Henri Poincaré: Biographie, Bibliographie Analytique des Écrits
Part 8
On n'erre donc point ou l'on a des chances de ne pas errer, en se fiant, pour le choix des faits, soit à leur simplicité, soit à leur beauté. Les uns et les autres, qui en définitive se trouveront être les mêmes, sont des faits à grands rendements.
C'est là ce qui justifie contre M. Tolstoï et autres moralistes utilitaires la science désintéressée, la science pure, la science platonique pour ainsi parler, qui ne se préoccupe aucunement des applications qu'on pourra ou qu'on ne pourra pas faire d'elle. C'est par superbe qu'ils agissent ainsi, croit-on, comme le philosophe qui dit: «Le vrai est ce qu'il peut, il n'a pas à se préoccuper de savoir s'il est bienfaisant, salutaire ou moral». Ce n'est pas par superbe, c'est par vocation, comme le peintre peint. Seulement il se trouve que ce que le savant découvre uniquement pour s'amuser entre toujours, à un moment donné, dans le domaine de l'utile. Si les navigateurs peuvent se diriger et savoir où ils sont, c'est grâce à la théorie des sections coniques qui fut inventée au moins quatre cents ans avant Jésus-Christ, qui longtemps ne servit à rien du tout et qui, au bout d'une vingtaine de siècles, a trouvé son application pratique. Ce sont les sections coniques qui ont découvert l'Amérique. Si les savants du XVIIIe siècle avaient délaissé l'électricité, comme n'étant, ce qu'elle n'était alors, qu'un objet de curiosité, nous n'aurions au XXe siècle ni télégraphie, ni électro-chimie, ni électro-technique.--«Les conquêtes de l'industrie qui ont enrichi tant d'hommes pratiques n'auraient jamais vu le jour si ces hommes pratiques avaient seuls existé, et s'ils n'avaient été devancés par des fous désintéressés qui sont morts pauvres, qui ne pensaient jamais à l'utile et qui pourtant avaient un autre guide que leur caprice.» La recherche du beau est une recherche inconsciente de l'utile. L'utile c'est du beau transformé par une application aux besoins de l'homme qui s'est trouvée réalisable. Cherchez le beau, l'utile vous sera donné par surcroît; ou plutôt: cherchez le beau, il vous donnera par surcroît l'utile.
Au fond, ce que les savants désintéressés donnent à l'humanité c'est une économie dans le travail de penser. Ils économisent la peine de penser à leurs descendants. Le sauvage calcule sur les doigts ou avec de petits cailloux. Un savant, qui est peut-être Pythagore, invente la table de multiplication, il dispense de petits cailloux et d'immenses lenteurs et d'immenses efforts tous les humains qui connaîtront sa table. Immensurable économie.
Le philosophe viennois Mach a bien dit cela: «Le rôle de la Science est de produire l'économie de pensée, de même que la machine produit l'économie d'effort».
Les considérations sur le choix des faits sont la partie la plus brillante du dernier Livre de M. Poincaré; mais il a touché bien d'autres points intéressants: les «lois du hasard», par exemple, et la relativité de l'espace et _l'art des définitions_ sur quoi il écrit un chapitre digne des dialogues socratiques et un peu, je crois, inspiré d'eux, et où il montre que la vraie définition n'est pas la définition exacte, mais la définition que comprend celui à qui l'on parle; et qu'il faut commencer par celle-ci en se réservant d'en donner plus tard une autre plus précise, puis une autre plus serrée encore; et ceci est très analogue à la _maieutique_, avec cette différence, peu importante du reste, que dans la maieutique le maître fait trouver la vérité par l'élève lui-même par une suite d'approximations, tandis qu'ici c'est le maître lui-même qui découvre la vérité par une suite d'approximations, en se mettant toujours à la portée de l'élève, et somme toute et en définitive, c'est de la maieutique véritable.
