Chapter 30
—Sara, dit Georges, n'oubliez pas ce que vous m'avez promis.
—Oui, oui, dit la jeune fille, oui, me voilà prête à obéir. Vous voyez, Georges, je suis raisonnable. Mais vous de votre côté....
—Sara vous ne me demanderez pas, je l'espère, de rester spectateur de ce qui va se passer, quand c'est pour moi seul que tant de braves gens exposent leur existence?
—Oh! non, dit Sara; non, je vous demande seulement de penser à moi, et de vous rappeler que, vous mort, je serai morte.
Puis elle offrit la main à Jacques, tendit son front à Pierre Munier, et, conduite par Georges, descendit par l'escalier de l'arrière.
Un quart d'heure après, Georges remonta; il tenait à la main un sabre d'abordage et avait une paire de pistolets à sa ceinture.
Pierre Munier était armé de sa carabine damasquinée, vieille amie qui lui avait toujours rendu de fidèles services.
Jacques était à son banc de quart, tenant à la main son porte-voix, signe du commandement, et ayant à ses pieds un sabre d'abordage et un petit casque de fer.
Les deux navires faisaient la même route, la frégate serrant toujours la corvette, et déjà si rapprochée, que les matelots, disposés dans les hunes, pouvaient voir ce qui se passait sur le pont l'un de l'autre.
—Maître Tête-de-Fer, dit Jacques, vous avez bons yeux et bon jugement; faites-moi le plaisir de monter dans la hune d'artimon et de me dire ce qui se passe là-bas.
Le second s'élança aussitôt comme un simple gabier, et en un instant fut au poste désigné.
—Eh bien? dit le capitaine.
—Eh bien, capitaine, chacun est à son poste de combat, les canonniers aux batteries, les soldats de marine sur les passavants et le gaillard d'arrière, et le capitaine sur son banc de quart.
—Y a-t-il à bord d'autres troupes que des matelots et des soldats de marine?
—Je ne crois pas, capitaine, à moins, cependant, qu'ils ne soient cachés dans la batterie, car je vois partout le même uniforme.
—Bien! En ce cas, la partie est presque égale, à quinze ou vingt hommes près. Voilà tout ce que je voulais savoir. Descendez, maître Tête-de-Fer.
—Un instant! un instant! Voilà l'Anglais qui embouche son porte-voix. Si nous nous taisions bien, nous entendrions ce qu'il va dire.
Cette dernière opinion était un peu hasardée; car, malgré le silence qui se faisait à bord, aucun bruit venant du bâtiment chasseur n'arriva jusqu'au bord de la corvette; mais l'ordre que venait de donner le capitaine n'en fut pas moins promptement expliqué à tout l'équipage, car aussitôt deux éclairs sortirent de l'avant du navire ennemi, une détonation se fit entendre, et deux boulets vinrent ricocher dans le sillage de la _Calypso_.
—Bon! dit Jacques, il n'y a que des pièces de 18 comme les nôtres; les chances deviennent de plus en plus égales.
Puis, levant la tête:
—Descendez, dit-il au second; vous êtes inutile maintenant là-bas, et j'ai besoin de vous ici.
Maître Tête-de-Fer obéit, et, au bout d'un instant, se trouva près de Jacques. Pendant ce temps, la frégate continuait d'avancer, mais sans tirer davantage, l'expérience lui ayant démontré qu'elle était encore hors de portée.
—Maître Tête-de-Fer, dit Jacques, descendez dans la batterie: tant que nous serons en retraite, servez-vous de boulets; mais, du moment que nous en viendrons à l'abordage, des obus, rien que des obus; vous entendez?
—Oui, capitaine, répondit le second.
Et il descendit par l'escalier de l'arrière.
