Histoire de Marie-Antoinette Nouvelle édition revue et augmentée

Part 28

Chapter 283,376 wordsPublic domain

[17: Je n'utilise pas, à mon grand regret, pour l'autobiographie de Marie-Antoinette, les lettres des recueils d'Hunolstein et Feuillet de Conches. S'il n'y avait, contre ces lettres, que la langue, les tournures de phrase, enfin, selon l'expression de M. Geffroy, le ton littéraire et moral, je n'aurais pas la défiance absolue des éditeurs allemands et du critique français pour ces documents; car, pour moi, la princesse qui a écrit au comte Rosemberg, dans cet autographe indiscutable: «_Vous conviendrez que j'aurais assez mauvaise grâce auprès d'une forge, je n'y serais pas Vulcain et le rôle de Vénus pourrait lui_ (le roi) _déplaire beaucoup plus que mes goûts qu'il ne désapprouve pas;_» cette princesse aurait bien pu écrire certaines lettres des recueils d'Hunolstein et Feuillet de Conches. Malheureusement il est des arguments plus puissants auxquels, je dois l'avouer, M. Feuillet de Conches n'a pas répondu. Est-ce répondre quand on affirme qu'il n'a jamais existé aux Archives impériales de Vienne--fait ou défait--un cahier de copies de lettres de l'archiduchesse Dauphine! Est-ce répondre catégoriquement que de dire: «À coup sûr une semblable objection ne saurait émaner des Archives elles-mêmes!» Comment ne pas apporter une attestation officielle des Archives, déclarant si ce cahier existe ou a existé: oui ou non! Est-ce répondre quand on affirme à propos d'une lettre qui fait assister Louis XVI le 14 janvier 1775 à la représentation d'_Iphigénie en Aulide_ et qu'il est établi que le roi ne venait pas aux spectacles de Paris; est-ce répondre catégoriquement que de dire: «Un curieux de Londres possède une lettre de Gluck constatant la présence du roi, qui en raison du deuil trop récemment déposé avait voulu garder l'_incognito_ complet!» Comment M. Feuillet de Conches, qui a couru toute l'Europe à la recherche d'autographes, n'a-t-il pas fait le voyage de Londres, pour rapporter, à la confusion de ses adversaires, le texte triomphant de l'autographe! Est-ce une réponse acceptable, à propos de cette lettre, où Marie-Antoinette dit: «_Je ne vous ai jamais parlé de Mme Dubarry_,» que la version qui fait de cette phrase à la seconde lecture: «Je ne vous ai jamais _reparlé_ de Mme Dubarry» et la transforme définitivement à la troisième lecture, avec l'aide d'un conseil d'experts et de connaisseurs armés de loupes, en la phrase concordante avec les lettres du recueil d'Arneth: «Je ne vous ai jamais _assez_ reparlé de Mme Dubarry!»

Par quel miracle enfin les originaux de M. d'Hunolstein de 1770, de 1771, de 1772, sont-ils écrits de la petite écriture conforme à l'écriture des autographes connus de la reine et non à la première grosse et informe écriture de la Dauphine, à l'écriture des lettres qu'elle écrivait alors à Marie-Thérèse...? Puis pourquoi ce secret et ce silence suspect sur la provenance des autographes, et de qui vraiment M. d'Hunolstein les tient-il?

Ce sont ces arguments et bien d'autres encore qu'il serait trop long d'énumérer ici, qui, selon moi, imposent le devoir à tout écrivain amoureux de la vérité historique, de ne pas se servir de ces documents, devant être considérés comme apocryphes, jusqu'à ce qu'une commission--je ne la veux pas de littérateurs et de savants--une commission de paléographes et de marchands d'autographes ait prononcé en dernier ressort sur l'authenticité des lettres des recueils d'Hunolstein et de Feuillet de Conches.]

[18: _Mercure de France--Gazette de France_, mai 1770.]

[19: _Mémoires de Weber_, vol. I.]

[20: _Mercure de France_, mai 1770.]

[21: _Mémoires de Weber._]

[22: _Journal des événements tels qu'ils parviennent à ma connaissance_, par Hardy. Bib. nat. manuscrits S. F. 2886.]

[23: _Gazette de France--Mercure de France_, mai 1770.]

