Histoire De L Afrique Septentrionale Berberie Depuis Les Temps

Chapter 22

Chapter 222,769 wordsPublic domain

Cependant les hordes d'Antalas dévastaient la Byzacène et arrivaient jusqu'aux portes de Karthage. Troglita, assuré sur ses derrières et ayant reçu d'importants renforts, quitta sa position fortifiée et alla chercher Antalas dans la plaine. Les deux armées se rencontrèrent au lieu dit le champ de Caton, et la victoire des Byzantins fut complète. Un grand nombre d'indigènes restèrent sur le champ de bataille. Dix-sept chefs de tribus, parmi lesquels le terrible Carcasan, furent tués et l'on promena leurs dépouilles dans les rues de Karthage. Antalas fit sa soumission (548).

ÉTAT DE L'AFRIQUE AU MILIEU DU VIe SIÈCLE.--La nation berbère se trouvait encore une fois vaincue et, grâce aux succès de Troglita, l'empire conservait sa province d'Afrique; mais combien était précaire la situation de cette colonie, réduite à une partie de la Tunisie et de la province de Constantine actuelles. Partout l'élément indigène avait repris son indépendance et ce n'était que grâce à l'appui des principicules berbères, véritables rois tributaires, que les Byzantins se maintenaient en Afrique. Les campagnes étaient absolument ruinées: «Lorsque Procope débarqua en Afrique pour la première fois, il admira la population des villes et des campagnes et l'activité du commerce et de l'agriculture. En moins de vingt ans, ce pays n'offrit plus qu'une immense solitude; les citoyens opulents se réfugièrent en Sicile et à Constantinople et Procope assure que les guerres et le gouvernement de Justinien coûtèrent cinq millions d'hommes à l'Afrique[283].»

Selon Procope, les Maures, après les victoires de Troglita, semblaient de véritables esclaves[284], et l'on vit un grand nombre d'entre eux, qui étaient redevenus païens, se convertir au christianisme. Mais nous pensons qu'il parle d'une manière trop générale, et que ces faits ne peuvent s'appliquer qu'aux indigènes voisins des postes de l'Afrique propre et de la Numidie. La race berbère prise dans son ensemble avait trop bien reconquis son indépendance pour qu'on puisse croire que l'action du gouverneur byzantin s'exerçât à ce point sur elle, et ce serait une grave erreur de ranger dans cette catégorie les Louata de la Tripolitaine, les Berbères de l'Aourès et les Maures de l'Ouest.

[Note 283: Gibbon, _Hist. de la décadence de l'Empire romain_, t. II, ch. XLIII.]

[Note 284: _Anecdotes_, ch. XVIII.]

Troglita fit tous ses efforts pour assurer son occupation et se garantir des incursions indigènes par des postes fortifiés: avec les ruines des cités détruites, on construisit des retranchements et des forteresses derrière lesquels les garnisons byzantines s'abritèrent, et quelques colons cherchèrent sous leur protection à rentrer en possession de leurs champs dévastés.

L'AFRIQUE PENDANT LA DEUXIÈME MOITIÉ DU VIe SIÈCLE.--Privés des documents si précis laissés par Procope, nous ne possédons, sur la phase de l'histoire africaine par nous atteinte, que des détails épars et sans suite. C'est ainsi qu'on ignore l'époque du départ de Jean Troglita.

En 563, Rogathinus, préfet du prétoire d'Afrique, fit traîtreusement assassiner Cutzinas, chef de la région orientale de l'Aourès, qui était venu à Karthage réclamer au sujet d'immunités dont on l'avait frustré. Les services rendus par ce chef eussent dû lui épargner un semblable traitement; aussi la nouvelle de sa mort fut-elle le signal d'une levée de boucliers des Berbères, appelés aux armes par ses fils. Justinien dut envoyer en Afrique son neveu Marcien, maître de la milice[285], qui contraignit les rebelles à la soumission.

Justinien termina sa longue carrière le 14 novembre 565, sans avoir pu réaliser le vaste projet qu'il avait conçu. Sa mort paraît avoir été le signal de nouvelles révoltes en Berbérie. Un certain Gasmul, roi des Maures, entre en scène et, se fait remarquer par son ardeur à combattre l'étranger. Dans ces luttes périssent successivement: Théodore, préfet d'Afrique (568), Théoctiste, maître de la milice (569), et Amabilis, successeur du précédent (570).

C'est Gasmul qui obtient ces succès. «Devenu tout puissant par ses victoires, Gasmul, en 574, _donne à ses tribus errantes des établissements fixes_, et s'empare peut-être de Césarée. L'année suivante (575), il marche contre les Francs et tente l'invasion des Gaules, mais il échoue dans cette entreprise[286].» Si ces faits sont exacts, on ne saurait trop regretter l'absence de documents historiques précis à cet égard.

[Note 285: D'Avezac, _Afrique ancienne_, p. 256.]

[Note 286: _Morcelli et Travaux de l'Académie des Inscriptions_, apud Ragot, (_loc. cit._, p. 317).]

Cet état de rébellion permanente durait toujours lorsque l'empereur Tibère II, qui venait de succéder à Justin II, nomma comme exarque de l'Afrique un officier du nom de Gennadius, militaire d'une réelle valeur. Dès lors la situation changea. En 580, ce général attaqua Gasmul, le tua de sa propre main, massacra un grand nombre de Maures, et leur reprit toutes les conquêtes qu'ils avaient faites.

Gennadius fut nommé préfet du prétoire d'Afrique, et il est probable que, sous sa main ferme, le pays retrouva quelques jours de tranquillité. Cependant, selon le rapport de Théophane, un soulèvement général des Berbères aurait eu lieu en 588; mais nous ne possédons aucun détail sur ce fait. Il est probable, en raison de l'état d'affaiblissement où était tombé l'empire, que les gouverneurs byzantins de l'Afrique étaient à peu près abandonnés à eux-mêmes, et que les Berbères, réellement maîtres du pays, continuaient leur mouvement d'expansion et de reconstitution.

En 597, nouvelle révolte des Berbères: ils viennent tumultueusement assiéger Karthage, ce qui indique suffisamment qu'ils sont à peu près maîtres du reste du pays. Gennadius, manquant de soldats pour entreprendre une lutte ouverte, feint d'être disposé à traiter avec les indigènes, et à accepter leurs exigences. Il leur envoie des vivres et du vin et, profitant du moment où les Berbères se livrent à la joie et font bombance, il les attaque à l'improviste et les massacre sans peine[287].

[Note 287: Fournel, _Berbers_, p. 107.]

Voilà quelle était la situation de l'Afrique à la fin du VIe siècle.

DERNIERS JOURS DE LA DOMINATION BYZANTINE.--Le 16 novembre 602, le centurion Phocas avait assassiné l'empereur Maurice et s'était emparé du pouvoir. Il en résulta des révoltes et de longues luttes dans les provinces.

L'exarque Héraclius, qui commandait en Afrique avec le patrice Grégoire, comme légat, se mit en état de révolte (608) et retint les blés destinés à l'Orient. Deux ans plus tard, le fils d'Héraclius, portant le même nom que son père, partait par mer pour Constantinople, en même temps que le fils de Grégoire s'y rendait par terre, en passant par l'Egypte et la Syrie. Arrivé le premier, Héraclius mettait fin à la tyrannie de Phocas et s'emparait de l'autorité souveraine. En 618, il fut sur le point d'abandonner son empire, alors ravagé par la famine et par la peste, et de retourner dans cette Afrique qu'il regrettait et que la conquête arabe allait bientôt arracher de sa couronne. On dit qu'il ne se décida à rester qu'en cédant aux supplications et aux larmes de ses sujets.

Héraclius ne tarda pas à entreprendre une longue série de guerres dans lesquelles les Africains lui fournirent des contingents importants. En 641, l'empereur mourait après avoir eu la douleur de voir la Syrie et la Palestine, et enfin l'Egypte, tomber aux mains des conquérants arabes.

Les premières courses des Arabes en Afrique datent de cette époque. L'histoire de la Berbérie va entrer dans une autre phase.

APPENDICE

CHRONOLOGIE DES ROIS VANDALES

Genséric.... 11 février 435... janvier 477. Hunéric..... Janvier 477...... 13 décembre 484. Gondamond. 13 décembre 484.. septembre 496. Trasamond.. Septembre 496.... 523. Hildéric.... 523............. 531. Gélimer.... 531.............. 534.

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE

DEUXIÈME PARTIE

PÉRIODE ARABE ET BERBÈRE 641--1045

CHAPITRE Ier

LES BERBÈRES ET LES ARABES

Le peuple berbère; moeurs et religion.--Organisation politique.--Groupement des familles de la race.--Division des tribus berbères.--Position de ces tribus.--Les Arabes; notice sur ce peuple.--Moeurs et religions des Arabes anté-islamiques.--Mahomet; fondation de l'islamisme.--Abou Beker, deuxième khalife; ses conquêtes.--Khalifat d'Omar; conquête de l'Egypte.

