Histoire de Marie-Antoinette, Volume 1 (of 2)
Part 43
[796] «Le gros jeu, qui rapproche toutes les conditions, qui fait oublier, dans la vivacité des passions, la mesure du langage et la circonspection dans les manières, ajoute encore à l'égalité inséparable d'une société intime. La Cour cessa alors de donner le ton à la ville, puisqu'elle adoptait les sentiments, les modes et les habitudes des sociétés qui y dominaient.»—Rivarol, _Journal politique national_.—Œuvres choisies, II, 341.
[797] Mercy à Marie-Thérèse, 15 novembre 1776.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 520.
[798] Le même à la même, 15 novembre 1776.—_Ibid._, II, 622. Ce rapport par sa date appartient précisément à l'époque de la plus grande dissipation.
[799] Le même à la même, 18 septembre 1775.—_Ibid._, II, 381.
[800] _Ibid._, 381.
[801] _Voir_ notamment, après bien d'autres, le rapport du 15 juin 1776.—_Ibid._, II, 454. En cette même année 1776, la Reine refusa d'aller au spectacle, même pour une première représentation, dont elle était très friande, avant d'avoir fait son jubilé.—_Mémoires secrets pour servir à l'histoire de la République des lettres_, 9 juin 1776, IX, 86.
[802] Mercy à Marie-Thérèse, 11 septembre 1774.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 232.
[803] Le même à la même, 18 septembre 1775.—_Ibid._, II, 381.
[804] Le même à la même, 16 avril 1771.—_Ibid._, I, 135.
[805] Mercy à Marie-Thérèse, 16 avril 1771.—_Correspondance secrète du comte de Mercy._ Introduction, I.
[806] _Mémoires du prince de Ligne._ Edition Didot, p. 27.
[807] Lettre inédite du baron d'Aubier au baron de Breteuil, bienveillamment communiquée par le savant directeur de la _Revue de la Révolution_, M. Gustave Bord.
[808] Le comte de Goltz à Frédéric II, 23 octobre 1777.—Bancroft, III, 113.
[809] _Souvenirs et mélanges_, par M. le comte d'Haussonville, de l'Académie française. Paris, Calmann Lévy, 1878, un vol. in-8, p. 19-21.
[810] Mercy à Marie-Thérèse, 16 avril 1777.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, III, 42.
[811] Le même à la même, 17 mars 1771.—_Ibid._, I, 140.—_Correspondance du comte de Mirabeau et du comte de la Marck_, I, 30 et 31.
[812] _Souvenirs de Mme Vigée le Brun._
[813] Le prince de Lamballe était mort au bout d'un an de mariage, épuisé par ses excès.
[814] _Correspondance du comte de Mirabeau et du comte de la Marck_, I, 31.
[815] _Mémoires de Mme Campan_, 118.
[816] _Correspondance du comte de Mirabeau et du comte de la Marck_, I, 31.
[817] _Mémoires de la baronne d'Oberkirck_, I, 280.
[818] Mercy à Marie-Thérèse, 9 juin 1774.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 161.
[819] Le même à la même, 28 septembre 1774.—_Ibid._, II, 238.
[820] Le même à la même, 15 janvier 1775.—_Ibid._, II, 281.
[821] Elle prêta serment le 18 septembre 1775.—_Mémoires secrets pour servir à l'histoire de la République des lettres_, 20 septembre 1775, VIII, 209. La princesse de Chimay devint alors dame d'honneur, la comtesse de Mailly, dame d'atours.
[822] Mercy à Marie-Thérèse, 17 juillet 1775.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 259.
[823] Il est curieux que, dès l'avènement de Marie-Antoinette, le bruit courait à Paris que Mme de Lamballe serait nommée surintendante. Voici ce qu'on lit dans l'abbé Baudeau à la date du 28 juin 1774 (_Revue rétrospective_, 3e série, tome III): «Il (Richelieu) aura pour successeur (à Bordeaux) Monseigneur le comte de Noailles. Madame sa pédante épouse se retire parce que Mme de Lamballe va être surintendante de la Maison de la Reine.»
