Gaston Darboux: Biographie, Bibliographie analytique des écrits
Part 2
Et M. P. Appell, plus explicite, a parlé en ces termes: «La Faculté adresse à M. DARBOUX tous ses remercîments pour l'activité incessante, pour l'intelligence vive et pratique, avec laquelle il a toujours défendu ses intérêts, étendu son enseignement et accru son influence; la comparaison de l'affiche des cours de 1888 et du budget de cette époque avec le tableau de l'enseignement et du budget actuels montrent combien l'administration de M. DARBOUX a été féconde. Jamais, d'ailleurs, aucun de nos doyens ne s'était trouvé en présence d'une œuvre aussi considérable à accomplir tant dans le domaine matériel que dans le domaine de l'enseignement: reconstruction de la Sorbonne; constructions, agrandissements et créations de laboratoires; organisation du P. C. N.; créations de chaires et de maîtrises de conférences nouvelles.»
M. DARBOUX eut encore l'occasion de s'occuper d'affaires administratives comme membre du Conseil supérieur de l'Instruction publique, dont il fit presque toujours partie depuis 1888. Le 4 juillet 1908, il fut nommé vice-président de ce Conseil et bientôt après membre de sa Commission permanente. Grâce au renom qu'il s'est acquis comme savant et administrateur, il est devenu membre ou président d'un grand nombre de Commissions universitaires, de divers Bureaux scientifiques de l'État, de Conseils d'Observatoires nationaux, d'institutions officielles ou privées.
Après avoir eu la vive satisfaction de voir ses recherches favorablement appréciées par les savants, M. DARBOUX eut la joie d'être élu, le 3 mars 1884, membre de l'Académie des Sciences, dans la Section de Géométrie. On peut se rendre compte de l'importance et de la variété des travaux qui lui ont valu cet honneur si recherché en parcourant le Rapport que M. Camille Jordan lut en public peu de temps après. Plus tard, le 21 mai 1900, en élevant M. DARBOUX aux fonctions de Secrétaire perpétuel pour les Sciences mathématiques, ses collègues de l'Académie lui accordaient la plus haute des marques d'estime et de confiance dont ils puissent disposer. A cette nouvelle satisfaction éprouvée par M. DARBOUX se joignirent de profonds regrets qu'il a exprimés publiquement en de nobles termes, le 16 décembre 1901, dans un Éloge historique dont voici le début: «Appelé pour la première fois à prendre la parole dans cette enceinte, je crois remplir un devoir en vous présentant d'abord l'éloge d'un homme que j'ai beaucoup aimé et profondément admiré, mon illustre maître Joseph Bertrand.» En choisissant M. DARBOUX comme Secrétaire perpétuel, l'Académie des Sciences a été bien inspirée. Ce savant marche sur les traces de son spirituel devancier: comme lui, dans des Éloges et Notices historiques, il expose en un style élevé la vie et l'œuvre d'Académiciens décédés; comme lui, en présentant les pièces de la correspondance, il donne d'intéressantes explications que les Membres de l'Académie et le public écoutent toujours avec le plus vif plaisir.
Outre qu'il fait partie de l'Institut de France, M. DARBOUX est membre à divers titres de 21 Académies royales ou impériales, docteur _honoris causâ_ des Universités de Cambridge, Christiania et Heidelberg, membre honoraire de l'Université de Kasan et de 11 Sociétés scientifiques étrangères.
Le présent Opuscule contient la liste, le plus souvent avec des analyses, de toutes les publications mathématiques de M. DARBOUX; il suffit donc, dans cette Notice, d'indiquer les principaux caractères des recherches de ce géomètre. M. DARBOUX a généralisé des questions dont des cas particuliers avaient seuls été abordés. Il a su établir des rapprochements entre des théories dont on n'avait pas encore aperçu les points communs. Il a fait faire de sensibles progrès à la solution de problèmes qui se rencontrent en Analyse et en Physique mathématique. Dans un important Ouvrage sur la Géométrie infinitésimale, dont les quatre Volumes ont été publiés de 1887 à 1896, il a exposé non seulement les travaux de ses devanciers, mais encore ses recherches personnelles qui auraient pu donner naissance à un grand nombre de Mémoires originaux. A côté d'une exposition très complète des travaux des anciens géomètres sur les surfaces minima, il faut remarquer des théories entièrement nouvelles: celles, par exemple, de l'équation de Laplace, de la déformation infiniment petite et des 12 surfaces, des systèmes conjugués, des mouvements relatifs; une exposition originale des principes de la Dynamique, une solution aussi complète qu'il est possible de la donner actuellement du problème de la représentation sphérique, etc. Il a aussi semé dans son travail un grand nombre de remarques qui paraissent contenir le germe de futures découvertes. Enfin, il ne néglige jamais de présenter les considérations géométriques auxquelles conduit l'Analyse, ni celles qui permettent d'écrire avec le plus de simplicité les équations qu'exige la solution algébrique d'un problème. Avec le même soin et la même compétence, M. DARBOUX a commencé en 1898, _Sur les systèmes orthogonaux et les coordonnées curvilignes_, la publication d'un Ouvrage qui complète le précédent et dont on souhaite vivement voir apparaître la suite. Il serait superflu de rappeler que les deux théories précédentes ont toujours fait l'objet de ses recherches favorites.
