Part 24
Panard était tel qu'il s'est peint. Plus enjoué, mais aussi simple que La Fontaine, d'un caractère vrai et sans fard, sans jalousie et sans ambition; ardent ami, convive aimable, il conserva sa gaieté dans toutes les situations de la vie. Plus sage encore dans ses mœurs que dans ses vers, il n'afficha jamais cette vaine philosophie qui ne consiste que dans des paroles et dans une conduite singulière. Ce vers que M. Favart, son ami, a fait sur Panard, le caractérise très-bien:
Il chansonna le vice, et chanta la vertu.
Panard ayant fait jouer, en 1747, la jolie comédie intitulée _les Tableaux_, confia le principal rôle à la jeune Camille, encore enfant, qui faisait le rôle de Terpsichore, et y dansait avec un goût parfait. Il lui adressa, après la représentation, le madrigal suivant, rajeuni d'un pareil ayant un siècle de date et dû à Boisrobert:
Objet de nos désirs, dans l'âge le plus tendre, Camille, ne peut-on vous voir et vous entendre Sans éprouver les maux que l'amour fait souffrir? Trop jeune à la fois et trop belle, En nous charmant si tôt, que vous êtes cruelle! Attendez, pour blesser, que vous puissiez guérir.
Après Panard, le nom qui vient naturellement sous la plume est celui de son ami et principal collaborateur, FAVART. Le théâtre de cet auteur, le plus fécond peut-être du dix-huitième siècle, est aussi piquant par sa singularité que par la variété des compositions. Il réunit presque tous les genres qui, depuis trente années, alimentaient les diverses scènes de Paris et de la province. On y trouve: des opéras comiques, des parodies, des comédies lyriques, des pastorales, des pièces à caractère, des pièces à sentiment; enfin tout ce que les comédiens italiens et forains ont produit de plus curieux, tout ce que successivement elles ont laissé introduire, s'y trouve réuni. Favart est le type de l'auteur des scènes de second ordre. L'histoire de ses productions est en quelque sorte l'histoire des théâtres pour lesquels il a principalement composé. Ce qui fait surtout son éloge, c'est qu'on peut dire avec vérité qu'il sut allier au sentiment, à l'esprit, à la gaieté, le coloris le plus vif, le ton le plus décent. On raconte de lui que, la veille de la journée de Rocroy, le maréchal de Saxe l'ayant prié de faire un couplet pour annoncer comme une bagatelle la bataille du lendemain, dont le succès ne pouvait pas même être douteux, Favart, alors directeur de la troupe dramatique qui suivait l'armée, composa immédiatement le couplet suivant, chanté le soir même par une charmante actrice:
Demain nous donnerons relâche, Quoique le Directeur s'en fâche, Vous voir comblerait nos désirs. On doit céder tout à la gloire: Nous ne songeons qu'à nos plaisirs; Vous ne songez qu'à la victoire.
Puis on annonça, pour le surlendemain, _le Prix de Cythère_ et _les Amours grivois_, qu'on représenta en effet comme un prélude des réjouissances publiques, ce qui fit dire au camp que le Maréchal avait préparé le triomphe avant la victoire.
La femme de Favart, mademoiselle de Ronceray ou plutôt _Chantilly_, de son nom de théâtre, fut pour son mari, non-seulement la plus aimable compagne, pour les spectacles dont il fut directeur la meilleure actrice, mais encore un collaborateur utile, car on lui attribue plusieurs comédies pleines d'originalité et d'esprit.
On grava son portrait dans un des costumes de l'une de ses comédies, celle des _Amours de Bastien et de Bastienne_, et l'on mit au bas ces vers:
L'amour, sentant un jour l'impuissance de l'art, De Bastienne emprunta les traits et la figure, Toujours simple, suivant pas à pas la nature, Et semblant ne devoir ses talents qu'au hasard. On démêlait pourtant la mine d'un espiègle Qui fait des tours, se cache, afin d'en rire à part, Qui séduit la raison et qui la prend pour règle. Vous voyez son portrait sous les traits de Favart.
