Florence historique, monumentale, artistique

Chapter 12

Chapter 122,577 wordsPublic domain

+Chambre II+.--_Dessins originaux_. Cadre I.--N° 2.--Buste de Cléopâtre bizarrement coiffée. Elle est entourée d'un serpent qui lui mord le sein.

N° 3.--Belle tête de vieille femme de profil.

Cadre 9.--N° 75.--Projet de façade pour Saint-Laurent de Florence.

Cadre 13.--N° 65.--Esquisse primitive du _Jugement dernier_.

Cadre 14.--N° 70.--Sacrifice d'Abraham.

Cadre 15.--N° 75.--La Vierge allaitant l'Enfant. Ce dessin de toute beauté est au crayon noir, rouge et blanc.

Cadres 25, 26, 27, 30, 31, 32.--Divers plans des fortifications de Florence, à la plume, au crayon rouge et au bistre, faites pendant le siège de 1529.

Dans la +Chapelle+ se trouve l'admirable bas-relief (n° 72) de _la Vierge assise avec l'Enfant_ auquel elle donne le sein. Cette composition que Michel-Ange exécuta à la fois en marbre et en bronze, vers l'âge de seize ans, est influencée par le génie de Donatello et montre la forte emprise qu'un tel maître exerça sur lui par son réalisme viril et son naturalisme puissant. Mais tout grand que soit Donatello, ce qui dès l'abord le différencie profondément de son génial élève, est que chez l'un l'oeuvre se double volontiers du portrait et recherche l'individualité, tandis que chez l'autre la conception tout idéale jaillit de son puissant cerveau pour ainsi dire par génération spontanée.

N° 78.--_La Vierge avec l'enfant Jésus_. Maquette en terre cuite, pour le groupe en marbre de la nouvelle sacristie de Saint-Laurent. La tête manque.

Bibliothèque. Armoire V.--N° 10.--_David_. Deux petites statuettes en cire, délicieuses et premières ébauches du _David_ colossal de l'Académie des Beaux-Arts.

+INSTITUT PHILHARMONIQUE+ (83, Via Ghibellina).--Dans l'escalier, protégée par des volets, est la curieuse fresque du GIOTTINO, l'_Expulsion du duc d'Athènes_ chassé de Florence en 1308, le jour de la Sainte-Anne. Aussi l'artiste a-t-il peint sainte Anne remettant aux nobles florentins agenouillés à ses côtés les étendards de la ville et du peuple, pendant qu'au fond de la fresque saint Zenobe chasse de son trône le duc, qui fuit en barque sur l'Arno.

+PIAZZA SANTA CROCE+ où se trouvent le monument moderne du Dante, le Palazzo dell'Antella décoré de fresques de 1610 en partie effacées, et enfin, sur le côté est, la façade moderne de l'église Santa Croce.

+SANTA CROCE+ fut construite par ARNOLFO DEL CAMBIO en 1294 pour les Franciscains. L'architecte était tenu par son contrat «à élever une église comme il convient à l'humilité d'un ordre mendiant», c'est-à-dire une église dont les dimensions contiendraient tout un peuple appelé par la vogue extraordinaire dont l'ordre jouissait alors, mais où tout viserait uniquement à la simplicité et à la pauvreté en rapport avec l'esprit de l'ordre. Aussi les dispositions d'Arnolfo furent-elles sévères et froides dans le détail, mais grandioses par les immenses dimensions de la nef et des bas-côtés, dont l'aspect majestueux rappelle la basilique antique. Mais les transepts et la branche supérieure de la croix, à peine figurée par un choeur court et mesquin, ne répondent aucunement à ces proportions.

Au milieu du mur terminal s'ouvre, en guise de choeur, une sorte de chapelle accompagnée de chaque côté de cinq chapelles moins importantes, ouvertes sur les transepts. A ces chapelles du mur oriental s'en ajoutent quatre autres, deux ouvertes sur le mur occidental et deux fermant les transepts.

Il était de mode, dès le XIVe siècle, de se faire enterrer à Santa Croce et toutes les grandes familles de Florence y avaient leurs caveaux. Cet usage se perpétua si bien que l'église est devenue en quelque sorte le panthéon de l'Italie. Les tombes qu'elle contient appartiennent à toutes les époques et se trouvent soit adossées aux murs des bas-côtés, soit encastrées dans le pavé de l'église.

Placée trop haut, au-dessus du portail de l'église, est la belle statue de _Saint Louis de Toulouse_ par DONATELLO. Ses vêtements, d'une grande somptuosité, sont d'une exécution poussée à l'extrême.

