Histoire de la prostitution chez tous les peuples du monde depuis l'antiquité la plus reculée jusqu'à nos jours, tome 6/6

Part 25

Chapter 252,879 wordsPublic domain

L’Hôtel de Bourgogne, qui représenta des farces proprement dites jusqu’au milieu du dix-septième siècle, possédait, au commencement de ce siècle, un comédien auteur, non moins fameux que le furent plus tard Turlupin, Gaultier Garguille, Gros-Guillaume et Guillot-Gorju. C’était un Champenois, nommé Deslauriers, qui avait pris le sobriquet de _Bruscambille_, sous lequel il composait et publiait les _plaisantes imaginations_ qu’il débitait sur la scène, pour tenir en haleine l’auditoire entre les deux pièces et pour le préparer à faire bon accueil aux folies de la farce. L’usage de ces intermèdes comiques et graveleux remontait certainement au spectacle des _pois pilés_, et le _badin_, qui venait réciter au public un _monologue_ ou un _sermon joyeux_, n’épargnait ni grimaces ni gestes indécents pour faire rire le parterre, qui ne savait pas ce que c’était que de rougir d’un mot obscène ou d’une pantomime licencieuse. Aussi, on avait osé autrefois dire en plein théâtre le _Sermon joyeux d’un despucelleur de nourrices_, le _Sermon des frappe-culs_, et bien d’autres monologues en vers ou en prose non moins joyeux et non moins orduriers. Du temps de Henri IV, Bruscambille s’était fait connaître par les harangues facétieuses qu’il adressait aux spectateurs, avant ou après la comédie, et qui roulaient sur toutes sortes de sujets bizarres, grivois ou ridicules; tantôt, dans le procès du pou et du morpion, il imitait les formes du palais et l’éloquence pédantesque du barreau; tantôt, dans un panégyrique en faveur des gros nez, il paraphrasait cette équivoque en latin macaronique: _Ad formam nasi cognoscitur ad te levavi_; tantôt, il s’efforçait de découvrir, sous la jupe des femmes, les mystères du saut des puces; tantôt, il prétendait avoir fait un voyage au ciel et aux enfers, pour interroger les mânes et les manans, sur cette grande question: _Uter vir an mulier se magis delectet in copulatione_. On savait assez de latin dans la salle pour comprendre celui de Bruscambille, et l’on riait aux larmes, lors même qu’on ne le comprenait pas, car son jeu muet en disait autant que ses paroles. Quelquefois, Deslauriers se mêlait de traiter plaisamment des matières sérieuses qui plaisaient beaucoup moins aux habitués de l’Hôtel de Bourgogne; il revenait souvent sur l’apologie du théâtre et sur la justification du comédien, qu’il s’efforçait de relever de l’infamie où sa profession l’avait fait tomber; mais il était bientôt obligé de reprendre le ton graveleux et de faire son métier, en accumulant, par exemple, toutes les turpitudes et toutes les saletés les plus excentriques. Le marquis du Roure a cité, dans son _Analecta Biblion_ (t. II, p. 152 et suiv.), quelques-uns des proverbes obscènes, des fantaisies et des paradoxes impudents, que Deslauriers récitait et mimait sur le théâtre. Nous renvoyons le lecteur, qui désire en savoir davantage, aux _Nouvelles et plaisantes imaginations de Bruscambille_, que l’auteur ne craignit pas de dédier à _Monseigneur le Prince_, c’est-à-dire à Henri de Bourbon, prince de Condé!

