Part 11
Si nous avions seulement passé la montagne! Là, ma mère est assise sur une pierre... Le froid me saisit à la nuque. Là, ma mère est assise sur une pierre, et elle branle la tête: elle ne fait point signe du doigt, elle ne cligne point de l'œil; sa tête est lourde... elle dort depuis si longtemps! Plus de réveil!... Elle dormait autrefois pour nos plaisirs... C'étaient d'heureux temps!
FAUST.
Puisque les pleurs, puisque les prières ne peuvent rien sur toi, je saurai t'emporter hors d'ici.
MARGUERITE.
Laisse-moi! Non, je ne souffrirai point la violence; ne porte pas sur moi tes mains meurtrières, ne me saisis pas ainsi!... Souviens-toi que j'ai tout fait pour te plaire.
FAUST.
Le jour paraît. Mon amie, ma douce amie!
MARGUERITE.
Le jour?... Oui, il fait jour; mon dernier jour pénètre ici... Ce devait être mon jour de noces!... Ne dis à personne, au moins, que tu étais déjà près de Marguerite... Oh! ma guirlande, où est-elle?... Nous nous reverrons, mais non pas au bal... La foule se presse, et on ne l'entend pas; la place, les rues ne peuvent la contenir; la cloche sonne, le signal est donné[44]... Comme ils me prennent et m'enchaînent! Me voici déjà montée sur l'échafaud, déjà tombe sur le cou de chacun des spectateurs le tranchant qui s'abat sur le mien... Le monde est muet comme un tombeau.
FAUST.
Ah! pourquoi suis-je né?
(MÉPHISTOPHÉLÈS se montre à la porte.)
MÉPHISTOPHÉLÈS.
Hors d'ici, ou vous êtes perdus. Que de paroles inutiles, que de délais et d'incertitudes! Mes chevaux frissonnent, l'aube blanchit l'horizon.
MARGUERITE.
Qui s'élève de terre?... C'est lui! C'est lui! Chassez-le. Que veut-il dans le saint lieu?... Il veut mon âme!
FAUST.
Il faut absolument que tu vives.
MARGUERITE.
Justice de Dieu, je me suis abandonnée à toi.
MÉPHISTOPHÉLÈS à Faust.
Viens toi-même, ou je te laisse avec elle sous le couteau.
MARGUERITE.
Je suis à toi, Père céleste! Anges, déployez vos saintes armées, protégez-moi... Henri, tu me fais horreur!
MÉPHISTOPHÉLÈS.
Elle est jugée.
VOIX d'en haut.
Elle est sauvée.
MÉPHISTOPHÉLÈS à Faust.
Ici! À moi!
(Il disparaît avec Faust.)
VOIX du fond, s'affaiblissant par degrés.
Henri! Henri!
FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE DE LA TRAGÉDIE DE FAUST[45].
* * * * *
NOTES.
NOTES DE LA PRÉFACE.
[1]Cette traduction avait paru, pour la première fois, en 1825, dans la collection des _Œuvres dramatiques de J. W. Goethe_, que publièrent alors les libraires Sautelet et C ie . Encouragé par l'accueil bienveillant, mais trop peu mérité, qu'elle reçut à cette époque du public allemand et de M. de Goethe lui-même, l'auteur ne la réimprime aujourd'hui, qu'après l'avoir revue d'un bout à l'autre avec tout le soin dont il est capable, et lui avoir fait subir de nombreuses corrections. Ce nouveau travail, il est vrai, n'a servi, malgré le scrupule qui y a présidé, ou plutôt à cause de ce scrupule, qu'à lui mieux démontrer son impuissance. Mais au moins, s'il vient encore d'échouer dans son entreprise, sa vanité seule en pourra souffrir il n'aura manqué que de talent.