_La chaire_, le chef-d'oeuvre de BENEDETTO DA MAJANO, d'une extrême légèreté, malgré son excessive richesse, fut exécutée en 1475. Pour ne pas déranger les lignes de son monument, Benedetto dissimula l'escalier de la chaire dans un des piliers auxquels elle est adossée, qu'il creusa à cet effet, et qu'il ferma par une délicieuse porte en marqueterie ouverte sur le bas-côté. La chaire, en marbre blanc, est pentagonale, et ses cinq pans, séparés par des colonnettes portées sur des consoles, sont consacrés à l'histoire de saint François traitée à la manière de Ghiberti, c'est-à-dire avec des bas-reliefs en ronde bosse au premier plan, pour finir au fond par des méplats.

1°.--_Le Pape approuvant l'ordre des Franciscains_.

2°.--_La destruction des livres hérésiarques_.

3°.--_Saint François recevant les Stigmates_.

4°.--_Obsèques du Saint_.

5°.--_Martyre de Franciscains_.

Cinq petites niches intermédiaires contiennent des statuettes de _la Foi_, de _l'Espérance_, de _la Charité_, de _la Justice_ et de _la Force_ qui sont peut-être ce que la sculpture de la première Renaissance a produit de plus parfait.

+Nef de droite+.--_Monument de Michel-Ange_, érigé en 1570 et oeuvre de VASARI. Des trois figures de la Sculpture, de l'Architecture et de la Peinture, la moins mauvaise, celle de l'Architecture, est de GIOVANNI DEL OPERE. Si Michel-Ange avait jamais pu prévoir que Vasari lui élèverait un jour un tel tombeau, sa mort certes en serait devenue amère.

Sur le pilier, au-dessus du bénitier, _Madonna del Latte_, bas-relief de ROSSELLINO.

_Cénotaphe du Dante_, affreux monument de 1829.

_Monument d'Alfieri_ par CANOVA, érigé par la comtesse d'Albany.

_Monument de Machiavel_, de 1787.

_Tombeau de Lanzi_.

DOMENICO VENEZIANO (attr. à Andrea Castagno). Ces deux petites fresques représentent _Saint Jean-Baptiste_ et _Saint François d'Assise_ sous les traits d'ascètes décharnés. La critique a rendu ces peintures à Domenico Veneziano, tant leur ressemblance est frappante avec le tableau de la salle de Lorenzo Monaco au musée des Offices et tant les figures de ces deux Saints en semblent détachées.

L'_Annonciation_, tabernacle sculpté en 1406 pour la chapelle Cavalcanti par DONATELLO. Cet ouvrage d'un jeune homme de dix-neuf ans est le plus pur et le plus suave des hauts-reliefs de Donatello; il s'y trouve une préoccupation d'élégance et de noblesse rares dans ses autres oeuvres. Dans l'attitude de la Vierge l'afféterie coudoie la grâce et la recherche se mêle à l'émotion; debout, retournée vers l'Ange, elle met la main sur son coeur pour indiquer sa soumission à la nouvelle qu'il lui apporte. Quant à la figure de l'Ange, un genou en terre, la main droite relevée, elle est d'un si incomparable mouvement par son expression idéale, par son admirable pondération entre l'action et le mouvement, qu'elle ne saurait être dépassée.

Donatello a placé ses personnages au milieu d'une étonnante architecture dont les pilastres les enferment dans une sorte de cadre profond. Il a surmonté le fronton de deux petits génies en terre cuite, premiers et délicieux essais de ces figures d'enfants dans lesquelles il était destiné à passer maître.

Tombeau du secrétaire d'État florentin _Leonardo Bruni_, mort en 1444, par ROSSELLINO.

Sur un soubassement formé de guirlandes retenues par des enfants, repose le sarcophage de forme antique, sévère et pure, décoré uniquement de deux anges soutenant le cartouche de l'inscription, tandis que deux autres anges portent sur leurs ailes étendues la civière où repose la superbe effigie du défunt. Cette partie inférieure du monument est d'une grande beauté; la partie supérieure, un peu lourde, est mal venue. Le sol de Santa Croce est jusqu'à cette hauteur dallé de _plaques tombales_ très simples des XIVe et XVe siècles, portant presque toutes des armoiries.

A partir des transepts, elles deviennent beaucoup plus belles et remontent, pour la plupart, à la fondation de l'église. Ce sont des monuments giottesques où les effigies sont sculptées en relief.

