Histoire de France 1466-1483 (Volume 8/19)
Part 25
Heureux roi! Gâté de la fortune, violenté... «demandant peu et recevant trop...» Ses amis, Rim et Coppenole, vinrent lui apporter ce splendide traité, la couronne de son règne. Ils furent bien étonnés de trouver le grand roi dans ce petit donjon, derrière ces grilles de fer, ces moineaux de fer, ce guet terrible, une prison enfin, si bien gardée qu'on n'entrait plus. Le roi y était consigné; il était si maigre et si pâle qu'il n'eût osé se montrer. Toujours actif du reste, au moins d'esprit. Ce qui restait de plus vivant en lui, c'était l'âpreté du chasseur, le besoin de la proie; seulement, ne pouvant plus sortir, il allait un peu de chambre en chambre avec des petits chiens dressés exprès, et chassait aux souris.
Les Flamands furent reçus le soir, avec peu de lumières, dans une petite chambre. Le roi, qui était dans un coin et qu'on voyait à peine dans sa riche robe fourrée (il s'habillait richement vers la fin), leur dit, en articulant difficilement[441], qu'il était fâché de ne pouvoir se lever ni se découvrir. Il causa un moment avec eux, puis fit apporter l'Évangile sur lequel il devait jurer. «Si je jure de la main gauche, dit-il, vous m'excuserez, j'ai la droite un peu faible.» Et en effet, elle était déjà comme morte, tenue par une écharpe[442].
[Note 441: Il ne pouvait plus déjà prononcer la lettre R.]
[Note 442: Cependant il réfléchit sans doute qu'un traité _juré de la main gauche_ pourrait bien être un jour annulé sous ce prétexte, et il toucha l'Évangile du coude droit, ce qui fit rire les Flamands: «Cubito etiam dextro multum ridiculè...» _Pseudo-Amelgardi, lib. XI._]
Ce mariage flamand rompait le mariage anglais, cette paix faisait une guerre. Mais, comme il était dit qu'à ce moment tout réussirait au mourant par delà ses voeux, l'Angleterre ne fit rien. Sa fureur fut pourtant extrême. Répudiée par la France, elle l'était encore par l'Écosse. Deux mariages rompus à la fois, deux filles d'Édouard dédaignées; Édouard s'en consola à table, et tant qu'il y mourut. Louis XI lui survécut. Les tragédies qui suivirent le mettaient en repos[443].
[Note 443: Richard III lui écrivit, lui demanda amitié (c'est-à-dire pension), mais le roi, au rapport de Commines: «Ne voulut répondre à ses lettres, ni ouïr le messager, et l'estima très-cruel et mauvais.»]
Tout allait bien pour lui, il était comblé de la fortune... seulement il mourait. Il le voyait, et il semble qu'il se soit inquiété du jugement de l'avenir. Il se fit apporter les Chroniques de Saint-Denis[444], les voulut lire, et sans doute y trouva peu de chose. Le moine chroniqueur pouvait, encore moins que le roi, distinguer, parmi tant d'événements, les résultats du règne, ce qui en resterait.
[Note 444: La première idée qui se présente, c'est qu'il craignait que les moines n'eussent fait de l'histoire une satire. Il semble pourtant qu'il ait été curieux de l'histoire pour elle-même. Dans l'acte où il confirme la chambre des comptes d'Angers, il parle avec une sorte d'enthousiasme de ce riche dépôt de documents. V. _Du Puy, Inventaire du Trésor des chartes_, II, 61, et l'Art de vérifier les dates (Anjou, 1482).]
Une chose restait d'abord, et fort mauvaise. C'est que Louis XI, sans être pire que la plupart des rois de cette triste époque[445], avait porté une plus grave atteinte à la moralité du temps. Pourquoi? _Il réussit._ On oublia ses longues humiliations, on se souvint des succès qui finirent; on confondit l'astuce et la sagesse. Il en resta pour longtemps l'admiration de la ruse, et la religion du succès[446].
