Histoire de France Tirée de Ducoudray

Part 14

Chapter 142,425 wordsPublic domain

A Paris, le général Trochu se hâta d'accélérer l'organisation de l'armée, qui déjà avait tenté plusieurs reconnaissances. Apprenant que l'armée de la Loire comptait s'approcher du côté de la vallée de la Seine, il prépara une sortie du côté de la Marne. Deux combats (30 novembre et 2 décembre) furent honorables pour l'armée de Paris, mais n'eurent aucun résultat. En même temps l'armée de la Loire avait à lutter contre l'armée prussienne de Frédéric-Charles, que la capitulation de Metz avait rendue libre. Une série de combats, les 2, 3 et 4 décembre, en avant d'Orléans, se termina par la retraite des Français et la reprise d'Orléans par les Prussiens. Paris, à bout de vivres et bombardé depuis le 6 janvier, avait enfin capitulé. Le gouvernement de la Défense nationale signa un armistice (28 janvier 1871). Une assemblée se réunit le 13 février à Bordeaux, nomma M. Thiers chef du pouvoir exécutif, et, après une douloureuse délibération, ratifia, le 1^er mars, les préliminaires de paix. La France était forcée de payer cinq milliards et d'abandonner aux Allemands l'Alsace et la partie de la Lorraine qu'ils appellent allemande.

=La guerre civile; la Commune de Paris.=--Comme si ce n'était pas assez de tant de malheurs, une affreuse guerre civile suivit la guerre étrangère. Des ambitieux, exploitant les souffrances et la colère de la population parisienne, soulevèrent une partie de la garde nationale (18 mars 1871), et organisèrent la Commune. Le gouvernement légal fut obligé de se retirer à Versailles, et ne put rentrer à Paris qu'après un siège de deux mois (avril-mai). Encore, dans la dernière semaine, Paris faillit-il être anéanti par les incendies qu'allumèrent les vaincus. Cette lutte sinistre ne finit que le 28 mai.

=Présidence de Thiers (1871-1873).=--Le gouvernement de la Défense nationale avait déposé ses pouvoirs entre les mains des représentants de la nation, et ceux-ci, quoique appartenant en majorité à des opinions monarchiques, n'osèrent pas rétablir la monarchie. Ils choisirent pour Président du pouvoir exécutif M. Thiers, désigné d'ailleurs par ses lumières, son expérience et ses efforts, pendant la guerre, pour intéresser l'Europe aux malheurs de la France.

Chef du pouvoir exécutif et vainqueur de l'insurrection de la Commune, Thiers, travailleur infatigable, malgré son grand âge, se hâta de préparer, en devançant les époques de payement de l'indemnité de guerre, l'évacuation du territoire français. En deux ans l'indemnité de guerre de cinq milliards était payée, grâce à l'empressement du public à souscrire aux emprunts destinés à ces payements. Les Prussiens abandonnèrent toutes les positions qu'ils occupaient sur le territoire français. En même temps, de concert avec l'Assemblée, Thiers réorganisait l'armée, l'administration, les finances. Une loi (27 juillet 1872) déclarait le service militaire obligatoire pour tous les Français jusqu'à l'âge de quarante ans. Mais Thiers, qui s'efforçait de faire prévaloir la forme républicaine, tomba sous une coalition des partis monarchiques et donna sa démission le 24 mai 1873. Quelques mois auparavant (9 janvier) était mort en Angleterre l'empereur Napoléon III.

=Présidence du maréchal de Mac-Mahon (1873-1879).=--Le maréchal de Mac-Mahon fut désigné par l'Assemblée pour remplacer Thiers, et bientôt, comme les efforts pour rétablir la monarchie ne pouvaient réussir, les pouvoirs du maréchal de Mac-Mahon furent prolongés (20 novembre) pour une durée de sept années. Toutefois il fallait une Constitution déterminée. Républicains et monarchistes, avec des vues différentes, s'entendirent pour organiser un gouvernement.

La Constitution du 25 février 1875 établit deux Chambres, le Sénat et la Chambre des députés. Le Président de la République était élu pour sept ans par les deux Chambres réunies en Congrès. La République devint dès lors le gouvernement légal de la France, et l'Assemblée nationale se sépara à la fin de l'année 1875 pour laisser s'accomplir les élections nouvelles qui donnèrent dans la Chambre des députés la majorité au parti républicain, mais en 1879, quand de nouvelles élections eurent enlevé aux monarchistes la majorité au Sénat, Mac-Mahon donna sa démission.

=Présidence de Grévy.=--Le Congrès élut pour Président un libéral éprouvé, Jules Grévy. Toutefois le vrai maître du pouvoir était Gambetta qui savait rallier les différentes fractions du parti républicain. Mais Gambetta, contraint d'accepter la présidence du conseil, voulut trop marquer son autorité, et en quelque sorte dominer la Chambre des députés. Il ne put la déterminer à changer le mode de nomination des députés et se retira (janvier 1882). A la fin de la même année il mourait prématurément, et c'est alors que le parti républicain mesura l'étendue de sa perte.