+Transepts+ (Bras droit).--1°--_Chapelle Castellani_ ou du Saint-Sacrement. Elle est décorée de fresques très abîmées d'AGNOLO GADDI relatives à _Saint Nicolas_ et à _Saint Jean-Baptiste_ d'une part, et à _Saint Antoine_ et _Saint Jean l'Évangéliste_ de l'autre (1380).

_Saints François_ et _Antoine de Padoue_, belles statues en terre blanche vernissée de LUCA DELLA ROBBIA.

2°--Entre cette chapelle et la suivante, joli petit monument gothique de 1327.

3°--+Chapelle Baroncelli+, aujourd'hui _Giugni_ (extrémité du transept).

_Fresques_ de la Vie de la Vierge par TADDEO GADDI (1352-1356), ouvrage médiocre.

4--Sur le mur de droite, _la Vierge à la ceinture_, fresque de Menardi.

5°--+Chapelle à droite+ du passage de la sacristie.

_Le combat de l'archange saint Michel_, fresque du temps de Cimabue.

SANTA CROCE

_________________________________________________________________________ | | | +CHAPELLE CASTELLANI.--TADDEO GADDI+ | | | | | | | | | | | | ANNONCIATION | VISITATION | JOACHIM | VISION DE | | | CHASSÉ JOACHIM | | | | DU TEMPLE | | | | | | ______________|______________ | ______________|______________ | | | | |m | | | |m | | | | |u | |RENCONTRE A LA| NAISSANCE DE |u | | | LA NAISSANCE | |r | |PORTE DORÉE | LA VIERGE |r | | | DE JÉSUS | NATIVITÉ | | |-- | | | | | ANNONCÉE AUX | |d | |La plus | [2] |g | | | BERGERS | |e | |remarquable de| |a | | | | | | |ces fresques | |u | | |______________|______________|f | |______________|______________|c | | | | |o | | | |h | | | | |n | |PRÉSENTATION | |e | | | LA NAISSANCE | |d | |AU TEMPLE. | | | | | DE JÉSUS | ADORATION | | |Personnages | MARIAGE DE | | | | ANNONCÉE | DES | | |disproportion-| LA VIERGE | | | | AUX MAGES | MAGES | | |nés. Mauvaise | | | | | | | | |architecture | | | | | | | | |du Temple | | | |__|______________|______________|__|__|______________|______________|__|

[Note 2: La femme qui apporte une corbeille sur sa tête, celle qui tient l'enfant et celle en vert qui est agenouillée à côté, ont inspiré Ghirlandajo pour le même sujet à Santa Maria Novella.]

* * * * *

8°--+Chapelle Peruzzi+. Elle contient deux fresques, oeuvres admirables de GIOTTO, d'une conservation précieuse.

Celle de droite représente les _Funérailles de Saint Jean l'Évangéliste_. Le saint s'élance de sa tombe vers le Christ qui vient le chercher. D'un mouvement souple et plein de vie il s'élève vers Jésus qui l'attire à lui et l'enveloppe de ses rayons, tout en planant dans le ciel. Autour de la fosse béante se presse le groupe des disciples de Saint Jean, qui contemplent étonnés la scène prodigieuse accomplie sous leurs yeux. Quelques-unes de ces figures peuvent compter parmi les plus admirables créations des Trecentisti; le disciple penché vers le tombeau pour s'assurer qu'il est vide, celui qui d'un superbe mouvement s'abrite les yeux pour n'être pas aveuglé par les rayons divins et enfin une figure de vieillard absorbé dans la prière sont des oeuvres magistrales.

La fresque de gauche, d'un sentiment plus archaïque, est consacrée à l'histoire de _Saint Jean-Baptiste_ et présente en deux parties, à gauche, la décollation, le festin d'Hérode, la danse de Salomé, et sur la droite, la remise à Hérodiade de la tête de saint Jean, par Salomé à genoux.

Les autres fresques placées au-dessus des précédentes, complètent l'histoire des deux Saints, mais elles ont été tellement restaurées qu'il est impossible d'y retrouver la facture large et les belles qualités du maître.