Au bas d'un autre portrait de cette charmante femme, on grava:
Nature un jour épousa l'Art; De leur amour naquit Favart, Qui semble tenir de son père, Tout ce qu'elle doit à sa mère.
Madame Favart, pleine de mérite, fort jolie, ayant de l'esprit, mais modeste, vivant isolée, de la vie de famille, partageant ses soins entre un mari qu'elle aimait, un fils qu'elle adorait et son talent qu'elle cherchait sans cesse à perfectionner, était l'idole du public. Lorsqu'elle mourut en 1771, elle emporta dans la tombe d'unanimes et sincères regrets.
On raconte d'elle que, revenant un jour d'un long voyage à l'étranger, elle fut arrêtée aux barrières de Paris vêtue d'une robe de Perse. On en trouva deux autres dans ses malles. Ces étoffes étaient alors sévèrement prohibées. On voulut les saisir. Elle imagina de jouer d'original une petite scène qui réussit. Elle se mit à baragouiner dans un français germanisé quelques explications pour dire qu'elle était Allemande, qu'elle ne connaissait pas les usages français et s'habillait à la mode de son pays. Elle joua ce rôle avec tant de vérité, que le premier commis de la douane, qui avait été longtemps en Allemagne, y fut pris et ordonna, après s'être confondu en excuses, de la laisser passer.
Quelques-unes des pièces du volumineux répertoire de Favart donnèrent lieu à des anecdotes que nous allons raconter.
Une des jolies compositions de cet auteur est _la Rosière de Salenci_, comédie en trois actes, jouée d'abord à la Cour et plus tard aux Italiens. Le sujet du ballet qui suit cette pièce, dont l'idée est puisée dans l'institution fondée par saint Médard au village où il naquit, rendit cette création de Favart plus intéressante encore. Ce sujet est celui-ci: Louis XIII se trouvant au château de Varannes près Salenci, M. de Belloi, alors seigneur du village, le supplia de faire donner en son nom le prix destiné à la Rosière. Le roi y consentit, chargea son capitaine des gardes de la cérémonie de la rose, et remit par son ordre à la jeune fille désignée une bague et un cordon bleu.
Depuis cette époque, avant la révolution, le jour de la fête après une procession solennelle, on faisait dans la chapelle de Saint-Médard la bénédiction du chapeau de rose, qui était garni d'un ruban bleu à bouts flottants et orné d'une couronne d'argent, en souvenir du roi Louis XIII.
On raconte qu'à l'époque où parut la pièce de Favart, il s'était élevé une singulière contestation entre le seigneur de Salenci et les habitants du village. Le premier prétendait avoir le droit de désigner la rosière seul et sans le concours de ses vassaux qui, eux, soutenaient, au contraire, qu'il ne pouvait la choisir que parmi les trois jeunes filles qu'ils lui présentaient. L'affaire fut portée au Parlement qui jugea en faveur des habitants.
Le public fit à plusieurs reprises l'honneur à l'abbé Voisenon de lui attribuer les pièces de Favart. C'est ce qui arriva pour _Soliman II_ ou les _Sultanes_, comédie en trois actes en vers, tirée d'un conte de Marmontel et jouée en 1761. Ce qu'il y avait de plus plaisant, c'est que l'abbé Voisenon avait beau dire et répéter partout qu'il n'était pour rien dans les élucubrations de Favart, on ne voulait pas le croire. Cependant il est positif que si Voisenon et Favart sont deux peintres agréables, leur style et leur _faire_ ne se ressemblent en rien. L'un écrit en homme du monde qui a de l'esprit, l'autre en poëte qui possède son art.
La comédie des _Sultanes_ fait époque en ce que l'on vit alors pour la première fois sur la scène des costumes turcs véritables. Ils avaient été confectionnés à Constantinople avec les étoffes du pays. La célèbre Clairon, imitant madame Favart, lutta pour introduire au théâtre le costume, et c'est à partir de ce moment que les acteurs observèrent des règles sages et vraies pour se vêtir suivant les nécessités du rôle.