[824] Marie-Antoinette au comte de Rosemberg, 13 juillet 1775.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 363.
[825] Mercy à Marie-Thérèse, 19 octobre 1775, 15 novembre 1775.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 387, 399. Mercy fait remarquer à cette occasion que le crédit de la Reine était alors tout-puissant à la Cour et que tout le monde s'inclinait devant ses désirs.
[826] Mercy à Marie-Thérèse, 28 février 1776.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 427.
[827] Le même à la même, 16 mai 1776, 15 juin 1776.—_Ibid._, II, 445, 456.
[828] Mercy à Marie-Thérèse, 16 août 1775.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 367.
[829] _Mémoires du baron de Besenval._
[830] Il y eut cependant un retour momentané de faveur en 1780.—Mercy à Marie-Thérèse 15 et 18 février 1780.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, III, 400, 401.
[831] Le même à la même, 19 octobre 1775.—_Ibid._, II, 390.
[832] Le même à la même, 28 février 1776.—_Ibid._, II, 427.
[833] Mercy à Marie-Thérèse, 28 février 1776.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 427.
[834] Le même à la même, 19 octobre 1775.—_Ibid._, II, 520.
[835] Le même à la même, 15 juin 1776, 15 juillet 1780.—_Ibid._, II, 456, III, 446.
[836] _Mémoires de la baronne d'Oberkirck_, I, 284.
[837] _Souvenirs et portraits_, par le duc de Lévis, 132.
[838] Mme Campan dit: _bruns_.—_Mémoires_, p. 124.—Mais la comtesse Diane de Polignac dit positivement: _bleus_.—_Mémoires sur la vie de la duchesse de Polignac._ Hambourg, 1796.
[839] _Ibid._, p. 1.
[840] _Mémoires de la baronne d'Oberkirck_, I, 284.
[841] _Mémoires de Mme Campan_, 124.—_Mémoires sur la vie de la duchesse de Polignac._
[842] _Correspondance du comte de Mirabeau et du comte de la Marck_, I, 32.
[843] _Souvenirs et portraits_, par le duc de Lévis, 132.
[844] _Mémoires sur la vie de la duchesse de Polignac_, p. 8.
[845] _Mémoires de Mme Campan_, 123.
[846] _Correspondance du comte de Mirabeau et du comte de la Marck_, I, 37.
[847] Rapport du contrôleur général d'Ormesson. Archives nationales, O', 268.—_Annuaire-bulletin de la Société de l'histoire de France_, année 1876, p. 166.
[848] Mercy à Marie-Thérèse, 17 janvier 1780.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, III, 391.
[849] Le même à la même, 28 mars 1780.—_Ibid._, III, 412.
[850] Le même à la même, 17 juin 1779.—_Ibid._, III, 321.
[851] Mercy à Marie-Thérèse, 17 novembre 1779.—_Corresp. secrète du comte de Mercy_, III, 381.
[852] Lettre du duc de Polignac à M. de Calonne, 14 mars 1791.—_Mémoire de M. de Calonne, ministre d'État, contre le décret rendu le 14 février 1791 par l'Assemblée se disant nationale._ Venise, 1791, p. 49.
[853] Cette pension de 80.000 livres n'était en réalité qu'une augmentation de 48.000: elle faisait cesser deux autres pensions s'élevant ensemble à 32.000 livres.—Pensions et dons aux Polignac, rapport d'Ormesson, 28 septembre 1783.—Archives nationales, O', 268.—_Annuaire-bulletin de la Société de l'histoire de France_, année 1876, p. 166.
[854] Lettre du duc de Polignac à M. de Calonne, _op. citato_, p. 52.
[855] Mercy à Marie-Thérèse, 17 décembre 1775, 19 janvier 1776.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 409, 419.—Le vicomte de Polignac ne fut nommé qu'en 1777.