Sur les lois du hasard, c'est-à-dire sur le calcul des probabilités, M. Poincaré nous dit encore des choses extrêmement neuves, du moins par le biais selon lequel il les présente: il rectifie quelques-unes, précisément, de ces définitions provisoires dont nous parlions tout à l'heure et qu'il ne faut garder que provisoirement. Ainsi, il ne faut pas tout à fait dire, quoiqu'il y ait du vrai et quoi que ce soit très joli, que «le hasard est la mesure de notre ignorance» et que les «phénomènes fortuits sont ceux dont nous ignorons les lois», ce qui n'est pas tout à fait exact, puisque les hommes, avant la découverte des lois astronomiques, étaient parfaitement persuadés que les astres ne se mouvaient pas au hasard. Le hasard signifie; que nous disions «hasard» cela signifie; qu'il y ait, du reste, réellement, un hasard, cela signifie: que de petites causes peuvent produire de grands effets;--et cela signifie encore qu'il y a des faits qui sont les effets de causes complexes, que nous ne pouvons pas démêler, au lieu de l'être de causes simples facilement discernables.
En histoire par exemple la naissance d'un grand homme est un hasard, c'est-à-dire une petite cause, ou plutôt une cause énorme, mais qui paraît petite, comme la naissance de n'importe qui, et qu'on ne pourra juger énorme que quand on en aura vu les effets. De même, un petit fait et c'est-à-dire un fait inaperçu au XIXe siècle, sortissant ses effets et des effets considérables au XXe, ces effets paraîtront provenir du hasard; ils ne seront que les conséquences grandes d'une cause qui avait paru petite, jusque-là même qu'elle n'avait pas paru du tout. Or, ce sont ces effets de causes inaperçues ou de causes complexes qu'il s'agit de prévoir approximativement par les probabilités, le hasard lui-même ayant ses lois, puisqu'il n'est pas le hasard, mais ses lois qui restent relativement incertaines puisqu'il reste obscur.
Il y a encore dans le Livre de M. Poincaré des considérations bien curieuses sur la voie lactée et sur l'étude de cet univers, éclairée et comme transformée par l'application inattendue que l'on fait à elle de la théorie des gaz.
Il y a des observations piquantes par elles-mêmes, piquantes encore par le caractère auto-biographique qu'elles ont, sur _l'invention inconsciente_, c'est-à-dire sur ce fait, mille fois répété, qu'un problème cherché, petit ou grand; qu'une théorie cherchée, grande ou petite, se révèle brusquement, alors qu'on ne les cherchait plus, et probablement parce qu'on ne les cherchait plus et alors qu'on ne songeait, depuis quelque temps, qu'à se reposer ou à se distraire, ce qui nous prouve, constatation dont il est à craindre que les paresseux n'abusent, que le repos est la condition du travail.
Il y a bien d'autres choses encore, mais il faut se borner, car qui ne sut se borner ne sut jamais lire. Comme les précédents, ce volume de M. Poincaré est très profond et je ne crains pas d'écrire le mot, très amusant. Il est surtout très _intelligent_. Il m'est arrivé de dire que, de par la multiplicité croissante des connaissances humaines que personne ne pourra plus embrasser toutes, _on ne pourra plus être intelligent_. Cela arrivera; n'en faites aucun doute; mais cela n'est pas encore arrivé. Pour sa facilité à tenir sous son regard tous les résultats au moins et toutes les méthodes de toutes les sciences humaines, M. Henri Poincaré montre qu'être intelligent est encore possible. A la vérité, il a bien fait de venir. Demain ou après-demain un Henri Poincaré ne pourra pas naître.--Encore je n'en sais rien et j'espère me tromper. Cela rentre dans les lois du hasard.
Paris, le 6 mai 1909.
_Revue par l'Auteur_:
Paris, le 16 avril 1912.
OUVRAGES.
+1.+ LA SCIENCE ET L'HYPOTHÈSE.
B P S, Paris, E. F., s. d. (1902), in-18 jésus, 284 p.; 20e mille, 1912.
