Etude Medico Legale Psychopathia Sexualis Avec Recherches Speci
Chapter 60
Au point de vue psychologique, ce n'est pas un fait sans analogie qu'un homme excentrique et sentimental comme S., conclue une amitié transcendante sans aucune émotion sexuelle.
Il suffit de rappeler à ce propos les amitiés intimes qui se lient dans les pensionnats de filles, l'amitié pleine de dévouement de jeunes gens sentimentaux en général, la tendresse que l'homme de coeur sensible montre même envers un animal domestique, sans que personne l'interprète comme une tendance sodomiste.
Étant donnée la particularité psychologique du docteur S., une amitié exaltée pour le jeune G., est très compréhensible. La franchise avec laquelle se montrait cette amitié devant le public laisse plutôt supposer le caractère innocent de cette affection qu'une passion sensuelle.
Les condamnés réussirent à obtenir une revision de la procédure judiciaire. Le 7 mars 1890 eurent lieu les nouveaux débats contradictoires. Les dépositions des témoins fournirent en faveur des accusés des faits qui les disculpaient entièrement.
Tous reconnurent la conduite morale de S., antérieurement. La soeur de charité qui a soigné G., pendant que celui-ci se trouvait malade à la maison de S., n'a jamais remarqué rien de suspect dans leurs rapports. Les anciens amis de S., témoignèrent de sa moralité, de son amitié très tendre et de son habitude de les embrasser à l'arrivée et avant le départ. Les modifications qu'on avait autrefois constatées à l'anus de G., n'existaient plus. Un des experts convoqués par le tribunal admit la possibilité que ces anomalies de l'anus aient été occasionnées par des manipulations digitales. Leur valeur diagnostique a été contestée par le médecin-expert convoqué par le défenseur.
Le tribunal a reconnu que la preuve du délit présumé n'existait pas, et il a prononcé l'acquittement des accusés.
AMOR LESBICUS[125].
[Note 125: Comparez Mayer, _Friedreichs Blätter_, 1875, p. 41; Krausold, _Melankolie und Schuld_, 1885, p. 20; Andronico, _Archiv. di psich. scienze penali e d'anthropol., crim._, vol. III, p. 145]
Son importance médico-légale est bien minime quand il s'agit de rapports entre adultes. En Autriche seulement, il pourrait avoir une importance pratique. Mais, comme pendant de l'uranisme, il a une importance anthropologique et clinique. L'_amor lesbicus_ ne paraît pas être moins rare que l'uranisme. La grande majorité des uranistes féminins ne cèdent pas à un penchant congénital, mais ils se développent dans des conditions analogues à celles de l'uranisme artificiel.
Cette «amitié défendue» fleurit surtout dans les prisons de femmes.
Krausold (_op. cit._) dit: «Les prisonnières lient souvent entre elles ce genre d'amitié dans laquelle, il est vrai, on aboutit autant que possible à la manustupration mutuelle.»
Mais le but de ces amitiés ne consiste pas seulement dans une passagère satisfaction manuelle. Elles sont aussi liées pour ainsi dire systématiquement et pour une époque plus longue pendant laquelle se développent une jalousie féroce et un amour ardent d'une violence qu'on ne trouve guère plus intense parmi les personnes de sexe différent. Si l'amie d'une prisonnière s'aperçoit d'un sourire pour une autre, il y a des scènes violentes de jalousie et des crépages de chignon.
Si la prisonnière qui s'est laissée aller aux voies de fait, a été, selon le règlement, punie et mise aux fers, elle dit que «son amie lui a fait un enfant».
Nous devons aussi à Parent-Duchâtelet (_De la prostitution_, 1857) des renseignements très intéressants sur l'_amor lesbicus_ artificiellement créé.
Le dégoût provoqué par les actes les plus abominables et les plus pervers (_coitus in axilla, inter mammas_, etc.) que les hommes commettent sur des prostituées, poussent souvent ces malheureuses, dit l'auteur cité, à l'amour lesbien. Il ressort de ses recherches que ce sont particulièrement les prostituées de grande sensualité qui, non satisfaites par les rapports avec des impuissants ou des pervers, et dégoûtées de leurs pratiques, sont amenées à cette aberration.