L'ensemble de ces deux Ouvrages constitue une histoire documentée de la Géométrie infinitésimale pendant le XIXe siècle. M. DARBOUX a tracé les grandes lignes de cette histoire dans la Conférence qu'il a faite au Congrès des mathématiciens tenu à Rome en avril 1908. Quelques années avant, au Congrès d'Arts et de Science tenu à Saint-Louis en septembre 1904, il avait lu une étude approfondie sur le développement de toute la Géométrie moderne. De plus, il a fourni de précieux matériaux à l'histoire des Sciences en analysant un grand nombre d'Ouvrages variés, en composant quelques Éloges et Notices historiques et plusieurs Discours qu'il a lus dans de solennelles cérémonies où il représentait l'Institut, le Gouvernement ou l'Université de Paris. Tous ces écrits donnent à M. DARBOUX une place importante dans le monde des lettres.
De taille élevée, d'aspect sévère et froid, M. DARBOUX intimide ceux qui l'abordent pour la première fois. Heureusement cette impression s'efface vite après quelques minutes d'entretien. On reconnaît alors qu'il est bienveillant et que sous une écorce rude il cache un cœur généreux. Il a plusieurs fois donné des preuves de ces deux qualités, notamment depuis une dizaine d'années comme président de la Société de secours des Amis des Sciences. Sa conversation, qui roule sur les sujets les plus divers, est à la fois instructive et attrayante. Il reconnaît que ses professeurs de Mathématiques ont découvert, éveillé et entretenu son goût pour la Géométrie et il répète leurs noms avec émotion et plaisir. Il s'efforce de juger sans parti pris et avec équité les questions qui lui sont soumises. Lorsqu'il préside une commission, il a une confiance absolue en ses collègues et il les défend s'ils sont attaqués. A quelqu'un qui lui avait écrit qu'on avait cherché à surprendre la bonne foi du président, il répondit: «Soyez persuadé, Monsieur, qu'aucun des membres de la commission n'est capable de chercher à abuser de la confiance de ses collègues». Dans toutes les circonstances de la vie, M. DARBOUX procède avec méthode; il ne faut donc pas être surpris de retrouver cette qualité lorsqu'il développe le programme de son cours et qu'il écrit sur le tableau les équations dans l'ordre où elles se présentent. Très consciencieux par nature, il ne laisse inachevé aucun raisonnement et expose à ses auditeurs des leçons toujours soigneusement préparées. Il existe dans sa bibliothèque une preuve irréfutable de ce dernier fait: elle consiste en une douzaine de gros cahiers reliés, où l'on peut trouver, clairement écrits par lui-même, les développements des cours qu'il professa en Physique mathématique, en Mécanique analytique et en Géométrie infinitésimale. Ces précieux manuscrits renferment des méthodes et des remarques qu'il n'a pas publiées, mais dont on pourra plus tard tirer profit, car son intention est de les donner à l'Institut. M. DARBOUX est resté simple et modeste, bien qu'il soit arrivé à une situation très élevée. Il importe de faire remarquer qu'il la doit seulement à ses efforts et à son talent: aucun de ses ascendants n'a occupé de position même modeste, dans le monde de la science, de l'administration ou de la politique; si des savants l'ont protégé au début de sa carrière et lui ont ouvert les portes de la gloire, c'est qu'ils avaient vu dans ses travaux des points de nature à faire progresser la Science et reconnu en lui des qualités de premier ordre.