[24: _Journal manuscrit_ de Hardy, vol. I.]

[25: Je possède un curieux manuscrit intitulé: SOMMAIRE DES DÉPENSES _de l'argenterie, menus plaisirs et affaires de la chambre du Roi ordonnées par MM. les premiers gentilshommes de la chambre de Sa Majesté._ Dans ce manuscrit tout un chapitre est consacré au mariage de Marie-Antoinette.

«Les dépenses lors des mariages soit du roi, soit des enfants de France, soit des princes de la famille royale, regardent les Menus.

Ces dépenses consistent dans les voitures qui sont envoyées au-devant de la princesse, accompagnées des valets de chambre tapissiers qui portent les ameublements et lits qui doivent servir dans le voyage. Cette dépense en 1770 lors du roi alors Dauphin à

3.642 fr. 75

_Pour le jour de la cérémonie._

13 médailles d'or de 18 lignes de diamètre à 9 6d chacune. 197 fr.

2 anneaux d'or. 124

2 cierges et 2 poignées de velours blanc brodés. 28

1 poêle de drap d'argent. 1.099

1 coffre à bijoux des plus magnifiques. 22.786

Ledit coffre était garni d'une magnifique tabatière garnie en diamants, d'une montre pareille et sa chaîne pour Mme la Dauphine, du prix de 20.746

NOTA. _Le roi avait fourni en outre un superbe éventail garni en diamants et un étui de pièces avec sa chaîne qui venaient de feue Mme la Dauphine._

Plus 52 tabatières pour les présents distribués par Mme la Dauphine montant ensemble à 71.934

51 montres, idem. 53.550

9 flacons d'or. 2.550

11 étuis d'or. 2.200

13 porte-crayons d'or garnis en diamants. 2.256

1 paire de boutons de diamants. 2.908

l écritoire d'or. 200

1 étui et tire-bouchons d'or. 296

1 autre étui d'or. 200

Divers autres petits bijoux et fournitures. 3.236 ------- _Total des bijoux de la corbeille non compris les bijoux fournis par le roi._ 160.076

Tous ces présents ont été distribués aux personnes désignées dans le protocole qui a été dressé pour les dépenses des Menus.»

Il était en outre frappé 571 médailles en or de quatre grandeurs différentes montant à

65.046.15s7d

Et 1,226 médailles d'argent montant à

8.5797s9d

«Il est accordé dans ces occasions aux officiers des cérémonies, aux intendants des Menus, aux huissiers de la chambre portant des masses, une somme pour droit d'habit, ainsi que des épées aux Gardes de la manche montant à

8.832 fr.

Il a été accordé au mariage de monseigneur le Dauphin une gratification de 400 fr. à chacun des huissiers de la chambre, une somme de trois cents livres à chacun des huissiers de l'antichambre et valets de chambre du roi, et 200 fr. de plus à ceux qui ont été du voyage de Strasbourg.

Toutes les dépenses ci-dessus dites formant le premier état du mariage de monseigneur le Dauphin en 1770, divisées en cinq chapitres, sont montées, comprises les taxations de 3,606 12s 6d, à

290. 79'l 6s4d

Le second état de la dépense dudit mariage a consisté dans celles du feu d'artifice, illumination, fêtes des jardins, constructions de charpente, décorations, théâtres dans lesdits jardins, gratifications, et se sont élevées à la somme de

661. 675 8s,

Celles du troisième état-relatives aux grands spectacles, bals et festins qui ont été donnés tant pour les décorations, habits, payement des musiciens, musiciennes, acteurs, actrices, danseurs, danseuses, symphonistes employés aux spectacles, bal paré, bal masqué, les bougies, le payement des soldats, journées d'ouvriers, brodeurs, tailleurs, perruquiers, enfin les gratifications accordées à l'occasion dudit mariage montant toutes les dépenses à celles de.

