Études sur l'industrie et la classe industrielle à Paris au XIIIe et au XIVe siècle

Part 25

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Avant l’achèvement des travaux, l’ouvrier se faisait payer souvent des acomptes; il en avait besoin surtout lorsqu’il travaillait à l’entreprise et qu’il avait à avançer le prix des matériaux et de la main-d’œuvre[881]. Il apportait alors soit à la chambre des comptes, soit au comptable un certificat de l’architecte fixant la valeur des travaux exécutés, et le montant de l’acompte qui lui était dû. Naturellement le même certificat était nécessaire lorsqu’il se faisait payer à la fin des travaux. C’était la preuve qu’ils avaient été reçus et réglés[882].

L’ouvrier réparait ses malfaçons à ses frais[883]. Il garantissait parfois dans le marché la solidité de l’ouvrage pendant un certain temps[884].

NOTES:

[798] _Dict. d’archit._ vº _ouvrier_.

[799] Arch. nat. KK 266, fol. 11.

[800] Comptes du Louvre, _Revue archéol._ VIIIe année, p. 768.

[801] Append. nº 34.

[802] _Ibid._

[803] _Ibid._

[804] _Ibid._

[805] «A Hugue Jouly pour sept jours, inclus trois jours qu’il venist de Bourges à Riom, pour ouvrer et estre lieutenant dud. maistre Guy et à panre garde dez euvres à sept s. par jour à luy ourdenés par led. Me Guy...» KK 255, fº 30 vº. «... Me Pierre Juglar comme lieutenant dud. maistre Guy es euvres dud. palais.» _Ibid._ fº 28 vº. «Par le marché sur ce fait par Jenin Guerart, lieutenant de mestre Guy...» KK 256-57, 3e part, fº 84.

[806] Lance, _Dict. des architectes franç. Introd._ p. XI.

[807] «Petrus Souchet, varletus camere Regis, ordinatus et institutus magister generalis operum carpentarie Regis loco magistri Roberti Souchet vacante per resignationem ejusdem in manibus domini cancellarii factam, per litteras domini Regis datas XXV Marcii CCCC decimo et VIII Junii CCCC XI. Idem Petrus fecit et prestitit solitum in camera juramentum...» Cop. du liv. noir, fº 99 vº.

[808] «Maçon I. Mestre Eudes de Monstereul qui aura IIII s. de gages hors et ens et C s. por robe et forge et restor de II chevaux et mangera à court. Charpentiers I. Mestre Richard et aura aussi comme mestre Eudes.» Leber, _Collect. des meilleures dissertations_, t. XIX, p. 27. En 1317, la charge de maître de la charpenterie du bailliage de Senlis rapportait également au titulaire 4 s. par jour et 100 s. qui étaient censés le prix d’une robe.

[809] «A maistre Guy de Dampmartin, general maistre des d. œuvres, pour ses gaiges de XX s. par jour à lui tauxéz par mond. seigneur par ses lettres...» KK 256-57, fº 56.

[810] Voyez plus haut, p. 192, note 800.

[811] Voyez le texte cité p. 191.

[812] Trés. des Chartes, reg. 92, pièce 144.

[813] Bibl. de l’Ecole des Chartes, VIII, 55.

[814] «Sub provisione quadam tamen scripta a tergo sue expeditionis cujus tenor sequitur: Pourveu que led. maistre des euvres ne pourra prendre pour applicquer à son prouffit aucunes matieres, comme plomb, tuille, fer, merrien, eschaffaudemens, voirres, chassis ou autres matieres vieilles ou nouvelles, mais seront toutes icelles matieres, en tant que touche les euvres qui se payent par les mains du payeur des euvres du Roy, mises en lieu seur, à la discretion desd. payeurs et maistres des euvres, duquel lieu chascun d’eulx aura une clef, et, en tant que touche les ouvrages qui se payent par le receveur de Paris et les vicontes et autres receveurs, toutes icelles matieres seront mises en lieu seur comme dessus à la discretion desd. vicontes et receveurs chascun en sa recepte et dud. maistre des euvres, afin que celles desd. matieres qui seront prouffitables à remployer et mettre en euvres pour le Roy y soient mises et les autres qui ne se pourront employer soient vendues au prouffict du Roy par lesd. vicontes et receveurs appellé le maistre des euvres en chascune recepte ou viconté.» Copie du livre noir du Chât. fº 99.