Après la première représentation, l'abbé Lattaignant qui avait applaudi, avec tout le public, fit en sortant cet impromptu:
Le joli couple à mon avis, Que Favart et sa femme! Quel auteur met dans ses écrits Plus d'esprit et plus d'âme? Est-il pour l'exécution Actrice plus jolie? On prendrait l'un pour Apollon Et l'autre pour Thalie.
Que tous deux, d'un commun aveu, Ont bien tous les suffrages! L'actrice prime par son jeu, L'auteur par ses ouvrages. Le spectateur prévient le choix Du sultan qu'elle irrite; Et de tous les cœurs à la fois Elle est la favorite.
Favart eut la bonne fortune de ramener le public au Théâtre-Italien, alors fort abandonné, lorsqu'il fit jouer en 1751 _les Amours inquiets_, parodie de l'opéra de _Thétis et Pélée_. Grâce à cette jolie comédie, à celles qui la suivirent et au jeu gracieux de madame Favart, les Parisiens reprirent un chemin qu'on avait bien oublié.
_Isabelle et Gertrude_ ou _les Sylphes supposés_ (1765) fut encore une de celles qu'on attribua à Voisenon. Favart, voyant cela, la lui dédia, et l'abbé, sensible à l'injustice dont il était la cause fort innocente, répondit par ces vers:
Je sens le prix de ton hommage, Quelque dieu de la terre en eût été flatté; Mais tu penses en homme sage. Dans l'amitié tu vois la dignité, Tu réunis tous les suffrages; Et le public, tiré de son erreur, Te rend ta gloire et tes ouvrages. Rien ne peut à présent altérer ton bonheur, Tes succès sont à toi, j'en goûte la douceur Et n'ai jamais voulu t'en ravir l'avantage. Ton esprit en a tout l'honneur, C'est mon cœur seul qui les partage.
En 1762, sur la fin de sa vie, Favart fit jouer la comédie en trois actes intitulée _les Moissonneurs_, dont le sujet est tiré du livre de Ruth, un des beaux morceaux de l'_Écriture sainte_. Comme on y trouve de grands principes de morale et qu'elle fut représentée pendant le carême, on dit plaisamment que le _petit père_ Favart prêchait _le Carême_, rue Mauconseil.
L'année suivante, Favart donna encore _les Fêtes de la paix_, assez médiocre pièce, du genre de celles dites _à tiroir_. Les scènes sont une sorte de galerie de personnages de toutes les professions, chantant des couplets assez ennuyeux. Elle ne réussit pas à la première représentation, l'auteur la retoucha et la fit accepter du parterre, du reste, fort indulgent pour un des auteurs qu'il affectionnait avec raison.
A l'occasion du mariage du Dauphin, en 1747, Favart fit jouer _les Fêtes publiques_. Il se passa, à la répétition générale de cette pièce, une particularité plaisante qui mérite de trouver place ici, et qui est racontée d'une façon naïve et charmante par un auteur de l'époque:
«Mademoiselle S....., dit-il, connue sous le nom de ma mie Babichon, se glissa derrière le banc des symphonistes qui étaient rangés sur une seule ligne dans l'orchestre. Ces musiciens avaient des perruques; Babichon y entortilla des hameçons qu'elle avait préparés avec des crins imperceptibles. Ces crins se réunissaient à un fil de rappel qui répondait aux troisièmes loges. Babichon y monte, attend qu'on donne le signal pour l'ouverture. Au premier coup d'archet, la toile se lève et les perruques s'envolent toutes en même temps. M. B..., directeur du grand Opéra, qui présidait à cette répétition avec toute sa dignité, scandalisé d'une pareille indécence, voulut en connaître l'auteur pour le faire punir. Babichon, qui avait eu le temps de descendre, était auprès de lui et haussait les épaules en joignant les mains; mais on connut, à son air modeste, que c'était elle qui avait fait le coup; elle l'avoua, et dit à M. B... «Hélas! Monsieur, je vous supplie de me pardonner; c'est un effet de l'antipathie que j'ai pour les perruques; et même, au moment que je vous parle, malgré le respect que je vous dois, je ne puis m'empêcher de me jeter sur la vôtre.» Ce qu'elle fit en prenant la fuite aussitôt. Chacun dit qu'il fallait venger l'honneur des têtes à perruques. Babichon fut mandée le lendemain à la police; mais elle raconta l'histoire si naïvement et d'une façon si plaisante, que le magistrat s'épouffait de rire en la grondant. Elle en fut quitte pour une mercuriale.»