[Note 445: Observation fort juste de M. de Sismondi. Le savant Legrand, parfois un peu simple, parle en plusieurs endroits de la _bonté_ de Louis XI. Cela est fort... Néanmoins, Commines assure qu'il détesta la trahison de Campobasso et la cruauté de Richard III. La Chronique scandaleuse, qui ne lui est pas toujours favorable, remarque qu'il cherchait à éviter, dans la guerre même, l'effusion du sang, ce qui est confirmé par son ennemi Molinet: «Il aymeroit mieux perdre dix mille escus que le moindre archier de sa compagnie.»--Il n'en est pas moins sûr qu'il fut cruel, surtout dans l'expulsion et le renouvellement des populations de Perpignan et d'Arras.--Le fait suivant me semble atroce: Avril 1477, Jean Bon ayant été condamné à mort «pour certains grans cas et crimes par luy commis envers la personne du Roy... laquelle condampnacion fut despuis, du commandement du dict seigneur, en charité et miséricorde, modéré, et condampné le dit Jean le Bon seulement à avoir les yeux pochés et estains,» il fut rapporté que le dit Jean Bon voyait encore d'un oeil. En conséquence de quoi Guinot de Lozière, prévôt de la maison du roi, par ordre dudit seigneur, décerna commission à deux archers d'aller visiter Jean Bon, et s'il voyait encore «de lui faire parachever de pocher et estaindre les yeux.» Communiqué par MM. Lacabane et Quicherat. L'original se trouve dans le vol. 171 des _titres scellés de Clairambault, à la Biblioth. royale_.]
[Note 446: La fausse et dure maxime avec laquelle Commines enterre son ancien maître «Qui a le succès a l'honneur.»]
Un autre mal, très-grave, et qui faussa l'histoire, c'est que la féodalité, périssant sous une telle main, eut l'air de périr victime d'un guet-apens[447]. Le dernier de chaque maison resta le _bon_ duc, le _bon_ comte. La féodalité, ce vieux tyran caduc, gagna fort à mourir de la main d'un tyran.
[Note 447: Lire les touchantes complaintes d'Olivier de la Marche sur la maison de Bourgogne, de Jean de Ludre sur la maison d'Anjou (_ms. de la Bibliothèque de Nancy_), etc., etc. J'y reviendrai à l'occasion de la réaction féodale sous Charles VIII.]
Sous ce règne, il faut le dire, le royaume, jusque-là tout ouvert, acquit ses indispensables barrières, sa ceinture[448] de Picardie, Bourgogne, Provence et Roussillon, Maine et Anjou. Il se ferma pour la première fois, et la paix perpétuelle fut fondée pour les provinces du centre.
[Note 448: Première ceinture du royaume plus importante encore pour sa vitalité et sa durée que la seconde ceinture, les beaux accessoires de Flandre, Alsace, etc.]
«Si je vis encore quelque temps, disait Louis XI à Commines, il n'y aura plus dans le royaume qu'une Coutume, un poids et une mesure. Toutes les Coutumes seront mises en français, dans un beau livre[449]. Cela coupera court aux ruses et pilleries des avocats; les procès en seront moins longs... Je briderai, comme il faut, ces gens du Parlement... Je mettrai une grande police dans le royaume.»
[Note 449: Dans une lettre à Du Bouchage, il exprime les mêmes idées, et veut, pour comparer, qu'on lui cherche les _coutumes_ de Florence et de Venise. Preuves de Duclos, IV, 449.]
Commines ajoute encore qu'il avait bon vouloir de soulager ses peuples, qu'il voyait bien qu'ils étaient accablés, qu'il sentait avoir par là «fort chargé son âme...»
S'il eut ce bon mouvement, il n'était plus à même de le suivre, la vie lui échappait.
Déjà, tant redouté fût-il, il voyait les malveillances qui voulaient se produire; la résistance commençait et la réaction.
