Histoire de France 1415-1440 (Volume 6/19)

Part 24

Chapter 242,829 wordsPublic domain

Comment égorgé, et pourquoi? c'est ce qui était plus horrible que la mort même. C'étaient des offrandes au Diable. Il invoquait les démons Barron, Orient, Belzébut, Satan et Bélial. Il les priait de lui accorder: «l'or, la science et la puissance.» Il lui était venu d'Italie un jeune prêtre de Pistoïa, qui promettait de lui faire voir ces démons. Il avait aussi un Anglais qui aidait à les conjurer. La chose était difficile. Un des moyens essayés c'était de chanter l'office de la Toussaint en l'honneur des malins esprits. Mais cette dérision du saint sacrifice ne leur suffisait pas. Il fallait à ces ennemis du Créateur quelque chose de plus impie encore, le contraire de la création, la dérision meurtrière de l'image vivante de Dieu... Retz offrait parfois à son magicien le sang d'un enfant, sa main, ses yeux et son coeur.

Cette religion du Diable avait cela de terrible que peu à peu l'homme étant parvenu à détruire en soi tout ce qu'il avait de l'homme, il changeait de nature et se faisait Diable. Après avoir tué pour son maître, d'abord sans doute avec répugnance, il tuait pour lui-même avec volupté[555]. Il jouissait de la mort, encore plus de la douleur; d'une chose si cruellement sérieuse, il avait fini par se faire un passe-temps, une farce; les cris déchirants, le râle, flattaient son oreille, les grimaces de l'agonisant le faisaient pâmer de rire; aux dernières convulsions, il s'asseyait, l'effroyable vampire, sur sa victime palpitante[556].

[Note 555: «Et ledit sire prenoit plus de plaisir à leur couper ou voir couper la gorge qu'à... Il leur faisoit couper le col par derrière pour les faire languir.» _Bibl. royale, mss. 493, F._]

[Note 556: _Archives de Nantes_, déposition de Griart, témoin et complice.]

Un prédicateur d'une imagination grande et terrible[557] a dit que dans la damnation le feu était la moindre chose, que le supplice propre au damné, c'était le progrès infini dans le vice et dans le crime, l'âme s'endurcissant, se dépravant toujours, s'enfonçant incessamment dans le mal de minute en minute (en progression géométrique!) pendant une éternité... Le damné dont nous parlions semble avoir commencé sur cette terre des vivants l'effroyable descente du mal infini.

[Note 557: M. Monnod fils; tous ceux qui l'ont entendu en tremblent encore.]

Ce qui est triste à dire, c'est qu'ayant perdu toute notion du bien, du mal, du jugement, il eut toujours jusqu'au bout bonne opinion de son salut. Le misérable croyait avoir attrapé à la fois le Diable et Dieu. Il ne niait pas Dieu, il le ménageait, croyant corrompre son juge avec des messes et des processions. Le Diable, il ne s'y fiait qu'à bon escient, faisant toujours ses réserves, lui offrant tout, «hors sa vie et son âme[558].» Cela le rassurait. Quand on le sépara de son magicien, il lui dit en sanglotant ces étranges paroles: «Adieu François, mon ami, je prie Dieu qu'il vous donne bonne patience et connaissance, et soyez certain que, pourvu que vous ayez bonne patience et espérance en Dieu, nous nous entreverrons en la grant joie du Paradis[559].»

[Note 558: _Bibl. royale, ms. 493, F._]

[Note 559: _Archives de Nantes._]

Il fut condamné au feu et mis sur le bûcher, mais non brûlé. Par ménagement pour sa puissante famille et pour la noblesse en général, on l'étrangla, avant que la flamme l'eût touché. Le corps ne fut pas mis en cendres. «Des damoiselles de grant estat[560]» vinrent le chercher à la prairie de Nantes où était le bûcher, lavèrent le corps de leurs nobles mains, et avec l'aide de quelques religieuses l'enterrèrent dans l'église des Carmes fort honorablement.

[Note 560: Jean Chartier.]