Les deux bâtiments continuèrent de faire route encore une demi-heure, à peu près, sans qu'aucune marque nouvelle d'hostilité se manifestât à bord de la frégate. De son côté, comme on l'a vu, la corvette, jugeant sans doute qu'il était inutile de perdre sa poudre et ses boulets, était restée insensible aux deux provocations de son ennemie; mais il était évident, à l'animation qui commençait à couvrir le visage des matelots, et à l'attention avec laquelle le capitaine mesurait la distance qui séparait encore les deux navires que la conversation, comme disait Jacques, ne s'en tiendrait pas longtemps au monologue, et que le dialoguer allait commencer.
En effet, au bout de dix autres minutes d'attente, qui parurent un siècle à chacun, l'avant de la frégate s'enflamma de nouveau, une double détonation se fit entendre, et, cette fois fut suivie du sifflement des boulets qui passèrent dans sa voilure, trouant la voile de hune du mât d'artimon, et coupant deux ou trois cordages.
Jacques suivit d'un coup d'œil rapide l'effet des deux messages de destruction; puis, voyant qu'ils n'avaient fait que de légères avaries:
—Allons, enfants! dit-il, il paraît décidément que c'est à nous qu'ils en veulent. Politesse pour politesse. Feu!
Au même instant, une double détonation fit trembler toute la corvette, et Jacques se pencha en dehors pour voir le résultat de sa riposte: un des deux boulets fit sauter une portion de la muraille de l'avant, et l'autre s'enfonça dans la proue.
—Eh bien, cria Jacques, que faites-vous donc, vous autres? À pleine volée, morbleu! visez dans la mâture; brisez-lui les jambes et trouez-lui les ailes; le bois lui est plus précieux dans ce moment que la chair. Eh! voyez!
Deux boulets passaient en ce moment à travers les voiles et les agrès de la corvette, et, tandis que l'un écornait la vergue de misaine, l'autre coupait le petit mât de perroquet.
—Feu! sacredieu! feu! cria Jacques et prenez-moi exemple sur ces gaillards-là. Vingt-cinq louis pour le premier mât qui tombe à bord de la frégate.
La détonation suivit presque aussitôt le commandement, et l'on put suivre, dans la voilure du bâtiment ennemi, le passage des boulets.
Pendant un quart d'heure, à peu près le feu continua ainsi de part et d'autre; la brise, abattue par les détonations était à peu près tombée, et les deux bâtiments ne filaient plus guère que quatre ou cinq nœuds: tout l'intervalle était rempli par la fumée, de sorte que c'était presque au hasard que l'artillerie tirait; cependant la frégate avançait toujours, et l'on voyait l'extrémité de ses mâts dominer la vapeur qui l'enveloppait, tandis que la corvette, qui fuyait vent arrière et qui faisait feu par sa poupe, était entièrement hors de la fumée.
C'était le moment qu'attendait Jacques. Il avait fait tout ce qu'il avait pu pour éviter l'abordage; mais, forcé dans sa course, il allait, comme le sanglier blessé, revenir enfin sur le chasseur. En ce moment, la frégate se trouvait dans la hanche de tribord de la corvette et commençait à la canonner par les pièces d'avant de sa batterie; tandis que celle-ci, de son côté, commençait à lui répondre par ses pièces d'arrière. Jacques vit l'avantage de sa position et résolut d'en profiter.
En haut les renforts de manœuvre! cria-t-il.
Les renforts s'élancèrent aussitôt sur le pont.
Puis, tandis que le feu continuait, une voix se fit entendre par-dessus le bruit de la canonnade, criant:
—Range à amurer la grande voile! Aux bras de bâbord derrière! À l'écoute de brigantine! La barre à bâbord! Brasse bâbord! Amure grand-voile! Borde la brigantine!
À peine ces ordres successifs furent-ils exécutés, que la corvette, obéissant à l'action simultanée de son gouvernail et de ses voiles d'arrière, se porta rapidement sur tribord, conservant assez d'aire pour couper la route à la frégate, et s'arrêta sur place, grâce à la précaution qu'avait eue son capitaine d'appuyer ses bras de tribord devant. Au moment même, la frégate, privée de la faculté de manœuvrer par les avaries de ses voiles d'arrière, et ne pouvant doubler la corvette au vent, s'avança, fendant à la fois la fumée et la mer, et vint, contrairement à sa volonté et avec un choc terrible, engager son beaupré dans les grands haubans de son ennemi.
