Histoire de France 1618-1661 (Volume 14/19)

Chapter 25

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Mazarin le tenait par cet étourdissement des fêtes. Ses nièces en faisaient l'ornement. L'une d'elles, Olympe Mancini, qui avait pris le coeur du roi, en était l'âme et la déesse. Mazarin, nous dit-on, en fut très-affligé. Je ne le pense pas. À cette même époque, il faisait les plus grands efforts pour en faire une (Hortense) reine d'Angleterre, tentant le vénal Charles II par une dot de six millions. Et l'on veut qu'il n'ait pas saisi l'espoir de faire Olympe reine de France! L'obstacle réel fut Anne d'Autriche. Il avait tout fait pour éloigner d'elle son fils, et lui ôter toute influence. Elle le punit, ce jour-là, de son ingratitude. Sa fierté espagnole se releva. Elle dit: «Si mon fils est assez bas pour faire cela, je me mettrai contre lui avec mon second fils, à la tête de tout le royaume.»

Il ne resta à Mazarin qu'à faire le magnanime. Il écrivit au roi, contre ce mariage, les belles lettres de désintéressement austère qu'on a tant admirées.

Je laisse les amateurs de négociations s'amuser à celles du mariage d'Espagne, qui était fait d'avance par la violente envie que les deux partis avaient de le faire à tout prix. La France y garda les conquêtes de Richelieu, l'Artois, le Roussillon, mais peu ou rien des conquêtes de Mazarin. Elle rendit les places fortes de Flandre, le prix des victoires de Turenne.

Condé rentra et recouvra ses biens, mais non pas ceux de ses amis, qui restèrent sacrifiés. Il se retrouva prince du sang, gouverneur de Bourgogne, mais perdu pour tout l'avenir.

On assure que Mazarin, en rendant tant de places de l'intérieur des Pays-bas, eût pu obtenir de garder Cambrai, mais que l'Espagne le gagna en lui donnant l'espoir de le soutenir au premier conclave, de lui donner la papauté. Rien d'invraisemblable en cela. L'habitude si longue qu'il avait de tromper, de mentir et trahir, put le rendre prenable à ce vain leurre qui, dans son état de santé, devenait pourtant ridicule.

Rien de plus gai que Mazarin au moment où il signe le grand traité à la Bidassoa. Il écrit à Paris: «Tout va être fini. Je ne ferai pas grand séjour au pays basque, à moins que je ne m'amuse à leur voir pêcher la baleine, à apprendre le basque ou à sauter comme eux.»

Cependant le sauteur, au milieu de ces joies, est pincé par la goutte. La poitrine se prend. Il continue au lit sa vie habituelle. Le lit du moribond, couvert de cartes, est la table du jeu, le comptoir à vendre les places. Cartes et sacrements allaient pêle-mêle. La seule réparation de ses vols qu'il imagina, ce fut de tout offrir au roi, bien sûr qu'il refuserait. Ce refus le tranquillisa entièrement, et il continua en toute sécurité son jeu et ses dévotions. Tous en furent édifiés, et trouvèrent qu'il faisait une bonne fin. Du moins, conséquente à sa vie. Il vécut, mourut en trichant (9 mars 1661)[30].

[Note 30: J'ajourne au volume suivant les visites de Christine et plusieurs faits des dernières années de Mazarin. Ils ne peuvent être bien éclairés que par ses lettres mêmes, que l'excellent éditeur de Saint-Simon, M. Chéruel, promet de donner au public. J'ai eu recours plusieurs fois à son obligeance, dans le cours de ce travail, pour l'éclaircissement de quelques points obscurs. Pour d'autres, il vaut mieux attendre son importante publication.]

Il croyait tricher l'avenir. Heureux joueur, il avait eu la partie toute faite. L'augure de sa jeunesse s'était trouvé rempli. Il avait apparu, à vingt-cinq ans, sur un champ de bataille, criant: La Paix! la Paix! ce qui fut le premier escamotage de sa vie. Aux grands et sérieux travailleurs qui sont morts à la peine en lui préparant tout, il escamote encore la gloire de la paix triomphante de Westphalie, des Pyrénées. Richelieu travailla. Mazarin recueillit. L'un fit l'administration, l'armée, la marine et mourut justement la veille de Rocroi. L'autre gâta tout, et réussit en tout. Grand par Condé et plus grand par Turenne, affermi par l'orage même et l'avortement de la Fronde, il a ce dernier bonheur qu'on fait honneur à son génie de la paix forcée et fatale où l'on tomba par lassitude. Ce piédestal lui reste. Il garde, après la mort, ce masque de l'ange de la paix.