LE PEUPLE BERBÈRE. MOEURS ET RELIGION.--Nous nous sommes efforcé, dans la première partie, de suivre les vicissitudes traversées par la race indigène et d'indiquer les transformations survenues dans ses éléments constitutifs, de façon à relier la chaîne de son histoire, si négligée par les historiens de l'antiquité, avec la période qui va suivre. Grâce aux auteurs arabes, tout ce qui se rapporte à la nation qu'ils ont nommée eux-mêmes Berbère, en lui restituant son unité, va devenir précis, et il convient, avant de reprendre le récit des faits, d'entrer dans quelques détails sur ce peuple et d'indiquer sa division en tribus, et les positions respectives occupées par les groupes. Ainsi, aux désignations vagues de Numides, de Maures et de Gétules, vont succéder des appellations précises. Les noms appliqués aux localités vont changer également[288], et c'est bien dans une nouvelle phase qu'entre l'histoire de l'Afrique septentrionale.

[Note 288: Voir, au commencement du livre, la notice géographique.]

Les Berbères formaient un grand nombre de groupes que les Arabes appelèrent tribus, par analogie avec les peuplades de l'Orient. Ils avaient des moeurs et des habitudes diverses, selon les lieux que les vicissitudes de leur histoire leur avaient assignés comme demeure: cultivateurs sur le littoral et dans les montagnes, ils vivaient attachés au sol, habitant des cabanes de branchages ou de pierres couvertes en chaume; pasteurs dans l'intérieur, ils menaient la vie semi-nomade, couchant sous la tente et parcourant avec leurs troupeaux les hauts plateaux du Tel jusqu'à la limite du désert, selon la saison; enfin, dans le Sahara, leurs conditions normales d'existence étaient, en outre de l'accompagnement des caravanes, la guerre et le pillage, tant aux dépens de leurs frères les Berbères pasteurs du nord que des populations nègres du sud. «La classe des Berbères qui vit en nomade, dit Ibn-Khaldoun[289], parcourt le pays avec ses chameaux et, toujours la lance en main, elle s'occupe également à multiplier ses troupeaux et à dévaliser les voyageurs.» Telle est encore, de nos jours, la manière d'être des habitants du désert.

Le costume des Berbères se composait d'un vêtement de dessous rayé, dont ils rejetaient un pan sur l'épaule gauche, et d'un burnous noir mis par-dessus. Ils se faisaient raser la tête et ne portaient souvent aucune coiffure[290]. Dans le Sahara, ils se cachaient la figure au moyen d'un voile, le _litham_, encore usité par les Touareg et autres Berbères de l'extrême sud. Quant à leur langue, elle se composait de plusieurs dialectes aux racines non sémitiques, se rattachant à la même souche. C'est celle qui se parle de nos jours dans le désert sous le nom de _Tamacher't_ et dont les différents idiomes, plus ou moins arabisés, s'appellent en Algérie, en Tunisie, au Maroc et jusqu'au Sénégal: _Chelha_, _Zenatïya_, _Chaouïa_, _Kebaïlïya_, _Zenaga_, _Tifinar'_, etc.

[Note 289: _Hist. des Berbères_, trad. de Slane, t. I, p. 166.]

[Note 290: Ibid.], p. 167.

Comme religion, ils professaient généralement l'idolâtrie et le culte du feu; cependant dans les plaines avoisinant les pays autrefois romanises, et où la religion chrétienne avait régné, deux siècles auparavant, sans conteste, il restait encore un grand nombre d'indigènes chrétiens. Ailleurs, des tribus entières étaient juives. Enfin des peuplades avaient conservé le souvenir des rites importés par les Phéniciens, et s'il faut en croire Corippus, elles offraient encore, au sixième siècle, des sacrifices humains à Gurzil, Mastiman et autres divinités barbares. Nous avons vu que certaines tribus avaient une idole spéciale confiée au soin d'un grand-prêtre.

ORGANISATION POLITIQUE.--Chaque tribu nommait un roi, ou chef, et souvent plusieurs tribus formaient une confédération soumise au commandement suprême du même prince. Ce droit de commandement était spécial à certaines tribus qui exerçaient une sorte de suprématie sur les autres. Il est probable que chaque groupe de la nation possédait, à défaut de lois fixes, des coutumes dont le souvenir s'est perpétué en Algérie dans les _Kanouns_ de nos Kabiles[291]. Au septième siècle, n'ayant pas encore profité de la civilisation arabe, les Berbères étaient, en maints endroits, fort sauvages, mais leurs qualités ne devaient pas tarder à se développer et c'est avec raison qu'Ibn-Khaldoun a pu dire d'eux: «Les Berbères ont toujours été un peuple puissant, redoutable, brave et nombreux; un vrai peuple comme tant d'autres, dans ce monde, tels que les Arabes, les Persans, les Grecs et les Romains[292]....» «On a vu, des Berbères, des choses tellement hors du commun, des faits tellement admirables--ajoute-t-il--qu'il est impossible de méconnaître le grand soin que Dieu a eu de cette nation.»

[Note 291: Voir l'ouvrage sur la Kabylie, de MM. Letourneux et Hanoteau. Voir aussi: _Coutumes kabyles_, par M. Féraud (_Revue africaine_, nos 34, 36, 37, 38).]

[Note 292: T. I, p. 199 et suiv.]

GROUPEMENT ET SITUATION DES FAMILLES DE LA RACE.--Les auteurs arabes ont divisé les Berbères en deux familles principales: les _Botr_, descendants de Madghis-El-Abter, et les _Branès_, descendants de Bernès. Les _Zenata_, qui sont quelquefois placés à part, sont compris en général dans les Botr. Mais ces distinctions, qui ont pu avoir leur raison d'être à une époque reculée, sont devenues bien arbitraires, par suite du mélange intime des divers éléments et de la constitution d'une race unique. A peine peut-on placer à part les tribus de race Zénète, qui semblent présenter des différences de traits et de moeurs avec les vieux Berbères, et paraissent d'origine plus récente. Nous admettrions volontiers qu'elles sont le produit d'une invasion venue de l'Orient, car elles se sont insinuées comme un coin au milieu de la vieille race, et se tiennent sur la limite du désert, prêtes à pénétrer dans le Tel, comme le feront les Arabes Hilaliens quatre siècles plus tard.

Renonçant à reproduire les généalogies plus ou moins ingénieuses des auteurs arabes, nous ne tiendrons compte que de la situation générale de la race au moment que nous avons atteint, et, à défaut d'autre classification, nous proposerons de diviser les Berbères en trois groupes principaux de la manière suivante:

1° Berbères de l'est ou _Race de Loua_[293], représentant les anciens Libyens, les _Ilasguas_ et _Ilanguanten_ de Procope et de Corippus. Elle couvre le pays de Barka, la Tripolitaine et ses déserts, et le midi de la Tunisie.

2° Berbères de l'ouest ou _Race Sanhaga_[294], répondant aux Gétules et aux Maures. Elle s'étend sur les deux Mag'reb, et leur désert jusqu'au Soudan.

3° _Race Zenète_. Elle est établie dans le désert, depuis l'ouest de la Tripolitaine jusque vers le méridien d'Alger, en couvrant partie de l'Aourès, l'Ouad Rir', le Zab méridional et les hauts plateaux du Rached (Djebel Amour)[295].

[Note 293: Selon les auteurs arabes Loua est l'ancêtre des Louata, des Nefzaoua, des Ourfeddjouma, etc. Voir Ibn-Khaldoun, t. I, p. 171, citant Ibn-Hazm et Ibn-el-Kelbi.]

[Note 294: Telle est l'orthographe la plus régulière de ce nom.]

[Note 295: Jean Léon l'Africain, qui avait des notions très précises sur les populations africaines, divise les «blancs d'Afrique» en cinq peuples: _Sanhagia_, _Masmuda_, _Zénéta_, _Haoara_ et _Gumera_ (t. I, p. 86 et suiv.).]

DIVISIONS DES TRIBUS BERBÈRES.--Voici comment se divisaient les tribus berbères. Nous en donnons le tableau complet, bien qu'au VIIe siècle la plupart des subdivisions n'existassent pas encore, mais afin de ne pas avoir à y revenir et pour que le lecteur, dans ses recherches, les trouve toutes groupées.

