Histoire de Marie-Antoinette Nouvelle édition revue et augmentée

Part 29

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Madame Lebrun s'exprime ainsi: «Marie-Antoinette était grande, admirablement bien faite, assez grosse sans l'être trop. Ses bras étaient superbes, ses mains petites, parfaites de formes, et ses pieds charmants. Elle était la femme de France qui marchait le mieux, portant la tête fort élevée, avec une majesté qui faisait reconnaître la souveraine au milieu de toute sa cour, sans pourtant que cette majesté nuisît en rien à tout ce que son aspect avait de doux et de bienveillant. Enfin il est très-difficile de donner à qui n'a pas vu la Reine, une idée de tant de grâces et de tant de noblesse réunies. Ses traits n'étaient point réguliers, elle tenait de sa famille cet ovale long et étroit particulier à la nation autrichienne. Elle n'avait point de grands yeux, leur couleur était presque bleue, son regard était spirituel et doux, son nez fin et poli, sa bouche pas trop grande, quoique les lèvres fussent un peu fortes. Mais ce qu'il y avait de plus remarquable dans son visage, c'était l'éclat de son teint. Je n'en ai jamais vu d'aussi brillant, et brillant est le mot; car sa peau était si transparente qu'elle ne prenait point d'ombre.»

Quant à Horace Walpole, c'est du lyrisme qui s'échappe de sa plume: «Un mot suffira d'ailleurs pour tout ce que j'ai à vous dire: on ne pouvait avoir des yeux que pour la Reine! Les Hébés et les Flores, les Hélènes et les Grâces, ne sont que des coureuses de rues à côté d'elle! Quand elle est debout ou assise, c'est la statue de la beauté; quand elle se meut, c'est la grâce en personne. Elle avait une robe d'argent semée de lauriers rosés; peu de diamants et des plumes beaucoup moins hautes que le _Monument..._ Il y a quatre ans je lui trouvais de la ressemblance avec une duchesse anglaise, dont j'ai oublié le nom! mais depuis quelques années la Reine a eu le ceste de Vénus.»

Les représentations peintes, sculptées, gravées, de Marie-Antoinette sont nombreuses:

Le Musée de Versailles possède un curieux portrait dans une robe bleue de Marie-Antoinette à quinze ans. Il y a là un autre portrait de Roslin qui représente la reine de France en robe blanche, le manteau royal sur les épaules, une rose à la main. Là encore sont exposés deux portraits de madame Lebrun. L'un représente la Reine en robe grise, faisant un bouquet dans le fond d'un jardin; l'autre la montre, une toque sur la tête, en robe blanche, en manteau bleu, tenant un livre à la main, et assise et appuyée sur une table où est posée la couronne. Parmi les portraits les plus intéressants que gardent les collections particulières ou étrangères, je citerai seulement le portrait de Wertmuller représentant en 1785 la Reine entre ses deux enfants dans le parc de Trianon, peinture conservée à Gripshom.

Sans compter les deux statues apocryphes de Berlin, la Reine a eu plusieurs statues, bustes, médaillons. Je ne veux indiquer ici que les deux jolis médaillons de Nini: l'un, daté de 1774 et la représente en habits royaux; l'autre, daté de 1780, la montre modelée à l'antique avec un diadème.

Le cabinet des estampes possède deux cartons de portraits gravés de la Reine, et encore l'œuvre est-il incomplet. Je ne cite que les plus curieux.

MARIE-ANTOINETTE, _archiduchesse d'Autriche_.--Peint par Krausinger. Gravé par Levasseur. Pour moi c'est le portrait donnant la ressemblance la plus parfaite de l'archiduchesse, de la princesse autrichienne.

MARIE-ANTOINETTE, _archiduchesse d'Autriche_.--Gravé en couleur par Bonnet d'après le tableau de Krausinger qui est dans les appartements de Mesdames.

MARIE-ANTOINETTE, _archiduchesse d'Autriche_.--Peint par Ducreux. Gravé par Duponchelle.

MARIE-ANTOINETTE, _Reine de France et de Navarre_.--Gravé en couleur par Janinet en 1777.

MARIE-ANTOINETTE.--Peint par Vanloo. Gravé par Voyez.

MARIE-ANTOINETTE.--Peint par Fredou. Gravé par Cathelin.

MARIE-ANTOINETTE.--Peint par Drouais. Gravé par Cathelin.

