Étude sur les maladies éteintes et les maladies nouvelles pour servir à l'histoire des évolutions séculaires de la pathologie

Part 50

Chapter 503,443 wordsPublic domain

«Vers la fin de l’été (1676), le choléra-morbus était épidémique; et comme la chaleur extraordinaire de la saison augmentait sa violence, il était accompagné de convulsions si terribles et si prolongées, que je n’en avais jamais vu auparavant de semblables. Elles n’attaquaient pas seulement le ventre, comme c’est l’ordinaire dans cette maladie, mais encore tous les muscles du corps et principalement ceux des bras et des jambes, en sorte que pour se soulager, le malade se jetait quelquefois hors du lit et prenait toutes les positions. Quoique le traitement de ce choléra-morbus ne réclamât que la méthode généralement usitée, on était obligé de donner les narcotiques à dose plus élevée et plus souvent réitérée que d’habitude. En voici un exemple:

»Je fus appelé pour voir un homme attaqué des symptômes atroces que je viens de décrire. Ce malade était exténué et semblait prêt à rendre l’âme; il avait un vomissement affreux, des convulsions horribles avec une sueur froide, et son pouls était à peine perceptible. Je lui donnai vingt-cinq gouttes du laudanum liquide dont j’ai autrefois indiqué la préparation, dans une cuillerée d’eau spiritueuse de cannelle, craignant qu’une plus grande quantité de véhicule ne fît vomir le remède; ce qui arrive souvent dans cette maladie, par suite des efforts incessants des patients. Après quoi, je restai une demi-heure auprès de son lit; et voyant que la dose que j’avais administrée ne suffisait pas encore pour arrêter le vomissement et apaiser les convulsions, je fus obligé de répéter plusieurs fois le remède et d’en augmenter toujours la dose, en ayant soin de laisser assez d’intervalle entre chaque prise, pour voir ce que je pouvais attendre de la précédente, avant d’en donner une nouvelle.

»Par ce moyen, je parvins à calmer complétement les cruels symptômes dont il s’agit. Mais comme ils étaient prêts à revenir au moindre mouvement que faisait le malade, je lui ordonnai très-expressément de garder le repos le plus absolu, pendant quelques jours. En même temps, il devait prendre, par intervalles, le médicament susdit, mais à moindre dose, et en continuer l’usage, même après sa guérison, pour éviter une rechute: ce qui réussit à souhait[884].»

Le traitement dont on vient de voir l’heureuse issue entre les mains de Sydenham, ressemble-t-il à celui du choléra moderne? L’opium sous forme de laudanum liquide en a eu tout le mérite, et son action est si sûre, en pareil cas, que l’habile praticien se contente de proportionner la dose du remède, à l’intensité et à la résistance des symptômes. Est-il aujourd’hui, après tant d’épreuves démonstratives, un médecin qui se croirait maître d’une attaque de choléra pestilentiel, après avoir prescrit de fortes doses de cette préparation d’opium ou de toute autre? Je sais bien que la médication anodyne a gardé sa place dans la cure symptomatique de la terrible maladie. On en préjugeait l’efficacité probable, d’après ses succès reconnus contre la maladie du même nom. On se souvient que Velpeau s’en servait contre la diarrhée prémonitoire; mais sa confiance n’allait pas au delà, et l’Académie des sciences fut visiblement scandalisée et peut-être un peu émue, lorsque l’éminent chirurgien fit, devant elle, l’aveu sincère de son profond découragement. La vérité est, que l’opium ne peut revendiquer aucun avantage contre le choléra confirmé. S’il a paru atténuer quelques épiphénomènes, il n’a jamais ralenti sa marche fatale.

Dans le choléra nostras, l’opium répond par ses effets, aux prévisions de l’analyse pathologique; il remplit à la fois deux indications majeures. Il modère et suspend les évacuations par une appropriation spéciale; il tempère en même temps l’éréthisme nerveux général et local, qui est un des éléments dominants de la maladie.

Quel est le praticien qui, ayant vu guérir (je n’ose pas dire, ayant guéri) un malade frappé par le choléra moderne, prétendrait en faire honneur à l’action isolée d’un remède, à moins qu’il ne fût infatué de quelque panacée dont il serait décidé, bon gré mal gré, à proclamer l’infaillibilité curative? Quel contraste entre nos hésitations, nos embarras, nos craintes, notre méfiance, notre désespoir quand nous sommes en présence de l’inflexible maladie, et l’assurance calme et confiante de Sydenham, attaquant de front le choléra de son temps!

