Etudes Sur La Litterature Francaise Au Xixe Siecle Tome 1 Madam

Chapter 44

Chapter 443,526 wordsPublic domain

[357: «Rien, dit-il au frère d'Amélie, rien ne mérite, dans cette histoire, la pitié qu'on vous montre ici. Je vois un jeune homme entêté de chimères, à qui tout déplaît, et qui s'est soustrait aux charges de la société pour se livrer à d'inutiles rêveries. On n'est point, monsieur, un homme supérieur, parce qu'on aperçoit le monde sous un jour odieux. On ne hait les hommes et la vie, que faute de voir assez loin. Étendez un peu plus votre regard, et vous serez bientôt convaincu que tous ces maux dont vous vous plaignez sont de purs néants. Mais quelle honte de ne pouvoir songer au seul malheur réel de votre vie, sans être forcé de rougir! Toute la pureté, toute la vertu, toute la religion, toutes les couronnes d'une sainte rendent à peine tolérable la seule idée de vos chagrins. Votre soeur a expié sa faute; mais, s'il faut ici dire ma pensée, je crains que, par une épouvantable justice, un aveu sorti du sein de la tombe n'ait troublé votre âme à son tour. Que faites-vous seul au fond des forêts où vous consumez vos jours, négligeant tous vos devoirs? Des saints, me direz-vous, se sont ensevelis dans les déserts? Ils y étaient avec leurs larmes, et employaient à éteindre leurs passions le temps que vous perdez peut-être à allumer les vôtres. Jeune présomptueux qui avez cru que l'homme se peut suffire à lui-même! La solitude est mauvaise à celui qui n'y vit pas avec Dieu; elle redouble les puissances de l'âme, en même temps qu'elle leur ôte tout sujet pour s'exercer. Quiconque a reçu des forces doit les consacrer au service de ses semblables; s'il les laisse inutiles, il en est d'abord puni par une secrète misère, et tôt ou tard le ciel lui envoie un châtiment effroyable.» (OEuvres complètes, tome XVI, page 189.)]

[358: Jérémie II, 19.]

[359: Psaume XXXIV, 22.]

[360:

Défendre à ce qui fut d'avoir jamais été Est au-dessus de la Divinité.

Horace. _Odes_, livre III, ode XXIX. ]

[361: Hébreux IV, 12.]

[362: OEuvres complètes, tome XVI, page 144.]

[363: _Ibid_, Page 149.]

[364: _Ibid_, Page 152.]

[365: _Ibid_, Page 156.]

[366: _Ibid_, Page 164.]

[367: _Ibid_, Page 186.]

[368: Roman de Madame de Charrière.]

[369: _Géorgiques_. Livre II; 83: Il voit avec étonnement ce feuillage nouveau pour lui et ces fruits qui ne sont pas les siens. [P. S.]]

[370: IVe Partie, livre Ier, chap. V.]

[371: Cette unanimité n'est pourtant pas absolue. M. de Boulogne, ancien prélat, fit bien entendre, en louant le _Génie du Christianisme_, qu'il ne le jugeait pas exempt d'inadvertances fâcheuses ni de graves erreurs. (_Annales littéraires et morales_, an XI. Premier cahier. Le morceau de M. l'abbé de Boulogne sur le _Génie du Christianisme_ a été recueilli, parmi les _Remarques critiques_ auxquelles celui-ci a donné lieu, dans le tome XV des OEuvres complètes de Chateaubriand.)]

[372: IVe Partie, livre II, chap. VI.]

[373: IVe Partie, livre II, chap. IX.]

[374: IVe Partie, livre IV.]

[375: IVe Partie, livre IV, chap. IV.]

[376: IVe Partie, livre III, chap. V.]

[377: La _Vie de Rancé_.]

[378: _Odes_, Livre III, ode VI.]

[379: Voyez, par exemple, quelques pages au commencement du _Voyage en Amérique_.]