[2]Afin de donner une idée du système de versification adopté par le poète dans la _partie dramatique_ de Faust, nous avons fait exception à notre règle, et traduit en vers toute une scène, celle intitulée _Prologue dans le ciel._ Nous avons choisi de préférence cette scène-là, parce qu'elle se trouve en dehors de l'ouvrage, et que les interlocuteurs sont eux-mêmes en dehors de la sphère d'action des personnages qui figurent dans la tragédie.
NOTES DU TEXTE.
[Footnote 1: «Il y a des anges qui ont le soin et la direction des choses humaines. Un de ceux-là est appelé _Raphaël_, le «second _Gabriel_ et le troisième _Michel._» (_Histoire du Docteur Fauste, Part. I, Chap. 17._)]
[Footnote 2: Ce qui a été publié de Faust, n'est effectivement qu'une _première partie_ du vaste drame, dont la vie de ce personnage, à partir de l'instant où il engage son âme, devait faire le sujet; car, à la fin de la dernière scène, loin de l'emporter aux enfers en l'emmenant avec lui, le Diable l'arrache ainsi, au contraire, à la mort inévitable qu'il eût trouvée, s'il fût demeuré plus long-temps dans le cachot de Marguerite. Néanmoins comme, d'une part, en se décidant à continuer de vivre dans la compagnie de Méphistophélès, le docteur Faust consomme sa perdition; et que, de l'autre, après avoir inutilement attendu pendant quarante années la _seconde partie_ de l'ouvrage, le public commençait à en désespérer absolument, nous allions effacer ce titre; quand, tout d'un coup, la publication de cette seconde partie nous fût annoncée par l'auteur lui-même: l'effacer malgré cela, c'eût été reculer devant l'espèce d'engagement qu'un tel titre nous faisait prendre, et que nous aimions à contracter, de donner, un jour, un pendant au présent volume; nous l'avons donc laissé subsister. Voici un extrait de la lettre que M. de Goethe nous fit l'honneur de nous adresser à ce sujet, le 4 avril 1827. Ayant, à cette époque, ouï dire qu'il se proposait de publier incessamment une scène, jusque-là inédite, de Faust, nous l'avions prié d'avoir la bonté de nous la communiquer, afin que nous pussions en joindre la traduction à celle du reste de l'ouvrage: «Dans ce moment,» nous répondit-il, «il ne sera rien ajouté à la _première partie_ de Faust, que vous avez eu' l'obligeance de traduire; «elle restera absolument telle qu'elle est. Le nouveau drame que j'ai annoncé, sous le titre d'_Hélène_, est un intermède appartenant à la _seconde partie_; et cette seconde partie est complètement différente de la première, soit pour le plan, soit pour l'exécution, soit enfin pour le lieu de la scène, qui est placé dans _des régions plus élevées._ Elle n'est point encore terminée; et c'est comme échantillon seulement, que je publie l'_intermède d'Hélène_, lequel doit y entrer plus tard. La presque totalité de cet intermède est écrite en vers ïambiques, et autres vers employés par les anciens, dont il n'y a pas trace dans la première partie de Faust. Vous vous convaincrez vous-même, quand vous le lirez, qu'il ne peut en aucune façon se rattacher à la première partie, et que M. Motte nuirait au succès de sa publication, s'il voulait essayer de l'y joindre. Mais si, après l'avoir lu, vous le trouvez assez de votre goût, pour avoir envie de le traduire; s'il inspire, en outre, quelque artiste, qui se sente le talent comme le désir d'en crayonner les diverses situations; et si, enfin, de son côté, M. Motte ne répugne pas à publier ce nouvel ouvrage: je vous garantis qu'il pourra se suffire à lui-même. Car, ainsi que je l'ai déjà dit, et que vous le verrez bientôt par vos yeux, il forme un tout complet et a une étendue convenable, etc.»]
[Footnote 3: _Macrocosme_ paraît signifier _univers_, littéralement _grand monde._]
[Footnote 4: Il s'agit sans doute ici de l'une de ces épidémies, connues sous le nom de _pestes noires_, qui ravagèrent l'Europe à diverses reprises dans le moyen âge.]
[Footnote 5: Jargon d'alchimie.]