Lorsque Favart mourut, le Théâtre-Italien perdit beaucoup de la faveur du public. Cependant ANSEAUME le soutint quelque temps avec quelques pièces, parmi lesquelles on peut citer _les Deux chasseurs et la Laitière_ (1763), _l'École de la jeunesse_ (1765), tirée d'une tragédie anglaise de Thomasson, _Barnweld ou le marchand de Londres_, _la Clochette_ (1766), _le Tableau parlant_ (1769), musique de Duni. Ces diverses pièces, représentées aux Italiens, sont, à proprement parler, des opéras comiques qui ont subsisté au théâtre jusqu'à nos jours et sont encore repris souvent sur nos scènes lyriques de second ordre.
Les comédiens italiens voulant reconnaître ce qu'avaient fait pour leur théâtre Favart et Duni, musicien de mérite, décidèrent à cette époque qu'une pension viagère de huit cents livres serait servie, sur les fonds de la société à chacun des deux auteurs que nous venons de nommer.
Deux pièces de l'un des auteurs des Italiens, AVISSE, méritent un souvenir, _les Petits-Maîtres_ (1743) et _la Réunion forcée_ (1730): la première, parce qu'elle fait époque, puisque ce fut pendant le cours de la représentation que les comédiens imaginèrent de donner sur leur théâtre des feux d'artifice composés par Ruggieri frères, de Bologne; la seconde, parce qu'elle fut composée au sujet d'un procès fameux, que la demoiselle Duclos, actrice célèbre, avait intenté à son mari, le comédien Duchemin, pour que leur mariage fût annulé.
En 1745, LAUJON, un des collaborateurs de Favart, fit jouer _Thésée_, parodie de l'opéra du même nom; une aventure des plus plaisantes vint égayer le public le jour de la représentation. Nous laissons à un auteur de l'époque le soin de raconter la chose:
«Un nommé Léger, domestique de M. Favart, animé par l'amour des talents et voulant consacrer les siens au théâtre, débuta dans cette parodie par la moitié d'un bœuf. Pour faire entendre ceci, il est nécessaire d'expliquer que, dans le triomphe de Thésée, la monture de ce héros était le bœuf gras, figuré par une machine de carton, qui se mouvait par le moyen de deux hommes qui y étaient renfermés. Le premier debout, mais un peu incliné; le second la tête appuyée sur la chute des reins de son camarade. Léger, qui avait brigué l'honneur du début, obtint la préférence pour faire le train de devant. Gonflé d'aliments et de gloire, il lâcha une flatuosité qui pensa suffoquer son collègue. Celui-ci, dans son premier mouvement, pour se venger de l'effet sur la cause, mordit bien serré ce qu'il trouva sous ses dents. Léger fit un mugissement épouvantable; le bœuf gras se sépara en deux; une moitié s'enfuit d'un côté, une moitié de l'autre, et le superbe Thésée se trouva à terre étendu de son long. On eut beaucoup de peine à continuer la pièce. A peine fut-elle achevée, que l'on entendit une grande rumeur; c'était Léger qui, prétendant que son camarade lui avait manqué de respect, se gourmait avec lui sur le cintre. Après avoir disputé sur la prééminence et les avantages du train de devant et du train de derrière, ils en étaient venus aux coups. Le pauvre Léger pensa en être la victime. Il tomba du cintre; mais, par bonheur, il fut accroché par un cordage qui le suspendit à vingt pieds de haut, comme une oie que les mariniers vont tirer; il en fut quitte pour quelques contusions. Cet accident ne le dégoûta point des débuts.
