Histoire de France 1547-1572 (Volume 11/19)
Part 25
L'appétit venant en mangeant, on commençait à tuer aussi quelque peu les catholiques. Un Rouillard, chanoine de Notre-Dame, fut tué dans sa maison. Pourquoi? Un historien en donne une raison, plus forte qu'on ne croit dans les guerres civiles: «C'était un homme d'un mauvais caractère, et médiocrement agréable aux officiers de la ville.»
Biron, quoique catholique, ne se fia pas à cela; il s'enferma dans l'Arsenal, dont il était gouverneur, fit lever les pont-levis et pointer deux couleuvrines sur Paris. Il se garda ainsi, et avec lui quelques personnes, un enfant entre autres, qui avait le malheur d'être un riche héritier. Sa soeur et son beau-frère étaient désespérés de voir l'enfant échapper au massacre. La soeur donna ce spectacle exécrable de venir aux portes de l'Arsenal prier et pleurer pour avoir son petit-frère, qu'elle voulait sauver, disait-elle.
Tout le monde sait l'aventure du jeune Cumont de la Force, qui montra tant de prudence. Caché sous les corps poignardés de son père et de ses frères, du fond de son bain de sang, il entendait toutes sortes de gens qui allaient et venaient, regardaient les enfants morts. Quelques-uns disaient: «Tant mieux! Ce n'est rien de tuer les loups, si l'on ne tue les petits.» D'autres disaient: «C'est dommage.» Mais l'enfant ne bougeait pas. Vers le soir enfin, il voit un homme qui levait les mains au ciel, et disait avec des larmes: «Oh! Dieu punira cela!» Il leva alors la tête tout doucement, et tous bas hasarda ce mot: «Je ne suis pas mort...--Mais comment t'appelles-tu? Menez-moi à l'Arsenal. M. de Biron vous payera bien.»
Que furent dans tout cela les Guises? Moins violents encore qu'avisés. Henri prit pour sa part un homme, le fameux partisan d'Acier, chef renommé des bandes du Midi. Il le sauva, et d'Acier devint son âme damnée. «Pour son corps, il donna son âme.»
Chose populaire pour les Guises, dur contraste à la conduite du roi, qui n'osait sauver personne, et força même Fervacques à tuer son intime ami.
Sauf ce cas toutefois, les Guises, partout ailleurs impitoyables, firent soigneusement tuer leurs ennemis personnels. Le catholique Salcède, par exemple, dix ans auparavant, avait empêché le cardinal de Lorraine, évêque de Metz, de replacer cette ville sous la souveraineté de l'Empire. Ils le firent tuer dans son hôtel; tout le pillage fut réservé et porté à l'hôtel de Guise.
L'aspect du Louvre était bizarre. Charles IX qui, la veille au soir, avait défendu le massacre, le lundi donnait les dépouilles, autorisait le pillage. Il abandonna généreusement aux Suisses, pour salaire du dimanche, le pillage d'un riche lapidaire, qui valait cent mille écus. De moment en moment, des hommes considérables venaient lui demander telle charge: «Elle est remplie.--Non, vacante. Le titulaire est mort.» On la donnait, mais non gratis. Les secrétaires du roi étaient là pour faire prix.
C'est, sans nul doute, ce qui fit tuer le président des Aides, le célèbre Laplace, l'excellent historien. Aimé, estimé et recommandé du roi et de la reine, il n'en fut pas moins égorgé. Deux jours entiers, il resta entre la vie et la mort; on venait toujours lui dire _qu'il était attendu au Louvre_. Il se déroba de chez lui, frappa à trois portes d'amis, mais il n'y avait plus d'amis. Il rentra chez lui pour mourir. Il assembla sa famille, tous ses domestiques et servantes, et leur fit paisiblement une instruction sur les psaumes. On revint, il se décida, dit adieu aux siens. Il n'était pas à quatre pas, que sa mort fit vaquer sa place. On put la demander au Louvre.
Ce Louvre étant une boutique, un comptoir, il devenait ridicule de désapprouver des morts dont on profitait. La reine et Anjou aussi, qui craignaient que Montmorency n'arrivât comme au secours du roi, et livrât bataille aux Guises, persuadèrent à Charles IX qu'il valait mieux prendre la chose sur lui, déclarer _que c'était lui qui avait fait le massacre_, mais pour se défendre d'un complot qu'aurait tramé Coligny.
Dès lors Montmorency n'avait que faire de venir.