[Footnote 6: La _Clef de Salomon_ est un livre de magie attribué à ce prince, qui était grand sorcier au dire des Orientaux. Ce livre est en effet la _Clef_ de l'art magique; on y trouve, dans le plus grand détail, les formules et cérémonies les plus efficaces pour évoquer ou pour conjurer le Démon.]
[Footnote 7: «Le docteur Fauste demanda au Diable comme il s'appelait, quel était son nom. Le Diable lui répondit qu'il «s'appelait Méphostophilis.» (_Histoire du Docteur Fauste, Part. I, Chap. 7._)]
[Footnote 8: Figure cabalistique.]
[Footnote 9: La création des insectes et de tous les animaux réputés impurs est attribuée au Diable, et ils lui sont entièrement assujettis, comme on peut le voir par le morceau suivant, extrait de l'_Histoire du Docteur Fauste_: «Les Diables dirent: _Après la faute des hommes ont été créés les insectes, afin que ce fût pour la punition et honte des hommes; et nous autres, nous pouvons faire venir force insectes._ Lors apparurent au Docteur Fauste toutes «sortes de tels insectes, comme des fourmis, lézards, mouches bovines, grillons, sauterelles et autres. Toute la maison se trouva pleine de cette vermine. Il était fort en colère contre tout cela, transporté et hors de son sens; car, entre autres tels reptiles et insectes, il y en avait qui le piquaient, comme fourmis, et le mordaient. Les bergails le piquaient, les mouches lui couraient sur le visage, les puces le mordaient, les taons ou bourdons lui volaient autour, tant qu'il en était tout étonné, les poux le tourmentaient en la tête et au col, les araignées lui filaient de haut en bas, les chenilles le rongeaient, les guêpes l'attaquaient. Enfin il fût partout blessé de cette vermine; tellement qu'on pouvait dire qu'il n'était encore qu'un jeune Diable, de ne se pouvoir défendre de ces bestions.» (_Histoire du Docteur Fauste, Part. II, Chap. 7._)]
[Footnote 10: «Fauste prit un couteau pointu, se piqua une veine en la main gauche, reçut son sang sur une tuile, y mit des charbons tout chauds, et écrivit son pacte avec le Diable.» (_Ibid., Part. I, Chap. 8 et 9._)]
[Footnote 11: _Petit monde_, ou mieux, _abrégé du monde, monde en miniature._]
[Footnote 12: _Vous serez comme Dieu, sachant le bien et le mal._ (_Genèse, Chap. III, Vers. 5._)]
[Footnote 13: Montagne aux environs de Goettingue, la plus haute de la chaîne du Harz.]
[Footnote 14: Il faut croire que _Rippach et monsieur Jean_ sont deux noms en l'air, dont Frosch se sert pour dérouter Méphistophélès et se moquer de lui.]
[Footnote 15: Il y a dans l'_Histoire du Docteur Fauste_ un chapitre intitulé: _Comment les hôtes du Docteur se veulent couper le nez._ Dans ce chapitre se retrouve l'idée première et plusieurs détails de la scène de M. de Goethe.]
[Footnote 16: Le nom allemand est _Meerkatze_, sorte de singe à longue queue. La traduction littérale serait _Chat-de-mer_, mais n'offrirait aucun sens en français.]
[Footnote 17: N'y aurait-il pas dans cette phrase une intention satyrique contre l'Allemagne, où, comme de ce côté-ci du Rhin, mais plus fréquemment encore, il arrive qu'_on passe pour sublime à force d'être obscur?_]
[Footnote 18: _Le jour de la colère, ce jour réduira le siècle en cendre._ (_Office des morts._)]
[Footnote 19: _Lors donc que le juge s'assiéra, tout ce qui est caché apparaîtra, rien ne demeurera sans vengeance._ (_Office des morts._)]
[Footnote 20: _Que dirai-je alors, misérable Quel protecteur invoquerai-je, quand à peine le juste est en sécurité?_ (_Ibid._)]
[Footnote 21: _Que dirai-je alors, misérable?_ (_Ibid._)]
[Footnote 22: Petit village, au pied du Brocken, faisant partie du comté de Wernigerode, dans la Saxe inférieure.]