Traductions: En allemand, par F. et L. LINDEMANN: Leipzig, G. B. T., 1904; 1906, in-8; En anglais, Préface par J. LARMOR: London, Walter Scott, 1905; New York, 1907, in-8; En anglais, par GEORGE BRUCE HALSTED: New York, 1905, in-8; En espagnol, par P. M. GONZÁLEZ QUIJANO: Madrid, José Ruiz, 1907, in-8; En hongrois, par SZILÁRD BÉLA: Budapest, 1908, in-8; En japonais, par TSURUICHE HAYASHI: Tokyo, 1909; En suédois, par Mlle ANNA SUNDQVIST, Stockholm, Albert Bonnier, 1910, in-8. Analyses: Par v. ASTER: Z P P, 4. Bd., Juni 1903, p. 368-370; Par G. MILHAUD: R M M, 2e a., nov. 1903, p. 773-791; Par ALEXANDRE MIKOLA: M P L, v. 12, déc. 1903, p. 387-395; Par L. DE LA LAURENCIE: R I, 1re a., 15 fév. 1904; p. 118-128; G, 40. J., Okt. 1904, p. 577-584; Par J. W. A. YOUNG: _Science_, New York, v. 20, Dec. 16, 1904, in-4, p. 833-837; Par J. T.: B S M, 2e s., t. 29, 1re p., juil. 1905, p. 185-189; Par B. RUSSELL: M, v. 14, juil. 1905, p. 412-418; Par JAEGER: K B, 12 J., Ht. 12, 1905, S. 465-467; Par EDWIN BILWELL WILSON: B A M S, v. 12, 1905-1906, Jan. 1906, p. 187-193; Par ARTHUR SCHUSTER: N, v. 73, Feb. 1, 1906, p. 313-315; Par W. REINECKE: K, 1906, S. 266-269; Par ÉMILE FAGUET: R L, 7e a., 25 janv. 1908, p. 1-14.
+2.+ LA VALEUR DE LA SCIENCE.
B P S, Paris, E. F., s. d. (1905): in-18 jésus, 278 p.; 16e mille, 1911. Traductions: En allemand, par E. WEBER: Leipzig, G. B. T., 1906, in-8; En espagnol, par EMILIO GONZÁLEZ LLANA: Madrid, José Ruiz, 1906, in-8; En anglais, par GEORGE BRUCE HALSTED: New York, 1907, in-8. Analyses: Par J. T.: B S M, 2e s., t. 29, 1re p., juil. 1905, p. 185-189; Par A. V. BRAUNMÜHL: B G S, 43 Bd., März-Apr. 1907, S. 249-251; Par ÉMILE FAGUET: R L, 7e a., 25 janv., 1908, p. 1-14; Par R. M. WENLEY: _Science_, New York, March 6, 1908, in-4, p. 386-389.
+3.+ SCIENCE ET MÉTHODE.
B P S, Paris, E. F., 25 nov. 1908, in-18 jésus, 314 p., 9e mille 1909. Traductions: En allemand, par Mme LINDEMANN: Leipzig, G. B. T., 1909, in-8; En espagnol, par EDUARDO CAZORLA: Madrid, José Ruiz, 1909, in-18. En anglais, par GEORGE BRUCE HALSTED, du Chapitre intitulé _Les Logiques nouvelles_: M C, v. 22, 1911-1912, Apr. 1912, p. 243-256. Analyse: R M M, 17e a., Supplément au numéro de mars 1909, p. 3-4.
ARTICLES.
+1.+ _Sur les hypothèses fondamentales de la Géométrie._
B S M F, t. 15, 1886-1887, 2 nov. 1887, p. 203-216. Traduction en russe par D. SINTSOFF: B S P M K, s. 2, t. 3, nº 4, 1893. p. 109-121. Analyse par SCHLEGEL: J F M, Bd. 19, J. 1887, S. 512-513. Analyse: B S M, 2e s., t. 13, 2e p., déc. 1889, p. 203-204.
+2+ à +4.+ _Les Géométries non-euclidiennes._
Article: R O, t. 2, 15 déc. 1891, p. 769-774. Lettre de M. H. POINCARÉ à M. MOURET: R O, t. 3, 30 janv. 1892, p. 74-75. Note dans le _Traité de Géométrie_ par E. ROUCHÉ et CH. DE COMBEROUSSE. IIe partie: Paris, G.-V., 1900, gr. in-8, p. 581-583. Traduction en anglais par W. J. L.: N., v. 45, Feb. 25, 1892, p. 404-407.
+5.+ _L'Espace et la Géométrie._
R M M, 3e a., nov. 1895, p. 631-646.
+6.+ _Réponse à quelques critiques._
Relatives aux Articles intitulés _Mécanisme et Expérience_ et _L'Espace et la Géométrie_.
R M M, 5e a., janv. 1897, p. 59-70.