[380: Ovide, _Métamorphoses_. II, 202: Les coursiers s'écartent de leur route, et comme personne ne les retient, ils s'élancent dans des régions inconnues. [P. S.]]

[381: Henri Lecoultre fait remarquer que ces vers ne se trouvent pas, comme on pourrait le supposer, dans la traduction du _Paradis perdu_ de Delille; il les attribue, avec beaucoup de vraisemblance, à Vinet lui-même. (P. S.)]

[382: OEuvres complètes, tome XXI, page 306. (Juillet 1807.)]

[383: OEuvres complètes, tome VII, page 239.]

[384: _Ibid_, page 248.]

[385: Préface de la première et de la seconde édition des _Martyrs_.]

[386: C'est le second titre des _Martyrs_. (_Ed._)]

[387: _Les Martyrs_, livre III.]

[388: _Études historiques_. Étude seconde. Ire Partie. Il faut lire ces lignes afin d'avoir toute la pensée de l'auteur.]

[389: Cinquième Provinciale.]

[390: Livre XXIV.]

[391: Par surcroît, l'auteur les met dans la bouche de Dieu même. Liv. III.]

[392: Livre III.]

[393: Livre XXIV.]

[394: Livre XXII.]

[395: _Art poétique_. Chant III.]

[396: Livre III.]

[397: _Ibid_.]

[398: _Ibid_.]

[399: _Télémaque_, livre XIX.]

[400: _Notice sur Fénelon_, dans les _Discours et Mélanges littéraires_, p. 406.]

[401: Rejecit se in eum quam familiariter. (_Andria_, actus I, scena I.)]

[402: _Mithridate_, acte V, scène II.]

[403: _Mercure de France_, du 31 mai 1817.--Voir sur le même sujet, dans les _Mémoires de l'Académie des sciences morales et politiques_ (Tome Ier, savants étrangers, 1841, page 769), le _Mémoire de M. Filon sur l'état religieux et moral de la société romaine à l'époque de l'apparition du christianisme_.]

[404: Livre IV.]

[405: Livre II.]

[406: Livre Ier.]

[407: _Ibid_.]

[408: Livre II.]

[409: _Ibid_.]

[410: _Ibid_.]

[411: _Ibid_.]

[412: Livre V.]

[413: Livre Ier.]

[414: Livre V.]

[415: Livre XII.]

[416: Livre Ier.]

[417: Livre VI.]

[418: _Récits des temps mérovingiens_. Préface.]

[419: _Génie du Christianisme_, IIe Partie, livre II, chap. Ier.]

[420: IIe Partie, livre III, chap. Ier.]

[421: IIe Partie, livre III, chap. VIII.]

[422: Livres IX et X.]

[423: Polyeucte, acte V, scène V.]

[424: Livre XX.]

[425: _Rapport fait à l'Institut par M. le comte Daru_. (OEuvres complètes, tome XV, page 296.)]

[426: _Le Menteur_, acte IV, scène II.]

[427: _Stances adressées à M. de Chateaubriand, après les Martyrs_. 1810. (OEuvres de M. de Fontanes, tome Ier, page 92.)]

[428: M. Vinet se cite lui-même. Voir _Semeur_, tome V, page 261. (_Ed._)]

[429: Horace, _Art Poétique: «Elle rejette les phrases ampoulées et l'orgueil des grands mots.» (P. S.)_]

[430: OEuvres complètes, tome XVI, page 268.]

[431: _Les Martyrs_, livre XXIV.]

[432: OEuvres complètes. Tome XXIV. Préface des _Mélanges politiques_. Page XI.]

[433: OEuvres complètes. Tome XXIV, page 301.]

[434: Préface des Ouvrages politiques. OEuvres complètes. Tome XXIII, page IX.]

[435: II Corinthiens IX, 5.]

[436: _Nouvelles Méditations Poétiques_. Méditation cinquième: Le Poète mourant.]

