Histoire de la Révolution française, Tome 10
Chapter 2
contenues dans la 17e division militaire, de la garde du corps législatif, de la garde du directoire, des gardes nationales de Paris et des environs. Lefebvre, le commandant actuel de la 17e division, était mis sous ses ordres. Bonaparte avait ordre de venir à la barre recevoir le décret, et prêter serment dans les mains du président. Un messager d'état fut chargé de porter sur-le-champ le décret au général.
Le messager d'état, qui était le député Cornet lui-même, trouva les boulevards encombrés d'une nombreuse cavalerie; la rue du Mont-Blanc, la rue Chantereine, remplies d'officiers et de généraux en grand uniforme. Tous accouraient se rendre à l'invitation du général Bonaparte. Les salons de celui-ci étant trop petits pour recevoir autant de monde, il fit ouvrir les portes, s'avança sur le perron, et harangua les officiers. Il leur dit que la France était en danger, et qu'il comptait sur eux pour l'aider à la sauver. Le député Cornet lui présentant le décret, il s'en saisit, le leur lut, et leur demanda s'il pouvait compter sur leur appui. Tous répondirent, en mettant la main sur leurs épées, qu'ils étaient prêts à le seconder. Il s'adressa aussi à Lefebvre. Celui-ci, voyant les troupes en mouvement sans son ordre, avait interrogé le colonel Sébastiani, qui, sans lui répondre, lui avait enjoint d'entrer chez le général Bonaparte. Lefebvre était entré avec humeur. «Eh bien! Lefebvre, lui dit Bonaparte, vous, l'un des soutiens de la république, voulez-vous la laisser périr dans les mains de ces _avocats_? Unissez-vous à moi pour m'aider à la sauver. Tenez, ajouta Bonaparte en prenant un sabre, voilà le sabre que je portais aux Pyramides; je vous le donne comme un gage de mon estime et de ma confiance.--Oui, reprit Lefebvre tout ému, jetons les _avocats_ à la rivière!» Joseph avait amené Bernadotte; mais celui-ci, voyant de quoi il s'agissait, se retira pour aller avertir les patriotes. Fouché n'était point dans le secret; mais, averti de l'événement, il avait ordonné la fermeture des barrières, et suspendu le départ des courriers et des voitures publiques. Il vint en toute hâte en avertir Bonaparte, et lui faire ses protestations de dévouement. Bonaparte, qui l'avait laissé de côté jusqu'ici, ne le repoussa point, mais lui dit que ses précautions étaient inutiles, qu'il ne fallait ni fermer les barrières, ni suspendre le cours ordinaire des choses, qu'il marchait avec la nation et comptait sur elle. Bonaparte apprit dans le moment que Gohier n'avait pas voulu se rendre à son invitation; il en témoigna quelque humeur, et lui fit dire par un intermédiaire qu'il se perdrait inutilement en voulant résister. Il monta aussitôt à cheval pour se rendre aux Tuileries, et prêter serment devant le conseil des anciens. Presque tous les généraux de la république étaient à cheval à ses côtés. Moreau, Macdonald, Berthier, Lannes, Murat, Leclerc, étaient derrière lui comme ses lieutenans. Il trouva aux Tuileries les détachemens du 9e, les harangua, et, après les avoir enthousiasmés, entra dans le palais.
Il se présenta devant les anciens, accompagné de ce magnifique état-major. Sa présence causa une vive sensation, et prouva aux anciens qu'ils s'étaient associés à un homme puissant, et qui avait tous les moyens nécessaires pour faire réussir un coup d'état. Il se présenta à la barre: «Citoyens représentans, dit-il, la république allait périr, votre décret vient de la sauver! Malheur à ceux qui voudraient s'opposer à son exécution; aidé de tous mes compagnons d'armes rassemblés ici autour de moi, je saurai prévenir leurs efforts. On cherche en vain des exemples dans le passé pour inquiéter vos esprits; rien dans l'histoire ne ressemble au dix-huitième siècle, et rien dans ce siècle ne ressemble à sa fin... Nous voulons la république..... Nous la voulons fondée sur la vraie liberté, sur le régime représentatif... Nous l'aurons, je le jure en mon nom, et au nom de mes compagnons d'armes.....» Nous le jurons tous, répétèrent les généraux et les officiers qui étaient à la barre. La manière dont Bonaparte venait de prêter son serment était adroite, en ce qu'il avait évité de prêter serment à la constitution. Un député voulut prendre la parole pour en faire la remarque; le président la lui refusa, sur le motif que le décret de translation interdisait toute délibération. On se sépara sur-le-champ. Bonaparte se rendit alors dans le jardin, monta à cheval, accompagné de tous les généraux, et passa en revue les régimens de la garnison, qui arrivaient successivement. Il adressa une harangue courte et énergique aux soldats, et leur dit qu'il allait faire une révolution qui leur rendrait l'abondance et la gloire. Des cris de _vive Bonaparte!_ retentissaient dans les rangs. Le temps était superbe, l'affluence extraordinaire: tout semblait seconder l'inévitable attentat qui allait terminer la confusion par le pouvoir absolu.
Dans ce moment, les cinq-cents, avertis de la révolution qui se préparait, s'étaient rendus en tumulte à la salle de leurs séances. A peine réunis, ils avaient reçu un message des anciens, contenant le décret de translation. A cette lecture, une foule de voix avaient éclaté à la fois; mais le président Lucien Bonaparte les avait réduites au silence, en vertu de la constitution qui ne leur permettait plus de délibérer. Les cinq-cents s'étaient séparés aussitôt; les plus ardens, courant les uns chez les autres, formaient des conciliabules, pour s'indigner en commun, et imaginer quelques moyens de résistance. Les patriotes des faubourgs étaient en grande agitation, et s'ameutaient autour de Santerre.
Pendant ce temps, Bonaparte, ayant achevé la revue des troupes, était rentré aux Tuileries, et s'était rendu à la commission des inspecteurs des anciens. Celle des cinq-cents avait entièrement adhéré à la révolution nouvelle, et se prêtait à tout ce qu'on préparait. C'était là que tout devait se faire, sous le prétexte d'exécuter la translation. Bonaparte y siégea en permanence. Déjà le ministre de la justice Cambacérès s'y était rendu. Fouché y vint de son côté. Sièyes et Roger-Ducos venaient d'y donner leur démission. Il importait d'en avoir encore une troisième au directoire, parce qu'alors la majorité étant dissoute, il n'y avait plus de pouvoir exécutif, et on n'avait plus à craindre un dernier acte d'énergie de sa part. On n'espérait pas que Gohier ni Moulins la donnassent; on dépêcha M. de Talleyrand et l'amiral Bruix à Barras, pour lui arracher la sienne.
Bonaparte distribua ensuite le commandement des troupes. Il chargea Murat, avec une nombreuse cavalerie et un corps de grenadiers, d'aller occuper Saint-Cloud. Serrurier fut mis au _Point-du-Jour_ avec une réserve. Lannes fut chargé de commander les troupes qui gardaient les Tuileries. Bonaparte donna ensuite à Moreau une commission singulière, et certainement la moins honorable de toutes, dans ce grand événement: il le chargea d'aller, avec cinq cents hommes, garder le Luxembourg. Moreau avait pour instruction de bloquer les directeurs, sous prétexte de veiller à leur sûreté, et de leur interdire absolument toute communication au dehors. Bonaparte fit signifier en même temps au commandant de la garde directoriale de lui obéir, de quitter avec sa troupe le Luxembourg, et de venir se rendre auprès de lui aux Tuileries. On prit enfin une dernière et importante précaution, avec le secours de Fouché. Le directoire avait la faculté de suspendre les municipalités; le ministre Fouché, agissant en sa qualité de ministre de la police, comme s'il était autorisé par le directoire, suspendit les douze municipalités de Paris, et leur enleva tout pouvoir. Il ne restait, par ce moyen, aux patriotes, aucun point de ralliement, ni au directoire, ni dans les douze communes qui avaient succédé à la grande commune d'autrefois. Fouché fit ensuite afficher des placards, pour inviter les citoyens à l'ordre et au repos, et leur assurer qu'on travaillait dans ce moment à sauver la république de ses périls.
Ces mesures réussirent complètement. L'autorité du général Bonaparte fut reconnue partout, bien que le conseil des anciens n'eût pas agi constitutionnellement en la lui conférant. Ce conseil, en effet, pouvait bien ordonner la translation, mais ne pouvait pas nommer un chef suprême de la force armée. Moreau se rendit au Luxembourg, et le bloqua avec cinq cents hommes. Le commandant de la garde directoriale, Jubé, obéissant sur-le-champ aux ordres qu'il venait de recevoir, fit monter sa troupe à cheval, et quitta le Luxembourg pour se rendre aux Tuileries. Pendant ce temps, les trois directeurs, Moulins, Gohier et Barras, étaient dans une cruelle perplexité. Moulins et Gohier, s'apercevant enfin de la conjuration qui leur avait échappé, s'étaient rendus dans l'appartement de Barras pour lui demander s'il voulait tenir ferme avec eux, et former la majorité. Le voluptueux directeur était dans le bain, et apprenait à peine ce que Bonaparte faisait dans Paris. «Cet homme, s'écria-t-il avec une expression grossière, nous a tous trompés.» Il promit de s'unir à ses collègues, car il promettait toujours, et il envoya son secrétaire Bottot aux Tuileries pour aller à la découverte. Mais à peine Gohier et Moulins l'eurent-ils quitté, qu'il tomba dans les mains de Bruix et de M. de Talleyrand. Il n'était pas difficile de lui faire sentir l'impuissance à laquelle il était réduit, et on n'avait pas à craindre qu'il voulût succomber glorieusement en défendant la constitution directoriale. On lui promit repos et fortune, et il consentit à donner sa démission. On lui avait rédigé une lettre qu'il signa, et que MM. de Talleyrand et Bruix se hâtèrent de porter à Bonaparte. Dès cet instant, Gohier et Moulins firent pour parvenir auprès de lui des efforts inutiles, et apprirent qu'il venait de se démettre. Réduits à eux seuls, n'ayant plus le droit de délibérer, ils ne savaient quel parti prendre, et ils voulaient cependant remplir loyalement leurs devoirs envers la constitution de l'an III. Ils résolurent donc de se rendre à la commission des inspecteurs, pour demander à leurs deux collègues, Sièyes et Ducos, s'ils voulaient se réunir à eux pour reconstituer la majorité, et promulguer du moins le décret de translation. C'était là une triste ressource. Il n'était pas possible de réunir une force armée, et de venir lever un étendard contraire à celui de Bonaparte; dès lors il était inutile d'aller aux Tuileries, affronter Bonaparte au milieu de son camp et de toutes ses forces.
Ils s'y rendirent cependant, et on les y laissa aller. Ils trouvèrent Bonaparte entouré de Sièyes, Ducos, d'une foule de députés et d'un nombreux état-major. Bottot, le secrétaire de Barras, venait d'être fort mal accueilli. Bonaparte, élevant la voix, lui avait dit: «Qu'a-t-on fait de cette France, que j'avais laissée si brillante? j'avais laissé la paix, j'ai retrouvé la guerre; j'avais laissé des victoires, j'ai retrouvé des revers; j'avais laissé les millions de l'Italie, et j'ai trouvé des lois spoliatrices et la misère. Que sont devenus cent mille Français que je connaissais, tous mes compagnons de gloire? ils sont morts!» L'envoyé Bottot s'était retiré atterré; mais dans ce moment la démission de Barras était arrivée et avait calmé le général. Il dit à Gohier et Moulins qu'il était satisfait de les voir; qu'il comptait sur leur démission, parce qu'il les croyait trop bons citoyens pour s'opposer à une révolution inévitable et salutaire. Gohier répondit avec force qu'il ne venait avec son collègue Moulins que pour travailler à sauver la république. «Oui, repartit Bonaparte, la sauver, et avec quoi?... avec les moyens de la constitution, qui croule de toutes parts?--Qui vous a dit cela? répliqua Gohier. Des personnes qui n'ont ni le courage, ni la volonté de marcher avec elle.» Une altercation assez vive s'engagea entre Gohier et Bonaparte. Dans ce moment, on apporta un billet au général. Il contenait l'avis d'une grande agitation au faubourg Saint-Antoine. «Général Moulins, dit Bonaparte, vous êtes parent de Santerre?--Non, répondit Moulins, je ne suis pas son parent, mais son ami.--J'apprends, ajouta Bonaparte, qu'il remue dans les faubourgs; dites-lui qu'au premier mouvement je le fais fusiller.» Moulins répliqua avec force à Bonaparte, qui lui répéta qu'il ferait fusiller Santerre. L'altercation continua avec Gohier. Bonaparte lui dit en finissant: «La république est en péril, il faut la sauver... _je le veux_. Sièyes et Ducos ont donné leur démission; Barras vient de donner la sienne. Vous êtes deux, isolés, impuissans, vous ne pouvez rien; je vous engage à ne pas résister.» Gohier et Moulins répondirent qu'ils ne déserteraient pas leur poste. Ils retournèrent au Luxembourg, où ils furent dès ce moment consignés, séparés l'un de l'autre, et privés de toute communication par les ordres de Bonaparte transmis à Moreau. Barras venait de partir pour sa terre de Gros-Bois, escorté par un détachement de dragons.
Il n'y avait donc plus de pouvoir exécutif! Bonaparte avait seul la force dans les mains. Tous les ministres étaient réunis auprès de lui, à la commission des inspecteurs. Tous les ordres partaient de là, comme du seul point où il existât une autorité organisée. La journée s'acheva avec assez de calme. Les patriotes formaient de nombreux conciliabules, proposaient des résolutions désespérées, mais sans croire à la possibilité de les exécuter, tant on redoutait l'ascendant de Bonaparte sur les troupes!
Le soir on tint conseil à la commission des inspecteurs. L'objet de ce conseil était de convenir, avec les principaux membres des anciens, de ce qu'on ferait le lendemain à Saint-Cloud. Le projet arrêté avec Sièyes était de proposer l'ajournement des conseils avec un consulat provisoire. Cette proposition présentait quelques difficultés. Beaucoup de membres des anciens, qui avaient contribué à rendre le décret de translation, s'effrayaient maintenant de la domination du parti militaire. Ils n'avaient pas cru que l'on songeât à créer une dictature au profit de Bonaparte et de ses deux associés; ils auraient voulu seulement que l'on composât autrement le directoire, et, malgré l'âge de Bonaparte, ils auraient consenti à le nommer directeur. Ils en firent la proposition. Mais Bonaparte répondit, d'un ton décidé, que la constitution ne pouvait plus marcher, qu'il fallait une autorité plus concentrée, et surtout un ajournement de tous les débats politiques qui agitaient la république. La nomination de trois consuls et la suspension des conseils jusqu'au 1er ventôse furent donc proposées. Après une discussion assez longue, ces mesures furent adoptées. On choisit Bonaparte, Sièyes et Ducos pour consuls. Le projet fut rédigé et dut être proposé le lendemain matin à Saint-Cloud. Sièyes, connaissant parfaitement les mouvemens révolutionnaires, voulait qu'on arrêtât dans la nuit quarante des meneurs des cinq-cents. Bonaparte ne le voulut pas, et eut à s'en repentir.
La nuit fut assez tranquille. Le lendemain matin, 19 brumaire (10 novembre), la route de Saint-Cloud était couverte de troupes, de voitures et de curieux. Trois salles avaient été préparées au château: l'une pour les anciens, l'autre pour les cinq-cents, la troisième pour la commission des inspecteurs et pour Bonaparte. Les préparatifs devaient être achevés à midi, mais ils ne purent l'être avant deux heures. Ce retard manqua de devenir funeste aux auteurs de la révolution nouvelle. Les députés des deux conseils se promenaient dans les jardins de Saint-Cloud, et s'entretenaient ensemble avec une extrême vivacité. Ceux des cinq-cents, irrités d'avoir été déportés en quelque sorte par ceux des anciens, avant même qu'ils pussent prendre la parole, leur demandaient naturellement ce qu'ils voulaient, ce qu'ils projetaient pour la journée. «Le gouvernement est décomposé, leur disaient-ils; eh bien, soit; nous convenons qu'il faut le recomposer, et qu'il en a besoin. Voulez-vous, au lieu d'hommes ineptes et sans renommée, y porter des hommes imposans; voulez-vous y porter Bonaparte?..... quoiqu'il n'ait pas l'âge requis, nous y consentons encore.» Ces questions pressantes, embarrassaient les anciens. Il fallait convenir qu'on voulait autre chose, et qu'on avait le projet d'un renversement de constitution. Quelques-uns d'entre eux firent des insinuations à ce sujet; mais elles furent mal accueillies. Les anciens, déjà effrayés la veille de ce qui s'était passé à la commission des inspecteurs, furent ébranlés tout à fait, en voyant la résistance qui se manifestait dans les cinq-cents. Dès ce moment, les dispositions du corps législatif parurent douteuses, et le projet de révolution fut très compromis. Bonaparte était à cheval à la tête de ses troupes; Sièyes et Ducos avaient une chaise de poste, attelée de six chevaux, qui les attendait à la grille de Saint-Cloud. Beaucoup d'autres personnages en avaient aussi, se disposant, en cas d'échec, à prendre la fuite. Sièyes, du reste, montra dans toute cette scène un rare sang-froid et une grande présence d'esprit. On craignait que Jourdan, Augereau et Bernadotte ne vinssent parler aux troupes. On donna l'ordre de sabrer le premier individu qui se présenterait pour les haranguer, représentant ou général, n'importe.
La séance des deux conseils s'ouvrit à deux heures. Dans les anciens, des réclamations s'élevèrent de la part des membres qui n'avaient pas été convoqués la veille pour assister à la discussion sur le décret de translation. Ces réclamations furent écartées, puis on s'occupa d'une notification aux cinq-cents, pour leur apprendre que le conseil était en majorité, et prêt à délibérer. Aux cinq-cents, la délibération commença autrement. Le député Gaudin, qui avait mission de Sièyes et de Bonaparte d'ouvrir la discussion, parla d'abord des dangers que courait la république, et proposa deux choses: premièrement de remercier les anciens d'avoir transféré le corps législatif à Saint-Cloud, et secondement de former une commission chargée de faire un rapport sur les dangers de la république, et sur les moyens de pourvoir à ces dangers. Si cette proposition avait été adoptée, on avait un rapport tout préparé, et on eût proposé le consulat provisoire et l'ajournement. Mais à peine le député Gaudin a-t-il achevé de parler, qu'un orage épouvantable éclate dans l'assemblée. Des cris violens retentissent; on entend de toutes parts: «A bas les dictateurs, point de dictature, vive la constitution!--La constitution ou la mort! s'écrie Delbrel.... Les baïonnettes ne nous effraient pas, nous sommes libres ici.» Ces paroles sont suivies de nouveaux cris. Quelques députés furieux répètent en regardant le président Lucien: «Point de dictature, à bas les dictateurs!» A ces cris insultans, Lucien prend la parole. «Je sens trop, dit-il, la dignité de président pour souffrir plus long-temps les menaces insolentes de certains orateurs; je les rappelle à l'ordre.» Cette injonction ne les calme pas, et les rend plus furieux. Après une longue agitation, le député Grandmaison propose de prêter serment à la constitution de l'an III. La proposition est aussitôt accueillie. On demande de plus l'appel nominal. L'appel nominal est aussi adopté. Chaque député vient à son tour prêter serment à la tribune, aux cris et aux applaudissemens de tous les assistans. Lucien est obligé lui-même de quitter le fauteuil, pour prêter le serment qui ruine les projets de son frère.
Les événemens prenaient une tournure dangereuse. Au lieu de nommer une commission pour écouter des projets de réforme, les cinq-cents prêtaient un serment de maintenir ce qui existait, et les anciens ébranlés étaient prêts à reculer. C'était une révolution manquée. Le danger était imminent. Augereau, Jourdan, les patriotes influens, étaient à Saint-Cloud, attendant le moment favorable pour ramener les troupes de leur côté. Bonaparte et Sièyes arrêtent sur-le-champ qu'il faut agir, et ramener à soi la masse flottante. Bonaparte se décide à se présenter aux deux conseils à la tête de son état-major. Il rencontre Augereau, qui d'un ton railleur lui dit: «Vous voilà dans une jolie position!--Les affaires étaient en bien plus mauvais état à Arcole,» lui répond Bonaparte; et il se rend à la barre des anciens. Il n'avait point l'habitude des assemblées. Parler pour la première fois en public est embarrassant, effrayant même pour les esprits les plus fermes, et dans les circonstances les plus ordinaires. Au milieu de pareils événemens, et pour un homme qui n'avait jamais paru à une tribune, ce devait être bien plus difficile encore. Bonaparte, fort ému, prend la parole, et d'une voix entrecoupée, mais forte, dit aux anciens: «Citoyens représentans, vous n'êtes point dans des circonstances ordinaires, mais sur un volcan. Permettez-moi quelques explications. Vous avez cru la république en danger; vous avez transféré le corps législatif à Saint-Cloud; vous m'avez appelé pour assurer l'exécution de vos décrets; je suis sorti de ma demeure pour vous obéir, et déjà on nous abreuve de calomnies, moi et mes compagnons d'armes: on parle d'un nouveau Cromwell, d'un nouveau César. Citoyens, si j'avais voulu d'un tel rôle, il m'eût été facile de le prendre au retour d'Italie, au moment du plus beau triomphe, et lorsque l'armée et les partis m'invitaient à m'en emparer. Je ne l'ai pas voulu alors, je ne le veux pas aujourd'hui. Ce sont les dangers seuls de la patrie qui ont éveillé mon zèle et le vôtre.» Bonaparte fait ensuite, toujours d'une voix émue, le tableau de la situation dangereuse de la république, déchirée par tous les partis, menacée d'une nouvelle guerre civile dans l'Ouest, et d'une invasion vers le Midi. «Prévenons, ajoute-t-il, tant de maux; sauvons les deux choses pour lesquelles nous avons fait tant de sacrifices, la liberté et l'égalité...--Parlez donc aussi de la constitution!» s'écrie le député Linglet. Cette interruption déconcerte un instant le général; mais bientôt il se remet; et d'une voix entrecoupée il répond: «De constitution! vous n'en avez plus. C'est vous qui l'avez détruite, en attentant, le 18 fructidor, à la représentation nationale, en annulant, le 22 floréal, les élections populaires, et en attaquant, le 30 prairial, l'indépendance du gouvernement. Cette constitution dont vous parlez, tous les partis veulent la détruire. Ils sont tous venus me faire confidence de leurs projets, et m'offrir de les seconder. Je ne l'ai pas voulu; mais, s'il le faut, je nommerai les partis et les hommes.--Nommez-les, s'écrient alors les opposans, nommez-les, demandez un comité secret.» Une longue agitation succède à cette interruption. Bonaparte reprend enfin la parole, et peignant de nouveau l'état où la France est placée, engage les anciens à prendre des mesures qui puissent la sauver. «Environné, dit-il, de mes frères d'armes, je saurai vous seconder. J'en atteste ces braves grenadiers, dont j'aperçois les baïonnettes, et que j'ai si souvent conduits à l'ennemi; j'en atteste leur courage, nous vous aiderons à sauver la patrie. Et si quelque orateur, ajoute Bonaparte d'une voix menaçante, si quelque orateur, payé par l'étranger, parlait de me mettre hors la loi, alors j'en appellerais à mes compagnons d'armes. Songez que je marche accompagné du dieu de la fortune et du dieu de la guerre.»
Ces paroles audacieuses étaient un avis pour les cinq-cents. Les anciens les accueillirent très bien, et parurent ramenés par la présence du général. Ils lui accordèrent les honneurs de la séance.