1,267 770 » 7d

_Total général de la dépense dudit mariage_ Année de M. le duc d'Aumont. 2, 220, 206, 15s.» ]

[26: Le jeudi 19 mars on donnait la première représentation de la reprise de _Persée_ chanté par les demoiselles Dubois, Arnould, Rosalie, les sieurs Geslin, Legros, Cassagnade, dansé par les sieurs Vestris, Gardel, Dauberval, les demoiselles Guimard, Heinel, etc. Le 19 mai le bal paré avait lieu dans trois galeries tendues de brocard bleu et argent, garnies de colonnes de marbre vert-campan, de candélabres supportant des enfants chargés des attributs de l'amour, de guirlandes de fruits ou argent sur fonds d'émeraude encadrés d'or. Au sortir du bal paré, le Roi donnait le signal pour tirer le feu d'artifice qui devait avoir lieu le 16 et qu'avait retardé le mauvais temps. On tirait un corps de feu composé de dix mille fusées volantes, de mille gros pots à feu, de vingt-quatre bombes, qui au milieu de leurs feux et de leurs éclatements laissaient apercevoir un temple de l'Hymen. Une charmante illumination suivait toute semée de dauphins lumineux. Le 21 mai il y avait bal masqué dans la grande galerie, ainsi que dans le salon d'Hercule, de Mercure, des Tribunes où les masques admiraient les jolis enguirlandements de fleurs autour des lustres de cristal. Enfin le 24 mai _Athalie_ était jouée avec toute la pompe imaginable et le talent de Mlle Clairon qui, retirée du théâtre, consentait à jouer ce jour-là. (_Journal des spectacles de la Cour_ pendant l'année 1770.)]

[27: _Gazette de France--Mercure de France_, mai 1770.]

[28: _Mémoires de Weber_, vol. I.]

[29: _Gazette de France_, 4 juin 1770.]

[30: _Mémoires de Weber_, Vol. I.]

[31: _Maria Theresia und Marie-Antoinette_, von Arneth. Wien., 1865.]

[32: Marie-Antoinette n'avait guère que quatorze ans à l'époque de son mariage, et la petite fille qu'elle était encore se refusait à porter un corps de baleine, négligeait parfois de, se laver les dents, n'aimait qu'à parler et à rire à l'oreille des jeunes dames.]

[33: _Correspondance secrète entre Marie-Thérèse et le comte de Mercy-Argenteau_, publiée par M. d'Arneth et Geffroy. Paris, Didot, 1875, vol. I.]

[34: _Mémoires secrets et universels des malheurs et de la mort de la Reine de France_, par Lafont d'Ausonne. Paris, 1824.]

[35: _Revue rétrospective_, vol. I, 2e série.--Arneth donne une lettre de Marie-Antoinette à Marie-Thérèse, en date du 19 juillet 1770, lettre dans laquelle la Dauphine s'exprime en ces termes sur le compte de la favorite: «_... Le Roi a mille bontés pour moi et je l'aime tendrement mais s'est à faire pitié la faiblesse qu'il a pour Mme du Barry qui est la plus sotte et impertinant créature qui soit imaginable, elle a joué tous les soirs avec nous à Marly elle s'est trouvé deux fois à côtés de moi mais elle ne m'a point parlé et je n'ai point tachée justement de lié conversation avec elle mais quand il le faloit je lui ai pourtant parlé..._» La lettre est curieuse comme orthographe et comme témoignage de la bien incomplète connaissance de la langue française que possédait la Dauphine à son arrivée en France. (_Maria-Theresia und Marie-Antoinette_, von Arneth, 1865.)]

[36: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[37: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[38: _Mémoires de Mme Campan_, vol. I.]

[39: _Mémoires autographes de M. le prince de Montbarey._ Paris, 1826, vol. II.]

[40: _Fragments inédits des mémoires du prince de Ligne, La Revue nouvelle_, 1846.]

[41: _Mémoires historiques et politiques_, par Soulavie, vol. II.]

[42: _Correspondance littéraire de Grimm_, 1829, vol. VII.]

[43: _Maximes et pensées de Louis XVI et d'Antoinette._ Hambourg, 1801.]

[44: _Mémoires du duc de Choiseul écrits par lui-même._ Première partie, 1790.]