[815] «Pour den. bailliéz aud. Adam [le Piquart maçon, c’est-à-dire ici maître de l’œuvre] pour paier les charpentiers et massons qui firent la loge aus massons...» LL 730, fº 9.

[816] Trésor des Chartes, reg. 58, fº XXIIII vº.

[817] KK 1338, nº 19. Remarquons que ce certificat est délivré à un maçon par le maître des œuvres de charpenterie.

[818] Cela est prouvé et par le _Livre des métiers_ et par l’état de la maison de Philippe le Bel que nous avons cité, et par l’ordonnance royale du 15 juin 1320 qui autorise la chambre des comptes à créer, lorsque le besoin s’en fera sentir, deux maîtres des œuvres dans la vicomté de Paris, deux en Champagne, deux en Normandie, deux en Languedoc, l’un pour les travaux de charpente, l’autre pour ceux de maçonnerie. _Ordonn. des rois de Fr._ I, 715.

[819] Reg. d’aud. du Chât. Y 5224, fº 87.

[820] Livre du Chât. rouge 3e Y 3, fº 98 vº.

[821] _Ordonn. des rois de Fr._ IX, 56.

[822] Leroux de Lincy, _Hist. de l’Hôtel de Ville_, 1re part. p. 21.

[823] _Ord. relat. aux mét._ p. 373.

[824] Voy. l’ordonnance précitée de 1405.

[825] Dans un rapport d’experts du 8 octobre 1431, Jacques Levaillant prend le titre de «maître général des œuvres de maçonnerie»; dans un autre du 26 mai 1433, il se qualifie de «maçon général» du roi. Les deux titres se valaient donc, et si la première fois il emploie celui de «maître des œuvres,» c’est peut-être pour mieux se distinguer du maçon juré du roi qui prend part à l’expertise avec lui. (Arch. nat. S. 5068, nº 9; 4962 nº 34.)

[826] Cart. S.-Magloire, p. 178.

[827] Append. nº 35.

[828] JJ. 69, pièce IX{xx} VIII.

[829] Append. nº 36.

[830] Append. nº 37.

[831] _Ibid._ nº 38.

[832] Livre rouge du Chât. Y 2, fº 86.

[833] _Ibid._ fº VII{xx}.

[834] Append. nº 39.

[835] Reg. cap. de N.-D. de Paris, année 1363, LL, 209{b}, p. 437.

[836] Même année. LL 209{b}, p. 455.

[837] _Ibid._ LL 210, p. 170.

[838] LL 209{b} p. 371. LL 210, p. 130.

[839] A ce point de vue, un dépouillement attentif des registres capitulaires de Notre-Dame ne serait pas stérile. On y retrouve Raymond du Temple, en qualité de «maçon» de la cathédrale; on y voit qu’il avait transmis sa charge à un fils, qui n’est pas nommé et auquel le chapitre cherchait un successeur en 1401.

[840] Quicherat, _Notice sur plusieurs registres de l’œuvre de la cathédrale de Troyes. Mém. de la Soc. des Antiq._ XIX, p. 67, 71.

[841] Lecoy de la Marche, _Comptes du roi René_, nº 298.