Bonaparte, après avoir réchauffé les anciens, songe à se rendre aux cinq-cents, pour essayer de leur imposer. Ils s'avance suivi de quelques grenadiers; il entre, mais il les laisse derrière lui au bout de la salle. Il avait à parcourir la moitié de l'enceinte pour arriver à la barre. A peine est-il arrivé au milieu, que des cris furieux partent de toutes parts. «Quoi, s'écrient une foule de voix, des soldats ici! des armes! Que veut-on?... A bas le dictateur! à bas le tyran!» Un grand nombre de députés s'élancent au milieu de la salle, entourent le général, lui adressent les interpellations les plus vives! «Quoi! lui dit-on, c'est pour cela que vous avez vaincu?... Tous vos lauriers sont flétris... Votre gloire s'est changée en infamie. Respectez le temple des lois. Sortez, sortez!» Bonaparte est confondu au milieu de la foule qui le presse. Les grenadiers qu'il avait laissés à la porte, accourent, repoussent les députés, et le saisissent au milieu du corps. On dit que dans ce tumulte, des grenadiers reçurent des coups de poignard qui lui étaient destinés. Le grenadier Thomé eut ses vêtemens déchirés. Il est très possible que, dans le tumulte, ses vêtemens aient été déchirés, sans qu'il y eût là des poignards. Il est possible aussi que des poignards fussent dans plus d'une main. Des républicains qui croyaient voir un nouveau César, pouvaient s'armer du fer de Brutus, sans être des assassins. Il y a une grande faiblesse à les en justifier. Quoi qu'il en soit, Bonaparte est emporté hors de la salle. On dit qu'il était troublé, ce qui n'est pas plus étonnant que la supposition des poignards. Il monte à cheval, se rend auprès des troupes, leur dit qu'on a voulu l'assassiner, que ses jours ont été en péril, et est accueilli partout par les cris de _vive Bonaparte!_
Dans ce moment l'orage continue, plus violent que jamais, dans l'assemblée, et se dirige contre Lucien. Celui-ci déploie une fermeté et un courage rares. «Votre frère est un tyran, lui dit-on; en un jour il a perdu toute sa gloire.» Lucien cherche en vain à le justifier. «Vous n'avez pas voulu, dit-il, l'entendre. Il venait vous expliquer sa conduite, vous faire connaître sa mission, répondre à toutes les questions que vous ne cessez d'adresser depuis que vous êtes réunis. Ses services méritaient du moins qu'on lui donnât le temps de s'expliquer.--Non, non, à bas le tyran! s'écrient les patriotes furieux. Hors la loi! ajoutent-ils, hors la loi!» Ce mot était terrible, il avait perdu Robespierre. Prononcé contre Bonaparte, il pouvait peut-être faire hésiter les troupes, et les détacher de lui. Lucien, avec courage, résiste à la proposition de mise hors la loi, et demande auparavant qu'on écoute son frère. Il lutte long-temps au milieu d'un tumulte épouvantable. Enfin, déposant sa toque et sa toge: «Misérables, s'écrie-t-il, vous voulez que je mette hors la loi mon propre frère! Je renonce au fauteuil, et je vais me rendre à la barre pour défendre celui qu'on accuse.»
Dans ce moment, Bonaparte entendait du dehors la scène qui se passait dans l'assemblée. Il craignait pour son frère; il envoie dix grenadiers pour l'arracher de la salle. Les grenadiers entrent, trouvent Lucien au milieu d'un groupe, le saisissent par le bras en lui disant que c'est par ordre de son frère, et l'entraînent hors de l'enceinte. C'était le moment de prendre un parti décisif. Tout était perdu si on hésitait. Les moyens oratoires de ramener l'assemblée étant devenus impossibles, il ne restait que la force; il fallait hasarder un de ces actes audacieux, devant lesquels hésitent toujours les usurpateurs. César hésita en passant le Rubicon, Cromwell en fermant le parlement. Bonaparte se décide à faire marcher les grenadiers sur l'assemblée. Il monte à cheval avec Lucien, et parcourt le front des troupes. Lucien les harangue. «Le conseil des cinq-cents est dissous, leur dit-il, c'est moi qui vous le déclare. Des assassins ont envahi la salle des séances, et ont fait violence à la majorité; je vous somme de marcher pour la délivrer.» Lucien jure ensuite que lui et son frère seront les défenseurs fidèles de la liberté. Murat et Leclerc ébranlent alors un bataillon de grenadiers, et le conduisent à la porte des cinq-cents. Ils s'avancent jusqu'à l'entrée de la salle. A la vue des baïonnettes, les députés poussent des cris affreux, comme ils avaient fait à la vue de Bonaparte. Mais un roulement de tambours couvre leurs cris. _Grenadiers, en avant!_ s'écrient les officiers. Les grenadiers entrent dans la salle, et dispersent les députés qui s'enfuient les uns par les couloirs, les autres par les fenêtres. En un instant la salle est évacuée, et Bonaparte reste maître de ce déplorable champ de bataille.
La nouvelle est portée aux anciens, qui en sont remplis d'inquiétude et de regrets. Ils n'avaient pas souhaité un pareil attentat. Lucien se présente à leur barre, et vient justifier sa conduite à l'égard des cinq-cents. On se contente de ses raisons, car que faire dans une pareille situation?... Il fallait en finir, et remplir l'objet qu'on s'était proposé. Le conseil des anciens ne pouvait pas décréter à lui seul l'ajournement du corps législatif et l'institution du consulat. Le conseil des cinq-cents était dissous; mais il restait une cinquantaine de députés, partisans du coup d'état. On les réunit, et on leur fait rendre le décret, objet de la révolution qu'on venait de faire. Le décret est ensuite porté aux anciens, qui l'adoptent vers le milieu de la nuit. Bonaparte, Roger-Ducos, Sièyes, sont nommés consuls provisoires, et revêtus de toute la puissance exécutive. Les conseils sont ajournés au 1er ventôse prochain. Ils sont remplacés par deux commissions de vingt-cinq membres chacune, prises dans les conseils, et chargées d'approuver les mesures législatives que les trois consuls auront besoin de prendre. Les consuls et les commissions sont chargés de rédiger une constitution nouvelle.
Telle fut la révolution du 18 brumaire, jugée si diversement par les hommes, regardée par les uns comme l'attentat qui anéantit l'essai de notre liberté, par les autres comme un acte hardi, mais nécessaire, qui termina l'anarchie. Ce qu'on en peut dire, c'est que la révolution, après avoir pris tous les caractères, monarchique, républicain, démocratique, prenait enfin le caractère militaire, parce qu'au milieu de cette lutte perpétuelle avec l'Europe, il fallait qu'elle se constituât d'une manière solide et forte. Les républicains gémissent de tant d'efforts infructueux, de tant de sang inutilement versé pour fonder la liberté en France, et ils déplorent de la voir immolée par l'un des héros qu'elle avait enfantés. En cela le plus noble sentiment les trompe. La révolution, qui devait nous donner la liberté, et qui a tout préparé pour que nous l'ayons un jour, n'était pas, et ne devait pas être elle-même la liberté. Elle devait être une grande lutte contre l'ancien ordre de choses. Après l'avoir vaincu en France, il fallait qu'elle le vainquît en Europe. Mais une lutte si violente n'admettait pas les formes et l'esprit de la liberté. On eut un moment de liberté sous la constituante, et il fut court; mais quand le parti populaire devint menaçant au point d'intimider tous les esprits; quand il envahit les Tuileries au 10 août; quand au 2 septembre il immola tous ceux qui lui donnaient des défiances; quand au 21 janvier il obligea tout le monde à se compromettre avec lui en trempant les mains dans le sang royal; quand il obligea, en août 93, tous les citoyens à courir aux frontières, ou à livrer leur fortune; quand il abdiqua lui-même sa puissance, et la remit à ce grand comité de salut public, composé de douze individus, y avait-il, pouvait-il y avoir liberté? Non; il y avait un violent effort de passions et d'héroïsme; il y avait cette tension musculaire d'un athlète qui lutte contre un ennemi puissant. Après ce moment de danger, après nos victoires, il y eut un instant de relâche. La fin de la convention et le directoire présentèrent des momens de liberté. Mais la lutte avec l'Europe ne pouvait être que passagèrement suspendue. Elle recommença bientôt; et au premier revers les partis se soulevèrent tous contre un gouvernement trop modéré, et invoquèrent un bras puissant. Bonaparte, revenant d'Orient, fut salué comme souverain, et appelé au pouvoir. On dira vainement que Zurich avait sauvé la France. Zurich était un accident, un répit; il fallait encore Marengo et Hohenlinden pour la sauver. Il fallait plus que des succès militaires, il fallait une réorganisation puissante à l'intérieur de toutes les parties du gouvernement, et c'était un chef politique plutôt qu'un chef militaire dont la France avait besoin. Le 18 et le 19 brumaire étaient donc nécessaires. On pourrait seulement dire que le 20 fut condamnable, et que le héros abusa du service qu'il venait de rendre. Mais on répondra qu'il venait achever une tâche mystérieuse, qu'il tenait, sans s'en douter, de la destinée, et qu'il accomplissait sans le vouloir. Ce n'était pas la liberté qu'il venait continuer, car elle ne pouvait pas exister encore; il venait, sous les formes monarchiques, continuer la révolution dans le monde; il venait la continuer en se plaçant, lui plébéien, sur un trône; en conduisant le pontife à Paris pour verser l'huile sacrée sur un front plébéien; en créant une aristocratie avec des plébéiens, en obligeant les vieilles aristocraties à s'associer à son aristocratie plébéienne; en faisant des rois avec des plébéiens; enfin en recevant dans son lit la fille des Césars, et en mêlant un sang plébéien à l'un des sangs les plus vieux de l'Europe; en mêlant enfin tous les peuples, en répandant les lois françaises en Allemagne, en Italie, en Espagne; en donnant des démentis à tant de prestiges, en ébranlant, en confondant tant de choses. Voilà quelle tâche profonde il allait remplir; et pendant ce temps la nouvelle société allait se consolider à l'abri de son épée, et la liberté devait venir un jour. Elle n'est pas venue, elle viendra. J'ai décrit la première crise qui en a préparé les élémens en Europe; je l'ai fait sans haine, plaignant l'erreur, révérant la vertu, admirant la grandeur, tâchant de saisir les profonds desseins de la Providence dans ces grands événemens, et les respectant dès que je croyais les avoir saisis.
FIN DU DIXIÈME ET DERNIER VOLUME.
TABLE DES CHAPITRES CONTENUS DANS LE TOME DIXIÈME.
CHAPITRE XIII.
Expédition d'Égypte. Départ de Toulon; arrivée devant Malte; conquête de cette île. Départ pour l'Égypte; débarquement à Alexandrie; prise de cette place. Marche sur le Caire; combat de Chébreïss. Bataille des Pyramides; occupation du Caire. Travaux administratifs de Bonaparte en Égypte; établissement de la nouvelle colonie. Bataille navale d'Aboukir, destruction de la flotte française par les Anglais.
CHAPITRE XIV.
Effet de l'expédition d'Égypte en Europe. Conséquences funestes de la bataille navale d'Aboukir.--Déclaration de guerre de la Porte.--Efforts de l'Angleterre pour former une nouvelle coalition.--Conférences avec l'Autriche à Selz. Progrès des négociations de Rastadt.--Nouvelles commotions en Hollande, en Suisse et dans les républiques italiennes. Changement de la constitution cisalpine; grands embarras du directoire à ce sujet.--Situation intérieure. Une nouvelle opposition se prononce dans les conseils.--Disposition générale à la guerre. Loi sur la conscription.--Finances de l'an VII.--Reprise des hostilités. Invasion des états romains par l'armée napolitaine--Conquête du royaume de Naples par le général Championnet.--Abdication du roi de Piémont.
CHAPITRE XV.
État de l'administration de la République et des armées au commencement de 1799.--Préparatifs militaires.--Levée de 200 mille conscrits.--Moyens et plans de guerre du directoire et des puissances coalisées.--Déclaration de guerre de l'Autriche.--Ouverture de la campagne de 1799.--Invasion des Grisons,--Combatte Pfullendorf.--Bataille de Stockach.--Retraite de Jourdan.--Opérations militaires en Italie.--Bataille de Magnano; retraite de Schérer.--Assassinat des plénipotentiaires français à Rastadt.--Effets de nos premiers revers.--Accusations multipliées contre le directoire. --Élections de l'an VII.--Sièyes est nommé directeur, en remplacement de Rewbell.
CHAPITRE XVI.
Continuation de la campagne de 1799; Masséna réunit le commandement des armées d'Helvétie et du Danube, et occupe la ligne de la Limmat.--Arrivée de Suwarow en Italie. Schérer transmet le commandement à Moreau. Bataille de Cassano. Retraite de Moreau au-delà du Pô et de l'Apennin.--Essai de jonction avec l'armée de Naples; bataille de la Trebbia.--Coalition de tous les partis contre le directoire.--Révolution du 30 prairial.--Larévellière et Merlin sortent du directoire.
CHAPITRE XVII.
Formation du nouveau directoire.--Moulins et Roger-Ducos remplacent Larévellière et Merlin.--Changement dans le ministère.--Levée de toutes les classes de conscrits.--Emprunt forcé de cent millions.--Loi des otages.--Nouveaux plans militaires.--Reprises des opérations en Italie; Joubert général en chef; bataille de Novi, et mort de Joubert.--Débarquement des Anglo-Russes en Hollande.--Nouveaux troubles à l'intérieur; déchaînement des patriotes; arrestation de onze journalistes; renvoi de Bernadotte; proposition de déclarer la patrie en danger.
CHAPITRE XVIII.
Suite des opérations de Bonaparte en Égypte. Conquête de la Haute-Égypte par Desaix; bataille de Sédiman.--Expédition de Syrie; prise du fort d'El-Arisch et de Jaffa; bataille du Mont-Thabor; siége de Saint-Jean-d'Acre.--Retour en Égypte; bataille d'Aboukir.--Départ de Bonaparte pour la France.--Opérations en Europe. Marche de l'archiduc Charles sur le Rhin, et de Suwarow en Suisse: mouvement de Masséna; mémorable victoire de Zurich; situation périlleuse de Suwarow; sa retraite désastreuse; la France sauvée.--Événemens en Hollande; défaite et capitulation des Anglo-Russes; évacuation de la Hollande. Fin de la campagne de 1799.
CHAPITRE XIX.
Retour de Bonaparte; son débarquement à Fréjus; enthousiasme qu'il inspire.--Agitation de tous les partis à son arrivée.--Il se coalise avec Sièyes pour renverser la constitution directoriale.--Préparatifs et journée du 18 brumaire.--Renversement de la constitution de l'an III; institution du consulat provisoire.--Fin de cette histoire.
FIN DE LA TABLE.
TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES CONTENUES DANS CET OUVRAGE
Les chiffres romains indiquent le tome, et les chiffres arabes la page.
(Les numéros de pages réfèrent à l'édition originale. Ils ont été retenus ici, bien que la présente édition n'ait pas de pagination)
ABBAYE. Le peuple enfonce les portes de l'Abbaye pour délivrer les soldats des gardes-françaises. I, 80. Les Suisses faits prisonniers le 10 août y sont transférés. II, 270. Vingt-quatre prêtres sont égorgés dans la cour de l'Abbaye, 316-318.
ABOUKIR. Bataille navale de ce nom. X, 51-57. Ses conséquences funestes. 61 et suiv. Autre bataille sanglante livrée par Bonaparte dans ce village; détails militaires. 304-310.
ACRE (Saint-Jean d'). Siège de cette ville. (Voyez _Égypte_.)
ADIGE. Raisons qui déterminent Bonaparte à placer ses lignes sur ce fleuve. VIII, 206-207. Description du cours de ce fleuve. 273 et suiv. Arrivée de Wurmser sur ce fleuve. 276 et suiv.
ADMINISTRATION. Réorganisation nouvelle de l'administration des vivres. III, 130 et suiv.
AGIOTAGE. Ce qui l'amène et sur quoi il s'exerce en 93. IV, 334 et suiv. Quelques députés s'y livrent ou sont accusés de s'y livrer. 340-341. On les regarde comme agens de la faction étrangère. 341-342. Il se ranime en mai et avril 95. Ses causes. VII, 191 et suiv. Réunion des agioteurs au café de Chartres. Vaines précautions pour parer aux inconvéniens de ce trafic. 193.
AGRICULTURE. Réglemens du gouvernement révolutionnaire pour l'amélioration de l'agriculture. VI, 87-88.
AMI DU PEUPLE (l'), journal rédigé par Marat, II. 84.
AMI DU ROI (l'). L'auteur de ce journal est mis en accusation. II, 84.
ANGLETERRE. Politique de l'Angleterre à l'égard de la France, à l'époque de la révolution. I, 216-217. Sa guerre avec la France et sa prépondérance en Europe. VI, 34-48. Elle reste seule ennemie de la France après la soumission de la Vendée. Sa position politique. VII, 164 et suiv. Alarmes et détresse de l'Angleterre après nos victoires en Italie et au nord, et l'alliance avec l'Espagne. VIII, 266 et suiv. Situation embarrassante de l'Angleterre après les préliminaires de Léoben, Nouvelles négociations de paix. IX, 141-145. Conférences de Lille. 235-245. Projet de descente en Angleterre. 360 et suiv. Ses efforts pour organiser une nouvelle coalition contre la France. X, 61 et suiv.
AOÛT (10). Détails circonstanciés de cette journée. II, 234-257, 258 et suiv. Fête de l'anniversaire de cette journée. IV, 353-357.
APPEL AU PEUPLE. Il est proposé et discuté dans la convention lors du procès du roi. III, 230 et suiv.
APPROVISIONNEMENT. Difficultés qui empêchent l'approvisionnement de Paris. I, 108-109.
ARCOLE. Détails de cette bataille. VIII, 367-374.
ARGONNE. Divers combats sont livrés dans cette forêt. II, 352 et suiv.
ARISTOCRATIE. Sa politique après le 14 juillet. I, 116-117.
ARMÉE. État de l'armée et révoltes des troupes dans diverses provinces. I, 245 et suiv.
ARMÉE RÉVOLUTIONNAIRE (l') est organisée. V, 58-60. Est licenciée. VI, 9.
ARMÉES. Dispositions de nos armées pour s'opposer à l'invasion étrangère. II, 294 et suiv.
ARMOIRE DE FER. III, 197-198.
ARTOIS (le comte d') accueilli par des murmures. I, 16. Quitte la France. 105.
ASSEMBLÉE CENTRALE de résistance à l'oppression, formée à Caen par des députés des départemens. IV, 206 et suiv.
ASSEMBLÉE CONSTITUANTE. (Voy. _Assemblée nationale_.)
ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE. Hommes qui la composent. II, 10 et suiv. Elle abolit les titres de _sire_ et de _majesté_. 17. Elle fait un décret contre les émigrés. 23 et suiv. Rend un décret contre les prêtres qui ne prêtaient pas le serment civique. 27-28. Suites de cette mesure. 28 et suiv. Requiert les électeurs et princes de l'empire de désarmer les émigrés. 34-36. Met en accusation Monsieur et plusieurs autres émigrés. 58. Fait un décret pour prévenir toute modification de la constitution. 51. Décrète que la guerre est déclarée. 52 et suiv. Se déclare en permanence. 88. Décrète la déportation des prêtres. 89. Débats relatifs à une lettre écrite par Lafayette. 111 et suiv. Fait défiler devant elle les attroupemens armés du 20 juin. 131-132. Débats relatifs à l'affaire du 20 juin. 142 et suiv. Reçoit diverses pétitions relatives aux événemens du 20 juin. 146 et suiv. Fait un décret relatif à la levée des départemens. 156. Autre décret sur les gardes nationales. 157. Séance où elle délibère sur le projet de la commission des Douze, qui est adopté. 159-172. Séance du 7 juillet 1792. 173 et suiv. Elle déclare que _la patrie est en danger_. Suite de cette mesure. 179 et suiv. Elle rend le décret de la suspension provisoire du roi. 257. Mesures qu'elle prend après le 10 août. 263 et suiv. Décrète la formation d'un camp sous Paris. 265. Organise la police, dite de _sûreté générale_. 276 et suiv. Elle décrète la formation d'un tribunal extraordinaire pour juger les crimes du 10 août. 283. Ordonne une levée de trente mille hommes. 304-305. Est dissoute, III, 23.
ASSEMBLÉE NATIONALE. L'assemblée des députés du tiers-état prend ce titre, sur la proposition de Legrand. I, 56. Les communes se constituent en assemblée nationale. 56-57. Elle refuse de se séparer, d'après l'ordre du roi. 67. Déclare l'inviolabilité de ses membres. 68. Délibère sur les mandats impératifs. 73. Nomme un comité des subsistances. 77. Difficultés de sa position. 78. Elle vote une adresse au roi pour le renvoi des troupes. 84-85. Propose diverses mesures après les événemens des 12 et 13 juillet, et demande au roi le renvoi des troupes. 92. Continue le 14 juillet à s'occuper de la constitution, et nomme un comité pour préparer les questions. 93. Envoie, sur la proposition de Mirabeau, une députation au roi, Envoie une dernière députation au roi. Discours de Mirabeau. 94-95-101. Elle envoie à l'Hôtel-de-Ville une députation annonçant la réunion du roi avec la nation. 103. Fait une proclamation au peuple, sans résultat. 122. Discute la déclaration des droits de l'homme. 125. Abolit les privilèges féodaux et les privilèges des villes, _ibid._ et suiv. Adopte l'emprunt de trente millions. 135. Fait la déclaration des droits de l'homme. 136 et suiv. Vote l'unité et la permanence de l'assemblée. 146. Vote le _veto_ suspensif. 147-148-149. Vote l'hérédité de la couronne et l'inviolabilité du roi. 150. Adopte un plan de Necker sur un impôt. 157. Débats relatifs à un message du roi. 166-167. Elle déclare qu'elle est inséparable du roi et qu'elle sera transportée à Paris. 177. Décrète que les biens du clergé sont à la disposition de l'état. 187 et suiv. Divise le royaume en départemens. 190. Discussion importante pour déterminer à qui appartient le droit de faire la paix et la guerre. 221 et suiv. Elle rend un décret relatif à ce droit. 225. Décrète l'émission de 400 millions d'assignats. 230. Abolit les titres féodaux. 236. Prend des mesures pour empêcher l'émigration. 265 et suiv. Mesures qu'elle prend relativement à la fuite du roi. 283 et suiv. Partis qui s'y forment et suite de ses travaux. Opposition qu'elle a à vaincre. 298-299. Elle rend un décret relatif à l'inviolabilité du roi. 301. Décrète qu'aucun de ses membres ne sera réélu. 305. Achève le travail de la constitution. 306. Déclare, le 30 septembre 1791, que ses séances sont terminées. 308. Réflexions sur ses travaux. Justification de ses actes. Récapitulation des objections présentées contre la constituante, et réfutation. II, 1-10.
ASSIGNATS. Causes de leur création. Réflexions sur la nature du numéraire et du papier-monnaie. I, 226-227 et suiv. 400 millions d'assignats forcés sont décrétés. 230. Une nouvelle création d'assignats est ordonnée. III, 27. Leur dépréciation en 93. IV, 327-329 et suiv. Conséquences de leur dépréciation sur le commerce et causes de leur avilissement. 329-330-332-333-334 et suiv. Moyens qu'on prend pour en amener la diminution. 379-380 et suiv. Nouvelle création d'assignats en 1794. VI, 89 et suiv. Leur dépréciation augmente. Leur état après le 9 thermidor. 270 et suiv. Continuent à se déprécier en 1795. Divers moyens proposés pour les retirer de la circulation. VII, 66-73. Ils continuent à baisser. Leur état en avril et en mai 1795. 191-193. Divers projets sont proposés pour les retirer et les relever. 194 et suiv. Projet de Bourdon (de l'Oise). Il est adopté. 199-202. Nouvelles mesures prises pour remédier à leur dépréciation. 242-247. Projet du directoire pour la rentrée des assignats et pour subvenir aux besoins du trésor public; ce projet est rejeté. Détails financiers à ce sujet. VIII, 51 et suiv. 40-45. Un projet d'emprunt forcé est adopté. 41 et suiv. La valeur des assignats est presque nulle. 107 et suiv. La planche en est brisée le 30 pluviôse. 109.
AUGEREAU. Un des généraux de l'armée d'Italie. VIII, 143. Est envoyé à Paris par Bonaparte. Le directoire lui donne le commandement de la division militaire de Paris. IX, 226-228. Il s'empare des Tuileries le 18 fructidor. 275-278. Est nommé commandant de l'armée dite d'_Allemagne_, après la mort de Hoche. 302. Est dépossédé de son commandement de l'armée d'Allemagne. 370-371.
AUTRICHE. Causes qui empêchent cette puissance de songer à la paix. VII, 135-136.
BABOEUF. Fait un journal (_le Tribun du peuple_). Caractère et projets de ce démagogue. VIII, 97-98. Sa conspiration. Il est arrête. 115 et suiv. Est condamné à mort et exécuté. IX, 33.