MARIE-ANTOINETTE,--sans nom de dessinateur et avec l'indication à Paris chez Croisey. Je crois la gravure faite d'après un dessin de Gabriel de Saint-Aubin.

MARIE-ANTOINETTE.--Peint par Lebrun. Gravé par Schinker.

MARIE-ANTOINETTE.--Dessiné par Touzé en partie d'après le portrait de Madame Lebrun. Gravé par Duclos.

MARIE-ANTOINETTE.--Peint en 1785 par Boze. Gravé en 1814 par Miger.

LA REINE À LA CONCIERGERIE.--_Prieur fecit_ d'après un tableau tiré du cabinet de l'abbé Caron. Je crois que c'est la copie de l'original du peintre polonais Shokarski qui se trouve dans la galerie d'Arenberg.

Il y a plusieurs profils: le profil d'après Vassé, dessinateur des médailles, en imitation de crayon par Demarteau; le profil d'après le dessin de Moreau, gravé par Gaucher; le profil d'après le dessin de Cochin gravé par Prévost. Parmi ces profils, un des plus jolis est un profil de la Reine qui fait le médaillon d'une adresse d'un magasin d'étoffes de soie d'or et d'argent de la rue Saint-Honoré qui avait pour enseigne: _À la Bienfaisance._

Les plus rares, les plus curieux, les plus chers de ces portraits gravés sont le petit portrait en imitation de pastel de Bonnet d'après Krausinger, et le grand portrait en couleur de Janinet, surtout lorsqu'il a son encadrement historié et sa guirlande de lys en or. M. de Lescure cite un autre rare portrait en couleur dans la manière des Dagoty, où la Reine, coiffée de plumes, a la main gauche appuyée sur la couronne royale. Ici je ne veux pas oublier une tête de grandeur naturelle, qui, quoiqu'elle ne portât pas de nom, étaient bien certainement un portrait de Marie-Antoinette. C'est l'unique épreuve que j'aie jamais vue de cette estampe du plus haut intérêt, vendue il y a deux ans à une vente de Clément.]

[124: Feuilleton des _Débats_, par de Barrière, 26 août 1858.]

[125: _Correspondance secrète_ (par Metra), vol. III.]

[126: Id., vol. IV.]

[127: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.--_Mémoires de la République des lettres.--Correspondance secrète_, années 1776, 1777.]

[128: _Mémoires sur la vie et le caractère de Mme la duchesse de Polignac_, par Madame la comtesse Diane de Polignac. Hambourg, 1796.]

[129: _Mémoires de Mme de Genlis_, vol. II.]

[130: _Mémoires_, par la comtesse de Polignac.]

[131: _Souvenirs et portraits_, par M. de Levis, 1813.]

[132: _Mémoires du comte de Tilly_. Paris, 1830, vol. I.]

[133: _Mémoires_, par la comtesse Diane de Polignac.]

[134: _Fragments inédits des Mémoires du prince de Lignes_. La revue nouvelle, 1846.]

[135: _Mémoires historiques du règne de Louis XVI_, par Soulavie, 1801, vol. VI.]

[136: _Mémoires du comte de Tilly_, vol. I.]

[137: _Mémoires_ par la comtesse Diane de Polignac.]

[138: Fragments inédits des _Mémoires du prince de Ligne_. La _Revue nouvelle_, 1846.]

[139: _Mémoires_, par la comtesse Diane de Polignac.]

[140: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.--_Mes Récapitulations_, par Bouilly. Paris, Jannet, vol. I.]

[141: Fragments inédits des _Mémoires du prince de Ligne_. La _Revue nouvelle_, 1846.]

[142: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XII.]

[143: _Gazette de France_, 11 et 15 décembre 1778.]

[144: _Journal de Louis XVI et autres manuscrits du Roi trouvés dans l'armoire de fer. Couches de la Reine_, le 19 décembre 1778 (_Archives générales du royaume_). _Revue rétrospective_, vol. V. _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[145: _Gazette de France_, mardi 22 décembre 1778.]

[146: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XII.]

[147: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[148: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XIV.]

[149: _Mémoires_, par la comtesse Diane de Polignac.]

[150: _Correspondance secrète_ (par Metra), vol. VII.]

[151: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XIV.]

[152: _Mémoires_, par la comtesse Diane de Polignac.]

