Histoire de la vie et de l'administration de Colbert

Chapter 56

Chapter 561,272 wordsPublic domain

[620] Le texte latin est beaucoup plus sobre de mots: _Non moriar, sed vivam et narrabo opera Domini_.

[621] Note marginale de Fouquet: «On n'a pu changer cet endroit sans oster le sceau de la prophétie de la venue de Nostre Seigneur qui est la pierre angulaire de l'Église.--Tous les versets sentendent de luy.»

[622] Texte latin: «_O Domine salvum me fac, ô Domìne bene prosperare: Benedictus qui venit in nomine Domini_.» Il est probable que Fouquet s'est trompé en copiant et qu'il a mis: _vous soit prospère_, au lieu de: _me soit prospère_.

[623] Note de Fouquet: Ce verset et le suivant sont répétés comme dans le latin.

[624] Ces vers m'ont été adressés de Grenoble.--La personne qui a bien voulu me faire cette intéressante communication ne s'étant pas nommée, je la prie de recevoir ici mes remerciements bien sincères pour sa bienveillante attention.

[625] Cette pièce, après la lecture de laquelle toute incertitude sur la profession des ascendants de J.-B. Colbert, doit cesser, est extraite, presque littéralement, des _oeuvres inédites de P.-J. Grosley, de Troyes_, vol. 1er, p. 258 et suiv.--J'ai déjà cité plusieurs pièces de vers faites par des contemporains de Colbert, dans lesquelles ce ministre est désigné comme appartenant à une famille de marchands. Il y a dans le _Recueil manuscrit de chanson, vaudevilles, sonnets, épitaphes_, etc. (_Recueil Maurepas_, Biblioth. roy., Mss. 35 vol. in-4º), d'autres pièces qui confirment cette opinion. Dans l'une d'elles on invite le marquis de Seignelay, très-connu par son faste, à porter _de ses pères la bure_; vers auquel correspond la note suivante: «J.-B. Colbert était fils d'un payeur des rentes de l'hostel-de-ville de Paris et petit-fils d'un marchand de Reims.» On lit en outre dans une chanson de 1681, faisant partie du même recueil, que les filles, de Colbert les duchesses de Chevreuse et de Saint-Aignan avaient fait faire le tabouret qu'elles avaient chez la reine, _chez leur cousin, le tapissier_.

[626] Odart, prononciation vicieuse d'Edouard (Note de P.-J. Grosley).

[627] Des Mascrani et des Lumagna furent plus tard employés par J.-B. Colbert. (Voir _les registres concernant le commerce, de 1669 à 1672_, Bibliothèque du Roi et Archives de la marine).

[628] C'était la marraine de J.-B. Colbert. (Voir la pièce précédente.)

[629] Ce Largentier était de Troyes et appartenait à une ancienne famille de négociants. En 1594, il s'était prononcé fortement pour Henri IV, l'avait suivi à Paris et s'était mis dans les fermes où il avait fait fortune. Sully raconte de lui un mot d'une rare impertinence qui donna lieu plus tard à une très-piquante et spirituelle remarque de Henri IV. Un jour Largentier dit au roi qu'un voyage à Fontainebleau lui avait coûté 10,000 écus.--Ventre-saint-gris! s'écria le roi--Oui, Sire, mais c'est que j'ai fait prendre le modèle des frontispices de votre maison pour en faire de pareils à une des miennes que j'ai en Champagne. Peu de temps après; Largentier fut arrêté, pour quelque opération de finance un peu trop irrégulière sans doute, et on l'envoya au Châtelet. «Comment, dit le Roi, à cette nouvelle, est-ce qu'il veut prendre aussi le modèle des frontispices du Châtelet?»

[630] On trouve dans _les lettres adressées à Colbert_, un grand nombre de lettres de M. Lecamus, chargé de la police de Paris, conjointement avec M. La Reynie, et sous ses ordres. (Bibliothèque du Roi, Mss.) Il est probable qu'elles sont de ce dernier.

[631] Biblioth. roy., Mss. _Registres concernant le commerce, année. 1669_, nº 204.

[632] Arch. de la mar. _Extrait des despesches et ordres du Roy concernant la marine, sous le ministère de M. Colbert, depuis l'année 1669 jusques et y compris l'année 1685_, 1 vol. in-folio, manuscrit, p. 424 et suiv.--Le 20 septembre 1669, Colbert avait donné à l'évêque de Béziers, nommé ambassadeur à Madrid, une _Instruction sur le fait de commerce_. Cette instruction est beaucoup moins complète que celle-ci. On la trouve, à sa date, dans _le Registre des despesches, de 1669_, et dans les _Recherches sur les finances_, par Forbonnais, année 1669.