En ce moment, on entendit retentir une dernière fois la voix de Jacques.
Feu! cria-t-il. Enfilez-les de bout en bout! Rasez-les comme un ponton!
Quatorze pièces de canon, dont six chargées à mitraille et huit à obus, obéissent à ce commandement, balayent le pont, sur lequel elles couchent trente ou quarante hommes, brisant par le pied son mât d'artimon. Au même instant, du haut des trois hunes, une pluie de grenades, tombant sur les passavants, nettoie l'avant de la frégate, tandis que celle-ci ne peut répondre à cette nuée de feu et à cette grêle de balles que par sa hune de misaine, embarrassée de son petit hunier.
Eh ce moment, par les vergues de la corvette, par le beaupré de la frégate, par les haubans, par les agrès, par les cordages, les pirates s'élancent, se précipitent, se pressent. Vainement les soldats de marine dirigent sur eux un feu terrible de mousqueterie; à ceux qui tombent d'autres succèdent; les blessés se traînent en poussant devant eux les grenades et en agitant leurs armes; Georges et Jacques se croient déjà vainqueurs, quand au cri: «Tout le monde sur le pont!» les matelots anglais occupés dans la batterie sortent à leur tour par les écoutilles et montent par les sabords. Ce renfort rassure les soldats de marine, qui commençaient à plier. Le commandant du bâtiment se jette à leur tête. Jacques ne s'est pas trompé: c'est bien l'ancien capitaine du _Leycester_, qui a voulu prendre sa revanche. Georges Munier et lord Williams Murrey se retrouvent en face l'un de l'autre, mais au milieu du sang et du carnage, mais le sabre à la main, mais ennemis mortels.
Tous deux se reconnaissent et s'efforcent de se joindre, mais la mêlée est telle, qu'ils sont entraînés comme par un tourbillon. Les deux frères sont au plus pressé des rangs anglais, frappant et frappés, luttant de sang-froid, de force et de courage; deux matelots anglais lèvent la hache sur la tête de Jacques: tous deux tombent frappés par des balles invisibles. Deux soldats de marine pressent Georges de leurs baïonnettes: tous deux tombent à ses pieds. C'est Pierre Munier qui veille sur ses fils; c'est la fidèle carabine qui fait son œuvre.
Tout à coup un cri terrible, qui domine le bruit des grenades, le pétillement de la mousqueterie, les clameurs des blessés, les plaintes des mourants, s'élance de la batterie, glaçant tout le monde de terreur:
—Au feu!
Au même instant, une fumée épaisse sort par l'écoutille de l'arrière et par les sabords. Un des obus a éclaté dans la chambre du capitaine et a mis le feu à la frégate.
À ce cri terrible, inattendu, magique, tout s'arrête; puis, à son tour, la voix de Jacques, puissante, impérieuse, suprême, se fait entendre:
—Chacun à bord de la _Calypso_!
Aussitôt, avec le même empressement qu'ils ont mis à descendre sur le pont de la frégate, les pirates l'abandonnent et, se hissent les uns sur les autres, s'accrochant à toutes les manœuvres, sautant d'un bord à l'autre, tandis que Jacques et Georges, avec quelques-uns des plus déterminés, soutiennent la retraite.
Alors, c'est le gouverneur qui s'élance à son tour, pressant les pirates, les fusillant à bout portant, espérant monter en même temps qu'eux sur la _Calypso_, mais, alors, les premiers arrivés s'élancent dans les hunes de la corvette; les grenades et les balles pleuvent de nouveau. Des cordages sont lancés à ceux qui restent encore sur la frégate, chacun saisit une amarre. Jacques remonte à bord, Georges reste le dernier. Le gouverneur vient à lui, il l'attend.