BAILLY. Il est nommé député. I, 37. Est chargé par le tiers-état de remettre une adresse au roi. Son caractère. 51. Il est arrêté à la porte de la salle des communes par les gardes-françaises. 61. Prête le premier le serment du Jeu de Paume. 62-63. Il se maintient à la présidence. 72. Est nommé successeur de Flesselles, sous le titre de maire de Paris. 103. Difficultés qu'il éprouve pour l'approvisionnement de Paris. 108-109. Il propose un projet pour vendre les biens du clergé à la fois sans les discréditer. 226-227 et suiv. Détails de son procès et de son supplice. V, 170-171.
BAPTISTE RENARD, domestique de Dumouriez, présenté à la convention. III, 121.
BARBAROUX. Son portrait. Ses plans de république dans le Midi. II, 120 et suiv.
BARBETS. Nom donné à des bandes de partisans piémontais. VIII, 210.
BARNAVE. Son esprit, son union avec les Lameth et Duport. I, 119. Son discours sur le droit de faire la paix et la guerre. 222-223. Accompagne la famille royale de Varennes à Paris. 289-290. S'entend avec la cour. 293 et suiv.
BARRAS. Est nommé général de l'armée de l'intérieur, le 12 vendémiaire. VII, 359. Son caractère. Sa conduite vis-à-vis des autres membres du directoire. IX, 3-4. Il nuisait à la considération du gouvernement par son luxe et sa prodigalité. 9 et suiv. Est seul épargné dans les accusations dont le directoire était l'objet. Pourquoi. X, 180 et suiv.
BARRÈRE. Il est mis en état d'accusation. VI, 394, Est décrété d'arrestation. VII, 76. Est condamné à la déportation. 116. Est nommé député en l'an V. IX, 148. Sa nomination est abolie. 153.
BARTHÉLEMY. Il est nommé directeur à la place de Letourneur. IX, 155 et suiv. Est arrêté le 18 fructidor et conduit au Temple. 278. Est condamné à la déportation. 285.
BASSANO et SAINT-GEORGES. Batailles de ce nom. VIII, 309-312-315.
BASTILLE (La). Le peuple, secondé par les gardes-françaises, s'empare de la Bastille. I, 95-98.
BELGIQUE. Divisée en plusieurs partis après la bataille de Jemmapes. III, 125 et suiv. Des agens du pouvoir exécutif vont l'organiser révolutionnairement. 294-295. Les Belges murmurent et se révoltent contre l'administration française. 327-328.
BERNADOTTE. Il est nommé général en chef de l'armée du Rhin. X, 140. Donne un plan de campagne au directoire. Ses défauts. 251-252. Il est renvoyé du ministère de la guerre. 280-281.
BERTHIER. Général à l'armée d'Italie. VIII, 143.
BEZENVAL. Son billet au commandant de la Bastille. I, 97. Il est incarcéré: on ordonne sa liberté, et presque aussitôt sa détention est maintenue. 116.
BICÊTRE. Les massacres. II, 336-337.
BIENS DU CLERGÉ. L'assemblée nationale décrète la vente de 400 millions de biens du clergé. I, 206.
BIENS NATIONAUX, Projet de Bourdon (de l'Oise) pour faciliter leur vente. Il est adopté. VII, 199-202. On commence à le mettre à exécution. Ses résultats. 242 et suiv.
BILLAUD-VARENNES. Un des exécuteurs du 2 septembre. II, 318-319, 328-329. II donne sa démission de membre du comité de salut public. VI, 289. Est mis en état d'accusation. 394. Fait aux Jacobins de violentes menaces contre les thermidoriens. 376-377. Est décrété d'arrestation. VII, 76. Est condamné à la déportation. 116.
BONAPARTE. Officier au siège de Toulon. Propose d'attaquer le fort de l'Éguillette. V, 255 et suiv. Nommé général de brigade. Plan qu'il donne et fait adopter. VI, 52 et suiv. Nommé commandant en second de l'armée de l'intérieur, la nuit du 12 vendémiaire. VII, 360-361. Ses opérations militaires dans la journée du 13. 361-367 et suiv. Chargé du commandement de l'armée de l'intérieur. VIII, 49. Il est nommé commandant de l'armée d'Italie. 125-126. Principales circonstances de la conquête du Piémont. 141-161. Ses négociations avec la cour de Turin. Il accorde un armistice au roi de Piémont. 155-157 et suiv. Sa proclamation aux soldats après les premières victoires d'Italie. 159. Conquête de la Lombardie. 173 et suiv. Son entrée à Milan. 181 et suiv. Nouvelle proclamation aux soldats à Milan. 188-189. Il reprend Pavie tombée au pouvoir de quelques bandes de paysans. 191-193. Entre dans le territoire vénitien. 193 et suiv. Son entrevue avec divers envoyés vénitiens. 202 et suiv. Il signe un armistice avec Naples. 212-213. Pénètre dans les États romains et en Toscane. 214 et suiv. Perd la ligne de l'Adige. Ses combinaisons pour réparer cet échec. 278 et suiv. Sa victoire de Lonato. 283-286. De Castiglione. 288 et suiv. Suite de ses opérations militaires et politiques en Italie. 293 et suiv. Bataille de Roveredo. 307-308. Sa marche sur la Brenta. Victoires de Bassano et de Saint-Georges. 308-312-315. Il fait conclure la paix avec Naples et Gènes. Ses négociations avec le pape. 345-351. Il organise la république cispadane. 352 et suiv. Sa position périlleuse à l'approche d'Alvinzy. Bataille d'Arcole. Détails militaires. 255-364-367-379. Sa conduite à l'armée contre les fournisseurs. Sa politique à l'égard des puissances italiennes. 407-408 et suiv. Ses dispositions militaires à la bataille de Rivoli. 411-414-423. Il prend Mantoue. 425 et suiv. Réflexions sur sa campagne en Italie. 428 et suiv. Sa conduite politique et militaire en Italie après l'affaire de Rivoli. Il marche contre les États romains et fait signer au pape le traité de Tolentino, IX, 50-55. Sa conduite envers les prêtres français retirés en Italie. 55-56. Il négocie inutilement avec Venise. 58-60. Son plan de campagne contre l'Autriche. Il passe le Tagliamento. 60-67. Se rend maître du sommet des Alpes. 68-71. Son entrevue avec les envoyés vénitiens. Il écrit à leur gouvernement une lettre menaçante. 79-86. Marche sur Vienne. Sa lettre à l'archiduc Charles. Son entrée à Léoben. 86-90. Il signe les préliminaires de paix à Léoben. 91-102. Retourne en Italie et détruit la république de Venise. Détails de sa conduite politique et militaire. 116-131. Il propose le secours de son armée au directoire menacé. 193-194. Donne, le 14 juillet 1797, une fête aux armées. Envoie au directoire les adresses de toutes les divisions. 222-226 et suiv. Ses négociations avec l'Autriche après les préliminaires de Léoben. 230-235. Ses négociations à Udine sont entravées par le directoire. Son mécontentement. 311 et suiv. Ses travaux en Italie. Il fonde la république cisalpine. 314-318. Se rend l'arbitre des différends entre les pays de la Valteline et les Grisons. 321-322. Conseils qu'il donne aux Génois sur leur constitution. 322-323. Il forme divers établissemens dans la Méditerranée. 323-326. Suite de ses négociations avec l'Autriche à Udine. Ses entrevues avec M. de Cobentzel. Il signe le traité de Campo-Formio. 328-335. Il est nommé général en chef de l'armée d'Angleterre. 338-339. Se dispose à quitter l'Italie. Ses dernières dispositions pour les affaires de ce pays. 339 et suiv. Il arrive à Paris. Réception qu'on lui fait. Ses paroles au directoire. Fête. 343-350. Suite de son séjour à Paris. Ses relations avec le directoire. 351-360. Il est chargé de la descente en Angleterre. Sa répugnance pour cette expédition. 362 et suiv. Il propose un projet d'expédition en Égypte. Le directoire l'agrée. Détails sur les préparatifs. 408-419. Il s'embarque à Toulon. Sa proclamation aux soldats. X, 1 et suiv. Il s'empare de l'île de Malte. 4-8. Arrive à Alexandrie et s'en rend maître. 11-13. Ses plans pour effectuer la conquête. Sa lettre au pacha. Discours à ses soldats. 23-27. Ses premières opérations politiques et militaires. 27 et suiv. Il s'établit au Caire après la bataille. Suite de ses opérations politiques et militaires. 42 et suiv. Il fonde l'Institut d'Égypte. 48 et suiv. Proclamation aux soldats, après la défaite d'Aboukir. 58. Il se met en marche pour la Syrie, prend Gaza et le fort d'El-Arisch, et commence le siége de Saint-Jean-d'Acre. 286-290-292. Remporte une grande victoire au mont Thabor. 295-297. Revient en Égypte. Va de là à Aboukir, où il remporte une sanglante victoire sur les Turcs. 300-304-310. Reçoit des nouvelles d'Europe, et part secrètement pour la France. 311-312. Son retour en France. Enthousiasme qu'il inspire. Agitation de tous les partis à son arrivée à Paris. 336 et suiv. Sa conduite politique à Paris. Il se coalise avec Sièyes pour renverser la constitution directoriale. 345-350. Son entrevue avec Sièyes pour convenir de l'exécution de leur plan. 353-356 et suiv. Il fait le 18 brumaire. 358-359-373. (Voy. _Brumaire_. ) Est nommé consul provisoire. 383-384.
BONCHAMPS (De). Chef vendéen. IV, 90-91. Il est blessé à mort. V, 121. Fait délivrer les prisonniers. 122.
BORDEAUX. Les fédéralistes y sont soumis. V, 132-133.
BOUCHOTTE. Est nommé ministre de la guerre. IV, 44.
BOUILLÉ. Sa position au milieu des partis. Son caractère. I, 201-202. Il soumet des régimens révoltés. Ses projets. 246-248. Il arrive trop tard à Varennes pour sauver le roi. 288-289. Il écrit à l'assemblée, et prend sur lui-même le projet de Fuite du roi. 294-295.
BOZE. Peintre du roi. Suscite une lettre des girondins. II, 208.
BRETAGNE (La). Est contraire à la révolution. IV, 78-79. État de ce pays en 1795. VII, 34 et suiv. Plusieurs chefs signent leur soumission à la république. 159-160 et suiv. État de ce pays après la première pacification. De nouveaux Troubles s'y préparent. 263 et suiv. Expédition de Quiberon. 269-275-318.
BRÉZÉ. (Le marquis de). Apporte les ordres du roi. I, 67.
BRIENNE (De). Il est nommé ministre. I, 12. Mande le parlement à Versailles pour un lit de justice. 16. Il négocie avec le parlement. 17. Ses embarras. 19. Se retire du ministère. 23. On brûle son effigie. 35.
BRIGANDS. Terreur mal fondée que leur nom répand dans toute la France. I, 122-123.
BROGLIE (Le maréchal de). Reçoit le commandement des troupes. I, 82.
BROTTIER. (Voy. _Royalistes_.)
BRUEYS. Amiral de l'escadre d'Égypte. X, 3. Ses fautes et son courage à la bataille d'Aboukir. Il est tué. 51-57.
BRUMAIRE (18). Préparatifs et journée du 18 brumaire. X. 353-356-359-373.
BRUNE. Nommé général en chef de l'armée de Hollande. X, 140.
BRUNSWICK (Le prince de). On répand un manifeste de ce prince. II, 217.
CALENDRIER. Il est réformé. V, 188-190.
CALONNE (De). Arrive au ministère. I, 10. Son caractère, la confiance aveugle qu'il inspire. Il réunit les notables. 11. Écrit au roi pour justifier l'Angleterre accusée d'exciter des troubles. 220.
CAMBON (de Montpellier), adversaire des fournisseurs. III, 131-132. Il en fait décréter trois par l'assemblée. 136.
CAMP DE CÉSAR. Il est évacué par les Français. IV, 352.
CAMPO-FORMIO. Traité de ce nom. Joie qu'il inspire en France. IX, 334 et suiv.
CAMUS. Propose de réduire toutes les pensions du clergé à un taux infiniment modique. I, 189.
CARNOT. Il est membre du comité de salut public. IV, 391. Dirige toutes les opérations militaires. V, 100 et suiv. Justifie sa conduite comme membre de l'ancien comité de salut public. VII, 99 et suiv. On n'ose pas le décréter à cause de ses services. 234. Est nommé directeur à la place de Sièyes, qui avait refusé. VIII, 10 et suiv. Vices de son plan d'opérations militaires en Italie. 185 et suiv. Son plan de campagne sur le Danube et sur le Rhin. 219 et suiv. Caractère de ce directeur. IX, 2-3-12 et suiv. Il se rend suspect à tous les partis et à ses collègues du directoire. 259-261. Prend la fuite le 18 fructidor. 278. Est condamné à la déportation. 285.
CARRIER. Atroces exécutions qu'il fait faire à Nantes. VI, 144-148. Il est mis en accusation et envoyé au tribunal révolutionnaire. 373-374. Est condamné à mort. 394-395.
CATHELINEAU. Coopère à la première insurrection vendéenne. IV, 84 et suiv. Il est nommé généralissime de l'armée vendéenne. 252.
CATHERINE THÉOT. Cette femme fanatique institue une secte. VI, 109-111. Elle est arrêtée ainsi que presque toute sa secte. 129 et suiv.
CAZALÈS. Défenseur éloquent de la noblesse. I, 117.
CERCLES CONSTITUTIONNELS formés par les patriotes en l'an V, pour s'opposer à l'influence des Clichyens. IX, 189 et suiv.
CHALIER. Il se fait remarquer à la tête du club central, à Lyon. IV, 75. Il demande un tribunal révolutionnaire pour Lyon. 76.
CHAMPIONNET. Général à l'armée d'Italie. Ses opérations militaires dans les États-Romains contre l'armée de Naples. X, 106-113. Il s'empare du royaume de Naples. 113-115-121. Résiste aux ordres du directoire. Est destitué. 129. Est nommé général d'une nouvelle armée des Alpes par le Nouveau directoire. 242.
CHABOT. Accepte l'offre de Grangeneuve de s'immoler tous deux pour enflammer les esprits contre la cour. Il ne se rend pas à l'endroit convenu. II, 191-192. Il demande que les Suisses soient conduits à l'Abbaye. 270.
CHARETTE, chef vendéen. Son caractère. Il hésite d'abord et se rend aux instances des insurgés. S'empare de l'île de Noirmoutiers. IV, 89-90. Il est amené à négocier avec les républicains pour la paix. VII, 139-142-145. Sa réception triomphale à Nantes. 146. Il continue à préparer la guerre, après sa soumission. Ses relations avec les princes et les émigrés. 162-163. Il se déclare de nouveau en guerre. VIII, 26. Fait d'inutiles efforts pour soutenir la guerre contre Hoche. 66 et suiv. Est poursuivi dans les bois et les montagnes. 130. Est pris et fusillé. 135-136.
CHARLES (L'archiduc). Il remplace Clerfayt dans le commandement de l'armée du Bas-Rhin. VIII, 123. Son plan de campagne après sa retraite à Neresheim. 298 et suiv. Sa marche contre Jourdan. 300.
CHÂTEAU. Le château des Tuileries est attaqué par le peuple. II, 134 et suiv.
CHAUMETTE. Procureur-général de la commune. Organise la législature municipale. IV, 279. Il est arrêté. V, 372 et suiv. Sa condamnation et sa mort. 415.
CHÉBREÏSS. (Combat de) en Égypte. X, 31-33.
CHÉNIER (André). Sa mort. VI, 200.
CHÉNIER (Marie-Joseph). Il fait un rapport sur les mesures les plus capables de réprimer les royalistes, après les événemens du 9 thermidor. VII, 185-188.
CHOLET. Bataille de ce nom en Vendée. V, 318-322.
CHOUANS. Leur situation en Bretagne, leur chef. VI, 322-324.
CISALPINE (République). Organisée par Bonaparte. IX, 314-318. Situation de cette république en l'an VI. 376 et suiv. Triste état de cette république après le départ de Bonaparte. X, 84-86. Changemens faits à sa constitution. 89 et suiv.
CISPADANE (République). Sa fondation. VIII, 352 et suiv.
CLARKE. Mission de ce général à Vienne. VIII, 359. Sa négociation, avec le cabinet autrichien. Le projet d'armistice qu'il proposait est rejeté. 380-382 et suiv.
CLERGÉ. Il s'oppose à la vérification des pouvoirs des communes. I, 45. (Voyez _Tiers-État_ et _Vérification_.) Vote sa réunion aux communes. 59. La majorité du clergé se réunit aux communes. 65. Il abdique ses priviléges. 125. Son rôle dans l'assemblée. 192. Ses manoeuvres au commencement de 1790. 204 et suiv. Il s'oppose par divers moyens à l'exécution de la constitution civile. 233 et suiv. Une partie du clergé refuse de prêter le serment civique. Suite de ce refus. 257-238.
CLICHY. CLICHYENS. Club de ce nom, formé par les députés de l'opposition du corps législatif. IX, 16-17. Ses manoeuvres pour obtenir un nouveau directeur de son choix. Diverses propositions faites au corps législatif. 151 et suiv. Plans de contre-révolution formés par les clichyens. 156 et suiv. Leur lutte avec le directoire dans les conseils. 158 et suiv. Leurs propositions financières aux cinq-cents. 165 et suiv. Motion d'ordre de l'un d'eux sur les événemens de Venise. 176 et suiv. (Voyez _Royalistes_.) Ils tâchent de s'opposer aux changemens dans le ministère projetés par le directoire. 203 et suiv. Leurs craintes après la nomination des ministres et la marche de Hoche. 213 et suiv. Autres plans d'opposition. Leurs craintes sur les préparatifs du directoire. 266 et suiv. Résolutions désespérées qu'ils proposent. 271 et suiv.
CLOOTZ. (Anacharsis), Prussien de naissance, est admis par l'assemblée à faire partie de la fédération. I, 235. Prêche la république universelle et le culte de la Raison. V, 195 et suiv. Il est exclu de la société des jacobins. 228. Est arrêté. 372. Son procès et son supplice. 374-379.
CLUBS. Diverses assemblées se forment sous ce nom. I, 33. Club breton. 119. Leur importance augmente. 213. Ils deviennent dominateurs. II, 12. Les cinq-cents décrètent qu'aucune assemblée politique ne serait permise. IX, 218-219.
CLUB ÉLECTORAL. Comment il se compose après le 9 thermidor. VI, 264-265. Il fait une adresse à la convention, pour demander la reconstitution de la municipalité de Paris, etc. 343-345.
CLUB FRANÇAIS. Ce que c'était. II, 204.
COALITION. Elle commence à agir avec activité. II, 210 et suiv. Envahit toutes nos frontières, en 93. IV, 214 et suiv. Le défaut d'union des coalisés paralyse leurs forces. 238 État de la coalition au commencement de 1794. VI, 34-40-48. Tiédeur des puissances coalisées pour les intérêts des princes français. 326 et suiv. Plans de guerre de la nouvelle coalition, en 1799. Leurs défauts. X, 141 et suiv.
COBENTZEL (M. de). Ce qu'il demande au nom de sa cour. II, 70. Suite de cette communication. 71.
COBLENTZ. Les émigrés se transportent de Turin en cette ville. I, 263. Projets de la noblesse. 263-264 et suiv.
COBOURG (Le prince de) Commandant en chef des coalisés dans le nord. VI, 62.
COLLOT-D'HERBOIS. Il harangue Dumouriez aux Jacobins. III, 73-75. Cherche à sauver les ultra-révolutionnaires arrêtés. V. 302 et suiv. Fait avorter l'insurrection des ultra-révolutionnaires les 15 et 16 ventôse. 362 et suiv. 370. Tentative d'assassinat sur lui. Elle échoue. Ses conséquences. VI, 96 et suiv. Il donne sa démission de membre du comité de salut public, 289. Est mis en état d'accusation. 394. Est décrété d'arrestation. VII, 76. Est condamné à la déportation. 116.
COMITÉ CENTRAL RÉVOLUTIONNAIRE. L'assemblée de la mairie prend ce nom. Elle s'occupe, dans plusieurs séances, des suspects et de l'enlèvement des députés. IV, 116 et suiv.
COMITÉ DE DÉFENSE GÉNÉRALE. Il se réunit pour délibérer sur les moyens de salut public. II, 307-308. Pourquoi il fut établi. III, 296.
COMITÉ CENTRAL DE SALUT PUBLIC. Nécessité de sa création. Ce que c'était: l'étendue de ses attributions. IV, 46-48. Il se réunit le 1er juin 1793. Divers avis y sont ouverts pour remédier à l'insurrection. Proposition de Garat. 167-169. Est chargé, après le 31 mai, de présenter un projet de constitution. 194. Propose des moyens pour arrêter l'insurrection des départemens. 202-203. Ses attributions. 276-277. Il perd sa popularité. 281-282. On lui adjoint Saint-Just, Couthon et Jean-Bon-Saint-André. 282. Est attaqué par divers partis après les échecs de nos armées. V, 51 et suiv. La convention déclare qu'il conserve sa confiance. 54-55. Sa politique en décembre 93. 231 et suiv. Il fait arrêter des ultrà-révolutionnaires et des agioteurs. 238 et suiv. Rend des décrets relatifs aux détenus. 359. Sa politique au milieu des factions. 380 et suiv. Projets des membres du comité contre Danton. 383 et suiv. Sa politique après la mort de Danton et des hébertistes. Il concentre en ses mains tous les pouvoirs. VI, 2-5-9 et suiv. Abolit l'armée révolutionnaire, les ministères, les sociétés sectionnaires, etc. 9 et suiv. Sa dictature et sa position en 94. 104-107 et suiv. Il se partage en plusieurs groupes. Sa rivalité avec le comité de sûreté générale. 111 et suiv. Les divisions continuent. 128-131 et suiv. Les membres ennemis de Robespierre cherchent à s'emparer du pouvoir. 157-159. Feinte réconciliation des comités divisés. 161-164. Il est réorganisé après le 9 thermidor. 238-239. Nouvelle épuration. 289-290.
COMITÉ INSURRECTIONNEL. II, 190. En communication avec Pétion. 191.
COMITÉ DE SÛRETÉ GÉNÉRALE. Il est recomposé après le 9 thermidor. VI, 238.
COMITÉ DE SURVEILLANCE. Ce que c'était. II, 275-276. Il fait exécuter des arrestations. 306-307. On y arrête le projet de massacrer les prisonniers. 310 et suiv. Il envoie une circulaire aux départemens pour recommander le meurtre des prisonniers. 337 et suiv. Ordonne des arrestations. III, 4.
COMITÉS RÉVOLUTIONNAIRES. Leur nombre est réduit dans Paris et les départemens. VI, 258.
COMITÉS. On décide qu'ils seront renouvelés par quart tous les mois. VI, 237-238. Inconvéniens de cette mesure. 256 et suiv. Seize comités sont établis après le 9 thermidor. 257 et suiv.
COMMERCE. État fâcheux du commerce en 1794. VI, 271-273-279.
COMMISSAIRES. Les commissaires des assemblées primaires de toute la France arrivent à Paris. Leur réception. IV, 343 et suiv.
COMMISSION DES DOUZE (La). Elle propose à l'assemblée un projet de salut public. II, 159 et suiv.
COMMISSIONS. Douze commissions sont instituées par le comité de salut public en remplacement des ministères. VI, 10 et suiv.
COMMUNE. Son pouvoir après le 10 août. II, 274-275. Elle est chargée de la garde de la famille royale. 278 et suiv. Mesures qu'elle prend contre les suspects. 305-306 et suiv. Sa puissance et ses exactions. III, 4 et suiv. Son opposition avec la convention. Elle est réprimée. 48-49-50. Ses membres sont renouvelés. 82. Elle s'oppose à une nouvelle insurrection. 344-345. Demande à la convention, au nom de trente-cinq sections, l'expulsion de vingt-deux de ses membres. IV, 61 et suiv. Soumet ses registres à la convention. 64. Ordonne une levée de douze mille hommes dans Paris et une taxe sur les riches. Troubles à ce sujet. 95 et suiv. Se plaint à la convention de l'arrestation d'Hébert et des calomnies dont elle est l'objet. 126-127. Hébert y est couronné. 138-139. Elle est destituée par le comité central révolutionnaire, le 31 mai. 147 et suiv. Une députation de la commune insurrectionnelle est introduite à la convention. 156 et suiv. Elle se trouve chargée, après le 31 mai, de toute l'administration intérieure. 279.
CONDÉ. (Le prince de). Il se met à la tête de six mille émigrés. II, 294.
CONSCRIPTION. Loi sur la conscription décrétée en septembre 1798. X, 98-101.