[842] «Du consentement de Simonnet du Til et Robin du Til frères, couvreurs de maisons de tuilles, contre lesquelz les religieux du Val N.D. faisoient demande et requeste à ce qu’ilz feussent condamnéz à faire et parfaire certains ouvrages de couverture en l’ostel nommé Champignoles assis en la paroisse de Serifontaine en la chastellerie de Chaumont en Veuquessin, selon le contenu en certaine cedule autrefoiz faicte entre ycelles parties, dont lesd. freres ont autant par devers eulz, nous avons dit... que ce qui a esté fait par lesd. freres sera veu et visité par gens expers.... pour savoir se en ce a aucunes faultes.... d’ouvrage et queles, ausqueles reparer... aux despens nous... condamnons yceux freres et oultre.... à faire en ce dedans Pasques prouchain venant selon la fourme et teneur de lad. cedule....» Année 1398, Y 5221, fº 5.

[843] «A Jehan de la Mare, couvreur de chaume, pour avoir recouvert les estables de Cormeilles [en Parisis]....... par marché à lui fait à VII liv. VII s., en ce comprins le vin despendu au marché.» Commencement du XVe s. Arch. nat. LL 1232, fº 73.

[844] «.... Pour recouvrir la salle qui fu despeciée quant le feu prist en la cheminée de la d. salle, pour recouvrir suz la cuisine, sur les estables, sur les troiz tours et ailleurs par tout où il a couverture de tieulle, pour toutes les choses dessus d. avoir faites de touz coustumens par Jehan le Plastrier à iceli baillée sen tâche et à rabaz, XII liv.» Arch. nat. K 44, nº 6.

[845] «Pour avoir faite une maison sur la bove pour l’autre qui estoit pourrie et cheue à terre..... pour ice avoir fait bien et suffisaument de touz coustemens, excepté que l’en a trouvé bois en estant, cordes, engins et ferreures, par Rabel Gosset à iceli baillé par XL liv., rabatu VII liv. XII s. pour II rabèz pour tout XXXII liv. VIII s. laquelle tache est demourée à Jehan Langre et à son frère.» Arch. nat. K 44, nº 6.

[846] Année 1399, _Hist. des Français_, épître 72, note 1.

[847] «A Jaquet Bourée, charpentier demourant à Béthisi, pour sa paine et salaire d’avoir fait et parfait bien et deuement de son mestier, la charpenterie des combles de lad. chappelle, oratoire et viz, lesquels sont fermés, c’est assavoir.... par marché demouré à rabbais aud. Jaquet comme dernier rabbaisseur.... parmi ce que l’en lui a livré à ce fere bois sur le pié et voicture pour ycellui arriver seulement....» Arch. nat. KK 266, fº 7 vº.

[848] Append. nº 34.

[849] _Comptes du roi René_, nº 162.

[850] «Marchié fait entre Guibert de S. Benoist et Huguelin Halle, maçon en telle maniere que led. Huguenin doit faire la toise de gros mur pour le pris de 5 s. et doit hachier et enduire le mur de devant et remuer jambes, se mestier, est davantage parmy le marchié et doit mener à son droit plon et alignement. _Item_ il doit faire et fera de fait cloisons, cheminées et planchiers deux toises pour une et tout le gros mur, comme dit est, comprins ens carneaux et tout, il aura, comme dit est, V sols pour toise... le lundi VIIIe jour de juillet 1409.» Arch. nat. Z{2} 3485.

[851] «Pour la façon de III chaffals faiz au bourc de Ceys.» [Scey-en-Varais, Doubs]. Compte de 1305, KK 524, fº 3. «A lui [le maître maçon] pour ung muy et demi de plastre cuit tant seulement que led. maçon a livré pour les d. besoingnes, pour ce que tout le surplus a esté prins en l’ostel de mond. seigneur...» Compte des travaux faits pour le duc d’Orléans du 20 avril 1399 au 25 mars 1401, KK 265, f{os} 4 et 5. «Pour ce par marché de main ferme fait aux d. maçons, pour leur peine seulement, parmi ce que l’en leur a livré aux frais de mond. seigneur le duc toute mathere sur le lieu à ce faire, vidanges de fondemens, cintres, cordes et engins, cloyes et merrien pour eschaffauder...» KK 265, f{os} 3, vº et 4. «Pro centum longis perticis emptis in territorio de Brionio pro chaufaudendo d. lathomos... pro LX clidis emptis pro d. massonibus chaufaudendis... pro triginta sex paquetis sive comportis ad tenendum aquam pro d. massonibus... pro XX{ti} IIII{or} palis fusteis... pro sex selhis ad portandum aquam...» K 1148, nº 34, f{os} 38 vº et 39. «pro duobus alveis ad portandum cementum.» Mém. de travaux faits aux Augustins, en 1299, Append. nº 42.