[153: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XV.]

[154: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[155: _Maximes et Pensées de Louis XVI et d'Antoinette_. Hambourg, 1802.]

[156: Nous trouvons aux archives de l'Empire, _Maison de la Reine_, le total de la dépense, tant ordinaire qu'extraordinaire, de la maison de Marie-Antoinette:

Pour 1780 3,163,016l 16s 11d. Pour 1781 3,205,677 4 7 Pour 1782 3,605,172 8 8 ]

[157: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. VII, VIII, IX et X.]

[158: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[159: _Portraits et caractères_, par Senac de Meilhan.]

[160: _Mémoires de Weber_, vol. I.]

[161: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[162: _Idem._]

[163: _Mémoires de la République des lettres_.]

[164: _Mémoires_, par l'abbé Georgel, vol. I.]

[165: _Mémoires autographes de M. le prince de Montbarrey_, 1826, vol. I.]

[166: _Mémoires de la République des lettres_, vol XVI.]

[167: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. X.]

[168: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XVIII.]

[169: _Correspondance du comte de Mirabeau et du comte de La Marck_. Introduction.]

[170: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. IV.]

[171: Mercy-Argenteau dit que dans cette affaire du duc de Guines, il y eut une sorte de violence exercée par la Reine sur la volonté du Roi. Il explique l'animation de la Reine contre Turgot et Vergennes par une conspiration des entours de Marie-Antoinette, obsédant la Reine pendant les courses, les parties de plaisir, les conversations de la soirée chez la princesse de Guéménée, travaillant à piquer l'amour-propre de Marie-Antoinette, à l'irriter, à noircir à ses yeux ses adversaires politiques.]

[172: _Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI_, par Soulavie, vol. II.]

[173: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[174: _Mémoires historiques_, par Soulavie, vol. IV.]

[175: _Mémoires_, par l'abbé Georgel.]

[176: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XVII.]

[177: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[178: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. I.]

[179: Fragments inédits des _Mémoires du prince de Ligne_. La _Revue nouvelle_, 1846.]

[180: _Journal de Louis XVI. Accouchement de la Reine, le 22 octobre 1781_ (_Archives générales du royaume_). _Revue rétrospective_, vol. V.--_Mémoires de Mme Campan_, vol. 1.]

[181: _Gazette de France_, mardi 30 octobre 1781.]

[182: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[183: _Journal de Louis XVI, Revue rétrospective_, vol. V.]

[184: Lettre autographe signée, communiquée par M. A. Firmin Didot, et publiée ici pour la première fois.]

[185: Mercy-Argenteau ne juge pas justement, je crois, Mme de Polignac. Elle n'était ni ambitieuse ni avide; elle fut entraînée par les exigences de ses amis à abuser de l'amitié de la Reine. Son tort, sa faute sans excuse, c'est d'avoir sacrifié sa royale amie aux intérêts de sa société particulière.]

[186: _Mémoires du baron de Besenval_, 1821.]

[187: _Mémoires_, par la comtesse Diane de Polignac.]

[188: _Mémoires secrets de la République des lettres_, vol. I.]

[189: S. M. s'amuse de préférence à jouer au billard parce que ces occasions réunissent mieux tout ce monde que la Reine appelle sa société, et avec lequel elle aime à s'entretenir. (_Correspondance de Mercy-Argenteau_.)]

[190: _Souvenirs et Portraits_, par M. de Lévis.]

[191: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.--_Mémoires du baron de Besenval_, vol. II.--Mercy-Argenteau peint en ces termes la vie presque bourgeoise de la reine à Trianon en mai 1779: «... La Reine commença par y prendre le lait d'ânesse et y observa le régime le plus strict; S. M. ne s'y promenait qu'aux heures du jour les plus propres à faire de l'exercice et elle était retirée régulièrement à onze heures du soir. Quoiqu'il n'y eût pas d'étiquette dans la tenue de la cour, les différents temps de la journée s'y arrangeaient avec l'ordre convenable; tous les alentours se rassemblaient à un déjeuner qui tenait lieu de dîner; différents jeux, une conversation générale, un peu de promenade remplissaient une partie de l'après-midi et conduisaient au temps de la soirée et du souper, qui avait toujours lieu de bonne heure.]

[192: _Mémoires de Mme Campon_.]