[437: _Méditations Poétiques_. Méditation treizième: Le Lac.]

[438: _Méditations Poétiques_. Méditation seconde: L'Homme. À Lord Byron.]

[439: _Semeur_, 17 août 1836 (Tome V, pages 259 et suiv.).]

[440: Cette prévision s'est réalisée pour l'auteur lui-même: Vinet est mort le 4 mai 1847; Chateaubriand, le 4 juillet 1848. (_Ed._).]

[441: _Remarques_ en tête du _Paradis perdu_, page VII.]

[442: Tome Ier, pages 161-198.]

[443: Tome II, page 205.]

[444: Ici nous supprimons, comme l'ont fait les précédents éditeurs, tout un développement que Vinet a reproduit textuellement, mais en le divisant en quatre morceaux, dans son cours. Voici l'ordre dans lequel il faut lire ces quatre morceaux, si l'on veut reconstituer l'ensemble: 1° _Le nom de Chateaubriand_. 2° _Ainsi donc, presque à la même époque_. 3° _Quoique le livre de Madame de Staël_. 4° _M. de Chateaubriand fut mieux inspiré_. (P. S.)]

[445: «Ces chantres sont de race divine; ils possèdent le seul talent incontestable dont le ciel ait fait présent à la terre. Leur vie est à la fois naïve et sublime; ils célèbrent les dieux avec une bouche d'or; et sont les plus simples des hommes; ils causent comme des immortels ou comme de petits enfants; ils expliquent les lois de l'univers et ne peuvent comprendre les affaires les plus innocentes de la vie; ils ont des idées merveilleuses de la mort, et meurent sans s'en apercevoir, comme des nouveaux-nés.» (_René_.)]

[446: Ici encore se trouvait, dans l'article de Vinet, un développement qui est reproduit dans le cours, à l'exception: 1° des deux lignes suivantes (au commencement): «Sans chercher à les résoudre (ces questions), nous revenons au grand écrivain qui nous en a fourni l'occasion, et nous essayons de dire quelle impression générale nous reste au sortir de ses écrits. Représentez-vous cette admirable mythologie, etc.»; 2° du passage suivant (à la fin): «Absorber la vie dans la poésie comme une mythologie de l'âme! terrible puissance que subit d'abord celui qui en dispose! Ne serait-ce point celle qu'a exercée le génie de M. de Chateaubriand? N'a-t-il pas distrait, et, si j'osais le dire, amusé les âmes? Son sérieux n'est-il pas trop souvent, avec toute la sincérité qu'on ne peut lui refuser, un sérieux de poète? N'a-t-il point été poète trop exclusivement? Comme poète, il a rendu des oracles que l'humanité répétera en choeur; mais n'a-t-il pas tenu l'humanité à distance d'oracles plus sûrs? Ne l'a-t-il pas trop souvent retenue dans l'image des choses? Je ne lis jamais philosophe, historien, dogmatiste politique, sans m'adresser ces questions. Je les adresse à mes lecteurs.» (P. S).]

[447: _Semeur_, 26 octobre 1836 (Tome V, pages 336 et suiv.).]

[448: Tome Ier, page 324.]

[449: «À ces bonnes gens il ne fallait d'aiguë et subtile rencontre: leur langage est tout plein, et gros d'une vigueur naturelle et constante; ils sont tout épigramme; non la queue seulement, mais la teste, l'estomach et les pieds. Il n'y a rien d'efforcé, rien de traisnant; tout y marche d'une pareille teneur.» (Montaigne, _Essais_, livre III, chap. V.)]

[450: Tome Ier, page 266.]

[451: Tome II, page 253.]

[452: Tome Ier, page 256.]

[453: Tome Ier, page 285.]

[454: Tome Ier, page 291.]

[455: Tome Ier, page 195.]

[456: Tome Ier, page 201.]

[457: Tome Ier, page 203.]