Le Parlement avait refusé l'enregistrement de plusieurs édits, lorsqu'un règlement vexatoire de la police des grains lui donna une occasion populaire de se montrer plus hardiment encore. La récolte avait été mauvaise, on craignait la famine. Un évêque, ancien serviteur de René, que le roi avait fait son lieutenant à Paris, assembla les gens de la ville et fit voter des remontrances. Le Parlement fit crier dans les rues que l'on commencerait comme auparavant, sans égard à l'édit du roi.
S'il faut en croire quelques modernes[450], La Vacquerie, premier président, qui venait à la tête du Parlement apporter les remontrances, tint tête à Louis XI, ne s'émut point de ses menaces, offrit sa démission et celle de ces collègues. Le roi, radouci tout à coup, aurait remercié pour ces bons conseils, et docilement eût révoqué l'édit.
[Note 450: L'autorité la plus ancienne, celle de Bodin, n'est pas fort imposante (République, livre III, ch. IV). Rien dans les Registres du Parlement.]
Cette bravoure des parlementaires n'est pas bien sûre. Ce qui l'est, c'est que leurs gens, tout le peuple de robe, recommençait dans Paris la maligne petite guerre qu'ils lui avaient faite au temps du Bien public[451].
[Note 451: C'est, je crois, l'origine de tant de contes sur Louis XI et ses serviteurs, par exemple sur Tristan l'hermite, fort âgé sous ce règne, et qui probablement agit moins que beaucoup d'autres. Les traditions sur les petites images au chapeau, etc., ne sont pas invraisemblables, quoiqu'elles aient été recueillies d'abord par un ennemi, Seyssel, l'homme de la maison d'Orléans, par un conteur gascon, Brantôme.]
Leurs imaginations travaillaient fort sur ce noir Plessis où l'on n'entrait plus, sur le vieux malade qu'on ne voyait pas. Ils en faisaient (à l'oreille) mille contes effrayants, ridicules. Le roi, disait-on, dormait toujours, et pour ne pas dormir, il avait fait venir des bergers du Poitou, qui jouaient de leurs instruments devant lui, sans le voir... Autres contes plus sombres: Les médecins faisaient, pour le guérir, «de terribles et merveilleuses médecines...» Et, si vous aviez voulu savoir absolument quelles médecines on entendait, on aurait fini par vous dire bien bas que pour rejeunir sa veine épuisée, il buvait le sang des enfants[452].
[Note 452: On a dit aussi du pape Innocent VIII, comme de beaucoup d'autres souverains, qu'il essaya de guérir par la transfusion du sang.--«Humano sanguine, quem ex aliquot infantibus sumptum hausit, salutem comparare vehementer sperabat.» Gaguinus, fr. CLX verso. Pour le pape, voyez le Diario di Infessura, p. 1241, ann. 1392.]
Il est curieux de voir comme, à mesure que le roi baisse, le greffier qui écrit la Chronique scandaleuse[453] devient hostile, hardi. Après avoir parlé des bergers et des musiciens: «Il fit venir aussi, dit-il, grand nombre de bigots, bigotes et gens de dévotion, comme ermites et saintes créatures, pour sans cesse prier Dieu qu'il ne mourût pas.»
[Note 453: Par exemple, il lui fait dire au Dauphin «qu'eût été rien du tout sans Olivier-le-Daim.» Jean de Troyes, éd. Petitot, XIV, 107.]
Il s'obstinait à vouloir vivre. Il avait obtenu du roi de Naples qu'il lui envoyât «le bon saint homme» François de Paule; il le reçut comme le pape, «se mettant à genoux devant lui, afin qu'il lui plût allonger sa vie.»
Sauf ces pauvretés et ces bizarreries de malade, il avait son bon sens. Il alla voir le dauphin, et lui fit jurer de ne rien changer aux grands offices, comme il l'avait fait lui-même, à son dommage, lors de son avénement. Il lui recommanda d'en croire les princes de son sang (il voulait dire Beaujeu), de se fier à du Bouchage, Guy Pot et Crèvecoeur, à Doyat et maître Olivier.