Tout à coup une main de fer le saisit et l'enlève: c'est Pierre Munier qui veille sur son fils, et qui, pour la troisième fois de la journée, le sauve d'une mort presque certaine.
Alors une voix retentit, dominant toute cette horrible mêlée:
—Brassez bâbord devant! Hissez les focs! Carguez la grande voile et la brigantine! Ralingue derrière! La barre tout à tribord!
Toutes ces manœuvres, ordonnées avec cette voix puissante qui commande l'obéissance passive, furent exécutées avec une si merveilleuse rapidité, que, quelle que fût l'impétuosité avec laquelle les Anglais se ruaient à la poursuite des pirates, ils ne purent arriver à temps pour lier les deux bâtiments l'un à l'autre. La corvette, comme si elle eût été douée du sentiment, sembla comprendre le danger qu'elle courait et se dégagea par un vigoureux effort, tandis que la frégate, privée de son mât d'artimon, continuait d'avancer lentement sous l'influence des voiles du grand mât et du mât de misaine.
Alors, du pont de la _Calypso_, on vit se passer quelque chose d'affreux.
La chaleur du combat avait empêché qu'on ne s'aperçût à temps que le feu était à bord de la frégate; de sorte qu'au moment où le cri: «Au feu!» s'était fait entendre, l'incendie avait déjà fait de trop grands progrès pour qu'on espérât de l'éteindre.
Ce fut en ce moment que l'on put admirer la puissance de la discipline anglaise; au milieu de la fumée, devenue de moment en moment plus épaisse le gouverneur remonta sur le banc de bâbord, et, reprenant son porte-voix qu'il avait gardé pendu au poignet gauche:
—Du calme, enfants! cria-t-il, et je réponds de tout!
Chacun s'arrêta.
—Les canots à la mer! continua le gouverneur.
En cinq minutes, le canot de la poupe, les deux canots de côté et un des canots de la drome furent descendus et flottèrent autour de la frégate.
—Le canot de la poupe et le canot de la drome pour les soldats de marine! cria le gouverneur: les deux canots de côté pour les matelots!
Puis, comme la _Calypso_ s'éloignait toujours, elle n'entendit plus les autres commandements; mais elle vit les quatre canots s'emplir de tout ce qui restait d'hommes sains et saufs, tandis que les malheureux blessés, se traînant sur le pont, priaient vainement leurs camarades de les recevoir.
—Deux chaloupes à la mer! cria de son côté Jacques, en voyant que les quatre canots ne suffisaient pas à contenir tout l'équipage.
Et deux chaloupes vides se détachèrent des flancs de la _Calypso_ et se balancèrent sur la mer.
Aussitôt, tout ce qui n'avait pu trouver place dans les chaloupes de la frégate s'élança à la mer et se mit à nager vers les chaloupes de la corvette.
Le gouverneur était resté à bord.
On avait voulu le faire descendre dans une des chaloupes; mais, comme il n'avait pu sauver ses blessés, il avait voulu mourir avec eux.
La mer offrait alors un aspect effrayant.
Les quatre canots s'éloignaient à force de rames du bâtiment incendié, tandis que les matelots en retard nageaient vers les deux chaloupes de la corvette.
Puis, immobile au milieu d'un tourbillon de fumée, avec son commandant debout sur son banc de quart, ses blessés se traînant sur le pont, la frégate brûlait.
C'était un spectacle si terrible que Georges sentit la main tremblante de Sara se poser sur son épaule, et ne se retourna point pour la regarder.
Arrivées à une certaine distance, les chaloupes avaient cessé de ramer.