Le mardi 26 août, on vit ce misérable mannequin, ce fou sauvage, avec son poil roux hérissé, le teint sinistrement rouge (troisième portrait _Sainte-Geneviève_), marcher solennellement avec sa cour, parmi les morts et les mourants, du Louvre au Palais de Justice, dire ce mensonge au Parlement: «Que c'était lui qui faisait tout.»
Le président de Thou, le premier poltron de France, admira la sagesse du roi, et dit le mot de Louis XI: «Qui nescit dissimulare, nescit regnare.»
Donc, le roi n'est pas un zéro. Donc il est obéi, c'est pour lui obéir qu'on a versé tout ce sang. En sortant, il se croyait roi.
Roi de risée, de honte. Comme il sort, quelqu'un crie: «Il y a ici un huguenot.» Un homme est tiré de sa suite, sans autre façon poignardé. Le fou royal, regardant la foule de cet oeil oblique et loustic (que donne son portrait de jeunesse), dit, pour flatter les assassins: «Si c'était le dernier huguenot!»
Depuis le jour où l'autre Charles, le pauvre idiot Charles VI, siégeait, bavant, riant, pour l'amusement des Anglais, jamais la France n'avait été plus bas.
Les protestants prétendent que les provinces reçurent des ordres écrits de massacre. C'est méconnaître étrangement la prudence de la reine mère. Dans la peur qu'elle avait d'un soulèvement des grandes villes, elle donna à des _quidam_, à des aventuriers qui sollicitaient ces commissions, des lettres, mais de simple créance, pour les gouverneurs et magistrats, avec ordre verbal _d'emprisonner_ les protestants notables. On se disputait ces commissions lucratives, qui, en réalité, constituaient ces drôles chefs de l'exécution et dictateurs du pillage. Partout la chose commença par l'emprisonnement et le massacre des prisons; puis la tuerie de maison en maison, le pillage des boutiques. Les victimes furent partout des marchands et des fabricants. Les listes nominales ne donnent point de gentilshommes. Ils échappèrent apparemment.
Cette grande exécution tomba sur le commerce et l'industrie naissante, et un peu sur la robe. Elle fut extrêmement inégale, très-sanglante ici, et là nulle. De Thou dit qu'on évalue les morts à trente mille, mais qu'on exagère.
La chose fut moins aveugle qu'on ne l'a cru. Elle fut dirigée de manière à rendre le plus possible. Plusieurs en restèrent riches. Ils tirèrent parti de leurs morts jusqu'à vendre la graisse aux apothicaires.
La cour dirigeait si peu, qu'à Meaux, dont la reine mère était comtesse, et où l'explosion eut lieu dès le dimanche, une des premières victimes fut un receveur de la reine qui percevait pour elle la taxe fort dure qu'elle avait mise sur le drap et le vin.
Dans plusieurs lieux, à Meaux, à Lyon, le procureur du roi se mit à la tête de l'exécution. Mais généralement les autorités locales s'en chargèrent, et la justice se tint coi, s'effaça, s'absenta, ignora.
À Troyes, le conseil du massacre se tint chez l'évêque Bauffremont. À Orléans, il se fit sur une lettre de l'évêque Sorbin, prédicateur du roi. À Toulouse l'emprisonnement se fit par le Parlement même; les membres catholiques firent arrêter leurs confrères protestants. Les étudiants, maîtres d'armes, spadassins des écoles, se chargèrent du massacre. Cinq conseillers furent pendus en costume.
En Dauphiné, en Provence, en Auvergne, il n'y eut rien ou presque rien. Les gouverneurs, MM. de Gordes, de Tende, exigeaient des ordres écrits. Le dernier, allié de Montmorency, dit que, même avec ordre, il ne ferait rien. Les protestants, bien avertis, étaient partout armés, leurs anciens chefs tout prêts. Aux gens de la cour qui venaient, Gordes dit: «Montbrun vit encore.»
Rien en Bourgogne, peu ou rien en Picardie et dans le Nord, excepté à Rouen, où on versa beaucoup de sang.
Le 30 août, lettre du roi, envoyée partout pour arrêter le massacre. On y fit si peu d'attention, qu'à Troyes, celui qui l'apportait la garda deux jours dans sa poche, pendant qu'on fit l'exécution.
Du reste, il ne faut pas s'y tromper: la Saint-Barthélemy n'est pas une journée; c'est une saison. On tua par-ci par-là, dans les mois de septembre et d'octobre.