Et tout cela fut imprimé et réimprimé avec privilége du roi! et tout cela fut débité et mimé, non-seulement sur le théâtre de l’Hôtel de Bourgogne, mais encore sur tous les théâtres _de campagne_ qui lui empruntaient son répertoire! Passe encore si le public, qui courait entendre ces vilenies, eût été composé d’ivrognes et de libertins, de gens sans aveu et de prostituées; mais le bourgeois menait à la comédie sa femme et sa fille; les jeunes gens étaient passionnés, plus encore que les hommes mûrs, pour ce divertissement qui les excitait à la débauche, et partout le théâtre faisait de folles amours et des adultères, des maris trompés, des femmes infidèles, des entremetteuses de Prostitution, des docteurs d’immoralité. C’était là que le peuple se perdait par les mauvais conseils et les mauvais exemples. Mais ne fût-il point allé voir les comédiens de l’Hôtel de Bourgogne, ceux de l’Hôtel d’Argent ou du théâtre du Marais, ceux de la Foire Saint-Germain et ceux qui dressaient leur théâtre de passage dans tous les jeux de paume, il aurait eu, pour se divertir, pour dégrader sa pensée et pour s’instruire à l’école de l’impudicité, les hideuses parades en plein vent de la place Dauphine et du Pont-Neuf; il pouvait y entendre tous les jours, sans bourse délier, les _rencontres_, _questions_, _demandes_, _fantaisies_, etc., du grand Tabarin et du baron de Gratelard, qui vendaient leurs drogues, leurs onguents, leurs parfums et leurs _secrets_, à l’aide de ces «gaillardises admirables,» de ces «conceptions inouïes» et de ces «farces joviales,» réimprimées tant de fois pour répondre à l’empressement des acheteurs, que n’effarouchaient pas l’impertinence du sujet, la hardiesse des détails et l’incongruité du langage. Tabarin et ses émules avaient le droit de tout dire sur leurs tréteaux; les passants, le droit de tout écouter, et s’il y avait là d’aventure quelque commissaire-enquêteur de police au maintien grave et austère, il se gardait bien d’interrompre les plaisirs du petit peuple, en imposant silence aux acteurs effrontés des farces tabariniques, qui ne furent prohibées plus tard que par arrêt du parlement.

FIN DU TOME SIXIÈME ET DERNIER.

CONCLUSION.

Nous sommes enfin arrivé au terme de notre travail. Nous regrettons de n’avoir pu faire usage, eu égard au petit nombre de volumes que nous avions à remplir, d’une foule de matériaux précieux qui eussent augmenté considérablement les proportions du livre. Ainsi, a-t-il fallu abréger toute la partie consacrée aux temps antiques et concernant l’histoire des mœurs de la Grèce, de Rome et du Bas-Empire; nous avons, par exemple, laissé de côté les deux fameux passages qui sont supprimés dans les anciennes éditions de Procope (voy. dans le _Menagiana_, édit. de 1715, t. I, p. 347 et suiv., ces deux passages rétablis d’après les manuscrits du Vatican); mais, en revanche, nous nous félicitons du développement que nous avons donné à nos recherches sur l’histoire des mœurs en France, depuis les temps barbares jusqu’au règne de Henri IV, où s’arrête notre ouvrage. On ne perdra pas de vue que cet ouvrage est le premier qui ait été entrepris sur un sujet qui n’intéresse pas moins le moraliste et le philosophe, que le législateur et l’archéologue. La lenteur même avec laquelle cette importante publication a été conduite, témoigne assez que l’auteur ne voulait pas devoir le succès d’une œuvre aussi sérieuse à l’impatiente curiosité des lecteurs frivoles.

Nous croyons avoir prouvé, dans cette vaste composition historique, que les philosophies et les religions anciennes étaient les auxiliaires plus ou moins coupables de la Prostitution; que la véritable morale des honnêtes gens n’existait pas avant l’établissement du christianisme; que le rôle principal de cette religion régénératrice, au milieu du monde païen et idolâtre, a été surtout de fonder le culte des mœurs, et que les mœurs, en s’épurant au creuset de la famille chrétienne, ont créé la civilisation moderne. Nous avons étudié avec impartialité les désordres terribles et secrets de la Prostitution dans le sein des sociétés; nous avons montré que de tous temps cette hideuse expression du vice s’est produite audacieusement en face des lois divines et humaines, qui s’efforçaient de l’étouffer et qui ne pouvaient que l’affaiblir et l’enchaîner; enfin, nous avons soigneusement constaté les formes diverses et multiples, que la dépravation a prises à chaque époque, sous l’empire des événements généraux et des influences individuelles qui ont pesé sur la moralité publique.

Il résulte de nos convictions, appuyées sur une longue série de faits, que la Prostitution légale, c’est-à-dire autorisée ou plutôt tolérée par la loi, n’a jamais eu de liens ni de rapports, même indirects, avec l’état permanent des mœurs du pays, et qu’elle reste toujours enfermée dans un cercle borné qui ne s’agrandit qu’en raison de l’accroissement de la population; mais, au contraire, les mauvaises mœurs, les plus dangereuses et les plus envahissantes, qui n’ont rien de commun avec cette vile espèce de Prostitution, peuvent se développer d’une manière affreuse dans les classes élevées et gangrener, pour ainsi dire, le cœur de la nation, si le gouvernement et les hommes qui le représentent ne travaillent pas à combattre l’émulation du vice parmi la jeunesse et ferment les yeux sur la pire des prostitutions, sur cet amour féroce et insatiable de l’argent, qui dévore la génération actuelle.

