de la Châtre, député, 139e témoin.

[213] M. de Varicourt fut égorgé avec des raffinements de cruauté horribles. Nous nous permettons de renvoyer pour ces détails à l'étude plus complète publiée par nous sous ce titre: _Les journées des 5 et 6 octobre 1789_.—_Revue des questions historiques_, octobre 1873.

[214] _Procédure du Châtelet._ Chauchard, 101e témoin.

[215] _Ibid._ François Dupont, suisse de la vicomtesse de Talaru, 131e témoin.—Ce misérable assassin était modèle dans les ateliers de peintres et s'appelait Jourdan. Il fut désigné dans la suite par le surnom de Coupe-tête.—M. de Maistre affirme que Mounier a vu des femmes qui venaient prendre du pain dans les cuisines du Roi, le tremper dans le sang des gardes du corps et le manger ensuite.—Lettre du comte de Maistre au marquis de Beauregard.—_Un homme d'autrefois_, 89.

[216] _Procédure du Châtelet._ Borg, 346e témoin.

[217] Lettre du comte de Maistre au marquis de Beauregard.—_Un homme d'autrefois_, 88.

[218] _Procédure du Châtelet._ Marquis de Paroy, député, 246e témoin.

[219] _Ibid._ Marguerite Andelle, 236e témoin.

[220] _Ibid._ De Forget, capitaine de cavalerie, 370e témoin.

[221] _Ibid._ Bercy, valet de chambre de la Reine, 100e témoin.

[222] _Ibid._ De Miomandre, 18e témoin.

[223] _Journal politique national_, 2e série, no XXI.—_Œuvres choisies de Rivarol_, II, 332.

[224] _Procédure du Châtelet._ Rabel, garçon de chambre du Roi, 387e témoin.

[225] Mme Campan dit qu'il est faux que les brigands aient percé le lit de la Reine à coups de piques, comme le bruit s'en est accrédité; le comte d'Hésecques, dans ses _Souvenirs d'un page_, dit la même chose. Mais le comte de La Châtre, 139e témoin, affirme avoir vu, dans la matinée du 6, le lit de la Reine «bouleversé» par les envahisseurs. Mme de Tourzel le raconte également.—_Mémoires de la duchesse de Tourzel_, I, 14.

[226] _L'Espion de la Révolution_, I, 90.

[227] _Mémoires de la duchesse de Tourzel_, I, 14.

[228] _Ibid._, I, 15.

[229] _Procédure du Châtelet._ Derosnet, 211e témoin.

[230] _Ibid._ Marquis de Digoine, 168e témoin.

[231] _Journées des 5 et 6 octobre 1789_, par le marquis de Paroy.—_Revue de la Révolution_, janvier 1883, p. 5.