[856] Mercy à Marie-Thérèse, 17 juin 1779.—_Corresp. secrète du comte de Mercy_, III, 321.
[857] La Reine ne voulait donner aux Polignac que 200.000 livres pour payer leurs dettes et 25.000 livres de rente pour la dot de leur fille. Ce fut Maurepas qui, faisant valoir un prétendu désir de la Reine, obtint du Roi les sommes indiquées plus haut.—Mercy à Marie-Thérèse, 17 janvier 1780.—_Ibid._, III, 391.
[858] Le même à la même, 17 décembre 1779.—_Ibid._, III, 382.—Une tante des Polignac, la comtesse d'Andlau, jadis renvoyée de la Cour pour avoir prêté des mauvais livres à Mme Adélaïde, reçut de même une pension de 6000 livres.—Mercy à Marie-Thérèse, 19 octobre 1775.—_Ibid._, II, 391.—Mercy écrivait plus tard: «Il n'y a pas d'exemple d'une faveur qui, en si peu de temps, soit devenue si utile à une famille.»—Mercy à Marie-Thérèse, 14 octobre 1780.—_Ibid._, III, 475.
[859] Mercy à Marie-Thérèse, 17 décembre 1776.—_Corresp. secrète du comte de Mercy_, II, 494.
[860] Le même à la même, 19 octobre 1778.—_Ibid._, III, 260.
[861] La marquise de Bombelles au marquis de Bombelles, 7 janvier 1778.—Archives de Versailles, E. 430.
[862] _Correspondance du comte de Mirabeau et du comte de la Marck_, I, 37.
[863] Mercy à Marie-Thérèse, 18 mars 1780, 17 avril 1780.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, III, 412, 426.
[864] La galerie de tableaux du comte de Vaudreuil était renommée.—_Mémoires secrets pour servir à l'histoire de la République des lettres_, 15 décembre 1784, XXVII, 71. Après la prise de la Bastille, le comte de Vaudreuil partit pour l'étranger où il rejoignit les Polignac. Sa correspondance pendant l'émigration vient d'être publiée par M. Pingaud.
[865] _Souvenirs de Félicie_, cités dans les _Mémoires de Mme Campan_, 127.
[866] _Mémoires de Mme Campan_, 206.
[867] M. de Vaudreuil possédait des propriétés aux colonies. Privé de leur jouissance pendant la guerre d'Amérique, il se fit donner comme dédommagement par le Roi une pension de 30.000 livres et par le comte d'Artois un domaine d'égale valeur. La révolution de Saint-Domingue lui fit perdre toute sa fortune.—Mercy à Marie-Thérèse, 16 octobre 1779, 18 mars 1780.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, III, 362, 412.
[868] _Correspondance du comte de Mirabeau et du comte de la Marck_, I, 35.
[869] Mercy à Marie-Thérèse, 3 novembre 1777.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, III, 127.
[870] Le même à la même, 16 octobre 1779.—_Ibid._, III, 363.
[871] Mercy à Marie-Thérèse, 18 novembre 1780.—_Corresp. secrète du comte de Mercy_, III, 468.
[872] _Mémoires secrets pour servir à l'histoire de la République des lettres_, 17 février 1783, XXII, 102.
[873] Dépêche du comte de Creutz, citée en note dans la _Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 389.
[874] Marie-Thérèse à Mercy, 5 octobre 1775.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 383.
[875] _Mémoires de Mme Campan_, 151.
[876] Mercy à Marie-Thérèse, 15 novembre 1775.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 396.