CONSCRITS. La levée de toutes les classes est ordonnée après le 30 prairial an VII. X, 350.
CONSEIL EXÉCUTIF. Nom que prend le ministère après le 10 août. II, 263. Il seconde les plans militaires de Dumouriez. 350. Sa nouvelle organisation. III, 50-52. Il est aboli. VI, 10.
CONSEIL DES ANCIENS. Nouveau pouvoir institué par la constitution de l'an III. VII, 334-335.
CONSEIL DES CINQ-CENTS. Création de cette assemblée par la constitution de l'an III. VII, 334. Discussion violente au sujet de la loi du 3 brumaire. VIII, 87 et suiv. Premières opérations législatives en l'an V. Mesures adoptées ou proposées sur les émigrés, le culte et les finances, etc. IX, 158-162 et suiv. Il rejette la proposition de Jourdan de déclarer la patrie en danger. X, 279-281.
CONSEILS. Ils se plaignent au directoire de l'agglomération des troupes de Hoche près de Paris. IX, 248 et suiv. Les conseils sont dispersés le 18 fructidor. On leur refuse l'entrée du lieu de leurs séances. 279-280. Les députés attachés au directoire se réunissent à l'Odéon et à l'École de Médecine. Le directoire leur fait part de la conspiration royaliste. Les nouveaux conseils cassent plusieurs élections, et condamnent à la déportation plusieurs députés, deux directeurs, des journalistes, etc. 280-281-284-285. Les deux conseils sont dissous le 18 brumaire. (Voy. _Brumaire_.)
CONSPIRATEURS DU 10 AOÛT. Ce qu'on entendait par là. II, 280.
CONSTANT (Benjamin). Il publie une brochure qui produit de la sensation. VIII, 105-106.
CONSTITUTION. Nécessité d'une constitution, exprimée par les cahiers; obstacles à vaincre pour l'établir. I, 74 et suiv. Discussions relatives à l'établissement de la constitution. 138 et suiv.
CONSTITUTION CIVILE DU CLERGÉ. Les principales dispositions de ce projet sont adoptées. Réflexions. I, 232-233.
CONSTITUTION DE L'AN II. Ses principaux articles. IV, 241-243. Une pétition contre cette constitution est repoussée par la convention. 243-244.
CONSTITUTION DIRECTORIALE OU DE L'AN III. Ses auteurs, ses principales dispositions. VII, 332-337. Elle est acceptée par les votes des sections de toute la France. 346-347. État des esprits à l'époque de son établissement. VIII, 2 et suiv. Installation du nouveau gouvernement le 5 brumaire. 5 et suiv. Elle est détruite le 18 brumaire. (Voy. _Brumaire_. )
CONTRE-RÉVOLUTIONNAIRES. Hardiesse de ce parti. Leurs tentatives dans le midi de la France. VII, 178-182 et suiv.
CONVENTION. La convention nationale se constitue. III, 22 et suiv. Elle déclare la royauté abolie en France. 25. Séance du 24 septembre 1792. 28 et suiv. Elle se divise en côté droit et en côté gauche. 45-46. Se partage en divers comités. 52-53. Débats relatifs à l'accusation de Robespierre. 84 et suiv. Elle ordonne au comité de législation de donner son avis sur les formes du jugement de Louis XVI. 107-108. Longues discussions relatives à la mise en jugement de Louis XVI. 159 et suiv. Elle déclare que le roi sera jugé par elle. 195. Discussions sur les formes du procès. _Ibid._ et suiv. Violens débats après la défense du roi. 226 et suiv. Séances du 14 au 17 janvier, où fut décrétée la mort du roi. 247-248-256. Elle décrète qu'il ne sera pas sursis à l'exécution du roi. 258. Déclare la guerre à la Hollande et à l'Angleterre. 286. Mesures qu'elle prend pour faire face aux besoins de la guerre. 298 et suiv. Elle rend divers décrets. 333-334. Débats relatifs à l'établissement du tribunal extraordinaire. 336 et suiv. Terreur de ses membres, menacés d'une insurrection. 342-343. Terribles mesures qu'elle prend pour la sûreté intérieure et extérieure. IV, 23 et suiv. Elle rend divers décrets relatifs aux événemens de la Belgique et à la famille d'Orléans. 38-39. Discussion au sujet des pétitions des sections et des divers actes de la commune. 61 et suiv. Divers décrets relatifs à des pétitions de Bordeaux, de Marseille et de Lyon. 108-109. Tumulte à l'occasion d'une femme des tribunes. 110 et suiv. Elle nomme une commission de douze membres pour observer les actes de la commune et protéger la représentation nationale. 114. Cette commission informe contre la commune et fait quelques arrestations. 122-125. Scènes violentes le 27 mai, à cause de l'attroupement et des pétitions des sections armées. 128 et suiv. Elle casse sa commission des Douze et annule ses actes. 134. Violente discussion à ce sujet le lendemain. 135 et suiv. Elle rapporte son décret relatif aux Douze. 137. Séance du 31 mai 1793. 147, 150 et suiv. Elle supprime la commission des Douze et décrète plusieurs mesures le 3l mai. 164. Courte séance du 1er juin. 173. Séance du dimanche 2 juin 1793. 175-183. Elle vote l'ordre du jour sur les demandes des insurgés. 177. Plusieurs députés sont maltraités. 180. Elle est arrêtée par la force armée le 2 juin. 181-182. Vote l'arrestation des députés désignés par la commune. 183. Renouvelle tous les comités après le 31 mai. 194. Rend d'énergiques décrets contre les départemens insurgés. 204-205. Moyens qu'elle emploie contre les ennemis du dehors et contre les fédéralistes. 240-241. Elle décrète la constitution de l'an II. 242-243. Le 7 août 93 la convention admet les commissaires des départemens et les embrasse en signe de réconciliation. 246 et suiv. Elle décrète la levée en masse. 261-262. Décrets contre la Vendée, les suspects, les étrangers et contre les Bourbons. 288-391-394-395. Elle institue le gouvernement révolutionnaire. V, 56-57. Mesures qu'elle prend pour la guerre de la Vendée. 66-68. Débats relatifs à l'arrestation de Danton. 389 et suiv. Elle décrète la mise en accusation de Desmoulins, Danton et autres. 394. Laisse tout faire aux comités. VI, 88-96. Commencement d'opposition contre Robespierre et les chefs du comité de salut public. 113-122 et suiv. Plusieurs membres se liguent contre les triumvirs. Dangers qui les menacent. 158-160. Séance du 9 thermidor. 203-211. Suite de la séance. 217 et suiv. Rapport de la loi du 22 prairial. 240. Débats relatifs à l'élargissement des suspects. 247 et suiv. Discussions au sujet de l'accusation portée par Lecointre (de Versailles). 281 et suiv. Elle ordonne qu'il lui sera fait un rapport général sur l'état de la république. 291-292. Séance du 20 septembre 1794. Rapport de Robert Lindet. 293 et suiv. Elle rend plusieurs décrets relatifs au commerce. 297 et suiv. Débats relatifs aux sociétés populaires. 346 et suiv. Vive discussion sur le même sujet. Un décret est rendu. 351-357. Querelles entre les thermidoriens et les membres de l'ancien gouvernement. 360 et suiv. Elle prend diverses mesures financières et politiques pour remédier à l'état fâcheux des affaires après la terreur. 364 et suiv. Décret réglant les formalités à remplir pour accuser un membre de la convention. 371-372. Querelles suscitées par les menaces de Billaud-Varennes aux jacobins. 376 et suiv. Scènes violentes au sujet des événemens du 19 brumaire 1794, 383-386 et suiv. Elle rappelle dans son sein plusieurs députés proscrits. Scène violente à ce sujet. VII, 77 et suiv. Séances orageuses au sujet de la mise en accusation des anciens membres du comité de salut public, Carnot, Collot-d'Herbois, etc. 96 et suiv. Le 7 germinal, une troupe de femmes furieuses envahit la convention en demandant du pain. 102 et suiv. Journée du 12 germinal. Dangers de la Convention. Décret de déportation contre Billaud-Varennes, Collot-d'Herbois, Barrère, etc. Désarmement des patriotes. 108-116 et suiv. Elle prend diverses mesures pour comprimer la réaction royaliste amenée par le 9 thermidor. Questions financières. 184-185 et suiv. Le lieu de ses séances est envahi le 1er prairial an III. Scènes diverses, etc. (Voy. _Prairial_.) Elle ordonne l'arrestation de plusieurs députés montagnards. 204-207-221 et suiv. Scène funèbre à l'occasion de la mort de Féraud. 256 et suiv. Elle décrète la constitution de l'an III. 332-337. Décrète que les deux tiers de ses membres feront partie du nouveau corps législatif, et que les assemblées électorales feraient le choix. 338. (Voy. _Décrets_.) Décret indiquant l'époque des assemblées primaires et électorales pour l'élection des nouveaux représentans. 347. Elle se déclare en permanence le 12 vendémiaire. Attaquée par les sections le 13, elle sort victorieuse. 355-370. Dernière lutte entre les partis de la convention après le 13 vendémiaire. La convention déclare que sa session est terminée. 379-385. Récapitulation des principaux actes de cette assemblée. Réflexions. 385-388.
CORDAY (Charlotte). Son histoire. Ses opinions républicaines. Son enthousiasme pour les girondins. Dévouement. IV, 260-262. Elle choisit Marat pour but de son dévouement, comme chef des anarchistes. 262. Le 13 juillet, elle se présente chez lui, etc. Elle tue Marat. 264-266. On répand que ce sont les girondins qui l'ont armée. 266. Détails de son procès. Son interrogatoire. Condamnation. Lettre à Barbaroux. Son supplice. 269-272.
CORDELIERS. Le club de ce nom rivalise de violence avec celui des jacobins. II, 14. Ils projettent une insurrection contre la Convention. IV, 120.
CORMATIN (Desotteux, baron de). Aventurier laissé par Puysaye en Bretagne, en qualité de major-général dans les provinces révoltées. VII, 34-35. Ses intrigues politiques. 225 et suiv. Il travaille à la pacification générale. 140 et suiv. Son rôle dans les négociations avec la Vendée. 144 et suiv. Il engage les chefs chouans de la Bretagne à se soumettre, et signe la paix. Son entrée à Rennes. 159-161. Suite de ses manoeuvres en Bretagne. 265 et suiv. Il est arrêté par ordre de Hoche et mis en prison. 268-269. Est déporté. VIII, 51.
CORPS LÉGISLATIF. Son organisation dans les deux conseils après les élections de l'an V. IX, 153 et suiv.
CÔTÉ DROIT. Ce que c'était. Qui sont les hommes qui le composaient dans l'assemblée législative. II, 10-11. Parti qui l'occupait dans la convention. III, 45.
COUR (La). Elle presse la convocation des états-généraux, et fixe leur ouverture au 1er mai 1789. I. 23. Fait approcher des troupes de Paris. 82-83. Projette de conduire le roi à Metz. 159. Sa conduite inhabile et imprudente. 201 et suiv. Ses plans de contre-révolution. 206-207.
COUTHON. Ses paroles à la tribune le 31 mai. IV, 182. Est nommé membre du comité de salut public. 296. Est envoyé en Auvergne par la convention pour soulever les populations contre Lyon. V, 85. Sa conduite au siége de cette ville. 88 et suiv. S'unit étroitement avec Robespierre et Saint-Just. VI, 111. Défend à la tribune les actes du comité. 125. Demande, de concert avec Robespierre, le sacrifice d'un grand nombre de députés. Dément à la tribune le projet qu'on leur suppose contre soixante membres de la Convention. 133-134. Ses paroles aux Jacobins. 185. Réclame et obtient l'impression du discours prononcé à la tribune par Robespierre, le 8 thermidor. 194. Sa proposition aux Jacobins. 198. Est décrété d'arrestation le 9 thermidor. 210. Est mis hors la loi avec ses complices. 219. Son supplice. 227-228.
CULTE. L'ancien culte est aboli. Le culte de la _Raison_ est institué. Détails à ce sujet. V, 197-199-200-203 et suiv. La commune modifie son arrêté sur le culte. Le culte de la _Raison_ est aboli. 230. Le comité de salut public songe à l'établissement d'une religion. Réflexions à ce sujet. VI, 17-21. Reconnaissance de l'Être-Suprême. 29 et suiv. La restitution des églises est accordée aux catholiques. VII, 249.
CUSTINES. Nommé général de l'armée du Nord. IV, 103. Il est battu en mai 93. 220-221. Détails de son procès. Il est condamné à mort et exécuté. V, 69-72-77-78.
DAMPIERRE. Est nommé commandant en chef de l'armée du Nord après la défection de Dumouriez. IV, 43-44.
DANTON. Principal orateur de la multitude. II, 202-203. Son caractère et ses moyens d'influence sur la multitude. 204. Le 10 août, il excite le peuple à l'insurrection. 235. Il est un des acteurs du 10 août. 262. Est nommé ministre de la justice. 264. Exposition de ses plans après le 10 août. 273. Sa prépondérance dans le conseil exécutif et son influence à Paris. 303 et suiv. Résolu d'empêcher toute translation au-delà de la Loire. 304. Résolu de périr dans la capitale, mais en exterminant d'abord ses ennemis. _Ibid._ Il veut faire peur aux royalistes. 309. A la nouvelle de la prise de Verdun, il fait décréter que l'on sonnera le tocsin. 312-313. Il est nommé député à la Convention. III, 9. Fait diverses motions à la convention. 32-33. Quitte le ministère sur la décision que les ministres ne seront plus pris dans le sein de la convention. 50. Propose et fait adopter une levée de 30,000 hommes à Paris. 330. Excuse Dumouriez à la Convention. IV, 21-22. Propose de former deux armées, de sans-culottes, l'une pour Paris, l'autre pour la Vendée. 99. On le croit l'auteur caché du mouvement contre les girondins. Sa conversation avec Meilhan. Réflexions sur son caractère. 143 et suiv. Ses paroles à la convention le 31 mai. 153 et suiv. Détails sur son caractère politique. Il commence à perdre sa popularité; il attire les défiances sur son caractère. 284 et suiv. Refuse de faire partie du comité de salut public. V, 64-66. Retourne à Paris; soupçonné par les révolutionnaires ardens. 210-211. Essaie de se justifier aux Jacobins. 222 et suiv. Devient l'objet de la haine des membres du comité de salut public. 383-386. Il est arrêté. Suites de son arrestation. 388-389. Débats à la convention relatifs à son arrestation. 389 et suiv. Décrété de mise en accusation. Scènes au Luxembourg avec ses amis prisonniers. 394 et suiv. Il est transféré à la Conciergerie avec ses amis. 395 et suiv. Détails de son procès et sa mort. 394-412.
DANTONISTES. Lutte des dantonistes et des hébertistes. V, 394-412.
DAVID. Ordonnateur de la fête anniversaire du 10 août, IV, 353-354. Il boira la ciguë avec Robespierre. VI, 198. Il est arrêté. VII, 235.
DÉCRETS (des 5 et 13 fructidor an III) soulèvent divers partis contre la convention. Mouvement dans les sections. VII, 338-339.
DELESSART. Ce ministre est accusé par Brissot et Vergniaud. II, 55-S6.
D'ENTRAIGUES (Le comte). Il est arrêté. Ses papiers et ses révélations à Bonaparte dévoilent les projets des royalistes. IX, 182-183.
DÉPARTEMENS. Division de la France en départemens. I, 190. Divers départemens lèvent des hommes pour l'exécution du décret du camp de 20,000 hommes. II, 156. Opinion de divers départemens sur la marche du gouvernement et les divisions de la convention. Ce qui s'y passa. IV, 72 et suiv. Plusieurs départemens lèvent des hommes contre les Vendéens. 95. Presque tous sont près de prendre les armes contre la convention après le 31 mai. 196 et suiv. Mesures qu'on y prend dans ce but. 197-199. Suite du même sujet. 206 et suiv. Nouveaux détails sur l'insurrection. 222-223. Plusieurs départemens se désistent de l'insurrection. Échecs des fédéralistes. 246-249. Ils sont presque tous soumis. 259-260.
DÉPUTATION. Liste des membres de la députation de Paris à la convention. III, 9-10.
DÉPUTÉS. Les députés décrétés d'arrestation après le 31 mai, se répandent dans les départemens. IV, 198-199.
DÉSARMEMENT de tous les citoyens suspects. IV, 25.
DÉSERTION. Lois sur la désertion. VIII, 45-46.
DESÈZE. Adjoint à la défense de Louis XVI. III, 219-220. Sa plaidoirie pour Louis XVI. 220 et suiv.
DESMOULINS (Camille). Il ameute le peuple au Palais-Royal. I, 86-87. Son influence au Palais-Royal. 144-145. Il présente une pétition très hardie. II, 31. Nommé député à la convention par les électeurs de Paris. III, 9. Passe pour un modéré. IV, 286. Censure le comité de salut public dans un pamphlet, et prend la défense du général Dillon, en disant des vérités à tout le monde. 287-288. Se justifie aux Jacobins et n'est pas exclu de la Société. V, 228-229. Il fait son journal, _le Vieux Cordelier_. 307-308. Il présente sa défense dans ce journal. 321 et suiv. Il est accusé aux jacobins. 333 et suiv. Continue à attaquer ses adversaires dans son journal. 351-355 et suiv. Il est arrêté. 388-389. Détails de son procès. Sa condamnation et son supplice. 394-398-411.
D'ESPRÉMÉNIL. Son caractère. I, 15. Il dénonce au parlement un projet ministériel qui tendait à restreindre sa juridiction, 19-20. Il est arrêté en plein parlement. 22. Il propose de faire décréter le tiers-état. 70. Hué et poursuivi sur la terrasse des Feuillans. II, 214-215.
D'ESTAING. Commandant de la garde nationale de Versailles. Son caractère. Sa lettre à la reine. I, 160.
DETTE PUBLIQUE. Le remboursement des deux tiers de la dette est décrété par les conseils, après le 18 fructidor. IX, 504-509.
DILLON. Son projet de retraite. II, 341.
DÎMES. Discussions relatives à l'abolition des dîmes. I, 130 et suiv. L'abolition est décrétée. 132.
DIRECTOIRE. Pouvoir exécutif créé par la constitution de l'an III, VII, 335. Nomination des cinq directeurs. Détails à ce sujet. VIII, 7-9-11. Situation dangereuse du directoire au commencement de son administration. 12 et suiv. Prend diverses mesures pour remédier à la disette et aux malheurs financiers. 13-15 et suiv. Il est chargé de la nomination aux fonctions publiques. 47-48. Manière dont il use de son pouvoir et dont les directeurs se le partagent. 48 et suiv. Continuation de ses travaux administratifs. VIII, 82 et suiv. Ses plans militaires. 123 et suiv. Il négocie avec l'Angleterre. 340 et suiv. Suite. 356 et suiv. Il envoie Clarke en mission à Vienne. 359. Rompt les négociations commencées avec le cabinet anglais. 390. Son message aux conseils le 25 frimaire. 398 et suiv. Caractère des cinq directeurs; leurs divisions entre eux. IX, 2 et suiv. Situation du gouvernement dans l'hiver de l'an V. 1-17. Discussions relatives au tirage au sort du nouveau directeur pour l'an V. 150-151 et suiv. Sa lutte avec les conseils après les élections de l'an V, d'où résulte le coup d'état du 18 fructidor. 158 et suiv. Il commence à redouter un vaste complot d'après l'arrestation du comte d'Entraigues. 182-183 et suiv. Division des cinq directeurs au moment de leur lutte avec les factieux des conseils. 184 et suiv. Trois membres, Larévellière, Rewbell et Barras, prennent la résolution de faire un coup d'état. 185-188 et suiv. Leurs moyens d'appui pour ce projet, dans les patriotes de Paris. 188 et suiv.; dans les armées. 190. Dispositions politiques de celle d'Italie. 191 et suiv.; de celle du Rhin 194 et suiv.; de celle de Sambre-et-Meuse. 195 et suiv. Résistance des directeurs contre l'opposition des clichyens au sujet de la réorganisation du ministère. 200 et suiv. Son embarras sur la décision à prendre au sujet des négociations commencées avec l'Angleterre et l'Autriche, 242 et suiv. Ses périls augmentent par l'opposition des conseils. Il prend des mesures pour réunir à Paris la force armée. 246 et suiv. Répond d'une manière énergique aux réclamations des conseils au sujet de la marche de Hoche. 250 et suiv. Trois des directeurs font les préparatifs du coup d'état du 18 fructidor. 270-272 et suiv. Ils se réunissent chez Rewbell avec les ministres, en attendant le résultat de la journée. Leur plan. 273-274 et suiv. Exécution de ce plan le 18 fructidor. 275 et suiv. Il fait rendre aux conseils plusieurs lois qui lui restituent une puissance révolutionnaire. Journée du 18 fructidor. 282-285 et suiv. Réformes qu'il introduit dans l'administration. Deux nouveaux directeurs sont nommés à la place des déportés. 294 et suiv. Il destitue Moreau de son commandement. 296-297. Projette une descente en Angleterre. 360 et suiv. Déclare prendre les Vaudois sous sa protection, et envoie une armée en Suisse. 393 et suiv. Ses dispositions pour remédier aux désordres des républiques italiennes. X, 87-88 et suiv. Il propose et fait décréter la loi sur la conscription. 98-101. (Voyez _Conscription._) Ses moyens et ses plans de guerre pour la campagne de 1793. 123 et suiv. Ses dispositions pour s'opposer à la spoliation des pays alliés en Italie. 126 et suiv. Suite de ses plans pour la guerre. 132-134 et suiv. Généraux qu'il nomme. 138 et suiv. Accusations dont il est l'objet après nos premiers revers en 1759. Raisons qui le justifient. 172-175 et suiv. Nomination de Sièyes à la place de Rewbell. 187. Tous les partis se réunissent contre lui après nos défaites en Italie. (An VII.) 220 et suiv. Division entre les directeurs. 223-224. Révolution du 30 prairial. Destruction de l'ancien directoire. Treilhard, Larévellière et Merlin en sortent. 228-232-238. Formation du nouveau directoire. 239 et suiv. Ses premiers actes. 242 et suiv. Mesures prises par les conseils pour lui donner une nouvelle force. 245-250. Ses plans de guerre. 251 et suiv. Sa lutte avec les patriotes. (Voyez _Patriotes_.)
DISETTE. Désordre qu'elle amène le 4 octobre. I, 165-166. Après la seconde loi du _maximum_ la disette continue. Mesures que prend la commune pour y pourvoir. Désordres. V, 344-348 et suiv. Pendant l'affreux hiver de 1795 les grains et les bois de chauffage manquent à Paris. VII, 51 et suiv. Suite du même sujet. 73 et suiv. Les habitans de Paris sont mis à la ration. Violentes scènes et soulèvemens populaires. 79 et suiv.
DIX AOÛT. II, 234 et suiv.
DROITS FÉODAUX. Ils sont abolis. I, 125-126 et suiv. Difficultés et discussion qu'entraîné la proposition de leur abolition. 128-129.
DROITS DE L'HOMME. Déclaration des droits de l'homme, I, 136 et suiv.
DROUET. Reconnaît le roi à Sainte-Menehould et le fait arrêter à Varennes. I. 285-286.
DUBOIS DE CRANCÉ. Il remplace Bernadotte au ministère de la guerre. X, 281.
DUCHASTEL. Malade, vote dans le procès de Louis XVI, pour le bannissement. III, 254.
DUCHÊNE (Le père). Journal rédigé par Hébert. IV, 425.