De plus, les prostituées qui se font remarquer comme tribades, sont toujours des personnes qui ont fait plusieurs années de prison et qui ont contracté cette aberration dans ces foyers d'amour lesbien _ex abstinentia_.
Il est bien intéressant de constater que les prostituées méprisent les tribades, de même que l'homme méprise le pédéraste, tandis que les prisonnières femmes ne considèrent point ce vice comme choquant.
Parent cite le cas d'une prostituée qui, en état d'ivresse, a voulu en violer une autre à la manière lesbienne. Là-dessus les autres filles du bordel furent prises d'une telle indignation qu'elles dénoncèrent cette pervertie à la police. Taxil (_op. cit._ p. 166, 170) cite des faits analogues.
Mantegazza également (_Études d'anthropologie et d'histoire de la civilisation_) trouve que les rapports sexuels entre femmes ont surtout la signification d'un vice qui s'est développé à la suite d'une _hyperæsthesia sexualis_ non satisfaite.
Nombre de cas de ce genre--abstraction faite de l'inversion sexuelle congénitale--sont tout à fait analogues aux cas masculins dans lesquels le vice s'est artificiellement développé, est devenu peu à peu de l'inversion sexuelle acquise avec horreur des rapports sexuels avec les individus de l'autre sexe.
Il est probable qu'il s'agit de cas de ce genre dans les correspondances que nous rapporte Parent entre amantes, correspondances aussi débordantes et aussi sentimentales que celles entre des amoureux de sexe différent; l'infidélité et la séparation mettaient hors d'elle l'abandonnée; la jalousie était féroce et amenait souvent à des vengeances sanglantes. Les cas suivants d'_amor lesbicus_ cités par Mantegazza sont certainement morbides et peut-être des faits d'inversion congénitale.
1º Le 5 juillet 1877 a comparu devant le tribunal, à Londres, une femme qui, déguisée en homme, s'était déjà mariée trois fois avec diverses femmes. Elle a été reconnue femme devant tout le monde et condamnée à six mois de prison.
2º En 1773, une autre femme, déguisée en homme, fit la cour à une jeune fille, demanda sa main, mais sa tentative audacieuse ne réussit pas.
3º Deux femmes vécurent ensemble pendant trente ans, comme mari et femme. Ce n'est qu'en mourant que l'«épouse» a révélé le secret aux personnes qui entouraient son lit.
Coffignon (_op. cit._, p. 301) cite de nouveaux faits remarquables.
Il rapporte que cette aberration est maintenant très à la mode, en partie à cause des romans qui traitent de ce sujet, en partie aussi par suite de l'excitation des parties génitales par un travail excessif avec les machines à coudre, et aussi par la fait que les domestiques féminins couchent souvent dans le même lit, puis par les séductions qui se font dans les pensions par des élèves perverties ou par la séduction des filles de famille par des servantes perverses.
L'auteur prétend que ce vice (saphisme) se rencontre de préférence chez les dames de l'aristocratie et chez les prostituées. Mais il ne distingue pas entre les cas physiologiques et pathologiques, et parmi ces derniers il ne fait pas non plus la distinction entre les cas acquis et les cas congénitaux. Certains détails concernant des cas sûrement pathologiques correspondent complètement aux faits qu'on a pu recueillir sur les hommes atteints d'inversion sexuelle.
Les saphistes ont leurs lieux de réunion à Paris, se reconnaissent par le regard, les gestes, etc. Des couples saphistes aiment à s'habiller et à se parer de la même façon. On les appelle alors «petites soeurs».
9.--NÉCROPHILIE[126].
[Note 126: Comparez Maschka, _Hdb._ III, p. 191 (bonnes notes historiques); Legrand, _La Folie_, p. 521.]
(Code autrichien, § 306.)
Cette forme horrible de la satisfaction sexuelle est si monstrueuse que la supposition d'un état psychopathique est justifiée dans tous les cas; Maschka exige que dans ces cas on examine toujours l'état mental du sujet. Cette exigence est parfaitement fondée. Il faut une sensualité morbide assurément perverse pour surmonter l'horreur naturelle que l'homme éprouve devant les cadavres, et pour trouver du plaisir à la conjonction sexuelle avec un cadavre.