[45: _Notice d'événements remarquables et tels qu'ils parviennent à ma connaissance_, par Hardy. Bibliothèque nationale, manuscrits S F 2886, 2e vol., 4 février 1772.--Voici un passage curieux d'une lettre de la Dauphine à Marie-Thérèse sur M. de la Vauguyon: «_Pour mon cher mari, il est changé de beaucoup et tout à son avantage. Il marque beaucoup d'amitié pour moi et même il commence à marquer de la confiance. Il n'aime certainement point M. de la Vauguyon, mais il le craint. Il lui est arrivé une singulière histoire l'autre jour. J'étais seule avec mon mari, lorsque M. de la Vauguyon approche d'un pas précipité à la porte pour écouter. Un valet de chambre qui est sot ou très-honnête homme ouvre la porte et M. le duc s'y trouve planté comme un piquet sans pouvoir reculer._ _Alors je fis remarquer à mon mari l'inconvénient qu'il y de laisser écouter aux portes et il l'a très bien pris._» (_Maria-Theresia und Marie-Antoinette_, von Arneth, 1865.)]

[46: _Mémoires secrets de la République des lettres_, vol. XXI.]

[47: _Mémoires de Weber_, vol. I.]

[48: Le portrait est-il un peu poussé au noir? Mercy-Argenteau s'exprime favorablement sur le compte de l'abbé. Mais il ne faut pas oublier que l'abbé de Vermond est l'homme de Marie-Thérèse et de son ministre. Disons qu'il fut un des premiers familiers de la Reine qui émigrât.]

[49: _Portefeuille d'un talon rouge contenant des anecdotes galantes et secrètes de la cour de France. À Paris, de l'imprimerie du comte de Parades._]

[50: _Mémoires historiques_ par Soulavie, vol. VI.]

[51: Supplément historique et essentiel à l'étal nominatif des pensions, 1789.]

[52: La Dauphine était née moqueuse. Mercy-Argenteau dit dans une lettre: «S. A. R. par un pur effet de gaieté et sans mauvaise intention se livre quelquefois à plaisanter sur le chapitre de ceux auxquels elle aperçoit des ridicules; cela a déjà été remarqué ici, et y deviendrait d'une conséquence d'autant plus dangereuse que cette princesse sait donner à ses observations tout l'esprit et le sel propres à les rendre piquantes.]

[53: _Portefeuille d'un talon rouge._]

[54: «M. de Saint-Mégrin, _fils de M. de la Vauguyon, qui est encore plus dans l'intrigue et plus méchant que son père_,» dit la Dauphine dans une lettre adressée à Marie-Thérèse, en date du 16 avril 1771.]

[55: _Portefeuille d'un talon rouge._]

[56: _Correspondance entre le comte de Mirabeau et le comte de La Marck_, par A. de Bacourt, 1851. Introduction.]

[57: _Notice d'événements_, par Hardy, 25 décembre 1771.]

[58: _Notice d'événements_, par Hardy, 8 juin 1773.]

[59: _Mémoires secrets de la République des lettres_, vol. V.]

[60: _Ibid._ II.]

[61: _Notice d'événements_, par Hardy, 8 et 6 septembre 1773.]

[62: _Notice d'événements_, par Hardy, vol. I. ]

[63: _Les Fastes de Louis XV._ A. Villefranche, 1782.]

[64: _Mémoires historiques_, par Soulavie.]

[65: _Mémoires pour servir à l'histoire des événements de la fin du dix-huitième siècle_, par l'abbé George. Paris, 1817, vol. I.]

[66: _Mémoires historiques et politiques_, par Soulavie, vol. II. ]

[67: _Mémoires de Mme Campan_, 1826, vol. I.--_Mémoires de Weber_, 1822, vol. I.]

[68: _Maximes et pensées de Louis XVI et d'Antoinette_. Hambourg, 1802.]

[69: _Portraits et caractères_, par Senac de Meilhan, 1813.]

[70: _Chronique secrète de Paris sous Louis XVI_, par l'abbé Beaudeau. _Revue rétrospective_, 1re série, vol. III.]

[71: _Mémoires pour servir à l'histoire des événements de la fin du_ XVIIIe _siècle_, par l'abbé Georgel. Paris, 1817, vol. I.]

[72: _Chronique secrète de Paris sous le règne de Louis XVI_, par l'abbé Beaudeau.]

[73: _Chronique secrète de Paris_, par l'abbé Beaudeau, et _Mémoires de Soulavie_.]

[74: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. I.]

[75: _Mémoires du ministère du duc d'Aiguillon_. Paris, 1792.]

[76: _L'espion dévalisé_. Londres, 1782.]

[77: _Mémoires historiques_, par Soulavie, vol. I.]