[877] Mercy à Marie-Thérèse, 17 décembre 1775, 19 janvier 1776, 13 avril 1776.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 407, 431, 436. On trouve un retour de faveur très momentané pour Besenval lorsque la Reine eut la rougeole à Trianon, en 1779.—_Ibid._, 10, 15 avril 1779, III, 404, 406, et lors du duel du comte d'Artois et du duc de Bourbon, en 1778. Encore doit-on se défier du récit de Besenval.—_Mémoires du baron de Besenval_, 243 et suiv.—Mme Campan donne de la disgrâce de Besenval une autre explication; suivant elle, Besenval aurait osé faire une déclaration d'amour à la Reine, et la Reine aurait laissé tomber sur la tête de l'audacieux, à genoux devant elle, ces paroles sévères: «Levez-vous, Monsieur, le Roi ignorera toujours un tort qui vous ferait disgracier pour toujours.» Comme le fait justement remarquer M. Flammermont—_Bulletin mensuel de la Faculté des lettres de Poitiers_, mars 1886—si Besenval avait eu cette impudence, Marie-Antoinette ne l'eût pas appelé près d'elle lors de sa rougeole à Trianon. Le récit de Mercy explique suffisamment le mécontentement de la Reine et la disgrâce du vieux courtisan.
[878] Mercy à Marie-Thérèse, 17 juillet 1778, 17 août 1778.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 222, 237.
[879] Mercy à Marie-Thérèse, 17 novembre 1779.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 369.
[880] Marie-Antoinette à Marie-Thérèse, 17 décembre 1774.—_Ibid._, II, 269.
[881] _Louis XVI, Marie-Antoinette et Mme Elisabeth_, IV, 18 (note).
[882] Mercy à Marie-Thérèse, 15 juillet 1777.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, III, 94.
[883] Le même à la même, 17 août 1776.—_Ibid._, II, 479, 480.
[884] _Souvenirs et portraits_, par le duc de Lévis, 164, 165.
[885] _Portefeuille d'un talon rouge_, 23.
[886] Mercy à Marie-Thérèse, 15 novembre 1775.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 398.
[887] _Mémoires du comte de Tilly_, 262.—On sait quelle passion elle inspira jusqu'à sa mort au comte d'Artois.
[888] On avait prétendu que la comtesse de Châlons avait attiré les regards du Roi; le fait était faux.—Mercy à Marie-Thérèse, 14 juillet 1779.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, III, 329.
[889] _Correspondance littéraire de Grimm._
[890] Mercy à Marie-Thérèse, 18 mars 1777.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, III, 32.—Les dettes de Lauzun durèrent longtemps. On peut lire dans la très intéressante publication de M. G. Pallain sur la _Mission de Talleyrand à Londres_—Plon, 1889—le curieux récit de la piquante mésaventure qu'elles lui valurent lorsqu'il accompagna l'évêque d'Autun en Angleterre en 1792.
[891] Mercy à Marie-Thérèse, 18 décembre 1776.—_Corresp. secrète du comte de Mercy_, II, 539, 540.
[892] _Mémoires de Mme Campan_, 139, 140.
[893] Mercy à Marie-Thérèse, 4 janvier 1776, 30 juin 1776.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 413, 461.
[894] Le même à la même, 13 avril 1776.—_Ibid._, II, 437.
[895] La marquise de Bombelles au marquis de Bombelles, 11 novembre 1778.—Archives de Versailles, E. 430.—Le marquis de Bombelles à la marquise de Bombelles, 8 et 22 novembre 1778.—Archives de Versailles, E. 423.
[896] Mercy à Marie-Thérèse, 15 juin 1776.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 456.
[897] Marie-Antoinette à Gustave III, 3 novembre 1780.—_Gustave III et la Cour de France_, I, 349, 350.
[898] Gustave III à Stedingk, 10 décembre 1781.—_Ibid._, 353.
[899] Stedingk à Gustave III.—_Gustave III et la Cour de France_, I, 356.
[900] On peut voir un beau portrait de Fersen, à 20 ans, en tête du 1er volume de la curieuse publication de M. de Klinckowstrom.—_Le comte de Fersen et la Cour de France._
[901] _Souvenirs et portraits_, par le duc de Lévis, 130.—Le duc de Lévis est en général peu bienveillant pour Fersen.