«Quelques jours après, comme on allait commencer le spectacle, on apprit que Marville, acteur chargé du rôle de roi dans la même parodie, venait de décamper en poste. Léger se présenta pour le remplacer; c'était la seule ressource pour ce jour-là. Il joua le rôle. Sa figure, sa voix, son geste, et surtout sa confiance insolente, étaient d'un ridicule et d'un comique si parfaits, qu'il fut applaudi généralement. Dès le soir même il donna congé à son maître, et demanda mille écus d'appointements pour s'engager dans la troupe. Comme on n'accepta pas ses propositions, il cria à l'injustice, et la tête lui tourna tout à fait.
«A une représentation de la parodie de _Thésée_, la demoiselle V..., chargée du rôle de Médée, oubliant le moment qu'elle devait entrer sur la scène, s'amusait à écouter les fleurettes d'un financier sexagénaire. Elle entend sa réplique, comme le bonhomme, transporté d'amour, se précipitait à ses genoux, pour lui baiser la main. Elle s'en débarrasse brusquement; mais, dans le mouvement qu'elle fit, la crinière postiche du vieil Adonis s'embarrasse dans les paillettes de la jupe de Médée. La V... part et laisse son amant en attitude, chauve et prosterné. Elle s'avance sur le théâtre, portant devant elle, sans le savoir, ce grave trophée chevelu, qui, se balançant majestueusement, semblait répondre aux gestes pathétiques de l'actrice. Il s'éleva un applaudissement général, qui devint convulsif lorsque l'on vit sortir d'une coulisse une tête pelée, qui réclamait sa vénérable dépouille. La V..., déjà toute fière de l'accueil favorable qu'elle croyait recevoir du public, faisait de grandes révérences; mais elle ne resta pas longtemps dans l'erreur. En s'inclinant avec dignité pour remercier les spectateurs, elle aperçut la malheureuse perruque. Tout autre qu'elle eût été déconcertée; mais en princesse au-dessus des coups de la fortune, elle détacha tranquillement cet ornement étranger qu'elle rendit, et continua froidement son rôle. Cela lui valut un succès: tant il est vrai qu'il faut se posséder dans les grands événements pour en sortir avec honneur.»
Nous terminerons par ces aventures comiques la série des anecdotes relatives aux deux principaux théâtres qui existaient avant la révolution, heureux si nous avons pu, en rajeunissant quelques-unes de ces histoires puisées dans les vieux livres, dans les chroniques, dans les mémoires du temps, faire éclore le sourire sur les lèvres de nos lecteurs et les amuser quelques heures.
FIN. TABLE DES MATIÈRES
CONTENUES DANS LE SECOND VOLUME
XIII
LA COMÉDIE AVANT MOLIÈRE
La comédie ancienne.--Comédie de caractère et comédie d'intrigue.--Usage à Athènes.--JEAN DE LA TAILLE DE BONDARROY et JODELLE, de 1552 à 1578.--Anecdote sur Jodelle.--JEAN DE LA RIVEY.--CHAPUIS (1580).--_L'Avare cornu_ et _le Monde des cornus_.--ROTROU, auteur de plusieurs comédies et tragi-comédies.--La tragi-comédie.--Comédies de Rotrou.--_Les Ménechmes_ (1631), sujet souvent remis à la scène.--_Diane_ (1635).--_Les Captifs_ (1638).--_Célimène_ (1633), pastorale.--Sujet de cette pièce.--_Doristé et Cléagenor_ (1630).--Mot de Rotrou en donnant son _Hypocondriaque_ (1628).--_Les Deux Pucelles_ (1636), singularité de ce titre.