Histoire de la Littérature Anglaise (Volume 1 de 5)
Part 15
In quolibet comitatu est officiarius quidam unus, regis vicecomes appellatus, qui inter cætera officii sui ministeria, omnium mandata et judicia curiarum regis in suo comitatu exsequenda exsequitur; cui officium annale est, quo ei post annum in eodem ministrare non licet, nec duobus tum sequentibus annis ad idem officium reassumetur. Officiarius iste sic eligitur: quolibet anno in crastino Animarum[155-A] conveniunt in saccario regis[155-B], omnes consiliarii ejus tam domini spirituales et temporales quam ejus omnes justiciarii[155-C], omnes barones de saccario, clericus rotulorum[155-D], et quidam alii officiarii, ubi hi omnes communi assensu nominant de quolibet comitatu tres milites vel armigeros[155-E], quos inter cæteros ejusdem comitatus ipsi opinantur melioris esse dispositionis et famæ, et ad officium vicecomitis comitatus illius melius dispositos. Ex quibus rex unum tantum eliget, quam per litteras suas patentes constituit vice-comitem comitatus....
Du jury, et des trois récusations successives, permises aux parties:
Juratis demum in forma prædicta XII probis et legalibus hominibus habentibus ultra mobilia sua possessiones sufficientes unde eorum statum ipsi continere poterunt, et nulli partium suspectis nec invisis sed eisdem vicinis, legitur in anglico coram eis per curiam totum recordatum et processus placiti....]
[Footnote 155-A: All Souls' day.]
[Footnote 155-B: The kings exchequer.]
[Footnote 155-C: Justices.]
[Footnote 155-D: Master of the rolls].
[Footnote 155-E: Knights or squires.]
[Footnote 156: The same Commons be so empoverished and distroyyd, that they may unneth lyve. They drink water, they eate apples, with bread right brown made of rye. They eate no flesh, but if it be selden, a litill larde, or of the entrails or heads of beasts slayne for the nobles and merchants of the land. They weryn no wollyn, but if it be a pore cote under their uttermost garment made of grete canvass, and call it a frok. Their hosyn be of like canvas, and passen not their knee, wherfor they be gartrud and their thygles bare. Their wif and children gone bare fote.... For sum of them that was wont to pay to his lord for his tenement which he hyrith by the year a scute payth now to the kyng, over that scute, fyve skuts. Where thrugh they be artyd by necessitie so to watch, labour and grub in the ground for their sustenance, that their nature is much wastid and the kynd of them brought to nowght. They gone crokyd and ar feeble, not able to fight nor to defend the realm; nor they have wepon, nor monye to buy them wepon withal.... This is the frute first of hyre Jus regale.... But blessed be God this land ys rulid under a better lawe, and therfor the people therof be not in such penurye, nor therby hurt in their persons, but they be wealthie and have all things necessarie to the sustenance of nature. Wherefore they be myghty and able to resyste the adversaries of the realmes that do or will do them wrong. Loo, this is the frut of Jus politicum et regale under which we lyve.]
«Voilà les fruits du gouvernement absolu. Mais, béni soit Dieu! notre terre est régie par une meilleure loi, et, à cause de cela, le peuple de ce pays n'est point dans une telle pénurie; les gens n'y sont point non plus maltraités dans leurs personnes; mais ils sont riches, et ont toutes les choses nécessaires pour l'entretien de leur corps. C'est pourquoi ils sont puissants et capables de résister aux adversaires du royaume qui leur font ou voudront leur faire tort. Et ceci est le fruit de ce _jus politicum et regale_ sous lequel nous vivons.... Tout habitant de ce royaume jouit des fruits que lui produit sa terre, ou que lui rapportent ses bêtes, et aussi de tous les profits qu'il peut faire par son industrie propre ou par celle d'autrui, sur terre et sur mer; il en use à son gré, et personne ne l'en empêche, par rapine ou injustice, sans lui faire une juste compensation[157].... Il n'est point appelé en justice, sinon devant les juges ordinaires et selon la loi du pays, ni saisi dans ses possessions ou dans ses biens-meubles, ni arrêté pour un crime, si grand ou si énorme