SANTA CROCE _________________________________________________________________________ | | | CHAPELLE PERUZZI.--(GIOTTO) | | ________________________________ _______________________________ | | | | | | | | | | | | | | | | | SAINT JEAN L'ÉVANGÉLISTE | | | ZACHARIE CHASSÉ | | | | A PATHMOS | | | DU TEMPLE | | | | | | | | | | |_______________________________| | |_____________________________| | | | | | | | | | | | | | |ZACHARIE ORDONNE| NAISSANCE | | | | RÉSURRECTION | | |QUE SON FILS | DE SAINT | | | | DE DRUSANIA | | |S'APPELLE JEAN | JEAN- | | | | | | | | BAPTISTE | | | |_______________________________| | |________________|____________| | | | | | | |SALOMÉ | | | | | | | |APPORTE A | | | | MORT DE SAINT JEAN, | | |REPAS D'HÉRODE. |HÉRODIADE | | | | IL EST ENLEVÉ AU CIEL | | |DANSE DE SALOMÉ.|LA TÊTE DE | | | | | | | |SAINT JEAN | | | |_______________________________| | |________________|____________| | | | | | | | | _Mur de droite_ | _Mur de gauche_ | | | | |_______________________________________________________________________|

9°--+Chapelle Bardi+.--Sur ses deux murs GIOTTO a représenté la _Légende de Saint François d'Assise_. Malheureusement ces fresques, découvertes en 1853 sous le badigeon, comme celles de la chapelle Peruzzi, ont subi de telles restaurations qu'il ne reste plus que l'idée poétique et élevée de la composition.

10°--+Le Choeur+ est décoré de fresques d'AGNOLO GADDI consacrées à l'_Invention de la Croix_, XIVe siècle; compositions un peu grises, d'un médiocre intérêt.

+Transept gauche+.--11°, 12°, 13°.--Chapelles sans intérêt.

14°--+Chapelle dei Pulci+.--Fresques de BERNARDINO DADDI. _Martyres de Saint Étienne et de Saint Laurent_.

Sur l'autel, _bas-relief_ de JEAN DELLA ROBBIA.

15°--+Chapelle Saint-Sylvestre+.--_Fresques de Saint Sylvestre_, par MASO DI BANCO, XIVe siècle.

Tombeau de _Uberto di Bardi_, dont le sarcophage sculpté occupe la partie inférieure.

Autre tombeau du XIVe siècle; ces monuments appartiennent à l'école Pisane et sont encastrés sous de profondes niches ogivales.

16°--+Chapelle Nicolini+.

17°--+Chapelle Salviati+, où se trouve le fameux _Crucifix de Donatello_ fait en concurrence avec celui de Brunelleschi placé à Sainte-Marie Nouvelle.

+Nef de gauche+.--_Monument_ du secrétaire d'État _Carlo Marsuppini_, mort en 1445, par DESIDERIO DA SETTIGNANO. Placé en face de celui de Bruni, il en reproduit la disposition générale, mais avec plus de richesse et peut-être aussi plus de maniérisme.

SANTA CROCE _________________________________________________________________________ | | | CHAPELLE BARDI--GIOTTO (Fresques) | | ________________________________ _______________________________ | | | | | | | | | | | | | | | | | APPROBATION DE LA RÈGLE | | | SAINT FRANÇOIS S'ENFUIT | | | | DE SAINT FRANÇOIS | | | DE LA MAISON PATERNELLE | | | | | | | | | | |_______________________________| | |_____________________________| | | | | | | | | | | | | | APPARITION DE | | | | ÉPREUVE DU FEU | | | SAINT FRANÇOIS | | | | DEVANT LE SULTAN | | | AUX RELIGIEUX | | | | | | | D'ARLES | | | |_______________________________| | |_____________________________| | | | | | | | | | | |SAINT FRANÇOIS |SAINT FRANÇOIS| | | | | | |MALADE BÉNISSANT|APPARAISSANT | | | FUNÉRAILLES DE | | | |LES MOINES DU |A UN ÉVÈQUE | | | SAINT FRANÇOIS | | | |COUVENT D'ASSISE| | | | [3] | | | |________________|______________| | |_____________________________| | | | | | | | | _Mur de droite_ | _Mur de gauche_ | | | | |____________________________________|__________________________________|

Note 3: _Le saint étendu sur une civière est entouré de moines agenouillés dont les attitudes expriment la profonde douleur.

A gauche, le clergé avec bannières de deuil telles qu'elles sont encore employées aujourd'hui.

Dans le haut, le saint est enlevé au ciel par les anges_]

* * * * *

_Monument de Galilée_.

+Sacristie+.

(Le couloir qui s'ouvre dans le bras droit du transept conduit à la sacristie et à la chapelle des Médicis.)