[Footnote 23: Le Brocken est la crête qui sépare le Harz supérieur du Harz inférieur; son élévation, au-dessus du niveau de la mer, est de trois mille deux cents pieds environ.]
[Footnote 24: J'ai substitué ce nom à celui d'_Urian_, comme plus connu. D'ailleurs j'y étais, en quelque façon, autorisé par l'_Histoire du Docteur Fauste_, où _Bélial_ est donné pour chef aux bandes infernales.]
[Footnote 25: Le Blocksberg est la plus haute cime du Brocken; aussi l'appelle-t-on souvent le _grand Brocken._]
[Footnote 26: Ceci s'adresse sans doute aux philosophes, poètes et beaux-esprits, qui vont être tournés en ridicule dans l'intermède suivant.]
[Footnote 27: Mieding était un chef de troupe au théâtre de Weimar.]
[Footnote 28: Allusion aux querelles d'Oberon et de Titania, dans _le Songe d'une nuit d'été_ de Shakespeare. M. de Goethe semble avoir eu en vue cette comédie, dans le titre et dans plusieurs détails de son intermède.]
[Footnote 29: Puck est un des personnages fantastiques, qui figurent dans _le Songe d'une nuit d'été_; c'est un Esprit à la suite d'Oberon, exécutant ses volontés et le divertissant par ses bouffonneries.]
[Footnote 30: Ariel est un petit Génie aérien aux ordres du magicien Prospero, dans _la Tempête_ de Shakespeare. ]
[Footnote 31: Critique des poèmes dans le genre vaporeux, à la mode en Allemagne.]
[Footnote 32: Peut-être le _petit couple_ s'adresse-t-il à Wieland. Au moins, ce qu'il dit nous paraît s'appliquer merveilleusement à l'_Oberon_ de ce poète, imitateur un peu _terrestre_ du _divin_ Arioste.]
[Footnote 33: Schiller ayant composé une ode fort belle, où il exprimait de poétiques regrets sur la disparition de la mythologie riante des Grecs, il y eut à ce propos grande rumeur parmi les théologiens allemands; prenant l'ode au sérieux, ces messieurs se fâchèrent tout de bon et crièrent à l'impiété. C'est à ce petit poème, intitulé _les Dieux de la Grèce_, que M. de Goethe fait allusion dans cet endroit.]
[Footnote 34: En Allemagne, comme en tout pays, il existe une classe de gens qui s'arroge exclusivement le sceptre de la critique, et juge en dernier ressort les ouvrages de littérature. Lorsqu'ils s'attaquent à un grand écrivain, ils n'osent l'aborder de front, mais ergotent sur chacune de ses phrases, pour tuer le colosse à coups d'épingles, s'il se peut. Quelques-uns de ces _puristes_ se mirent, un jour, à refondre les ouvrages de Schiller et ceux de M. de Goethe, en les purgeant de tout ce qu'ils appelaient solécisme, et y substituant des tournures selon eux plus grammaticales. Néanmoins, on lit encore les originaux de préférence.]
[Footnote 35: _Xenien_ était le titre d'un recueil d'épigrammes, publié par Schiller et M. de Goethe, où tout ce qu'il y avait d'auteurs allemands connus était passé en revue et moqué. La scène des _Xénies_ était placée dans l'enfer.]
[Footnote 36: Hennings était une des victimes immolées dans les _Xénies._]
[Footnote 37: Le _Musagète_ paraît être le rédacteur d'un journal d'alors, qui avait pour titre _les Muses et les Grâces._]
[Footnote 38: _Le Génie du temps_ était le titre d'un autre journal, rédigé par Hennings, où M. de Goethe était toujours fort maltraité.]