À la Saint-Michel, le jésuite Auger, envoyé du collége de Paris, annonça à Bordeaux que l'archange Michel avait fait le grand massacre, et déplora la mollesse du gouverneur et des magistrats bordelais. Un homme de la cour gourmanda aussi leur lenteur. Le 3 octobre, les jurats, avec des bandes en chapeau rouge, forcèrent le gouverneur à laisser faire l'exécution.
On tua deux cent soixante-quatre personnes, et on ne se fût pas arrêté; mais le reste des protestants avait trouvé un asile au Château-Trompette.
Une industrie existait à Paris. On avait fait des magasins de protestants, où les chefs de l'exécution les tenaient en réserve, sans doute pour les faire financer. Quand ils étaient ruinés, on les tuait.
Le 5 septembre, le roi envoya chercher le capitaine Pézon, qui était un boucher, et lui demanda s'il en restait encore, de ces huguenots: «J'en ai jeté vingt hier à la Seine, dit-il froidement, et j'en ai autant pour demain.» Le roi se mit à rire de voir son amnistie si bien respectée.
Il faudrait désespérer de la nature humaine, si cette férocité avait été universelle. Heureusement, un nombre immense de catholiques détestèrent la Saint-Barthélemy.
Une classe fut admirable, celle des bourreaux. Ils refusèrent d'agir, disant qu'ils ne tuaient qu'en justice.
À Lyon et ailleurs, les soldats refusèrent de tirer, disant qu'ils ne savaient tuer qu'en guerre.
Le long du Rhône, les catholiques, voyant flotter les victimes de Lyon, en poussaient des cris de douleur, invoquaient Dieu contre les assassins.
Si des protestants abjurèrent, en revanche des catholiques, par l'horreur d'un tel événement, furent détachés de leurs croyances. «Cet acte, dit l'un d'eux, me fit dès lors aimer les personnes et la cause de ceux de la Religion.»
Les gens du Parlement sentaient très-bien le coup profond, terrible, que s'était porté le catholicisme. Ils se désespéraient de voir l'antique religion de la France, la royauté, mise plus bas par un fou furieux qu'elle ne fut jadis par un idiot. Ils entreprirent de replâtrer l'idole, insistèrent pour justifier la cour, qui ne le demandait point. Pour laver quelque peu le roi, il fallait réussir à salir les victimes, tirer de quelques protestants des aveux contre l'amiral, un semblant de conspiration. On s'en procura deux, qu'on attrapa dans l'hôtel même de l'ambassadeur d'Angleterre, qui grogna quelque peu et s'apaisa bien vite. L'un, Briquemaut, vénérable vieillard qui avait servi le roi toute sa vie; l'autre, Cavagne, intrépide, énergique. On n'en tira rien que l'honneur, la gloire de Coligny.
On avait apporté ses papiers au Louvre. Les misérables, découvrant sa grande âme, furent surpris et embarrassés. De 1570 à 1572, il avait, tous les soirs, écrit l'histoire des guerres civiles. De plus, longuement élaboré un mémoire sur l'état du royaume; là, son ferme conseil au roi de ne point apanager ses frères. Enfin, un petit mémoire sur la guerre des Pays-Bas; le sens était: «Si vous ne les prenez, l'Angleterre va les prendre.»
En le voyant si Français, si fidèle, tellement citoyen (contre l'Angleterre protestante), les meurtriers baissaient les yeux. Quelqu'un dit: «Cela est très-beau, digne d'être imprimé.» Gondi en détourna le roi, prit ces papiers et les mit dans le feu.
Catherine seule ne sentit rien de cela. Avant qu'on brûlât, elle fit trophée de ces papiers si glorieux pour Coligny, si accablants pour elle, pour ceux qui l'avaient tué. Elle les montra, triomphante, à l'ambassadeur Walsingham: «Le voilà, votre ami! voyez s'il aimait l'Angleterre!--Madame, il a aimé la France.»
Depuis le 24 août, ce n'était plus que fêtes; le temps les favorisait fort. Le clergé fit la sienne, dès le jeudi 28; il publia un jubilé où allèrent le roi et la cour, faisant leurs stations et rendant grâce à Dieu.
Le Parlement ne fut pas en reste; il fonda une fête, une procession annuelle pour le beau jour de la Saint-Barthélemy.