* * * * *

Le maréchal de Retz avait poursuivi son horrible carrière pendant quatorze ans, sans que personne osât l'accuser. Il n'eût jamais été accusé ni jugé sans cette circonstance singulière que trois puissances, ordinairement opposées, semblent s'être accordées pour sa mort: le duc, l'évêque, le roi. Le duc voyait les Laval et les Retz occuper une ligne de forteresses sur les Marches du Maine, de Bretagne et de Poitou; l'évêque était l'ennemi personnel de Retz, qui ne ménageait ni églises, ni prêtres; le roi enfin, à qui il avait rendu des services et sur lequel peut-être il comptait, ne voulait plus défendre les brigands qui avaient fait tant de tort à sa cause. Le connétable de France, Richemont, frère du duc de Bretagne, était l'implacable ennemi des sorciers, aussi bien que des écorcheurs; c'était sans doute par son conseil que deux ans auparavant, le dauphin, tout jeune encore, avait été envoyé pour pacifier ces Marches et s'était fait livrer un des lieutenants du maréchal de Retz en Poitou[561]. Cette rigueur du roi prépara sans doute sa chute, et enhardit le duc de Bretagne à faire agir contre lui l'évêque et l'inquisiteur.

[Note 561: _Bibl. royale. Legrand, Hist. ms. de Louis XI._]

Une justice qui dépendait d'un si rare accord de circonstances ne devait pas se reproduire aisément. Il n'y avait guère d'exemple qu'un homme de ce rang fût puni[562]. D'autres peut-être étaient aussi coupables. Ces hommes de sang, qui peu à peu rentraient dans leurs manoirs après la guerre, la continuaient, et plus atroce encore, contre les pauvres gens sans défense.

[Note 562: On trouva et l'on punit des Retz dans les rangs inférieurs. La même année (1440) on pendit à Paris un homme, «lequel estoit coustumier, quand il véoit ung petit enffant au maillot ou autrement, il l'ostoit à la mère, et tantost le gettoit au feu sans pitié.» Journal du Bourgeois.]

Voilà le service que les Anglais nous avaient rendu, la réforme qu'ils avaient accomplie dans nos moeurs. Telle ils laissaient la France... Ils avaient fait entendre, sur le champ même d'Azincourt, qu'ils avaient reçu de Dieu plein pouvoir pour la châtier, l'amender. Jeune en effet et bien légère avait été cette France de Charles VI et de Charles d'Orléans. Les Anglais à coup sûr étaient gens plus sérieux. Examinons ce que nos sages tuteurs avaient fait de nous, dans un séjour de vingt-cinq ans.

D'abord, ce par quoi la France est la France, l'unité du royaume, ils l'avaient rompue. Cette heureuse unité avait été la trêve aux violences féodales, _la paix du roi_; paix orageuse encore, mais, à la place, les Anglais laissaient partout une horrible petite guerre. Grâce à eux, ce pays se trouvait reporté en arrière, jusque dans les temps barbares; il semblait que, par dessus cette tuerie d'un million d'hommes, ils avaient tué deux ou trois siècles, annulé la longue période où nous avions péniblement bâti cette monarchie.

La barbarie reparaissait, moins ce qu'elle eut de bon, la simplicité et la foi. La féodalité revenait, mais non ses dévouements, ses fidélités, sa chevalerie. Ces revenants féodaux apparaissaient comme des damnés qui rapportaient de là-bas des crimes inconnus.