De notre ermitage de Saint-Claude, 1er janvier 1854.

PIERRE DUFOUR.

TABLE DES MATIÈRES DU SIXIÈME VOLUME.

_FRANCE._

CHAPITRE XXXV. Page 3

SOMMAIRE. —La Prostitution dans les modes. —Histoire du costume, au point de vue des mœurs. —L’amour du luxe mène à la débauche. —Les ordonnances somptuaires des rois. —Simplicité du costume national des Français. —Commencements de la licence des habits. —Les moines de Saint-Remi de Reims. —Souliers _à la poulaine_. —La _poulaine_ «maudite de Dieu.» —Anathèmes ecclésiastiques contre cette mode obscène. —Les _becs de canne_. —Les croisades apportent en France les modes orientales. —Le culte de la Mode, selon Robert Gaguin. —L’homme s’efforce de ressembler au démon. —Les cornes et les queues sous Charles VI. —Exagérations du _moule de l’habit_. —Définition du vêtement honnête, suivant Christine de Pisan. —Les modes d’Isabeau de Bavière. —Robes _à la grand’gore_. —Préjugés contre les femmes qui se lavent. —Les _muguettes_. —Les _tirebrayes_. —Les bains et les étuves. —Modes des hommes au quinzième siècle. —_Mahoîtres._ —_Braguettes._ —Les basquines et les vertugales. —Leur origine et leur usage. —Les _calçons_ des femmes. —Nudités de la gorge. —Lits de satin noir. —Raffinements de l’impudicité. —Progrès de la décence publique.

CHAPITRE XXXVI. Page 49

SOMMAIRE. —_Le Cabinet du roy de France._ —Nicolas Barnaud n’est pas l’auteur de cet ouvrage. —La Monnoye réfuté. —_Le Secret des finances de France._ —Quel en est l’auteur. —Analyse du _Cabinet_ et explication des trois perles précieuses qu’il contient. —Le _Traité de la Polygamie sacrée_. —Statistique singulière de la Prostitution en 1581. —Le personnel de l’archevêché de Lyon. —Curieuses citations extraites du livre de la _Polygamie_. —État détaillé des désordres d’un seul diocèse. —L’auteur prouve l’exactitude de ses calculs, par le catalogue de la Monarchie diabolique. —État détaillé des diocèses de France, au point de vue de la Prostitution, avec la recette et la dépense. —Singulières preuves fournies par l’auteur, à l’appui de sa statistique. —Le cardinal de Lorraine excusé par Brantôme. —Les valets des cardinaux. —Personnel d’une maison épiscopale. —Le bal de l’évêque. —Les valets des abbés, des prieurs, des moines, etc. —Cinq articles du Colloque de Poissy. —Polygamie des nobles. —Prostitution de la noblesse du Berry. —La collation de l’abbé. —Le _maquignon_. —Revenus du clergé. —Conclusion de ce pamphlet huguenot. —Les mœurs ecclésiastiques au seizième siècle. —Témoignages de Jean de Montluc et de Brantôme. —Enquête contre l’abbé d’Aurillac. —Le clergé subit l’influence morale de la Réformation.

CHAPITRE XXXVII. Page 89

SOMMAIRE. —La Prostitution des mignons de Henri III. —Arrivée des Italiens à la cour de France. —Influence de leurs mœurs. —Rachat du péché de sodomie. —Le sorbonniste Nicolas Maillard. —Opinion des honnêtes gens exprimée par Brantôme. —Abominables maris. —Henri III revient de Pologne. —Son aventure de Venise. —Date précise de sa corruption. —Les écoliers et les Italiens. —Le capitaine La Vigerie. —Origine des mignons. —Leur portrait par P. de l’Estoile. —Les _indignités de la cour_. —Les variantes. —Catalogue des mignons. —Sonnet _vilain_. —La part de la calomnie. —Poésies et libelles satiriques des huguenots et des ligueurs. —Lettre d’un Enfant de Paris. —Les _sorcelleries de Henri de Valois_. —Les mascarades et les processions. —La confrérie des Pénitents. —Le moine Poncet. —Noms des mignons. —Les _Tragiques_ d’Agrippa d’Aubigné. —Les _Hermaphrodites_. —L’autel d’Antinoüs. —La déesse Salambona. —Aventure de la Sarbacane. —La _Confession de Sancy_. —Le Juvénal de la cour de Henri III.