[Footnote 39: Ce couplet semble dirigé contre Nicolaï, à cause d'un _Voyage en Europe_, où celui-ci rechercha avec soin et dénonça à l'opinion publique les hommes par lui soupçonnés d'appartenir à la société de Jésus, légèrement quelquefois.]
[Footnote 40: Là commence une série de philosophes, des différentes sectes qui partagent l'Allemagne et ont de tout temps partagé le monde. Nous ne nommerons point les individus, de peur de nous tromper; et d'ailleurs, les plaisanteries portant sur les doctrines plus encore que sur les hommes, elles gagneraient peu de chose à devenir personnelles.]
[Footnote 41: Dans le couplet allemand la pointe consiste en un jeu de mots, que nous n'avons pu conserver. _Teufel_, diable, et _Zweyfel_, doute, se prononçant de même, le _sceptique_ se trouve bien en enfer, non pas seulement, comme nous l'avons dit, parce que _le doute sied au Diable_, mais parce qu'ils riment ensemble.]
[Footnote 42: Ce que nous venons de dire au sujet des philosophes, peut également s'appliquer aux gens désignés dans ce quatrain et dans les suivants. Ils parlent assez clairement d'eux-mêmes.]
[Footnote 43: Cette scène est la seule de tout l'ouvrage original, qui ne soit pas versifiée; il serait difficile d'en donner la raison. Peut-être est-ce pour qu'il ne soit pas dit que Faust ait manqué d'une des formes possibles de style.
Tous les différents genres de vers ayant été employés (sauf les vers blancs, qui, appartenant à l'antiquité, ne convenaient point au sujet), il fallait bien, en effet, que la prose eût son tour et trouvât sa place.]
[Footnote 44: Littéralement, _la baguette est rompue._ Il est d'usage en Allemagne, lorsqu'on va mener un criminel au supplice, de rompre une baguette noire, et de la lui jeter au visage.]
[Footnote 45: _Voyez_ plus haut la note 2.]
FIN DES NOTES.
LISTE DE ILLUSTRATIONS
Pl. 1 Portrait de Goethe Pl. 2 ...De temps en temps j'aime à voir le vieux père,... Pl. 3 Pauvre crâne vide qu'on veut lui dire avec ton grincement hideux! Pl. 4 Faust--Heureux qui peut conserver espérance de surnager sur cet océan d'erreurs!... Pl. 5 Il grogne et n'ose vous aborder: Il se couche sur le ventre il remue la queue ... Pl. 6 Méph: Pourquoi tout ce vacarme? Que demande monsieur? Qu'y a-t-il pour son service? Pl. 7 Meph: ...Ce que vous avez de mieux à faire, c'est de jurer sur la parole du maître... Pl. 8 --Au feu à l'aide, l'enfer s'allume. ...--Sorcellerie! jetez vous sur lui... son affaire ne sera pas longue. Pl. 9 Faust.--Ma belle Demoiselle oserais-je vous offrir mon bras et vous reconduire chez vous? Pl. 10 Meph:--Il est bien hardi à moi de m'introduire aussi brusquement chez ces dames, je leur en demande un million de pardons. Pl. 11 Sans lui l'existence / N'est qu'un lourd fardeau / N'est qu'un tombeau / Dans son absence. Pl. 12 Meph... Pousse... oh!... Meph... Voilà mon rustaud apprivoisé. Pl. 13 Meph... Il nous faut gagner promptement au large. Pl. 14 Marg... Malheureuse! Ah! si je pouvais me soustraire aux pensées qui se succèdent en tumulte dans mon âme... Pl. 15 Meph:--Nous sommes encore loin du terme de notre course. Pl. 16 Meph--Laisse cet objet, on ne se trouve jamais bien de le regarder... tu as bien entendu raconter l'histoire de Méduse? Pl. 17 Faust--que vois-je remuer autour de ce gibet? ... ils vont et viennent, ils se baissent et se relèvent. Pl. 18 Faust--Reviens à toi. Un seul pas, et tu es libre...