Voici ce qui se passa:
La fumée devint de plus en plus épaisse; puis on vit sortir, par les écoutilles, un serpent de feu qui rampa le long du mât de misaine, dévorant les voiles et les agrès; puis les sabords s'enflammèrent; puis les canons chargés partirent tout seuls; puis une détonation terrible se fit entendre: le bâtiment s'ouvrit comme un cratère; un nuage de flammes et de fumée monta vers le ciel; puis, enfin, à travers ce nuage, on vit retomber sur la mer bouillonnante, quelques débris de mâts, de vergues, d'agrès.
C'était tout ce qui restait du _Leycester_.
—Et lord Williams Murrey? demanda la jeune fille.
—Si je ne devais pas vivre avec toi, Sara, dit Georges en se retournant, sur mon honneur, je voudrais mourir comme lui!
Bibliographie—Œuvres complètes:
Tiré de _Bibliographie des Auteurs Modernes (1801—1934)_ par Hector Talvart et Joseph Place, Paris, Editions de la Chronique des Lettres Françaises, Aux Horizons de France, 39 rue du Général Foy, 1935 Tome 5.
1. Élégie sur la mort du général Foy. Paris, Sétier, 1825, in-8 de 14 pp.
2. La Chasse et l'Amour. Vaudeville en un acte, par MM. Rousseau, Adolphe (M. Ribbing de Leuven) et Davy (Davy de la Pailleterie: A. Dumas). Représenté pour la première fois, à Paris, au théâtre de l'Ambigu-Comique (22 sept. 1825). Paris, Chez Duvernois, Sétier, 1825, in-8 de 40 pp.
3. Canaris. Dithyrambe. Au profit des Grecs. Paris, Sanson, 1826, in-12 de 10 pp.
4. Nouvelles contemporaines. Paris, Sanson, 1826, in-12 de 4 ff., 216 pp.
5. La Noce et l'Enterrement. Vaudeville en trois tableaux, par MM. Davy, Lassagne et Gustave. Représenté pour la première fois, à Paris, au théâtre de la Porte-Saint-Martin (21 nov. 1826). Paris, Chez Bezou, 1826, in-8 de 46 pp.
6. Henri III et sa cour. Drame historique en cinq actes et en prose. Représenté au Théâtre-Français (11 fév. 1829). Paris, Vezard et Cie, 1829, in-8 de 171 pp.
7. Christine ou Stockholm, Fontainebleau et Rome. Trilogie dramatique sur la vie de Christine, cinq actes en vers, avec prologue et épilogue.
Représenté à Paris sur le Théâtre Royal de l'Odéon (30 mars 1830). Paris, Barba, 1830, in-8 de 3 ff. et 191 pp.
8. Rapport au Général La Fayette sur l'enlèvement des poudres de Soissons. Paris, Impr. de Sétier, s. d. (1830), in-8 de 7 pp.
9. Napoléon Bonaparte, ou trente ans de l'histoire de France. Drame en six actes. Représenté pour la première fois, sur la Théâtre Royal de l'Odéon (10 janv. 1831). Paris, chez Tournachon-Molin, 1831, in-8 de XVI-219 pp.
10. Antony. Drame en cinq actes en prose. Représenté pour la première fois sur le théâtre de la Porte-Saint-Martin (3 mai 1831). Paris, Auguste Auffray, 1831, in-8 de 4 ff. n. ch., 106 pp. et 1 f. n. ch. (post-scriptum).
11. Charles VII chez ses grands vassaux. Tragédie en cinq actes. Représentée pour la première fois sur le Théâtre Royal de l'Odéon (20 oct. 1831). Paris, Publications de Charles Lemesle, 1831, in-8 de 120 pp.
12. Richard Darlington. Drame en cinq actes et en prose, précédé de La Maison du Docteur, prologue par MM. Dinaux. Représenté pour la première fois sur le théâtre de la Porte-Saint-Martin (10 déc. 1831). Paris, J.-N. Barba, 1832, in-8 de 132 pp.
13. Teresa. Drame en cinq actes et en prose. Représenté pour la première fois sur le Théâtre Royal de l'Opéra-Comique (6 fév. 1832). Paris, Barba; Vve Charles Béchet; Lecointe et Pougin, 1832, in-8 de 164 pp.