+7.+ _On the Foundations of Geometry_[12].
M C, v. 9, 1898-1899, Oct. 1898, p. 1-43.
Note 12: Translated from Professor POINCARÉ's MS. by T. J. McCORMACK.
+8.+ _Des fondements de la Géométrie._
A propos d'un Livre de M. RUSSELL, intitulé _An Essay on the Foundations of Geometry_[13].
R M M, 7e a., mai 1899, p. 251-279.
Note 13: Cambridge, 1897.
+9.+ _Sur les principes de la Géométrie._ Réponse à M. RUSSELL.
R M M, 8e a., janv. 1900, p. 73-86.
+10.+ _Fondements de la Géométrie._
Analyse du Mémoire de DAVID HILBERT, intitulé _Grundlagen der Geometrie_[14].
_Journal des Savants_, Paris, mai 1902, in-4, p. 252-271.--B S M, 2e s., t. 26, 1re p., sept. 1902, p. 249-272;--t. 27, 1re p., avr. 1903, p. 115. Traduction en anglais par E. V. HUNTINGTON: B A M S, v. 10, 1903-1904, Oct. 1903, p. 1-23.
Note 14: Festschrift zur Feier der Enthüllung des GAUSS-WEBER-DENKMALS in Göttingen: Leipzig, 1899, gr. in-8, 92 S.
+11.+ _L'espace et ses trois dimensions._
R M M, 11e a, mai, juil. 1903, p. 281-301, 407-429.
+12.+ _Le continu mathématique._
R M M, 1re a., janv. 1893, p. 26-34.
+13. 14.+ _Mécanisme et Expérience._
Article: R M M, 1re a., nov. 1893, p. 534-537.
Réponse de M. H. POINCARÉ à M. LECHALAS (nº +6+, p. 85): R M M, 2e a., mars 1894, p. 197-198.
+15.+ _Sur la nature du raisonnement mathématique._
R M M, 2e a., juil. 1894, p. 371-384. Traduction en russe par S. CHOUBINE; B S P M K, s. 2, t. 8, nº 3, 1898, p. 74-88.
+16.+ _La mesure du temps._
R M M, 6e a., janv. 1898, p. 1-13.
+17.+ _Réflexions sur le calcul des probabilités._
R O, t. 10, 15 avr. 1899, p. 262-269.
+18.+ _Sur la valeur objective de la Science._
R M M, 10e a., mai 1902, p. 263-293.
+19.+ _La Terre tourne-t-elle?_
Je commence à être un peu agacé de tout le bruit qu'une partie de la presse fait autour de quelques phrases tirées d'un de mes ouvrages[15] et des opinions ridicules qu'elle me prête. H. P.
B S A F, 18e a., mai 1904, p. 216-217.
Note 15: _La Science et l'Hypothèse_, 1902, p. 138-141.
+20.+ COURNOT _et les principes du calcul infinitésimal_.
R M M, 13e a., 1905, p. 293-306.
+21. 22.+ _Les Mathématiques et la Logique._
R M M, 13e a., nov. 1905, p. 815-835. R M M, 14e a., janv. 1906, p. 17-34; 14e a., mai 1906, p. 294-317.
+23.+ _Lettre de M._ H. POINCARÉ _à M._ G. F. STOUT. Au sujet d'un Article publié par M. B. RUSSELL en juillet 1905.
M, v. 15, janv. 1906, p. 141-143.
+24.+ _La fin de la matière._
_The Athenæum_, London, Feb. 17, 1906, in-4, p. 201-202. Cet Article est, depuis 1907, dans l'Ouvrage intitulé _La Science et l'Hypothèse_.
+25.+ _A propos de la Logistique._
R M M, 14e a., nov. 1906, p. 866-868.
+26.+ _Le choix des faits._
Préface de l'édition américaine de l'Ouvrage de M. H. POINCARÉ intitulé _La Valeur de la Science_, traduit en anglais par GEORGE BRUCE HALSTED.
M C, t. 19, 1908-1909, Apr. 1909, p. 231-239. Cet Article est dans l'Ouvrage intitulé _Science et Méthode_.
+27.+ _Le hasard._
R M, t. 3, 10 mars 1907, p. 257-276.