Après la mort de Gambetta, Jules Ferry parut le plus capable de devenir le guide du parti républicain. Il resta deux ans au pouvoir, fit voter la loi sur l'instruction primaire obligatoire et gratuite (mars 1882) et surtout s'appliqua à tourner vers les entreprises extérieures l'activité française. Il fit voter une expédition au Tonkin qui nécessita de grands sacrifices d'argent et surtout d'hommes, car le climat malsain en dévorait beaucoup. La conquête du Tonkin amena une guerre avec la Chine. Mais un échec survenu au Tonkin produisit à Paris un mécontentement tel que Jules Ferry dut se retirer (30 mars 1885). Il mourut quelques années plus tard (1893).

Les différentes fractions du parti républicain se combattaient les uns les autres: l'animosité des discussions politiques n'amena pas seulement de fréquents changements de ministère; le Président Grévy, qui pourtant en 1885 avait été réélu et paraissait, quoique âgé, en état de fournir une nouvelle période de sept ans, se vit forcé de donner sa démission (2 décembre 1887).

=La présidence de Carnot (1887-1894).=--Grévy fut remplacé par Sadi-Carnot, petit-fils du conventionnel Carnot et issu d'une vieille famille républicaine.

A l'occasion du centenaire de la Révolution de 1789, une admirable Exposition universelle attira, en 1889, à Paris, des étrangers de toutes les parties du monde. Une tour en fer, de 300 mètres, le plus haut monument du globe, dressée par l'ingénieur Eiffel, dominait un ensemble magnifique de palais et couronnait par une merveille de la science les merveilles accumulées de l'industrie du monde entier.

Tandis que la France paisible et laborieuse ne songeait qu'à développer les éléments de sa richesse et à multiplier les travaux qui profitent à tous, un péril grave menaçait la société. Poussant les idées de liberté jusqu'à l'extrême, des fanatiques prétendaient supprimer toute autorité et proclamaient comme une doctrine l'anarchie, qui est la ruine de toute société humaine.

Des attentats répétés contre les souverains, les particuliers, troublèrent la Russie, l'Allemagne, l'Espagne. La France n'y échappa point. Des bombes chargées d'une substance explosible terrible, la dynamite, furent, depuis 1892, jetées dans les maisons de Paris et firent des victimes. Une bombe fut même lancée, le 9 décembre 1893, au milieu de la Chambre des députés et en blessa plusieurs. Recrutés dans tous les pays, ces anarchistes frappèrent enfin, par la main d'un misérable Italien, à Lyon, le 24 juin 1894, le président Carnot, tué d'un coup de poignard qui rappela le sinistre coup de Ravaillac.[16]

=La présidence de Casimir-Périer (1894).=--Dès le lendemain de la mort du président Carnot, les Chambres françaises se préoccupèrent de lui donner un successeur. Le 27 juin, réunies en Congrès à Versailles, elles nommèrent M. Casimir-Périer, petit-fils de cet ancien ministre du roi Louis-Philippe qui avait beaucoup contribué, en 1831, à raffermir l'ordre profondément troublé. Mais M. Casimir-Périer donna sa démission au bout de six mois.

=Présidence de M. Félix Faure.=--Le Congrès se réunit encore et son choix se porta sur M. Félix Faure, député du Havre, ministre de la marine. La nouvelle présidence fut heureusement inaugurée par l'expédition de Madagascar qui assurait à la France la possession de cette grande île (avril-septembre 1895).

En 1896, le tsar Nicolas II vint à Paris avec l'impératrice et fut reçu (6-8 octobre) avec des démonstrations enthousiastes qui affirmaient et cimentaient l'union franco-russe. Le Président Félix Faure alla à son tour rendre au tsar sa visite en Russie où il arriva par mer. Il débarqua à Cronstadt le 23 août et fut magnifiquement accueilli au palais de Peterhof. Il visita Saint-Pétersbourg où la population russe le salua des plus vives acclamations. Dans ce voyage fut prononcée par les chefs d'État la déclaration précise de l'union des «deux nations amies et alliées.»

Le 16 février 1899, le Président Félix Faure est mort subitement et, le 18 février, M. Émile Loubet, président du Sénat, a été élu Président de la République. Une nouvelle Exposition Universelle a eu lieu en 1900.

LEXIQUE

(_La prononciation française des mots étrangers est donnée dans tous les cas._)

=Aisne= (_êne_), rivière au nord de la France.

=Aix= (_èss_ or _èks_), ancienne capitale de la Provence.

=Ajaccio= (_a-jak-cio_), ville de Corse.