Vraiment, est-ce une paix? Elle arrivait trop tard. L'Allemagne, agonisant sur ses ruines, ne trouva pas la paix dans le traité de Westphalie. L'Espagne, finie et défunte, n'était plus en état de ressentir la paix des Pyrénées. Et la France elle-même, qui entre par là dans un procès de cinquante ans pour la succession d'Espagne, la France va trouver dans cette paix et la guerre fiscale au dedans et la guerre sanglante au dehors[31].

[Note 31: Un génie pénétrant, le sorcier hollandais Rembrandt, qui sut tout deviner, dans son tableau lugubre, daté de la grande joie du traité de Westphalie (1648), a parlé mieux ici que tous les politiques, tous les historiens (le _Christ à Emmaüs_, que nous avons au Louvre).--On oublie la peinture. On entend un soupir. Soupir profond, et tiré de si loin! Les pleurs de dix millions de veuves y sont entrés, et cette mélodie funèbre flotte et pleure dans l'oeil du pauvre homme, qui rompt le pain du peuple.--Il est bien entendu que la tradition du Moyen âge est finie et oubliée, déjà à cent lieues de ce tableau. Une autre chose déjà est à la place, un océan dans la petite toile. Et quoi?... L'âme moderne.--La merveille, dans cette oeuvre profonde, d'attendrissement et de pitié, c'est qu'il n'y a rien pour l'espérance. «Seigneur, dit-il, multipliez ce pain!... Ils sont si affamés!» Mais il ne l'attend guère, et tout indique ici que la faim durera.--Ce misérable poisson sec qu'apporte le fiévreux hôtelier n'y fera pas grand'chose. C'est la maison du jeûne, et la table de la famine. Dessous, rit, grince et gronde un affreux dogue, le Diable, si l'on veut, une bête robuste, aussi forte, aussi grasse que ces pauvres gens-là sont maigres. Il a sujet de rire, car le monde lui appartient.--V. la description de ce tableau dans _La Foi nouvelle cherchée dans l'Art_, par Alfred Dumesnil.

De cette paix date la guerre qui nous divise et en France et ailleurs. Les deux peuples qui sont en ce peuple conservaient jusque-là un reste d'unité. Mais la dualité éclate. D'une part, un petit peuple français, petit monde de cour, brillant, lettré et parlant à merveille. D'autre part, très-bas, plus bas que jamais, la grande masse gauloise des campagnes, noire, hâve, à quatre pattes, conservant les patois. L'écartement augmente, le divorce s'achève, par le progrès même de la haute France. Elle se trouve si loin de la basse, qu'elle ne la voit plus, ne la connaît plus, n'y distingue plus rien de vivant, et pas même des ombres, mais quelque chose de vague, comme un zéro en chiffre. Des mots nouveaux commencent, d'abstraction terrible, meurtrière, où disparaît tout sentiment de la vie.--Plus d'hommes, mais des _particuliers_,--tout à l'heure des _individus_.]

J'ai dit ailleurs ce que je pensais du prétendu système d'équilibre au XVIIe siècle. J'ai hasardé de dire aussi que Richelieu n'y comprit rien, croyant que les protestants, si faiblement liés (par les idées), faisaient un contrepoids au parti catholique, fortement lié (par les intérêts). Du reste, quand on voit dans ses Mémoires les conditions misérables, accablantes, qu'il fait au Palatin pour le rétablir sur le Rhin, sa partialité pour la Bavière, on sent qu'une telle paix n'eût été qu'une amende honorable des Protestants demandant grâce à genoux, la corde au cou, et que, bien loin d'établir l'équilibre, elle aurait fait dans l'avenir leur irrémédiable déchéance.

On peut prévoir que, si ce grand, ce ferme Richelieu se tient si peu dans l'équilibre, la France des Louvois, des Chamillart, etc., ira de plus en plus gauchissant d'un côté, jusqu'à verser tout à fait dans l'ornière de la _Révocation_. Louis XIV succède à Philippe II, et la France à l'Espagne. Elle marche à la même ruine.