Il était parvenu, grâce à Dieu, à trouver Coligny coupable, s'appuyant des _aveux_ des deux hommes qui n'avaient rien dit. On le condamna à être traîné sur la claie et pendu, «si toutefois on retrouvait son corps,» sinon en effigie. On fit son mannequin fort ressemblant de mise et d'attitude, sans oublier le cure-dent que le taciturne amiral avait si souvent à la bouche. On le brûla en Grève, en même temps qu'on pendait Cavagne et Briquemaut. Le roi alla à l'Hôtel de Ville voir cette fête avec sa mère et le petit roi de Navarre. Seulement Charles IX regardait derrière un rideau.
Pendant plusieurs jours, disent le catholique Brantôme et l'auteur protestant de l'_Estat de la France_, il y avait eu pèlerinage à l'épine des Innocents et pèlerinage à Montfaucon pour voir un je ne sais quoi sans forme, quelque chose de noir, demi-grillé, qu'on disait être le corps de Coligny. Le roi y avait été des premiers avec la cour et la foule des bonnes gens de Paris.
On avait grand soin, dans ces temps, de mener les enfants aux supplices des brigands, aux expositions de voleurs, pour les moraliser et leur imprimer le souvenir de ces exemples salutaires. On conduisit à Montfaucon les petits huguenots, tout nouveaux catholiques, les propres fils de l'amiral. L'aîné, âgé de quinze ans, sanglotait à crever. Le plus jeune, de sept, appelé Dandelot et digne de ce nom, regarda d'un oeil ferme, voyant son père transfiguré comme il le sera dans l'avenir.
FIN DU TOME ONZIÈME
TABLE DES MATIÈRES
Pages.
PRÉFACE I
CHAPITRE PREMIER
HENRI II.--LA COUR ET LA FRANCE.--JARNAC. 1547 9
Esprit romanesque du temps 9
Diane persécute la duchesse d'Étampes 13
CHAPITRE II
LE COUP DE JARNAC. 10 juillet 1547 21
Le roi, la reine et Diane à Saint-Germain 23
Montmorency et Coligny 26
Duel de Jarnac et la Châtaigneraie 29
CHAPITRE III
DIANE.--CATHERINE.--LES GUISES. 1547-1559 36
Anet et la Diane de Goujon 37
Pourquoi Diane aimait Catherine 44
La curée, les dévorants 46
Les Guises et leurs quinze évêchés 49
CHAPITRE IV
L'INTRIGUE ESPAGNOLE 55
Les Jésuites sont un ordre espagnol 56
Combien l'Espagne est romanesque 58
Manuel pour faire des romans 61
Matérialité et verbalité 64
Charles-Quint cède à la réaction 64
CHAPITRE V
LES MARTYRS 74
Moeurs réformées, élan musical 75
Pendant quarante ans, les protestants se laissèrent brûler 77
Lois épouvantables de Charles-Quint 82
Les amitiés des martyrs 86
CHAPITRE VI
L'ÉCOLE DES MARTYRS 89
La mission de Calvin 90
Esprit de Genève anticalviniste 93
Génie légiste de Calvin 94
La Genève de Calvin, les Psaumes 98
CHAPITRE VII
POLITIQUE DES GUISES.--LA GUERRE.--METZ. 1548-1552 103
Folie de leur politique 104
L'aveuglement de Charles-Quint fait leur succès 107
Ils surprennent les Trois-Évêchés et repoussent Charles-Quint (1552) 112
CHAPITRE VIII
RONSARD.--MARIE LA SANGLANTE.--SAINT-QUENTIN. 1553-1558 117
Ronsard contre Rabelais 119
Philippe II épouse Marie, humilie le pape 121
Henri II infidèle à Diane; elle l'occupe de guerre (1556) 127
Défaite et siége de Saint-Quentin; Coligny (1558) 128
CHAPITRE IX
PERSÉCUTIONS.--MORT D'HENRI II. 1558-1559 135
Le chrétien peut-il résister à l'autorité? 136
L'Église de Paris (1555) 140
Chants du Pré-aux-Clercs (mars) 142
Le prêche de la rue Saint-Jacques (4 septembre) 143
Le roi précipite la paix (3, avril 1559) 149
Menace du roi. Sa mort (29 juin) 154
CHAPITRE X
ROYAUTÉ DES GUISES SOUS FRANÇOIS II. 1559-1560 159
Portraits des Guises, de Catherine, de Marie Stuart 160