Malheureusement, dans la plupart des cas qui ont été rapportés dans les publications spéciales, l'état mental de l'individu n'a pas été examiné, de sorte que la question de savoir si la nécrophilie est compatible avec l'intégrité mentale, n'est pas tranchée. Celui qui connaît les aberrations horribles de la vie sexuelle n'oserait pas répondre à cette question par la négative.
10.--INCESTE.
(Code autr., § 122; Projet, § 189; Code allemand, § 174).
La conservation de la pureté morale de la vie de famille est due au développement de la civilisation; chez l'homme civilisé qui est encore intact au point de vue éthique, un sentiment pénible se fait toujours sentir quand il lui vient une idée libidineuse concernant un membre de sa famille. Une sensualité très puissante jointe à des idées morales et juridiques très défectueuses est seule capable d'amener un individu à l'inceste.
Ces deux conditions peuvent se rencontrer dans des familles chargées de tares. L'ivrognerie et l'ivresse chez les individus du sexe masculin, l'idiotie qui a arrêté le développement de la pudeur et qui, selon les circonstances, se trouve alliée à l'érotisme chez des individus de sexe féminin, sont les éléments qui facilitent les actes incestueux. Les conditions extérieures qui facilitent le développement de cette aberration sont la promiscuité des sexes dons les familles prolétaires.
Nous avons rencontré l'inceste comme phénomène certainement pathologique dans des cas de débilité mentale congénitale ou acquises, puis dans des cas isolés d'épilepsie et de paranoïa.
Dans un grand nombre de cas, la majorité peut-être, on ne peut cependant pas montrer les causes pathologiques d'un acte qui non seulement offense les liens du sang, mais aussi les sentiments de toute population civilisée. Dans bien des cas pourtant, qui sont rapportés dans les publications spéciales, on peut, pour l'honneur de l'humanité, supposer un fondement psychopathique.
Dans le cas de Feldtmann (_Marc-Ideber_, I, p. 15) un père a commis des attentats aux moeurs répétés sur sa fille adulte, et finalement l'a tuée. Ce père dénaturé était atteint d'imbécillité et probablement aussi de troubles cérébraux périodiques. Dans un autre cas d'inceste entre père et fille (_loc. cit._, p. 244), c'était cette dernière qui était idiote. Lombroso _(Archiv. di Psichiatria_, VIII, p. 519) rapporte le cas d'un paysan âgé de quarante-deux ans qui fit l'inceste avec ses filles âgées de vingt-deux ans, de dix-neuf et de onze ans, qui força même sa fille de onze ans à la prostitution, et la visitait au bordel. L'examen médico-légal a fait constater des tares, de l'imbécillité intellectuelle et morale, du _potatorium_.
Les cas comme celui qui a été rapproché par Schuermayer (_Deutsche Zeitschr. für Staatsarzneikunde_, XXII, fasc. 1) n'ont pas été analysés au point de vue psychique. Dans le cas en question, une femme a mis sur son ventre son fils âgé de cinq ans et demi et l'a violé. Dans un autre cas rapporté par Lafarque (_Journ. de méd. de Bordeaux_, 1877), une fille de dix-sept ans a pris sur elle son frère âgé de treize ans, a procédé à la _membrorum conjunctionem_ et l'a masturbé.
Les cas suivants concernent des individus chargés de tares. Magnan (_Ann. méd.-psych._, 1885) fait mention d'une demoiselle de vingt-neuf ans qui, indifférente aux autres enfants et aux hommes, souffrait beaucoup à la vue de ses neveux, et ne pouvait résister à l'impulsion de cohabiter avec eux. Mais cette _pica_ sexuelle ne subsista que tant que ses neveux furent tout jeunes.
Legrand (_Ann. méd.-psych._, 1876, mai) fait mention d'une jeune fille de quinze ans qui avait entraîné son frère à toutes sortes d'excès sexuels; quand après deux années de rapports incestueux le frère est mort, elle fit une tentative d'assassinat sur un parent. Dans le même endroit on trouve rapporté le cas d'une femme mariée, âgée de trente-six ans, qui laissait pendre par la fenêtre ses seins nus et qui faisait de l'inceste avec son frère âgé de dix-huit ans; il cite ensuite une mère âgée de trente-neuf ans qui faisait de l'inceste avec son fils dont elle était amoureuse à en mourir et qui, devenue enceinte de lui, provoqua un avortement.
Nous savons par Casper que, dans les grandes villes, des mères perverties éduquent leurs petites filles d'une façon abominable pour les préparer aux usages sexuels des débauchés. Cet acte criminel rentre dans une autre catégorie.
11.--ACTES IMMORAUX COMMIS AVEC DES PUPILLES.--SÉDUCTION
(Code autrichien, § 121; Projet, § 183; Code allemand, § 173).
Ce qui se rapproche de l'inceste mais sans blesser aussi profondément les sentiments moraux, ce sont les cas où un individu cherche à accomplir ou tolère des actes immoraux sur une personne dont l'éducation, la surveillance lui ont été confiées et qui par conséquent se trouve plus ou moins sous sa dépendance. Ces actes immoraux qui sont particulièrement définis par les codes, ne paraissent avoir qu'exceptionnellement une signification psychopathique.
TABLE DES MATIÈRES
I
FRAGMENTS D'UNE PSYCHOLOGIE DE LA VIE SEXUELLE
L'instinct sexuel comme base des sentiments éthiques.--L'amour comme passion.--La vie sexuelle aux diverses époques de la civilisation.--La pudeur.--Le Christianisme.--La monogamie.--La situation de la femme dans l'Islam.--Sensualité et moralité.--La vie sexuelle se moralise avec les progrès de la civilisation.--Périodes de décadence morale dans la vie des peuples.--Le développement des sentiments sexuels chez l'individu.--La puberté.--Sensualité et extase religieuse.--Rapports entre la vie sexuelle et la vie religieuse.--La sensualité et l'art.--Caractère idéaliste du premier amour.--Le véritable amour.--La sentimentalité.--L'amour platonique.--L'amour et l'amitié.--Différence entre l'amour de l'homme et celui de la femme.--Célibat.--Adultère.--Mariage.--Coquetterie.--Le fétichisme physiologique.--Fétichisme religieux et érotique.--Les cheveux, les mains, les pieds de la femme comme fétiches.--L'oeil, les odeurs, la voix, les caractères psychiques comme fétiches 1
II
FAITS PHYSIOLOGIQUES
Maturité sexuelle.--La limite d'âge de la vie sexuelle.--Le sens sexuel.--Localisation.--Le développement physiologique de la vie sexuelle.--Érection.--Le centre d'érection.--La sphère sexuelle et le sens olfactif.--La flagellation comme excitant des sens.--La secte des flagellants.--Le _Flagellum salutis_ de Paullini.--Zones érogènes.--L'empire sur l'instinct sexuel.--Cohabitation.--Éjaculation 29
III
NEUROPATHOLOGIE ET PSYCHOPATHOLOGIE GÉNÉRALES DE LA VIE SEXUELLE
Fréquence et importance des symptômes pathologiques.--Tableau des névroses sexuelles.--Irritation du centre d'érection.--Son atrophie.--Arrêts dans le centre d'érection.--Faiblesse et irritabilité du centre.--Les névroses du centre d'éjaculation.--Névroses cérébrales.--Paradoxie ou instinct sexuel hors de la période normale.--Éveil de l'instinct sexuel dans l'enfance.--Renaissance de cet instinct dans la vieillesse.--Aberration sexuelle chez les vieillards expliquée par l'impuissance et la démence.--Anesthésie sexuelle ou manque d'instinct sexuel.--Anesthésie congénitale; anesthésie acquise.--Hyperesthésie ou exagération morbide de l'instinct.--Causes et particularités de cette anomalie.--Paresthésie du sens sexuel ou perversion de l'instinct sexuel.--Le sadisme.--Essai d'explication du sadisme.--Assassinat par volupté sadique.--Anthropophagie.--Outrages aux cadavres.--Brutalités contre les femmes; la manie de les faire saigner ou de les fouetter.--La manie de souiller les femmes.--Sadisme symbolique.--Autres actes de violence contre les femmes.--Sadisme sur des animaux.--Sadisme sur n'importe quel objet.--Les fouetteurs d'enfants.--Le sadisme de la femme.--La _Penthésilée_ de Kleist.--Le masochisme.--Nature et symptômes du masochisme.--Désir d'être brutalisé ou humilié dans le but de satisfaire le sens sexuel.--La flagellation passive dans ses rapports avec le masochisme.