Désiré Nisard ne s'était pas trompé lorsque, dans sa Lettre[2] au ministre de l'Instruction publique, il signalait M. Darboux comme «un jeune homme du plus rare savoir et de la plus haute espérance».
E. L.
NOTES.
[1] _Journal des Débats_, Paris, 20 nov. 1861, in-fol., p. 1.
[2] _Journal général de l'Instruction publique_, Paris, v. 30, nº 90, 9 nov. 1861, in-4, p. 723.
[3] _Le Centenaire de l'École Normale_, 1795-1895, Paris, H., 1895, in-8 jésus, p. 394.
GRADES. FONCTIONS. TITRES HONORIFIQUES. PRIX. DÉCORATIONS.
JEAN-GASTON DARBOUX,
Né à Nîmes le 13 août 1842.
Élève au Lycée de Nîmes, du mois d'octobre 1853 au mois d'août 1859.
Élève au Lycée de Montpellier, du mois d'octobre 1859 au mois d'août 1861.
Bachelier ès Sciences, _reçu_ le 22 juillet 1859.
_Admis le premier_ à l'École Polytechnique, le 15 octobre 1861, et à l'École Normale supérieure, section des Sciences, le 25 octobre 1861.
Élève à l'École Normale supérieure, du 25 octobre 1861 au mois d'août 1864.
Licencié ès Sciences mathématiques, _reçu_ le 9 juillet 1863.
Licencié ès Sciences physiques, _reçu_ le 7 août 1863.
Agrégé des Sciences mathématiques, _reçu le premier_ le 20 septembre 1864.
Docteur ès Sciences mathématiques de la Faculté des Sciences de Paris, _reçu_ le 14 juillet 1866.
Préparateur pour les Sciences mathématiques et Sous-Bibliothécaire à l'École Normale supérieure, _nommé_ le 26 septembre 1864.
Professeur suppléant en Mathématiques spéciales au Lycée SAINT-LOUIS, à Paris, de 1864 à 1865.
Professeur suppléant en Mathématiques spéciales au Lycée LOUIS-LE-GRAND, à Paris, _nommé_ le 31 octobre 1867.
Professeur de Mathématiques spéciales au Lycée LOUIS-LE-GRAND (ou DESCARTES), à Paris, du 10 septembre 1868 au 26 septembre 1872.
Professeur remplaçant de M. J. BERTRAND au Collège de France, pour le Cours de Physique mathématique, pendant l'année scolaire 1866-1867.
_Chargé_ de Conférences de Calcul différentiel et de Calcul intégral à l'École Normale supérieure, le 1er octobre 1872; Maître de Conférences de Mathématiques à cette École, du 18 septembre 1873 au 30 juillet 1881.
Professeur suppléant de M. LIOUVILLE à la Faculté des Sciences de Paris, pour le Cours de Mécanique rationnelle, du 24 janvier 1873 jusqu'à la fin de l'année scolaire 1877-1878.
Professeur suppléant de M. CHASLES à la Faculté des Sciences de Paris, pour le Cours de Géométrie supérieure, du 18 septembre 1878 au 18 décembre 1880.
_Chargé_ du Cours de Géométrie supérieure à la Faculté des Sciences de Paris, le 28 décembre 1880.
Professeur de Géométrie supérieure à la Faculté des Sciences de Paris, _depuis_ le 9 avril 1881.
Membre du Comité de patronage de l'École pratique des Hautes Études, _depuis_ le 20 novembre 1882; Vice-Président de la Section des Sciences mathématiques de ce Comité, _nommé_ le 16 janvier 1901; Président de cette Section _depuis_ le 16 janvier 1905.
Doyen de la Faculté des Sciences de l'Université de Paris, du 12 novembre 1889 au 4 mars 1903.
Doyen honoraire de la Faculté des Sciences de l'Université de Paris, _nommé_ le 4 mars 1903.
Chargé de Conférences de Mathématiques à l'École Normale d'Enseignement secondaire pour les jeunes filles, à Sèvres, _depuis_ le 31 octobre 1881.
Membre de l'Académie des Sciences (Institut national de France), à Paris, _élu_, dans la Section de Géométrie, le 3 mars 1884.
Secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences pour les Sciences mathématiques, _élu_ le 21 mai 1900.
Président de la première Assemblée générale de l'Association internationale des Académies, à Paris, du 16 au 20 avril 1901.