qu'il soit, sinon selon la loi du pays et devant les juges susdits.... C'est pourquoi les gens de ce pays sont bien fournis d'or et d'argent et de toutes les choses nécessaires à la vie. Ils ne boivent point d'eau, si ce n'est par pénitence; ils mangent abondamment de toutes les sortes de chairs et de poissons. Ils ont des étoffes de bonne laine pour tous leurs vêtements; même ils ont quantité de couvertures dans leurs maisons, et de toutes les choses qu'on fait en laine; ils sont riches en mobiliers, en instruments de culture, et en toutes les choses qui servent à mener une vie tranquille et heureuse, chacun selon son état.» Tout cela vient de la constitution du pays, et de la distribution de la terre. Tandis que dans les autres contrées on ne trouve qu'une populace de pauvres et ça et là quelques seigneurs, l'Angleterre est si couverte et remplie de possesseurs de terres et de champs, «qu'il n'y a point de domaine si petit qui ne renferme un chevalier, un écuyer, ou quelque propriétaire, comme ceux qu'on appelle franklins, enrichi de grandes possessions, et aussi d'autres francs tenanciers, et beaucoup de yeomen capables, par leurs revenus, de faire un jury dans la forme ci-dessus mentionnée. Car il y a dans ce pays plusieurs yeomen qui peuvent dépenser plus de six cents écus par an.» Ce sont eux qui sont la substance du pays[158]. «Ils sont très-supérieurs[159], dit un autre auteur au siècle suivant, aux simples laboureurs et aux journaliers. Ils ont de bonnes maisons où ils vivent à l'aise et travaillent pour s'enrichir. La plupart sont des fermiers qui entretiennent eux-mêmes plusieurs domestiques. C'est cette classe d'hommes qui s'est rendue jadis si redoutable aux Français, et, bien qu'ils ne soient appelés ni maîtres ni messires, comme les gentilshommes et les chevaliers, mais simplement Jean et Thomas, ils ont rendu de grands services dans nos guerres. Nos rois, ont livré avec eux huit batailles, et se tenaient dans leurs rangs qui formaient l'infanterie de nos armées, tandis que les rois de France se tenaient au milieu de leur cavalerie; le prince montrait ainsi des deux parts où était la principale force.» De pareils hommes, dit Fortescue, peuvent faire un vrai jury, et aussi voter, résister, s'associer, accomplir toutes les actions par lesquelles subsiste un gouvernement libre; car ils sont nombreux dans chaque canton; ils ne sont point «abrutis,» comme les paysans craintifs de France; ils ont leur honneur et celui de leur famille à conserver,» ils sont bien approvisionnés d'armes, ils se souviennent qu'ils ont gagné des batailles en France[160]. Telle est la classe obscure encore, mais chaque siècle plus riche et plus puissante, qui, fondée par l'aristocratie saxonne rabaissée et soutenue par le caractère saxon conservé, a fini, sous la conduite de la petite noblesse normande et sous le patronage de la grande noblesse normande, par établir et asseoir une constitution libre et une nation digne de la liberté.
[Footnote 157: Voir Commines, qui porte le même jugement.]
[Footnote 158: The might of the realme most stondyth upon archers which be not rich men....
Comparer Hallam, II, 482. Tout cela remonte à la conquête et plus avant:
It is reasonable to suppose that the greater part of those who appear to have possessed small freeholds or parcels of manors were no other than the original nation.
A respectable class of free socagers, having in general full right of alienating their lands and holding them probably at a small certain rent from the lord of the manor, frequently occurs in the Domsday Book.
En tout cas, il y avait dans le Domsday Book des Saxons «parfaitement exempts de villenage.»
Cette classe est traitée avec respect dans les traités de Glanvil et Bracton.
Pour les vilains, ils se sont affranchis de bonne heure, au treizième et au quatorzième siècle, soit en se sauvant, soit en devenant copy-holders.
La guerre des Deux Roses releva encore les communes: avant les batailles, ordre fut donné souvent de tuer les nobles et d'épargner les roturiers.]
[Footnote 159: Harrison, 275. _Description of England_.]
[Footnote 160: Portrait d'un yeoman par Latimer, prédicateur de Henri VIII.