+28.+ _La relativité de l'espace._
_L'Année Psychologique_, Paris, t. 13, 1907, gr. in-8, p. 1-17.
+29.+ _Comment se fait la Science._
_Le Matin_, Paris, 25e a., 25 nov. 1908, in-fol., p. 1.
+30.+ _Comment on invente. Le travail de l'inconscient._
_Le Matin_, Paris, 25e a., 24 déc. 1908, in-fol., p. 1.
+31.+ _La logique de l'infini._
R M M, 17e a., juil. 1909, p.461-482. Analyse par E. B.: R M, 4e a., t. 8, 1909, p. 504. Analyse par H. FEHR et E. LAMPE: J F M, Bd. 40, Ht. 1, S. 97-98.
DISCOURS.
+1.+ _La Géodésie française._
Discours lu dans la Séance publique annuelle des Cinq Académies, le jeudi 25 octobre 1900, par M. H. POINCARÉ, en qualité de Délégué de l'Académie des Sciences.
_Institut_, 1900.-20, F.-D., p. 13-25.--B S A F, 14e a., déc. 1900, p. 513-521.
+2.+ _Grandeur de l'Astronomie._
Discours lu à l'Assemblée générale annuelle de la Société astronomique de France, le 6 mai 1903, par M. H. POINCARÉ, en qualité de Président.
B S A F, 17e a., mai 1903, p. 253-259.
+3.+ _Au 19e Banquet de l'Association générale des Étudiants de Paris._
Allocution prononcée le 11 mai 1903 par M. H. POINCARÉ, en qualité de Président, _sur la vérité scientifique et sur la vérité morale_.
U P, 18e a., 1er juin 1903, p. 59-64.
+4.+ _Discours prononcé par_ M. HENRI POINCARÉ _à l'Académie française, en y venant prendre séance le 28 janvier 1909_.
_Sur la Vie et l'OEuvre poétique et philosophique_ de SULLY PRUDHOMME.
_Institut_, 1909.-3, F.-D., p. 3-37.
CONFÉRENCES.
+1.+ _Du rôle de l'intuition et de la logique en Mathématiques._
Conférence faite le 11 août 1900 au Congrès international des Mathématiciens, tenu à Paris du 6 au 12 août 1900.
C R C M P, 1902, p. 115-130. Analyse par WALLENBERG: J F M, Bd. 32, J. 1901, S. 67-68.
+2.+ _L'Avenir des Mathématiques._
M. H. POINCARÉ étant souffrant, Conférence lue par M. G. DARBOUX à la Séance générale du 10 avril 1908 du IVe Congrès international des Mathématiciens tenu à Rome du 6 au 11 avril 1908.
A C M R, v. I, 1909, p. 167-182.--B S M, 2e s., t. 32, 1re p., juin 1908, p. 168-190.--R C M P, t. 16, sett.-ott. 1908, p. 152-168.--R O, t. 19, 15 déc. 1908, p. 930-939.--S R S, Anno 2, nº 3, 1908, p. 1-23.
+3.+ _L'invention mathématique._
Conférence faite à l'Institut général psychologique, à Paris, le 23 mai 1908.
_Bulletin de l'Institut général Psychologique_, Paris, 8e a., mai-juin 1908, gr. in-8, p. 175-187.--R M, t. 6, 10 juil. 1908, p. 9-21.--R O, t. 19, 15 juil. 1908, p. 521-526.--E M, 10e a., 15 sept. 1908, p.357-371.
+4.+ _Sur les principes de la Mécanique._
Lecture faite au Congrès international de Philosophie tenu à Paris du 1er au 5 août 1900.
B C P P, III, 1901, p. 457-494. Analyse par ANDRÉ LALANDE et Discussion: R P, t. 50, nov. 1900, p. 490-491; p. 491-492.
+5+ à +7+. _La Mécanique nouvelle._
Conférence faite en français le 28 avril 1909 à l'Université de Göttingue (_Fondation_ WOLFSKEHL).
S V, 28 avr. 1909, S. 49-58.
Conférence faite le 3 août 1909, par M. HENRI POINCARÉ, à qui la grande Médaille de l'Association Française pour l'Avancement des Sciences avait été décernée le 2 août 1909 dans la Séance d'ouverture du Congrès de Lille.