[458: OEuvres complètes, tome V _ter_, page 265.]

[459: Tome Ier, page 163.]

[460: Tome Ier, page 185.]

[461: Vauvenargues.]

[462: Tome Ier, page 202.]

[463: Tome II, page 397.]

[464: Exode XXXII, 1.]

[465: _Évangile selon saint Matthieu_ VI, 33.]

[466: _Semeur_, 30 novembre 1836. (Tome V, n° 48.)]

[467: Il s'agit sans doute ici des articles signés Ch. D. (_Charles Delalot_), publiés en 1804 dans le _Mercure de France_, sur une nouvelle édition du _Paradise Lost_, et en 1805 sur la traduction de Delille. À la même époque, cinq articles remarquables et sévères sur cette traduction, signés de la lettre S, parurent dans le _Journal des Débats_, Nos des 21, 22, 24, 27 décembre 1804, et 6 janvier 1805. Le critique s'arrête au chant VIII; il promettait une suite qu'il n'a pas donnée. La signature S a été celle de Guairard et de Lasalle. (_Ed_.)]

[468: _Phèdre_. Acte II, scène V.]

[469: _Méditations Poétiques_. Méditation troisième: La Poésie sacrée.]

[470: Properce. Livre II, élégie XXXIV. Ce vers sert d'épigraphe au premier des articles d'Addison sur le _Paradis Perdu_ dans le _Spectateur_. (N° 267, 5 janvier 1712.) (_Ed_.)]

[471: Darkness visible. Livre I, vers 63. (_Ed_.)]

[472: Livre II, Tome Ier, page 115.]

[473: Livre II, Tome Ier, page 129.]

[474: D'où naît, sinon de la magie du mouvement, le délicieux frisson qu'on éprouve quand on arrive à ces passages célèbres: «Julie, éternel charme de ma vie...»--«Soleil de ce monde nouveau, tant de fois témoin de mes larmes?...» Cependant il ne faut pas confondre le mouvement continu du style avec les mouvements dont le niveau du style peut-être accidenté. Les _mouvements_ ne sont pas même toujours des formes du _mouvement_, mais un simple changement dans l'allure de la phrase. Leur multiplicité épuise le style, dont le mouvement est la vie. Mais ils ont aussi leur _virtus_ et leur _venus_, surtout dans la langue oratoire. Rien n'est plus heureux que d'avoir tourné le récit en exhortation dans cette phrase si connue: «Avez-vous un secret important, versez-le hardiment dans ce noble coeur, etc,» Il n'y a pas de _figure_ plus belle.]

[475: Le Rhin.--Vinet a écrit ces pages à Bâle. (_Éd_.)]

[476: Perse. Satire III, vers 38.]

[477: Les éditeurs, qui ne marquaient pas la division de cette étude en deux articles, ont remplacé la phrase ci-dessus (de: «Dans un prochain article...» à «Je me contente d'avoir fait»), par ces mots: «Je me suis borné jusqu'ici à faire.» P. S.]

[478: Livre Ier. (Tome Ier, page 169.)]

[479: _Semeur_, 25 janvier 1837. (Tome VI, n° 4.) Dans un premier article on a étudié le _Paradis perdu_ comme ouvrage littéraire; ici c'est sous le point de vue religieux qu'on se propose de le considérer.]

[480: Pierre Roussel, médecin de la Faculté de Montpellier, philosophe, associé de l'Institut, né en 1742, mort en 1802. Vinet fait allusion à son _Système physique et moral de la femme_, 7e édition 1820. P. S.]