Membre du Bureau national des Longitudes, à Paris, _nommé_ le 1er décembre 1902.
Membre correspondant de l'Académie des Sciences de l'Institut royal de Bologne, _élu_ le 1er mai 1873.
Membre correspondant de la Société royale de Liége, _élu_ le 19 mai 1873.
Membre correspondant de l'Institut royal Lombard de Sciences et de Lettres, _élu_ le 7 février 1878.
Membre étranger de la Société royale des Sciences de Gœttingue, _élu_ le 6 juillet 1901; _élu_ Membre correspondant le 1er décembre 1883.
Membre étranger de la Société royale des Sciences de Danemark, à Copenhague, _élu_ le 5 avril 1889.
Membre étranger de l'Académie royale des Lincei, à Rome, _élu_ le 13 février 1890.
Membre étranger de l'Académie royale des Sciences de Turin, _élu_ le 14 juin 1903; _élu_ Membre correspondant le 9 mars 1890.
Membre correspondant de l'Académie impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg, _élu_ le 29 décembre 1895 (v. s.).
Membre correspondant de l'Académie royale des Sciences de Prusse, à Berlin, _élu_ le 11 février 1897.
Membre étranger de la Société royale des Sciences de Bohême, à Prague, _élu_ le 11 janvier 1899.
Membre correspondant de l'Académie royale des Lettres et des Sciences de Bavière, à Munich, _élu_ le 19 juillet 1899.
Membre ordinaire de la Société royale des Sciences d'Upsal, _élu_ le 2 novembre 1900.
Membre étranger de l'Académie royale des Sciences de Suède, à Stockholm, _élu_ le 10 avril 1901.
Membre étranger de l'Académie royale des Sciences d'Amsterdam, _élu_ le 20 avril 1901.
Membre correspondant de l'Académie royale des Sciences de Hongrie, à Budapest, _élu_ le 9 mai 1902.
Membre honoraire de la Société royale d'Édimbourg (_Societas Regia Edinensis_), _élu_ le 7 juillet 1902.
Membre étranger de la Société royale de Londres, _élu_ le 27 novembre 1902.
Membre de la Société royale des Sciences de Christiania, _élu_ le 23 mars 1906.
Associé étranger de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles, _élu_ le 14 décembre 1906.
Membre correspondant étranger de l'Académie royale des Sciences de Vienne, _élu_ le 28 mai 1907.
Membre correspondant de l'Institut royal Vénitien des Sciences, Lettres et Arts, à Venise, _élu_ le 13 juin 1909.
Membre honoraire de la Société philomathique de Paris, _depuis_ le 23 décembre 1881; _élu_ Membre titulaire le 23 décembre 1871.
Membre honoraire de l'Académie de Nîmes, _élu_ le 5 décembre 1896.
Membre honoraire de l'Université impériale de Kasan, _élu_ le 28 mai 1893 (v. s.).
Docteur _honoris causâ_ en Sciences de l'Université de Cambridge, _élu_ le 2 juin 1899.
Docteur _honoris causâ_ en Mathématiques de l'Université royale Frédéricienne de Christiania, _élu_ le 6 septembre 1902.
Docteur _honoris causâ_ en Philosophie naturelle de l'Université de Heidelberg, _élu_ le 8 août 1903.
Vice-Président du Conseil supérieur de l'Instruction publique, _nommé_ le 4 juillet 1908; Membre de ce Conseil du 11 mai 1888 au 31 mai 1904 et _depuis_ le 6 mai 1907; Membre de la Section permanente de ce Conseil du 2 juin 1896 au 31 mai 1904 et _depuis_ le 5 décembre 1908.
Membre du Conseil académique de Paris, à titre de Doyen de la Faculté des Sciences, du 12 novembre 1888 au 4 mars 1903.
Président du Congrès des Sociétés savantes tenu à Montpellier en avril 1906, sous les auspices du Ministère de l'Instruction publique.