Les Anglais avaient beau se retirer, la France continuait de s'exterminer elle-même. Les provinces du Nord devenaient un désert, les landes gagnaient; au centre, nous l'avons vu, la Beauce se couvrait de broussailles; deux armées s'y cherchèrent et se trouvèrent à peine. Les villes, où tout le peuple des campagnes venait chercher asile, dévoraient cette foule misérable et n'en restaient pas moins désolées. Nombre de maisons étaient vides, on ne voyait que portes closes qui ne s'ouvraient plus[563], les pauvres tiraient de ces maisons tout ce qu'ils pouvaient pour se chauffer[564]. La ville se brûlait elle-même. Jugeons des autres villes par celle-ci, la plus populeuse, celle où le gouvernement avait siégé, où résidaient les grands corps, l'Université, le Parlement. La misère et la faim en avaient fait un foyer de dégoûtantes maladies contagieuses, qu'on ne distinguait pas trop, mais qu'on appelait au hasard la peste. Charles VII entrevit cette chose affreuse qu'on nommait encore Paris; il en eut horreur et il se sauva... Les Anglais n'essayaient pas d'y revenir. Les deux partis s'éloignaient, comme de concert. Les loups seuls venaient volontiers; ils entraient le soir, cherchant les charognes; comme ils ne trouvaient plus rien aux champs, ils étaient enragés de faim et se jetaient sur les hommes. Le contemporain, qui sans doute exagère, assure qu'en septembre 1438, ils dévorèrent quatorze personnes entre Montmartre et la porte Saint-Antoine[565].

[Note 563: Les gens du roi s'informaient curieusement de ces maisons abandonnées, des morts, des testaments, des héritiers, afin d'en tirer quelque chose: «Ils alloient parmy Paris, et quand ils véoient huys fermés, ils demandoient aux voisins d'entour: «Pourquoi sont ces huys fermés?--Ha! sire, respondoient-ils, les gens en sont trespassés.--Et n'ont-ils nuls hoirs qui y fussent demouré.--Ha! sire, ils demourent ailleurs, etc.» Journal du Bourgeois.]

[Note 564: «Défense d'abattre et de brûler les maisons désertes.» Ordonnances, XIII, 31 janvier 1432.]

[Note 565: Journal du Bourgeois. «Et si mangèrent un enffent de nuit en la place aux Chats, derrière les Innocents.» Ibidem. Ces loups étranglèrent par le plat pays plus de soixante à quatre-vingts personnes. (Jean Chartier.)]

Ces terribles misères sont exprimées, bien faiblement encore, dans la «Complainte du pauvre commun et des pauvres laboureurs[566].» C'est un mélange de lamentations et de menaces; les malheureux affamés avertissent l'Église, le roi, les bourgeois et marchands, les seigneurs surtout: «Que le feu est bien près de leurs hostels.» Ils appellent le roi à leur secours... Mais que pouvait Charles VII? ce roi de Bourges, cette faible et mesquine figure[567], comment espérer qu'elle imposerait à tant d'hommes audacieux le respect et l'obéissance? Avec quelle force réprimerait-il ces _écorcheurs_ des campagnes, ces terribles petits rois de châteaux? c'étaient ses propres capitaines[568], c'était avec eux et par eux qu'il faisait la guerre aux Anglais.

[Note 566:

Hélas! hélas! hélas! hélas! Prélats, princes et bons seigneurs, Bourgeois, marchans et advocats, Gens de mestiers, grans et mineurs, Gens d'armes, et les trois Estats, Qui vivez sur nous, laboureurs, etc.]

[Note 567: Charles VII avait une physionomie agréable, mais il n'était pas grand, il avait les jambes minces et grêles. Il paraissait à son avantage, quand il était revêtu de son manteau; le plus souvent il n'avait qu'une veste courte de drap vert, et l'on était choqué de lui voir des jambes si menues, avec de gros genoux. (Amelgard).]

[Note 568: Ils se disaient toujours capitaines du roi, mais ils se moquaient de ses ordres. Nous voyons dans Monstrelet le meilleur peut-être de ces capitaines, La Hire, prendre en trahison un seigneur qui l'a reçu et hébergé chez lui; le roi a beau intervenir; il faut que le pauvre homme se ruine pour se racheter. (Ann. 1434.)

Plusieurs de ces capitaines d'_écorcheurs_ ont laissé un long souvenir dans la mémoire du peuple. Le Gascon _La Hire_ a donné son nom au valet de coeur. L'Anglais Matthew Gough, que les chroniqueurs appellent _Mathago_, est resté, je crois, dans certaines provinces, comme marionnette et épouvantail d'enfants. L'histoire du Breton Retz, fort adoucie, a fourni la matière d'un conte; de plus (pour l'honneur de la famille ou du pays?), on a substitué à son nom celui du partisan anglais _Blue barb_.]