[193: _Mémoires secrets et universels des malheurs et de la mort de la Reine de France_, par Lafont d'Ausonne.]

[194: _Mémoires de la République des lettres_, vol. IV.]

[195: _Petites affiches_, nivôse an V. À cette description de la chambre de la Reine à Trianon nous croyons devoir joindre la description de la chambre de la Reine à Versailles. Le lecteur aura ainsi, comme sous les yeux, le petit et le grand théâtre de la vie royale de Marie-Antoinette. Et quoi de mieux pour faire entrer dans la familiarité de sa mémoire?--Voici cette chambre d'après les inventaires, inédits jusqu'ici, des 28 et 30 brumaire, et 3 frimaire de l'an deuxième de la République française, une et indivisible, faits en présence des représentants du peuple Auguis et Treilbard (_Bibliothèque impériale, dépt. des manuscrits_, n° 1889):

«Une paire de bras de cheminée à deux branches, de 22 pouces de haut, à ornements arabesques, surmontés d'un vase d'or moulu.

«Un feu de fer à quatre branches, à recouvrements à jour, surmonté d'un vase à cassolette sur quatre pieds de lion et chaînes, et quatre têtes de satyre terminées d'une flamme dorée d'or moulu, avec pelles, pincettes et tenailles.

«Deux commodes de 4 pieds 2 pouces de large sur 3 pieds 2 pouces de haut, de marqueterie, à panneaux de mosaïque et plates-bandes de bois d'amaranthe et à filets de bois noir et blanc, et à rosettes ombrées, frise fond vert satiné, orné de branches de fleurs entrelacées, moulures, chutes en paquets de fleurs, sabots en feuillages de bronze d'or mat, et marbre blanc veiné.

«Une table à écrire de marqueterie à placage de mosaïque, bois gris satiné, un médaillon au centre composé de divers attributs de musique et couronnes de fleurs en placage, les pieds de la table à gaines ornées de moulures, sabots, chutes de fleurs en bronze doré d'or mat, la frise en bois satiné vert, ornements et moulures en balustrade, à jour, dorés d'or moulu.

«Une autre table à écrire, marqueterie semblable, avec bas-reliefs d'enfants dans la frise.

«Une chiffonnière en mosaïque pareille aux commodes; bronze doré d'or mat, deux bustes en deux trophées de pastorales sur les quatre côtés.

«Un canapé de gros de Tours broché à médaillons et guirlandes sur fond cannelé bleu et blanc encadré et orné de bordures, avec son matelas, ses deux rondins et ses deux carreaux ornés de glands.

«Deux bergères, six fauteuils, douze pliants, un écran, un paravent de six feuilles de la même étoffe que le canapé.

«Trois pièces de tapisserie de basin peint, bordées d'une crête; deux portières même étoffe et même bordure; quatre rideaux de croisée de gros de Tours bleu.

«Un marchepied pour monter au lit, à deux marches, couvert de perse, orné de crêtes de soie nuée; une colonne pour le pied du lit couverte de gros de Tours bleu, avec les verrous et fourchettes de fer doré.

«Un lit à la duchesse et impériale en voussure avec son couronnement sculpté et peint en blanc, composé de trois grandes et quatre petites pentes, tours d'impériale à petit fond, grand dossier chantourné avec son couronnement de cartisanes, trois soubassements, quatre bonnes grâces, et deux grands rideaux, le tout orné de bordures et crêtes avec franges de soie nuée et doublé de gros de Tours bleu; une garniture de plumes, l'entour du lit de 14 lés en gros de Tours bleu, bordé de larges crêtes de soie nuée, avec tringles tournantes, supports et agrafes dorés; la couchette de 5 pieds 1/2 de large sur 6 pieds 1/2 de long et 11 pieds 3 pouces de hauteur, le bois peint en blanc verni, avec vis et plaques dorées.»

Le meuble du cabinet de la Reine était encore de gros de Tours, mais à fond blanc encadré et orné de bouquets et de rubans bleus; trois lits de repos garnissaient les embrasures des fenêtres.]

[196: _Le Cicerone de Versailles_, Jacob, 1806.]

[197: Lettre d'E...ée de B...on (Mlle Boudon), Troyes, 1791.]

[198: Coup d'œil sur Bel-Œil. _À Bel-Œil, de l'imprimerie du P. Charles de L._ (le prince Charles de Ligne).]