CHAPITRE XXXVIII. Page 127

SOMMAIRE. —Le _Divorce satyrique_. —Les _Mémoires_ de la reine Marguerite. —Les _Amours du grand Alcandre_. —Les premiers amants de _Margot_: La Mole, Bussy, Turenne, Mayenne, Clermont d’Amboise, etc. —Intrigue de la reine avec Champvalon. —Son départ de la cour et son arrestation. —Lettre de Henri III à son beau-frère. —Marguerite en pouvoir de mari. —Sa fuite de Nérac. —Son arrivée à Carlat. —Les cadets de Gascogne et les chaudronniers d’Auvergne. —Les occupations de Marguerite à Carlat. —Aubiac et le marquis de Canillac. —Le château d’Usson. —Ses mystères, selon divers témoignages contemporains. —Le chantre Pominy. —La boîte d’argent. —Le culte de _Vénus Uranie_. —Ses deux serviteurs, Dupleix et Brantôme, en présence. —Le divorce de Henri IV. —Retour de Marguerite à Paris. —L’hôtel de Sens. —Mort du _mignon_ Date. —L’_île de Cythère_ du faubourg Saint-Germain. —Bajaumont. —Derniers soupirs de la galanterie de la reine Margot. —Histoire des mille et une maîtresses du roi de Navarre. —Jugements sur l’inconduite de ce prince. —Catherine du Luc, la demoiselle de Montaigu, Tignonville, Maroquin, etc. —Madame de Sauve, Dayelle, la Fosseuse, etc. —La comtesse de Guiche. —Madame de Guercheville. —Les abbayes de Longchamp et de Montmartre. —Gabrielle d’Estrées. —Ses amours avec le roi et avec d’autres. —La duchesse de Verneuil. —La Haye, Fanuche, la comtesse de Moret, la Glandée, etc. —La princesse de Condé. —Les proxénètes du roi.

CHAPITRE XXXIX. Page 201

SOMMAIRE. —Les annales de la cour sous Henri III et Henri IV. —La belle Châteauneuf. —Le souper des trois rois chez Nantouillet. —Le mariage de la maîtresse du roi. —L’assassinat de madame de Villequier par son mari. —Indignes violences de Henri III et de ses mignons. —La comédie du _Paradis d’amour_. —_Bibliothèque de madame de Montpensier._ —_Manifeste des dames de la cour._ —Les filles d’honneur de la reine. —La Malherbe et le seigneur de la Loue. —La Sagonne et le baron de Termes. —Indulgence de Henri IV. —Commencements de la belle galanterie. —Conséquences du luxe. —Le mouchoir de 19,000 écus. —La tapisserie. —Les _mystères des dieux_.

CHAPITRE XL. Page 219

SOMMAIRE. —Corruption du peuple à la fin du seizième siècle. —Influence pernicieuse de la Ligue sur les mœurs. —Les gravures obscènes. —Prostitution du langage. —Les processions des _nus_. —Le curé Pigenat. —La Sainte-Beuve. —Portrait d’un bon ligueur. —Viols commis par les gens de guerre. —Viols d’enfants, à Paris. —Crime de bestialité. —Supplice de Gillet-Goulart. —Autres supplices d’hommes et d’animaux. —Crime de sodomie. —Le médecin de Sylva. —Progrès du vice. —Crimes de rapt et de séduction. —Pénalité. —Dénis de justice. —Punition de l’inceste. —Le président de Jambeville. —Indifférence des tribunaux pour certaines excitations à la débauche. —Les Amours des Dieux, de Tempeste. —Le traité de Sanchez, _De Matrimonio_, saisi et défendu. —_La Somme des péchés_, du P. Benedicti, autorisée. —_Le Moyen de parvenir_, de Beroalde de Verville. —Les Filles-repenties. —Désordres des couvents de femmes pendant la Ligue. —Les religieuses vagabondes.

CHAPITRE XLI. Page 251

SOMMAIRE. —La _tolérance_ des lieux de débauche. —Inconvénients de ce système de police. —Opinion de Montaigne. —Le ministre Cayet se fait l’avocat des bordeaux. —Son _Discours contre les dissolutions publiques_. —Ce discours saisi dans les mains de l’imprimeur Robert Estienne. —Cayet déposé par le consistoire. —Accusations des protestants au sujet du livre qu’on lui attribuait. —D’Aubigné prétend que Cayet avait fait deux livres infâmes, au lieu d’un. —L’opinion de Cayet fondée sur l’autorité d’un pape. —Ordonnance royale de 1588 contre les bordeaux. —Ordonnances prévôtales de 1619 et de 1635 pour l’exécution de l’édit de 1560. —Les _rufiens_ de Paris, à la fin du seizième siècle. —Le conseiller Jean Levoix et sa maîtresse. —Le capitaine Richelieu. —Désordre de la police des mœurs, en 1611. —La maison du président Harlay.