Cela se voit de loin, et, dès le commencement. Le beau roi de seize ans, revenant de la chasse, en bottes à l'écuyère et le fouet à la main, défend au Parlement de demander jamais aucune économie. Il commence la guerre à l'argent. Avec Fouquet, plus tard avec Louvois (malgré les efforts de Colbert), il ouvre contre la France la campagne victorieuse où il vint à bout définitivement de la fortune publique, emportant pour dernier trophée l'immortelle banqueroute de trois milliards à Saint-Denis.

Toute autre nation, après les Mazarin, les Fouquet, les Louvois, tant de guerres, tant de gloire, tant de héros, tant de fripons, resterait assommée à ne se jamais relever. Et celle-ci pourtant dure encore.

Ce brevet d'immortalité, cette Jouvence nationale, comment les expliquer? Le pauvre Sismondi se gratte ici la tête, et ne trouve rien, sinon que peut-être, à force de tuer, les hommes étant plus rares, le salaire croissait pour les survivants, qui souffraient un peu moins. Je ne vois point cela. Vauban et Boisguilbert semblent dire plutôt le contraire dans les lugubres épitaphes qu'ils font de la France de Louis XIV.

La seule explication, je l'ai trouvée dans un auteur anglais du XVIIe siècle, qui, traversant nos plaines à cette époque, vit, non sans peur, une grande foule déguenillée de gens étiques, une ronde de vingt ou trente mille gueux, qui dansaient de tout leur coeur. Ces squelettes, n'ayant pas soupé, au lieu de se désespérer, faisaient un bal le soir. C'était une armée de Louis XIV.

Oublier, rire de tout, souffrir sans chercher de remède, se moquer de soi-même et mourir en riant, telle fut cette France d'alors. La chanson continue, et la comédie vient. Les grands consolateurs sont nos comiques.

Leur instrument, la nouvelle langue française, née des _Mazarinades_, y est déjà étincelante. Elle est dans le _Roman comique_. Elle est dans les _Mémoires de Retz_, qu'il commença certainement à Vincennes (1652). Elle va éclater dans le pamphlet mordant, puissant, victorieux, de la Fronde religieuse, les _Provinciales_ (1657). Et déjà aux portes est _Tartufe_ (1664).

Adieu le gaulois. Salut au français.

La belle forte langue du XVIe siècle, qui si souvent vibre du coeur, était un peu pédante. Elle s'accrochait dans les plis de sa robe, se retardait dans les aspérités (pittoresques, admirables) dont elle est hérissée. Ce n'était pas langue de gens pressés, de gens d'affaires, de combattants qui visent à frapper vite, et ne demandent à la parole que vigueur et célérité.

C'est là le sérieux de la Fronde. Elle ne laisse nul résultat visible, palpable, matériel. Elle laisse un esprit, et cet esprit, logé dans un véhicule invincible, ira, pénétrera partout.

Elle a fait, pour l'y mettre, une étrange machine, la nouvelle langue française.

Cette langue a subi comme une transformation chimique. Elle était solide, et devient fluide. Peu propre à la circulation, elle marchait d'une allure rude et forte. Mais voici que, liquéfiée, elle court légère, rapide et chaude, admirablement lumineuse. Si quelques capricieux (des Montesquieu, des La Bruyère) en exploitent surtout l'étincelle, le grand courant, facile et pur, n'en va pas moins d'une fluidité continue, de Retz en Sévigné, et de là en Voltaire.

La Fronde a fait cette langue. Cette langue a fait Voltaire, le gigantesque journaliste. Voltaire a fait la Presse et le journalisme moderne.

Mais faut-il dire que cette puissance soit celle d'une langue nationale? Non, c'est la langue européenne, acceptée par la diplomatie de tous les peuples, reine hier par Voltaire et Rousseau, et aujourd'hui si absolue, que les autres langues vaincues subissent peu à peu sa grammaire.

Ce terrible engin d'analyse éclaire tout, dissout tout et peut tout mettre en poudre, broyer tout, formalisme, lois, dogmes et trônes. Son nom, c'est: _La raison parlée_.

Un si fort dissolvant, que je ne suis pas sûr que même, pendant le beau et solennel récitatif de Bossuet, on n'ait pas ri sous cape. La France était, n'était pas dupe. Les deux choses sont peut-être vraies, et pourraient bien se soutenir. L'enfant est grave en berçant sa poupée (sincère même), la baise et l'adore, mais il sait bien qu'elle est de bois.