[199: _Fragments sur Paris_, par Meyer, traduits par le général Dumouriez. Hambourg, 1798, vol. II.]

[200: Voyez dans la _Description générale et particulière de la France_ (par de La Borde), 1781-1788, les vues du Petit-Trianon gravées par le chevalier de Lespinasse.]

[201: Catalogue des meubles et effets précieux de la ci-devant Liste civile.]

[202: _Fragments sur Paris._ par Meyer, vol. II.]

[203: _Le Cicerone de Versailles_.]

[204: Voici une liste, publiée par nous pour la première fois, trouvée aux Tuileries le 10 août dans l'armoire de fer, et conservée aux Archives de l'Empire, qui confirme la liste, donnée par les Mémoires, des familiers de la Reine.

«_Liste des personnages que la Reine voit dans des cas particuliers._

Mme la duchesse de Polignac, Mme de Châlons, M. le duc de Polignac, M. le baron de Besenval, M. le chevalier de Crussol, M. d'Adhémar, M. le comte d'Esterhazy, M. le duc de Guines, M. de Châlons, M. le duc de Coigny, M. le comte de Coigny.» ]

[205: En pleine faveur des Polignac, le duc de Coigny, qui tenait pour le duc de Choiseul et espérait de la reconnaissance de la Reine pour l'auteur de son mariage une rentrée au Ministère, avait frondé la comtesse de Polignac, avait cherché à la rendre suspecte à Marie-Antoinette, en mettant au jour son hostilité contre Choiseul, ses liaisons avec Maurepas, la levée enfin de l'exil du duc d'Aiguillon due aux intrigues de la favorite. Le duc et la favorite se réconciliaient un jour, mais aux dépens de la Reine, et en s'entendant pour lui arracher à l'envi les places de finances et les grâces pécuniaires.]

[206: le duc de Guines fut accusé d'avoir abusé de la faiblesse de la Reine, pendant un moment maladif, pour faire doter sa fille et la faire épouser au fils unique du marquis de Castries. Lui, le duc de Guines, il avait eu l'habileté de s'emparer de la confiance de la comtesse Jules, et cela ajoutait une grande force à son autorité. Mais un moment le duc préjugea trop de son crédit; il voulut imposer des idées et des projets qui devaient amener un bouleversement total de la cour. La Reine hésitant, il crut pouvoir emporter la chose et eut l'imprudence de prendre un ton tranchant qui révolta la Reine. Assez mal reçu dans un séjour à Marly en 1779, il revenait huit jours avant la fin du voyage, s'enfermait chez lui, faisait défendre sa porte sous le prétexte d'une attaque de goutte.]

[207: _Mémoires de Besenval, de Mme de Genlis, du comte de Tilly, de M. de Ségur_, et _Correspondance entre le comte de Mirabeau et le comte de La Marck._ Introduction.]

[208: _Mélanges militaires, littéraires et sentimentaires_, par le prince de Ligne, vol. XXIX.]

[209: _Mémoires du baron de Besenval._ Introduction.]

[210: _Correspondance entre le comte de La Marck et le comte de Mirabeau._ Introduction.]

[211: _Paris tel qu'il était avant la Révolution_, an IV, vol. II.]

[212: _Mémoires de Besenval._ Introduction.]

[213: _Mélanges militaires, etc._, vol. XXIX.]

[214: _Souvenirs de Félicie_, par Mme de Genlis, 1806.]

[215: _Mélanges militaires, etc._, vol. XXIX]

[216: _Souvenirs et Portraits_, par le duc de Lévis.]

[217: _Catalogue raisonné d'une très belle collection de tableaux des écoles d'Italie, de Flandre et de Hollande, qui composaient le cabinet de M. de Vaudreuil, grand fauconnier de France_, par Lebrun, 1784.]

[218: _Paris tel qu'il était avant la Révolution_, an IV.]

[219: _Souvenirs de Félicie_, par Mme de Genlis.]

[220: _Mémoires de Besenval. Correspondance entre le comte de La Marck et le comte de Mirabeau._ Introduction.]

[221: _Mémoires d'un voyageur qui se repose_, par Dutens. Paris, 1806, vol. II.]

[222: _Correspondance de Grimm_, vol. XIV.]

[223: _Mémoires de Besenval_, vol. II.]

[224: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XXII.]

[225: _Lettres du prince de Ligne_ publiées par Mme de Stael, 1809.]