Les anciens ne se laissaient pas émouvoir non plus par la gravité des symptômes; ils comptaient sur les ressources de l’art. Encore une preuve que leur choléra n’était pas de même nature que celui de notre siècle.

Alexandre de Tralles sait bien que si la maladie débute avec violence, elle compromet la vie: «_acutissima si oboritur, subito periculum inducit_;» mais il a foi au traitement qu’il prescrit. En suivant ces conseils, dit-il, on doit guérir sûrement: «_eo pacto, choleræ curatione non frustraberis_[885].» Un médecin consciencieux (_eris magnus Apollo_) oserait-il promettre en ces termes, l’heureuse solution d’une attaque de choléra?

Je trouve enfin dans Baillou, une observation qui peut, à un autre point de vue, confirmer la distinction nosologique dont je rassemble les preuves.

Il s’agit d’un haut personnage qui avait essuyé _plusieurs atteintes de choléra-morbus_ dont Baillou avait été lui-même témoin, ainsi que quelques confrères. Ces crises étaient si violentes que sa vie paraissait ne tenir qu’à un fil (c’est l’expression de l’auteur). Sa face était hippocratique, ses traits décomposés, ses yeux caves. Baillou rédige pour lui une consultation, dans laquelle il se borne à indiquer quelques moyens prophylactiques contre le retour menaçant de ces accidents. N’est-il pas évident qu’un choléra qui récidive, à plusieurs reprises, chez le même sujet, avec des caractères aussi alarmants et sans devenir mortel, ne peut être qu’un choléra vulgaire, essentiellement différent du choléra de ce siècle[886]?

En dernière analyse, la distinction radicale de ces deux espèces morbides est un fait irrécusable, en conformité complète avec les principes élémentaires des classifications nosologiques. Que leur rapprochement ait vérifié des analogies frappantes, c’est ce qui n’est pas contestable. Il faut bien que les médecins qui les ont confondues, aient eu au moins de leur côté, le prétexte des apparences. Mais quand on se pique de distinguer les objets surtout par leur nature, on doit élever, entre le choléra des temps hippocratiques et celui de notre époque, une barrière inamovible. Ce n’est point ici une de ces spéculations théoriques que renverse l’hypothèse du lendemain; c’est le dernier mot de l’observation pathologique consultée sans esprit de système. J’ai fondé ma démonstration sur la différence des causes appréciables de ces maladies, de leurs prodromes, de leurs principaux symptômes, de leur marche, de leur mode de propagation, de leur léthalité, de leur traitement, de leurs lésions posthumes, de leurs suites. Pour la nosologie, la conclusion est forcée. Quelques similitudes se perdent au milieu de tant de divergences. Comme l’a dit Montaigne, «la ressemblance ne fait pas tant un, que la différence fait aultre.»

Mais si le choléra du présent n’est pas le même que celui des siècles passés, quelle est donc cette maladie?

J’ai déjà confessé mon ignorance, et je demande la permission d’en éviter un nouvel aveu. Le seul dédommagement qui me reste, c’est que personne n’est, sur ce point, plus avancé que moi; et comme je n’ai pas d’hypothèse à défendre, je suis bien à l’aise pour dire toute ma pensée.

J’entends quelques confrères qui se récrient, et m’accusent peut-être, Dieu sait avec quelle justice, de prendre mon horizon personnel pour les bornes de la science. Je demande à m’expliquer.

On ne peut avoir l’idée de mesurer le progrès accompli, à la multitude de travaux sur le choléra, qui ont inondé notre littérature médicale. Si je redisais que ce luxe apparent dissimule une déplorable indigence, je ne serais que l’écho de l’opinion générale.

Nul doute que depuis l’apparition de la maladie nouvelle, la pathologie n’ait eu le temps de la mieux connaître. L’observation et l’expérience se sont prêté leurs lumières, et l’_histoire naturelle_ du fléau s’est rapidement enrichie. Nous avons appris tout ce qu’il nous importait de savoir sur sa symptomatologie, et nous le démêlons sans peine, sous ses formes les plus insolites. L’anatomie pathologique n’a gardé d’autre secret que celui d’une lésion caractéristique et constante, jusqu’à ce jour insaisissable. La contagion, si vivement disputée, est devenue un fait imprescriptible, dont la pratique s’est avidement emparée. La prophylaxie doit de salutaires inspirations à la découverte de la période prémonitoire, etc., etc.