[481: Quelques-uns demanderont si le christianisme du _Paradis Perdu_ est aussi exact qu'on pourrait le supposer. On reproche à Milton son silence sur la troisième personne de la Trinité; et il est très vrai qu'au livre III, à l'endroit où le PÈRE et le FILS sont successivement adorés, l'_Esprit_ n'est pas même mentionné. La lacune est sensible et peut paraître significative. Observons toutefois que l'Esprit est nommé et invoqué au début même de l'ouvrage; que la seule mention qui soit faite de l'Esprit de Dieu dans le premier chapitre de la Genèse a été fidèlement reproduite par le poète (livre VII, pages 17 et 21); que son _action_ est dans le cours du poème cent fois reconnue, rappelée, invoquée; qu'enfin, au livre XII, on lit ces paroles: «Du ciel il enverra aux siens un _Consolateur_, la Promesse du Père, son _Esprit_ qui habitera en eux, et écrira la loi de la foi dans leur coeur, opérant par l'amour pour les guider en toute vérité.»

On dit encore que la divinité du Fils, la coéternité de la Parole avec Dieu n'est pas explicitement déclarée dans le _Paradis Perdu_; que, tout au contraire, le poète assigne une date, un jour parmi les jours à la naissance ou à la procession du Fils éternel. «Ce jour, dit le Père infini (livre V, page 375), ce jour, j'ai engendré celui que je déclare mon Fils unique, et sur cette sainte montagne, j'ai sacré celui que vous voyez maintenant à ma droite.»

D'une autre part nous lisons (livre V, page 395): «Penses-tu que toi et toutes les créatures angéliques réunies en une seule égalent son Fils engendré? _Par lui_, comme par sa Parole, le Père Tout-Puissant a fait _toutes choses_, même toi et tous les esprits du ciel...» Et, au même livre, page 399: «Alors tu apprendras, en gémissant, à connaître _celui qui t'a créé_, quand tu connaîtras celui qui peut t'anéantir.»

Par une nécessité dont chacun peut se rendre compte, et qui me paraît invincible, le Fils de Dieu, encore dans le ciel, est déjà le Fils de l'homme. Nous sommes transportés de la région de l'Éternité dans le domaine du temps; et déjà dans notre pensée, l'incarnation a eu lieu. Aussitôt qu'on veut l'accommoder à l'épopée des faits éternels, ces faits prennent un caractère de successivité, et les mots qui les expriment impliquent cette notion. La Bible elle-même, écrite dans le langage des hommes, c'est-à-dire du temps, n'a point échappé à cette nécessité. Le mot de _Parole_ s'y soustrait, mais il éloigne l'idée de personnalité: le nom de _Fils_ la fait reparaître, mais il emporte l'idée de naissance; celui de _procession_ renferme, en la dissimulant la même notion; quoi qu'il en soit, la Bible, s'exposant de front à l'objection, a dit ouvertement: «Tu es mon Fils, je t'ai engendré aujourd'hui.» (Ps. II, 7; Hébr. I, 10.) Milton seulement a multiplié la difficulté, en écrivant un poème tout entier sur une idée pour laquelle il est difficile de trouver une seule phrase correcte. Mais sans examiner s'il n'était pas trop hardi de tailler ce sujet en épopée, et sans rechercher si le poète a fait tout ce qu'il pouvait pour rendre irrécusables tous les attributs de Celui qu'il appelle «la Divinité filiale,» empressons-nous d'affirmer que le poème entier respire l'adoration du Fils.]

[482: Genèse III, 22.]

[483: _Messie_, I, 293.]

[484: Livre III. (Tome Ier, pages 179-181.)]

[485: Esaïe XL, 18.]

[486: Livre III. (Tome Ier, pages 183-187.)]

[487: Livre X. (Tome II, pages 255-257.)]

[488: Livre IV. (Tome Ier, page 303.)]

[489: Livre IV. (Tome Ier, page 301.)]

[490: Livre Ier. (Tome Ier, page. 27.)]

[491: Livre II. (Tome Ier, pages. 121-123.)]

[492: _Épître aux Éphésiens_, chap. I, verset 10.]

[493: Livre X. (Tome II, pages 331-333.)]

