Histoire de France (Volume 1/19)
Part 31
[Note 313: On pourrait multiplier les exemples. Capitul. anni 802, ap. Scr. Fr., V, 659. «Placuit ut unusquisque ex propria persona se in sancto Dei servitio secundum Dei præceptum et secundum sponsionem suam pleniter conservare studeat secundum intellectum et vires suas; quia ipse domnus imperator non omnibus singulariter necessariam potest exhibere curam.» Capitul. anni 806, ibid. 677. «Cupiditas in bonam partem potest accipi et in malam. In bonam juxta apostolum, etc.--Avaritia est alienas res appetere, et adeptas nulli largiri. Et juxta apostolum, hæc est radix omnium malorum. Turpe lucrum exercent qui per varias circumventiones lucrandi causa inhoneste res quaslibet congregare decertant.»]
Cet esprit de pédanterie byzantine et gothique que nous remarquions dans les capitulaires éclata dans la conduite de Charlemagne, relativement aux affaires de dogme. Il fit écrire en son nom une longue lettre à l'hérétique Félix d'Urgel, qui soutenait, avec l'église d'Espagne, que Jésus comme homme était simplement fils adoptif de Dieu. En son nom parurent encore les fameux livres _Carolins_ contre l'adoration des images[314]. Trois cents évêques condamnèrent à Francfort ce que trois cent cinquante évêques venaient d'approuver à Nicée. Les hommes de l'Occident, qui luttaient dans le Nord contre l'idolâtrie païenne, devaient réprouver les images; ceux de l'Orient, les honorer, en haine des Arabes qui les brisaient. Le pape, qui partageait l'opinion des Orientaux, n'osa pas cependant s'expliquer contre Charlemagne. Il montra la même prudence, lorsque l'Église de France, à l'imitation de celle d'Espagne, ajouta au symbole de Nicée, que le Saint-Esprit procède aussi du Fils (_Filioque_).
[Note 314: Carol. libr. I, c. XXI. «Solus igitur Deus colendus, solus adorandus, solus glorificandus est, de quo per prophetam dicitur: exaltatum est nomen ejus solius, etc.»]
Pendant que Charlemagne disserte sur la théologie, rêve l'empire Romain, et étudie la grammaire, la domination des Francs croule tout doucement. Le jeune fils de Charlemagne, dans son royaume d'Aquitaine, ayant, par faiblesse ou justice, donné, restitué toutes les spoliations de Pepin[315], son père lui en fit un reproche; mais il ne fit qu'accomplir volontairement ce qui déjà avait lieu de soi-même. L'ouvrage de la conquête se défaisait naturellement; les hommes et les terres échappaient peu à peu au pouvoir royal, pour se donner aux grands, aux évêques surtout, c'est-à-dire aux pouvoirs locaux qui allaient constituer la république féodale.
[Note 315: Je crois qu'il faut entendre ainsi cette dilapidation du domaine que Charlemagne reprocha à son fils. Ce domaine avait dû se former de toutes les violences de la conquête. Le caractère scrupuleux de Louis, et les réparations qu'il fit plus tard à d'autres nations maltraitées par les Francs, autorisent à interpréter ainsi sa conduite en Aquitaine. Voici le texte de l'historien contemporain: «In tantum largus, ut antea nec in antiquis libris nec in modernis temporibus auditum est, ut villas regias quæ erant et avi et tritavi (Pepin et Charles Martel), fidelibus suis tradidit eas in possessiones sempiternas... Fecit enim hoc diu tempore.» Theganus, de gestis Ludov. Pii, c. XIX. ap. Scr. Fr. VI, 78.]
Au dehors, l'Empire faiblissait de même. En Italie, il avait heurté en vain contre Bénévent, contre Venise; en Germanie, il avait reculé de l'Oder à l'Elbe, et partagé avec les Slaves. Et en effet, comment toujours combattre, toujours lutter contre de nouveaux ennemis? Derrière les Saxons et les Bavarois, Charlemagne avait trouvé les Slaves, puis les Avares; derrière les Lombards, les Grecs; derrière l'Aquitaine et l'Èbre, le califat de Cordoue. Cette ceinture de barbares, qu'il crut simple et qu'il rompit d'abord, elle se doubla, se tripla devant lui; et quand les bras lui tombaient de lassitude, alors apparut, avec les flottes danoises, cette mobile et fantastique image du Nord, qu'on avait trop oubliée. Ceux-ci, les vrais Germains, viennent demander compte aux Germains bâtards, qui se sont faits Romains, et s'appellent l'Empire.