Loin de moi la pensée de rabaisser le prix de ces conquêtes! Mais le grand problème posé au monde médical, est-il sorti de ses ténèbres? La nature intime de l’entité morbide, n’est-elle pas restée impénétrable? L’analyse peut-elle se flatter d’atteindre séparément ses éléments constitutifs, dans l’ordre de leur prédominance? Possédons-nous, après tant de vaines assurances, un spécifique capable de la combattre en bloc? En un mot (et c’est là qu’il faut toujours en venir) guérit-on mieux aujourd’hui le choléra confirmé, qu’aux premiers jours de son règne? Je m’en rapporte aux praticiens sérieux qui ne cherchent que la vérité clinique, et qui se méfient, à bon escient, du sophisme: _post hoc ergo propter hoc_, père de tant d’illusions, conseiller de tant de fautes.

J’aime à reconnaître que l’hygiène, secondée par les vastes assainissements qu’elle dirige, donne déjà plus que des promesses. Si les dernières épidémies ont paru, à certains égards, moins cruelles, je n’hésite pas à lui en laisser tout l’honneur. Quant à la thérapeutique, elle n’a aucun motif de s’enorgueillir, en comparant sincèrement ses états de services, dans les diverses campagnes qu’elle a entreprises contre l’indomptable maladie. On sait que l’Académie des sciences dispose, depuis quelques années, d’un prix de cent mille francs destiné à l’auteur d’un remède efficace contre le choléra. Les prétendants affluent; mais l’heureux lauréat se fait toujours attendre. Le hasard, qui est le véritable inventeur des spécifiques, réserve peut-être cette surprise à l’humanité. Espérons que la disparition de la maladie devancera la grande découverte; cette solution serait encore la plus sûre.

Parvenu au terme de ma tâche, je m’aperçois que le chapitre qu’on vient de lire, me dispense de formuler une conclusion générale.

Le choléra est, dans l’ordre chronologique, le dernier représentant des grands fléaux dont j’ai tracé la sinistre biographie. C’est une affection nouvelle, ubiquitaire, originale, implacable. Il échappe par tous ses côtés, aux lois de la pathologie commune, ou, pour mieux dire, nous n’avons pu saisir le lien secret qui l’y rattache. L’actualité donne un intérêt exceptionnel à son étude. Il est né sous nos yeux, et nous l’avons suivi depuis lors dans sa course vagabonde à travers tous les peuples de la terre. Il constitue une pièce de conviction unique, qui certifie et légalise, si je puis parler ainsi, tous les documents que j’ai exhumés des siècles antérieurs. Je tiens surtout à faire remarquer, que son avénement a été la réhabilitation la plus manifeste de la sage circonspection d’Hippocrate. La science actuelle qui a fait tant de conquêtes sur le passé, s’incline encore devant un mystère qui excède la mesure de ses pouvoirs. Aujourd’hui comme autrefois, les hypothèses se sont succédé sans relâche. Aucune, quoi qu’on en dise, n’a même entrevu la vérité. Pendant la peste d’Athènes, Thucydide fut frappé de la surprise et de l’embarras des médecins en présence d’un mal inconnu. Si cet homme illustre revenait au monde, il retrouverait le même étonnement et la même indécision devant cette peste nouvelle. Après plus de deux mille ans, le problème des grandes épidémies n’a point encore été effleuré. Le modeste aveu d’Hippocrate était une prévision du génie.

Une question d’avenir s’offre à l’esprit et je dois dire ce que j’en pense.

Le choléra finira-t-il par se naturaliser en Europe, et comptera-t-il désormais parmi les endémies indigènes?

Cette prédiction menaçante n’est pas, il faut bien en convenir, absolument dépourvue de fondement. On y est amené malgré soi, quand on observe, depuis un demi-siècle, les allées et venues du fléau, ses retours inopinés que rien n’annonce et que rien n’explique, ses invasions si prolongées dans certaines localités, donnant lieu à des foyers secondaires d’une assez longue durée. La conférence internationale de Constantinople s’en est aussi préoccupée: «N’y a-t-il pas lieu de craindre, dit-elle, que le choléra ne vienne à s’acclimater dans nos pays?» La réponse a été unanime: «La Commission, sans rejeter la possibilité du fait, le regarde comme problématique[887].» Cette opinion est sagement exprimée; mais sa forme dubitative fournit matière à réflexion.