[633] Ce mémoire a été publié par Forbonnais, avec l'orthographe de son époque, dans ses _Recherches et considérations sur les finances de France_, année 1670.--J'ai donné quelques extraits de ce mémoire, p. 297 et 298.

[634] Biblioth. roy., Mss. _Colbert et Seignelay_, t. IV, cote 16, pièce I.--La même pièce se trouve aux Archives de la marine, _Registres concernant le commerce_, année 1671, vol. 1erer, p. 59 et suiv.--J'ai donné quelques extraits de cette pièce, p. 299 de ce volume.

[635] Cette dernière phrase a été ajoutée de la main de Colbert sur la copie de l'instruction qui fut envoyée à son fils et qui appartient à la Bibliothèque royale. Elle ne se trouve pas sur la copie qui existe aux Archives de la marine.

[636] Biblioth. roy., Mss. _Colbert et Seignelay_, t. IV, cote 16, pièce nº 17.--J'ai donné, dans le corps de l'ouvrage (chap. XIV et XIX, page 299 et 386), des extraits assez étendus de cette instruction, mais en raison de son importance, et afin de montrer la filiation et l'ensemble des idées de Colbert, je crois devoir reproduire ici en entier ce remarquable document.

[637] Biblioth. roy., Mss. _Colbert et Seignelay_, t. IV, cote 16.--Cette pièce a été publiée par M. Eugène Sue.

[638] Colbert attachait une grande importance à la fidèle transcription de ses dépêches. Les _Registres des despecsches concernant le commerce pendant les années_ 1669, 1670, 1671, 1672, portent en regard de chaque lettre, un _vu_ de sa main.

[639] Les lettres qui suivent sont tirées des Archives de la marine. Celles de l'année 1670, des _Registres des despesches concernant le commerce_; celles des années 1672, 1675 et 1680, des _Extraits des despesches et ordres du Roy concernant la marine sous le ministère de M. Colbert, depuis l'année 1667 jusques et y compris l'année 1683_; celle de l'année 1679, des _Expéditions concernant le commerce, de 1669 jusqu'à 1683_.

[640] Entrepôt.

[641] Note de l'_Extrait des despesches_.--«Cette lettre n'a été transcrite que pour faire voir avec quelle force et quel ménagement en même temps, M. Colbert écrivait aux plus grands seigneurs, et à ceux même qui étaient le plus en faveur auprès du Roy.»

[642] Arch. de la mar.--Cette lettre, écrite en entier de la main de Colbert, fut sans doute recopiée à cause de quelques surcharges qu'il y avait faites. Le manuscrit original a été intercalé dans les registres des _Expéditions concernant la commerce, de 1669 jusqu'à 1683_, t. II.

[643] Biblioth. roy., Mss. Fonds dit _Suite de Mortemart_, no 34. Gros volume in-folio.--Ce volume, à l'aide duquel on pourrait reconstruire en quelque sorte l'hôtel de Colbert, contient l'inventaire général et estimatif de tous les objets qui s'y trouvaient au moment de sa mort, depuis les plus précieux jusqu'aux plus insignifiants. Je me suis borné à en transcrire ici quelques articles.

[644] J'ai renvoyé aux notes pour les manuscrits et ouvrages imprimés au sujet desquels il y a eu lieu de donner quelques indications particulières.--Les ouvrages imprimés et recueils sans noms d'auteurs ont été classés d'après l'ordre alphabétique.

[645] Je crois devoir, en raison de l'importance historique de cette précieuse collection, donner la table des cotes dont elle se compose.

[646] C'est par erreur que ces lettres sont indiquées _Arm. XI_ dans la note 1 de la page 91 de ce volume.

[647] Il y aura deux volumes. Le second n'a pas encore paru.

[648] J'ai omis de citer cet ouvrage dans les trois premières pages de l'_Étude sur Fouquet_. M. Gozlan a recueilli dans les romans de mademoiselle de Seudéry de curieux détails sur la fête de Vaux, et c'est d'après lui que j'ai reproduit une partie des particularités qui se rattachent à cette fête.

[649] Le titre de l'ouvrage ne porte pas le nom de l'auteur.

[650] Ce volume ne porte pas de nom d'auteur; il est attribué à Lethinois par M. Blanqui, dans sa _Bibliographie des principaux ouvrages d'économie politique_ (_Hist. de l'Économie politique_, t. II).

[651] Ces deux ouvrages ne portent pas le nom de l'auteur.