[78: _Chronique secrète_, par l'abbé Beaudeau.]

[79: _Chronique secrète de Paris_, par l'abbé Beaudeau.]

[80: _L'espion dévalisé_. Londres, 1782.]

[81: _Mémoires_, par Soulavie, vol. II.]

[82: _Mémoires_, par l'abbé Georgel, vol. I.]

[83: _Mémoires_ de Mme Campan, vol. I.]

[84: _Chronique secrète_, par l'abbé Beaudeau.]

[85: _Ibid._]

[86: _Ibid._, par l'abbé Beaudeau.]

[87: _Mémoires_, par Mme Campan.]

[88: _Chronique secrète_, par l'abbé Beaudeau.]

[89: _Ibid._, par l'abbé Beaudeau.]

[90: _Annales du règne de Marie-Thérèse_, par Fromageot, 1775.]

[91: _Mémoires secrets et universels_, par Lafont d'Ausonne, 1825.]

[92: _Mélanges militaires, littéraires et sentimentaires_, par le prince de Ligne, 1795-1811, vol. XXVII.]

[93: _Dernières années du règne et de la vie de Louis XVI_, par Hue, 1814.]

[94: _Chronique secrète_, par l'abbé Beaudeau.]

[95: _Mémoires du ministère du duc d'Aiguillon_. Paris, 1792.]

[96: _Marie-Antoinette, Joseph II, und Leopold II_, von Arneth, 1886.]

[97: _Comptes de Louis XVI, Arch. gén. du royaume. Revue rétrospective_, vol. V.]

[98: _Louis XVI dans son cabinet_. Paris, 1791.]

[99: Mercy-Argenteau dans sa correspondance nous montre Louis XVI dans son intérieur toujours occupé de maçonnerie, de menuiserie, travaillant de ses mains à remuer des matériaux, des poutres, des pavés, et sortant de ces travaux avec la tenue et la fatigue d'un manœuvre.]

[100: _Chronique secrète_, par l'abbé Beaudeau.--La Reine, dit Mercy-Argenteau, désirait beaucoup avoir une maison de campagne à elle en propre. À la mort du Roi, le comte et la comtesse de Noailles lui suggérèrent l'idée de demander le petit Trianon, s'offrant de l'obtenir de Louis XVI. La Reine, sur le conseil de Mercy, s'adressait directement à son époux, qui au premier mot lui répondait que cette maison de plaisance était à elle, et qu'il était charmé de lui en faire don.]

[101: _Description générale et particulière de la France_ (par de La Borde). Paris, 1871.--_Le Cicérone de Versailles ou l'Indicateur des curiosités et établissements de cette ville_, 1806.]

[102: _Chronique secrète_, par l'abbé Beaudeau.]

[103: _Portraits et caractères_, par Sénac de Meilhan. Paris, 1813.]

[104: _Projet pour le jardin anglo-chinois du petit Trianon_, par Antoine Richard, jardinier de la Reine, 1774, dans le _Recueil des jardins_ de Lerouge.]

[105: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. I.]

[106: _Lettre autographe de Marie-Antoinette_, communiquée par M. Boutron.]

[107: _Mélanges militaires, littéraires, sentimentaires_, par le prince de Ligne, vol. XXIX.]

[108: _Mémoires sur la vie privée de Marie-Antoinette_, par Mme Campan, 1826. Éclaircissement historiques.]

[109: _Chronique secrète_, par l'abbé Beaudeau.]

[110: _Portefeuille d'un talon rouge._]

[111: Voici les «Provisions de surintendante de la Reine pour madame la princesse de Lamballe: Louis, etc., à tous ceux qui ces présentes lettres verront salut. La Reine notre très-chère épouse et compagne, nous ayant fait connoître le désir qu'elle a que notre très-chère et très-aimée cousine la princesse de Lamballe soit pourvue de l'état et charge de chef du conseil et surintendante de sa maison, notre tendresse pour ladite dame Reine et la connoissance que nous avons les grandes qualités de notre dite cousine, nous ont déterminé à y déférer. À ces causes et autres grandes considérations à ce nous mouvant, nous avons donné et octroyé, et par ces présentes signées de notre main donnons et octroyons à notre très-chère et très-aimée cousine Marie-Thérèse-Louise de Savoye Carignan, veuve de notre très-cher et très-aimé cousin le prince de Lamballe, l'état et charge de chef du conseil et surintendante de la maison de la Reine, pour par notre dite cousine, l'avoir, tenir et exercer, en jouir et user aux honneurs, pouvoirs, fonctions, autorités, privilèges, prérogatives, prééminences qui y appartiennent, ainsi et de la même manière qu'en a joui ou dû jouir notre très-chères et très-aimée cousine la feue demoiselle de Clermont... Le 16e jour de septembre, l'an de grâce 1775 et de notre règne le 2e.» _Maison de la Reine._ Archives de l'Empire.]