=Albigeois=, secte religieuse du midi de la France.

=Allemagne=, empire de l'Europe centrale.

=Allemand-e=, qui habite l'Allemagne.

=Allia=, rivière d'Italie près de Rome.

=Anne d'Autriche=, femme de Louis XIII et mère de Louis XIV.

=Armagnacs= (_ar-ma-nyak_), parti opposé à celui des Bourguignons et dont le chef fut Bernard, comte d'Armagnac.

=Augsbourg= (_oz-bour_), ville d'Allemagne.

=Autriche=, État de l'Europe (_anglais_ Austria).

=Autrichien-ne=, qui habite l'Autriche.

=Auxerre= (_o-cèrr_), ville de France.

=Auxerrois= (_x_ = _ks_), Saint Germain, l', église à Paris.

=Bailly= (_ba-yi_), Président de l'Assemblée constituante, puis maire de Paris.

=Bavarois=, qui habite la Bavière.

=Bavière=, pays d'Europe.

=Belgique=, pays d'Europe au nord de la France.

=Bicoque= (_la_), village du Milanais.

=Blücher= (_blu-kèrr_), général prussien.

=Boufflers= (_bou-flèrr_), maréchal de France.

=Bourgogne=, ancienne province de France (_anglais_ Burgundy).

=Bourguignon-ne=, qui habite, ou qui appartient à la Bourgogne: =Les Bourguignons=, parti opposé à celui des Armagnacs, et dont le chef fut Jean, duc de Bourgogne.

=Brest= (_brèstt_), ville de France; vaste port militaire.

=Bretagne=, ancienne province de France (_anglais_ Brittany).

=Breton-ne=, qui habite la Bretagne.

=Brunswick= (_brons-vik_), général allemand.

=Chramne= (_ch_ = _k_), fils de Clotaire Ier.

=Christ= (_cristt_) (mais voyez aussi Jésus-Christ).

=Chypre= ou =Cypre=, île dans la Méditerranée.

=Cinq-Mars= (_sain mar_), Marquis de, favori de Louis XIII.

=Coblence= (_coblance_), ville d'Allemagne au confluent du Rhin et de la Moselle.

=Corse=, île dans la Méditerranée (_anglais_ Corsica); qui habite la Corse.

=Dupleix= (_du-plèkss_), gouverneur des Indes françaises.

=Desaix= (_de-cè_), général français, tué à Marengo.

=Èbre=, fleuve d'Espagne qui se jette dans la Méditerranée.

=Écossais=, qui habite l'Écosse (Scotland).

=Eiffel= (_è-fel_), ingénieur français, constructeur de la tour célèbre à Paris.

=Enghien= (_an-gain_), duc d', titre du fils aîné du prince de Condé.

=Étrurie=, ancienne contrée du centre de l'Italie.

=Flamand=, qui habite la Flandre (_anglais_ Fleming).

=Flandre=, ancienne province des Pays-Bas.

=Fleurus= (_fleu-rûss_), ville de Belgique.

=Fréjus= (_fré-jûss_), port de France sur la Méditerranée.

=Galles=, principauté à l'ouest de l'Angleterre: l'héritier de la couronne de la Grande-Bretagne porte le titre de Prince de Galles.

=Gand=, ville de Belgique (_anglais_ Ghent).

=Gantois=, qui habite Gand.

=Garigliano= (_ga-ri-lyano_), fleuve d'Italie.

=Gaulois-e=, qui habite la Gaule.

=Gênes=, ville d'Italie (_anglais_ Genoa).

=Génois-e=, qui habite Gênes.

=Guillaume= (_ghi-iome_), nom de baptême.

=Guizot= (_gu-i-zo_), historien et homme d'État.

=Hongrie=, contrée de l'Europe centrale (_anglais_ Hungary).

=Hongrois-e=, qui habite la Hongrie.

=Impériaux=, troupes de l'empereur d'Allemagne.

=Jérusalem= (_jé-ru-za-lème_), ville de Palestine.

=Jésus-Christ= (_jé-zu-kri_) (mais voyez aussi Christ).

=Kléber= (_klé-bèrr_), général français, assassiné en Égypte.

=Leczinski= (_lek-zain-ski_), roi de Pologne, fut détroné et reçut en compensation le duché de Lorraine. Sa fille Marie Leczinska épousa Louis XV.

=Leipzig= ou =Leipsick= (_lip-cik_), ville d'Allemagne.

=Lens= (_lanss_), ville au Nord de la France.

=Lombard-e=, qui habite la Lombardie.

=Lombardie=, province d'Italie.

=Longwy= (_lon-goui_), ville de la France orientale.

=Lorraine=, ancienne province de la France; habitante de la Lorraine.

=Manche= (=la=), mer qui sépare la France de l'Angleterre et qui communique par le pas de Calais avec la mer du Nord.