Le roi de Navarre trahit les protestants 165
Influence de l'Espagne en France 168
Le budget de Philippe II 169
CHAPITRE XI
TERRORISME DES GUISES.--LA RENAUDIE. 1560 174
Puissance du clergé sur le peuple 175
Esprit général de résistance (mars) 178
Les Châtillons et Condé persistent dans l'obéissance 184
Mort de la Renaudie et supplices 187
CHAPITRE XII
MORT DE FRANÇOIS II ET CHUTE DES GUISES. 1560 193
Catherine espionnée par Marie Stuart 195
Le chancelier de L'Hôpital 198
Assemblée de Fontainebleau (21 août) 200
Navarre et Condé se livrent 203
Mort de François II (3 décembre) 205
CHAPITRE XIII
CHARLES IX.--LE TRIUMVIRAT.--POISSY ET PONTOISE. 1561 207
États généraux d'Orléans (13 décembre 1560) 208
Le clergé s'adresse à l'Espagne (mai 1561) 214
Colloque de Poissy (septembre) 218
Bataille du faubourg Saint-Marceau (27 septembre) 224
CHAPITRE XIV
INTRIGUE DES GUISES EN ALLEMAGNE. 1562. 232
Leur conversion simulée au protestantisme 236
CHAPITRE XV
MASSACRE DE VASSY. 1562, 1er mars 240
CHAPITRE XVI
PREMIÈRE GUERRE DE RELIGION, 1562-1563 249
Les Guises s'emparent du roi et de sa mère 250
Coligny refuse d'appeler l'étranger 251
Le parti de l'étranger 252
La Saint-Barthélemy de 1562 260
Bataille de Dreux (19 décembre 1562) 265
Guise assassiné (18 février 1563) 271
CHAPITRE XVII
LA PAIX, ET POINT DE PAIX, 1563-1564 274
L'Espagne domine Catherine 275
La balance était impossible 277
Les protestants assassinés partout 280
CHAPITRE XVIII
LE DUC D'ALBE.--LA SECONDE GUERRE CIVILE. 1564-1567 284
Entrevue de Bayonne (juin 1565) 287
Le duc d'Albe aux Pays-Bas (1567) 288
Coligny propose de s'emparer du roi 289
Le _Contr'un_ de la Boétie 289
Bataille de Saint-Denis (10 novembre 1567) 290
CHAPITRE XIX
SUITE.--CONQUÊTE DE LA LIBERTÉ RELIGIEUSE. 1568-1570 294
Débâcle morale du vieux parti 295
Henri d'Anjou, général à seize ans 298
Mort de Condé à Jarnac (13 mars 1569) 302
Montcontour (3 octobre) 304
Coligny impose la paix (8 août 1570) 307
CHAPITRE XX
CHARLES IX CONTRE PHILIPPE II. 1570-1572 309
Catherine, tout italienne, n'aimait qu'Anjou 312
Jalousie de Charles IX 314
Ses vers, sa violence, son amour 316
Il veut marier son frère en Angleterre (1570) 317
Il agit pour les Turcs 321
CHAPITRE XXI
COLIGNY À PARIS.--OCCASION DE LA SAINT-BARTHÉLEMY. 1572 324
Situation de Coligny; sa tristesse, son isolement 327
Devait-il venir à Paris? 334
Incertitudes de Catherine 340
Échec des protestants (9 juillet) et découragement du roi 341
CHAPITRE XXII
LES NOCES VERMEILLES. Août 1572 343
Coligny devait rester à Paris 345
Jalousie des Anglais et froideur d'Orange 347
Mariage de Navarre (18 août) 349
Anjou, menacé par son frère, complote avec Guise 354
CHAPITRE XXIII
BLESSURE DE COLIGNY.--CHARLES IX CONSENT À SA MORT. 22-23 août 1572 358
Coligny blessé essaye d'éclairer le roi 362
La reine et Gondi l'effrayent et obtiennent le massacre 365
CHAPITRE XXIV
MORT DE COLIGNY ET MASSACRE DU LOUVRE. 22-26 août 1572 372
CHAPITRE XXV
QUELLE PART PARIS PRIT AU MASSACRE. Août 1572 385
Douceur de quelques capitaines 388
Le capitaine Charpentier fait tuer Ramus 389
CHAPITRE XXVI
SUITE. Août, septembre, octobre 1572 394
Lundi 25 août. Guise à Paris malgré le roi 395
Massacre des marchands protestants 396
Mardi 26. Le roi se déclare auteur du massacre 401
La Saint-Barthélemy des provinces 403
Le Parlement condamne Coligny 405
PARIS.--IMPRIMERIE MODERNE, Barthier, directeur, rue J.-J.-Rousseau, 61.