My father was a yeoman, and had no lands of his own, only he had a farm of £3 or £4 by year at the uttermost, and hereupon he tilled so much as he kept half a dozen men. He had walk for an hundred sheep, and my mother milked thirty kine. He was able, and did find the king a harness, with himself and his horse, while he came to the place that he should receive the king's wages. I can remember that I buckled his harness when he went to Blackheath field. He kept me to school, or else I had not been able to have preached before the king's majesty now. He married my sisters vith £5 or 20 nobles a-piece, so that he brought them up in godliness and fear of God. He kept hospitality for his poor neighbours. And some alms he gave to the poor, and all this did he of the said farm. Where he that now hath it, payeth £16 by the year, or more, and is not able to do any thing for his prince, for himself, nor for his children, or give a cup of drink to the poor.
In my time my poor father was as diligent to teach me to shoot, as to learn me any other thing, and so I think other men did their children: he taught me how to draw, how to lay my body in my bow, and not to draw with strength of arms as divers other nations do, but with strength of the body. I had my bows bought me according to my age and strength; as I increased in them, so my bows were made bigger and bigger, for men shall never shoot well, except they be brought up in it: it is a worthy game, a wholesome kind of exercise, and much commended in physic.]
XI
Quand des hommes sont, comme ceux-ci, doués d'un naturel sérieux, munis d'un esprit décidé, et pourvus d'habitudes indépendantes, ils s'occupent de leur conscience comme de leurs affaires, et finissent par mettre la main dans l'Église comme dans l'État. Il y a déjà longtemps que les exactions de la cour romaine ont provoqué les réclamations publiques[161] et que le haut clergé est impopulaire; on se plaint que les plus grands bénéfices soient livrés par le pape à des étrangers qui ne résident pas; que tel Italien inconnu en Angleterre possède à lui seul cinquante à soixante bénéfices en Angleterre; que l'argent anglais coule à flots vers Rome, et que les clercs, n'étant plus jugés que par les clercs, se livrent à leurs vices et abusent de l'impunité. Dans les premières années de Henri III, on comptait près de cent homicides commis par des prêtres encore vivants. Au commencement du quatorzième siècle, le revenu ecclésiastique était douze fois plus grand que le revenu civil. Environ la moitié du sol était aux mains du clergé. À la fin du siècle, les communes déclarent que les taxes payées à l'Église sont cinq fois plus grandes que les taxes payées à la couronne, et, quelques années après[162], considérant que les biens du clergé ne lui servent qu'à vivre dans l'oisiveté et dans le luxe, elles proposent de les confisquer au profit du public. Déjà l'idée de la Réforme avait percé. On se souvient que, dans les ballades, le héros populaire, Robin Hood, ordonne à ses gens d'épargner les yeomen, les gens de travail, même les chevaliers, s'ils sont «bons garçons,» mais de ne jamais faire grâce aux abbés ni aux évêques. Les prélats pèsent durement sur le peuple par leurs droits, leurs tribunaux et leurs dîmes, et, tout d'un coup, parmi les bavardages agréables ou les radotages monotones des versificateurs normands, on entend tonner contre eux la voix indignée d'un Saxon, d'un homme du peuple et d'un opprimé.
[Footnote 161: _Pictorial history_, I, 802. En 1245, 1246, 1376. A. Thierry. III, 79.]
[Footnote 162: 1404-1409. Les Communes déclaraient qu'avec ces revenus le roi serait capable d'entretenir 15 comtes, 1500 chevaliers, 6200 écuyers et 100 hôpitaux; chaque comte recevant par an 300 marcs, chaque chevalier 100 marcs et le produit de quatre charrues de terre, chaque écuyer 40 marcs et le produit de deux charrues de terre.--_Pictorial history_, II. p. 142.]