=Mahomet= (_ma-o-mè_), fondateur de la religion musulmane.

=Malesherbes= (_mal-zèrb_), un des défenseurs de Louis XVI.

=Mameluks=, soldats égyptiens.

=Marignan= (_ma-ri-nyan_), village d'Italie.

=Médicis= (_mé-di-ciss_), Catherine et Marie de, reines de France.

=Mélas= (_mé-lass_), général autrichien.

=Metz= (_mêss_), ville d'Allemagne; autrefois de France.

=Michel= (toujours _mi-chel_ excepté dans Michel [_mi-kel_] Ange), nom de baptême.

=Milanais=, ancien État d'Italie dont Milan était la capitale; aussi, qui habite le Milanais.

=Morvan=, ancien petit pays de France.

=Narbonne=, ville de France près de la Méditerranée.

=Niémen= (_ni-é-mène_), fleuve de la Russie occidentale qui se jette dans la mer Baltique.

=Oger= ou =Ogier=, guerrier célèbre dans les romans de la chevalerie.

=Orthez= (_or-tèss_), ville de la France méridionale.

=Ouessant=, île française près des côtes du Finisterre.

=Pays-Bas=, nom donné de 1814 jusqu'à 1830 à la Belgique et à la Hollande; depuis 1830 il s'applique à la dernière seulement.

=Picard=, qui habite la Picardie.

=Picardie=, ancienne province de la France septentrionale.

=Piémont=, contrée d'Italie; depuis 1860 réuni au royaume d'Italie.

=Pologne=, ancien État de l'Europe maintenant partagé entre la Russie, la Prusse et l'Autriche.

=Reims= (_raince_), ville de France.

=Saint-Cloud= (_clou_), ville et château près de Paris. Le château fut brulé pendant la guerre de 1870-71.

=Sainte-Menehould= (_me-nou_), village de la France orientale.

=Saint-Just= (_justt_), membre de la Convention et du Comité du Salut public.

=Saint-Siège=, la papauté, la cour de Rome.

=Sardaigne=, île dans la Méditerranée au sud de la Corse; ancien royaume compris aujourd'hui dans le royaume d'Italie.

=Thiers= (_tièrr_), historien et homme d'État célèbre.

=Tite-Live=, historien latin.

=Tonkin=, province de l'empire d'Annam (Asie orientale).

=Tunis= ou =Tunisie=, État de l'Afrique sous le protectorat de la France.

=Vergniaud= (_ver-nyo_), chef du parti girondin.

=Versailles= (_ver-sa-i_), ville de France près de Paris.

FOOTNOTES:

[1] Principaux chefs, compagnons du roi.

[2] Du latin _Carolus Magnus_.

[3] Ces poètes étaient appelés _trouvères_ dans le Nord et _troubadours_ dans le Midi.

[4] _Turcomans_, peuple venu de la contrée appelée aujourd'hui le Turkestan.

[5] _Plantagenet_, appelé ainsi parce que son père portait une branche de genêt à son chapeau.

[6] On possède encore au musée du Louvre son armure gigantesque.

[7] Petit fleuve qui sépare la France de l'Espagne.

[8] Voir page 72.

[9] Voir page 117.

[10] Forteresse construite à la Porte Saint-Antoine par Charles V. Cette forteresse tenait la capitale sous son canon, et depuis longtemps elle servait de prison d'État.

[11] Gironde, département au sud-ouest de la France.

[12] Le calendrier avait été changé pendant la Révolution: l'ère républicaine votée le 24 novembre 1793 partit non de cette date, mais du jour de la proclamation de la République, le 22 septembre 1792. L'an I fut donc de septembre 1792 à septembre 1793, l'an II de septembre 1793 à 1794 et ainsi de suite. Les noms des mois furent empruntés aux saisons: _Vendémiaire_, vendanges (septembre-octobre); _brumaire_, brouillards (octobre-novembre); _frimaire_, froids (novembre-décembre); _nivôse_, neige (décembre-janvier); _pluviôse_, pluie (janvier-février); _ventôse_, vent (février-mars); _germinal_, germination des plantes (mars-avril); _floréal_, floraison (avril-mai); _prairial_, prairies (mai-juin); _messidor_, mois de la moisson (juin-juillet); _thermidor_, mois de la chaleur (juillet-août); _fructidor_, mois des fruits (août-septembre). L'ère républicaine fut en usage jusqu'en 1805.

[13] Voir page 142.

[14] Vote soumis à l'approbation du peuple entier.

[15] Le maréchal Bazaine, traduit en 1873 devant un conseil de guerre, fut condamné à la peine de mort et à la dégradation militaire. Sa peine fut commuée en vingt ans de détention; mais Bazaine ne tarda pas à s'échapper de l'île de Sainte-Marguerite où il était enfermé. Il mourut à Madrid en 1888.

[16] Voir page 110.

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