[852] «A li pour baillier au quarrier de S. Leu pour pierre achetei de li, VIII liv.» LL 730, fº 9 vº.

[853] _Ord. des rois de Fr._ I, 460, art. 6, 12.

[854] «Pour la façon de II engins. Pour VII{xx} VII journées de chapus sans les journées maistre Pierre l’engignour à raison de III s. la journée valent XXI liv. XII den. Pour les gaiges du d. maistre Pierre de LII journées qu’il demora à Gevrey [Côte-d’Or] pour ces II engins faire à raison de V s. par jour, XIII liv.--Pour les despens des chapus le jour qu’il leverent ces engins... XX s...--Pour XX journées de cordiers pour faire les cordes de ces engins et pour une ahide qui viroit la roe... LXX s.--Pour II{c} de chanvre pour faire les cordes de ces engins C s...» Année 1305, KK 524, fº 43.

[855] «Pour faire les gros murs dessus d. dou lonc de la maison des engins...» Année 1314, _ibid._ fº 60.

[856] «Pro acuendo martelos d. massonum...» K 148, nº 34, fº 39. Cf. p. 89. Append. nº 42.

[857] _Mém. de la Soc. des Antiq._ XIX, p. 71.

[858] «A Henry Poussart et Simon de Vien, charpentiers pour avoir fait et assis la charpenterie d’une loge rendue couverte pour ouvrer dessouz à fere la charpenterie du paveilhon du chasteau de Poittiers... et contient la d. loge XXV toises de long et VIII toises de large ou environ, ainsi qu’il est contenu par le marché sur ce fait par Me Guy de Dampmartin... le XVe jour du mois de decembre l’an 1385 et certiffié dud. Me Guy le XVe jour de janvier l’an 1386...» KK 256-57, 3e part. fº 82. Voy. p. 195, note 815, et _Mém. de la Soc. des Antiq._ loc. cit.

[859] «... XIX octobris anno quadringentesimo septimo Petro le Sieur sinsori lapidum, pro... assedendo duos barrellos ferri in magna turri carcerum pro tenendo campanam et pro ingravando gallice _les nées_ d. turris ad portandum aquas extra pro dicta IIII s... Petro Poncet, lathomo pro sindendo lapides ex quibus fuerunt facti gradus per quos descenditur in Secanam in domo episcopali... et pro assedendo d. lapides pro reparacione d. graduum...» LL 11, f{os} 63 vº et 64. «A Pierre Guobia, tailleur de pierre et maçon...» KK 255, fº 46 vº.

[860] «A Jehan Courdrez, filz de Pierre le carrier de Volvic, pour 100 petis quartiers de tailhe qu’il a rendus dans led. palais... au pris de 8 fr. et demi, si comme appert par sa quittance donnée le mardi devant la feste de sainte Catherine vierge, l’an 1383...» KK 255, fº 13.

[861] «A Jehan le Fevre, plastrier, pour avoir cuit et batu XXIX muis du plastre...» Commencement du XVe s. LL 1232, fº 16 vº. «A Jehan Maciot, plastrier pour trois voyes de plastre que il a livrées pour refaire les planchers de la chambre des enquestes...» KK 336, fº 17 vº. «A Guillaume Ebrart le chaufornier de Combronde, pour cinquante sextiers de chaux qu’il a mis dans le d. palais...» KK 255, fº 11.