Pendant treize cents ans, à dater de sa mémorable irruption du VIe siècle, la peste inguinale a élu domicile dans nos cités.

La fréquence de ses attaques éparses, leur périodicité attestée par les contemporains, semblent incompatibles avec l’importation constante de ses germes exotiques. Il est même une opinion très-répandue qui n’a peut-être contre elle que son exagération; c’est que les villes d’une autre époque, livrées sans défense à toutes les influences délétères, constituaient des foyers permanents de peste. La dévorante maladie s’y formait de toutes pièces, après une sorte d’incubation plus ou moins prolongée. N’est-ce pas ainsi que les anticontagionnistes endurcis persistent à expliquer l’explosion de l’épidémie de Marseille, en 1720?

Je n’invoque ici qu’une analogie. Avant d’admettre décidément que le choléra a acquis son droit de cité parmi nous, j’aurais besoin d’être éclairé sur le sens encore débattu de certaines observations. Mais il n’en est pas moins vrai, que cette éventualité, considérée, par quelques médecins très-compétents, comme un fait accompli, n’est pas en désaccord avec les précédents. J’ajoute qu’elle se concilie fort bien avec l’idée que je me suis faite des grandes épidémies en général, et de l’épidémie cholérique en particulier.

Éloignons les tristes pressentiments, pour entrevoir une perspective plus rassurante.

Si l’on en juge par la dernière épidémie dont nous sommes à peine délivrés, on est tenté de croire que le choléra prélude à sa disparition par une atténuation graduelle de ses ravages. Il a frappé moins de victimes, et la préservation inespérée de plusieurs contrées qu’il menaçait de près, accuse une propagation moins active. La proportion plus rare des cas foudroyants a été aussi remarquée. En somme, on croit avoir constaté une amélioration sensible. On m’opposera sans doute quelques invasions locales qui nous ont reportés aux plus mauvais jours. Certaines statistiques ont vérifié aussi la persistance du nombre habituel des décès, eu égard au chiffre total des atteintes. Le fait général d’une sorte de décroissance n’en subsiste pas moins, et on peut l’accepter, à condition de n’en point exagérer la valeur actuelle.

La progression sera-t-elle continue, ou doit-elle rétrograder? Le temps seul peut nous l’apprendre. Nous savons par expérience qu’il est prudent, en matière d’épidémies, de ne pas anticiper sur ses décisions.

Mais sans oublier la réserve commandée par l’observation, on peut exprimer une conjecture, que justifient d’avance les antécédents inscrits aux annales des grands fléaux populaires.

Nous savons que leur règne, quelle qu’en soit la longue durée, n’est que temporaire. Le moment venu, ils rentrent dans l’ombre d’où ils étaient sortis à l’improviste, et la cause de leur éclipse définitive est aussi insaisissable que celle de leur apparition première. Rien n’indique que le choléra doive échapper à la loi commune.

Le jour viendra donc, et puisse-t-il être prochain, où la grande épidémie nouvelle, dont le XIXe siècle était fatalement prédestiné à faire l’épreuve, abandonnera la scène médicale, et se retirera dans le groupe historique des maladies éteintes.

NOTES:

[820] Voyez pour plus de détails, Briquet, _Rapport sur les épidémies du choléra-morbus, qui ont régné de 1817 à 1850_ (_Mémoires de l’Académie de médecine._ Paris, 1867-68, tome XXVIII, p. 55).--Fauvel, _le Choléra, origine, endémicité, transmissibilité, etc. Exposé des travaux de la conférence sanitaire de Constantinople_. Paris, 1868, in-8, avec une carte.

[821] Magendie, _Leçons sur le Choléra-morbus_. Paris, 1832.

[822] Delpech, _Étude du choléra-morbus en Angleterre et en Écosse pendant 1832_. Paris, 1832.

[823] Marchal, _Lettres et propositions sur le choléra_. 1866, 4e lettre.

[824] Leroy, _Mém. sur les fièvres aiguës_.

[825] Marchal, _Ouv. cit._, p. 455, XXVII.

[826] Marchal, _Ouv. cit._, p. 64.

[827] Malebranche, XIe _Entretien sur la métaphysique_.