[902] «Mme de Korff me mande que vous êtes parfait pour elle et que vous avez _une âme brûlante sous une écorce de glace_; je le pense comme elle.»—Lettre du 18 juin 1791, saisie chez M. de Fersen, après la fuite de Varennes.—_La fuite de Louis XVI à Varennes_, par Eug. Bimbenet.—Pièces justificatives, cotée 5, p. 140.
[903] Le comte de Creutz à Gustave III, 29 mai 1774.—_Gustave III et la Cour de France_, I, 350.
[904] Fersen à son père, 10 et 30 janvier 1774.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, Introduction, tome Ier, p. XV-XIX.
[905] Fersen à son père, 19 novembre 1778.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, Introduction, XXXIII.
On a même ajouté qu'en chantant au piano l'air de Didon:
Ah que je fus bien inspirée Quand je vous reçus dans ma Cour,
la Reine avait jeté les regards sur Fersen sans pouvoir dissimuler son trouble.
M. Geffroy, qui raconte cette anecdote,—_Gustave III et la Cour de France_, I, 360,—a commis là une erreur, bien rare chez un critique aussi distingué et aussi scrupuleux. L'opéra de Didon a été représenté pour la première fois le 16 octobre 1783, cinq ans après l'époque où l'on place cette anecdote.—_Voir_ G. Desjardins, _Le Petit Trianon_, Versailles, Bernard, 1885, p. 125.
[906] Fersen à son père, 26 août 1778.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, Introduction, XXXII.
[907] Fersen à son père, 19 novembre 1778.—_Ibid._, Introduction, XXXIII.
[908] «Il est difficile en voyant cette princesse,—la Dauphine,—de se refuser à un respect mêlé de tendresse.»—_Mémoires secrets pour servir à l'histoire de la République des lettres._
[909] On lit dans une lettre du 14 juin 1791, saisie chez Fersen après le départ pour Varennes, cette phrase significative: «Le lord Dorcet est venu me voir. Il m'a parlé de la personne à laquelle vous êtes attaché,—la Reine,—avec attachement et respect... Il m'a assuré... que vous n'aviez aucun pouvoir sur elle, mais que vous ne vous occupiez que de vos intérêts et de votre régiment.» _Fuite de Louis XVI à Varennes_, par Eug. Bimbenet.—Pièces justificatives, p. 131.
[910] Le comte de Creutz à Gustave III, 10 avril 1779.—_Gustave III et la Cour de France_, I, 360, 361.—«Son départ,—de Fersen,—dit M. Geffroy, fit taire les bruits injurieux; il fallait bien qu'ils n'eussent guère de consistance.» _Ibid._, I, 362.
[911] M de Klinckowstrom apporte une nouvelle preuve de la parfaite innocence des relations de Marie-Antoinette et de Fersen: au moment où on les disait si épris l'un de l'autre, Fersen négociait un projet de mariage avec une jeune et noble suédoise, Mme de Leizel.—_Le comte de Fersen et la Cour de France_, Introduction, XXXVI.—Nous ajouterons nous-même un argument qui nous paraît décisif: nous avons, pendant tout le temps du séjour de Fersen en France, les rapports si consciencieux et si minutieux du comte de Mercy, or, dans aucun de ces rapports, l'ambassadeur ne fait même allusion à ces prétendus soupirs de la Reine pour le jeune Suédois.
[912] _Correspondance du comte de Mirabeau et du comte de la Marck_, I, 14.
[913] La marquise de Bombelles au marquis de Bombelles, 18 décembre 1781.—Archives de Versailles.
[914] Mercy à Marie-Thérèse, 15 novembre 1776.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 521.
[915] _Ibid._, II, 520.
[916] Mercy à Marie-Thérèse, 15 novembre 1775.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 520.
[917] Le même à la même, 12 septembre 1777.—_Ibid._, III, 115.