DUMOURIEZ. Son caractère. Ses plans militaires. Il est nommé ministre. II, 58 et suiv. Il prend le bonnet rouge en arrivant au ministère. 60. Son entrevue avec la reine. 65 et suiv. Extrait de ses mémoires, _Ibid._ Il devient suspect à la Gironde et est soupçonné de dilapidations. 82-85. Conseille au roi de sanctionner deux décrets. 91. Sa fermeté dans l'assemblée nationale. 104-105. Il donne sa démission. 105-106. Est nommé général en chef des armées du Nord et du Centre. 291. Cherche à s'opposer à l'invasion des Prussiens. 297. Son plan de campagne contre les Prussiens. 341 et suiv. Commencement d'exécution de son plan. Les Thermopyles de la France. 345 et suiv. Nouvelles dispositions qu'il prend après les affaires de l'Argonne. 356 et suiv. Il écrit à l'assemblée nationale. 359. Ses dispositions après la retraite des Prussiens. 373 et suiv. Conjectures sur sa mollesse après avoir sauvé le territoire. 375-376. Il se rend à Paris, à la convention et aux Jacobins. III, 69-73-75. Est fêté par les artistes, et reçoit la visite de Marat. 76-78-79. Repart pour l'armée. 81. Ses plans militaires. 109 et suiv. Il gagne la bataille de Jemmapes. 116-120. Ses projets politiques sur la Belgique. 123 et suiv. Suite de ses actes militaires et administratifs. 125 et suiv. 129. Il se plaint vivement du nouveau mode d'administration des vivres. 134 et suiv. Suite de sa campagne en Belgique; ses succès et ses fautes. 138 et suiv. Son plan de campagne et commencement d'exécution. 298 et suiv. Il fait arrêter des agens du pouvoir exécutif. Ses menaces contre le gouvernement. 328-329. Il écrit une lettre audacieuse à la Convention. Suite de ses actes militaires. IV, 2. Il négocie avec l'ennemi. 13. Ses projets politiques. 14-16. Son traité avec l'ennemi. 18 et suiv. Il dévoile entièrement ses projets politiques. 27 et suiv. Est mandé à la barre de la convention. 31. Six volontaires font sur Dumouriez une tentative d'arrestation. 32-33. Plusieurs de ses projets échouent. 33. Il fait arrêter quatre députés de la Convention. 34-35. Sa tête est mise à prix. Troubles à Paris. 36-37. Il est abandonné par ses troupes, et se retire en Suisse. 39-42. Considérations sur son caractère et son rôle politique. 42-43.
DUPORT. Son caractère. I, 15.
DUPORTAIL. Ministre de la guerre. Désigné par Lafayette. I, 251.
DUVERNE DE PRESLE. (Voy. _Royalistes_.)
EDGEWORTH DE FIRMONT. Confesseur de Louis XVI. III, 263. Ses paroles sur l'échafaud. 270.
ÉGYPTE. Projet d'une expédition en Égypte proposé par Bonaparte au directoire. Préparatifs secrets. IX, 408-414-419. État de l'escadre destinée à porter les troupes. X, 1-3. Route de Toulon à Alexandrie. Prise de Malte. 4-8. Entrée à Alexandrie. 12-13. Description de l'Égypte. Sa géographie. Ses habitans. 13-22. Route dans le désert d'Alexandrie au Caire. Mécontentement des soldats. Combat sur le fleuve et sur terre contre Mourad-Bey. Dispositions de l'ennemi près du Caire. 28-31-36. Bataille des Pyramides. 36-41. Fondation de l'Institut d'Égypte. Ses travaux. 48-50. Bataille navale d'Aboukir. Destruction de notre escadre. 51-57. Conquête de la Haute-Égypte par Desaix. Bataille de Sédiman. 286-288. Expédition en Syrie par Bonaparte. Prise du fort d'El-Arisch et Gaza. 290-291 et suiv. Commencement du siége de Saint-Jean-d'Acre. Bataille du Mont-Thabor. 292-297. Retour de l'armée en Égypte. Bataille d'Aboukir. 300-306-310.
ELBÉE (d'). Chef vendéen. IV, 90. Il est tué à Cholet. V, 121-124.
ÉLECTEURS. Réunis à l'Hôtel-de-Ville, ils livrent des armes au peuple. I, 87. Ordonnent la convocation des districts. 88. Composent une municipalité. _Ibid._ Composent une milice bourgeoise de 48,000 hommes. 88-89. Un électeur distribue au peuple des bateaux de poudre. 90. Les électeurs se partagent en divers comités. I, 108.
ÉLECTIONS. Elles se font à Paris et dans les provinces. I, 37. Travaux de l'assemblée nationale sur les élections. 191-192. --Mouvemens à Paris et en France à l'époque des élections de la convention. III, 8 et suiv. --Préparatifs des élections de l'an IV. Effervescence des partis. IX, 33-36. --De l'an V. 146 et suiv. --De l'an VI. 404 et suiv. --De l'an VII. X, 183.
ÉMIGRATION. Prend une attitude inquiétante. I, 263-264. Loi portée sur l'émigration. 268-269.
ÉMIGRÉS. Époque où l'émigration commence à devenir considérable. I, 178. Ils lèvent des corps au nom du roi. 295. Se préparent obstinément à la guerre à Coblentz. Leur connivence avec la cour. II, 20-21 et suiv. Leurs manoeuvres sont dénoncées à l'assemblée législative. 33 et suiv. Débats dans les conseils sur la loi de la convention relative aux biens des émigrés. VIII, 89-90
EMPRUNT FORCÉ. Mesures avisées pour son recouvrement. IV, 377 et suiv. Un nouvel emprunt forcé est proposé par le directoire et décrété. Mode de cet emprunt; ses effets. VIII, 41-42 et suiv. Il est fermé, 401. Un nouvel emprunt forcé est établi après la révolution de prairial. X, 246.
ÉPAULETIERS (les). Ce que c'était. V, 318.
ESPAGNE. La paix est signée avec cette puissance. VII, 318-319. Traité d'alliance offensive et défensive avec la France. VIII, 263-264.
ÉTATS-GÉNÉRAUX. Provoqués par un jeu de mots. I, 14. Renvoyés à cinq ans. 17. Convoqués. 23. Leur ouverture. 44.
ÉTRANGERS. Ils sont décrétés d'arrestation. IV, 394.
ÊTRE-SUPRÊME. Fête à l'Être-Suprême, le 8 juin 1794. Description et détails. VI, 115-118.
ETTLINGEN. (Voy. _Rastadt_.)
EUROPE. Situation politique de l'Europe et état des puissances étrangères au commencement de 1790. I, 215, 216 et suiv. Dispositions des souverains de l'Europe à l'égard de la France, après la fuite du roi à Varennes. 295-296. --Dispositions des souverains étrangers à l'égard de la France. II, 18-19. --Projets des puissances étrangères à l'égard de la France après le 10 août. II, 292 et suiv. --Dispositions des puissances étrangères après le 21 janvier. III, 271 et suiv. Réflexions sur la politique de l'Europe. 280 et suiv. --État de l'Europe au commencement de 1794. VI, 34 et suiv. --Situation des états de l'Europe après la campagne de 1795. VIII, 122 et suiv. --État de l'Europe en 1795. IX, 36 et suiv. --Mouvement dans les diverses cours, pour former une nouvelle coalition contre la France. X, 62 et suiv.
ÉVÊCHÉ. Réunion de ce nom. Son but. IV, 47-48. Il s'y tient une assemblée. 138. On y nomme une commission de six membres chargés de trouver des moyens de salut public. 139. On y délibère sur une insurrection. 141-142. Les commissaires des sections s'y réunissent le 30 mai. 145. Ce comité d'insurrection est dénoncé après le 31 mai. 195.
EXÉCUTIONS. Grandes exécutions des détenus, en juin 1794. VI, 134-138 et suiv. Commandées à Nantes par Carrier. 144-148; à Lyon, à Toulon, à Orange, à Bordeaux, à Marseille, par Fréron, Barras et Maignet. 148-149; dans le Nord, par Lebon. 149 et suiv. Ressentiment et indignation que la _terreur_ fait naître. 153.
FAVORITE. Bataille de ce nom devant Mantoue. VIII, 424-425.
FAVRAS (le marquis de). Il est soupçonné de comploter contre l'assemblée. Il est regardé comme l'agent de Monsieur. Son procès. I, 195 et suiv. Il est condamné à être pendu. Sa mort, 203-204.
FÉDÉRALISME. Origine de ce mot. III, 17-18.
FÉDÉRATION. Une fédération générale de la France est décidée à la municipalité. I, 234. La réunion générale des fédérés a lieu au Champ-de-Mars. 237 et suiv. Description de la fête. _Ibid._ Seconde fête de la fédération. II, 184 et suiv.
FÉRAUD. Ce député est assassiné au sein même de la convention par les révoltés du 1er prairial. VII, 209-211. Son assassin est arraché au supplice par les patriotes. Suite de cet événement. 229 et suiv. Honneurs que la convention rend à sa mémoire. Séance funèbre. Son éloge est prononcé par Louvet. 236 et suiv.
FEUILLANS. Origine du club de ce nom. I, 213. Le club des feuillans opposé aux jacobins. II, 13-14. Faiblesse de ce parti. 109 et suiv.
FÉVRIER (25) 1793. On pille les boutiques de quelques épiciers. IV, 313 et suiv.
FINANCES. État malheureux des finances. I, 226 et suiv. État des finances en 93. Mesures prises pour remédier à leur désordre. IV, 369 et suiv. 383. État des finances à la fin de 93. V, 180 et suiv. État et organisation des finances au commencement de 1794. VI, 88-90 et suiv. État des finances après le 9 thermidor. 270 et suiv. Détresse financière et commerciale en 1795. Diverses mesures prises par la convention pour y remédier. VII, 59-66 et suiv. Embarras des finances à l'avènement du directoire (1795). VII, 13 et suiv. Nouveaux détails sur les assignats. Création des mandats. Réflexions sur diverses questions des finances. 106 et suiv. Plan de finances pour l'an V. 400 et suiv. Coup d'oeil sur les finances en l'an V. Projets de l'opposition pour entraver le directoire dans ses moyens de pourvoir aux besoins du trésor public. IX, 165 et suiv. Le conseil des cinq-cents décrète diverses mesures favorable à ce projet. Les anciens les rejettent. 172-173. Mesures financières provoquées par le directoire, après le 18 fructidor. Remboursement des deux tiers de la dette. 303-309. Finances de l'an VII. X, 96 et suiv. 101-102. Moyens employés pour fournir aux dépenses, prochaines de la campagne de 1799. 130-131.
FLESSELLES (Le prévôt). Il promet au peuple 12,000 fusils. I, 89-90. Est accusé de trahison, traîné au Palais-Royal et tué d'un coup de pistolet. 98-99.
FLEURUS. Victoire de ce nom. Événemens militaires avant et après la bataille. VI, 169-175 et suiv.
FOUCHÉ. Envoyé en l'an VI à Milan par le directoire. X, 92-93. Nommé ministre de la police. 272. Se tourne du côté de Bonaparte. 354-355. Il tait la conjuration aux directeurs. 359.
FOULON et BERTHIER. Ils sont tués par le peuple malgré l'opposition de Lafayette. I, 113-114.
FOUQUIER-TINVILLE. Idées sanguinaires de cet accusateur public. VI, 137-138 et suiv. Il est mis en accusation. 240.
FRANCE. Situation politique et morale de la France sous Louis XVI et à l'époque de la révolution. I, 3 et suiv., 33 et suiv. Troubles et désordres en France après le 14 juillet. 122-123. État alarmant de la France en août 1789. 133 et suiv. État des esprits et situation politique au commencement de l'année 1790. 192 et suiv. Troubles dans le Midi, en avril 1790. 212. Situation intérieure, les premiers mois de 1794. VI, 83 et suiv. État intérieur de la république dans l'été de 1796. VIII, 242 et suiv. Situation intérieure et rapports politiques avec l'Europe, après la retraite de nos armées d'Allemagne. 330 et suiv. Rapports de la France avec le continent en l'an VI. IX, 371 et suiv. Sa situation intérieure dans l'hiver de l'an VI. 400 et suiv.
FRÉDÉRIC-GUILLAUME. Sa ligue anglo-prussienne. I, 216.
FRUCTIDOR (18). Journée de ce nom. Principaux détails des événemens. IX, 270-287. Augereau s'empare des Tuileries. 275-278. Les conseils sont repoussés du lieu de leurs séances. 280. Les conseils se forment de nouveau, et rendent tous les décrets que demande le directoire. Des députés et deux directeurs sont condamnés à la déportation. 280-288. Nécessité de ce coup d'état. Ses conséquences. 291 et suiv.
GARAT. Il cherche à rassurer la convention sur ses craintes. Son discours IV, 130 et suiv.
GARDES-DU-CORPS. Ils donnent un repas aux officiers de la garnison à Versailles. Suite de cette fête. I, 162 et suiv.
GARDE-MEUBLE. Il est volé. Bruits qui coururent sur ce vol et sa destination. III, 6-7.
GARDE NATIONALE. La milice bourgeoise prend le nom de garde nationale, et adopte la cocarde tricolore. I, 109-110. Débats au conseil des cinq-cents sur une nouvelle organisation de la garde nationale. IX, 276 et suiv.
GÊNES. Paix avec cette république. VIII, 348.
GENSONNÉ. Son rapport à l'assemblée législative sur les troubles de l'Ouest. II, 26-27.
GEORGES (Saint-). Voy _Bassano_.
GERLE (dom.) Chartreux, propose de déclarer la religion catholique la seule religion de l'État. I, 208. Il retire sa proposition. 209.
GERMINAL (journée du 12). Les patriotes envahissent la convention. Ils en sont chassés, et ensuite désarmés en exécution d'un décret. VII, 106-124.
GIRONDINS. Origine de ce nom. Leur rôle dans l'assemblée législative. II, 11-13. Ils dominent dans le ministère. 62-82. Accusations dont ils sont l'objet, 302 et suiv. Leur position à la convention. III, 19 et suiv. Portraits de plusieurs d'entre eux. 12 et suiv. Sont accusés de fédéralisme, et de vouloir sacrifier Paris. 17-19. Essai de rapprochement et rupture. 21-22. Embarras et fâcheuse position des girondins après le 25 février. 320 et suiv. Menacés le 31 mai, se rendent tous armés à la convention. IV, 147. Se réunissent le 1er juin pour se concerter. 171-172. Sont mis en état d'arrestation. 189-190. Plusieurs sont envoyés devant le tribunal révolutionnaire, et d'autres sont mis en état d'arrestation. V, 78-79. Circonstances de leur procès. Un décret de circonstance leur ôte la parole. 152-163. Ils sont condamnés et exécutés. 164-167.
GOHIER. Nommé directeur à la place de Treilhard. X, 232. Représentant des patriotes et président du directoire. 337-338. Il complimente Bonaparte à son retour d'Égypte. 338. Sa femme est liée avec Joséphine Bonaparte. 346. Il est sondé par Bonaparte, qui voudrait être directeur, et qui n'a pas l'âge nécessaire. 348. Altercation avec Bonaparte. 371-372.
GORSAS. Son arrestation. III, 305.
GOUVERNEMENT RÉVOLUTIONNAIRE. Effets des lois révolutionnaires. V, 128 et suiv.
GRANGENEUVE. Sa proposition à Chabot. II, 191-192.
GRAND-LIVRE DE LA DETTE PUBLIQUE. Comment il fut institué en 93. Ses avantages financiers. IV, 371 et suiv.
GRÉGOIRE (l'abbé). Se présente aux communes. I, 55.
GRENELLE. La poudrière de Grenelle prend feu. VI, 290. Les patriotes attaquent le camp de Grenelle. VIII, 259 et suiv.
GUADET. Fait une application historique aux circonstances du moment. IV, 109-110. Propose la destitution des autorités de Paris, et le transfert de la convention à Bourges. 112-113. Son courage à la convention le 31 mai. 157-158.
GUERRE. Premières dispositions des armées. II, 76-78. Échec du général Rochambeau. 78 et suiv. État des affaires militaires âpres le 10 août. 283 et suiv. Situation militaire de la France en octobre 1792, III, 55 et suiv. Affaires militaires en octobre et novembre 1792. 109 et suiv. Situation de nos armées sur le Rhin et aux Alpes à la fin de 1792. 142 et suiv. Événemens militaires en Belgique. 289 et suiv. Nos armées éprouvent plusieurs revers. 324 et suiv. Dispositions de la convention pour trouver des hommes et de l'argent. IV, 103 et suiv. Situation militaire de la France en 93. 214 et suiv. État de l'armée du Nord: _ibid._; de l'armée de la Moselle: 218; du Rhin: _ibid._; d'Italie: 223-224; des Pyrénées: 226 et suiv.; de la Vendée. 229 et suiv. Victoire en Espagne en juillet 93. 256-257. Siége de Mayence. 309-320. Siége de Valenciennes par les ennemis. 320-323. Le camp de César est évacué par les Français. 351-352. Mouvement des armées en août 1793. V, 1 et suiv. État de l'armée du Rhin. 3-6. Commencement du siége de Lyon 6-10. Marche des troupes ennemies en août et septembre 1793. 21 et suiv. Victoire de Hondschoote. 24-25. Revers dans le Nord. 27-29. Échec de l'armée des Pyrénées. 32 et suiv. Organisation de l'armée de l'Ouest. 68. L'armée des Alpes repousse les Sardes. 86-87. Progrès de l'art de la guerre. Réflexions à ce sujet. 97 et suiv. Suite des opérations militaires à a frontière du Nord. 101-107. Victoire de Wattignies. 108-109. Les lignes de Wissembourg sont prises par l'ennemi. 124 et suiv. Jonction des armées du Rhin et de la Moselle. Les Autrichiens sont chassés des frontières. 146-251. Siége et prise de Toulon par les républicains. 252-261. Réflexions sur cette campagne, et récapitulation des principaux faits. 292 et suiv. Préparatifs en France, de 1793 à 1794, pour la levée, l'équipement et l'armement des armées de terre et de mer. VI, 48-49. Premiers événemens de la campagne de 1794 aux Pyrénées: 54-56: aux Alpes et vers l'Italie: 56-60; au Nord. 60-73. Victoire de Turcoing. 71 et suiv.; en Vendée: 74 et suiv.; en Bretagne contre les chouans: 75-76; aux colonies. Révoltes à Saint-Domingue. 76 et suiv. Sur mer, combat du 13 prairial an II, destruction du vaisseau _le Vengeur_. 78-82. Reprise des opérations militaires en août 1794. 166 et suiv. Victoire de Fleurus. Événemens militaires avant et après la bataille. 169-175. Reprise de Condé, Valenciennes, Landrecies et le Quesnoy. 301-304. Mouvemens de l'armée du Nord. Bataille de l'Ourthe. 306-308. Bataille de la Roër. 309 et suiv. Passage de la Meuse par Pichegru. 315 et suiv. Mouvemens et succès des armées de la Moselle et du Haut-Rhin, commandées par Michaud. 317-318. Situation de l'armée des Alpes et des Pyrénées. 318-320. Suite de la guerre de la Vendée. 320 et suiv. Situation de l'armée en Belgique à la fin de 1794. Prise de Nimègue. VII, 1-7. Projets pour la conquête de la Hollande. 7 et suiv. Notre armée se répand en Hollande par divers points, et occupe tout le pays. 20 et suiv. Suite des opérations militaires en Espagne, en Catalogue et aux Pyrénées. 27-29. État des armées après les événemens de prairial an III. 253 et suiv. Opérations de Jourdan, de Moreau, de Pichegru et de Kléber dans le Nord. 253-254. Situation de l'armée des Alpes sous Kellermann. 255 et suiv. Position militaire en Espagne. 257. Expédition de Quiberon. (Voy. _Quiberon_). 269-311. Passage du Rhin par Jourdan et Pichegru. 320 et suiv. Marche rétrograde de l'armée de Sambre-et-Meuse. 377-378. Jourdan repasse le Rhin. VIII, 19. Perte des lignes de Mayence. 20-22. Situation des armées du Rhin, des Alpes et des Pyrénées vers la fin de l'an IV. 55 et suiv. Détails de la bataille de Loano. 58-61. Expédition de l'Ile-Dieu. 62 et suiv. Réflexions sur la campagne de 1795. 76. Campagne de 1796. 140-241-278-326. État de l'armée d'Italie au commencement de la campagne de 1796. 141 et suiv. Conquête du Piémont. 141-161. Conquête de la Lombardie. 173 et suiv. Bataille de Lodi. 178 et suiv. Passage du Mincio. 198-200. Entrée des Français dans les États-Romains et en Toscane. 214-217. Suite de la guerre sur le Danube et sur le Rhin. 218-219 et suiv. Passage du Rhin par Moreau, et suite des opérations militaires. 226 et suiv. Batailles de Rastadt et d'Ettlingen. 230 et suiv. État de nos armées en Allemagne et en Italie en août 1796. 241. Reprise des hostilités en Italie. État de notre armée. 272. Notre ligne sur l'Adige est forcée. 278-279. Bataille de Lonato. 283-286. Bataille de Castiglione. 288 et suiv. Opérations sur le Danube. Bataille de Neresheim. 297-298. L'armée de Sambre-de-Meuse est repoussée par l'archiduc. 300-301. Suite de la guerre d'Italie. Bataille de Roveredo. 303-307. Marche de Bonaparte sur la Brenta. Bataille de Bassano et de Saint-Georges. 308-312-315. Nouvel échec de l'armée de Sambre et Meuse a Wurtzbourg. Retraite. 316-317 et suiv. Retraite de Moreau. 321-326. Extrême danger de l'armée d'Italie. Bataille d'Arcole. 355-364-367-370-395. Expédition d'Irlande. 379. Reddition du fort de Kelb. 404. Reprise des hostilités en Italie. 405 et suiv. Description du champ de bataille de Rivoli. Bataille de Rivoli. 411-414-423. Bataille devant Mantoue ou de la _Favorite_. 424-425. Prise de Mantoue. 425 et suiv. Réflexions sur la campagne de 1796 en Italie. 428 et suiv. Reprise de la campagne en l'an V. État de l'armée de Sambre-et-Meuse: IX, 45 et suiv.; de l'armée du Haut-Rhin. 46-47. L'armée d'Italie est renforcée. 47-48. Nouvelle campagne contre l'Autriche. Passage du Tagliamento. 60-67. Combat de Tarwis. 68-72. Marche sur Vienne. 86 et suiv. Passage du Rhin à Neuwied par Hoche, à Diersheim par Desaix. 103. L'armée de Sambre-et-Meuse et celle du Rhin sont réunies en une seule, et le commandement en est donné à Hoche. 298. Expédition en Suisse, Brune s'empare de Berne. 395-398. Expédition d'Égypte. (Voy. _Égypte_). Reprise des hostilités en l'an VII. Une armée napolitaine envahit les États Romains. X, 109 et suiv. Manoeuvres de Championnet. _Ibid._ et suiv. Les Napolitains sont battus. Championnet rentre dans Rome. 111-113. Conquête du royaume de Naples. 113-119. Campagne de 1799. État de nos forces militaires et plans de guerre. 122 et suiv., 132 et suiv., 135-137. Invasion des Grisons par Masséna. 144-145. Bataille de Stockach. Retraite de Jourdan. 149-153-157. Distribution de nos armées en Italie. Forces ennemies. Premières opérations de Schérer. Combats sanglans sous Vérone. 157-166. Bataille de Magnano. Retraite de Schérer. 164-167. Masséna réunit le commandement de l'armée du Danube et d'Helvétie, et occupe la ligne de la Limmat. 189-192 et suiv. Suite de la guerre en Italie. Arrivée de Suwarow. 193 et suiv. Moreau remplace Schérer dans le commandement. Bataille de Cassano. 195-197. Retraite de Moreau au-delà du Pô et de l'Apennin. Détails de cette belle opération. 197-204. Combat sur la Limmat en Suisse (prairial an VII). 206 et suiv. Essai de jonction entre l'armée de Naples et celle de Moreau. 210 et suiv. Bataille de la Trebbia. 213-215 et suiv. Ses suites funestes. Retraite de Macdonald. 217-218. Reprise de la campagne. Mouvemens de Masséna vers les Grandes-Alpes (juillet 1799). 253-254. Suite des affaires en Italie. 254 et suiv. Joubert arrive à l'armée d'Italie pour remplacer Moreau. État de ses forces. Bataille de Novi. 256-265. Débarquement des Anglo-Russes en Hollande. Échec de Brune. 266-268. Nouveau plan du conseil aulique. Description du théâtre de la guerre en Suisse. Bataille de Zurich. 313 et suiv. 330. Désastre et retraite de Suwarow en Suisse. 327-330. Défaite des Anglo-Russes en Hollande par Brune. 330-331. Fin de la campagne de 1799. Ses résultats heureux. 331-332.
HÉBERT. Journaliste. Il est arrêté. IV, 126. Ses cruautés à l'égard des prisonniers du Temple. V, 144 et suiv. Il est arrêté avec Ronsin, Vincent et autres. 371. Son procès et sa mort. 374-377-378-379.
HÉBERTISTES. Lutte des hébertistes et des dantonistes. V. 301-324-379-416. Manoeuvres et caractères de ce parti. 337-338 et suiv. Plusieurs d'entre eux sont arrêtés. 371 et suiv. Procès et supplice des principaux chefs. 374-379.
HELVÉTIQUE (République). (Voy. _Suisse_).