A F A S, Congrès de Lille, 3 août 1909, _Conférences_, gr. in-8, p. 38-48.--R R, 47e a., 2e sem. 7 août 1909, p. 170-177.--_Éditions de la Revue bleue et de la Revue scientifique_, Paris, in-8, 28 p.
Conférence faite en français le 14 octobre 1910 à l'Université de Berlin.
Traductions en allemand: _Himmel und Erde_, Leipzig, 23 J., 30 Dez. 1910, in-4, S. 97-116.--HENRI POINCARÉ: _Die neue Mechanik_, Leipzig und Berlin, B. G. T., 1911, in-4, 22 S. Analyse: N., v. 85, nº 2153, Feb. 2, 1911, p. 452.
+8.+ _Sur les rapports de l'Analyse pure et de la Physique mathématique._
Conférence faite au Congrès international des Mathématiciens tenu à Zurich du 9 au 11 août 1897.
A M, t. 21. 15 sept. 1897, p. 331-341.--R O, t. 8, 15 nov. 1897, p. 857-861.--V M K Z, 1898, S. 81-90. Traductions: En polonais, par S. DICKSTEIN: W M, t. 2, fév. 1898, in-4, p. 10-20; En anglais, par C. J. KEYSER: B A M S, v. 4, 1897-1898, March 1898. p. 247-255. Analyse par A. SOMMERFELD: J F M, Bd. 29, J. 1898, S. 53.
+9.+ _Sur les rapports de la Physique expérimentale et de la Physique mathématique._
Conférence faite au Congrès international de Physique tenu à Paris du 6 au 12 août 1900.
R C P P, t. 1, 1900, p. 1-29.--R O, t. 11, 15 nov. 1900, p. 1163-1175,--R R, 4e s., t. 14, 8 déc. 1900, p. 705-715. Traductions: En allemand: P Z, 2. J., 1900-1901, S. 166, 182, 196; En anglais, par GEORGE K. BURGESS: M C, v. 12, 1901-1902, July 1902, p. 516-543.
+10.+ _L'état actuel et l'avenir de la Physique mathématique._
Adresse lue, le 24 septembre 1904, à la Section de Mathématiques appliquées du Congrès international d'Arts et de Science de l'Exposition universelle de Saint-Louis.
_La Revue des Idées_, Paris, 1re a., 15 nov. 1904, in-8, p. 801-814.--B S M, 2e s., t. 28, 1re p., déc. 1904, p. 302-324.--Extrait intitulé _Une image de l'Univers_: B S A F, 19e a., janv. 1905, p. 30-31. Traductions: En anglais, par GEORGE BRUCE HALSTED: C E St L, v. 1, 1905, p. 604-622.--M C, v. 15, 1904-1905, janv. 1905, p. 1-24;
En japonais, par YOSHIO MIKAMI: _Tokyobuteu ri gakkozashi_, 164, 165, 1905; gr. in-8, p. 1-13, 1-14;
En anglais, par J. W. YOUNG: B A M S, v. 12, 1905-1906, Feb. 1906, p.240-260.
+11.+ _La Voie Lactée et la Théorie des gaz._
Conférence faite à la séance du 7 mars 1906 de la Société astronomique de France.
B S A F, 20e a., avr. 1906, p. 153-165. Traduction en tchèque: Z, 1907, p. 65-70.
+12.+ _Réflexions sur les Notes de M._ A. S. SCHÖNFLIES _et de M._ E. ZERMELO,
Intitulées _Ueber eine vermeintliche Antinomie der Mengenlehre_ et _Sur les ensembles finis et le principe de l'induction complète_.
A M, t. 32, 1909, 2 fév., p. 195-200.
+13.+ _Ueber transfinite Zahlen._
S V, 27 avr. 1909, S. 43-48.
+14.+ _Le libre Examen en matière scientifique._
Conférence faite le 21 novembre 1909 par M. H. POINCARÉ aux Fêtes organisées par l'Université libre de Bruxelles pour le LXXVe Anniversaire de sa Fondation.
Bruxelles, M. Weissenbruch, 1910, in-8 jésus, p. 97-106.
+15. 16.+ _Conférences faites à «Foi et Vie»._
_La Morale et la Science._
Conférence faite le 17 mars 1910.
