Histoire de Flandre (T. 1/4)

Part 32

Chapter 323,137 wordsPublic domain

Un instant le comte de Flandre avait pu espérer qu'à défaut de l'appui de l'Angleterre, celui de l'Allemagne, que lui avait enlevé la mort d'Adolphe de Nassau, lui serait rendu. Philippe le Bel avait voulu profiter de la victoire de Gœlheim pour élever son frère, le comte de Valois, à l'empire. Albert d'Autriche, fils de Rodolphe de Hapsbourg, n'avait combattu que pour reconquérir l'héritage paternel et il refusait de l'abandonner: il se sépara immédiatement du roi de France, et Gui de Dampierre se rendit près de lui à Aix pour assister à son couronnement et recevoir l'investiture de tous les fiefs de Flandre qui relevaient de l'empire. Mais ces espérances furent courtes: Albert d'Autriche ne prit point les armes, et l'évêque de Vicence, qui avait été chargé par le pape de présider à la conclusion du traité de paix entre Edouard Ier et Philippe le Bel, ne tarda pas à se rendre en Flandre. Ce fut probablement l'évêque de Vicence qui remit à Robert de Béthune et à sa fille, la dame de Coucy, une bulle où Boniface VIII reprochait à Gui de ne point écouter ses conseils. «Qu'il considère que ses années, penchant de plus en plus vers leur déclin, le rapprochent chaque jour du terme de la vie; et s'il ne doit désirer que plus vivement de pouvoir faire passer son héritage à ses fils et de laisser ses sujets en paix, qu'il cherche donc, avant d'être arrivé à la fin des trêves, à éloigner tout sujet de dissentiment. Et vous, mon fils, continuait Boniface VIII en s'adressant à Robert de Béthune, considérez en vous-même quels seront tous les biens qui résulteront de la paix, recherchez-la, et sachez que si vous écoutez nos exhortations salutaires, nous vous accorderons notre généreuse faveur; s'il en était autrement, la désobéissance du comte ne paraîtrait à tous que le résultat de son orgueil, et comme nous ne voulons point que notre appui manque au roi dans le cours de sa justice, nous n'hésiterons pas à employer notre autorité apostolique comme nous le croirons le plus utile à sa cause.»

La position de Gui devenait de plus en plus précaire; chaque jour, les chevaliers français trouvaient quelque prétexte pour violer les trêves. Ils avaient d'abord prétendu que la possession des villes de Bruges et de Courtray leur donnait le droit d'occuper tout le territoire des châtellenies qui y étaient attachées, mais ils n'y bornaient plus leurs excursions et les poussaient parfois jusqu'aux portes d'Ypres et de Cassel. Charles de Valois n'avait pas quitté Bruges. Il employa la plus grande partie de l'année 1298 et l'année suivante à y faire construire des fortifications importantes. On approfondit les anciens fossés, près des portes de la Madeleine et de Sainte-Croix; on en creusa de nouveaux depuis la Bouverie jusqu'au Sablon, et de là vers la porte Saint-Jacques. Philippe le Bel, qui craignait d'autant plus les murmures des Brugeois que leur commerce était à demi ruiné, venait de confirmer leurs priviléges. Dans les premiers jours de juillet 1299, le connétable, Raoul de Nesle, leur remit solennellement les lettres revêtues du sceau du roi. Guillaume de Leye, qui les avait cherchées à Montreuil, ne reçut que quarante sous, mais les magistrats firent distribuer quatorze livres aux serviteurs du connétable; de plus, lorsque le chancelier, Pierre Flotte, vint à Bruges, ils lui firent don d'un beau cheval qu'ils avaient acheté à Pierre Heldebolle.

Dans cette triste situation, le comte de Flandre resserrait les liens qui l'unissaient à la Hollande et au Brabant; mais il voyait se rompre tous ceux qu'il avait essayé de former en Allemagne. Dans les derniers jours de novembre 1299, Philippe le Bel et Albert d'Autriche eurent une entrevue à Vaucouleurs; il fut convenu que les frontières françaises seraient portées de la Meuse jusqu'au Rhin, et ce fut au prix de ces concessions que le roi de France lui sacrifia toutes les prétentions de son frère.