FIN DU SIXIÈME VOLUME.

En terminant l'impression de ce volume, je dois remercier les personnes fort nombreuses qui m'ont fourni des indications utiles, particulièrement mes amis ou élèves de l'École normale, de l'École des Chartes et des Archives, dont la plupart, jeunes encore, occupent déjà un rang distingué dans l'enseignement et dans la science: MM. la Cabane, Castelnau, Chéruel, Dessalles, Rosenwald, de Stadler, Teulet, Thomassy, Yanoski, etc. (_note_ de 1840).

TABLE DES MATIÈRES

LIVRE IX

Pages. CHAPITRE PREMIER

L'ANGLETERRE: L'ÉTAT, L'ÉGLISE.--AZINCOURT, 1415 1 Étroite union de la Royauté et de l'Église sous la maison de Lancastre 2 L'Église comme grand propriétaire 2 Élévation des Lancastre: Henri IV, Henri V 4 Persécutions des hérétiques 11

1414-1415. Danger du roi et de l'Église 13

1415. (16 avril). Henri V se prépare à envahir la France 14 (14 août-22 sept.). Il débarque à Harfleur; Harfleur se rend 16 Henri V entreprend d'aller d'Harfleur à Calais 20 (19 oct.). Il parvient à passer la Somme 25 (25 oct.). Bataille d'Azincourt 28 Captivité de Charles d'Orléans; ses poésies 40

CHAPITRE II

MORT DU CONNÉTABLE D'ARMAGNAC, MORT DU DUC DE BOURGOGNE.--HENRI V, 1416-1421 48 Armagnac, connétable et maître de Paris; sa tyrannie 49

1416. Il essaye de reprendre Harfleur 50

1417. Le duc de Bourgogne défend de payer l'impôt 53 Henri V s'empare de Caen et de la basse Normandie 54

1418. (29 mai). Les Bourguignons reprennent Paris 56 (12 juin). Massacre des Armagnacs 57 (21 août). Nouveau massacre 61 Duplicité et impuissance du duc de Bourgogne 62 Négociations de Henri V avec les deux partis 64 (fin juin). Il assiége Rouen 66 Détresse de cette ville 71

1419. (19 janv.). Elle se rend 72 Coopération des évêques anglais à la conquête 74 Projets gigantesques de Henri V sur l'Italie, etc. 76 (11 juill.). Le duc de Bourgogne traite avec le dauphin 78 (10 sept.). Il est assassiné dans l'entrevue de Montereau 81 (2 décemb.). Son fils reconnaît le droit de Henri V à la couronne de France 84

1420. (21 mai). Traité de Troyes; Henri héritier et régent 84 (juill.-nov.). Siége de Melun 86 (déc). Entrée de Henri V à Paris 87

1421. (3 janv.). Le dauphin est déclaré déchu de ses droits à la couronne 89

CHAPITRE III

SUITE.--CONCILE DE CONSTANCE, 1414-1418.--MORT DE HENRI V ET DE CHARLES VI, 1422 90 Henri V au Louvre; sa suprématie dans la chrétienté 90

1414-1418. Affaires ecclésiastiques: Concile de Constance 92 Vues de Gerson et des gallicans 94 Jean Huss et Jérôme de Prague 95

1418. Impuissance du Concile; retraite et fin de Gerson 102 Quelle avait été l'influence de l'Angleterre dans le Concile 103 Position difficile de Henri; ses embarras financiers; domination des évêques 106

1421 (23 mars). Les Anglais défaits en Anjou 110

1421-1422. (6 oct.-10 mai). Siége de Meaux 111 Mésintelligence des Anglais et des Bourguignons 112

1422. (31 août.) Détresse de Henri V; son découragement, sa mort 117 (21 oct.). Mort de Charles VI; avénement de Charles VII et de Henri VI 119

1418-1422. Dépopulation; épidémies, famines; désespoir 121 Gaieté frénétique 123 La danse des morts 124