HENRIOT. Il est nommé commandant de la garde parisienne le 31 mai. IV, 148. Fait tirer le canon d'alarme. 150. Barre le passage à la convention le 2 juin. 181-182.
HÉRAULT-SÉCHELLES. Il est décrété de mise en accusation. V, 394. Son procès et sa mort. 398-412.
HÉRÉDITÉ. L'hérédité du trône est votée. I, 150. Discussions relatives à l'hérédité de la couronne. _Ibid._ et suiv.
HOCHE. Est nommé général de l'armée de la Moselle. V, 97. Sa manoeuvre dans les Vosges. 246-249. Il est nommé commandant en chef des armées du Rhin et de la Moselle. 249. Est remplacé dans son commandement par Pichegru, et jeté en prison par ordre de Saint-Just. VI, 60. Est élargi. 243. Ses opérations militaires et politiques en Vendée (1795). VII, 37 et suiv. Suite de ses opérations en Bretagne. 149 et suiv. Il cherche à déjouer les projets des royalistes en Bretagne. 267 et suiv. Est nommé commandant de l'armée de l'Ouest. Ses dispositions pour s'opposer à la nouvelle expédition anglaise. VIII, 25 et suiv. Il cherche à amener la pacification définitive de la Vendée. Son plan. 68-69 et suiv. Exécution de ses projets. 72 et suiv. Il est nommé commandant de l'armée dite des côtes de l'Océan. 126. Le directoire approuve tous ses plans sur la Vendée, et il continue à les exécuter. 126-127 et suiv. Par ses soins la Vendée et la Bretagne sont entièrement soumises. 138-139. Il publie une lettre pour démentir certains bruits qu'on répandait sur lui et sur Bonaparte. 244-247. Conseille une expédition en Irlande. 265. Son expédition en Irlande. 390-395. Est nommé général de l'armée de Sambre-et-Meuse après la démission de Jourdan. 404. Il passe le Rhin à Neuwied. IX, 103. Ses dispositions politiques favorables au directoire menacé. Barras s'adresse à lui pour obtenir des troupes en cas de besoin. Détails de ses relations avec le directoire et de ses préparatifs pour cet objet. 196 et suiv. Il est nommé ministre de la guerre en l'an V. 209. Suite de ses préparatifs pour soutenir le directoire. 210 et suiv. Suite de ses relations avec quelques membres du directoire pour le même objet. 219 et suiv. Ses opérations militaires dans l'affaire de Quiberon. (Voy. _Quiberon_). Sa mort. Réflexions sur sa carrière politique et militaire. 298-302.
HOLLANDE. Conquête de ce pays. VII, 1-23. Esprit public en Hollande à l'arrivée des Français. 9-13 et suiv. Mesures politiques prises par la convention pour le gouvernement de la Hollande. 24 et suiv. La paix est signée avec cette puissance. Principales conditions du traité. 130-133. Sa situation en 1797. IX, 37 et suiv. Révolution dans ce royaume, qui se donne une constitution semblable à la constitution française. 372-375. Nouvelles commotions politiques dans l'hiver de l'an VI. X, 76. Débarquement des Anglo-Russes. 266-267. Les Anglo-Russes y sont défaits par Brune et évacuent le pays. 330-331.
HONDSCHOOTE. Récit de cette victoire, et opérations militaires qui la précédèrent. V. 24-26.
HÔTEL-DE-VILLE. Les électeurs s'y réunissent. I, 78. Confusion qui y règne dans les journées du 13 et du 14 juillet. 90. Arrivée de ceux qui avaient pris la Bastille. 98. Embarras de l'Hôtel-de-Ville après le 14 juillet. 108-109. Il est forcé le 4 octobre par des femmes et des hommes armés de piques. 165.
HOUCHARD. Envoyé au tribunal révolutionnaire. V. 96.
ILE-DIEU. Expédition de ce nom. VIII, 62 et suiv.
INSTITUT d'Égypte. (Voy. _Égypte_).
INSTITUTIONS anglaises. Qui sont ceux qui les désiraient. I, 118 et suiv.
INSURRECTION. Projet d'insurrection dans les faubourgs. II, 203 et suiv. Une grande insurrection est fixée pour le 10 août. 231-232. Celle du 31 mai est arrêtée. Par qui. IV, 145. Principaux détails sur cette insurrection. 146 et suiv., 158-159 et suiv. Événemens des 1er et 2 juin. IV, 166-170-171-173 et suiv., 176-180-183-184.
IRLANDE. Expédition française dans ce pays. Elle échoue. VIII, 390-395. Léger échec des Français en Irlande. X, 102.
ISNARD. Son discours à l'occasion d'un projet de décret relatif aux émigrés. II, 34-36. Sa réponse à la pétition de la section de la Fraternité. IV, 127.
ITALIE. Tableau géographique et politique de cette contrée, à l'époque de la conquête par les Français. VIII, 161-169. Coup d'oeil sur l'état de l'opinion publique après la conquête de la Lombardie. 209 et suiv. Négociations avec divers états de ce pays. 268 et suiv. Insurrections révolutionnaires dans plusieurs villes. Perfidie des Vénitiens après le départ de Bonaparte. IX, 72 et suiv., 85. La révolution se propage après les préliminaires de Léoben. Soulèvement à Gènes. 134 et suiv. Fondation de la république cisalpine. Affaires de la Valteline. 314-318-321. Événemens militaires de la campagne de 1799. (Voy. _Guerre_.) Fermentation des états italiens en l'an VI. 380 et suiv. Révolution à Rome, 381-388. Conquête de Naples. (Voy. _Naples_.) Désordres des républiques italiennes alliées. Changemens opérés dans la constitution cisalpine. X, 83-89-94. Envahissement des États romains par les Napolitains. (Voy. _Guerre_.) Révolution du Piémont. 119 et suiv.
JACOBINS. Club de ce nom. Son influence. I, 213. Ils adressent à l'assemblée une pétition demandant la déchéance du roi. 302. Organisation du club de ce nom. II, 13. Robespierre se retranche aux Jacobins. Ils se prononcent contre les projets de guerre. 47-48. Leur projet de déposer le roi de vive force. 190-191 et suiv. Leur puissance après le 10 août. 272-274. Grande puissance de leur club. Les riches équipages qui se pressent à la porte. Affiliations nombreuses. Marat y paraît encore étrange. III, 70-73. Agitation qui y règne après l'accusation de Robespierre, par Louvet, à la convention. 91 et suiv. Font divers projets pour remédier à la disette. 310. Vive discussion au sujet du pillage du 25 février. 315-16. Une populace armée se présente à ce club. 341-342. Se prononcent contre les agitateurs. 348 et suiv. Projets des jacobins à la suite de la chute des girondins. Mesures qu'ils prennent pour profiter de la victoire du 31 mai. IV, 191. Leur rôle après le 31 mai. 279 280. Discussion au sujet du renouvellement et de la prorogation du comité de salut public. 293-296. Séance du 7 août 179, à laquelle assistent les commissaires des départemens. Discours de Robespierre. 348-349. Décident, sur la motion de Robespierre, que leur société sera épurée. V, 221-222. Plusieurs membres sont exclus. 228-229. Séance du 6 prairial an II, après la tentative d'assassinat sur Robespierre et Collot-d'Herbois. VI, 102-107. Font une pétition à la convention, dirigée indirectement contre les comités. 185 et suiv. Le club est ouvert de nouveau et épuré après le 9 thermidor. 363. Sont réprimés dans les provinces. 334 et suiv. Ceux de Paris tâchent de se défendre après la réaction du 9 thermidor. 335 et suiv. Rumeur au club de Paris, menacé d'épuration par la convention. 348 et suiv. Mesures qu'ils prennent pour éluder le décret rendu contre les sociétés populaires. 258-259. Séances orageuses au club de Paris au sujet du procès de Carrier. 374-375 et suiv. Leur salle est investie par un attroupement. Tumulte et scènes violentes dans Paris. 383 et suiv. Leurs séances sont suspendues. Réflexions sur ce club. 388 et suiv. Leur société étant dissoute, ils se réfugient au club électoral. 390-391. (Voy. _Club électoral_.)
JANVIER (21). Une fête anniversaire de la mort de Louis XVI est instituée par les conseils. La première se célèbre le 1er pluviôse an IV. VIII, 92-93.
JEAN DE BRY. Propose de juger à la fois Marat et Robespierre. III, 107.
JEMMAPES. Bataille de ce nom. Événemens militaires qui y ont rapport. III, 114 et suiv.
JEU DE PAUME. La salle du Jeu de Paume devient le lieu des séances de l'assemblée nationale. Les députés assemblés dans le Jeu de Paume prêtent le serment de ne pas se séparer avant l'établissement d'une constitution. I, 62-63. On fait louer la salle pour empêcher une nouvelle séance. 64-65.
JEUNESSE DORÉE. Parti auquel on donna ce nom. VI, 338.
JORDAN (Camille). Son rapport aux cinq-cents sur la liberté des cultes. IX, 162 et suiv.
JOUBERT. Est nommé par le nouveau directoire commandant de l'armée d'Italie, et remplace Moreau. X, 243. Est tué à la bataille de Novi. 260.
JOUR DE L'AN. Cérémonial aboli par l'assemblée législative à propos des hommages rendus au roi dans ce jour. II, 44.
JOURDAN. Est nommé général en chef de l'armée du Nord. V, 97. Gagne les batailles de l'Ourthe et de la Roër. VI, 309 et suiv. Manoeuvres du général pour favoriser le passage du Rhin par Moreau. VIII, 221 et suiv. Passe le Rhin. 228-238 et suiv. Est repoussé sur le Mein par l'archiduc Charles. 300-301. Est battu à Wurtzbourg, et bat en retraite. VIII, 318-319. Nommé député en l'an V. IX, 147-148. Est appelé au commandement de l'armée du Danube. X, 140. Ses opérations militaires dans la campagne de 1799. (Voy. _Guerre_.) Propose aux cinq-cents de déclarer la patrie en danger (17 fructidor an VII). Sa proposition est rejetée. 279-281.
JOURNAUX. Divers journaux, représentant les opinions des partis, sont publiés au commencement du directoire. VIII, 54. Licence des journalistes., VIII, 396-397.
JUILLET (12, 13, 14). Le peuple parcourt les rues avec les bustes de Necker et du duc d'Orléans. Le régiment de Royal-Allemand le disperse. I, 87. Les gardes-françaises font feu sur le Royal-Allemand. _Ibid_. Le peuple force les barrières, pille les greniers de Saint-Lazare, et prend des armes au Garde-Meuble. 89. Divers bruits se répandent sur les projets hostiles de la cour. 93-94. Le peuple enlève les canons de l'Hôtel des Invalides, et court à la Bastille. 95-96. Suites de ces journées. 98-99.
JUIN (20). Événemens de cette journée. Ses causes. II, 124-140. Suites de cette journée. 141 et suiv.
KAIRE (Le). (Voy. _Égypte_.)
KELH. Reddition de ce fort par Moreau. VIII, 404.
KERSAINT. Donne sa démission à la convention nationale, pour ne pas s'asseoir avec des hommes de sang. III, 258-259.
KLÉBER. Ses opérations militaires en Bretagne. V, 265-268-271-280-282 et suiv. Bonaparte lui confie le commandement de l'armée d'Égypte. X. 312.
KLINGLIN. Correspondance de Pichegru avec les princes émigrés, trouvée dans un fourgon du général Klinglin. IX, 194-195.
LADMIRAL. Il tente d'assassiner Robespierre ou Collot-d'Herbois, et échoue. VI, 96-98.
LAFAYETTE (Le marquis de). Vice-président de l'assemblée constituante. I, 92. Il est nommé commandant de la milice bourgeoise de Paris. 104. Détails sur sa vie et son caractère. I, 110 et suiv. Il donne sa démission, et reprend aussitôt le commandement. 114. Déclaration des droits. 136 et suiv. Traité de Cromwell. 144. Arrête le peuple sur la route de Versailles. 172. Arrive à Versailles dans la nuit du 4 octobre. Ses efforts pour contenir le peuple à Paris. Il tranquillise le roi, et prend diverses mesures pour maintenir l'ordre. Fatigue de vingt-quatre heures et repos. 172 et suiv. Défend le château attaqué par les brigands. Montre la reine au peuple. 175 et suiv. (Voy. _Versailles_.) Traité par Mirabeau de Cromwell-Grandisson. Engage le duc d'Orléans à quitter Paris. 179-180. Punit quelques soldats mutinés pour une augmentation de paie. 194-195. Conseille au roi de s'attacher démonstrativement et sincèrement au parti populaire. 199. Dénonce à la tribune l'influence secrète de l'Angleterre dans les affaires de la révolution. 219-220. Comprime diverses émeutes. 267-268. Disperse les jacobins attroupés au Champ-de-Mars. 302 et suiv. Envoyé à l'armée du Rhin avec Luckner et Rochambeau. II, 40. Prend le commandement de l'armée du Centre. 44. Dumouriez s'oppose à ce qu'il ait le commandement général. 77. Sa position au milieu des partis à la fin de 1792. 110 et suiv. Il écrit une lettre à l'assemblée. 112 et suiv. Se rend à l'assemblée et y expose divers griefs. 146; et suiv. S'assied au banc des pétitionnaires. Ses projets en faveur du roi échouent. Il repart pour l'armée. 149 et suiv. Il propose au roi un projet de fuite. 206. Est mis hors d'accusation par l'assemblée. 231. Il fait arrêter des commissaires envoyés par l'assemblée. On demande son accusation. Ses projets. 286-287. Il est déclaré traître à la patrie et décrété d'accusation. 287. Il est abandonné par Dumouriez. Se retire dans les Pays-Bas, et est fait prisonnier par les Autrichiens, 289-291. Son élargissement des prisons d'Olmutz, par suite du traité de Campo-Formio. IX, 334.
LAMBALLE (La princesse de). Elle est massacrée. II, 334-335.
LAMETH. Les deux frères Lameth se liguent avec Barnave et Duport. I, 117. Ils s'entendent avec la cour. I. 293.
LAMOURETTE. Évêque constitutionnel de Lyon et député à l'assemblée législative. Motion de ce député. II, 173-174. Effet produit par cette motion. 175.
LANJUINAIS. Il soutient que le décret qui casse la commission des douze est nul. Tumulte et menaces à ce sujet. IV, 155 et suiv. Son courage à la tribune le 2 juin. 178-179.
LARÉVELLIÈRE-LÉPAUX. Il sort du directoire dans la révolution de prairial an VII. Sa conduite dans cette circonstance. X, 232-238. (Voy. _Directoire_.)
LAROCHE-JAQUELIN. Chef Vendéen. IV, 90-91.
LAVILLE-HEURNOIS. (Voy. _Royalistes_.)
LECOINTRE (de Versailles). Il accuse à la convention les membres des anciens comités. VI, 281 et suiv. Son accusation est déclarée fausse et calomnieuse. 288 et 289.
LEMAITRE. Chef des agens royalistes. Il est arrêté après le 13 vendémiaire. Sa correspondance. VII, 373 378.
LÉOBEN. Préliminaires de paix avec l'Autriche, signés dans cette ville. Principaux articles. IX, 91-95 et suiv.
LÉOPOLD. Intentions de ce prince envers la France et Louis XVI. II, 40 et suiv.
LEPELLETIER-SAINT-FARGEAU. Il est tué par un garde-du-corps. III, 265-266.
LESCURE (De). Chef vendéen. IV, 91. --Il est tué dans un combat. V, 123.
LETOURNEUR. Son caractère et sa conduite au directoire. IX, 5-6. Le tirage au sort le fait sortir du directoire. 154.
LEVÉE EN MASSE. Elle est décrétée. IV, 362. Moyen qu'on emploie pour l'exécution de cette mesure. 363 et suiv.
LIDO. Massacre des Français dans le port de ce nom à Venise. IX, 114 et suiv.
LIEUTAUD. Entretient une troupe pour parler en faveur du roi. II, 205.
LILLE. Bombardement de cette ville par le duc de Saxe-Teschen. L'archiduchesse Christine y assiste. III, 56. Négociations entamées en cette ville entre la France et l'Angleterre, en messidor an V. IX, 235-243. Rupture de cette conférence par le directoire. 310-311 et suiv.
LINDET (Robert). Il fait à la convention un rapport sur l'état de la France (20 septembre 1794). VI, 293 et suiv.
LIVRE ROUGE. Louis XVI fait cacheter les feuillets où sont marquées les dépenses de Louis XV. I, 230-231.
LOANO. Bataille de ce nom. VIII, 58-61.
LODI. Bataille et passage du pont de Lodi. VIII, 178 et suiv.
LOMBARDIE. Conquête de ce pays. VIII. 173 et suiv.
LONATO. Bataille de ce nom. VIII, 283-285.
LOUIS XVI. Il monte sur le trône. Sou caractère. Ascendant de la reine. I, 6-7. Sa position et ses incertitudes. L'initiative qu'il pouvait prendre. 29 et suiv. Il assiste à l'ouverture des états-généraux et prononce un discours. 44. Dans la séance du 23 juin, il prononce un discours qui irrite les esprits. 65-66. Ordonne à l'assemblée de se séparer sur-le-champ. 66. Répond froidement à l'assemblée nationale qui demandait le renvoi des troupes. 92. Déclare à la députation de l'assemblée qu'il a ordonné l'éloignement des troupes. 95. Ses inquiétudes. Conversation avec le duc de Liancourt. 100. Il se rend à l'assemblée nationale et y est reçu avec enthousiasme. 102. Se rend à Paris, escorté de deux cents députés, et fait un discours à l'Hôtel-de-Ville. 105-106. Est proclamé restaurateur de la liberté française. 127. Sa réponse à l'assemblée, qui lui demandait acceptation et promesse de promulgation des articles constitutionnels et de la déclaration des droits. 167. Il accepte purement et simplement les articles et la déclaration des droits. 171. Revient à Paris. 177. Se présente à l'assemblée le 4 février 1790, et fait un discours. Est reconduit aux Tuileries par le peuple. 196 et suiv. Sa liste civile est fixée à 25 millions. 231. Assiste à la fête de la fédération avec la reine, et prête le serment de maintenir la constitution. 240-241. Frappé du sort de Charles Ier. 252. Ses projets de fuite. 266. Le peuple arrête sa voiture. 276-277. Ses négociations avec des princes étrangers. Projet de fuite. 277 et suiv. Sa fuite avec la famille royale. 280 et suiv. Circonstances de son arrestation à Varennes. 285 et suiv. Circonstances de son retour à Paris. 289 et suiv. Une sentinelle s'oppose à ses sorties. 293. Il accepte la constitution. 307. Se rend à l'assemblée législative, et est blessé par le cérémonial. II, 17. Appose son _veto_ à un décret contre les émigrés. 24. Adresse une proclamation aux émigrés. 25-26. Rend compte à l'assemblée législative de ses mesures contre l'émigration. 37 et suiv. Il songe à se lier avec la Gironde, républicaine par défiance du roi. 57. Fait à l'assemblée des propositions de guerre. 72 et suiv. Ne veut sanctionner que le décret de vingt mille hommes et non celui contre les prêtres. 105. Ses hésitations. Ses contradictions. Son abattement. 106. Demande secrètement le secours de l'étranger. 107 et suiv. Attaqué dans les Tuileries le 20 juin. Diverses réponses qu'il fait au peuple. 135 et suiv. Fait une proclamation au peuple après le 20 juin. 144 et suiv. Se rend à l'assemblée, qui le reçoit avec enthousiasme. 175-176. Consternation du roi et de la cour. 181 et suiv. Il assiste à la deuxième fête de la fédération. 186-187. Divers projets d'évasion lui sont proposés. 206 et suiv. Il se prépare à fuir et y renonce ensuite. 229.-230. Est jeté avec sa famille dans la loge d'un journaliste dans l'assemblée. 251. Est suspendu de la royauté. 257. Est gardé prisonnier aux Feuillans. 268. Est transporté au Temple avec la famille royale. 278. On commence à agiter la question de son jugement. III, 105 et suiv. Détails sur sa captivité au Temple. 153 et suiv. L'éducation de son fils. 154. Précautions de la commune. 158-159. Son procès et détails qui y ont rapport. 159 et suiv. Il est conduit à la barre de la convention pour être jugé. 202 et suiv. Répond aux diverses questions qui lui sont faites. 204. Se choisit des défenseurs. 205 et suiv. Nouveaux détails sur sa captivité pendant son procès. 219 et suiv. Il est déclaré coupable de conspiration contre la liberté. 248. Est condamné à mort. 256. Circonstances et détails de son exécution. 262-265-266-270.
LOUVET. Rédige _la Sentinelle_. II, 119. Il dénonce Robespierre à la convention. III, 84 et suiv. Il court chez Pétion donner l'alerte aux girondins. 342-343.
LOZÈRE. Trente mille révoltés sont soumis dans ce département. IV, 255-256.
LYON. Un club jacobin s'y établit. Troubles politiques en 1793. IV, 75-76. Combat sanglant dans cette ville. 196-197. Troubles en juillet 93. Riard et Châlier sont mis à mort. 323-324. Il est mis en état de siége par Dubois-Crancé, conformément au décret de la convention. V, 7 et suiv. Le siége se poursuit. 32. Principales opérations militaires du siége. 81 et suiv. Les promesses de l'émigration. 84. Couthon propose de l'inonder avec des masses, et fait destituer Dubois-Crancé qui s'y refuse. 90-91. Suite. Prise de la ville. 91-94. Décret de la convention contre cette ville. 94-95. Le terrible décret de la convention contre cette ville est mis à exécution. 131 et suiv. Démolition des plus belles rues. La mine pour détruire les édifices, la mitraille pour immoler les proscrits. 132. Cette ville est déclarée n'être plus en état de rébellion. VI, 368. Les contre-révolutionnaires y égorgent soixante-dix prisonniers le 5 floréal an III. VII, 184.
MACDONALD. Il est nommé commandant de l'armée de Naples. X, 140. Ses opérations militaires dans la campagne de 1799. (Voy. _Guerre_.)
MAGNANO. Bataille de ce nom. X, 164 et suiv.
MAI (1793). Troubles dans Paris à l'occasion des nouvelles de l'insurrection vendéenne les premiers jours du mois. Détails sur les craintes des partis à cette époque. IV, 100 et suiv. 107. 31 mai. Circonstances de cette journée, depuis le 30 mai jusqu'au 2 juin. 147 et suiv. 183-184. (Voy. _Insurrection_.) Réflexions sur cette journée et ses conséquences. 184 et suiv. Comment on en parle aux Jacobins. 191-193. Distribution des pouvoirs et des influences après cette journée. 275-281.
MAILLARD. Un citoyen de ce nom conduit à Versailles une troupe de femmes furieuses. I, 166. Il se présente avec ces femmes devant l'assemblée, et expose le désespoir du peuple à cause de la disette, 168-169. Principal acteur dans les massacres du 2 septembre. (Voyez _Septembre_.) Ses préparatifs, suivant une relation toute récente. II, 310-311. Sa présence à l'Abbaye. 317.
MAISON MILITAIRE. Formation de la maison militaire du roi. II, 86 et suiv.
MALESHERBES. Se dévoue à la défense de Louis XVI. III, 206.
MALMESBURY (Lord), ambassadeur anglais envoyé à Paris. Ses négociations avec le directoire. VIII, 340-344. Suite de ses négociations. 356 et suiv. Suite de sa négociation avec le directoire. Elle est rompue. Il repart pour l'Angleterre. 386-390. Est de nouveau chargé par l'Angleterre de négocier la paix. IX, 145. Conférences de Lille. 235-245.
MALTE (Ile de). Prise de cette île par les Français. X, 6-8.
MANDAT. Général en chef de la garde nationale au 10 août. Ses préparatifs. II, 239. Il est sommé de comparaître à l'Hôtel-de-Ville. 242. Tué et jeté à l'eau. 243.
MANDATS. Nouveau papier créé le 25 ventôse an IV. VIII, 109-111. Ce papier tombe. Causes de sa chute. 247 et suiv.
MANIFESTE DE BRUNSWICK. II, 217 et suiv. Effet qu'il produit en France. 224 et suiv.
MANTOUE. Commencement du blocus de cette ville. VIII, 211. Prise de cette ville par les Français. 425 et suiv.
MANUEL. Procureur-syndic de la commune, propose de loger le président de la convention aux Tuileries. III, 23.