[918] Il y eut bien quelques retours de faveur, comme en 1776, lorsque Mme de Lamballe fut malade de la rougeole à Plombières; et l'année suivante, lorsqu'elle revint de cette ville où les médecins l'avaient renvoyée une seconde fois.—Mercy à Marie-Thérèse, 16 juillet 1776, 12 septembre 1777.—_Ibid._, II, 466, III, 115.—Mais ces retours duraient peu et devenaient de plus en plus rares. Il faut signaler néanmoins encore de vives marques d'affection données par la Reine à la surintendante lors de la mort de son père et de son frère.—_Madame de Lamballe, d'après des documents inédits_, par Georges Bertin, 94, 173.
[919] Mercy à Marie-Thérèse, 18 décembre 1776.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 537, 538.
[920] Le même à la même, 18 février 1778.—_Ibid._, III, 165.
[921] Le même à la même, 17 juillet 1778.—_Ibid._, III, 223.
[922] Le même à la même, 16 octobre 1779.—_Ibid._, III, 360.
[923] Mercy à Marie-Thérèse, 14 octobre 1780.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, III, 495.—«La princesse de Lamballe paraît avoir extrêmement perdu les bonnes grâces de la Reine,» écrivait, le 8 septembre 1780, M. de Kageneck.—_Lettres de M. de Kageneck au baron Alströmer_, 180.
[924] Mercy à Marie-Thérèse, 17 juin 1779.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, III, 321.
[925] Introduction des _Mémoires de Lauzun_, p. 7. _Voir_, sur les divers appartements occupés par les Polignac, la très savante étude de M. Pierre de Nolhac sur _Le château de Versailles au temps de Marie-Antoinette_. Versailles, Aubert. 1889.
[926] Mercy à Marie-Thérèse, 25 janvier 1779.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, III, 290.
[927] Le même à la même, 15 novembre 1776.—_Ibid._, II, 526.
[928] Le même à la même, 15 juin 1776.—_Ibid._, II, 456.
[929] Le même à la même, 17 décembre 1779.—_Ibid._, III, 379.
[930] Le même à la même, 17 mai 1780.—_Ibid._, III, 427.—On allait en effet à la Muette; aux premiers symptômes de l'accouchement, la Reine accourait chez son amie, et, après ses couches, allait la voir tous les jours.—_Mémoires pour servir à l'histoire de la République des lettres_, 10 mai, 21 mai 1780, XV, 170, 183.
[931] Mercy à Marie-Thérèse, 17 janvier 1780.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, III, 390.
[932] Le même à la même, 14 octobre 1780.—_Ibid._, III, 475.—Suivant M. de Kageneck, ces grâces auraient été le prix d'un raccommodement entre la Reine et son amie.—_Lettres de M. de Kageneck au Baron Alströmer_, 188.—Mercy, toujours bien informé, ne parle pas de cette brouille passagère.
[933] Lettre inédite du baron d'Aubier au baron de Breteuil, communiquée par M. G. Bord.
[934] Mercy à Marie-Thérèse, 18 juillet 1772.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, I, 324.
[935] Le même à la même, 17 décembre 1776.—_Ibid._, II, 497.
[936] Mercy à Marie-Thérèse, 13 avril 1776.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 435.
[937] Vermond à Mercy, 1776.—_Maria-Theresia und Marie-Antoinette_, 395.
[938] Mercy à Marie-Thérèse, 18 décembre 1774.—Marie-Antoinette à Marie-Thérèse, 12 août 1775.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 274, 366.
[939] Mercy à Marie-Thérèse, 17 décembre 1775.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 409.
[940] Le même à la même, 18 mars 1775.—_Ibid._, II, 310.
[941] _Voir_ sur cet amour de Marie-Antoinette pour les enfants les rapports de Mercy des 20 août 1770, 22 juin 1771, 17 août 1776.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, I, 36, 176, II, 477. «Elle a toujours aimé beaucoup à s'entretenir avec des enfants,» écrivait Marie-Thérèse le 1er septembre 1770.—_Ibid._, I, 46.—_Voir_ aussi _Mémoires de Mme Campan_, 109 et suiv.