C'est la vision de Piers Plowman, un paysan à charrue[163], écrite, dit-on, par un prêtre séculier d'Oxford. Sans doute, les traces du goût français y sont visibles; il n'en saurait être autrement; les gens d'en bas ne peuvent jamais se défendre tout à fait d'imiter les gens d'en haut; et les plus francs des poëtes populaires, Burns et Béranger, gardent trop souvent le style académique. Pareillement ici, la machine à la mode, l'allégorie du roman de la Rose, est mise en usage: on voit s'avancer, Bien-Faire, Corruption, Avarice, Simonie, Conscience, et tout un peuple d'abstractions parlantes. Mais en dépit de ces vains fantômes étrangers, le corps du poëme est national et vivant. L'antique langage reparaît en partie, et l'antique mètre reparaît tout à fait; plus de rimes, mais des allitérations barbares; plus de badinage, mais une gravité âpre, une invective soutenue, une imagination grandiose et sombre, de lourds textes latins, assénés comme par la main d'un protestant. Il s'est endormi sur les hauteurs de Malverne, et là il a eu un merveilleux songe. Il a songé «qu'il était dans un désert,--il ne put jamais savoir en quel endroit,--et comme il regardait en l'air,--du côté du soleil,--il vit une tour sur une hauteur,--royalement bâtie,--une profonde vallée au-dessous,--et là-dedans un donjon,--avec de profonds fossés noirs,--et terribles à voir.» Puis, entre les deux, une grande plaine remplie de monde, «d'hommes de toutes sortes,--pauvres et riches,--travaillant et s'agitent,--comme le veut le monde;--quelques-uns à la charrue--labouraient avec un grand effort,--pour ensemencer et planter,--et peinaient durement,--gagnant ce que des prodigues venaient détruire et engloutir[164].» Lugubre peinture du monde, pareille aux rêves formidables qui reviennent si souvent chez Albert Durer et chez Luther; les premiers réformateurs sont persuadés que la terre est livrée au mal, que le diable y a son empire et ses officiers, que l'Antechrist, assis sur le trône de Rome, étale les pompes ecclésiastiques pour séduire les âmes et les précipiter dans le feu de l'enfer. De même ici l'Antechrist, la bannière levée, entre dans un couvent: les cloches sonnent; les moines, en procession solennelle, vont à sa rencontre pour recevoir et pour féliciter leur seigneur et leur père. Avec sept grands géants, les sept Péchés capitaux, il assiége Conscience, et l'assaut est conduit par Paresse, qui mène avec elle une armée de plus de mille prélats. Car ce sont les vices qui règnent, d'autant plus odieux qu'ils sont dans les places saintes, et emploient au service du diable l'église de Dieu. «La religion à présent est un beau cavalier, un coureur de rues,--un meneur de fêtes, un acheteur de terres,--qui éperonne son palefroi, de manoir en manoir,--avec une meute à ses talons, comme un seigneur,» et se fait servir à genoux par des valets[165]. Mais cette parade sacrilége n'a qu'un temps, et Dieu met la main sur les hommes pour les avertir. Au commandement de Conscience, voici que Nature envoie d'en haut l'escadron des fléaux et des maladies, «fièvres et fluxions,--toux et maux de coeur,--crampes et maux de dents,--rhumatismes et rougeoles,--teignes et gales de la tête,--inflammations et tumeurs--et enflures brûlantes,--frénésies et maladies ignobles,--fourriers de Nature.» Des cris partent: «Au secours! voici la Mort terrible,--qui vient pour nous détruire tous!» Et les pourritures arrivent, les pustules, les pestes, les douleurs perçantes: la Mort accourt, «brisant tout en poussière,--rois et chevaliers, empereurs et papes.--Maint seigneur qui vivait pour le plaisir, cria haut,--mainte aimable dame, et maîtresse de chevaliers,--pâma et mourut dolente par les dents de la Mort[166].» Ce sont là des entassements de misères pareils à ceux que Milton a étalés dans sa vision de la vie humaine[167]; ce sont là les tragiques peintures et les émotions dans lesquelles se complairont les réformateurs; il y a tel discours de Knox aux dames galantes de Marie Stuart, qui arrache aussi brutalement la parure du cadavre humain pour en montrer l'ignominie. Déjà paraît la conception du monde propre aux peuples du Nord, toute triste et morale. On n'est point à l'aise en ces pays; il y faut lutter à toute heure contre le froid, contre la pluie. On n'y peut point vivre nonchalamment étendu sous la belle lumière, dans l'air tiède et clair, les yeux occupés par les nobles formes et l'heureuse sérénité du paysage. Il faut travailler pour y subsister, être