Cependant le pape Boniface VIII n'avait point approuvé l'élection du duc d'Autriche, et s'indignait d'apprendre que Philippe avait traité avec lui à Vaucouleurs. On l'entendit s'écrier: «C'est à moi qu'il appartient de défendre les droits de l'empire.» Les ambassadeurs du comte de Flandre à Rome comprirent admirablement la mission qu'ils avaient à remplir. Prenant l'initiative de la grande lutte qui se préparait, ils invoquèrent les droits de la Flandre opprimée comme le champ le plus noble et le plus légitime où la souveraineté pontificale, réunissant le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel, pût combattre les injustices et les usurpations du roi de France. Après avoir rappelé la triste captivité de Philippe de Flandre, les nombreuses violations de la trêve, la dévastation de plusieurs monastères, ils continuaient en ces termes: «Que le pape soit le seul juge compétent et celui que le comte doit nécessairement invoquer, c'est ce que nous chercherons à établir. D'abord le pape est le juge suprême, non-seulement pour les choses spirituelles, mais aussi pour les choses temporelles, car il est le vicaire de Jésus-Christ tout-puissant et le successeur de Pierre, à qui ont été remis tous les droits de la puissance céleste et terrestre. Ne lit-on pas dans les saintes Ecritures: Tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel? Et ailleurs: Je vous ai établi au-dessus des nations? Les disciples de Jésus-Christ ne trouvèrent-ils pas deux glaives avant qu'il se rendît sur la montagne des Oliviers? Quoique d'autres exercent la juridiction temporelle, et bien que ce soit un devoir pour les chrétiens d'être soumis au roi comme à celui qui possède la puissance supérieure, et à ses chefs comme envoyés de lui, le pape se trouve dans une situation différente de celle des autres hommes, puisqu'il occupe sur la terre la place de Jésus-Christ. Lorsqu'on considère que toute puissance vient de Dieu, il ne paraît plus douteux que la juridiction de toutes les choses spirituelles et temporelles n'appartienne pleinement à son vicaire... Le pape ne peut-il point déposer l'empereur qui est le premier de tous les princes séculiers? N'a-t-il pas aussi le droit de déposer le roi de France qui ne reconnaît aucun prince au-dessus de lui?... Le pouvoir pontifical n'a-t-il point été, à toutes les époques, le refuge des opprimés.»

La réponse de Boniface VIII ne se fit pas longtemps attendre. Le 6 janvier, jour de la fête de l'Epiphanie, le cardinal Matthieu d'Aquasparta, qui prêchait publiquement en présence du pape et des cardinaux dans l'église de Saint-Jean-de-Latran, déclara, du haut de la chaire, que le pape était seigneur souverain, temporel et spirituel, de tous les hommes quels qu'ils fussent, étant le vicaire de Dieu, par le don fait à saint Pierre et à ses successeurs, et il ajouta que quiconque voudrait s'y opposer méritait que la sainte Eglise, en vertu de sa divine autorité, le frappât, comme hérétique, par l'épée spirituelle et par l'épée temporelle. Le 15 janvier le pape dit lui-même aux ambassadeurs flamands que le roi de France suivait de mauvais conseils. «On raconte, et nous le tenons pour certain, écrivaient-ils le même jour au comte de Flandre, que l'alliance qui a été faite entre le roi de France et le roi d'Allemagne déplaît fort au pape, et que c'est par haine contre le roi d'Allemagne qu'il vient de créer archevêque de Trèves Thierri de Nassau, frère de l'ancien empereur Adolphe; on assure que le pape ne cherche qu'à le renverser, car il lui semble que le roi d'Allemagne et le roi de France veulent tout ébranler. Nous avons aussi entendu dire que les siéges de Cologne et de Mayence seront vacants plus tôt qu'on ne le pense, et le pape y placera des personnes dont il pourra s'aider contre le roi d'Allemagne; il pourrait même arriver que votre neveu, le prévôt de Maestricht, Guillaume de Juliers, obtînt l'une de ces dignités, grâce à votre appui et à celui de vos amis et des siens. Sachez aussi que votre neveu, Gui de Hainaut, eût eu l'archevêché de Trèves, si l'on n'eût connu l'alliance de son frère avec le roi de France.»