Un jour que Charlemagne était arrêté dans une ville de la Gaule narbonnaise, des barques scandinaves vinrent pirater jusque dans le port. Les uns croyaient que c'étaient des marchands juifs, africains, d'autres disaient bretons; mais Charles les reconnut à la légèreté de leurs bâtiments: «Ce ne sont pas là des marchands, dit-il, mais de cruels ennemis.» Poursuivis, ils s'évanouirent. Mais l'empereur s'étant levé de table, se mit, dit le chroniqueur, à la fenêtre qui regardait l'Orient, et demeura très-longtemps le visage inondé de larmes. Comme personne n'osait l'interroger, il dit aux grands qui l'entouraient: «Savez-vous, mes fidèles, pourquoi je pleure amèrement? Certes, je ne crains pas qu'ils me nuisent par ces misérables pirateries; mais je m'afflige profondément de ce que, moi vivant, ils ont été près de toucher ce rivage, et je suis tourmenté d'une violente douleur[316], quand je prévois tout ce qu'ils feront de maux à mes neveux et à leurs peuples.»
[Note 316: Moine de Saint-Gall.]
Ainsi rôdent déjà autour de l'Empire les flottes danoises, grecques et sarrasines, comme le vautour plane sur le mourant qui promet un cadavre. Une fois deux cents barques armées fondent sur la Frise, se remplissent de butin, disparaissent. Cependant Charlemagne assemblait des hommes pour les repousser. Autre invasion: «L'empereur assemble des hommes en Gaule, en Germanie[317],» et bâtit dans la Frise la ville d'Esselfeld. Athlète malheureux, il porte lentement la main à ses blessures, pour parer les coups déjà reçus.
[Note 317: Annal. Franc., ad ann. 810, ap. Scr. Fr. V, 59.»Nuntium accepit classem ec de Nortmannia Frisiam appulisse... Missis in omnes circumquaque regiones ad congregandum exercitum nuntiis...»--Ibid. ad ann. 809. «Cumque ad hoc per Galliam atque Germaniam homines congregasset...»]
«Le roi des Northmans, Godfried, se promettait l'empire de la Germanie. La Frise et la Saxe, il les regardait comme à lui. Les Abotrites ses voisins, déjà il les avait soumis et rendus tributaires; il se vantait même qu'il arriverait bientôt avec des troupes nombreuses jusqu'à Aix-la-Chapelle, où le roi tenait sa cour. Quelques vaines et légères que fussent ces menaces, on n'y refusait pas cependant toute croyance; on pensait qu'il aurait hasardé quelque chose de ce genre, s'il n'avait été prévenu par une mort prématurée[318].»
[Note 318: Eginh in Kar. M., c. XIV. «Godefridus adeo vana spe inflatus erat, ut totius sibi Germaniæ promitteret potestatem, etc.»--_V._ aussi Annal. Franc., ap. Scr. Fr. V, 57, Hermann. Contract., ibid. 366.]
Le vieil Empire se met en garde; des barques armées ferment l'embouchure des fleuves; mais comment fortifier tous les rivages? Celui même qui a rêvé l'unité est obligé, comme Dioclétien, de partager ses États pour les défendre; l'un de ses fils gardera l'Italie, l'autre l'Allemagne, le dernier l'Aquitaine. Mais tout tourne contre Charlemagne: ses deux aînés meurent, et il faut qu'il laisse ce faible et immense Empire aux mains pacifiques d'un saint.
FIN DU PREMIER VOLUME.
TABLE DES MATIÈRES
Pages. PRÉFACE I
LIVRE PREMIER
CELTES--IBÈRES--ROMAINS
CHAPITRE PREMIER
CELTES ET IBÈRES. 1
Race gauloise ou celtique; génie sympathique; tendance à l'action; ostentation et rhétorique. 2
Race ibérienne; génie moins sociable; esprit de résistance. 3
Les Galls refoulent les Ibères et les suivent au delà des Pyrénées et des Alpes. 5
Colonies dans le midi de la Gaule. 6
1º Établissements des Phéniciens. 6
2º Établissements des Ioniens de Phocée. Marseille. 7
Invasions celtiques dans le nord de la Gaule. 8
1º Invasions et établissements des Kymrys. Supériorité morale des Kymrys sur les Galls. Druidisme. 9
Passage des Galls, puis des Kymrys, en Italie. Guerre contre les Étrusques. Lutte de la tribu contre la cité. 9
Intervention des Romains. Prise de Rome, 388. 10
Revers des Gaulois; victoires de la cité sur la tribu. 12
2º Invasion des Belges ou Bolg. Leurs établissements dans le Languedoc. 13
Expéditions des Gaulois en Grèce et en Asie. 14
Gaulois mercenaires. 15
Insurrection des Gaulois d'Italie, Boïes et Insubres. 16
222. Rome accable les Boïes, puis les Insubres. 18
Hannibal relève les Gaulois. 20
201-170. Ruine des Boïes et Insubres. L'Italie fermée aux Gaulois. 20
Rome accable les Gaulois d'Asie ou Galates. 21
Première expédition des Romains dans la Gaule. 21
112. Invasion des Cimbres et des Teutons. Défaites des Romains. 23
102-101. Marius. Extermination des Teutons et des Cimbres. 27
ÉCLAIRCISSEMENTS.