attentif, exact, clore et réparer sa maison, patauger courageusement dans la boue derrière sa charrue, allumer sa lampe en plein jour dans son échoppe; ce que le climat impose à l'homme d'incommodités et ce qu'il en exige de résistances est infini. De là la mélancolie et l'idée du devoir. L'homme pense naturellement à la vie comme à un combat, plus souvent encore à la noire mort qui clôt cette parade meurtrière, et fait descendre tant de cavalcades empanachées et tumultueuses dans le silence et l'éternité du cercueil. Tout ce monde visible est vain; il n'y a de vrai que la vertu de l'homme, l'énergie courageuse par laquelle il prend le commandement de lui-même, et l'énergie généreuse par laquelle il s'emploie au service d'autrui. C'est sur ce fond que les yeux s'attachent; ils percent la décoration mondaine et négligent la jouissance sensuelle, pour aller jusque-là. Par ce mouvement intérieur, le modèle idéal est déplacé, et l'on voit jaillir une nouvelle source d'action, l'idée du juste. Ce qui les révolte contre la pompe et l'insolence ecclésiastique, ce n'est ni l'envie du plébéien pauvre, ni la colère de l'homme exploité, ni le besoin révolutionnaire d'appliquer la vérité abstraite, mais la conscience; ils tremblent de ne point faire leur salut, s'ils restent dans une église corrompue; ils ont peur des menaces de Dieu, et n'osent point s'embarquer avec des guides douteux pour le grand voyage. «Qu'est-ce que la justice, se demandait anxieusement Luther, et comment l'aurai-je?» Avec les mêmes inquiétudes, Piers Plowman part pour chercher Bien-Faire, et demande à chacun de lui enseigner où il le trouvera. «Chez nous,» lui disent deux moines. «Non, dit-il, puisque l'homme juste pèche sept fois par jour, vous péchez, et ainsi la vraie justice n'est pas chez vous.» C'est à «l'étude et à l'écriture,» comme Luther, qu'il a recours; les clercs parlent bien de Dieu à table et aussi de la Trinité, «en citant saint Bernard, avec force beaux arguments pompeux, quand les ménestrels ont fini leur musique; mais pendant ce temps les pauvres peuvent pleurer à la porte et trembler de froid sans que nul les soulage.» Au contraire, on crie contre eux comme après des chiens, et on les chasse. «Tous ces grands maîtres ont Dieu à la bouche, ce sont les pauvres gens qui l'ont dans le coeur[168],» et c'est le coeur, c'est la foi intérieure, c'est la vertu vivante qui font la religion vraie. Voilà ce que les lourds Saxons ont commencé à découvrir; la conscience germanique s'est éveillée et aussi le bon sens anglais, l'énergie personnelle, la résolution de juger et de décider seul, par soi et pour soi.
[Footnote 163: Vers 1362.]
[Footnote 164:
And than gan I to mete a mervelyous swevene, That I was in a wyldyrnese, wyst I never qwere; And as I beheld on hey, est on to the sonne, I saw a tour on a toft, ryaly emaked, A depe dale benethe, a donjon therein, With depe dykys and dyrke, and dredful of sygth. A fayr feld ful of folke fond I ther betwene, Of al maner of men, the mene and the ryche, Werkynge and wanderyng, as the werld askyth. Some put hem to the plow, pleyid hem ful seeld In syttynge and sowing swonken full harde, And wan what wastours with gloteny dystroid....]
[Footnote 165: L'archidiacre de Richmond étant en tournée, en 1216, vint au prieuré de Bridlington avec quatre-vingt-dix-sept chevaux, vingt-et-un chiens et trois faucons.
And now is religion a ridere, a romere bi streetis, A ledar of love-daiyes and a load bigere; A prickere on a pelfrey from maner to maner, An hep of hounds at his ars, as he a lord were. And but his knave knele that shall hym hys cuppe brynge, He loureth on him, and axeth who taughtte hym curteise.]
[Footnote 166:
Kynde Conscience tho herde, and cam out of the planett, And sent forth his forreors Feveris and Fluxes, Coughes, and Cardyacles, Crampes, and Tothe-aches, Reumes and Redegoundes, and roynous Skalles, Buyles and Botches, and brennynge Agwes, Frennesyes and foule Evelis, forageris of Kynde. There was "Harrow! and Helpe! Here cometh Kynde! With Death that is dreadful, to undon us alle." The lord that lyved after lust tho lowde criede. Deeth came dryving aftir, and al to dust pashed Kyngs and Knyghttes, Kaysours and popis. Many a lovely lady and lemmanys of Knyghttes Swowed and sweltid for sorwe of Dethe's dentes.]
[Footnote 167: Dernier livre. _The Lazar House_.]
[Footnote 168: Ce poëme fut imprimé plus tard, en 1550. Il y en eut trois éditions en une année, tant il était visiblement protestant.]