De retour au Plessis, il prit son parti, et ordonna à tous ses serviteurs d'aller rendre leurs respects «au Roi».
C'est ainsi qu'il désigna le dauphin.
Tout superstitieux qu'il pouvait être, il ne donna pas grande prise aux prêtres[454], qui ne demandaient pas mieux que de profiter de son affaiblissement. Son évêque, celui de Tours, près duquel il vivait et dont il avait demandé les prières, en prit occasion pour le conseiller, lui dire qu'il devrait alléger les taxes et surtout amender tant de choses qu'il avait faites contre les évêques. Il en avait, il est vrai, tenu en prison trois ou quatre, Balue entre autres, de plus fait arrêter le légat à Lyon. Le roi répondit que pour parler ainsi, il fallait être bien ignorant des affaires, n'en pas connaître les nécessités, ou plutôt être ennemi du roi et du royaume, vouloir le perdre. Il dicta une lettre au chancelier, forte et sévère, le chargea de réprimander vertement l'archevêque et de «faire justice[455]». Le chancelier fit la semonce, et rappela au prélat que le roi était sacré, tout aussi bien que les évêques, et sacré de la sainte ampoule qui venait du ciel.
[Note 454: Ni aux astrologues, ni aux médecins, quoiqu'il se servît des uns et des autres. Pour les astrologues, malgré la tradition recueillie par Naudé (Lenglet, IV, 291), d'autres anecdotes (l'âne qui en sait plus que l'astrologue, etc.) feraient croire qu'il s'en moquait.
Quant aux médecins: «Il estoit enclin à ne vouloir croire le conseil des médecins.» Commines, livre VI, ch. VI. Les dix mille écus par mois donnés à Coctier s'expliquent par l'_or potable_ et autres médecines coûteuses.
Coctier peut-être ne recevait pas tout, comme médecin, mais comme président des comptes, et pour de secrètes affaires politiques.]
[Note 455: Duclos, Preuves.]
La sainte ampoule fut le dernier remède auquel le roi s'avisa de recourir. Il la demanda à Reims, et, sur le refus de l'abbé de Saint-Remy, il obtint du pape autorisation de la faire venir[456]. Il avait l'idée de s'oindre de nouveau et de renouveler son sacre, pensant apparemment qu'un roi sacré deux fois durerait davantage.
[Note 456: Il était alors au mieux avec le pape. Il avait acheté son neveu qui était venu, comme légat, imposer la paix à Maximilien. Autre faveur: «Le pape donne à Louis XI permission de se choisir un confesseur pour commuer les voeux qu'il peut avoir faits.» _Archives, Trésor des chartes_, J. 463.]
Il avait bien recommandé qu'on l'avertît doucement de son danger.
Ceux qui l'entouraient n'en tinrent compte, et lui dirent durement, brusquement, qu'il fallait mourir. Il expira le 24 août 1483, en invoquant Notre-Dame d'Embrun.
Il avait donné en finissant beaucoup de bons conseils, réglé sa sépulture. Il voulait être enterré à Notre-Dame de Cléry, et non à Saint-Denis avec ses ancêtres.
Il recommandait qu'on le représentât sur son tombeau, non vieux, mais dans sa force, avec son chien, son cor de chasse, en habit de chasseur.
FIN DU HUITIÈME VOLUME.
TABLE DES MATIÈRES
LIVRE XV
Pages.