Fatalité de la lumière! Elle va pénétrant, par cette maudite langue française, qu'on n'arrêtera pas. Plus d'asile aux ténèbres. Plus de mystère, et plus de sanctuaire obscur. La _Nuit divine_ (d'Homère) est supprimée. Une telle langue, c'est la guerre aux dieux.

FIN DU TOME QUATORZIÈME

TABLE DES MATIÈRES

PRÉFACE............................................................. i

CHAPITRE PREMIER

LA GUERRE DE TRENTE ANS.--LES MARCHÉS D'HOMMES.--LA BONNE AVENTURE...................................................... 1 Les marchés d'hommes.......................................... 2 Gustave-Adolphe............................................... 3 Waldstein..................................................... 4 La loterie, le jeu............................................ 6

CHAPITRE II

LA SITUATION DE RICHELIEU. 1629................................ 13 Il vécut d'expédients........................................ 14 Son allocution au roi........................................ 17 Changement de sa politique en 1629........................... 19 Il rallie le clergé. Sa police de capucins................... 24

CHAPITRE III

LA FRANCE NE PEUT SAUVER MANTOUE. 1629-1630.................... 28 Le Pas de Suse, 6 mars 1629.................................. 31 Paix des huguenots........................................... 32 Les impériaux en Italie. Sac de Mantoue. 18 juillet 1630..... 33

CHAPITRE IV

RICHELIEU CONTRE LES DEUX REINES. 1630......................... 42 Le roi. La maladie du roi.................................... 46 Il est à la mort (1er octobre). Intrigues des reines......... 50 Joseph traite à Ratisbonne................................... 54 Mazarin sauve l'armée espagnole.............................. 58

CHAPITRE V

JOURNÉE DES DUPES.--VICTOIRE DE RICHELIEU. 1630-1631........... 61 Mademoiselle de Hautefort.................................... 62 La _journée des Dupes_ ne décida rien (10 novembre), mais Richelieu saisit les lettres des reines (décembre)......... 67 Fuite de Gaston et de la reine mère. 1631.................... 75

CHAPITRE VI

GUSTAVE-ADOLPHE. 1631.......................................... 78 Tristesse de Cervantès et de Shakespeare..................... 79 Joie héroïque de Gustave et de Galilée....................... 80 Gustave comme juste juge..................................... 82 Son maître Jacques de la Gardie, créateur de la guerre moderne.................................................... 84 Richelieu s'entend avec Gustave, peu, tard et mal............ 87 24 juin 1631, Gustave débarque en Allemagne.................. 89 7 septembre, sa victoire à Leipzig, délivrance de l'Allemagne................................................ 92

CHAPITRE VII

RICHELIEU PROFITE DES VICTOIRES DE GUSTAVE. 1632............... 95 Gustave ne pouvait sauver l'Allemagne qu'en s'y établissant.. 99 Richelieu envahit la Lorraine............................... 101 Richelieu bat et décapite Montmorency....................... 107 Son amour, sa maladie....................................... 111

CHAPITRE VIII

RICHELIEU CHEF DES PROTESTANTS.--SES REVERS.--LA FRANCE ENVAHIE. 1635-1636................................................... 115 Mort de Gustave, 16 novembre 1632........................... 117 Mort de Waldstein, 1634..................................... 118 Richelieu eut-il une vraie notion de l'Équilibre?........... 121 Il est forcé de succéder à Gustave, 1633.................... 123 Il veut rompre avec l'Espagne et renvoyer la reine.......... 124 Échecs de 1635.............................................. 128 La France envahie, 1636..................................... 131

CHAPITRE IX

LA TRILOGIE DIABOLIQUE SOUS LOUIS XIII.--RELIGIEUSES DE LOUDUN. 1633-1639................................................... 137 De la direction des mystiques............................... 139 Le diable et les couvents................................... 141 Procès et mort d'Urbain Grandier............................ 149

CHAPITRE X

LES CARMÉLITES.--SUCCÈS DU CID. 1636-1637..................... 160 Le centre de l'intrigue espagnole........................... 164 Le Cid, glorification de l'Espagne.......................... 169 L'_Académie_................................................ 170

CHAPITRE XI

DANGER DE LA REINE. Août 1637................................. 173 Lafayette et le père Caussin................................ 175

CHAPITRE XII

CONCEPTION ET NAISSANCE DE LOUIS XIV. 1637-1638............... 180 Situation désespérée de la reine en décembre 1637........... 182 Lafayette sauve la reine (9 décembre 1637).................. 185 L'accouchement, 5 septembre 1638............................ 188