[828] Max. Simon, _De la préservation du choléra épidémique et d’une hygiène spéciale, applicable au traitement de la maladie réalisée_. Paris, 1865.

[829] Fonssagrives, _Bulletin général de thérapeutique_, t. LXX, p. 35. 1866.

[830] Ch. Anglada, _Traité de la Contagion_, t. II, ch. 3, p. 99-150.

[831] Voy. A. Fauvel, _le Choléra, étiologie et prophylaxie... exposé des travaux de la conférence sanitaire internationale de Constantinople....._ Paris, 1868.

[832] Joannis Varandæi _Opera omnia, Patholog. universalis_ pars II, cap. XIV, p. CXXXIX. Lugduni MDCLVIII.

[833] Bally, _Études sur la choladrée lymphatique_. Paris, 1833.

[834] Jules Guérin, _Bull. de l’Académie de médecine_. Paris, 1865-66, tome XXXI, p. 11.

[835] _Rapport sur la marche et les effets du choléra-morbus dans Paris._ Année 1832. Paris, MDCCCXXXIV.

[836] Double, _Rapp. sur le choléra-morbus épid._, p. 147. MDCCCXXXI.

[837] Voici, à ce propos, ce que dit Broussais, donnant les résultats d’un certain nombre de nécroscopies rédigées sous ses yeux: «Ayant examiné douze ou quinze fois le plexus solaire, et ne l’ayant trouvé que deux fois un peu injecté, et une seule fois un peu ramolli, sans que ces lésions se rapportassent à des symptômes spéciaux, j’ai cessé cette recherche, qui, continuée par d’autres, n’a pas donné des résultats différents.» (_Le choléra-morbus épid._, etc., p. 97. 1832.)

[838] Voyez Griesinger, _Traité des maladies infectieuses_, trad. par G. Lemattre. Paris, 1868.

[839] Broussais, _le Choléra-morbus épidémique_, etc., p. 50 (_passim_).

[840] _Dict. de médecine_, 12e édition, par Littré et Robin, art. CHOLÉRA.

[841] Mézeray, _Hist. de France_, t. II, p. 966.

[842] Voy. le _Compendium de méd._, au mot _choléra_.

[843] Zacutus Lusitanus, _Praxeos med. admir._, lib. II, obs. XXIII. Lugduni, 1643.

[844] Zacuti Lusitani _Operum tomus secundus_, p. 622, _numerus_ VII, _De cholera_.

[845] Zacutus, Ibid., _Praxeos med. admir._, lib. II, observ. XVI. _Choleræ sævissimæ curatio._

[846] Cœlius Aurelianus, _De morbis acutis et chronicis_, lib. III, cap. XIX.

[847] _Medicæ artis principes_, t. I, p. 236.--Alexandri Tralliani _De arte med._, lib. secundus, cap. XIII, _de cholera_.

[848] Thomæ Sydenham _Opera medica_, t. I, sect. quarta, cap. II.

[849] Sydenham, _Op. cit._, t. I, sect. IV, cap. II.

[850] Bontii _de medicina Indorum_, lib. IV, _de cholera_, cap. VI, p. 136. Lugduni Batavorum. 1642.

[851] La préparation officinale que Bontius prescrit sous le nom d’_extrait de safran_ (_extractum croci_) a pour base l’_opium_ (_opium electissimum_). L’auteur en donne la formule à la page 131.

[852] Hippocrate, edit. Foës, _de morbis vulgaribus_, lib. VII, sect. VII, p. 1106.--_Choleræ origo et causa._--_De affectionibus_ lib., sect. V, p. 587.--_Choleræ curatio._ Francofurti. MDXCVI.

[853] Pauli Æginetæ _de re medica_, cap. XXXIX, _de cholera_, in _medicæ artis principes_ (t. I, p. 458. MDLXVIII).

[854] Celsi _de medicina_, lib. IV, cap. XI.

[855] Aretæi Cappadocis medici _de causis et signis acutorum morborum_, cap. V, _de cholera_, in _med. art. principes_, t. I, p. 11.

[856] Cœlii Aureliani _de morbis acutis et chronicis_, lib. III, cap. XIX, p. 253, _de cholericis_.

[857] Alexandri Tralliani _De arte medica_, lib. secundus, cap. XIV, _de cholera_, in _med. art. princip._, t. I, p. 236.

[858] Ballonii _opera omnia med._, t. II, consilium LV, p. 252.