CHAPITRE XLII. Page 271

SOMMAIRE. —Le grand poëte de la Prostitution, Mathurin Regnier. —Sa philosophie épicurienne. —Son caractère et ses mœurs. —La _bonne Loi naturelle_. —L’_impuissance_. —Une de ses aventures nocturnes. —Le _Mauvais gîte_. —Le _Discours d’une vieille Maquerelle_. —Madelon et Antoinette. —_Macette._ —Épître au sieur de Forquevaus. —Maladie et mort de Regnier.

CHAPITRE XLIII. Page 301

SOMMAIRE. —Les imitateurs de Regnier. —Le sieur d’Esternod et son _Espadon_. —Une bonne fortune de poëte satirique. —Le paranymphe de la vieille dévote. —La _Belle Madeleine_. —Le sieur de Courval-Sonnet. —La _Censure des femmes_. —Conseils à une courtisane. —Les _Exercices de ce temps_. —Le Bal. —La Promenade. —Le Débauché. —Le Procès de Théophile Viaud. —Les recueils de vers satiriques. —Le _Parnasse satyrique_. —La vengeance du P. Garasse et des jésuites. —Arrêts contre Théophile. —Nouvelle jurisprudence contre les mauvais livres et les discours obscènes.

CHAPITRE XLIV. Page 343

SOMMAIRE. —La Prostitution au théâtre. —Histoire du théâtre français au point de vue des mœurs. —Les histrions, infâmes sous Charlemagne. —Fondation de la Confrérie de la Passion. —Mise en scène des _Mystères_. —Leur indécence. —Un Miracle de sainte Geneviève. —La Vie de madame sainte Barbe. —Obscénité du costume et de la pantomime. —Les diables et les anges. —Éclairage de la salle. —Les _Enfants-sans-souci_ et les Clercs de la Bazoche. —Le _Jeu des pois pilés_. —Censure théâtrale. —Désordres des comédiens. —A quelle époque les femmes ont commencé à paraître sur la scène. —Les _Gelosi_ et les acteurs espagnols. —Les plus anciennes actrices françaises. —Le parlement défend de jouer les mystères. —Les farces du seizième siècle. —Leur saleté. —La plupart ont été détruites. —Ce qui nous en reste. —Le Recueil de Londres et celui du duc de la Vallière. —Le _Recueil de plusieurs farces, tant antiques que nouvelles_. —Grand nombre des farces. —Tolérance de l’autorité civile à l’égard du théâtre. —Titres de plusieurs farces graveleuses. —Les premiers comédiens de l’Hôtel de Bourgogne. —Turlupin, Gros-Guillaume, Gaultier Garguille. —Les chansons. —Les _Plaisantes imaginations_ de Bruscambille. —Les théâtres de campagne et des jeux de paume. —Théâtres du Pont-Neuf. —Tabarin et le baron de Gratelard.

CONCLUSION. Page 389

FIN DE LA TABLE.

Note de transcription détaillée:

En plus des corrections des erreurs clairement introduites par le typographe, les erreurs suivantes ont été corrigées:

p. 42, guillemet fermant ajouté après «bien tendus.....»; p. 173, «engendait» corrigé en «engendrait» («engendrait tant de femmes de joie»); p. 185, «pimpêche» corrigé en «pimbêche» («Cette pimbêche et rusée femelle»); p. 219, «pechés» corrigé en «péchés» («La Somme des péchés»); p. 234, guillemet fermant ajouté après «Justice de Corbeil.» p. 281, «Mécènes» corrigé en «Mécène» («Son Mécène, Philippe de Béthune»); p. 296, «dons» corrigé en «clous» («De cent clous elle fut formée»); pp. 299, 302, 328 et 375, «Violet» corrigé en «Viollet» («Viollet-Leduc»); p. 343, «La» corrigé en «la» («duc de la Vallière»); p. 396, «Indulgences» corrigé en «Indulgence» («Indulgence de Henri IV»).

Le tableau intitulé «Etat général de la Polygamie sacrée» a été séparé en deux en raison de sa largeur.