Sur les Ibères ou Basques. 33
CHAPITRE II
ÉTAT DE LA GAULE DANS LE SIÈCLE QUI PRÉCÈDE LA CONQUÊTE.--DRUIDISME.--CONQUÊTE DE CÉSAR. 43
Première religion des Galls. Culte de la nature. 44
Religion des Kymrys ou druidisme. Dogme moral de l'immortalité de l'âme, des peines et des récompenses. 45
Science druidique. Astrologie, médecine. Samolus, gui, oeuf de serpent. 46
Prêtresses et prophétesses. Vierges de Sein. Sacrifices humains. 48
Hiérarchie sacerdotale. Druides, Ovates, Bardes. 50
Assemblée des druides dans le pays des Carnutes. 50
Impuissance du druidisme pour fonder une société. La Gaule lui échappe. Triomphe de l'esprit du clan. 51
César.--État intérieur de la Gaule. Deux partis: 1º le parti gallique ou des chefs de clans (Arvernes et Séquanes); 2º le parti kymrique ou du druidisme (Édues, etc.); l'hérédité et l'élection. 52
Les Séquanes appellent contre les Édues les Suèves, qui oppriment les uns et les autres. 53
Un Édue, Dumnorix, appelle les Helvètes. 54
Un druide, frère de Dumnorix, appelle les Romains. 54
58. César repousse les Helvètes et chasse les Suèves. 55
Les Gaulois du Nord se coalisent contre César, appelé par les Édues, les Sénons et les Rhèmes. 56
57. Guerre pénible de César contre les peuples de la Belgique. 56
56. Il réduit les tribus des rivages et l'Armorique. 58
55. Il fallait frapper les deux partis qui divisaient la Gaule, dans la Germanie et dans la Bretagne. 59
1º César passe le Rhin. 59
2º Il passe en Bretagne. 60
54-53. L'insurrection éclate en Gaule de toutes parts. 61
Soulèvement et extermination des Éburons. 62
52. Soulèvement des deux partis, kymrique et gallique (Carnutes, Arvernes, etc.). 62
César accourt de l'Italie, prend Genabum et Noviodunum. 63
Soulèvement des Édues. 64
César assiége dans Alésia le Vercingétorix. 65
51. Il la prend et réduit rapidement la Gaule. 66
ÉCLAIRCISSEMENTS.