CHAPITRE XIII

MISÈRE.--RÉVOLTES.--LA QUESTION DES BIENS DU CLERGÉ. 1638-1640................................................... 190 Solidarité de ruine......................................... 194 _Va-nu-pieds_ et _Croquants_................................ 196 Richelieu menace le clergé, n'en tire rien, recule.......... 201

CHAPITRE XIV

RICHELIEU RELEVÉ PAR LES RÉVOLUTIONS ÉTRANGÈRES.--LES FAVORIS, MAZARIN, CINQ-MARS. 1638-1641............................... 203 Le Portugal et la Catalogne contre l'Espagne................ 205 Influence italienne. Fortune de Mazarin..................... 207 Naissance de Monsieur (1639)................................ 208 Richelieu donne au roi Cinq-Mars qui le trahit.............. 212 Conspiration de Soissons. 1641.............................. 219

CHAPITRE XV

CONSPIRATION DE CINQ-MARS ET DE THOU. 1642.................... 221 La reine et Gaston les trahissent........................... 228

CHAPITRE XVI

ISOLEMENT ET MORT DE RICHELIEU.--MORT DE LOUIS XIII. 1642-1643................................................... 233 Ingratitude des Condés pour Richelieu....................... 235 Les deux mourants voudraient lier la future régente......... 241

CHAPITRE XVII

LOUIS XIV.--ENGHIEN.--BATAILLE DE ROCROY. 1643................ 246 Gassion et Sirot gagnent la bataille........................ 252

CHAPITRE XVIII

L'AVÉNEMENT DE MAZARIN. 1643.................................. 255 La reine, pour le garder, donne tout à tous, emprisonne ses amis...................................................... 259

CHAPITRE XIX

GLOIRE ET VICTOIRE.--TRAITÉ DE WESTPHALIE. 1643-1648.......... 263 Mazarin vécut de l'éclat d'une victoire annuelle que l'on arrangeait pour Condé................................ 264 Ses efforts pour empêcher la paix........................... 272

CHAPITRE XX

LE JANSÉNISME.--LA FRONDE. 1648............................... 275 La Fronde fut une révolution morale, aussi bien que la Fronde religieuse du jansénisme........................ 277 Le Parlement, quoique menacé, défend le peuple.............. 279

CHAPITRE XXI

LE PREMIER ÂGE DE LA FRONDE.--LES BARRICADES.--LA COUR, APPUYÉE PAR LA FRONDE, EMPRISONNE CONDÉ............................. 285 Le Parlement pose la garantie des personnes et des propriétés................................................ 287 Gondi (depuis cardinal de Retz)............................. 291 Paris deux fois trahi....................................... 298 Folie de Condé. Sa prison................................... 300

CHAPITRE XXII

SECOND ÂGE DE LA FRONDE.--LA COUR, APPUYÉE PAR LA FRONDE, CHASSE CONDÉ. 1650-1651..................................... 304 Les héroïnes................................................ 306 Mazarin bat Turenne......................................... 308 Personne ne veut des États généraux......................... 315

CHAPITRE XXIII

FIN DE LA FRONDE.--COMBAT DU FAUBOURG SAINT-ANTOINE. 1652..... 317 Horreur et plaisanteries.................................... 318 Massacre à Paris, Sodome à la cour.......................... 326 Condé sauvé par la Fronde................................... 330

CHAPITRE XXIV

FIN DE LA FRONDE.--LE TERRORISME DE CONDÉ.--SECOND MASSACRE (À L'HÔTEL DE VILLE). 1652.................................. 332

CHAPITRE XXV

TURENNE RELÈVE MAZARIN.--RÈGNE DE MAZARIN. 1652-1657.......... 348 Mazarin était perdu sans Turenne............................ 349 Froide et infaillible habileté de Turenne................... 352 La guerre anthropophage..................................... 357

CHAPITRE XXVI

PAIX DES PYRÉNÉES.--TRIOMPHE ET MORT DE MAZARIN. 1658-1661.... 361 La misère et la famine jusqu'à la mort de Mazarin........... 363 Sa politique contraire à celle de Richelieu................. 366 L'Espagne ambitionne un second traité de mariage avec la France. 1659...................................... 369 Mort de Mazarin, 1661....................................... 372 Cette paix n'est pas une paix............................... 373 Essor de la nouvelle langue française....................... 376

End of Project Gutenberg's Histoire de France 1618-1661, by Jules Michelet