[112: Madame de Cossé n'était pas amenée à quitter sa charge par un simple froissement d'amour-propre. La délicatesse de sa santé avait fait déjà courir l'année précédente le bruit de sa retraite. Et Marie-Antoinette dans une lettre, où au fond elle regrette vivement sa dame d'atours, donne le vrai motif qui fait abandonner à la duchesse le service de la reine: «_Je fais une grande perte dans ce moment-ci par la perte de madame de Cossé, ma dame d'atours, je le craignais depuis longtemps, mais je n'ai pu me refuser au triste état de son enfant, dont cette pauvre mère sèche sur pied, il n'a que quatre ans, elle l'a nourri elle-même, depuis six mois il a été inoculé, et après cette malheureuse inoculation, il est devenu boiteux. Les remèdes sans nombre qu'on lui a faits ont un peu remédié à la boiterie, mais il maigrit et dépérit insensiblement. Dans sa désolation, madame de Cossé n'a d'autre ressource que de mener son fils à des eaux en Savoye et de passer l'hiver dans les provinces méridionales. Je la regrette fort parce que c'est une femme de mérite et des plus honnêtes que je puisse jamais trouver. Je crois que je la remplacerai par madame de Chimay, une dame à moi, qui est généralement aimée_.»]

[113: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. II.]

[114: _Mémoires de la République des lettres_.]

[115: Costumes français pour les coiffeurs, 1776-1777, chez Esnault et Rapilly.--Coiffures de 1589 à 1776.--_Correspondance secrète_, vol. I.]

[116: Costumes d'opéras et travestissements de bals de cour. Dessins de Boquet dessinateur des Menus. Bibliothèque nationale, Cabinet des estampes.]

[117: _Correspondance entre le comte de Mirabeau et le comte de Lamarck._]

[118: _Portefeuille d'un talon rouge._]

[119:_ Correspondance secrète_ (par Métra), vol. I.]

[120: _Portefeuille d'un talon rouge._]

[121: _Correspondance secrète_ (par Métra), vol. I.]

[122: La dissipation à laquelle se livra Marie-Antoinette pendant plusieurs années eut pour excuse et peut-être un peu pour cause le vide de ce cœur de mère, de Reine, qui pendant huit ans n'eut pas d'enfants. Aussi aux premiers symptômes de sa grossesse, la Reine rappelait-elle à Mercy, de son premier mouvement, les engagements de sagesse et de raison qu'elle avait pris vis-à-vis d'elle-même, lorsque ce bonheur lui serait donné.]

[123: _Portraits et caractères_, par Senac de Meilhan. Paris, 1813.--Dans les très-intéressants articles sur notre _Histoire de Marie-Antoinette_ (_Journal des Débats_, 26 et 28 août 1858), M. Barrière donne un portrait inédit tracé par une main contemporaine. «Sa taille était petite, mais parfaitement proportionnée; son bras était bien fait et d'une blancheur éblouissante, sa main potelée, ses doigts effilés, ses ongles transparents et rosés, son pied charmant. C'est ainsi qu'on la vit à quinze ans, au moment de son mariage. Lorsqu'elle fut grandie et engraissée, le pied et la main restèrent aussi parfaits; sa taille seule se déforma un peu et sa poitrine devint trop forte. Son visage formait un ovale un peu allongé; ses yeux étaient bleus, doux et animés; son cou dégagé, peut-être un peu long, mais parfaitement placé; le front trop bombé et pas assez garni de cheveux.» Complétons le portrait de la Reine par deux autres esquisses: l'une tracée par un peintre, madame Lebrun; l'autre par un étranger, lord Walpole.