[862] Ils figurent dans les comptes précités du couvent des Augustins sous les noms de piqueurs, hotteurs, échafaudeurs. Append. nº 42.

[863] «Pour faire les fondemenz dedenz terre et descombrer la place et la pierre choite pour VIII{c} LX XIX jornées de perriers et de ovriers de braz et XL IX jornées de femmes...» KK 524, fº 60.

[864] «Duobus pueris pro incidendo 1 centum de quarrellis in taschia... 13 s. cuidam puero pro cindendo lapides--II pueris qui cinderunt quarellos in ieme--As II effans qui taillent les carriaus...» Append. nº 42.

[865] «A Jehan Morille, charpentier pour avoir fait et livré une fourme de VII piéz et de deux doys d’espoisse...» KK 336, fº 45 vº.» A Jehan Morille, huchier demourant à P. lez le Pont Neuf pour une chaiere en maniere de fourme par lui faicte...» _Ibid._ fº 52 vº. «A Jehan Morille, huchier pour avoir rappareillié en la chambre du Parlement les choses qui s’ensuivent: II bans et y mettre enfoussure neuve où il en faloit, pour bois, clou et paine IIII s. p. Pour avoir rappareillié un chassiz qui siet en une des croisiéz darriere les bancs du parc de la d. chambre... pour bois, clou et paine VI s. p., et pour II fenestres de bort d’Islande assises ou porche en l’entrée de la d. chambre... par quittance du d. Jehan M. donné le VIIIe jour de mars l’an 1396.» _Ibid._ fº 26 et vº.

[866] «A Girart de Wyers, huchier et charpentier... pour avoir livré une fourme.» _Ibid._ fº 94. «Cy après s’ensuit autre charpenterie faite dedens euvre par ouvriers huchiers...» Append. 34.

[867] «Johanni d’Acy, carpentario pro III{c} cum dimidio eschelonis pro rastellarum stabullorum curie... Pro d. rastellariis faciendis et reparandis...» LL 10, fº 10 vº «Guillelmo de Boubon, carpentario de platea Mauberti pro hostiis, fenestris et dressorio...» _Ibid._ fº 27. «Colin de la Baste, charpentier pour I coffre de noier...» KK 45, fº 169 vº. «Colin de la Baste, huchier demourant à Paris ou viéz cimetiere S. Jehan pour le salaire de lui XIIe charpentiers qui ont fait III drecouers...» KK 30, fº 57 vº.

[868] «A Colart Moriaul et à son compagnon, soyeurs d’aisses, pour le soyage de pluiseurs estoffes de bos, tant de courbes, de quartelaige, de aisselin comme autres...» KK 524, fº 214. «... die II septembris anno [M CCCC] octavo Dionisio Fresart, secatori asserum, pro secando seu scindendo de longo V{c} II piecas lignorum d. molendinorum.» LL 11, fº 69 vº.

[869] Reg. d’aud. du Chât. Y 5221, fº 102.

[870] «Condempnons Perrin d’Origny, maçon demourant à la Pissote, à faire et parfaire bien et souffisament à ses despens de bouche certains ouvrages de maçonnerie par lui commencés pour Nicolaz Larcher oud. lieu de la Pissotte, moyennant le pris et selon ce que traité a esté entre eulx et à y ouvrer continuelment de jour en jour sens ouvrer ailleurs jusques à ce que les d. ouvrages soient parfaiz bien et souffisament, sauf à luy, ou caz qu’il ne pourra ouvrer par le deffaut dud. Nicos par deffaut de matieres ou autrement, de avoir et recouvrer ses dommages et interests contre ycellui Nicos et aud. Nicos ses defenses, etc. Fait present Jehannin Larcher, filz et stipulant pour led. Nicos...» Année 1402. Y 5224, fº 74.

[871] _Reg. crim. du Chât._ II, p. 27-28.

[872] Arch. nat. H. 2785{1}, fº 7 vº. Append. nº 34.

[873] _Mém. de la Soc. des antiq._ loc. cit.

[874] «Die mercurii in crastino B. Martini hiemalis que fuit XII{a} die novembris fuit tradita carpentaria turris antique de supra portam Matheo Lepetit... precio IIII{xx} lib. et sex alnarum boni panni sufficientis pro roba d. Mathei facienda que sex alne panni decostiterunt VI lib.» Arch. nat. K. 1144, nº 38, fº 71.

[875] _Ibid._ fº 74. «Le d. Jehan Maçon est loué de Noé l’an [MCCC] lXVI jusques à un an ensuivant pour le priz et somme de XXIIII fr. et une robe... Son varlet gaigne X fr. et aulne et demie de draps. Led. Jehannin est loué de Noé l’an lXVII jusques à un an pour le priz de XXVI fr. une robe et unes chauces... Robin varlet dud. maçon est loué de Noé l’an lXVII jusques à un an après ensuivant pour le priz... de XIII fr. et aulne et demie de drap.» Arch. nat. LL. 1242, fº 156.

[876] «Pro XXIII paribus cerotecarum pro predictis massonibus.--XV s.» Arch. nat. LL 1242, fº 6 vº.

[877] Arch. nat. H. 2785{1}, fº 7. Append. nº 34.

[878] _Ibid._ fº 11 vº. «Martin Ville et autres ses compagnons aydes aux maçons pour leur vin que le Roy leur donna aud. Louvre... en 2 fr. d’or. Richart Pitois et autres, maçons et tailleurs de pierre pour leur vin que le Roy... leur donna par mandement sous le sel secret donné 18e jour d’octobre 1365 lorsqu’il alla visiter les œuvres de l’hostel de M. d’Anjou à Paris en XX fr. d’or.» Comptes du Louvre, publiés par Le Roux de Lincy. _Revue archéologique_, VIIIe année, p. 691.

[879] «Pour courtoisie faire auxd. maçons pour asseoir la clef dessus l’uysserie à l’antrée dou cuer.» _Bibl. de l’École des Chart._ tome XXIII, 234. Cf. Berlepsch, _Maurer_, p. 170.

[880] H 2785{1}, fº 9 et vº. Append. nº 34. «Pour une karte de vin donnée au d. charpentier et à ses vallès.» _Ibid._ fº 17.

[881] «A Jehan Caillou, maçon sur ce que li povet estre dehu à cause de maçonner les fondemens des trois pans de la thour de Maubergon du palais de Poittiers... lesquiex il avoit pris à fere à la toise chascune pour le pris de XXIIII s.....» KK. 256-257, 3e part. fº 84 vº.

[882] _Ibid._ fº 55 vº et plus haut p. 196 «... de faire bon ouvraige et loyal selonc le pourtrait dessusd., au dit d’ouvriers et de gens coignoissans en ce...» _Mém. de la Soc. des Antiq._ loc. cit.

[883] «De l’accort et asentement de Clement le Musnier et... Fremin, maçons qui ont marchandé à faire certains ouvrages de maçonnerie sur le pont S. Michiel à Paris, à Colart Germant, marchant et bourgeois de Paris, selon la teneur de certain cirographe passé entre ycelles parties sur le fait de lad. maçonnerie par le moien du quel lesd. maçons sont tenus de faire certaines piles de maçonnerie de la matiere et selon ce qu’il est contenu oud. cirographe, dit... est que ou cas où aprez la charpenterie mise et troussée sur lesd. piles, ycelles piles ou aucune d’icelles se desmontoient ou estoient trouvéez moins souffisans par le fait et coulpe desd. maçons, ilz en ce cas seront tenus de les amender et faire remettre en bon estat de la matiere et selon ce qu’il est contenue oud. cirographe...» 13 oct. 1395. Y 5220.