MARAT. Son caractère, ses principes. II, 194-196. Son entrevue avec Barbaroux. 196 et suiv. Il est chef du comité de surveillance de Paris. 277. Se fait rendre les presses enlevées par Lafayette. 278. Est élu député à la convention. III, 9. Justifie sa conduite et ses écrits dans la convention. 38 et suiv. Rappelle ses ennemis à la pudeur, et montre le pistolet avec lequel il se serait tué si on l'eût décrété d'accusation. 43-44. Va trouver Dumouriez au milieu d'une fête. 78-79. Dispute qui s'élève aux Jacobins au sujet de Marat et de Robespierre. 209 et suiv. Les partisans de Marat. Sa justification par ses maximes. Il surfait au peuple parce qu'on le marchande. 210-211. Il est déféré aux tribunaux comme un des auteurs du 25 février. 317. Se défend dans son journal. 318-320. Il s'élève contre une pétition de la section Poissonnière et dénonce Fournier. 347. Est mis en arrestation par la convention. IV, 60. Est acquitté par le tribunal révolutionnaire. Honneurs qu'il reçoit à la convention et aux Jacobins. 66-68. Sommé de s'expliquer sur ses opinions sur la nécessité d'une dictature. 192. Il est assassiné dans son bain. 265. Honneurs qu'il reçoit après sa mort. 267-269-272-273. Le 21 septembre 1794, ses restes sont transportés au Panthéon à la place de ceux de Mirabeau. VI, 299-300. Ses bustes sont brisés en 1795. VII, 56 et suiv. Ils sont enlevés de la convention. Scènes tumultueuses à ce sujet. 59.
MARCEAU. Il est nommé général en chef en Vendée. V, 287. Est tué sur le champ de bataille. VIII, 320.
MARIE-ANTOINETTE. Elle est transférée à la Conciergerie, pour être jugée par le tribunal révolutionnaire. IV, 395. Un ami imprudent, et la correspondance dans un oeillet. V, 143. Hébert et ses dépositions révoltantes dans ce procès. 146-148-149. Réponse admirable à ces accusations. 149. Détails de son procès. Elle est condamnée et mise à mort. 149-151.
MARSEILLE. Ville dévouée à la Gironde. IV, 76-77.
MARTIN D'AUCH. S'oppose à la déclaration du jeu de Paume. I, 63.
MASSÉNA. Un des généraux de l'armée d'Italie. VIII, 142-143. Il s'empare du col de Tarwis. IX, 67-71. Est nommé commandant de l'armée d'Helvétie. X, 140. Remplace Jourdan dans le commandement de l'armée du Danube. Manière dont il dispose ses forces. 188-189 et suiv. (Voy. _Guerre_.) Il remporte une grande victoire à Zurich. 318-321 et suiv.
MAURY. (L'abbé). Principal orateur du clergé. Caractère de son esprit. I, 117. Il tâche de s'opposer à la saisie des biens du clergé. 188 et suiv. Demande que l'assemblée se sépare, et qu'on procède à de nouvelles élections. 210-211.
MAXIMUM. Il est établi sur tous les grains. IV, 330-331; sur toutes les marchandises. 332-385. Effets malheureux de cette mesure. V. 173 et suiv. Effets désastreux du _maximum_. Détails économiques. VI, 270 et suiv. Cette mesure subit une réforme. 364-365 et suiv. Il est aboli. VII, 244-248.
MAYENCE. Description de cette place forte. IV, 309. Détails militaires du siége de cette ville. Disette effroyable. Ignorance de la garnison sur les événemens qui se passent en France, et _faux Moniteurs_ que les Prussiens font imprimer. Les Français l'évacuent. 312-320. Admiration des assiégeans pour la résistance des Français. 320.
MENOU. Général de l'armée de l'intérieur. Son rôle dans la journée du 12 vendémiaire. VII, 355 et suiv.
MERLIN. Il est nommé ministre de la justice en l'an V. IX, 209. Est nommé directeur. 294. Sort du directoire par la révolution du 30 prairial an VII. X, 238. (Voy. _Larévellière_ et _Directoire_.)
MESNAI. Seigneur de Quincey; explosion dans son château qui cause une effervescence universelle. I, 124.
MILAN. Prise de cette ville. VIII, 181-182. Une révolte se manifeste après le départ de Bonaparte. Elle est étouffée. 189-191.
MILLESIMO. Bataille de ce nom. VIII, 144-150.
MINCIO. Passage de ce fleuve par Bonaparte. VIII, 198-200 et suiv.
MINISTÈRE. État du ministère après la retraite de Necker. Les ministres se retirent successivement. I, 250-251. Nouvelle organisation du ministère. II, 32 et suiv. Discussions parmi les membres du ministère. 53-55. Renouvellement du ministère. 62-63. La division s'y établit. 80 et suiv. Roland, Clavière et Servan sont renvoyés. 103. Des ministres feuillans le composent. 106. Sa réorganisation après le 10 août. 263-264. Il est l'objet de beaucoup de plaintes après le 31 mai. IV, 283-284. Organisation du ministère par le directoire. Cinq ministres sont nommés. VIII, 17. Changemens projetés par le directoire. Les clichyens s'y opposent. Détails à ce sujet. Le directoire nomme les ministres désignés par sa majorité. IX, 200-211. Changemens opérés à la suite de la révolution de prairial an VII. X, 347-348.
MIRABEAU. Est élu député en Provence. I, 37-38. Propose de sommer le clergé de se réunir aux communes. 49. Il déclare que l'assemblée nationale ne se séparera que par la force. 67. Il propose de demander au roi le renvoi des troupes. 83-84. Paroles mémorables de Mirabeau à l'occasion d'une dernière députation envoyée au roi. 101. Il réclame contre la mise en liberté de Besenval. 116. Son caractère, son influence, idée de son génie. 119-120 et suiv. Fait une proposition relative à l'hérédité du trône. 150-151. Appuie une proposition d'impôt faite par Necker. Ses paroles sur la banqueroute. 155-156; Soupçonné d'être un des agens du duc d'Orléans. 179 et suiv. Son entrevue avec Necker. 182. Ses communications avec la cour. Réflexions à ce sujet. 200-201. Paroles de Mirabeau à propos de la proposition relative à la religion de l'état. 209. Il s'oppose à la réélection des représentans. 211-212. Réponse au discours de Barnave sur le droit de faire la paix et la guerre. 223-224. Se justifie de l'accusation portée contre lui d'être un des auteurs des 5 et 6 octobre. 244. Traite avec la cour. Ses plans pour défendre la cause de la monarchie. 253 et suiv. Il combat un projet de loi contre l'émigration. 269 et suiv. Sa mort. 272-275. Réflexions sur son caractère et sa carrière politique. 275-276.
MIRABEAU (Le vicomte). Adversaire de son frère. I, 212, A la tête de 600 hommes dans l'évêché de Strasbourg. II, 33.
MIROMÉNIL. Garde-des-sceaux, conspirait avec les parlemens. Il est destitué. I, 12.
MONSIEUR (frère du roi). Sa popularité. I, 16. Le bureau qu'il préside vote pour le doublement du tiers. 28. Se rend à l'Hôtel-de-Ville pour expliquer ses rapports avec Favras. 195. Fuite en Flandre. 281-282. Décret qui lui enjoint de rentrer sous deux mois. II, 23.
MONTAGNARDS. Leur position et leurs incertitudes après le 25 février. III, 322 et suiv. Un grand nombre d'anciens membres du gouvernement révolutionnaire et de montagnards sont décrétés d'arrestation après le 1er prairial. VII, 228-233 et suiv. Procès de plusieurs d'entre eux. Quelques-uns se tuent dans la prison. Supplice des autres. 237 et suiv.
MONTAGNE (La). Nom donné à une portion de l'assemblée législative. II, 15-16. Nom donné au côté gauche de la convention. III, 46-47. Sa situation après le 9 thermidor. VI, 245 et suiv.
MONTENOTTE. Bataille de ce nom. VIII, 146-148.
MONTESQUIOU. Sur le point d'être destitué. Son entrée en Savoie. On lui continue le commandement des troupes. III, 62. Il intimide Genève. 66. Il s'y réfugie devant la menace d'un décret. 144-145.
MONT-THABOR. Bataille de ce nom. X, 295-297.
MOREAU. Il est nommé commandant de l'armée du Rhin à la place de Pichegru. VIII, 125. Passe le Rhin. 226 et suiv. Suite de ses opérations sur le Danube. Bataille de Neresheim. 297-298. Il entre en Bavière. 302. Sa belle retraite. 321-326. Ses dispositions politiques avant le 18 fructidor. Preuves qu'il ne trahissait point à cette époque. IX, 194 et suiv. Ses révélations tardives. Il perd son commandement. 296-297. Prend le commandement de l'armée d'Italie, dont Schérer se démet. Ses premières opérations. X, 195 et suiv. (Voy. _Guerre_.) Sa retraite au-delà du Pô et de l'Apennin. 197 et suiv. (Voyez _Guerre_.)
MOREAU DE SAINT-MÉRY (électeur). Défend l'Hôtel-de-Ville. I, 91. Il se maintient à l'Hôtel-de-Ville, et signe près de. 3,000 ordres en quelques heures. 99. Il désigne Lafayette pour être commandant de la milice. 104.
MOULINS. Nommé directeur après le 30 prairial. (Voy. _Roger-Ducos_.)
MOUNIER. Chef du parti de la constitution anglaise. I, 142. Il se présente au roi accompagné de quelques-unes des femmes entraînées à Versailles par Maillard. 169-170. (Voy. _Maillard_.) Donne sa démission, perd sa popularité. 185.
MUNICIPALITÉ. Elle fait une proclamation au peuple après le 20 juin. II, 144.
MUSCADINS. Origine de ce nom. VI, 292-293.
NAPLES. Terreur de la cour à l'approche de Bonaparte. Un armistice est conclu. VIII, 212-213. La paix avec le royaume de Naples est signée. 347-348. Projets insensés de la cour de Naples contre la France. X, 103 et suiv. (Voy. _Guerre_.) Conquête de ce royaume par les Français. 113-119.
NARBONNE. Ce ministre propose divers plans de guerre. II, 38. Organise trois armées sur la frontière. 44 et suiv.
NECKER. Caractère et talens de ce ministre, I, 8. Il est exilé. 11. Rentre au ministère. 25. Propose, au nom du roi, un plan de conciliation aux commissaires de la noblesse. 52-53. Propose au roi des plans de réforme. 60. Reçoit un billet du roi qui le presse de partir. 86. Part. _Ibid._ Son retour est ordonné par le roi. 106. Il retourne en France, traîné en triomphe, se rend à l'Hôtel-de-Ville, et est accueilli avec transport par la multitude; Demande aux électeurs la liberté de Besenval, qu'ils accordent. 115-116. Embarras financiers de ce ministre. 133 et suiv. Il demande un emprunt de 30 millions. 135. Sa plainte à l'assemblée. Il demande une contribution du quart du revenu. 155. S'abouche avec Mirabeau. 182. Nouveaux détails sur son caractère. Il donne sa démission. 249-250.
NELSON. Cet amiral anglais ne peut joindre le convoi français d'Égypte. X, 8-9. Il bat l'escadre française à Aboukir. 52-57.
NERWINDE. Bataille de ce nom. Ses suites. IV, 4 et suiv.
NEUFCHÂTEAU (François de). Il est nommé directeur. IX, 294.
NOBLES. Les ex-nobles sont bannis par un décret de la convention. VI, 8-9. Une loi sur les ci-devant nobles est rendue après le 18 fructidor. IX, 309-310.
NOBLESSE. La noblesse se refuse à la vérification des pouvoirs en commun. (Voy. _Tiers-État_ et _Vérification_.) Quarante-sept de ses membres se réunissent à l'assemblée nationale. I, 70 La majorité se réunit le 27 juin. 71-72. Elle continue à se réunir en ordre séparé. 81-82. Abdique ses priviléges. 125-126. Son rôle dans l'assemblée. 191-192. Se divise dans ses plans en deux partis. 206.
NORMANDIE. Elle est contraire à la révolution, IV, 78.
NOTABLES (Assemblée des). Sa convocation. I, 11. Elle est convoquée de nouveau. 27.
NOVI. Bataille de ce nom. Détails militaires. X, 257-264.
ORANGE. On institue dans cette ville un tribunal révolutionnaire pour tout le Midi. VI, 148-149.
ORLÉANS (Le duc d'). Il est exilé à Villers-Cotterets. I, 18. Accusé de cabales. 38. Son caractère. 39-40. Il se mêle aux députés du tiers, 43. Réunion au Palais-Royal des gens qu'on lui Suppose dévoués. 79. Il est accusé d'être un des auteurs des 5 et 6 octobre, et mis hors d'accusation. 243 et suiv. Refuse la régence. 300 et suiv. Est insulté au château. II, 49-50. Est nommé député à la convention. III, 9. Sa position équivoque dans la convention. On délibère sur son bannissement. 214 et suiv. Il vote la mort de son parent. 253. Il est décrété d'accusation avec sa famille. IV, 38-39. Est condamné à mort et exécuté. V, 167-168.
ORDRES. Conduite des premiers ordres à la convocation des états généraux. I, 41-42.
OTAGES (Loi des). Rendue le 30 prairial an VII. Ses conséquences. X, 247 et suiv.
PACHE. Il est nommé ministre de la guerre. Sa sobriété, sa modération, son activité. III, 111-112. Son penchant pour les jacobins. 133. Ses bureaux. 150. Disgracié. 275. Nommé maire de Paris. 305. Il signe une pétition pour exclure les girondins de l'assemblée. IV, 62.
PALAIS-ROYAL. Le jardin du Palais-Royal devient le centre des plus grands rassemblemens populaires. I, 79. Il continue à être le centre de réunion des agitateurs. 143-144. Fait une adresse à la commune. 145.
PÂQUES VÉRONAISES. Nom donné au massacre des Français à Vérone le 15 avril 1797. Détails de cet événement. IX, 107-114.
PARLEMENT. Sa résistance à l'égale répartition des impôts et à l'abolition des restes de la barbarie féodale. I, 9. Position du parlement après l'assemblée des notables. 15. Il est mandé à Versailles. 16. Exilé à Troyes. _Ibid._ Rappelé le 10 septembre. 17. Enregistre l'édit portant la création de l'emprunt successif, et la convocation des états-généraux dans cinq ans. 18. Fait, le 5 mai 1788, une déclaration de quelques-unes des lois constitutives de l'état. 20-21.
PARIS, garde-du-corps, venge Louis XVI sur un de ses juges. III, 265-266.
PARTI POPULAIRE. Ses chefs et son influence vers la fin de 1792. II, 117-118.
PARTIS. État des partis après le 5 octobre. I, 178 et suiv. État de dissidence des partis après la seconde fédération. II, 192 et suiv. Exigence des partis après le 10 août, 270-271. Leur état au moment du procès de Louis XVI. III, 148 et suiv. Situation des partis après la mort de Louis XVI. 271 et suiv. Leurs différens moyens d'influence et d'action. IV, 70 et suiv. Leur division en décembre 93. V, 241 et suiv. Leur division et situation après le 9 thermidor. VI, 268-267-280 et suiv. Lutte des deux partis qui se formèrent après la terreur. 332 et suiv. 343 et suiv. Grande agitation des partis révolutionnaire et modéré après la réaction de thermidor. VII, 55 et suiv. Lutte des patriotes et des révolutionnaires dans la réaction amenée par le 9 thermidor. 178 et suiv. Leurs plaintes contre le directoire. VIII, 95 et suiv. Leur état en messidor an V. IX, 253 et suiv. 265. Ils se coalisent tous contre le directoire après nos défaites en Italie (an VII). X, 220 et suiv. Leur agitation après le retour de Bonaparte d'Égypte. Tous se réunissent à lui par des motifs divers. 338-342 et suiv.
PATRIE EN DANGER. La patrie déclarée en danger le 11 juillet 1792. Conséquence de cette déclaration. II, 180. Séances permanentes. Enrôlemens volontaires. Les fédérés arrivent de toutes parts. 188 et suiv. On propose, le 27 fructidor an VII, de renouveler cette déclaration. X, 279 et suiv.
PATRIOTES. État de ce parti en germinal an III. VII, 84 et suiv. Échecs qu'ils éprouvent dans les insurrections du 1er germinal. 86-96; du 12 germinal. 107 et suiv. Ils sont désarmés et renvoyés dans leurs communes. 122 et suiv. Projets de révolte et d'insurrection en floréal (1795). Ils échouent. 182 et suiv. Envahissent la convention le 1er prairial an III. Suite de leur insurrection les 2, 3 et 4 du même mois. Ils sont soumis. 204 et suiv. 231. Leur révolte à Toulon, en floréal. 232-233. Réflexions sur la ruine de ce parti par les événemens de prairial. 249 et suiv. La convention, menacée en vendémiaire, leur donne des armes. 353. Ils se réunissent au Panthéon et forment une espèce de club (1795). VIII, 52-53. Leurs plaintes et récriminations contre le directoire. 71-95 et suiv. Leur réunion au Panthéon devient un vrai club jacobin. 97-99. Leur société est dissoute. 99. Ils se montrent mécontens du directoire. Attaquent le camp de Grenelle. L'insurrection échoue. 257-261-262. Ils forment l'opposition contre le directoire après le 18 fructidor. IX, 401 et suiv. Leur déchaînement après le désastre de Novi et les événemens de Hollande. Mesures qu'ils conseillent. Leur force dans les conseils. V, 268-269 et suiv. Le directoire fait fermer plusieurs de leurs sociétés. 273-275. Leurs plaintes et accusations contre le directoire dans leurs journaux. Leurs presses sont saisies. 275 et suiv. Les députés patriotes et leurs adversaires se réunissent pour essayer, d'une réconciliation. 277-279.
PAVIE. Des paysans révoltés s'emparent de cette ville. Bonaparte la reprend. VIII, 190-192.
PÉTION. Nommé par l'assemblée l'un des trois commissaires pour reconduire Louis XVI à Paris après son arrestation à Varennes. I, 289. Il est nommé maire de Paris. Ses principes républicains et sa conduite. II, 122 et suiv. Sa conduite dans la journée du 20 juin. 124-127-139-140. Sa conversation avec le roi. 143. Il est suspendu de ses fonctions, 177. Est réintégré par l'assemblée. 184. La foule crie: _Vive Pétion! Pétion ou la mort!_ 186. Demande la déchéance du roi au nom des quarante-huit sections de Paris. 226-227. Tâche de retarder l'insurrection du 10 août. 223-234. Place lui-même des sentinelles à sa porte pour être en état d'arrestation. 244. Rend compte à l'assemblée de l'état de Paris. 270. Regardé par Danton comme un honnête homme inutile. 274. Tâche de s'opposer aux massacres du 2 septembre. 333-334. Il est arrêté. IV, 190.
PHILIPPEAUX. Son écrit contre Ronsin et les ultra-révolutionnaires. V, 306-307. Il est accusé devant les jacobins. 314 et suiv. Suite de son accusation 329 et suiv. Il est arrêté. 389. Son procès et sa mort. 398-411.
PICHEGRU. Commandant en chef de l'armée du Nord. VI, 60. Il passe la Meuse. 315. Envahit la Hollande; prend l'île de Bommel. VII, 11 et suiv. Nommé général de la force armée à Paris. Apaise l'insurrection du 12 germinal. 117-119 et suiv. Commandant de l'armée du Rhin. 253. Sa trahison. Détails de ses négociations avec le prince de Condé. 259 et suiv. Perd son commandement. VIII, 125. Ses relations avec les émigrés. 23 et suiv. Nommé député en l'an V par le Jura. 147. Continue ses projets de trahison. 156. Son rapport aux cinq-cents sur l'organisation de la garde nationale. 216 et suiv. Est arrêté le 18 fructidor et conduit au Temple. 276-278. Il est condamné à la déportation. 285.
PIÉMONT. Conquête du Piémont par Bonaparte. VIII, 141-161. Traité de paix avec ce royaume. 268. Abdication du roi. La France reprend en main le gouvernement. X, 120 et suiv.
PILNITZ. Déclaration de Pilnitz. I, 296-297.
PITT. Sa politique à l'égard de la France. On l'accuse de payer des troubles. Il excite l'Espagne contre la France. III, 277 et suiv. Il a une entrevue avec Maret, envoyé du gouvernement français; entrevue qui n'amène rien. 283 et suiv. Est soupçonné d'être le moteur d'une conspiration étrangère, et est déclaré l'ennemi du genre humain par la convention. IV, 393-394. Sa politique au commencement de 1794. VI, 54-55 et suiv. Politique de ce ministre. Il continue à soutenir la guerre contre la France. Ses projets. VII, 164-167 et suiv. S'attire la haine des Anglais après la campagne de 1795. Sa politique. VIII, 77-80 et suiv. Ses négociations illusoires avec la France. 120-121. Ses combinaisons. Ouverture d'une négociation avec le directoire. 336\ et suiv.
POIDS ET MESURES. Le système en est renouvelé. V, 187-188.
POLICE. Elle est érigée en ministère spécial sur la proposition du directoire. VIII, 101.
PORTE (La). Elle déclare la guerre à la France. X, 61-62.
PRAIRIAL (1, 2, 3 et 4) an III. Insurrection des patriotes. Envahissement de la convention. Combats. Meurtre d'un député. Détails de cette journée. VII, 205-225. Journée du lendemain, 2. Les patriotes échouent de nouveau. 224 et suiv. Le 4 prairial les révoltés se retranchent dans le faubourg Saint-Antoine. Ils sont soumis. 229-231. 30 prairial. Révolution dans le gouvernement directorial. Trois directeurs sont changés. X, 228-232-238. (Voy. _Directoire_.)
PRESSE. La liberté de la presse est établie après le 9 thermidor. VI, 261 et suiv. Discussion sur la liberté de la presse en prairial. (Voy. _Prairial_, _Directoire_.)
PRINCES. Fâcheuse situation des princes français émigrés en 1794 VI, 326 et suiv.
PRISONNIERS. Cinquante-deux prisonniers sont égorgés à Versailles. III, 3 et suiv.
PRISONS. Elles deviennent insuffisantes lors de la loi des suspects. Leur intérieur à cette époque. V, 136 et suiv. Jeux, simulacres de tribunaux, bizarrerie française. 141-142. Le régime des prisons devient plus rigoureux en 94. VI, 94.
PROCESSION. Le roi et les trois ordres se rendent en procession à Notre-Dame. I, 43.
PRUSSE. Elle rompt la neutralité et marche contre la France. II, 154. Négocie pour la paix. VII, 29-30. La paix est signée avec cette puissance. Conditions du traité. 134-135. Conserve sa neutralité malgré les efforts de Pitt. VIII, 122.
PRUSSIENS. Leurs premiers succès. II, 297. Leur armée se retire. 372. Faux bruits sur la vraie cause de leur retraite. 375-376.
PUYSAIE (De). Chef secret des chouans. VI, 324 et suiv. Suite de ses menées politiques en Bretagne. VII, 153 et suiv. Suite de l'expédition de Quiberon. Détails de ses opérations militaires dans cette affaire. 269-275-276-312. Il se prépare de nouveau à la guerre en Bretagne après l'affaire de Quiberon, VIII, 23 et suiv.
PYRAMIDES. Bataille de ce nom. X, 36 et suiv.
QUIBERON. Expédition de Quiberon. Détails militaires. VII, 269 et suiv. 311. Cause de non-réussite des émigrés. Conséquences de l'affaire de Quiberon. VII, 312 et suiv.
RADSTADT. Congrès de ce nom. Détails des négociations qui y eurent lieu en pluviôse an VI. X, 365 et suiv. Progrès des négociations dans l'été de l'an VI. 71 et suiv. Assassinat des plénipotentiaires français. Motifs et détails de cette catastrophe. 169-172.
RADSTADT ET ETTLINGEN. Bataille de ce nom. VIII, 147 et suiv.
RAISON (Culte de la). Abolition de ce culte. V, 231.
REBECQUI. Il accuse Robespierre de tyrannie. III, 32 et suiv.
RÉFORMES. Changement dans les moeurs et réformes diverses en 1795. VII, 46-51.
RELIGION CATHOLIQUE. Débats à l'assemblée sur la proposition de déclarer la religion catholique religion de l'état. I, 208 et suiv.
RÉPUBLIQUE. On date de l'an 1er de la république, le 22 novembre 1792. III, 26. Dangers de la république en août 1793. IV, 325 et suiv.
RESCRIPTIONS. Sorte de bons au porteur émis sous ce nom par le directoire. VIII, 84. Mauvais succès de ce papier. 106.