[226: _Mémoires du comte de Tilly_, vol. I.]

[227: _Supplément historique et essentiel à l'état nominatif des pensions_, 1789.]

[228: _La Galerie des Dames françaises, pour servir de suite à la galerie des États généraux._ Londres, 1790.]

[229: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[230: _Correspondance entre le comte de La Marck et le comte de Mirabeau._ Introduction.]

[231: _Mélanges militaires, etc._, par le prince de Ligne, vol. XXIX.]

[232: _Mémoires de Weber_, vol. I.]

[233: _Mémoires de Weber_, vol. I.]

[234: _Correspondance secrète_, par Métra, vol. XI.]

[235: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[236: _Mes récapitulations_, par Bouilly, vol. I.]

[237: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XXI.]

[238: _Correspondance secrète_, par Métra, vol. I.]

[239: _Ibid._]

[240: _Mémoires de Mme Campan.--Mémoires de Weber._]

[241: _Mémoires de la République des lettres_, vol. VI.]

[242: _Fragments sur Paris_, par Meyer, vol. II.]

[243: Explication des peintures dont l'exposition a été ordonnée par M. le comte de la Billarderie d'Angiviller. Paris, 1779.]

[244: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[245: _Correspondance littéraire de Grimm_, vol. X.]

[246: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[247: Catalogue de lettres autographes du comte Georges Esterhazy. _Paris_, 1857.]

[248: _Correspondance entre le comte de Mirabeau et le comte de La Marck_, vol. I.]

[249: _Mémoires de Mme Campan_, vol I.]

[250: _Souvenirs et Portraits_, par M. de Levis.]

[251: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. XV.]

[252: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[253: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XXIX.]

[254: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[255: _Mémoires du baron de Besenval_.]

[256: _Correspondance entre le comte de Mirabeau et le comte de La Marck_. Introduction.]

[257: Collection du comte Orloff. Iconographie des contemporains de Delpech.]

[258: _Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI_, par Soulavie, vol. II.]

[259: _Correspondance secrète_ (par Métra), années 1781-1782.]

[260: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XXIX.--Il y avait un autre souvenir et pour ainsi dire un autre lien entre ces deux âmes. C'était un _Office de la semaine sainte_ aux armes de Louis XVI, envoyé à la princesse de Lamballe, le jour de sa fête, un livre qui est dans la collection du comte de Lignerolles et dont M. de Lescure a le premier donné les trois précieux autographes jetés sur la garde du pieux volume: «Madame ma cousine, c'est aujourd'hui votre fête. Je vous prie de recevoir ce livre qui me vient de ma mère et où j'ai appris à prier Dieu, je le prie pour vous; il bénit vos vertus.

LOUIS.»

«_Mon cher cœur, moi aussi, je veux vous parler de toute mon amitié dans cette occasion. Je viens après le roi, mais je suis au mesme rang pour mon amitié pour vous; mes enfants aussi vous aiment; nous prions tous Dieu à genoux pour que vous soyez heureuse, ils savent bien, ma chère Lamballe, que vous vous plaisez à les regarder comme les vostres et vous estes dans leurs prières comme dans leurs cœurs_.

«MARIE-ANTOINETTE.

«Madame, je ne vous oublierai jamais.

«Votre cousine

«MARIE-THÉRESE. ]

[261: Catalogue de lettres autographes du 22 mars 1848.]

[262: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. XVIII.]

[263: _Mémoires de la République des lettres_, vol. XXVI.--Saint-Cloud fut acheté par la Reine, surtout à cause de ses enfants, ainsi qu'elle le dit dans cette lettre à son frère Joseph II: «_M. le duc d'Orléans me vend Saint-Cloud, le contrat n'en sera passé qu'au mois de janvier. Le Roi est convenu qu'il sera en mon nom et que je pourrai le donner à celui de mes enfants que je voudrais. Ils y passeront les étés. La Muette est trop petite pour les réunir_.»]

[264: _Mémoires de Mme Campan_.]

[265: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. XVIII.]

[266: _Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI_, par Soulavie, vol. IV.]

[267: Lettre de Marie-Antoinette du 9 avril 1787. _Bulletin de l'Alliance des Arts_, 10 octobre 1843.]

[268: _Mémoires de Mme Campan_ vol. I.]

[269: _Portefeuille d'un talon rouge_.]