[884] «Pour couvrir, later la charpente dessus d. de tieulle pour touz cousteemens... par Jehan le Plastrier lequel la doit garantir de couverture jusques à III ans en bon estat...» K 44, nº 6.

CHAPITRE IV

INDUSTRIES TEXTILES

Matières textiles: laine, coton, chanvre, soie.--Transformation des textiles en filasse: laine, lin et chanvre.--Filature. --Tissage de la laine.--Tissage de la soie.--Tissage de la toile.

Les laines arrivaient à Paris à l’état brut ou ayant déjà subi certaines opérations[885]. Les bouchers vendaient aux mégissiers ou aux marchands de laine la peau des animaux qu’ils avaient abattus[886]. Les laines, provenant des bêtes tuées à la boucherie et qui s’appelaient _pelins_[887], _pelades_, en latin _brodones_[888], en italien _boldroni_[889], étaient d’une qualité bien inférieure à celle des toisons. On distinguait déjà sous le nom _d’agnelins_ les toisons d’agneaux[890]. La laine en suint était vendue par toisons, la laine lavée au poids[891]. Il entrait aussi à Paris de la laine filée, qui acquittait des droits de tonlieu, de hallage et de pesage, lorsque sa valeur n’était pas inférieure à 18 den.[892]. Parmi les poids usités pour la laine, nous signalerons la pierre qui, à Paris et au XIIIe siècle, pesait neuf livres[893].

Les laines indigènes étaient moins estimées que les laines anglaises[894], qui le cédaient elles-mêmes à celles d’Espagne. D’après une liste des produits que les divers pays du monde connu envoyaient en Flandre pendant le XIIIe siècle et qui arrivaient nécessairement à Paris comme sur les grands marchés européens, la laine venait d’Angleterre, d’Ecosse, d’Irlande, de Castille et de Galice[895]. Les Iles Britanniques la fournissaient à l’industrie européenne dans une quantité beaucoup plus considérable que l’Espagne. Calais en devint, après la conquête d’Edouard III, le principal entrepôt[896]. La Flandre, où la draperie était plus florissante que partout ailleurs, s’approvisionnait exclusivement de laines anglaises, qui, attirées par cette sorte de monopole, y trouvaient leur principal mais non leur seul débouché. Aussi, en 1337, Edouard III n’eut qu’à défendre l’exportation pour ruiner les Flamands et les forcer à embrasser son alliance[897]. Les laines d’Irlande et du pays de Galles ne valaient pas celles d’Ecosse, et parmi ces dernières, celle de Perth était supérieure à celles d’Aberdeen, de Berwick et de Monrose[898]. Quant à la France, l’élève des bêtes à laine était développée surtout dans le Languedoc, le Berri, la Normandie, la Picardie, l’Anjou, le Poitou et la Champagne[899].

Au XIVe siècle, la laine eut une halle spéciale. Le marché s’y tenait le samedi. Ce jour-là le commerce de la laine ne pouvait se faire ailleurs. Les marchands forains qui arrivaient à Paris un autre jour étaient même obligés de décharger leurs ballots à la halle et de les y laisser jusqu’au delà du samedi suivant. Ils étaient dès lors sujets au droit de hallage, et, après l’avoir acquitté, ils avaient le choix d’emporter leur marchandise ou de la laisser sans nouveaux frais. Le droit de hallage était de 6 den. à partir d’un quarteron et s’abaissait à proportion. Il ne portait naturellement pas sur les locataires d’étaux. Une place louée à l’année coûtait 12 s. par. Les places étaient tirées au sort annuellement le jour de la Madelaine. Les revenus du hallage étaient affermés[900].

La laine brute ou filée passant sur le Petit-Pont acquittait un péage dont le taux variait suivant le mode de transport. La charrette était taxée à 4 den., le cheval à 1 den., le porte-balle à une obole pour les filés et à une poitevine pour les toisons; il était même exempt lorsqu’il ne portait pas plus de trois toisons[901].