14. Le Mari de la veuve. Comédie en un acte et en prose, par M.***. Représentée pour la première fois sur le Théâtre-Français (4 avr. 1832). Paris, Auguste Auffray, 1832, in-8 de 63 pp.
15. La Tour de Nesle. Drame en cinq actes et en neuf tableaux, par MM. Gaillardet et ***. Représenté pour la première fois, à Paris, sur le théâtre de la Porte-Saint-Martin (29 mai 1832). Paris, J.-N. Barba, 1832, in-8 de 4 ff., 98 pp.
16. Gaule et France. Paris, U. Canel; A. Guyot, 1833, in-8 de 375 pp.
17. Impressions de voyage. Paris, A. Guyot, Charpentier et Dumont, 1834-1837, 5 vol. in-8.
18. Angèle. Drame en cinq actes. Paris, Charpentier, 1834, in-8 de 254 pp.
19. Catherine Howard. Drame en cinq actes et en huit tableaux. Paris, Charpentier, 1834, in-8 de IV-208 pp.
20. Souvenirs d'Antony. Paris, Librairie de Dumont, 1835, in-8 de 360 pp.
21. Chroniques de France. Isabel de Bavière (Règne de Charles VI). Paris, Librairie de Dumont, 1835, 2 vol. in-8 de 406 pp. et 419 pp.
22. Don Juan de Marana ou la chute d'un ange. Mystère en cinq actes. Représenté pour la première fois, à Paris, sur le théâtre de la Porte-Saint-Martin (30 avr. 1836). Paris, Marchant, Éditeur du Magasin Théâtral, 1836 in-8 de 303 p.
23. Kean. Comédie en cinq actes. Représentée pour la première fois aux Variétés (31 août 1836). Paris, J.-B. Barba, 1836, in-8 de 3 ff. et 263 pp.
24. Piquillo. Opéra-comique en trois actes. Représenté pour la première fois sur le Théâtre Royal de l'Opéra-Comique (31 oct. 1837). Paris, Marchant, 1837, in-8 de 82 pp.
25. Caligula. Tragédie en cinq actes et en vers, avec un prologue. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre-Français (26 déc. 1837). Paris, Marchant, Editeur du Magasin Théâtral, 1838 in-8 de 170 p.
26. La Salle d'armes. I. Pauline II. Pascal Bruno (précédé de Murat). Paris, Dumont, Au Salon littéraire, 1838, 2 vol. in-8 de 376 et 352 pp.
27. Le Capitaine Paul. (La main droite du Sire de Giac). Paris, Dumont, 1838, 2 vol. in-8 de 316 et 323 pp.
28. Paul Jones. Drame en cinq actes. Représenté pour la première fois, à Paris (8 oct. 1838). Paris, Marchant, 1838, gr. in-8 de 32 pp.
29. Nouvelles impressions de voyage. Quinze jours au Sinaï, par MM. A. Dumas et A. Dauzats. Paris, Dumont, 1839, 2 vol. in-8 de 358 et 406 pp.
30. Acté. Paris, Librairie de Dumont, 1839, 2 vol. in-8 de 3 ff., 242 et 302 pp.
31. La Comtesse de Salisbury. Chroniques de France. Paris, Dumont, (et Alexandre Cadot), 1839-1848, 5 vol. in-8.
32. Jacques Ortis. Paris, Dumont, 1839, in-8 de XVI pp. (préface de Pier-Angelo-Fiorentino) et 312 pp.
33. Mademoiselle de Belle-Isle. Drame en cinq actes, en prose. Représenté pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre-Français (2 avr. 1839). Paris, Dumont, 1839, in-8 de 202 pp.
34. Le Capitaine Pamphile. Paris, Dumont, 1839, 2 vol. in-8 de 307 et 296 pp.
35. L'Alchimiste. Drame en cinq actes en vers. Représenté pour la première fois, sur le Théâtre de la Renaissance (10 avr. 1839). Paris, Dumont, 1839, in-8 de 176 pp.