CHAPITRE PREMIER
LOUIS XI REPREND LA NORMANDIE, CHARLES LE TÉMÉRAIRE ENVAHIT LE PAYS DE LIÉGE, 1466-1468 1
Industrie de Liége et de Dinant; commerce avec la France; esprit français 3
Libertés de Liége 9
Génie niveleur; les _haï-droits_ 15
Rivalité politique et commerciale des sujets du duc de Bourgogne 20
qui fait son neveu évêque de Liége 24
Troubles fomentés par la France 26
Les modérés se retirent; violence de Raes 29
1465. Liége s'adresse aux Allemands 33
21 avril, au roi de France. 37
Liége et Dinant défient le duc 38
Octobre, sont abandonnés par Louis XI 47
Décembre. _Pitieuse paix_ de Liége 48
1466. Janvier. Louis XI reprend la Normandie 54
CHAPITRE II
--SUITE--
SAC DE DINANT, 1466 55
1466. Comment le roi regagna les maisons de Bourbon, 58
d'Anjou, d'Orléans, et le connétable de Saint-Pol 61
Charles le Téméraire menace Dinant 64
La _dinanderie_ 67
Les bannis de Liége à Dinant, la _Verte tente_ 70
18 août, Dinant assiégée, 76
27-30, saccagée, brûlée 80
CHAPITRE III
ALLIANCE DU DUC DE BOURGOGNE ET DE L'ANGLETERRE.--REDDITION DE LIÉGE, 1466-1467 85
Négociations de Charolais avec Édouard, de Warwick avec Louis XI 89
15 juin. Mort de Philippe le Bon, avénement de Charles et révolte de Gand 91
Misère et anarchie de Liége 95
Le duc de Bourgogne prend des Anglais à sa solde 98
26 juin. Le roi arme Paris 99
28 octobre. Le duc bat les Liégeois à Saint-Trond 105
Soumission de Liége 107
Novembre. Entrée du duc et sa sentence sur Liége 110
CHAPITRE IV
PÉRONNE.--DESTRUCTION DE LIÉGE, 1468 115
1468. Projets du duc de Bourgogne, ses finances, etc. 116
Équivoque sur les mots _aide_ et _fief_ 119
Avril. Les princes appelant l'Anglais, le roi convoque les États généraux 121
Le duc épouse Marguerite d'York 123
10 septembre. Le Breton se soumet au roi (Ancenis); les bannis rentrent à Liége 126
Le roi, craignant une descente anglaise, traite avec le duc 128
9 octobre et va le trouver à Péronne, où il est prisonnier 130
Les Liégeois vont prendre leur évêque à Tongres 136
Le roi signe le traité de Péronne 140
et suit le duc à Liége 141
31 octobre. Prise et destruction de Liége 146
Le roi rentre en France 149
LIVRE XVI
CHAPITRE PREMIER
DIVERSIONS D'ANGLETERRE.--MORT DU FRÈRE DE LOUIS XI.--BEAUVAIS. 1469-1472 154
1469. Humiliation de Louis XI et de Warwick 156
Le duc s'engage dans les affaires d'Allemagne 157
10 juin. Le roi (malgré la trahison de Balue) éloigne son frère du duc en lui donnant la Guyenne 159
11 juillet. Warwick marie sa fille à Clarence 160
Trois rois dans la main de Warwick 161
Ses deux rôles, impossibles à concilier 162
1470. Mai. Il est obligé de se retirer en France 167
Septembre. Il marie sa fille au fils de Marguerite d'Anjou et rentre en Angleterre; Édouard en Hollande 168
1471. Février. Le roi reprend Amiens, etc. 169
Mars. Le duc renvoie Édouard en Angleterre 172
Avril, mai. Warwick défait à Barnet, Marguerite à Teukesbury 174
Péril de la France, projets de partage 176
1472. 24 mai. Mort du frère de Louis XI 180
Juin-juillet. Invasion du duc de Bourgogne, qui échoue devant Beauvais 181
CHAPITRE II
DIVERSION ALLEMANDE, 1473-1475 187
Violence du duc; il accuse les Flamands 188