La protestation du pape contre les rois ligués contre lui fut le grand jubilé de l'an 1300. Il appela toute l'Europe à Rome, et l'Europe y accourut. L'Angleterre, l'Allemagne et la France, malgré les princes qui les gouvernaient, la Flandre, malgré ses divisions et ses guerres, envoyèrent au delà des Alpes un si grand nombre de pèlerins que la multitude qui se pressait aux bords du Tibre pour visiter les reliques des martyrs effaça les plus pompeux souvenirs du peuple roi; ce fut à la fois la révélation d'un immense enthousiasme religieux et la manifestation de la puissance dont l'autorité pontificale restait armée aux yeux des peuples.

Le pape avait prolongé la trêve; mais le roi de France, loin de la respecter, annonçait hautement l'intention de recommencer la guerre. Déjà Charles de Valois avait assemblé une armée dans laquelle on comptait quinze cents chevaliers. Le jour même où expirait la trêve de deux ans, concilie autrefois par les députés du roi d'Angleterre (6 janvier 1299) (v. st.), le comte de Valois surprit Douay. Poursuivant sa marche et ses succès, il traversa Bruges, défit les hommes d'armes qu'avait réunis le sire de Maldeghem, et vint mettre le siége devant Damme. Les habitants, sachant qu'ils n'avaient point de merci à espérer, avaient fui, et lorsque les Français y pénétrèrent, ils n'y trouvèrent qu'une vieille femme assise à son foyer. Enfin, le 8 mai 1300, les magistrats de Gand, qui avaient vu de leurs remparts l'incendie de Nevele et des villages environnants, vinrent offrir les clefs de leur ville. «Les bourgeois des villes de Flandre, dit un historien allemand, étaient tous corrompus par les dons ou par les promesses du roi de France, qui n'eût jamais osé envahir leurs frontières s'ils avaient été fidèles à leur comte.»

Gui de Dampierre avait appris qu'une insurrection, dans laquelle avait péri Wulfart de Borssele, avait rétabli en Hollande la tutelle de Jean d'Avesnes. Son petit-fils, le duc de Brabant, l'avait abandonné. Succombant sous le double poids de la vieillesse et du malheur, il remit, dans une assemblée des députés du pays tenue à Audenarde, toute l'autorité à Robert de Béthune, et se retira à Rupelmonde; cependant, lorsqu'il vit la Flandre menacée d'une destruction complète, il céda aux instances de son fils Guillaume, qui avait épousé une fille de Raoul de Nesle, et alla trouver à Ardenbourg Charles de Valois, pour le supplier de mettre un terme aux ravages de la guerre. Gui n'avait pu oublier ni sa captivité en 1294, ni le long supplice de sa fille; mais la générosité du roi de France était devenue la dernière ressource de la Flandre: il se dévoua et écouta les conseils de Charles de Valois, qui, en le pressant de se rendre à Paris, lui avait promis qu'il pourrait librement quitter la France, s'il ne parvenait point à conclure la paix. Deux de ses fils, Robert et Guillaume, l'accompagnaient, et parmi les chevaliers et les nobles bourgeois qu'il avait jadis associés à sa puissance, il y en eut plusieurs qui voulurent partager, à l'heure des revers, sa destinée quelle qu'elle dût être. L'histoire doit enregistrer les noms de ces héros de la fidélité, qui en étaient en même temps les martyrs. C'étaient les sires de Hontschoote, de Gavre, de Sotteghem, d'Haveskerke, de Dudzeele, de Somerghem, de Watervliet, Jean de Gand, Sohier de Courtray, Arnould d'Audenarde, Antoine de Bailleul, Jean de Menin, Gérard de Moor, Baudouin de Knesselaere, Jean de Valenciennes, Alard de Roubaix, Gui de Thourout, Gérard de Verbois, Michel et Jean de Lembeke, Baudouin de Quaet-Ypre, Valentin de Nieperkerke, Jean de Rodes, Jean et Baudouin de Heyle, Guillaume d'Huysse, Gauthier et Guillaume de Nevele, Roger de Ghistelles, Philippe d'Axpoele, Jean de Wevelghem, Jacques d'Uutkerke, Gauthier de Lovendeghem, Baudouin de Passchendaele, Jean de Volmerbeke, Geoffroi de Ransières, Gauthier de Maldeghem, Michel de Merlebeke, Guillaume de Cockelaere, Philippe de Steenhuyse, Guillaume de Mortagne, Thomas et Ywain de Vaernewyck, Jean de Bondues, Thierry Devos, Henri Eurebar, Richard Standaert, Jean Baronaige, Guillaume Wenemare, Thierri de la Barre, Jean Van de Poele.