RÉVEIL DU PEUPLE. Air chanté par la jeunesse dorée (voy. ce mot). VI, 383.
RÉVEILLON. La maison de ce fabricant de papiers est brûlée. I, 38-39.
RÉVELLIÈRE-LÉPADX (La). Son caractère. Sa conduite à l'égard de ses collègues du directoire. IX, 6-7 et suiv.
RÉVOLTES. Des révoltes contre-révolutionnaires se déclarent dans plusieurs départemens. IV, 19.
RÉVOLUTION. Réflexions sur la marche des révolutions. II, 6-7.
RÉVOLUTION FRANÇAISE. Causes qui la préparèrent. I, 33-35 et suiv. Elle commence à donner des inquiétudes aux souverains étrangers. 215. Différemment embrassée par Paris et les provinces. V, 359 et suiv.
REWBELL. Caractère de ce membre du directoire. Sa position vis-à-vis des autres directeurs. IX, 4-5. Calomnieuses accusations contre sa probité. X, 182-185. Il est exclus du directoire par le sort. 185.
RHIN. Passage de ce fleuve par Moreau. VIII, 226 et suiv.; par Jourdan. 238; par Masséna le 16 ventôse an VII. X, 145-146.
RIVOLI. Bataille de ce nom. VIII, 411-423.
ROBESPIERRE. Il s'élève contre la critique de la déclaration des droits. I, 167. Combat la proposition de la loi martiale. 186. Il se prononce contre le principe de l'inviolabilité du roi. 301. Son influence au club des jacobins. II, 14 et suiv. Se déclare contre la guerre dans les séances aux jacobins. 48-49. Buzot et Roland lui offrent un asile. 198. Entrevue avec Barbaroux. 201-202. Sa position après le 10 août. 273. Il adresse à l'assemblée une pétition au nom de la municipalité. 281 et suiv. Il est nommé député à la convention. III, 9. Est accusé de tyrannie à la convention. Sa défense. Débats à ce sujet. 31-32. Il est accusé de nouveau par Louvet. 84 et suiv. Se défend à la convention. 98 et suiv. Veut que Louis XVI soit condamné sans procès. 192 et suiv. Dispute qui s'engage aux Jacobins au sujet de Robespierre et de Marat. 209 et suiv. Combat l'appel au peuple et demande la condamnation du roi. 234 et suiv. --Fait un long discours contre Dumouriez et les girondins. IV, 51 suiv. --Sa popularité, ses projets, et détails sur son caractère. 289 et suiv. Parle aux Jacobins en faveur du comité de salut public. 291-294 et suiv. Sa politique. 296-299. Il devient membre du comité de salut public. 591. --Improuve aux Jacobins la destruction du culte, et se prononce contre les agitateurs. 218 et suiv. Justifie Danton. 224 et suiv. Son opinion sur la nature du gouvernement révolutionnaire. 352 et suiv. Il parle contre Danton à la convention. 390 et suiv. Fait décréter la reconnaissance de l'Être-Suprême. Son discours. VI, 22-29. On tente de l'assassiner. 100-102. Son discours aux Jacobins après cette tentative d'assassinat. 105 et suiv. Son influence en 94. Sa politique. Détails de son caractère. 107 et suiv. Propose et fait adopter une nouvelle organisation du tribunal révolutionnaire. 119-123. Commence à éprouver de la résistance dans les comités. 128-129 et suiv. Ses projets contre les comités et sa conduite politique à cette époque. 154-158. Suite du même sujet. 180 et suiv. Prononce le 8 thermidor un discours à la convention. Il se justifie de certaines accusations, et ensuite attaque ses adversaires des comités. Il conclut à une épuration des comités de sûreté générale et de salut public. 187-193. Débats à ce sujet; il est à son tour vivement accusé. 193-197. Va aux Jacobins, et fait décider une nouvelle insurrection contre la convention. 197-198. Est accusé violemment le 9 thermidor à la convention. Détails de cette scène. Il est décrété d'arrestation. 205-210. Se tire un coup de pistolet. Son supplice. 225-228.
ROEDERER. Engage Louis XVI à se retirer dans le sein de l'assemblée législative. Discussion avec la reine. II, 249-250. Il rend compte à l'assemblée dès préliminaires de l'insurrection. 251.
ROGER-DUCOS et MOULINS. Ils succèdent à Larévellière et à Merlin au directoire. X, 240 et suiv.
ROGER-DUCOS. Il est nommé consul provisoire, le 18 brumaire. X, 383-384.
ROLAND. Nommé ministre de l'intérieur. II, 62. Il lit au roi une lettre. 92 et suiv. Communique à l'assemblée la lettre qu'il avait lue au roi. 103. Attaque les auteurs du 2 septembre. 330-331. Fait son rapport sur l'état de Paris. III, 83. Son inflexibilité vis-à-vis de la commune. 150-151. Donne sa démission. 273.
ROLAND. (Mad.). Son influence sur les girondins. II, 63. Haine des jacobins contre elle. III, 12-13. Elle est arrêtée. IV, 190-191. Est condamnée et exécutée. V. 168-469.
ROME. Agitation des démocrates dans les États-Romains. La légation française est insultée. IX, 381-383. Berthier entre à Rome, en chasse le pape. 384-386. Les Romains se constituent en république, 385 et suiv. État de son gouvernement après sa révolution. X, 86 et suiv. Entrée des Napolitains dans les États-Romains. Ils sont repoussés par Championnet. 109-113.
ROMEUF. Aide-de-camp de Lafayette; il part sur les traces de Louis XVI. I, 283. Il arrive à Varennes. 288.
RONSIN. Il sort de prison. Son caractère. V, 338-339. Il est de nouveau arrêté. 370. Son procès et sa mort. 374-379.
ROSSIGNOL. Il est nommé général de l'armée des côtes de La Rochelle. IV. 389.
ROVEREDO. Bataille de ce nom. VIII, 303-307.
ROYALISTES. Situation du parti royaliste en 1794. VI, 326-327. Intrigues diverses et projets des agens royalistes. VII, 153 et suiv. Triomphe de ce parti après les événemens de prairial. 249 et suiv. Menées de ce parti dans les sections après les journées de prairial. VII, 323 et suiv. Leur désappointement après le 13 vendémiaire. 373 et suiv. Les agens de la royauté continuent leurs secrètes menées. VIII, 114 et suiv. État de cette faction dans l'hiver de l'an V. Suite de ses intrigues et de ses projets. IX, 18 et suiv. Complot découvert de Broitier, Laviller-Heurnois et Duverne de Presle. 28 et suiv. Leurs espérances après les élections de l'an V. Leur joie à Paris, où se réunissent beaucoup d'émigrés et de chouans. 179-181. Leur terreur après le 18 fructidor. 293 et suiv.
ROYOU. Rédacteur de l'_Ami du Roi_, mis en accusation. II, 84.
SAINT-HURUGUES. Ancien marquis, détenu à la Bastille. I, 444. Il se porte sur Versailles avec plusieurs exaltés. 144-145.
SAINT-JUST. Son opinion sur l'inviolabilité du roi et sur sa mise en accusation. III, 172 et suiv. Il provoque et fait décréter l'institution du gouvernement révolutionnaire. V, 56 et suiv. Est envoyé par le comité de salut public à l'armée du Rhin. Ce qu'il y fait. 245-246-249. Il fait un rapport contre les hébertistes et les dantonistes. 369 et suiv. Accuse Danton à la convention. 393 et suiv. Il est décrété d'arrestation par la convention, dans la séance du 9 thermidor. VI, 210. Son supplice. 227-228.
SALLES. Propose et soutient le système de l'appel au peuple dans le procès de Louis XVI. III, 230 et suiv.
SANTERRE. Son influence sur les faubourgs. II, 118. Ses opérations au 20 juin. 124-126-127-132-133.
SCHÉRER. Il est nommé général en chef de l'armée d'Italie. X, 139. Il abandonne le commandement de l'armée d'Italie à Moreau. 195.
SECTIONS. Les sections de Paris chargent Pétion de demander la déchéance de Louis XVI. II, 226. Fanatisme des assemblées des sections. III, 308-310. Mesures qu'elles demandent pour assurer le repos public. 331-333. La section Poissonnière demande un acte d'accusation contre Dumouriez. Scène à la convention à ce sujet. 346 et suiv. La section de la Halle-au-Blé fait une pétition contre plusieurs membres de la convention. IV, 50. Leur influence dans toute la France. 75 et suiv. La section de la _Fraternité_ dénonce les projets de l'assemblée de la mairie. 121. D'autres l'imitent. 123. Tumulte vers la fin de mai au sujet de l'accusation d'Hébert. 128 et suiv. Les 48 sections se réunissent pour décider l'insurrection du 31 mai. 146. Les assemblées sectionnaires détruites par le comité de salut public. VI. 12-15. On décide qu'elles n'auront plus lieu qu'une fois par décade. 259. Les sections de Montreuil et des Quinze-Vingts présentent une pétition à la convention le 1er germinal. Leurs attroupemens insurrectionnels. VII, 86 et suiv. Elles sont agitées par les menées du parti royaliste. 324 et suiv. Elles se soulèvent contre les décrets des 5 et 13 fructidor. Pétitions. Celles de Paris rejettent ces décrets. 339-544. Celles du reste de la France les acceptent. 345 et suiv. Elles font la journée du 15 vendémiaire (voy. _Vendémiaire_). 348-369. La section Lepelletier résiste aux troupes du général Menou le 12 vendémiaire. 354 et suiv. Les sectionnaires forment diverses sociétés en 1795. VIII, 53.
SELZ. Lieu choisi pour les conférences entre l'Autriche et la France. Négociations qui s'y font. X, 67 et suiv.
SEPTEMBRE (2, 3, 4 et 5). Détails de ces journées. Massacre des prisonniers. II, 312-340.
SEPTEUIL. Trésorier de la liste civile. Sommes trouvées chez lui. III, 4. On les évalue à dix millions. 94.
SERMENT CIVIQUE. Origine de ce serment. I, 138. Il est prêté par l'assemblée nationale et par tous les corps constitués de Paris et de la France. 198-199. Il est prêté par les fédérés au Champ-de-Mars. 240-241. L'assemblée étend l'obligation de ce serment au clergé. 259-260. (Voy. _Clergé_.)
SERRURIER. Un des généraux de l'armée d'Italie. VIII, 143.
SERVAN. Ce ministre propose la réunion d'un camp de vingt mille fédérés. Débats à l'assemblée sur cette motion. II, 90 et suiv.
SIÈYES (l'abbé) publie une brochure sur le _tiers-état_. I, 26. Propose aux communes de faire une nouvelle sommation aux deux autres ordres relativement à la vérification des pouvoirs. Il motive la décision des communes qui se constituent assemblée nationale. 54 et suiv. Idées de Sièyes sur la constitution. 141. Il propose l'anéantissement des démarcations provinciales. 190. Il propose et fait adopter le projet d'un décret destiné à protéger la convention contre les insurrections. VII, 82 et suiv. Son projet de loi est voté; 93-95. Refuse d'être directeur. VIII, 10. Il est envoyé par le directoire en ambassade à Berlin. X, 156 et suiv. Il est élu directeur en remplacement de Rewbell. 187. Sa coopération au 18 brumaire. 351-353-356-359 et suiv. Il est nommé consul provisoire le même jour. 383-384.
SOCIÉTÉ. Peinture de la société et des moeurs à la fin de l'an IV. VIII, 103 et suiv.
SOCIÉTÉS PATRIOTIQUES. Nom que prennent les assemblées de sections. IV, 139.
SOCIÉTÉS POPULAIRES. Décret rendu contre elles après la terreur. VI, 351-357. Diverses réunions de la jeunesse dorée et le club du Panthéon sont fermés. VIII, 99.
SOIXANTE-TREIZE députés prisonniers depuis le 31 mai sont réintégrés dans leurs fonctions. VI, 392.
SOMBREUIL. Le dévouement de sa fille. II, 325.
STAEL (Mad. de). Son influence à Paris. VII, 329. Elle essaie de rapprocher les constitutionnels et les clichyens. Son influence dans la société de Paris. IX, 254-257.
STOCKACH. Bataille de ce nom. Détails militaires. X, 148-155.
STOFFLET. Un des premiers chefs de l'insurrection vendéenne. IV, 84-90. Il continue la guerre après la soumission de Charette. VII, 147 et suiv. Il signe la paix à Saint-Florent. 161. Il est pris et fusillé. VIII, 131-132.
SUBSISTANCES. Embarras à Paris pour les subsistances en 1792. III, 182 et suiv. Les embarras augmentent. 307 et suiv. Leur déplorable état en 93. IV. 326 et suiv. Décrets de la convention à ce sujet. Détresse des Parisiens. 331 et suiv. Mesures prises par la commune et par la convention pour se pourvoir en octobre 93. V, 175-177-178 et suiv. Lois et règlemens sur les subsistances dans les premiers mois de 1794. VI, 84 et suiv. Nouveaux décrets sur les subsistances après le 1er prairial. VII, 241-242. Le directoire les rend au commerce libre. VIII, 85 et suiv.
SUISSE. Elle conserve sa neutralité au milieu de la guerre générale. Ses dispositions à l'égard de la république. VII, 137-138. Révolution en Suisse. Ses causes. Insurrection du pays de Vaud. Arrivée des Français avec Brune. Ils s'emparent de Berne. La Suisse se constitue en république. IX, 389-399. Nouveaux troubles politiques. Divisions entre les cantons. Intervention de la France. Un traité d'alliance est conclu. X, 72-82. Vraie importance de la Suisse dans une guerre sur le continent. 132 et suiv.
SUISSES. Massacrés au 10 août. II, 253-254.
SUSPECTS. Quels ils étaient. IV, 25. Leur arrestation est décrétée. 359-360. La loi des suspects est décrétée. V, 60 et suiv. Comment Chaumette les désigne. 134 et suiv. Détails sur leur détention. 136 et suiv.-- Leur nombre augmente. On change l'administration intérieure des détenus. VI, 92 et suiv. Ils sont conduits en foule à la mort en juin 1794. 136-143. Ils sont élargis. 241 et suiv.
SUWAROW. Il arrive en Italie. Caractère de ce général. Sa capacité. X, 193 et suiv. Il empêche la jonction de l'armée de Naples à celle de Moreau. 209 et suiv. Est battu partout en Suisse et forcé à la retraite. 327 et suiv.
SYRIE. Expédition en Syrie. (Voy. _Égypte_ et _Bonaparte_.)
TAGLIAMENTO. Passage de ce fleuve et bataille de ce nom. IX, 60-67.
TALLEYRAND (M. de). Nommé ministre des affaires étrangères en l'an V. IX, 209.
TALLIEN. Son rôle dans la journée du 9 thermidor. (Voy. _Thermidor_.) Est blessé par un assassin. VI, 290.
TALLIEN (Mad.). Son rôle dans la société à Paris, après la terreur. VI, 340 et suiv.
TARGET. Refuse de servir de conseil à Louis XVI. III, 206.
TARWIS. Combats de ce nom. IX, 68-72.
THÉOPHILANTHROPE. Société de ce nom. IX, 8.
THERMIDOR (9). Événemens de cette journée. VI, 203-228. Conséquences de ce jour. Réflexions sur la marche de la révolution depuis le 14 juillet jusqu'au 9 thermidor. 228-232. Conséquences de cette journée. 233 et suiv.
THERMIDORIENS. Leur position et leurs projets. VI, 247-248. Ils demeurent les maîtres après le 1er prairial. Conséquences de cette réaction. VII, 249-251. Leurs craintes sur les progrès de la réaction royaliste. Ils tâchent de s'y opposer par diverses mesures. 328 et suiv.
THOURET. Dernier président de la constituante. I, 308.
TIERS-ÉTAT. Arrêt du Conseil, du 27 décembre 1788, ordonnant le doublement des députés du tiers état. I, 28 et suiv. Le tiers-état se couvre ainsi que les autres ordres malgré l'usage établi. 44. Lutte du tiers-état avec les deux autres ordres au sujet du mode de leur réunion. 45 et suiv., 47 et suiv. Rapidité de sa puissance. 50-51.
TOLENTINO. Traité de ce nom, signé par Bonaparte et le pape. Ses conditions, ses avantages. IX, 50-55.
TOMBES ROYALES. Un décret ordonne de les détruire. IV, 393.
TOSCANE. Traité de paix avec ce pays. VII, 138-139.
TOULON. Les modérés l'emportent dans les sections. Se livre aux Anglais. V, 10 et suiv. Ils arment le petit Gibraltar. 253. Premiers faits d'armes de Bonaparte. 255. Évacuation des Anglais et incendie de l'arsenal. 259. Les forçats éteignent l'incendie. 261. Les patriotes se révoltent. VII, 232 et suiv.
TREBBIA. Bataille de ce nom. Principales circonstances. X, 213 et suiv. Ses suites. 218 et suiv.
TREILHARD. Nommé directeur à la place de François de Neufchâteau. IX, 407. Il sort du directoire en prairial an VII. 232.
TRIBUNAL CRIMINEL EXTRAORDINAIRE. Il est décrété par la convention. III, 333 et suiv. On en règle les formes. 338-339.
TRIBUNAL DU 17 AOÛT. A quelle occasion il fut institué. II, 283.
TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE. Premier essai, à l'occasion du 10 août. II, 283. Il est installé. IV, 25-26. Le tribunal criminel extraordinaire prend ce nom. V, 163. Procès des dantonistes, des quatres accusés de faux et autres. 398-412. Il continue à ordonner les exécutions. VI, 94 et suiv. Est réorganisé d'après un projet de Robespierre. 119 et suiv. Terribles exécutions en juin et en juillet 1794. Détails sur les procédures de ce temps. 136 et suiv. Il est suspendu de ses fonctions. 235. Est remis en activité. 260. Est définitivement aboli. VII, 240.
TRONCHET. Accepte la défense de Louis XVI. III, 206.
TROUVÉ. (Voy. _Cisalpine_.)
TURGOT. Appelé au ministère. Son caractère. I, 7. Il échoue dans ses réformes. _Ibid._ et suiv.
ULTRA-RÉVOLUTIONNAIRES. Nom qu'on donna aux révolutionnaires exagérés. V, 236. Plusieurs d'entre-eux sont arrêtés par décret de la convention. 238. Ils préparent une insurrection contre la convention. Ils échouent. 360-371.
VALENCIENNES. Cette ville est assiégée et prise par les ennemis. IV, 320-323.
VALMI. Circonstances de l'affaire de ce nom. II, 363-367.
VARLET. Est déclaré suspect par Billaud-Varennes. III, 348. La réunion Corrazza. 351. Propose aux cordeliers un plan d'insurrection. IV, 120. Il est arrêté. 126. Arrête dans le comité d'exécution le plan définitif de la seconde insurrection. 170. Il rédige une pétition contre les accapareurs. 243-244.
VAUBLANC (de). Porte au roi le décret sur le désarmement des émigrés. II, 36.
VENDÉE. Description de ce pays et des départemens voisins. Théâtre de la guerre civile et causes de sa haine contre la révolution. IV, 79 et suiv. Insurrection des paysans vendéens à cause de la levée des 300,000 hommes et pour ne pas quitter leurs foyers Cathelineau et Stofflet se mettent à la tête des insurgés. 83 et suiv., 86-88. L'insurrection devient générale. 89 et suiv. Un décret ordonne que la Vendée sera ravagée. IV, 387-388 et suiv. Un décret d'amnistie est rendu en sa faveur. VII, 17-18. État de ce pays après la première pacification. 263-263. Nouveaux préparatifs de guerre après l'affaire de Quiberon. VIII, 23 et suiv. La pacification du pays commence à se faire définitivement. 71-72 et suiv. Pacification définitive des pays connus sous ce nom, en germinal an IV. 126-132-136.
VENDÉENS. Pourquoi ce nom fut donné et conservé aux insurgés français. IV, 88. Ils s'emparent de Thouars et brûlent l'arbre de la liberté. 92-93. Suite de leurs succès. 229 et suiv. Ils organisent leur insurrection. S'emparent de Doué et de Saumur. 234-236. Ils sont repoussés à Nantes. 252-254. Suite de leur guerre. 300 et suiv. Ils sont défaits à Luçon. V, 14-15. Divers plans sont proposés pour les réduire. 16-19. Premières opérations de Canclaux contre eux, d'après le plan du 2 septembre. 36 et suiv. Divisions parmi les chefs. 39-40. Suite de la guerre. 40 et suiv. Canclaux se replie sur Nantes. Causes de ses échecs en Vendée. 46-47. Continuation de la guerre. 66 et suiv. Ils sont défaits à Cholet. 118-121. Différens combats en octobre, novembre et décembre 93. Leur grande armée est entièrement détruite. 264-292. État de leur armée après leur défaite à Cholet. 273 et suiv. Ils sont battus au Mans. Leur déroute complète. 287 et suiv. Ils continuent à se défendre. Leurs chefs. VI, 320-322. Leur peu de ressources en 1795. Division entre leurs chefs. VII, 32-34. Négociations diverses entre les chefs révoltés et les généraux de la république. 40-45. Négociations avec leurs chefs pour la pacification du pays. 139-142 et suiv. Quelques chefs signent la paix. 145-146.
VENDÉMIAIRE (Journée du 13). Événemens préparatoires du 11 et du 12. Insurrection des sections, le 13. Combat dans les rues. Victoire de la Convention. VII, 348-369. Suites de cette journée. 370 et suiv.
VENISE. Inquiétude du gouvernement vénitien à l'approche de l'armée française. VIII, 196 et suiv. Invasion du territoire vénitien par Bonaparte. 196 et suiv. Perfidie du gouvernement vénitien après le départ de Bonaparte. IX, 72-85. Articles des préliminaires de paix de Léoben qui concernent les états vénitiens. 94 et suiv. Suite des manoeuvres perfides des Vénitiens contre les Français. 105 et suiv. Chute de la république de Venise. Détails sur les événemens qui l'amènent. 116-131.
VENTRE. Dénomination donnée à un certain parti de l'assemblée législative. II, 12.
VERGNIAUD. Principal orateur des girondins. II, 11. Il accuse Delessart. Son discours. 55-56. Fragmens de son discours à l'occasion du projet de la commission des Douze. 164 et suiv. Il propose un message au roi qui l'oblige à opter entre la France et l'étranger. 470. Il harangue le peuple le 2 septembre. 313 et suiv. Son discours en faveur de Louis XVI. III, 236-246. Il répond aux accusations de Robespierre contre les girondins. IV, 55 et suiv. Il fait décréter, le 31 mai, que Paris a bien mérité de la patrie. 158-159. Il est arrêté. 190. Son procès, sa mise à mort. V, 156-162-167.
VÉRIFICATION. Débats dans les états-généraux relativement à la vérification des pouvoirs. I, 44 et suiv.
VERMONT (l'abbé de). Il propose et fait accepter à la reine M. de Brienne pour ministre. I, 12.
VÉRONE. Massacre des Français dans cette ville. Elle est prise par le général Chabran. IX, 107-113.
VERSAILLES. De nouvelles troupes s'établissent, à Versailles. Conséquences du séjour de la famille royale dans cette ville. I, 160 et suiv. Scènes qui s'y passent les 5 et 6 octobre. 168 et suiv. Massacre de 52 prisonniers après les journées de septembre. III, 5.
VETO. Discussions relatives au veto suspensif ou absolu. II, 142-143-146 et suiv. Le veto suspensif est déclaré. 148-149. Le veto suspensif est étendu à deux législatures. 153.
VIENNE. Scènes tumultueuses à Vienne entre la légation française et l'empereur. X, 76-77 et suiv.
VIEUX CORDELIER (Le). Journal rédigé par Camille Desmoulins. Morceaux cités. V, 307 et suiv. Autres morceaux cités. 322 et suiv. Autres passages, 355 et suiv.
VINCENNES. Le donjon est attaqué par le peuple le 28 février 1790. I, 267.
VINCENT. Cet ultra-révolutionnaire sort de prison. Détails sur son caractère. V, 338-339. Il est de nouveau arrêté. 370 et suiv. Son procès et son supplice. 374-379.
VURTZBOURG. Bataille de ce nom. VIII, 318-320.
WATIGNIES. Victoire de ce nom. V, 108-109.
WESTERMANN. A la tête d'une légion en Vendée. IV, 302-303. Ses exploits et ses revers en Vendée. 303 et suiv.
ZURICH. Victoire de ce nom, remportée sur les Russes par Masséna. Détails sur cette bataille mémorable. X, 313 et suiv. 330.
FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES.