Histoire de la vie et de l'administration de Colbert

Chapter 45

Chapter 453,885 wordsPublic domain

«J'ai vu et examiné soigneusement le procès-verbal que les maires et eschevins de la ville d'Amiens m'ont envoyé, sur le sujet de la longueur et largeur des étoffes qui se fabriquent en cette ville, ensemble votre advis qui y estoit attaché, sur quoy je vous diray que le seul moyen de rendre les manufactures parfaites et d'establir un bon ordre dans le commerce consistant à les rendre toutes uniformes, il est nécessaire de faire exécuter ponctuellement le règlement général de l'année 1669, d'autant plus qu'il est facile d'y obéir, et que dans la suite les ouvriers y trouveront leur advantages. Pour cet effet, j'estime donc qu'ils doibvent travailler dans le courant de ce mois à la réformation de leurs mestiers, afin qu'ils mettent le nombre de fils et de portée convenables à la largeur, force et bonté des estoffes, et que les marchandises qui seront marquées pendant le présent mois seulement d'une marque particulière, laquelle sera rompue en votre présence, lorsqu'il sera expiré auront leur débit. C'est à quoy je vous prie de tenir la main, en sorte que toutes les manufactures du royaume puissent estre d'une longueur et largeur égales, et que le public en puisse retirer le fruict que le Roy s'en est promis.»

AUX MAIRES ET ESCHEVINS

DES PRINCIPALES VILLES MARITIMES ET DU DEDANS DU ROYAUME.

18 mars 1670.

«L'amour que le Roi a pour ses sujets obligeant Sa Majesté de penser continuellement aux moyens d'augmenter leur commerce, et de leur faire gouster les fruicts de son application, elle a esté bien aise de leur en donner une nouvelle marque par la déclaration que vous trouverez ci-jointe, par laquelle vous verrez qu'outre l'établissement du transit, et de l'entrepôt qui a esté accordé pour la facilité du commerce, Sa dite Majesté permet à tous négociants, tant François qu'étrangers de se servir de tous les ports du royaume comme d'une estape[640] générale, pour y tenir toute sorte de marchandises, afin de les vendre ou transporter, ainsi qu'ils l'estimeront à propos, en faisant mesme rendre les droits d'entrée qui auront esté payez, et comme les marchands de votre ville comprendront facilement les advantages qu'ils peuvent retirer de cette déclaration; je crois qu'il suffit que vous la rendiez publique, afin qu'ils soient conviez par leur propre intérest de profiter des bontés et des soins de Sa Majesté.»

A M. DE POMPONNE,

Ambassadeur en Hollande.

21 mars 1670.

«...Sur l'advis que vous me donnez de la destruction presque entière ces manufactures de Leyde, si vous pouviez faire entendre secrètement à quelques-uns des chefs de ces manufactures que s'ils vouloient s'habituer en France, on leur y feroit trouver toutes sortes de commoditez, cela pourroit être fort avantageux au royaume, mais on ne pourrait pas se servir de l'Isle et des autres villes conquises pour cet effect, d'autant que ceux de Leyde étant tous calvinistes, et cette religion n'estant pas permise dans lesdites villes, il seroit bien difficile de les y attirer, de sorte que s'ils vouloient choisir l'une des villes du Royaume pour y porter leurs manufactures, le Roy leur accorderoit de si grands advantages qu'ils auroieat lieu de s'y bien establir et de se louer des bontés de Sa Majesté.»

A M. DE POMPONNE.

4 juillet 1679.

«J'ay reçeu les deux lettres que vous avez pris la peine de m'escrire le 19 et 26 du mois passé. Je vous avoue que j'ai esté surpris de voir la prodigieuse quantité de marchandises que la Compagnie des Indes orientales de Hollande a fait venir cette année. Je ne fais aucun doute que ce ne soit un des premiers effects de la jalousie qu'ils ont de l'establissement de nostre Compagnie, voulant hazarder de donner toutes les marchandises à un très-bas prix pour la ruiner, mais pour vostre consolation, je vous puis assurer que la puissante protection du Roy, et les grandes assistances que Sa Majesté veut bien donner à ladite Compagnie françoise nous met hors d'estat de rien craindre, et vous verrez que dans la suite nous leur ferons au moins autant de mal qu'ils nous en pourront faire; Il faut laisser agir leur malignité et prendre nos précautions pour nous en garentir. Je vous prie de continuer à me faire sçavoir tout se qui se passera sur cette matière, et sur toutes les autres qui concernent le commerce.

A l'égard du particulier qui prétend avoir le secret de désalter l'eau de la mer, je vous diray que tant de gens m'ont desjà fait cette proposition et que j'en ai fait faire ici tant d'espreuves qui réussissent bien en petit, mais qui ne peuvent jamais produire d'advantage dans un long voyage, que je suis résolu de n'en faire plus d'expérience que sur les vaisseaux mesme, et si celuy qui vous à fait cette proposition veut aler à Rochefort, et faire cette expérience sur les premiers vaisseaux du Roy qui seront mis en mer, en cas qu'il ayt véritablement ce secret et qu'il puisse estre util, il doibt estre asseuré qu'il en recevra une bonne récompense.»

AU Sr DE LARSON,

Capitaine de vaisseau.

11 juillet 1670.

«J'ay reccu les lettres et les mémoires que vous m'avez envoyé sur tout ce qui s'est passé dans vos voyages du Levant, et sur le commerce, sur quoy je vous diray en peu de mots qu'un capitaine de marine qui a l'honneur de commander un vaisseau du Roy pour l'escorte des vaisseaux marchands ne doibt penser à autre chose sinon qu'à se bien acquitter de cet ordre, sans raisonner sur un mestier de marchandises et de commerce qu'il ne doibt pas faire, et qui n'est point de son fait, en sorte que vous pouvez vous dispenser à l'advenir de m'envoyer aucun mémoire sur cette matière, et vous contenter de bien faire votre debvoir, sur quoy je dois vous dire que le principal fruict que le Roy prétend de la dépense que Sa Majesté fait pour l'armement du vaisseau que vous commandez est de satisfaire les marchands et les convier par la à augmenter leur commerce; au lieu de cela, elle trouve que les marchands se plaignent fort de vous et particulièrement le consul de Smirne, duquel vous n'aviez aucun droit d'examiner la conduite, et beaucoup moins d'entendre ses ennemis et leur donner beaucoup de protection, vous n'avez pas deub non plus visiter avec l'autorité que vous avez fait le vaisseau François de la Cientat, commandé par le capitaine Antoine Carbonnel, ny retirer de son bord les mariniers français comme s'ils estoient estrangers, et toute votre conduite est tellement contraire aux intentions de Sa Majesté qu'elle a esté eu résolution de vous faire arrester, mais sur l'assurance que je luy ai donné que vous la changeriez, elle a bien voilu surseoir de le faire; c'est à vous à prendre garde que l'assurance que j'ai donné ne soit point mal fondée, en changeant vostre conduite à l'avenir, en la rendant plus agréable aux marchands et par conséquent plus agréable à Sa Majesté.»

AUX MAYEUR ET ESCHEVINS D'ABBEVILLE.

15 décembre 1670.

«Je vous ai écrit tant de fois que le Roy n'a rien plus à coeur que de voir augmenter et perfectionner les nouvelles manufactures et que vous ne pouvez rien faire de plus agréable que donner vos soins pour le succès d'un si louable dessein, que j'estime superflu de vous escrire davantage à ce sujet. Néanmoins, je suis bien aise de vous dire encore que vous devez vous appliquer plus que jamais aux moyens qui peuvent fortifier les fabriques de votre ville, particulièrement celles des draps façon d'Espagne et de Hollande et mettre en pratique toute sorte de bons traitements pour engager le sieur Van Robais, entrepreneur, à porter les ouvrages d'icelle en une entière perfection, mesme luy donner et à ses ouvriers toutes les assistances qui dépendront de vous dans les rencontres. C'est à quoy je vous convie très-particulièrement et je suis, messieurs, votre très-affectionné à vous servir.»

A M. COLBERT DU TERRON,

Intendant de marine à Rochefort.

Paris, 22 avril 1672.

«Je vous avoue que je suis un peu surpris des mesures qui ont été si mal prises pour former les équipages des vaisseaux du Roy dans une occasion aussi importante que celle-cy, et même du peu d'expédients que vous m'ouvrez pour y remédier à l'avenir. Je ne puis m'empêcher de vous dire que je ne vois point par vos lettres que cela vous touche au point que vous devriez l'être; toute la gloire du Roy, le bien de l'État et un million de choses grandes et considérables dépendant de cet armement, il y a huit mois entiers que je vous escris toutes les semaines trois fois; que je vous ouvre de ma part tous les expédients qui me peuvent tomber dans l'esprit pour éviter ce mal, et cependant je trouve que quand nous sommes à la conclusion, il nous manque encore de sept à huit cents hommes, et vous savez qu'en des matières de cette conséquence, il n'y a point d'excuse envers le maître, particulièrement quand on ne l'a pas averti par avance de ce défaut et que l'on n'a pas eu recours à son autorité pour l'empêcher, et je ne puis vous dire sur ce sujet que ce que je vous ai répété tant de fois, qui est que j'attendrai ce que vous aurez à me proposer pour empêcher que cela n'arrive plus.»

A M. LE DUC DE SAINT-AIGNAN[641].

21 juin 1675.

«J'ai reçu la lettre que vous avez pris la peine de m'écrire le 17 de ce mois sur le sujet des équipages des 7 bâtiments qui doivent partir du Hâvre pour aller joindre l'armée navale, et quoique je voye bien le nombre d'hommes qui ont été tirés du gouvernement du Hâvre, et les raisons qu'il y auroit de descharger l'estendue de votre gouvernement de fournir ces équipages, et de rejeter cette charge sur ceux de Dieppe et d'Honfleur qui n'ont fait jusqu'à présent aucun devoir pour cela, je crois qu'il suffit de vous dire en quatre mots l'état des armées navales du Roy pour être persuadé que vous ne vous arrêterez point à toutes ces raisons, et que vous ferez l'impossible pour faire partir ces vaisseaux. Je vous prie donc, Monsieur, de considérer que tous les officiers de l'armée navale ont fait des merveilles dans les deux combats qui se sont donnés et que ces deux combats ont consommé tous les boulets et toutes les poudres qui étaient sur les vaisseaux du Roy, en sorte que l'armée qui est à présent retirée dans la Tamise avec celle d'Angleterre, ne se peut plus remettre en mer si elle ne reçoit promptement les 134 milliers de poudre et tous les boulets qui sont au Hâvre, et que si l'armée ne les reçoit avec une diligence incroyable, nous courons risque que la flotte hollandaise, commandée par Ruyter, qui est assurément le plus grand capitaine qui ait été en mer, profite du vent et des marées pour venir combattre l'armée navale, ou pour fermer la Tamise, en un mot, pour prendre tous les avantages qui peuvent donner un très-grand mouvement à toutes les affaires du Roy, n'y ayant rien qui puisse être si contraire au service de Sa Majesté, ni tant éloigner la paix et tous les avantages que le Roy peut retirer, qu'un favorable événement pour les Hollandois sur mer qui leur remellroit le coeur et rétabliroit leur commerce, et par conséquent leur donneroit de l'argent, et je ne puis assez vous exprimer l'importance de ce moment dans la conjoncture présente, et je crois qu'il n'en falloit pas tant dire pour échauffer votre zèle et vous faire faire l'impossible. Sur ce que vous dites que les gouverneurs de Dieppe et d'Honfleur ne font rien, je vous dirai seulement qu'il y a de certains momens dans lesquels il n'est pas permis de raisonner sur la faute d'autruy et que ces gouvernemens n'ont pas M. le duc de Saint-Aignan pour gouverneur, qui joint avec sa dignité et la principale charge de la maison et de la personne de Sa Majesté, un zèle très-passionné pour son service et pour sa gloire; il y va de tout dans cette conjoncture et je crois que c'est assez vous dire pour être persuadé qu'à l'instant que vous recevrez cette lettre que je vous envoya par un courrier exprès, vous ferez fermer toutes les portes du Hâvre et irez et envoyerez de maison en maison prendre tous les hommes qui ont monté en mer, et que vous ferez ensuite la même chose dans tous les bourgs et villages de la côte et ferez partir ces vaisseaux 24 heures après, et pour vous donner des moyens de bien faire connoistre à toute l'estendue de votre gouvernement de quelle importance et de quelle conséquence il est de mettre lesdits bâtiments en mer, j'envoye une ordonnance au Sr Brodart pour être publiée dans le siège de l'amirauté, portant que, faute par les habitants du gouvernement du Hâvre d'avoir fourni les équipages de ces vaisseaux, non-seulement les ports seront fermés, mais mesme que tous les capitaines des vaisseaux du Roy ont ordre de prendre en mer tous les vaisseaux appartenant aux habitants de ladite ville et de toute la côte; et quoique je ne doute point que cette ordonnance ne devienne inutile, je vous dirai néanmoins que si ces bâtiments ne pouvaient être mis en mer dans une conjoncture aussi importante et aussi pressée que celle-cy, et dans laquelle il est question du tout, je ne fais nul doute que Sa Majesté ne prist quelque résolution aussi désavantageuse pour les habitants du Hâvre que tout ce qui a été fait jusqu'à présent en cette ville leur a apporté d'avantages.....»

A M. TUBEUF,

à Tours[642].

Le Sr Brillon, marchand de Paris, estant prez de tomber et le Roy voulant toujours donner secours aux marchands en qui il paroist de la bonne foy, j'ai fait assembler ses créanciers de Paris par ordre de Sa Majesté qui ont en conséquence passé un contract duquel je vous envoye copie, mais comme ses créanciers ne montent qu'à 148m et qu'il doit 580m dans la ville de Tours, Sa Majesté n'a pas voulu jusques à présent homologuer son contract pour estre exécuté à l'esgard de tous les autres créanciers parce que pour donner ce secours aux marchands, elle a toujours observé qu'il se trouve deux choses, c'est-à-dire de la bonne foy et que les trois quarts des créanciers consentent aux arrests de surséance, mais Sa Majesté m'a ordonné en même temps de vous escrire qu'elle veut que vous fassiez assembler tous ceux qui composent en la ville de Tours les 580m liv. qu'il y doibt à la diligence de celui qui vous portera cette lettre et que vous leur fassiez connoistre _que tous ses livres ayant esté examinez par ordre du Roy et trouvés en bonne forme et que le deffaut de payement de ses debtes_ ne provenant que des désordres d'Angre, il seroit de l'intérest de tous les créanciers de consentir à l'homologation du contract, parce que si les procédures de justice commencent à se mettre dans toutes leurs affaires, ils causeront bien la ruine du Sr Brillon, mais aussy leurs debtes courreront beaucoup plus de risques.

En cas que vous ne soyez point à Tours et que vous ne puissiez exécuter vous-même cette affaire, je vous prie d'en addresser vos ordres à un officier qui soit bien intentionné pour la faire réussir.

Je suis, Monsieur,

Votre très-humble et très-affectionné serviteur,

COLBERT.

A Saint-Germain, le 4 janvier 1679.

PIÈCE Nº XIV.

INVENTAIRE

FAIT APRÈS LE DECEDZ DE MONSEIGNEUR COLBERT[643].

ESTIMATION DE DIVERS OBJETS.

11 chevaux de carrosses, 2,000 livres. 2 chevaux de selle, 300 liv. 4 chevaux de fourgon, 400 liv. 3 carrosses, 1,350 liv. les trois. 1 tenture de tapisserie des Gobelins, rehaussée d'or, 24,000 liv. 1 tenture, 7,000 liv. 1 tenture, 1,500 liv. 20 autres tentures, depuis 100 jusqu'à 200 liv. 2 tapis de Turquie, à fonds d'or, 100 liv. chaque, etc., etc. Chambre des laquais, 6 couchettes de bois de hestre, etc., etc. 4 bois de lits dans la chambre des malades. 13 autres lits pour valets de chambre, escuyers, rôtisseurs, porteurs de chaises, etc. 2 Paul Veronèse, 600 liv. chaque; 1 l'Albane, 600 liv.; 1 Carrache, 3,000 liv.; 2 Le Brun, 2,400 liv., 1 Raphael, 3,000 liv., etc. Le portrait du Roy, par Nanteuil, 110 liv.; de la Reyne, par Beaubrun, 10 liv. 2 petits portraits du Roy, par Mignard; ensemble, avec cadre doré, 80 liv. (_L'estimation de tous les tableaux fut faite par Le Brun._)

Bronzes, pendules, bureaux, etc. 2 clavecins, façon de Flandre, 200 liv, chaque. 1 grand miroir de Venise, de 46 pouces de haut sur 26 de large, avec une bordure d'argent pesant 252 marcs 2 onces, à raison de 31 liv. le marc.--La bordure, 7,819 liv, 10 sols; la glace, 200 liv.; total: 8,019 liv. 10 sols.

Vases, flambeaux, services, etc. 9,800 liv. Orangers, mirthes, lauriers-roses, jasmins, 2,825 liv. Perles, pierreries, croix..... Inventaire des pièces, titres, papiers, etc., etc. Extraits de mariage, portant que Colbert a donné à ses filles, en les mariant, 400,000 liv., etc., etc.

PIÈCE Nº XV.

INDICATION

DES MANUSCRITS ET OUVRAGES IMPRIMÉS

QUI ONT ÉTÉ CONSULTÉS

POUR L'ÉTUDE SUR FOUQUET ET L'HISTOIRE DE COLBERT[644].

MANUSCRITS.