--La fréquence du masochisme et ses divers modes.--Masochisme symbolique.--Masochisme d'imagination.--Jean-Jacques Rousseau.--Le masochisme chez les romanciers et dans les écrits scientifiques.--Masochisme déguisé.--Les fétichistes du soulier et du pied.--Masochisme déguisé ou actes malpropres commis dans le but de s'humilier et de se procurer une satisfaction sexuelle.--Masochisme chez la femme.--Essai d'explication du masochisme.--La servitude sexuelle.--Masochisme et sadisme.--Le fétichisme; explication de son origine.--Cas où le fétiche est une partie du corps féminin.--Le fétichisme de la main.--Les difformités comme fétiches.--Le fétichisme des nattes de cheveux; les coupeurs de nattes.--Le vêtement de la femme comme fétiche.--Amateurs ou voleurs de mouchoirs de femmes.--Les fétichistes du soulier.--Une étoffe comme fétiche.--Les fétichistes de la fourrure, de la soie et du velours.--L'inversion sexuelle.--Comment on contracte cette disposition.--La névrose comme cause de l'inversion sexuelle acquise.--Degrés de la dégénérescence acquise.--Simple inversion du sens sexuel.--Éviration et défémination.--La folie des Scythes.--Les mujerados.--Les transitions à la métamorphose sexuelle.--Métamorphose sexuelle paranoïque.--L'inversion sexuelle congénitale.--Diverses formes de cette maladie.--Symptômes généraux.--Essai d'explication de cette maladie.--L'hermaphrodisme psychique.--Homosexuels ou uranistes.--Effémination et viraginité.--Androgynie et gynandrie.--Autres phénomènes de perversion sexuelle chez les individus atteints d'inversion sexuelle.--Diagnostic, pronostic et thérapeutique de l'inversion sexuelle 48
IV
PATHOLOGIE SPÉCIALE
Les phénomènes de la vie sexuelle morbide dans les diverses formes et états de l'aliénation mentale.--Entraves psychiques.--Affaiblissement mental acquis.--Faiblesse mentale consécutive à des psychoses, à des attaques d'apoplexie, à une lésion de la tête ou à un _lues cerebralis_.--Démence paralytique.--Epilepsie.--Folie périodique.--Psychopathie sexuelle périodique.--Manie.--Symptômes d'exaltation sexuelle chez les maniaques.--Satyriasis.--Nymphomanie.--Satyriasis et nymphomanie chroniques.--Mélancolie.--Hystérie.--Paranoïa 473
V
LA VIE SEXUELLE MORBIDE DEVANT LES TRIBUNAUX
Dangers des délits sexuels pour le salut public.--Augmentation du nombre de ces délits.--Causes probables.--Recherches cliniques.--Les juristes en tiennent peu de compte.--Points d'appui pour le jugement des délits sexuels.--Conditions de l'irresponsabilité.--Indications pour comprendre la signification psycho-pathologique des délits sexuels.--Les délits sexuels.--Exhibitionnistes.--Frotteurs.---Souilleurs de statues.--Viol; assassinat par volupté.--Coups et blessures, dégâts, mauvais traitements sur des animaux par sadisme.--Masochisme et servitude sexuelle.--Coups et blessures, vol par fétichisme.--Débauche avec des enfants au-dessous de quatorze ans.--Prostitution.--Débauche contre nature.--Souillure d'animaux.--Débauche avec des personnes du même sexe.--Pédérastie.--La pédérastie examinée au point de vue de l'inversion sexuelle.--Différence entre la pédérastie morbide et non morbide.--Appréciation judiciaire de l'inversion sexuelle congénitale et de l'inversion acquise.--Mémoire d'un uraniste.--Raisons pour mettre hors des poursuites judiciaires les faits d'amour homosexuel.--Origine de ce vice.--Vie sociale des pédérastes.--Un bal de mysogines à Berlin.--Forme de l'instinct sexuel dans les diverses catégories de l'inversion sexuelle.--Pædicatio mulierum.--L'amour lesbien.--Nécrophilie.--Inceste.--Actes immoraux avec des pupilles 501
End of Project Gutenberg's Psychopathia Sexualis, by Richard von Krafft-Ebing