LIVRE X

CHAPITRE PREMIER

CHARLES VII.--HENRI VI.--L'IMITATION.--LA PUCELLE, 1422-1429 133 L'Imitation ne put guère être achevée avant le XIVe ou le XVe siècle 134 L'Imitation convenait spécialement à la France 140 Comment la France devait imiter la Rédemption et la Passion 151

CHAPITRE II

CHARLES VII.--HENRI VI, 1422-1429.--SIÉGE D'ORLÉANS 154 La cause de Charles VII n'avait pu être sauvée ni par les Gascons, ni par les Écossais, ni par les Bretons 154 ni par les dissentiments des ducs de Glocester et de Bourgogne 155 ni par l'appui des maisons d'Anjou et de Lorraine 158

1428. Les Anglais assiégent Orléans 162

1429. et gagnent la bataille des _Harengs_ 167 La France prend parti pour la ville d'Orléans 171

CHAPITRE III

LA PUCELLE D'ORLÉANS, 1429 176 L'originalité de la Pucelle fut le bon sens dans l'exaltation 176

1429. Son pays; caractère des Marches de Lorraine et de Champagne 178 Sa famille, son enfance, ses visions 181 Elle va à Vaucouleurs, à Chinon 189 Elle est éprouvée par le roi, par les docteurs 193 Elle est envoyée au secours d'Orléans 198 (29 avril.) Elle entre à Orléans, et y fait entrer l'armée 204 Elle force les bastilles anglaises 208 (8 mai.) Retraite des Anglais 211 (28 juin.) Leur défaite à Patay 213 (17 juillet.) La Pucelle conduit le roi à Reims; sacre de Charles VII 217

CHAPITRE IV

LE CARDINAL DE WINCHESTER.--PROCÈS ET MORT DE LA PUCELLE, 1429-1431 222 Querelles et faiblesses de Bedford et de Glocester; règne du cardinal-évêque de Winchester, qui amène une armée à Paris 222 La Pucelle échoue devant Paris 225

1430. (23 mai.) Elle est prise devant Compiègne, et remise aux Bourguignons; situation politique du duc de Bourgogne; moeurs de sa cour (10 janvier); institution de la Toison d'or 227 Winchester fait réclamer la Pucelle par l'inquisition, par l'Université et par l'évêque de Beauvais 241 (Déc.) Il amène Henri VI à Paris 250

1431. (Janvier.) et fait commencer le procès de la Pucelle à Rouen 251 (21 fév.-mars.) Interrogations préalables 253 Résistance de la Pucelle à l'autorité ecclésiastique 262 Illégalités, violences; consultations des légistes, de l'Université, des évêques, du chapitre de Rouen 263 (Avril.) Épreuves et tentations de la Pucelle pendant la semaine sainte 268 Elle tombe malade; elle est admonestée, prêchée (2 mai); elle signe une rétractation 280 Fureur et brutalité des Anglais 283 (30 mai.) Elle est condamnée; sa dernière tentation; sa mort 295 La Pucelle finit le moyen âge et commence l'âge moderne 304

LIVRE XI

CHAPITRE PREMIER

HENRI VI ET CHARLES VII.--DISCORDES DE L'ANGLETERRE, RÉCONCILIATION DES PRINCES FRANÇAIS.--ÉTAT DE LA FRANCE, 1431-1440. 308 Winchester fait sacrer le jeune Henri VI à Paris et à Londres 310 Querelles des Anglais entre eux, de Winchester et de Glocester 314 Querelles des Anglais et du duc de Bourgogne 316 Réconciliation du duc de Bourgogne et de René d'Anjou 319

1435. Réconciliation du duc de Bourgogne et de Charles VII; traité d'Arras 324

1436. Les Anglais quittent Paris 326 État de la France 327

1438. L'Église; pragmatique de Bourges 329 La noblesse devenue anti-chevaleresque, anti-religieuse; moeurs atroces 332 Procès de Retz 335 Misère et barbarie 342

PARIS.--IMPRIMERIE MODERNE (Barthier, dr) rue J.-J.-Rousseau, 61.