_Procès-verbal de la levée du sellé apposé par MM. Payet et Dalbertas, conseillers du Roy en ses Conseils sur un coffre trouvé dans la maison de Vaux, avec inventaire et description faicte des papiers trouvez en icelui par MM. Poncet et Delafosse, commissaires à ce depputez_.--Biblioth. roy. R. B. nº 3, 184 (_voir_, p. 50, note 1).

_Journal de M. d'Ormesson sur le procès de Fouquet et les opérations de la Chambre de justice_; 1 vol. in-folio.--Biblioth. roy. Supplément français, nº 216.

_Discours sommaire de ce qui s'est passé, et a été inventorié à Saint-Mandé_.--Biblioth. roy. Suppl. franç., nº 1,096.

_Recueil de pièces curieuses concernant Fouquet_.--Biblioth. roy., Mss. Suppl. franç., nº 4, (Il y a dans ce recueil un portrait de Fouquet, gravé en 1660.)

_Inventaire et estimation de la bibliothèque de Saint-Mandé_.--Biblioth. roy. Suppl. franç., nº 2,611.

_Procès Fouquet; Collection de pièces, ordres, inventaires, réquisitoires, rapports, significations relatifs à cette affaire_, 8 vol. in-folio.--Biblioth. roy. Suppl. franç., nº 56.

_Registres de la Chambre de justice_, avec les armes de Colbert. _Procès Fouquet_, 3 vol. in-folio. C'est le procès-verbal officiel du procès.--Biblioth. roy., nos 235, 236 et 237.

_Correspondance de Louvois et de Le Tellier avec le capitaine Saint-Mars_, commandant de Pignerol, relative à Fouquet.--Archives du royaume; section d'Histoire, carton K, 129.

_Traduction du 118e psaume de David_, par Fouquet; copié et annoté de sa main.--Biblioth. roy. _Mélanges du cabinet du Saint-Esprit_ (_voir_ p. 446, note 1).

_Colbert et Seignelay_.--1669 à 1677.--Collection de 403 pièces originales sur la marine, émanées de Colbert et du Mis de Seignelay, de 1669 a 1677.--6 vol. in-folio.

TABLE DES COTES[645].

1re.--11 pièces.--Règlements et projets de règlements sur la marine, ordres et instructions, établissements de marine, de 1669, 1670 et 1671.

2e.--13 p.--Règlements et projets sur les pavillons et autres marques de commandement et sur les saluts; 1669.

3e.--27 p.--Créations de charges et formations de corps pour la marine; nominations; personnel; 1699, 1670 et 1671.

4e.--74 p.--Pièces relatives au secours porté à Candie; 1669.

5e.--26 p.--Ordres divers et correspondance pour la marine du Levant. Matériel. Flottes qui partent et naviguent dans la Méditerranée; achats de vaisseaux; 1669.

6e.--10 p.--Correspondance et ordres divers pour la marine du Levant; 1670, 1671.

7e.--71 p.--Correspondance et ordres divers pour la marine de Ponant. Matériel, flottes qui partent et naviguent sur l'Océan; 1669.

8e et 9{e}.--26 p.--Correspondance et ordres divers pour la marine de Ponant; 1670 et 1671.

10{e}.--4 p.--Lettres diverses.

11{e}, 12{e} et 13{e}.--23 p.--Expéditions contre les corsaires; 1669, 1670 et 1671. Lettres et ordres divers.

14{e}.--30 p.--Indes orientales et occidentales. Lettres, instructions et ordres divers; 1669 et 1670.

15{e}.--12 p.--Correspondance relative à M. de Seignelay, consistant en lettres, instructions et mémoires écrits à son sujet, à lui adressés par son père ou émanés de lui; 1670.

16e à 22e.--76 p.--Lettres, ordres, rapports et mémoires divers de Colbert et du marquis de Seignelay, sur des objets relatifs à la marine, de 1671 à 1677.

_Lettres de Colbert à Mazarin, avec les réponses du Cardinal en marge_.--Biblioth. roy. Baluze, Arm. VI (_voir_ p. 83, note 2)[646].

_Lettres originales adressées à Colbert de_ 1660 _à_ 1677. (_Collection verte_.) Cette collection comprend de 2 à 4 volumes par année.--Biblioth. roy. (_voir l'avertissement_, p. III).

_Mémoires sur les affaires des finances de France, pour servir à l'histoire_, par Colbert. Biblioth. roy. Mss. _Collection de Genée de Brochot_, 3e carton (_voir_ p. 427, note 1).

_Registre des despesches concernant le commerce_ (lettres de Colbert sur le commerce) _pendant les années_ 1669, 1670, 1671 _et_ 1672.--Biblioth. roy. et Arch. de la marine (_voir l'avertissement_, p. IV.)

_Expéditions concernant le commerce de_ 1669 _à_ 1683.--Arch. de la mar. (_voir l'avertissement_, p. IV).

_Extraits des despesches et ordres du Roy concernant la marine sous le ministère de M. Colbert, depuis l'année_ 1667 _jusques et y compris l'année_ 1683;--1 vol. grand in-folio de 700 pages.--Arch. de la mar. (_voir l'avertissement_, p. VI).

_Journal des bienfaits du Roy_.--Biblioth. roy. Mss. Suppl, franç. nº 579 (_voir_ p. 74, note 2).

_Registre de l'hôtel de ville de Paris; année_ 1661.--Archives du royaume (_voir_ p. 108, note 1).

_Estat par abrégé des receptes, dépenses et maniement des finances pendant que MM. Colbert, Le Peltier et Pontchartrain ont esté controlleurs généraux des finances_.--Arch. du roy. (_voir_ p. 126, note 1).

_Ordonnances de comptant. États originaux ordonnancés par Louis XIV, avec des reçus de Colbert, Racine, Boileau_, etc., etc.--Arch. du roy., carton K, 119.

_Registres du secrétariat, année 1670_.--In-folio.--Arch. du roy. E. 3336.

_Mémoires sur le commerce et les finances de la France, des Colonies, de l'Angleterre et de l'Espagne_. 1 vol. in-folio.--Biblioth. roy. Suppl. franç. nº 1792 (_voir_ p. 136, note 2).

_Abrégé des registres secrets de la cour de Bretagne, de 1659 à 1679_.--Biblioth. roy. Mss. Suppl. franç. nº 1597.

_Inventaire fait après le décedz de monseigneur Colbert_.--Biblioth. roy.; _Suite de Mortemart_, 34.

_Taxes des gens d'affaire vivants ou de la succession des morts faite par Sa Majesté en la Chambre de justice es années 1662 et 1663_.--Biblioth. roy. Imprimés (_voir_ p. 97, note 1, et p. 105).

_Principes de M. Colbert sur la marine_.--Biblioth. roy. Mss. (_voir_ p. 388, note 1).

_Le Cid enragé_, parodie des stances du _Cid_, contre Colbert (_voir_ p. 97, note 1, et aux _Pièces justificatives_, pièce nº II bis).

_Recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes, et, autres vers satiriques et historiques, avec des remarques curieuses, depuis_ 1389 _jusqu'en_ 1747, 35 vol. in-4º.--Biblioth. roy. Mss. (_voir_ p. 411, note 1).

OUVRAGES IMPRIMÉS.

A

AMELOT DE LA HOUSSAYE.--_Mémoires historiques_; 2 vol. in-12.

ANDRÉOSSY.--_Histoire du canal de Languedoc_; 1 vol. in-8º (_voir_ p. 204, note 1).

ARNOULD.--_De la balance du commerce et des relations commerciales de la France dans toutes les parties du globe, particulièrement à la fin du règne de Louis XIV et au moment de la révolution_; 3 vol. dont 1 de tableaux, Paris, 1791.

AUDIFFRET (Marquis d')--_Système financier de la France_; 2 vol. in-8º (T. II, _Notice historique sur la vie de Colbert_).

B

BAILLY.--_Histoire financière de la France depuis l'origine de la monarchie jusqu'en_ 1786; 2 vol. in-8º.

BASVILLE (LAMOIGNON de).--_Mémoires pour servir à l'histoire du Languedoc_; 1 vol. in-18 (_voir_ p. 205, note 1).

BAUSSANT.--_Code maritime ou lois de la marine marchande_, 2 vol. in-8º

BÉCANE (_voir_ Valin).

BERTEAUT.--_Marseille et les intérêts nationaux qui se rattachent à son port_; Ier vol. 1.

BLANQUI.--_Histoire de l'économie politique en Europe depuis les anciens jusqu'à nos jours_; 2 vol. in-8º.

BOILEAU.--_OEuvres_; avec les notes de Brossette, etc., 2. vol. in-8º.

BOISGUILLEBERT.--_Détail et factum de la France_ (voir _Collection des principaux économistes_).

BOULAINVILLIERS.--_État de la France_; 3 vol. in-fol. (_voir_ p. 229, note 1).