[942] _Chronique secrète_ de l'abbé Baudeau.—_Revue rétrospective_, 1re série, tome III, p. 66.
[943] Mercy à Marie-Thérèse, 7 juin 1774.—_Correspondance secrète du comte de Mercy_, II, 162.
[944] Lettre de Linné à Claude Richard, citée par M. Le Roy.—_Histoire de Versailles_, II, 235.—_Voir_, sur les Richard, _Le Petit Trianon_, par Desjardins, 10 et suiv.
[945] _Voir_ le récit de cette visite dans la _Correspondance de Mme du Deffand_, publiée par M. de Saint-Aulaire, II, 319, 320: «La Reine, dit la marquise, combla le père, la mère, et les enfants de toutes les marques de bonté et de toutes les grâces imaginables. Elle y resta une heure et demie, y fit la collation et charma tout le monde.»
[946] Le Roy, _Histoire de Versailles_, II, 288.—Un premier plan avait été demandé à Richard et n'avait point été accepté, il est encore conservé aux Archives, O' 1879.—_Le Petit Trianon_, 63 et suiv. Les travaux marchèrent lentement au début, faute d'argent.—_Ibid._, 69 et suiv.
[947] _Le Petit Trianon_, 314.
[948] _Voyages d'Arthur Young en France._
[949] _Mémoires secrets pour servir à l'histoire de la République des lettres_, 17 août 1779. XIV, 174.
[950] La Reine aimait beaucoup les jacinthes. On trouve dans le compte général de Mique un mémoire de 1554 livres pour jacinthes de Hollande.—_Le Petit Trianon_, pièces justificatives, 407.—On comptait cent variétés de jacinthes à Trianon.—_Ibid._, 240.
[951] Mercy à Marie-Thérèse, 31 juillet 1774.—_Correspondance secrète du comte de Mercy._, II, 209.—«Le 26 juillet, l'architecte Gabriel dressa un plan pour l'agrandissement du jardin botanique dont la suppression fut décidée.» Archives nationales O', 1876-1877, 1880, cité dans Le _Petit-Trianon_, 61.
[952] De Lescure, _Les Palais de Trianon_, p. 107.
[953] _Souvenirs d'un page_, 242.
[954] Le Russe Karamsine, cité par Lescure, p. 155.
[955] G. Desjardins. _Le Petit Trianon_, 107 et suiv.—Il y avait eu un premier théâtre provisoire dans la galerie du Grand Trianon en 1775.—_Ibid._, 73.—Puis une nouvelle salle également provisoire dans l'orangerie, en 1756.
[956] C'était une aimable attention de la Reine, qui, par une allusion du même genre, avait fait placer dans le Temple l'Amour dérobant la massue d'Hercule.—_Le Petit Trianon_, 109.
[957] Cette salle, suivant M. Desjardins, coûta 141.200 livres 4 sous 8 deniers.—_Le Petit Trianon_, 107.
[958] Le temple fut bâti en 1778. Il coûta, suivant M. Desjardins, 51.593 livres 7 deniers.—_Le Petit Trianon_, 106.
[959] _Le Petit Trianon_, 202.
[960] Le plan de Mique pour le jardin anglais, dressé le 26 février 1777, comprenait un bien plus grand nombre de bâtiments et de fabriques. La Reine eut le bon goût d'en écarter plusieurs, comme le cabinet de treillage, le salon hydraulique et le temple en ruines.—_Le Petit Trianon_, 89-91.
[961] _Souvenirs d'un page_, 245.—_Voir_ la description du jeu de bagues, dans M. Desjardins.—_Le Petit Trianon_, 76 et suiv.
[962] Quelques auteurs disent des autruches, mais les mémoires des ouvriers disent des paons.—_Ibid._, 78.
[963] Il fut achevé seulement en 1781, après avoir donné lieu à cinq modèles différents.—_Ibid._, 197.