La sacristie est une admirable salle carrée dont la charpente apparente a conservé sa décoration primitive. Elle est entourée sur deux côtés d'armoires basses du XIVe siècle, en marqueterie de citronnier et d'ébène à dessins géométriques. En arrière de ces armoires, le mur est revêtu d'un lambris du XIVe siècle également en marqueterie, dont chaque panneau est séparé par des pilastres à arabesques toutes différentes et rajoutées au XVe siècle. Les admirables vitrines et les lambris qui entourent le reste de la sacristie sont l'oeuvre de BENEDETTO DA MAJANO, et rien n'est plus simple et plus riche à la fois que la mosaïque de bois traitée de manière à faire presque partie de l'architecture. Ces vitrines contiennent des missels dont quelques-uns sont fort beaux.

Le mur de droite est décoré de trois grandes fresques, _le Chemin de la Croix_, _la Crucifixion_ et _la Résurrection_.

Une magnifique grille du XIVe siècle, en fer forgé, sépare la sacristie de la chapelle Rinuccini ouverte en face de l'entrée. Cette chapelle est décorée des fresques exécutées en 1365 par GIOVANNI DA MILANO dans la manière de Giotto ou, mieux encore, dans celle de son maître Taddeo Gaddi, avec un sentiment plein de charme et de mouvement et une perspective des mieux observées, pour l'époque.

A la voûte, les _Évangélistes_ peints à fresque, et au-dessus de l'autel, le retable _Vierge et Saints_ sur fond d'or, sont également de GIOVANNI DA MILANO.

+La chapelle des Médicis+ fut construite par MICHELOZZO pour Cosme l'Ancien, «le Père de la Patrie». De chaque côté de l'autel, petits bustes de _Saint François_ et de _Saint Bernard_ d'ANDREA DELLA ROBBIA; au-dessous, _Vierge_ avec des _Saints_: figures détachées en blanc sur un fond bleu également d'ANDREA; enfin, sur la porte, le _Christ entouré de deux anges_, du même.

Bas-relief en marbre de l'école de Donatello _Vierge accroupie avec l'Enfant_ entre ses genoux et un groupe de trois anges.

Enfin, _Tabernacle_ de MINO DA FIESOLE, dont l'entrée est gardée par quatre anges en haut relief.

SANTA CROCE SACRISTIE.--CHAPELLE RINUCCINI.--FRESQUES DE GIOVANNI DI MILANO __________________________________________________________________________ | | | | _Mur de droite_ | _Mur de gauche_ | |MADELEINE LAVE LES PIEDS DU CHRIST. | | |LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX SOUS LA | | |FORME DE CHAUVES SOURIS S'ENVOLENT | JOACHIM CHASSÉ DU TEMPLE | |AU-DESSUS DU TOIT. | | |_Les perspectives de cette fresque | | | sont remarquables_ | | | [1] [2] | | |__________________________________ | _________________________________| | | | | | | | | | | | |RENCONTRE A LA | NAISSANCE DE | | JÉSUS CHEZ | | | |PORTE DORÉE | LA VIERGE | | MARTHE ET MARIE | RÉSURRECTION | | |-- | | | | DE LAZARE | | |La plus | | | [3] | | | |remarquable de | | | | | | |ces fresques | | |__________________|_______________| | |________________|________________| | | | | | | | | | | | | | | |APPARITION A | MIRACLE | | | | | |MARIE MADELEINE. | DE SAINTE | | | PRÉSENTATION | MARIAGE DE | |LES SAINTES FEMMES| MARIE | | | AU TEMPLE | LA VIERGE | |AU TOMBEAU | MADELEINE | | | | | | | | | | [5] | | | [4] | | | | | | |__________________|_______________|_|_|________________|________________|

[Note 1: Serviteur desservant descendant un escalier.]

[Note 2: Serviteur apportant un plat par une porte entr'ouverte.]

[Note 3: Cette fresque est traitée avec un réalisme étonnant, Marie accroupie devant Jésus, Marthe en tablier de cuisine.]

[Note 4: Ce groupe est admirable, ainsi que les trois Anges qui l'arrêtent à l'entrée du tombeau.]

[Note 5: Cette fresque est curieuse à comparer avec celle de Taddeo Gaddi de la chapelle Castellani dont elle reproduit exactement les dispositions, bien que lui étant très supérieure.]

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+Le premier cloître+, bâti par ARNOLFO DEL CAMBIO, s'étend à droite de Santa Croce; il est de forme irrégulière; la galerie qui longe le mur de l'église à gauche est à un niveau plus élevé que les autres, il faut y accéder par un escalier; derrière ses belles arcades en marbre noir et blanc, les murs sont décorés de fresques très effacées de l'école de Giotto, au-dessus desquelles sont alignées les armoiries sculptées des familles qui reposent dans le Campo Santo, les Alamanni, les Pozzi, les della Torre, etc...