Sur les traditions religieuses de l'Irlande et du pays de Galles. 68
CHAPITRE III
LA GAULE SOUS L'EMPIRE.--DÉCADENCE DE L'EMPIRE.--GAULE CHRÉTIENNE. 77
César, génie cosmopolite, favorable aux vaincus, fait entrer les Gaulois dans la cité. 77
Antoine, imitateur de César. Réaction d'Octave; il repousse les Gaulois de la cité, et impose à la Gaule la forme romaine. 78
Association du paganisme romain à la religion gallique. 79
Persécution du druidisme. La Gaule soulevée par les Trévires et les Édues. 79
Caligula, Claude, Néron, descendants d'Antoine, favorables aux vaincus. 83
Caligula, né à Trèves, institue les jeux du Rhône à Lyon. 84
Claude, né à Lyon; il rouvre la cité aux Gaulois. 84
Persécution des druides. Réduction de la Bretagne. 86
Néron. La Gaule prend parti pour Galba et pour Vitellius. 86
Révoltes de Civilis et de Sabinus contre Vespasien. 87
Relations de Rome et de la Gaule. Action réciproque. 89
Influence de la Gaule sur les destinées de l'Empire. Empereurs gaulois. 92
Essai d'un empire gallo-romain. Posthumius, etc. 94
Décadence de l'Empire. La faute n'en est point aux empereurs ni à l'administration. 99
Substitution des esclaves aux petits cultivateurs. Extinction graduelle et nécessaire de la population esclave. 99
Point d'industrie. La société absorbe et ne produit rien. Misère universelle, fiscalité intolérable. 102
Révolte des _Bagaudes_. 104
Constantin. Espoir de l'Empire. 105
Dépopulation croissante. Misère des Curiales. 107
Condamnation de la société antique. 112
Toutefois Rome laisse en Gaule l'ordre civil, la _Cité_. 113
Le christianisme y a mis l'ordre ecclésiastique. 114
Les moines de Saint-Benoît commencent le travail libre. 115
La nationalité gauloise se réveille dans le christianisme. 116
Un grec fonde la mystique église de Lyon. 118
Saint Irénée, saint Hilaire, saint Ambroise, saint Martin. 119
Idée de la personnalité libre, loi de la philosophie celtique, posée par le breton Pélage. 121
Les Pélagiens, disciples d'Origène. Sympathie du génie grec et du génie gaulois. 122
Lutte de saint Augustin contre les Pélagiens. 124
Semi-pélagianisme de la Provence. 125
Le rationalisme des Pélagiens était prématuré. 126
ÉCLAIRCISSEMENTS.
Sur la légende de saint Martin. 127
CHAPITRE IV
RÉCAPITULATION.--SYSTÈMES DIVERS.--INFLUENCE DES RACES INDIGÈNES,--DES RACES ÉTRANGÈRES.--SOURCES CELTIQUES ET LATINES DE LA LANGUE FRANÇAISE.--DESTINÉE DE LA RACE CELTIQUE. 136
Systèmes divers. Les uns rapportent tout le développement de la nationalité française à l'élément indigène, les autres à l'influence étrangère. 137
Défaut commun de ces deux systèmes exclusifs. 138
Récapitulation. Gaëls, Ibères, Kymrys, Bolgs, Grecs, Romains. 139
La France résulte du travail de la liberté sur ces éléments. 143
N'a-t-on pas exagéré l'influence grecque et l'influence romaine? 143
Est-il vrai que la langue latine ait été universelle? 144
De la langue vulgaire gauloise et de l'analogie qu'elle a pu présenter avec les modernes dialectes celtiques. 148
Ténacité des races celtiques. 152
Destinée malheureuse des races restées pures. 155
Galles et Bretagne, Irlande et Highland d'Écosse. 155
ÉCLAIRCISSEMENTS.
Extrait de l'ouvrage de M. Price, sur les races de l'Angleterre. 170
Sur les pierres celtiques. 173
Sur les Bardes. 177
LIVRE II
LES ALLEMANDS
CHAPITRE PREMIER
MONDE GERMANIQUE.--INVASION.--MÉROVINGIENS. 179
Monde germanique, flottant et vague. 179
Première Allemagne, ou Allemagne suévique. 180
L'invasion des tribus odiniques (Goths, Lombards, Burgundes;--Saxons) y apporte une civilisation plus haute. 183
Goths, Lombards et Burgundes; chefs militaires. 184
Saxons; Ases, descendants des dieux. 185
Génie impersonnel de la race germanique. 187
L'héroïsme commun aux barbares n'a-t-il pas été pris à tort pour le caractère propre des Germains? 187
Esprit d'aventure des temps héroïques. Sigurd. 190
But des courses héroïques: l'Or et la Femme. Brunhild. 191
375. Première migration des barbares dans l'Empire. Invasion des Goths. 192
383. Soulèvement des populations celtiques de Gaule et Bretagne; Maxime, Constantin. 193
412. Établissement des Goths dans l'Aquitaine. Désorganisation de la tyrannie impériale. 195
413. Établissement des Burgundes à l'ouest du Jura. 197