36. Crimes célèbres. Paris, Administration de librairie, 1839-1841, 8 vol. in-8.
37. Napoléon, avec douze portraits en pied, gravés sur acier par les meilleurs artistes, d'après les peintures et les dessins de Horace Vernet, Tony Johannot, Isabey, Jules Boily, etc. Paris, Au Plutarque français; Delloye, 1840, gr; in-8 de 410 pp.
38. Othon l'archer. Paris, Dumont, 1840, in-8 de 324 pp.
39. Les Stuarts. Paris, Dumont, 1840, 2 vol. in-8 de 308 et 304 pp.
40. Maître Adam le Calabrais. Paris, Dumont, 1840, in-8 de 347 pp.
41. Aventures de John Davys. Paris, Librairie de Dumont, 1840, 4 vol. in-8.
42. Le Maître d'armes. Paris, Dumont, 1840-1841, 3 vol. in-8 de 320, 322 et 336 pp.
43. Un Mariage sous Louis XV. Comédie en cinq actes. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre-Français (1er juin 1841). Paris, Marchant; C. Tresse, 1841, in-8 de 140 pp.
44. Praxède, suivi de Don Martin de Freytas et de Pierre-le-Cruel. Paris, Dumont, 1841, in-8 de 307 pp.
45. Nouvelles impressions de voyage. Midi de la France. Paris, Dumont, 1841, 3 vol. in-8 de 340, 326 et 357 pp.
46. Excursions sur les bords du Rhin. Paris, Dumont, 1841, 3 vol. in-8 de 328, 326 et 334 pp.
47. Une année à Florence. Paris, Dumont, 1841, 2 vol. in-8 de 340 et 343 pp.
48. Jehanne la Pucelle. 1429-1431. Paris, Magen et Comon, 1842, in-8 de VII-327 pp.
49. Le Speronare. Paris, Dumont, 1842, 4 vol. in-8.
50. Le Capitaine Arena. Paris, Dolin, 1842, 2 vol. in-8 de 309 et 314 pp.
51. Lorenzino. Magasin théâtral. Théâtre français. Drame en cinq actes et en prose. Paris, Marchant; Tarride, s. d. (1842), gr. in-8 de 36 pp.
52. Halifax. Magasin théâtral. Choix de pièces nouvelles, jouées sur tous les théâtres de Paris. Théâtre des Variétés. Comédie en trois actes et un prologue. Paris, Marchant; Tarride, s. d. (1842), gr. in-8 de 36 pp.
53. Le Chevalier d'Harmental. Paris, Dumont, 1842, 4 vol. in-8.
54. Le Corricolo. Paris, Dolin, 1843, 4 vol. in-8.
55. Les Demoiselles de Saint-Cyr. Comédie en cinq actes, suivie d'une lettre à l'auteur à M. Jules Janin. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre-Français (25 juill. 1843). Paris, chez Marchant, et tous les Marchands de Nouveautés, 1843, gr. in-8 de 1 f. (lettre de Dumas à son éditeur), 38 pp. et VIII pp. (lettre à J. Janin).
56. La Villa Palmieri. Paris, Dolin, 1843, 2 vol. in-8.
57. Louise Bernard. Magasin théâtral. Choix de pièces nouvelles, jouées sur tous les théâtres de Paris. Théâtre de la Porte-Saint-Martin. Drame en cinq actes. Paris, Marchant; Tarride, s. d. (1843), gr. in-8 de 34 pp.
58. Un Alchimiste au dix-neuvième siècle. Paris, Imprimerie de Paul Dupont, 1843, in-8 de 23 pp.
59. Filles, Lorettes et Courtisanes. Paris, Dolin, 1843, in-8. de 338 pp.
60. Ascanio. Paris, Petion, 1844, 5 vol. in-8.