[494: _Art Poétique_, Chant III.]

[495: Bien entendu chez les chrétiens de coeur, renouvelés dans la charité. Le christianisme de spéculation, qui n'est pas devenu une vie de l'âme, le christianisme de secte et de parti, le fantôme en un mot du christianisme, n'égaye pas, il rend triste plutôt. Dans le divin système de l'Évangile, l'amour naît de la joie, et l'amour à son tour enfante la joie. Il n'y a de bonheur que dans un coeur qui aime.]

[496:

Et si Renaud, Argant, Tancrède et sa maîtresse N'eussent de son sujet égayé la tristesse.

C'est-à-dire _varié l'uniformité_. _Tristesse_ se prenait souvent dans cette acception au dix-septième siècle. Bossuet a dit que la manière d'écrire de Calvin est plus _triste_ que celle de Luther; cela signifie _uniforme, nue, austère_. Dans ce sens, un sujet religieux d'où l'on exclurait les figures humaines et les scènes de la nature, serait _triste_ assurément.]

[497: _Semeur_, 15 avril 1837.]

[498: _Essai sur la littérature anglaise_. Avertissement. (Tome Ier, page 8.)]

[499: _La Jérusalem délivrée_, traduite en vers français par M. Baour-Lormian. Édition publiée par Didot le jeune, avec une notice par M. J.-A. Buchon. Paris, 1819.--Voir les _notes_.]

[500: Livre IV. (Tome Ier, page 255.)]

[501: _Remarques_.--Il nous sera pourtant permis de ne pas préférer à cette phrase: «Ce sont des soupirs et des prières; je vous les présente, moi qui suis votre prêtre,» celle-ci: «ces soupirs et ces prières que, mêlés à l'encens dans cet encensoir d'or, moi, ton prêtre, _j'apporte devant_.» (Livre XI, tome II, page 339.--_Essai_, tome II, page 148.)]

[502: Alfieri.--_Nous sommes des esclaves, c'est vrai, mais des esclaves frémissants_. (P. S.)]

[503: Livre II. (Tome Ier, page 95.)]

[504: _Semeur_, 18 juillet 1838. (Tome VII, pages 225 et suiv.)]

[505: Tome Ier, page 73.]

[506: «Nous ne craignons pas d'assurer que les esprits politiques nous en feront un mérite, comme homme d'État, dans l'avenir.» (Tome Ier, page 73.)]

[507: Tome II, page 440.]

[508: Tome Ier, page 165.]

[509: Tome Ier, page 271.]

[510: Tome II, page 412.]

[511: Voir le 2e article sur "Le paradis perdu de Milton".]

[512: Tome Ier, page 117.]

[513: Tome II, page 415.]

[514: Tome II, page 439.]

[515: Tome II, page 449.]

[516: Tome II, page 389.]

[517: Boileau. Épître IX. _Éloge du vrai_.]

[518: Tome II, page 440.]

[519: Tome Ier, page 37.]

[520: Tome Ier, page 38.]

[521: Tome Ier, page 52.]

[522: Tome Ier, page 55.]

[523: Tome Ier, page 63.]

[524: Ce trait pourrait donner lieu à une remarque plus sérieuse. _Dédaigner_ de mentir parce qu'on est _français_, c'est respecter en soi la famille politique dont on fait partie, et je n'y vois pas de mal, bien au contraire. Mais si l'on ne s'interdit le mensonge que par _dédain_ et parce qu'on est _français_, je trouve les intérêts de la vérité fort mal garantis. Il serait donc bon de donner à la véracité une base plus morale et plus large. Le vice n'est pas une chose qu'il suffise de _dédaigner_, et le _dédain_ ne nous viendra pas toujours en aide. Le sentiment que nous devons au mal c'est la haine, et il faut que cette haine soit le contrecoup de l'amour, j'entends de l'amour pour le bien et pour Dieu. Pour tout commentaire à cette pensée, voici une anecdote que j'emprunte aux Lettres de La Beaumelle: «Brousson (ministre huguenot) passa dans le Béarn, et, le 19 septembre 1698, fut rencontré à Oleron par des soldats, qui le relâchèrent sur ce qu'il leur protesta qu'il n'était point celui qu'ils cherchaient. À peine eut-il fait vingt pas, que, touché de repentir, il retourna vers eux, et leur dit: _Mes amis, il n'est pas permis de mentir pour sauver sa vie: je suis Claude Brousson, ministre de l'Évangile de vérité_. Il fut conduit à Pau... et subit le supplice de la roue.»]