Au Ministère de l'Instruction publique:
Président du Comité des Travaux historiques et scientifiques, _nommé_ le 3 décembre 1908; Vice-Président de ce Comité, _nommé_ le 20 novembre 1907; Membre de ce Comité _depuis_ le 4 novembre 1877;
Président du Comité consultatif de l'Enseignement public, Commission des Sciences, _depuis_ le 18 mars 1907; Membre de ce Comité _depuis_ le 4 juin 1880;
Vice-Président de la Commission des Bibliothèques populaires, _nommé_ le 3 avril 1903; Membre de cette Commission _depuis_ le 11 avril 1882;
Membre de la Commission chargée d'examiner l'opportunité et les conséquences de l'extension du système décimal aux mesures de l'espace angulaire et du temps, _nommé_ le 12 janvier 1885;
Membre du Conseil d'administration et Président de la seconde Section de la Commission technique de la Caisse des recherches scientifiques, _depuis_ le 6 décembre 1902;
Membre, à titre de Secrétaire perpétuel, du Conseil des Observatoires de province, _depuis_ sa création le 15 février 1907.
Président du Conseil de l'Observatoire national de Paris, _nommé_ le 20 mars 1908 et le 25 février 1909; Vice-Président de ce Conseil de 1903 à 1908; _nommé_ Membre de ce Conseil le 9 novembre 1892.
Vice-Président du Conseil du Bureau central météorologique de France, à Paris, _depuis_ le 13 janvier 1899; _nommé_ Membre de ce Conseil le 11 décembre 1896.
Membre du Conseil de l'Observatoire national d'Astronomie physique de Meudon, _nommé_ le 20 décembre 1899.
Président du Conseil de l'Institut Pasteur, _depuis_ le 24 juillet 1907; Membre de ce Conseil, _depuis_ le 23 mai 1900.
Membre du Bureau national des Poids et Mesures, _nommé_ le 30 mars 1907.
Membre du Conseil du Muséum d'Histoire naturelle, _nommé_ le 9 février 1908.
Membre du Conseil supérieur des Beaux-Arts, _nommé_ le 15 juin 1908.
Membre du Conseil d'administration de l'Institut Océanographique, _depuis_ le 18 octobre 1908.
Membre du Comité international des Poids et Mesures, _élu_ le 27 février 1909.
Membre du Conseil d'administration de la Fondation CARNEGIE, _élu_ par l'Académie des Sciences le 10 janvier 1910.
_Délégué_ permanent de l'Académie des Sciences auprès de l'Association Internationale des Académies _depuis_ le 31 juillet 1900; a assisté aux Sessions de Paris en 1900 et 1901, de Londres en 1903 et 1904, de Vienne en 1906 et 1907, de Rome en 1909.
_Délégué_ permanent du Gouvernement Français auprès de l'Association géodésique internationale le 16 juin 1903.
_Délégué_ permanent du Gouvernement Français auprès de l'Association internationale de Sismologie le 23 mai 1908.
_Délégué_ par le Gouvernement français pour le représenter aux Fêtes organisées par la Ville et l'État de New York en l'honneur de HUDSON et de FULTON, du 25 septembre au 9 octobre 1909.
Par le Ministère de l'Instruction publique:
_Nommé_ Membre de la Commission de publication des _Œuvres de_ FERMAT le 28 juillet 1882;
_Chargé_ de publier les _Œuvres de_ FOURIER le 29 mars 1885;
_Chargé_ de continuer la publication des _Œuvres de_ LAGRANGE le 29 mars 1885.
Fondateur en janvier 1870, et premier Rédacteur depuis cette époque, du _Bulletin des Sciences mathématiques et astronomiques_.
Directeur de la publication des _Annales scientifiques de l'École Normale supérieure_, _depuis_ janvier 1901; Secrétaire de la Publication de janvier 1885 à janvier 1901.
Directeur, à partir de 1894, de la publication d'un _Cours complet de Mathématiques élémentaires_ (dont les Auteurs sont MM. ANDOYER, BOURLET, HADAMARD, TANNERY, TISSERAND).
Membre du Comité de rédaction du _Journal des Savants_, de janvier 1900 à décembre 1902, du 22 avril 1907 au 31 décembre 1908.
Président du Bureau régional Français pour la publication de l'_International Catalogue of scientific Literature_, _nommé_ le 16 novembre 1900.
Membre honoraire de la Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux, _élu_ le 17 février 1881; _élu_ Membre correspondant le 10 février 1870.
Président de la Société mathématique de France en 1878; Vice-Président en 1877.
Membre honoraire de la Société scientifique et littéraire d'Alais, _élu_ le 9 janvier 1886.
Membre honoraire de la Société d'études des Sciences naturelles de Nîmes, _élu_ le 14 avril 1893.