--Deux vers de _Don Lope de Cordoue_.--SCUDÉRY, de 1630 à 1642.--_La Comédie des Comédiens_ (1634).--Anecdote.--_L'Amour tyrannique_ (1638), son succès.--_Axiane_ (1642), sorte de drame historique.--VION D'ALIBRAI, sa célébrité comme buveur.--BEYS, de 1635 à 1642.--Sa _Comédie des Chansons_ (1642).--Origine probable du vaudeville et de l'opéra comique.--DOUVILLE, de 1637 à 1650.--Son genre de talent.--_La Dame invisible_ (1641).--_Les fausses Vérités_ (1642).--_L'Absent de chez soi_ (1643).--Anecdote.--LEVERT, de 1638 à 1646.--_Aricidie_ (1646).--Anecdote.--GILLET, de 1639 à 1648, précurseur de Molière.--Son genre de talent.--Ses comédies puisées dans son propre fonds.--_Le Triomphe des cinq passions_ (1642).--Citation.--DE BROSSE, de 1644 à 1650.--_Le Curieux impertinent_ (1645).--Anecdote.--SCARRON, de 1645 à 1660.--Notice historique sur ce poëte dramatique et sur son genre.--Ses principales productions, pièces burlesques.--JODELET.--_L'Héritier ridicule_ (1649).--Anecdote.--_Don Japhet d'Arménie_ (1653).--Anecdotes.--_L'Écolier de Salamanque_ (1654).--Anecdote.--Épigramme sanglante.--_Le Menteur_, de CORNEILLE.--Anecdote. 1
XIV
MOLIÈRE
MOLIÈRE, de 1620 à 1673.--Son voyage dans le Midi (1641).--Son entrée dans la troupe de la Béjart (1652).--La comédie de _l'Étourdi_.--Son succès.--L'Illustre Théâtre, débuts de la troupe à Paris (24 octobre 1658).--La troupe de Monsieur.--Ouverture de la salle du Petit-Bourbon (3 novembre 1658).--Rivalité avec la troupe de l'hôtel de Bourgogne.--_Le Dépit amoureux_ (1658).--_Les Précieuses ridicules_ (1659).--Anecdotes.--L'hôtel Rambouillet.--Bon mot de Ménage.--Influence de la comédie des _Précieuses_ sur les mœurs de l'époque.--_Le Cocu imaginaire._--Anecdotes.--La troupe de Molière au Palais-Royal (4 novembre 1660).--_Don Garcie de Navarre_ (1661).--Chute de cette comédie héroïque.--_L'École des maris_ (1661).--_Les Fâcheux_ (1661).--Anecdotes.--_Le Fâcheux Chasseur._--_L'École des femmes_ (1662).--_La Critique de l'École des femmes_ (1663).--Anecdotes.--Citations.--Tarte à la crème du duc de la Feuillade.--_Le Portrait du peintre_, de BOURSAULT, et _l'Impromptu de Versailles_, de MOLIÈRE.--Double utilité de cette dernière comédie.--Déchaînement des ennemis de Molière contre le grand auteur.--Louis XIV le venge par ses bienfaits.--_La Princesse d'Élide_ (1664).--Les trois premiers actes du _Tartuffe_ aux fêtes de Versailles.--_Psyché._--_Le Festin de pierre_ ou _la Statue du Commandeur_ (1665).--Anecdote.--_L'Amour médecin_ (1665).--_Le Misanthrope_ (1666).--Anecdote.--La comédie du _Misanthrope_ devant les acteurs du Théâtre-Français.--La troupe de Molière troupe du Roi (août 1665).--Le _Tartuffe_ (1667).--Anecdotes.--Plaisanterie de l'acteur Armand.--_Le Sicilien_ (1667).--_Amphitryon_ (1668).--_Georges Dandin_ (1668).--_L'Avare_ (1668).--Dernières pièces de Molière, de 1668 à 1673.--Anecdotes.--Anecdotes relatives à _l'Avare_.--_Monsieur de Pourceaugnac_ (1669).--_Le Bourgeois gentilhomme_ (1670).--_Les Femmes savantes_ (1672).--_Le Malade imaginaire_ (1673).--Lully en Pourceaugnac.--Anecdote relative à la comédie de _la Comtesse d'Escarbagnas_.--Jugement sur Molière. 29
XV
CONTEMPORAINS DE MOLIÈRE DE 1650 A 1673