[859] Requin, _Pathol. méd._, t. II, p. 568.

[860] Moreau, _Gaz. méd. de Paris_, t. IV, 3e _série_, p. 213.

[861] _Ordonnance du roi. Arrêtés et règlement pour l’Acad. roy. de médecine. Art. 2._ 1820.

[862] Lucrèce, _De la nature des choses_. Trad. par Pongerville, _Note 43 du livre sixième_. 1845.

[863] Broussais, _le Choléra-morbus épidémique_, p. 2. 1832.

[864] Victor Gravier (de Marseille), _Dissertation sur le choléra-morbus de l’Inde, 30e vol. de la collect. des Thèses de Strasbourg_. Première partie. 1823.

[865] Fodéré, _Leç. sur les épidémies_, t. II, p. 394. 1823.

[866] Broussais, _le Choléra-morbus épidémique_, etc. 1832 (_passim_).

[867] Gravier, _Thèse citée_, p. 8.

[868] Gravier, _Th. cit._, p. 16.

[869] Gravier, _Th. cit._, p. 17.

[870] Gravier, _Th. cit._, p. 19.

[871] Fuster, _des Maladies de la France_, etc., _Appendice_, p. 276. 1840.

[872] Requin, _Path. médicale_, t. II, p. 565.

[873] Requin, _de la spécificité dans les maladies_, Thèse de concours. Art. V, prop. I. 1851.

[874] Requin, _Pathol. méd._, t. III, p. 495-496.

[875] Grisolle, _Traité de pathol. interne_, t. I, p. 708. 1852.

[876] Andral, _Cours de pathologie interne_, rédigé par Am. Latour, t. I, p. 120. 1836.

[877] Cette observation est extraite d’un mémoire manuscrit présenté par les auteurs que j’ai nommés, à la section médicale de l’Académie des sciences et lettres de Montpellier.

[878] Aretæi Cappadocis medici _de causis et signis acutorum morborum_, cap. V.

[879] Cœlius Aurelianus, _De morbis acutis et chronicis_, lib. III, cap. XIX.

[880] Josephi Quarin _animadversiones practicæ in diversos morbos_, cap. X, p. 205. Viennæ, 1786.

[881] P. Frank, _Traité de médecine pratique_, t. III, p. 469. 1820. Trad.

[882] Lind, _Essai sur les maladies des Européens dans les pays chauds_, trad. par Thion de la Chaume. T. II, p. 48. Paris, 1785. Voyez Dutroulau, _Traité des maladies des Européens dans les pays chauds_, 2e édition. Paris, 1868.

[883] Fodéré, _Leçons sur les épidémies_, t. II, p. 426.

[884] Thomæ Sydenham _Opera med._ T. I, p. 184. _Epistola_ Roberto Brady.

[885] Alexandri Tralliani _de arte med._, lib. secundus, cap. XIIII, _de cholera_.

[886] Ballonii _Op. omnia medica_, t. III, consilium LXV.

[887] Voy. Fauvel, _Ouv. cité_, p. 134.

ERRATA

Page 88, note 95, _au lieu de_: Thucydide, _lisez_: de Pongerville.

Page 125, ligne 8, _au lieu de_: manière irritante, _lisez_: matière irritante.

Ibid., ligne 19, _au lieu de_: érésipèle, _lisez_: érysipèle.

Page 340, note 455, ligne 1re, _au lieu de_: præfocante puero, _lisez_: pueros.

Page 474, note 637, _au lieu de_: p. 11, _lisez_: p. XI.

Page 503, note 679, ligne 1re, _au lieu de_: de abitis, _lisez_: de abditis.

Page 508, ligne 24, _au lieu de_: séparaton, _lisez_: séparation.

Page 576, ligne 31, _au lieu de_: hanc amen ipsam, _lisez_: hanc tamen ipsam.

FIN

TABLE DES MATIÈRES

DÉDICACE. V

PRÉFACE. VII

INTRODUCTION. 1

CHAPITRE Ier.--De la grande épidémie du Ve siècle avant l’ère chrétienne (peste d’Athènes). 51

---- II.--De la grande épidémie du IIe siècle de l’ère chrétienne (peste Antonine). 113

---- III.--De la grande épidémie du IIIe siècle après Jésus-Christ (peste sous Gallus). 140

---- IV.--De la grande épidémie du VIe siècle (peste inguinale). 158