Les questions discutées ont pour titres: _Une morale scientifique est impossible. La morale ne peut s'appuyer que sur elle-même. L'action de la science. Les bienfaits de sa méthode. Comment la science transformera nos âmes. La science créera des sentiments nouveaux. Les dangers d'une science incomplète. Les risques de la morale déterministe. Conclusion._
_Foi et Vie_, Paris, 13e a., 1er juin 1910, in-4 jésus, p. 323-329.--_Questions du temps présent_, Paris, 1910, in-8, p. 49-69.--_La Revue_ de JEAN FINOT, Paris, vol. 86, 1er juin 1910, in-8, p. 289-302.
_Les Conceptions nouvelles de la matière._
Conférence faite le 7 mars 1912.
_Foi et Vie_, Paris, 15e a., 1er avr. 1912, in-4 jésus, p. 185-191. Analyse: _Le Temps_, Paris, 52e a., 9 mars 1912, in-fol., p. 4.
+17.+ _L'évolution des lois._
Conférence de M. H. POINCARÉ, lue le 8 avril 1911 par M. ÉMILE BOREL, au IVe Congrès international de Philosophie tenu à Bologne du 6 au 11 avril 1911.
S R S, v. 9, 1-IV-1911, p. 275-292. Analyse: N, v. 86, nº 2168, May 18, 1911, p. 399-400. Analyse par H. NORERO: R M M, 19e a., juil. 1911, p. 417, 638, 639-643.
+18.+ _La logique de l'infini._
Conférence faite le 3 mai 1912 à l'Université de Londres.
+19.+ _L'Espace et le Temps._
Conférence faite le 4 mai 1912 à l'Université de Londres.
SECTION VI.
HISTOIRE DES SCIENCES.
OUVRAGES.
+1.+ NOTICE SUR LES TRAVAUX SCIENTIFIQUES DE M. HENRI POINCARÉ.
Rédigée par lui-même à l'appui de sa candidature comme Membre de l'Académie des Sciences, dans la Section de Géométrie.
Paris, G.-V., in-4; 1884, 51 p.; 2e édit., 14 oct. 1886, 75 p.
+2.+ SAVANTS ET ÉCRIVAINS.
SULLY PRUDHOMME. GRÉARD. CURIE et BROUARDEL. LAGUERRE. HERMITE. CORNU. HALPHEN. TISSERAND. BERTRAND. BERTHELOT. FAYE. POTIER. WEIERSTRASS. LORD KELVIN. LÖWY. _Les Polytechniciens._
Paris, E. F., 1910, in-18 jésus, XIV-281. Analyse par JACQUES LUX: R B, 48e a., 2e sem., 10 sept. 1910, p. 349-351.
DISCOURS NÉCROLOGIQUES.
+1+ à +4+. _Discours prononcés par M._ H. POINCARÉ _aux Funérailles de MM._:
F. TISSERAND, à Paris, le 23 octobre 1896, au nom du Bureau des Longitudes.
_Institut._ 1896.-21, F.-D., in-4, p. 19-22.--B A, t. 13, nov. 1896, p. 430-432.--A B L, 1897, p. H.15-H.18.
A. CORNU, à Paris, le 16 avril 1902, au nom de la Société française de Physique.
_Institut._ 1902.-8, F.-D., in-4, p. 15-18.--B S F P, 1902, p. 186-188.--A B L, 1903, p. D.7-D.11.
PAUL GAUTIER, à Paris, le 9 décembre 1909, en qualité de Président du Bureau des Longitudes.
A B L, 1911, p. D.1-D.11.
RODOLPHE RADAU, à Paris, le 29 décembre 1911, au nom du Conseil de l'Observatoire.
_Institut._ 1911.-27, G.-V., in-4, p. 13-15.--B A, t. 29, mars 1912, p. 88-89.--A B L, 1913.
ARTICLES ET NOTICES NÉCROLOGIQUES.
+1.+ _L'OEuvre mathématique de_ WEIERSTRASS.
A M, t. 22, 26 fév. 1898, p. 1-18. Analyse par F. MÜLLER: J F M, Bd. 29, J. 1898, S. 17-18.
+2.+_ Sur l'OEuvre de_ MARCELIN BERTHELOT.