Discorde de son empire; besoin d'unir, de centraliser, d'arrondir 188
Projet de rétablir le grand royaume de Bourgogne 192
Dissolution de l'empire d'Allemagne, et surtout du Rhin 194
1473. Août. Le duc s'adjuge la Gueldre 196
Son entrevue avec l'empereur 199
Novembre. Il se fait nommer avoué de Cologne 200
Décembre, et occupe les places frontières de Lorraine 201
Il visite ses possessions d'Alsace 201
Tyrannie d'Hagenbach 202
1474. Soulèvement de l'Alsace, soutenue de l'Autriche, des Suisses et de la France 206
2 janvier. Traité du roi avec les Suisses 207
Mai. Mort d'Hagenbach; traité du duc avec l'Angleterre 209
19 juillet. Guerre de Cologne, siége de Neuss 211
Novembre, les Suisses envahissent la Comté 212
1475. Mars, mai. Le duc, attaqué par la France et l'Empire, 216
26 juin, lève le siége de Neuss 217
CHAPITRE III
DESCENTE ANGLAISE, 1475 219
Juillet. Les Anglais ne sont reçus ni par le duc, ni par Saint-Pol 221
29 août. Le roi les décide à traiter (Pecquigny) 224
Punition d'Armagnac (1473) 228
et de Saint-Pol 229
19 décembre, livré par le duc et exécuté 232
Le duc maître de la Lorraine 234
Sa colère contre les Flamands 235
Ses projets sur les états du Midi 241
LIVRE XVII
CHAPITRE PREMIER
GUERRE DES SUISSES: BATAILLE DE GRANSON ET DE MORAT, 1476 243
1476. État de la Suisse 244
---- de la Savoie, de Vaud et de Neufchâtel 246
3 mars. Le duc battu à Granson 248
Louis XI à Lyon 252
Le duc, malade à Lausanne, relevé par la Savoie, etc. 254
10 juin, assiége Morat 256
22 juin, est battu devant Morat 258
CHAPITRE II
NANCY. MORT DE CHARLES LE TÉMÉRAIRE, 1476-1477 263
Le duc n'obtient rien de ses sujets 264
Sa mélancolie 266
22 octobre. Il assiége Nancy 268
René loue une armée suisse 269
1477, 5 janvier, et bat le duc de Bourgogne 274
qui est tué 277
CHAPITRE III
CONTINUATION.--RUINE DU TÉMÉRAIRE.--MARIE ET MAXIMILIEN, 1477 281
Le roi saisit la Picardie et les Bourgognes 282
Février. Troubles de Flandre 286
Hugonet, Humbercourt; Crèvecoeur 288
4 mars, le roi se sert d'eux pour avoir Arras 290
31 mars. Marie essaye de sauver Hugonet et Humbercourt 295
3 avril, exécutés 298
27 avril. Son mariage conclu avec Maximilien 301
CHAPITRE IV
OBSTACLES AUX PROGRÈS DU ROI.--DÉFIANCE.--PROCÈS DU DUC DE NEMOURS, 1477-1479 303
Efforts du roi pour assurer Boulogne, Arras, etc. 305
4 mai. Il perd et reprend Arras 306
Le Flamand Olivier, envoyé en vain à Gand 310
27 juin. Tournai défendu 311
18 août. Revers du roi; mariage de Maximilien et de Marie 314
4 août. Mort du duc de Nemours; ses révélations 316
1478. Les Anglais menacent Louis XI, l'arrêtent au Nord, 320
et les Suisses s'éloignent de lui 321
Il abandonne le Hainaut et Cambrai 321
1479. Il réforme l'armée, éloigne Dammartin 322
7 août. Guinegate, _bataille des éperons_ 323
Troubles des Pays-Bas 325
Le roi se relève, regagne les Suisses, contient les Anglais 326
CHAPITRE V
LOUIS XI TRIOMPHE, RECUEILLE ET MEURT, 1480-1483 328
1480. Louis XI survit à la plupart des princes voisins; 329
il domine ou menace tous les grands fiefs: Bretagne, Anjou, Provence 331
Louis XI, malade, défiant; procès par commissaires 337
1481. Procès du duc de Bourbon 337