[525: _Pensées_, II, XVII, 81.]

[526: _Ibid._]

[527: Tome II, page 414.]

[528: Tome Ier, pages II, 397, etc.]

[529: Tome II, page 430.]

[530: Tome II, page 451.]

[531: Tome II, page 188.]

[532: Tome II, page 415.]

[533: Bossuet, _Oraison funèbre du Prince de Condé_.]

[534: _Semeur_, 22 mai 1844. (Tome XIII, pages 163 et suiv.)]

[535: Livre Ier, page 13.]

[536: Livre Ier, page 46.]

[537: Voir, à la fin de ce volume, l'article sur la deuxième édition de _Rancé_. (P. S.)]

[538: Livre III, page 167.]

[539: Livre III, page 170.]

[540: Livre III, page 172.]

[541: Livre Ier, page 38.]

[542: Livre III, page 191.]

[543: Livre III, page 264.]

[544: Livre III, page 278.]

[545: Livre III, page 217.]

[546: Livre Ier, page 50.]

[547: Livre III, page 220. Ce morceau se trouve déjà dans l'_Essai sur la littérature anglaise_, tome II, pages 324-328.]

[548: Livre II, pages 120-129.]

[549: Livre II, page 76.]

[550: Livre II, page 125.]

[551: Livre III, page 213.]

[552: Livre II, page 65.]

[553: Livre II, page 135.]

[554: Livre Ier, page 16.]

[555: M.-J. Chénier. _Épître à Voltaire_.]

[556: Livre Ier, page 16.]

[557: Avertissement, page VIII.]

[558: _Semeur_, 29 mai 1844. (Tome XIII, pages 170 et suiv.)]

[559: Livre II, page 62.]

[560: Livre II, page 69.]

[561: Livre III, page 216.]

[562: Livre II, page 68.]

[563: Livre II, page 69.]

[564: _Ibid._]

[565: Livre III, pages 216-219.]

[566: Livre II, page 101.]

[567: Livre II, page 90.]

[568: Livre II, page 83.]

[569: Livre III, page 275.]

[570: Livre II, page 86.]

[571: Livre II, page 98.]

[572: Livre II, page 112.]

[573: Livre II, page 116.]

[574: Livre II, page 135.]

[575: Livre II, page 141.]

[576: Livre II, page 114.]

[577: Livre II, page 133.]

[578: Livre II, page 140.]

[579: Livre II, page 111.]

[580: Livre II, page 107.]

[581: Livre III, page 192.]

[582: Livre III, page 229.]

[583: Ovide. _Tristes_, livre Ier, élégie Ire.--_Mon livre, tu iras à Rome sans moi_. (P. S.)]

[584: Livre III, page 256.]

[585: Livre III, pages 256-258.]

[586: Livre III, page 252.]

[587: Livre III, page 231.]

[588: Livre III, page 269.]

[589: Livre III, page 270.]

[590: Livre III, page 187.]

[591: Livre III, page 267.]

[592: Livre III, page 270.]

[593: Livre III, pages 239 et 245.]

[594: _Semeur_, 28 Août 1844. (Tome XIII, page 276.)]

[595: _Vie de Rancé_, deuxième édition, page 218.]

[596: _Vie de Rancé_, deuxième édition, page 280.]