=I.--Berbères de l'Est.=; _ | Sedrata | Atrouza Louata -| Agoura | Djermana | Mar'ar'a |_Zenara _ _ | Ouergha | Beni-Kici | Kemlan -| Ourtagot | Melila |_Heiouara Houara -| R'arian( Issus des Aourir'a) | Zeggaoua | Mecellata |_Medjeris _ | Maouès | Azemmor | Keba | Mesraï | Ouridjen (Ouriguen) | Mendaça | Kerkouda Aourir'a -| Kosmana | Ourstif | Biata | Bel | Melila | Satate | Ourfel | Ouacil |_ Mesrata _ | Beni-Azemmor Nefouça -| Beni-Meskour |_Metouça _ _ | Beni-Ouriagol | R'assaça | Gueznaïa | Meklata -| Beni-Isliten | Merniça | Beni-Dinar ou Rihoun. | Zehila |_B. Seraïne Nefzaoua -| Soumata _ | Zatima | Ourtedin _ | Oulhaça |_Zeggoula | Ourfedjouma | Medjera |_ou Zeddjala |_Ourcif _ | Ledjaïa (ou Legaïa) | Anfaça | Nidja Aoureba -| Zehkoudja | Meziata | Reghioua |_Dikouça

=II.--Berbères de l'Ouest=; _ | Felaça | Denhadja | Matouça | Latana | Ouricen | Messala _ | Kalden | Inaou | Maad -| Intacen Ketama -| Lehiça |_Aïan | Djemila | R'asman | Messalta | Iddjana (Oudjana ou Addjana) | Beni-Zeldoui | Hechtioua | Beni-Istiten |_Beni-Kancila

_ _ Anciennes _ Nouvelles | | Siline | | | Tarsoun (Darsoun) | O. Mohammed | | Torghian | | | Moulit | | | Kacha | O. Mehdi | | Elmaï | | | Gaïaza | Ketama -| Sedouikech -| B. Zalan -| O. Aziz (_suite_)| | El-Bouéïra | | | B. Merouan | | | Ouarmekcen | O. Brahim | | B. Eïad | | | Meklata | |_ |_Righa | B. Thabet

_ Anciennes _ Nouvelles | | B. Idjer | Medjesta | B. Menguellat | Mellikch | B. Itroun | Beni-Koufi | B. Yenni | Mecheddala | B. Bou-R'ardan | B. Zerikof | B. Itrour' Zouaoua -| B. Gouzit -| B. Bou-Youçof | Keresfina | B. Chaïb | Ouzeldja | B. Eïci | Moudja | B. Sedka | Zeglaoua | B. R'obrin |_B. Merana |_B. Guechtoula _ | Metennane | Ouennoura'a | B. Othman | B. Mezr'anna Senhadja-| B. Djâad | Telkata | Botouïa | B. Aïfaoun |_B. Kkalil _ | Azdadja (ou Ouzdaga) | B. Mesguen Dariça -| Mecettaça |_Adjiça _ | Matr'ara | Lemaïa | Sadina | Koumïa B. Faten-| Mediouna | Mar'ila | Matmata | Melzouza | Kechana (ou Kechata) |_Douna _ _ | Botouïa | B. Ouriagol | Medjekça | Fechtala Zanaga -| B. Ouartin -| Mechta | Lokaï | B. Hamid |_ |_B. Amran, etc.... _ _ | | Moualat | | B. Houat (ou Harat) | | B. Ourflas | Miknaça -| B. Ouridous (ou Ourtedous) | | Kansara | | Ourifleta | |_Ourtifa | _ Oursettif -| | Sederdja | -| Mekceta |Ourtandja | Betâlça | |_Kernita | _ | | B. Isliten |Augma ou -| B. Toulalin | Megma | B. Terin |_ |_B. Idjerten _ | B. Hamid | Metiona R'omara ou -| Beni-Nal Ghomara | Ar'saoua | B. Ou-Zeroual |_Medjekça

Berg'ouata.--Formant diverses fractions qui ont toutes disparu de bonne heure. _ | Hergha | Hentata | Tinemellal | Guedmioua | Guenfiça |Sekçioua | Ourika | Regraga Masmouda -| Hezmira _ | Dokkala _ | Dor'ar'a | Haha | Mesfaoua -|_Youtanan | Assaden -|_Mar'ous | B. Ouazguit | B. Maguer |_Héïlana _ | Mestaoua | R'odjdama | Fetouaka Heskoura -| Zemraoua | Aïntift | Aïnoultal |_B. Sekour

Guezoula (Forme de nombreuses branches) _ | Zegguen Lamta |_ Lakhès _ | Guedala | Lemtouna | Messoufa | Outzila | Targa (Touareg) | Zegaoua | Lamta Sanhadja au Litham -| Telkata (Voile) | Mesrata | B. Aoureth | B. Mecheli | B. Dekhir | B. Ziyad | B. Moussa | B. Lemas |_B. Fechtal