Lorsque le comte de Flandre entra à Paris, il aperçut, à l'une des fenêtres du palais, la reine dont l'orgueil insultait à son humiliation: il baissa les yeux et ne salua point. Robert suivit l'exemple de son père; mais Guillaume se découvrit. Arrivés près de l'escalier du palais, ils descendirent de cheval, et s'approchant du roi ils se placèrent en sa merci. Charles de Valois voulut ajouter quelques mots, mais Philippe le Bel l'interrompit: «Je ne veux point avoir de paix avec vous, dit-il à Gui; si mon frère a pris quelques engagements vis-à-vis de vous, il n'en avait pas le droit.» Et il ordonna au comte d'Artois de conduire au Châtelet Gui de Dampierre, ses fils et tous ses chevaliers. Ils y restèrent dix jours, pendant qu'on célébrait les noces du duc d'Autriche avec Blanche de France; mais bientôt Philippe le Bel jugea à propos de les éloigner. Le comte de Flandre fut enfermé dans la tour de Compiègne; Robert de Béthune à Chinon, avec le sire de Steenhuyse; son frère Guillaume, à Issoudun. Les autres chevaliers reçurent pour prison Montlhéry, Janville, Falaise, Loudun, Niort ou la Nonnette.

Dans quelques châteaux, les captifs parvinrent à adoucir la sévérité de leurs gardes, ils leur donnaient des autours, des faucons, des hanaps dorés; ils faisaient venir pour leurs femmes des cammelins de Cambray, des draps rayés de Gand, voire même de belles vaches de Flandre; on vit aussi l'un des geôliers recevoir une pension de vingt livres de rente de Gauthier de Nevele et lui en rendre foi et hommage; mais il y eut d'autres prisons où ils furent traités avec une extrême rigueur. A Chinon, l'un des _mestres de la garde_, Perceval du Pont, insulta Guillaume de Steenhuyse en présence de Robert de Béthune. A Falaise, on contraignit les prisonniers à se nourrir à leurs dépens, puis on arrêta leurs viandes et on fit répandre leur vin. A la Nonnette, pauvre château d'Auvergne, les plaintes furent encore plus vives contre la cruauté de Guillaume de Rosières. Là, ils furent enfermés dans une tour et chargés de chaînes. Guillaume de Rosières ne cessait de leur répéter: «Je voudrais que le roi m'ordonnât de vous trancher la tête à tous; je le ferais moi-même volontiers.» Le vendredi, il prétendait qu'ils ne devaient pas avoir de vivres, attendu que c'était un jour de jeûne. Quelles que fussent leurs représentations, il se contentait de leur répondre que s'ils osaient faire connaître leurs murmures, on ajouterait plutôt foi à ses déclarations qu'à celles de tous les chevaliers captifs; et du reste que s'ils périssaient dans leur prison, «il plairoit bien au roi.»

La captivité de Gui de Dampierre avait hâté la chute de son autorité dans toute la Flandre. Audenarde, Termonde, Ypres, vaillamment défendue par le sire de Maldeghem, avaient subi le joug étranger, et l'un des fils du comte, Gui de Namur, qui pendant quelques jours avait prolongé la résistance au sein des héroïques populations du pays de Furnes, s'était retiré aux bords de la Meuse avec ses frères Jean et Henri. Le connétable Raoul de Nesle, _tenant le lieu du roi de France dans sa terre de Flandre nouvellement acquise_, exerçait en son nom l'autorité souveraine dans cette ville de Bruges, dont ses ancêtres avaient autrefois reçu la châtellenie des princes de la maison de Flandre, aujourd'hui dépouillée de son héritage et profondément humiliée; mais son gouvernement fut du moins doux et pacifique; il se souvenait qu'il n'était point étranger au sang de Thierri d'Alsace, et que sa fille avait épousé l'un des fils de Gui de Dampierre.