451. Invasion des Huns dans la Gaule. Attila. 198
Résistance des Goths. Bataille de Châlons. Combat fratricide des tribus germaniques. Retraite des Huns. 203
Civilisation romaine des Goths. Résurrection de la tyrannie impériale. 206
Le clergé appelle les Francs dans la Gaule. 207
L'Église soutient les Francs catholiques contre les Goths et les Burgundes ariens. 210
486. Commencement de l'invasion franque. Syagrius vaincu. 212
496. Clovis. Il repousse les tribus suéviques (Allemands) et embrasse le christianisme. 213
507. Victoire des Francs sur les Goths. 214
L'invasion franque achève la dissolution de l'organisation romaine. 215
511. Les fils de Clovis (Theuderic, Clotaire, Childebert, Clodomir) se partagent les conquêtes, ou plutôt l'armée. 221
523-534. Guerres contre les Thuringiens et les Burgundes. 222
Mort de Clodomir. Meurtre de ses enfants. 222
Expédition de Theuderic en Auvergne. 225
539. Expédition de Theudebert en Italie.--Revers des Francs. 226
Les tribus germaniques se soulèvent contre les Francs. 227
558-561. Réunion sous Clotaire Ier. 229
561. Partage entre les quatre fils de Clotaire (Sigebert, Chilpéric, Gontran, Charibert). 230
Les Francs livrés à l'influence romaine et ecclésiastique. 230
Frédégonde, femme de Chilpéric, roi de Neustrie. Brunehaut, femme de Sigebert, roi d'Ostrasie. 233
Sigebert appelle les Germains contre Chilpéric; il meurt assassiné. 236
En Neustrie, essai de résurrection du gouvernement impérial. Fiscalité oppressive. 237
584. Meurtre de Chilpéric. 241
Gontran, roi de Bourgogne, protége Frédégonde et son fils Clotaire II, contre l'Ostrasie. 242
La Gaule méridionale essaye de se donner un roi, Gondovald. 243
Childebert, roi d'Ostrasie, soutient Gondovald contre Gontran. 245
Gontran se réconcilie avec Childebert. Abandon et mort de Gondovald. 249
Mort de Gontran, de Frédégonde et de Childebert. 254
Theudebert II en Ostrasie, Theuderic II en Bourgogne, Clotaire II en Neustrie. 255
Victoires de Theuderic II sur Theudebert II. L'Ostrasie réunie à la Bourgogne. Puissance de Brunehaut. 256
613. Abandon, défaite et mort de Brunehaut. 257
Victoire de la Neustrie, c'est-à-dire des Gaulois-Romains. 258
613-638. Clotaire II. Dagobert.--Faiblesse réelle de la Neustrie. 259
Règne de l'Église. L'Église asile des races vaincues. 262
Centres ecclésiastiques de la Gaule. Reims et Tours. 263
L'Église absorbe tout, se matérialise, et devient barbare. 269
Le spiritualisme se réfugie dans les moines. 269
La réforme vient de l'Église celtique, éclairée et florissante. 269
Arrivée de saint Colomban. 272
Règle de saint Colomban (mort en 615). 276
Impuissance de cette réforme. 277
Dissolution de la monarchie neustrienne. 279
Clovis II réunit les trois royaumes. Minorité de ses trois fils. Puissance des maires du Palais, Erchinoald et Ébroin. 280
660-681. Lutte d'Ébroin contre l'Ostrasie et la Bourgogne. Mort de saint Léger, 678. 283
687. Victoire des grands d'Ostrasie sur la Neustrie et le parti populaire. Bataille de Testry. 284
Dégénération des Mérovingiens. 285
ÉCLAIRCISSEMENTS.
Triades de l'île de Bretagne. 288
L'Auvergne au Ve siècle. 296
CHAPITRE II
CARLOVINGIENS.--VIIIe, IXe ET Xe SIÈCLES. 303
Origine ecclésiastique des Carlovingiens. 304
La bataille de Testry achève et légitime la dissolution. 306
Impuissance de Pepin et de l'Ostrasie. 306
715-741. Carl Martel. Physionomie païenne de ce chef des Francs. 307
Il bat les Neustriens, les Aquitains, les Sarrasins. 308
732. Bataille de Poitiers. 309
Il refoule les Frisons, les Saxons, les Allemands. 310
Il dépouille le clergé. 310
Puis il se réconcilie avec l'Église. Mission de saint Boniface dans la Germanie. 311
572. Saint Boniface sacre roi Pepin au nom du pape. 315
Guerres de Pepin contre les ennemis de l'Église, Saxons, Lombards, Aquitains. 317
Situation de l'Aquitaine. Progrès des Basques. 318
Amandus, 628. Puissance de son arrière-petit-fils. 319
Eudes s'allie aux Sarrasins, est battu par Charles Martel. 320
741. Arrestation et défaite d'Hunald. 321
745. Guaifer, fils d'Hunald. 322
749. Pepin défait Guaifer et ravage le midi de la Gaule. 322
Puissance de Pepin, fondée sur l'appui de l'Église. 323
768. Charlemagne et Carloman. Révolte d'Hunald. Charlemagne roi des Lombards. 324