Membre du Grand Conseil du Musée social, à Paris, _depuis_ 1900.
Président du Conseil d'administration de la Société de secours des amis des Sciences, _élu_ en avril 1900.
Vice-Président d'honneur du Congrès d'Arts et de Science tenu à Saint Louis (États-Unis) du 19 au 24 septembre 1904.
Membre honoraire de la Société mathématique de Londres, _élu_ le 9 mai 1878.
Membre honoraire de la Société de Littérature et de Philosophie de Manchester, _élu_ le 26 avril 1892.
Membre de la Société mathématique de Moscou, _élu_ le 17 mars 1896 (v. s.).
Membre honoraire de la Société des Sciences de Finlande (_Societatis Scientiarum Fennicæ_), à Helsingfors, _élu_ le 13 avril 1896.
Membre étranger de la Société Hollandaise des Sciences, à Harlem, _élu_ le 16 mai 1896.
Membre de la Société philosophique Américaine, à Philadelphie, _élu_ le 4 avril 1902.
Membre de la Société des Sciences mathématiques et physiques de Budapest, _élu_ le 12 octobre 1905.
Membre honoraire de la Société mathématique de Kharkow, _élu_ le 12 novembre 1906 (v. s.).
Membre étranger de la Société Italienne des Sciences (_dite_ des XL), à Rome, _élu_ le 10 mai 1908.
Membre pour les Mathématiques et l'Astronomie de l'Académie LÉOPOLDINE-CAROLINE des naturalistes Allemands, à Halle, _élu_ le 4 août 1908.
Membre honoraire de la Société helvétique des Sciences naturelles, à Genève, _élu_ le 31 août 1908.
_Décerné_ par l'Académie des Sciences de l'Institut national de France:
Prix PONCELET, pour l'ensemble de ses Travaux mathématiques, le 27 décembre 1875;
Grand Prix des Sciences mathématiques, le 23 avril 1877;
Prix PETIT D'ORMOY, pour les Sciences mathématiques, le 5 mai 1884.
Officier d'Académie, _nommé_ le 10 janvier 1872.
Officier de l'Instruction publique, _nommé_ le 10 janvier 1877.
Chevalier de la Légion d'honneur, _nommé_ le 27 juillet 1879.
Officier de la Légion d'honneur, _promu_ le 5 janvier 1892.
Commandeur de la Légion d'honneur, _promu_ le 10 août 1899.
Commandeur du Sauveur de Grèce, _nommé_ le 24 février 1893.
Grand-Officier de la Couronne de Roumanie, _nommé_ le 31 mai 1893.
Commandeur de l'Étoile Polaire de Suède, _nommé_ le 16 février 1896.
SECTION II.
ANALYSE MATHÉMATIQUE.
_EXTRAIT DU_ RAPPORT LU PAR M. CAMILLE JORDAN, EN DÉCERNANT A M. GASTON DARBOUX, AU NOM DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES, LE PRIX PETIT D'ORMOY POUR LES SCIENCES MATHÉMATIQUES, LE 5 MAI 1884.
L'Académie se trouve appelée à décerner, pour la première fois, l'un des prix que la généreuse munificence de M. PETIT D'ORMOY lui a permis de fonder.
Les progrès remarquables accomplis depuis quelques années, et notamment en France, dans le domaine des Mathématiques pures, ont déterminé la Commission à proposer à l'Académie de fixer son choix sur un géomètre. Plusieurs auraient été dignes de cet honneur; mais nous avons dû prendre celui que l'étendue de sa réputation, la maturité de son talent, le nombre et la variété de ses travaux désignaient plus particulièrement à nos suffrages.
L'œuvre de M. GASTON DARBOUX est trop étendue pour que nous essayions de l'analyser en détail, car elle se compose de plus de 100 Mémoires, dont le cercle embrasse presque toutes les branches du Calcul intégral et de la Géométrie, diverses parties de l'Algèbre et de la Mécanique. Tous ces travaux se distinguent par une extrême lucidité, par une profonde connaissance de toutes les ressources de l'Analyse, par une rare habileté à relier entre elles des questions en apparence distinctes, et à remonter aux véritables principes des théorèmes, pour leur donner toute la généralisation dont ils sont susceptibles; ils contiennent un grand nombre de résultats nouveaux et importants, dont nous ne pouvons signaler ici qu'un petit nombre....