Au mois de mai 1301, Philippe le Bel résolut de visiter ses conquêtes. La reine de France apportait dans ce voyage toutes les joies de l'orgueil et de la vengeance. Issue par son père de la maison des comtes de Champagne, si souvent rivaux des comtes de Flandre, elle appartenait par sa mère à celle des comtes d'Artois; une haine de plus en plus vive l'animait contre la Flandre depuis le jour où le fils de Robert d'Artois avait été mortellement blessé près de Furnes, et c'était un frère du vainqueur de Bulscamp, Jacques de Châtillon, comte de Saint-Pol, qu'elle amenait avec elle, afin qu'une sévère oppression succédât désormais à l'administration paternelle du connétable.

Le 18 mai, le roi et la reine de France, suivis d'une cour nombreuse, arrivèrent à Tournay. De là ils se rendirent, par Courtray, Peteghem et Audenarde, à Gand, où ils se trouvèrent le second jour de la Pentecôte. Toute la population de cette puissante cité s'était portée au devant du roi, quoique la variété des costumes revêtus par les bourgeois indiquât la diversité de leurs opinions. Malgré l'opposition des Trente-Neuf, qui profitaient, disait-on, des impôts prélevés sur la bière et l'hydromel, Philippe le Bel n'hésita pas à les supprimer, afin de se concilier la faveur des Gantois. Après un séjour d'une semaine à Gand, il poursuivit son voyage vers Bruges, où il fit son entrée solennelle le 29 mai. Toutes les maisons y étaient couvertes d'ornements précieux; sur des estrades, auxquelles étaient suspendues les tapisseries les plus riches, se pressaient les dames de Bruges dont la beauté et les joyaux éveillèrent dans le cœur de la reine une ardente jalousie; mais le peuple, auquel les échevins avaient défendu, sous peine de mort, de faire entendre aucune réclamation semblable à celle des Gantois, restait muet. Son silence effraya Philippe le Bel; ce fut en vain qu'il appela près de lui les bourgeois et fit proclamer les joutes les plus brillantes: il y avait déjà du sang sur les pavés de Bruges. «Ces fêtes, dit Villani, furent les dernières que les Français connurent de notre temps, car la fortune, qui s'était jusqu'alors montrée si favorable au roi de France, tourna tout à coup sa roue, et il faut en trouver la cause dans l'injuste captivité de l'innocente damoiselle de Flandre et dans la trahison dont le comte de Flandre et ses fils avaient été les victimes.»

FIN DU TOME PREMIER.

TABLE.

Pages

PRÉFACE. V

LIVRE PREMIER.--Les Galls, les Kymris, les Romains.--Invasion des barbares.--Conquêtes des Franks.--Etablissements des Saxons.--Naissance et progrès du christianisme. 1

LIVRE DEUXIÈME.--Le Fleanderland.--Les Flamings.--Le duc Angilbert et le forestier Liderik.--Invasions des Normands. 34

LIVRE TROISIÈME.--Baldwin Bras de Fer, premier comte de Flandre.--Baldwin le Chauve.--Arnulf le Grand.--Baldwin le Jeune.--Arnulf le Jeune.--Guerres civiles et étrangères.--Désastres et discordes. 48

LIVRE QUATRIÈME.--Baldwin le Barbu.--Baldwin ou Baudouin le Pieux.--Baudouin le Bon.--Arnould le Simple.--Robert le Frison.--Robert de Jérusalem.--Baudouin à la Hache.--Reconstitution de la société.--Développements de la civilisation.--Les croisades. 73

LIVRE CINQUIÈME.--Charles le Bon.--Conjuration des Flamings.--Attentat du 2 mars 1127.--Guillaume de Normandie. 114

LIVRE SIXIÈME.--Thierri et Philippe d'Alsace.--Les gildes.--Les communes.--Guerres et croisades. 144

LIVRE SEPTIÈME.--Avénement de la dynastie de Hainaut.--Baudouin VIII.--Baudouin IX.--Croisade.--Conquête de Constantinople. 184

LIVRE HUITIÈME.--Jeanne et Marguerite de Constantinople.--Luttes contre Philippe-Auguste.--Influence pacifique du règne de Louis IX. 209

LIVRE NEUVIÈME.--Puissance de Guy de Dampierre.--Prospérité des communes flamandes.--Intrigues de Philippe-le-Bel.--Troubles et guerres. 268

FIN DE LA TABLE DU TOME PREMIER.

_Bruxelles_, A. VROMANT, _imprimeur-editeur, rue de la Chapelle, 3_.